L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 13 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 22 janvrier 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/kp7tm73378/
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2eme Année N°. 478 S cents fio Centimes) Dimanche 13 février 1916 L'ECHO BELGE L'Union fait Sa Forcer •Journal Quotidien <dw matin paraissant en Hollande Belge est notre non de famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. Z. VOORBURGVVAL. 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. „ ... . „. , , ( Charles Bernard, Charles Herblef, Comité de Rédaction: ; „ , _., . _ . , ) René Chamtory, Emile Painparé. Pour les annoaces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journahN.Z. VoorburgwaI 234-240, Amsterdam Téléphone : 1773. Abonnements: Hollandefl. 1.50 par mois. Etranger S. 2.00 par mots Annonces: 15 cents ta ligne. Réclames: 30 cents !a Signe. Le reliquaire national Léopold II, auquel la Belgique fut chère par dessus tout, avait formé le projet d'élever à Bruxelles, à la gloire de la nation; un panthéon ilational. Ce temple, dédié aux Belges illustres, et dont ou retrouverait aisément le plan dans les archives royales, portait un nom que j'ose à peine rappeler aujourd'hui: le Walhala. Là critique, en ce temps-là, n'épargna pas plus ce projet cornp tuaire qu'elle n'en avait épargné d'autres, et notamment oeïui du Congo, cette oeuvre gigantesque payée de tant d'ingratitude. Cette grande idée, dont le nom" seul était malheureux, n'était que prématurée. Nous avions certes, à cette époque, déjà, des compatriotes fameux, mais la gloire, que Balzac a si magnifiquement dénommée ,,le soleil des morts", n'avait pas lui sur nous comme en ce temps-ci. La nation belge n'avait pas engrangé, sur ses terres fécondes du sang de ses enfants, la moisson d'honneur. Le monument nécessaire, que j'appelle, faute d'un vocable plus sonore, le reliquaire national, reprenons-en l'idée afin de la réaliser, dès le retour dans la patrie, aussitôt que le sol des ancêtres aura été nettoyé de la souillure allemande. Avant même que de songer aux vivants, de reconstruire les villes détruites et de redresser .les monuments abattus par la barbarie germanique, il faudra de toute nécessité penser aux morts. C'est "eux qui auront sauvé la Belgique par le sacrifice de leurs vies. Les vivants peuvent attendre. Des Belges, soldats ou civils, sont tombés but les collines ,'et dans la plaine, dans les champs, le long des routes, au bord de la mer, des hauts de- Meuse jusqu'aux basions de l'Yser. Les neuf provinces sont hérissées de croix. Nos cimetières débordent. Nous avons eu, la première année, plm de 30,000 morts. Nous en avons le double au moins. Nous en aurons 100,000, davantage sans doute, d'ici la libération. Les monuments commencent de s'élever uu peu partout, hâtivement Ces témoignages particuliers, de la piété des vivants au souvenir de ceux qui ne sont plus, sont insuffisants. Un hommage collectif et plus solennel s'impose qui revête la forme la plus auguste qui soit; qui condense, s'il se peut, dans une réalisation unique, les sentiments de chacun de nous; qui synthétise $ans une seule apothéose notre tristesse et notre orgueil des sacrifices offerts à la patrie; qui allie les idées tristes aux idées triomphales, et fasse surgir, des douleurs passagères, un symbole de beauté et d^immortalité à offrir en spectacle aux générations qui nous suivront. Ainsi firent, avant nous, les anciens, nous léguant des exemples et des leçons capables de nous inspirer. Ne pensons pas cependant à border de tombeaux somptueux une yo' Appienn", le long de laquelle la vie continuerait de se mêler avec la mort. Nous ne possédons, pour illuminer des marbres triomphaux, ni l'azur, ni l'or du ciel romain. Sous notre ciel bruineux,_ un Westminster ou un Saint-Denis conviendraient mieux à de glorieuses funérailles. Hélas î la construction d'une cathédrale exigerait de très longues, années, et nos morts n'ont pas le temps d'attendre une si tardive apothéose, Praxitèle, Michel-Ange, Bruneileschi, ou quelque artisan de nos monuments anciens, n'eût pas été en peine de réaliser, avec cette donnée d'un monument à consacrer ; aux héros de cette dernière guerre, le chef-d'oeuvre digne du sujet et de l'artiste. Ne pourrions-nous, nous inspirant du passé* tenter l'épreuve, les yeux encore éblouis des oeuvres que nous laissèrent leur génie1? Je m'imagine ce reliquaire, comme une réduction ou une adaptation du. Parthénon, ïu du temple de Poestuin au milieu d'un vaste. espace, surélevé sur un haut tertre qui Lui servirait de piédestal, et vers lequel, elles des vagues, s'élèveraient d'immenses parterres abondamment fleuris. Sous la coûta de ce temple ou s'uniraient- la pierre ït le chêne, entre des colonnad.es largement ouvertes au plein air et à la lumière, apparaîtraient tout de suite les nobles marbres, embeaux ou cénotaphes, portant les ccn-Ires ou les noms des plus illustres, soldats >u civils, tombés pour la cause de la Patrie. !ia tombe d'un général voisinerait avec le narbre où défaillerait miss Cavell. J'associerais dans une même pensée les soldats norts au champ d'honneur et les civils 'usillés par les barbares, tels Alex. Franck, Joseph Baeckeimans. J'aimerais que la /"ictoire ailée, dont nous avons un si beau nodèle dans le trophée de Samothrace, pla-îât- sur le faite de ce temple, et que les- plus >eaux faits de guerre v fussent rappelés aux nétepes du fronton ou sur les bas-reliefs du lourtour. Dans les sous-sols du temple, et dans les galeries souterraines organisées sens les forasses fleuries, on réunirait, en lun grand «suaire, toutes les cendres héroïoues épar-es au hasard des neuf provinces. Tous ceux |ui sont morts à Visé, à Liege, à Dinant, Louvain, à Aorschot, à Termonde, sol-làtw, ctvîIs nrisontners en Allemagne, ta#es fusillés, prêtres, femmes, enfants aassacréa, patriotes mort» en exil auraient Voit à ce' suprême hommage. Oc beau temple glorieux, sur son immen-P tertre, fleuri plus belfes floraisons dont est capable îe sol belge, je me l'ima ne entouré d'un cadre digne de lui. I ! vaut se déploie une g ride monument, avec, à l'entrée, la double statue du F Albert et de la Reine Elisabeth. Tout i'ond, derrière une vaste cour," au centre laquelle je réserve un espace pour le n nument de Léopold II, j'édifie en esprit Hôtel des Invalides pour ceux de nos & dats dont la guerre aura fait des ruii vivantes. A droite et à gauche de ce sai tuaire des vivants s'élèveront un orphelin pour les petites victimes, une école pour " mutilés et telles autres oeuvres indispem bles. Des deux côtés du vaste jardin, milieu duquel se dresse le grand reliquai national, s'édifieront, tant pour honoi le passé que pour instruire l'avenir, le m sée et la bibliothèque de la grande guen Le musée nous fera revivre, par la to: et'le marbré, le passé tragique. C'est là q nous conserverons nos trophées, nos sou\ nir3 et tant d'images belles ou douloure sea.de ces jours terribles. Ce sera là, sa doute, que nous élèverons des stèles coi mémoratives à nos grands concitoyens, . général Léman, au cardinal Mercier, « bourgmestre Max, au bâtonnier Thécdor, vingt autres qui s'attestèrent, dans la pp.tr ou dans l'exil, d'admirables patriotes. C'e sous ces voûtes, à coups de chefs-d'oeuvr que nous célébrerons les alliés qui mél rent leur sang au nôtre, l'Amérique q nous . donna le pain quotidien, l'Austral qui fut si généreuse, et ces nations qui no furent si fraternelles et si accueillantes. Nous placerons dans la bibliothèque I livres, les brochures, les journaux, les arcl ves de la guerre. C'est dans la paix < cette demeure que nous réunirons tous'l documents de cette vaste enquçte, faite ju qu'au fond de nos villages, et d'où sorti: l'authentique histoire de cette longue lut contre nos envahisseurs, nos maîtres impr visés, nos tyrans. C'est là toujours, sur une table, doi nous approcherons avec un respect presqt religieux, que sera dépesé ce Livre de ' Patrie qui dira les noms des soldats et d. civils qui servirent le pays, ceux qui ton bèrent pour lui. ceux qui furent blessé ceux-qui furent à l'honneur aussi bien qi ceux qui la servirent humblement, priso] niers en Allemagne, internés «n Holland chevaliers errants de la cause belge en It; lie, en Amérique. Il est essentiel que rien ne soit épargi pour rendre ce monument digne de cet qui le méritèrent par leur courage et lei héroïsme. Nos artistes, qui ont travaillé pe] dant des siècles pour peupler de chef d'oeuvre les musées de l'Europe et les g; leries du nouveau monde, seront à la haï teur du noble idéal que leur désigne ! geste magnifique du soldat redevenu .trion phateur. Et dès que îe reliquaire national ser élevé, à Bruxelles ou. dans la banlieue, pr< ehe de l'ancienne abbaye de la Cambn peut-être, ou dans l'ombre tranquille de 1 forêt de- Soignes, nous irons, tous ensemble fidèles au pacte de l'union sacrée, l'inai gurer solennellement. Ce sera comme u lieu de pèlerinage pour les veuves, les m< res, les enfants, pour tous les Belges, parc | que chacun d'eux y retrouvera un peu d ea pensée, de son coeur, de sa vie elle-même Ce sera aussi la revanche de la reconnais oance et de l'art contre la barbarie et toi tes ces douleurs dont nous aurons souffert Augor de Busbeck. —ngi ■ Q ■ Pour nos prisonniers de guerre Anonyjne 0.3Ô fl Anonyme Dordrecht 5.00 fri M, Féru. Demoulin 0.25 fl — // y a un an ■ 13 fé vrier 1916: Fn .4 rgomne, près d Pomt-à-Mcmsson, offensive allemande vers l signal de Xow et contre-attaque français sur Norroy. Dans la. valléo de la\ Lauc, (Alsace), attaque allemande repoussée pa les skieurs alpfns. U m Zeppelin évoluant ver Bel fort obligé de. fuir dans la Foret-Xoire U7b aviateur belge bombarde le càm-p mil', taire de Dcwtz (Cologne). Front oriental recul des Russes à Insterburg (Prusse); su la Nida (Pologne), tir violent de Vartilleri allemande; à Gorlicc-Svidnik, occu,patio.) par les Russes des fortifications autrichiennes; à Snwlnick, défaite autrichienne: plu de 1,000 prisonniers. En Serbie, invasion d\ département d,e Prizrend, par des insurgé albanais. Premier rapatriement par la voi suisse dé prisonniers civils français, otage en Allemagne. A Berlin, réquisition di sucre, des mélasses et de leurs dérivés. No-u vrt avertissement de VAllemagne aux belligérants et aux neutres: blocus maritim« autour de VAngleterre à dater du 11 février, aux risques et péj-ils des neutres. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonné: qui reçoivent leur journal par la poste et don l'abonnement expire lo 15 février de biei vouloir nous envoyer un mandat poste di fl. 1 50 en mentionnant sur le mandat poste Renouvellement d'abonnement. En Belgique, au A Bruselies. 111 Nous avons dit jadis qu'il s'était trouvé y " i au barreau bruxellois, qui compte près de 63 I 1000 membres, trois avocats assez oublieux l^~ ' de leur dignité et de leu-r serment de fidé-es lité au Roi pour s'être faits les valets de von a Bissmg; et encore, parmi ces trois, il y , ~ a u,n Hollandais et un boche *.Q Or, il nous revient qu'il est arrivé der-ei_ nièrement au Beige de la bande une petite u_ aventure dont il n'ira pas se vanter à ^ Bruxelles. C'est le nommé • Bogaert, je puisqu'il fa.ut l'appeler par son nom. Il [10 s'était rendu en Hollande — qui donc pré-e_ tendait que les Allemands ne donnent plus de passeports ! — et c'est ainsi qu'un Qg avocat de province, avec qui il était allé conférer au sujet d'une affaire, le recomi-m manda à l'un de ses confrères du barreau LU d'Amsterdam. à Celui-ci, chaud partisan de notre cause, j8 le reçut à bras ouverts par déférence pour 1 st, son correspondant d'abord, mais surtout e, Par -sympathie pour la Belgique. Et., tout , 0- de suite, après l'avoir invité à dîner pour ni le soir même, il exprima toute l'admiration je qu'il avait pour le ban-eau de Bruxelles et is son héroïque bâtonnier, Me Tliéodor, pn' sounder en Allemagne, exprimant verte-œ ment son opinion sur les procédés des bour-j. » reaux de nôftre malheureux pays. le Mais son interlocuteur, et pour cause, ne e-s parut pas partager ces sentiments. Il parut s- gêné et finit par dire qu'il n'aimait pas •a parler politique (?) en territoire neutre. je — Vous n'êtes pas ici en territoire neutre, d- lui dit son hôte. Vous êtes chez moi, dans ma maison où je suis le maître et je vous it prie de croire que je ne suis pas neutre, îe L'autre était en proie à un visible ma a laise. C'est alors que Me X... se souvint îs avoir lu dans notre journal l'histoire des trois traîtres. s, — Mais vous êtes Me Bogaort, dit-il, îe celui qui n'a pas craint de prostituer sa 1- robe au service des boches. 5, L'autre rougit et' répondit par un geste i- de vague dénégation. — Ah! par exemple, continua Me X... ■é Si j'avais 6u. Inutile de vous dire que je x ne suis pas du tout flatté d'avoir fait votre ir connaissance et que je retire mon invitation i- à dîner. Maintenant, si vous y tenez, p-ar ions affaires. L" Le Bogaert encaissa l'affrant et, froide L" meut, comme sï rien ne s'était paasé, -discuta e pendant plus d'une heure avec l'avocat L" d'Amsterdam qui, lui, ne pouvait cacher son impatience ni son dégoût. Quand l'en-a tretien fut fini, Bogaert remercia, et '■ tendit la main. ^ — Ali! non, par exemple. Je ne sers pas a la main à des gens de votre espèce, dio '■> Mtre X. Et croyez bien que si vous ne m'aviez pas été recommandé par mon con-11 frère de... et si j'avais su qui vous étiez, vous n'auriez jamais passé le seuil de ma e maison. e Sur quoi, exit Bogaert, qui dut être bien désillusionné s'il a cru que la Hollande était une terre hospitalière pour les traîtres. * * * Le jeune Neels, qui faisait partie de la ,,suite de l'armée allemande", comme l'a - déclaré le général von Sauberzweig, n'aura pas, dans son tombeau, la satisfaction mauvaise d'être cause que la ville de Bruxelles sera obligée, de payer aux Boches un demi-million de marks d'amende pour son ,.exécution".Le collège échevinal de Bruxelles a très justement fait remarquer que justice avait été faite sur le territoire de Schaerbeek, sur la voie publique, et que c'était un crime de droit commun dont une administration communale ne peut en aucun cas être rendue responsable. La victime est Belge et il n'est, nullement prouvé que le "fi meurtrier soit de la même ' nationalité, ^ • puisque celui-ci est inconnu des autorités r allemandes. Qu'est-ce qui prouve, en outre, r que le revolver dont il s'est servi a été s acheté à Bruxelles. C'est peut-être une arme allemande qu'on s'est procuré en [ Allemagne il y a, peu de temps.' Toutes les suppositions sont possibles à ce sujet. 'r Les administrations communales du plus grand Bruxelles ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour que des armes à feu ne soient plus en possession de civils, conformément aux ordres des Teutons. Dans de telles conditions, le collège des bourgmestre et échevins de la ville de Bruxelles — et la commune de Schaerbeek s'est ralliée à cette manière de voir -r-décide que l'application de l'amende de 500.000 marks est en contradiction avec l'article 50 de la Convention de La Haye et qu'elle se refusait à la payer. ^ D'autre part, une convention a été passée le* 12 octobre 1914 entre les autorités allemandes et belges aux termes de laquelle ■ des amendes ne seront pas infligées à la population à moins qu'un attentat criminel soit perpétré contre des soldats alle-! mands. ^ Il semble — d'après l'avis digne de foi d'un neutre qui a pu quitter le pays — 1 que le gouvernement de M. von Bissing s'est s rendu à ces sages raisons et renoncera à . s'accaparer d'une somme à laquelle il n'a droit en aucun cas. ïsr S»ubg«wfiig a fie «p& que la police bruxelloise méritait un blâme. <1 u'élle serait renforcée et • que si parer crime se re^oduisait une nouvelle amenât serait appliquée et que l'ancienne deviendrait immédiatement exigible. En attendant, l'ignoble Neels est mort. Les patriotes continuent à s'en réjouir... A Anvers. (De notre correspondant particulier.) * A côté des journaux neutres — j'entends hollandais — qu'il nous e3t. loisible d'acheter a peu près tous les matins, Anvers est inondée de périodiques plus au moins ,,nettement" germanophiles. De ceux-ci, je voudrais retenir ,,De Toekomst", ce ,,weekblad voor Nederland" édité à La Haye et transporté en Belgique par automobile, si je juge de la rapidité avec laquelle nous arrive le rouge papier. Je ne vous en parlerai pas longuement, puisque cette feuille est . publiée dans vos environs immédiats et que vous devez connaître mieux que nous la cuisine de cet étrange weeteblad pour lequel les Éoches, en Belgique, ...et surtout en Allemagne, ont des attentions de mères nourricières. Nous ne sommes pas sans ignorer qui est le professeur Steinmetz ou le Dr. P.. Molenbroek, par exemple. Le professeur Steinmetz est oe savant qui traite les Français de brutes et de sauvages parce que les installations... sanitaires dans ce pays sont, plutôt négligées. Ce docte savant, en compagnie de sa femme, , au cours d'un voyage en France, fut on ne peut plus privé, paraît-il, du manque' de confort de ce3 petits endroits que les Anglais( désignent par deux modestes initiales.Mais à Amsterdam vous ignorez peut-être la qualité de l'écrivaiUeur qui rédige les papiers ,,van Vlaamsche zijde". De la, ostte lettre-ci. Il est bon que les Zannekins soient connus de tous les Belges honnêtes. Celui qui écrit sur la ,,vernederlahdsching van de G entache Hoogeschool" n'est ni M. René De Çicrcq ni Jan Eggen. Ces messieurs ne se trouvent pas, que je sache, en Belgique. L'élimination des gens capables d'écrire "de petites infamies dans un petit journal dont le rôle est trop apparent pour être mis en discussion ne présentera guère de difficultés ; D'ailleurs, lorsque je vous aurai dit que l'auteur de ces feuilles flamingantes est un fonctionnaire communal, employé .de l'administration commu-nalece ne sera pas pour voife étonner. Parmi les ,,bruyants", il faut écarter tout de suite Emmanuel de Boin qui a reçu un passeport pour la Hollande il y a plusieurs mois, m'a-t-on affirmé, au moment que la ,,Vlaamsche Stem" changeait de main, — ce qui aurait motivé" son voyage. D'ailleurs de Bom est déjà, correspondant du ,,Nieuwe Rotterdamsche Courant". Pol de Mont, germanophile, redevenu Belgo-phile au moment qu'un vent de haine contre les Allemands et leurs amis s'était levé dans le pays, se tient plutôt dans l'ombre, dans l'ombre de son musée, depuis la reddition d'Anvers. Hubert Mélis voudrait, mais n'ose pas. £1 se contente d'insinuations.... — Insinuez, insinuez, il en restera toujours quelque chose, a dit un paradis te connu. Lode Baekelmans, l'admirateur de René De Clercq, est sobre d'écrits. J'en passe et des plus fougueux parmi les flamingants-écrivains, embusqués dans le fro-mago communal. J'éliminerai aussi quelques autres ,,persécutés" (traitement officiel, barême graduel, pension de vieillesse, etc....) qui, non contents de toucher des appointements assez conséquents, collaborent encore à des journaux étrangers où ils déversent une prose abondante, sinon toujours pleine d'intérêt. M#is il reste le nommé Maarten Rudeleheim parmi les quelque cent, cinquante écrivassiers communaux qui ambitionnent de gratter du papier, non seulement pour les beaux yeux de Jan de Vos, mais aussi pour les lecteurs de journaux, les spectateurs de théâtre et'.les autres braves gens qui ont des yeux ou des oreilles complaisants. L'hôtel de ville et ses environs a. toujours été: le paisible champ de bataille de ces braves à trois poils qui prennent des airs de conquérants entre. deux pots de bière dans les cafés avoisinaht le port. Maarten Rudelsheim se devait, étant au service de l'administration communale, de déposer sa prose dans les colonnes d'un quelconque ,,Toekomst". L'exemple, n'est-ce pas. vi-nt de haut. Il y a un certain M. Albrecht, échevin du commerce, qui est au mieux avec, les Boches. Ce Maarten Rudelsheim est d'ailleurs placé sous les ordres immédiats d'Emmanuel de Bom dont nous ne connaissons que trop les opinions. Mais de Bom n'est pas sans ignorer qu'au moment de prendre la. place de Franz Gittens, le seul concurrent et tnnemi qu'il rencontra, celui qui multiplia les démarches et mit tout en oeuvre pour le supplanter, était précisément /Israélite à nom boche! Au fait, qui est donc ce M. Rudelsheim? Un métèque, un juif hollandais d'origine allemande, naturalisé belge. Voici belle lurette qu'il habite Anvers où il fit ses toutes- premières études. N'est-ce pas. lui qui déclarait* lorsqu'il suivait çnepra ha cours de l'Athénée Royal, vouloir devenir ,,ge-neezheer (sic) in de germaansche philologie", — ce que nous traduirons par médecin en philologie germanique? En attendant, il est employé, simple, sinon modeste, employé à la bibiotheque de la place Conscience et — ou je me trompe fort — collaborateur occasionnel du ■ ,,Toekomst", la revue pro-allemande, sub-sidiée officieusement par l'empire allemand. Ah! la collection des cocos flamingo-boclies est assez complète en ce moment ; Et il est bien entendu, qu'à deux exceptions près, aucun membre du coli-ège n'oserait adresser de remontrances aux Zannekins ou au métèque qui se permet de profiter d'une situation anormale pour faire paraître sa prose, ea très mauvaise prose ; : dans le ,,Toekomst". Maarten Rudelsheim, qui a beaucoup traîné dans les cabinets de lecture avant d'être employé à la bibliothèque communale, tire donc dans le dos de ceux grâce auxquels il mange ses 28.', grammes de pain quotidien. Il est bien de son clan, celui-là! L'attitude de tous ces individus marrons appélle — disons-le froidement — une sanction rigoureuse sitôt, leurs amis boche chassés du pays. Il faut qu'un tribunal d'honnêtes gens juge ces ecus-De Clercq et autres Jacoboches. Après que le pa}rs. aura été délivré des soldats ennemis, tolérerons-nous la présence de ces mauvais patriotes qui ont pactisé avec la Bochie et empoisonneront encore le peuple, avec lé concours secret de ceux que nos ,,piots" et nos alliés français et anglais auront chassés? Non, n'est-ce pas! H est bon que ces messieurs soient prévenus. Sans doute, le Ca.pitole des flamingants est bien protégé. Les pêcheurs en eau trouble se. croient à l'abri des hauts murs de l'hôtel de ville. Ils forment nombre. Ils ,se soutiennent et se prêtent une aide mutuelle. Qu'importe! Reculerons-nous? Allons-nous éprouver de puériles craintes? Ne saurons-nous pas poursuivre l'oeuvre de justice et d'épuration? Ah '. que si! Et ces messieurs vont apprendre, au jour de la paix, à savoir vivre. C'eist là encore un service que nous leur rendrons. Seulement, qu'ils ne perdent pas de vue qu'on n'apprend jamais qu'à ses dépens. Aaax frcsratières. (De notre correspondant des Flandres.) De la cavalerie autrichienne est attendue dans la commune de Kieldrecht; une avant-garde de 10 cavaliers est arrivée lundi ; les maisons déjà évacuées sont transformées en écuries. Un officier et un £ous-officier allemands ont déserté la semaine dernière (jeudi 3 février). Samedi 5 courant-, plusieurs officiers sont venus faire une enquête et différentes perquisitions ont eu lieu, notamment chez le bourgmestre, M. Vaerendonck. Les Allemands accusent les habitants d'avoir assassiné le3 officiers et menacent de représailles au cas où leurs hommes ne seraient pas découverts. De la police secrète allemande circule dans la commune; tous les cafés et. les magasins sont fermés. Ces désertions se produisent à chaque môuvemént de troupes. * * A le Clinge, la population a dû évacuer se? maisons. Environ 200 blessés sont arrivés du front occidental,. t- * * A St Gilles (Waes) vingt autos chargés, venant d'Anvers, ont passé et sont allés jusqu'à Moorbeke pour s'en retourner, vides, à Anvers, Les autos furent déchargés aux différents postes allemands de la frontière. Les grandes précautions prises et la prudence au déchargement donnent lieu de croire qu'il s'agissait de transport d'explosifs.Sur la ligne St Nicolas, St Gilles, Moer-beke; tout trafic des trains pour la population est suspendu ; seuls dos trains de troupes boches passent. Quatre trains blindés ont passé par St Nicolas, St Gilles et Moer- be'ke, se dirigeant vers Eecloo. * * * A Stekène, le pont sur le canal de ,,'Moer-vaert" a été fortement consolidé pour permettre le passage de l'artillerie lourde. Les Allemands sont logés chez Leg habitants. Le ,,mess" des sous-officiers est établi dans la maison du commissaire de police Van den Broeck, rue de la Station 5: un ; téléphone y a été installé. La. kommandau-tur est établie à la maison-communale. Un dépôt de matériel pour la construction de tranchées a été. institué rue de la Station, no. 5^ tandis que dans là ,,Po'lderstraat" et ,,Eindeken" il y a des dépôts de vivres et une boulangerie allemande. Une trentaine de soldats cantonnent dans ces dépôts. # » » Depuis lundi l'exode vers la Hollande continue. Des communes frontières évacuées des centaines de malheureux arrivent. Le bétail et les chevaux sont retenus. Seules, les femmes et les hommes ayant dépassé 36 ans peuvent passer. Chaque ménage est amené par des soldats allemands et à tour ; de rôle passe la frontière, contrôlés en route par six - postes allemands. Cet exode est lent et prendra encore plusieurs jours. « * & Depuis le 11 courant, les frontières, du côté de Maestricht, sont de nouveau ouvertes aux marchandises. Les personnes ne peuvent pas encore passer de Belgique eu Hollande.* * * Les Belges et les Hollandais habitant la Belgique, qui voyagent pour le ravitaillement et qui voulaient rentrer au pays occupé, via Maestricht, ont dû rebrousser chemin, malgré leurs passeports en règle. On ne leur a pas permis de rentrer, ni avant-hier, ni hier. A ToMî-naï. La population du Tournaisis a refusé catégoriquement d'accepter en paiement ies bons créés par les administrations communales des environs de la ville des Choncq Clotiers. Eu suite de quoi chiquante et un bourgmestres du Tournaisis se sont réunis sous la présidence du baron Stiénon du Pro et ont voté l'ordre du jour suivant: ,,Considérant que le refus d'accepter les bons est injustifié et contraire à l'intérêt bien entendu des habitants, ceux-ci sont invités à faciliter le plus possible la circulation des bons de communes de l'arrondissement de Tournai." Un comité propose d'effectuer tous les paiements à raison de 50 p.c en bons de communes. Aaa !LIïTîS3£&&arâ. On procède au recensement du bétail dans toutes les communes du Limbourg. C'est dans la pensée, paraît-il, de prendre les mesures nécessaires à la reconstitution du cheptel. * # * Les Allemands ont réussi, à intoxiquer certain habitant de Tongres qui, en voyage, allongea une maîtresse gifle à une dame qui n'était pas de son avis. Vingt jours de prison au gouja/t.. Voilà de la saine justice. L'apiâi pilipo i iiiîé, Monsieur le Rédacteur en Chef, Un journal allemand, la ,,Vossische Zed-tung", vient de publier une interview avec le général Staal. ancien ministre de la guerre en Hollande. Dans cette interview le général Staal ne dissimule ni ses sympathies allemandes (connues d'ailleurs depuis longtemps), ni son antipathie contre l'Angleterre. C'est son droit, même s'il le fait dans .les termes les plus blessants pour le gouvernement britannique qu'il accuse d'hypocrisie lorsqu'il protend défendre les droits des petites nations, et ce à propos de l'attitude des alliés vis-à-vis de la Gu*oce, même s'il a l'outrecuidance de préconiser à eon pays une attitude servile et dénuée de toute dignité pour le cas éventuel d'un blocus de ses ports par l'Angleterre. Le ,,Algemeen H&ndels-blad'% dans-son article d'hier soir, a déjà critiqué énergiquement les- élucubraitiona de cet étrange ,,homme d'Etat". Mais il convient de souligner avant tout, l'observation du ,,HandelsiMad" qui "espère que l'Angleterre et l'Allemagne également comprendront que les idées du général Staal-ne sont, point celles .du peuple néerlandais, ni celles de son gouvernement. Le fait que M. Staal, comme ministre de la. guerre, a fait partie d'un gouvernement néerlandais, et qu'il occupe encore maintenant la position de sénateur, pourrait contribuer, à attacher à son jugement plus d'importance qu'il ne vonvient de le faire, et donner à l'opinion publique dans les pays alliés l'impression que ces idées seraient partagées par une grande partie de ses compatriotes. Pour l'honnejir de mon pays, je crois qu'il est'utile de protester d'avance contre cette impression avec la dernière énergie. Certes, l'immense majorité . deô' Hollandais est heureuse d'être épargnée jusqu'ici par le fléau de la guerre; on ne demande pas mieux que de rester neutres. Mais, depuis l'invasion de la Belgique par nu dea pays ce-signataires de sa neutralité, depuis l'horrible boucherie de Louvain, depuis les attentats réitérés contre les principes élémentaires du droit des gens par les Allemands, cette même immense majorité dés Hollandais se sent unie pir la pensée aux alliés qui défendent la civilisation de'l'Europe contre l'hégémonie d'une race dont la victoire marquerait le recul de cette civilisation pour .plusieurs siècles. Sauf certaines coteries, qui ont des intérêts matériels à sauvegarder, la Hollande fait les voeux le3 plus ardents pour le succès définitif des armes alliées. J'assistais un de ces jours à une soirée de cinéma dans le centre de la ville;.le ,,Journal" reproduisait La répartition de plusieurs croix de guerre par le Prince de Connaught; l'apparition de ce prince anglais-de sang royal fut saluée par des applaudissements ; tout à coup un petit coup de sifflet se fit entendre (inutile de se demander à quelle nationalité appartenait le riffleur); immédiatement ies applaudissements- reprenaient avec la presque unanimité de la salle et couvrirent le ma- ' lencont-reux coup, de sifflet. Ce petit incident donne la note de la mentalité de mes compatriotes. Je sais que vous ne l'ignorez pas; il convient cependant de l'affirmer à nouveau afin de prévenir tout malentendu qui pourrait résulter d'interviews comme celle de la „Tante Voss." Vaillant. h Amsterdam..

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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