L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 29 Octobre. L'écho d'Anvers. Accès à 22 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/mw28912p0g/
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No. W. Jeudi ù29 Octobre 19 14. 10 centimes. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Paraît 2 fois a midi et 6 heures. Bureaux : Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. L'approvisionnement de l'armée allemande. Le major Morath, collaborateur militaire du «Berliner Ta-geblatt» a recueilli de la bouche d'un officier blessé, les détails suivants au sujet de l'approvisionnement des troupes allemandes en Belgique et en France ! A titre de curiosité, nous publions ce document: «En Belgique nous avons réussi à ramasser assez de vivres pour ne pas mourir de faim. Cependant les maisons et les jardins étaient dégarnis ; le pain et le beurre étaient rares ; mais il y avait du lait Irais, car nous envoyons nos hommes traire les vaches dans les prairies ou les étables. Il y avait du vin 'rouge en abondance. Beaucoup de poulets, de veaux et de porcs et des légumes en grandes quantités. Mais la plupart du temps les magasins avaient été vidés par les Belges en retraite. En France il en fut tout autrement. Ici nous trouvâmes immédiatement dans la première ville une quantité de magasins bien pourvus, qui nous procurèrent d'ès ^provisions* pour quelques jours. Comme la population en France se montrait généralement accueillante et mettait sans regimber à notre disposition tous les vivres dont elle pouvait se passer, il n'y eut pas ''disette. Mais à mesure que nous pénétrâmes plus avant dans la région des vignobles, il devint de plus en plus difficile de se procurer des vivres. Durant quatre jours nous n'avons vécu que de lard et de Champagne de marques à réputation mondiale. Nous aurions volontiers cédé une cai&se de Veuve Cliquot pour une bonne assiette de viande. Il y avait abondance de légumes: pois, haricots, champignons, tomates. Le territoire d'Epernay et Reims fournissait tout ce que l'on pouvait désirer. Pour se procurer tout cela on distribuait des bons que les officiers seuls pouvaient émettre, Sur les bons on fixait le prix en marks ou francs, avec le nom et le domicile de celui qui l'avait émis. La population acceptait de bon gré ces bons. Ce qui n'était pas réquisitionné, mais exigé immédiatement était payé comptant. La plupart veillaient soigneusement à éviter tout abus (!!) L'à où l'on ne trouvait pas d'occupants, on remettait les bons à l'hôtel de ville à destination du propriétaire légitime. Les rebatteurs de l'armée étaient -envoyés dans les étables avec des cordes pour chercher du bétail ; ils .le Jchoisaient et fixaient le prix. De cette manière nous avons, à part de court intervalles, toujours eu bien à manger. Le matin, on nous donnait du café, dont nous versions le restant dans notre gourde. Le midi on faisait la soupe et le soir on avait de la viande et un léger punch de vin rouge. Dans les boutiques de France nous avons du reste trouvé beaucoup bouillon allemand Kup et des poudres pour pudding. Cela nous vint bien à point. Le | pain blanc que Ton nous don-| nait partout ne nous goûtai plus à la longue ; mais i était très bon, mêlé au pair de munition. Nous devions par-lois placer des sentinelles devan les fours pour empêcher que 1< pain ne lût mangé trop vit< après la cuisson. Durant les rudes journées oû l'on combat tait dans les retranchements on ne pouvait allumer de 1er et l'on était forcé de tout mangei froid, ce qui n'était naturellemeni pas un chai me... Pas dè colonnes d'approvisionnement à voir durant toute la marche et après les troupes qu'en petit nombre. L'avanct était trop rapide. Cette manière devivre eut pour résultat d'amaigrir les hommes, mais commt ils sont pour la plupart en bonne santé, c'était plutôt un avantage au point de vue de fa mobilité. Je n'ai pas vu un seul soldat ivre. Les raisins qu'ils consommaient à detni-murs étaient un danger pour eux. « En Belgique. Au grand duché de Luxembourg. Un habitant du grand-duché de Luxembourg qui vient d'arriver à Genève, écrit au journal cLa Suisse» ce qui s'est passé à Luxembourg, dont on n'a plus eu des nouvelles sûres depuis l'occupation allemande. Je viens de rentrer du Luxembourg et il est inexact qu'il soit passé des choses terribles. La grande duchesse, ainsi que notre «gtande armée» universellement connue pour sa bravoure devant l'ennemi sont toujours dans la capitale et s'y promènent en toute liberté. Mais ce qui a vexé les habitants, c'est que les Allemands aient arrêté, les premiers jours, tous les parents de Français soldats, et retenu à Coblence quelques pères dont les fils sont officiers en France. En outre, une dizaine de Luxembourgeois ont aussi été arrêtés, parmi lesquels se trouvent le président — Luxembourgeois — de l'Alliance française, section d'Esch s/A., ainsi que le rédacteur et l'imprimeur du «Journal d'Esch s/A.» Guillaume II a séjourné là du 2 septembre au 27. Il habitait l'hôtel de la légation d'Allemagne. sur la côte d'Esch. Les rues environnantes étaient barrées à une distance de deux cents mètres de la légation. Sur le toit avait été installée en permanence une mitrailleuse, et sur les hauteurs de l'ancien fort Olizy, se trouvaient un canon à tir rapide ainsi qu'un immense réflecteur. La"suite de l'empereur se composait de trois à quatre cents officiers M. de Bethmann-Holl-weg et M. de Jagow habitaient l'hôtel de M. Tony Dutrieux, grand industriel à Puteaux, près de Paris. Au plateau Bourbon, on avait dressé des tentes pour recevoir sept cents chevaux. Les derniers jours, tout le monde partit pour Arlon, en Belgique, mais pour revenir le lendemain et rester de nouveau pendant quelques jours à Luxembourg. Depuis le 2 octobre, l'état-major s'est définitivement installé à Arlon. NEERPELT, 28 octobre. Toutes les fabriques de cigares ont été minutieusement inspectées par les autorités militaires allemandes et défense leur fut faite d'expédier des cigares. Pour l'expatîiation. Les personnes qui désirent s'expatrier peuvent faire leur demande par écrit, aux but eaux du journal, à l'adresse de M Mercier, qui se chargera de transmettre les demandes à Rotterdam.REPETONS QU'AYANT TOUT IL FAUT ETRE DE NATIONALITE BELGE. Mentionner l'emploi,' le métier que l'on a exercé ; écrire à quel titre on veut être casé au Sud de la France. Indiquer la maison où l'on est actuellement en service. La bataille d'Ypres LONDRES, 28 octobre,— Après 5 jours de combat près d'Ypres, l'artilleiie anglaise a réussi à refouler un ennemi supérieur en nombre à 15 lieues. Les armées allemandes étaient sous le commandement du Kronprinz Bavarois, qui — paraît-il — doit être blessé. Après avoir repoussé les troupes du Kaiser de la ligne du canal d'Ypres, vendredi matin, 'et lui avoir inflige de fortes pêitëS les armées anglaises marchèrent en avant à travers champ, s'emparèrent de Langemark dans la soirée, avec ^toutes les positions fortifiées environnantes. La nuit, le canon se tut : tout à coup un vioient coup de sifflet, les buissons enduits de pétrole furent allumés, et à la faveur de ces torches, nous vîmes non sans étonnement, à quelques centaines de mètres de nous, l'ennemi approcher en colonne serrée.- Les anglais se mirent immédiatement dans leurs ti an-chées et commencèrent J un feu nourri, avec le concours des mitrailleuses. Les allemands répondirent, et malgré les massacres d'hommes, ils approchèrent à 30 mètres de nos tranchées. Ne pouvant plus résister, trois coups de sifflet annoncèrent leur retraite: alors nos hommes sortirent de leurs retranchements, les poursuivirent à la baïonnette. La lutte fut terriblement meurtrière et les allemands retirèrent sur Roulers. Les anglais capturèrent .une batterie, et plusieurs milliers de prisonniers, parmi lesquels un général et plusieurs officiers. Nos ÏÉpaniK, Continents Canadiens. LONDRES, 28 octobre. Il paraît que de tous côtés des Américains veulent se joindre aux corps expéditionnaires du Canada. Le Texas seul envoie 5000 hommes au Canada, prétextant leur naissance anglaise. La moitié des volontaires qui viennent se faire inscrire aux c< werfdépôts » sont Américains, 3t leur nombre dépasse du iouble le chiffre demandé. Victime des mines allemandes. LONDRES, 28 octobre. (R.O.) Le steamer « Commerce », venant de Manchester avec un chargement de 5363 tonnes a rencontré une mine flottante au nord de la côte irlandaise. Le steamer a cou.é ; le capitaine et 13 hommes furent noyés. Trente hommes de l'équipage furent recueillis par le « City of London ». Les autoritésde marine àLiver-pool ont averti les navigateurs que les Allemands ont posé des mines au Nord de 1 Irlande et qu'ils ne pouvaient naviguer au-delà de 60 lieues de Tory Island. L'exploit du Badger. LA HAYE, 28 octobre. Le sousmarin allemand qui avait été abordé par le contre-torpilleur anglais Badger n'est pas coulé : il est arrivé sain et sauf dans un port allemand, sans aucune perte. Visite aux Indes Néerlandaises. BATAVIA, 28 octobre. Un croiseur anglais a lendu visite au port de Sabang (Indes néerlandaises). 11 ne fit aucune provision, ni de charbon, ni même -d'eau, et repartit après 2V2 heures. Selon toute probabilité, le commandant voulut voir de ses propres yeux les douze navires marchands allemands qui ont trouvé refuge dans le port neujge de Sabang. Aux navires de guerre allemands qui ont visité les ports indiens, le gouvernement colonial n'a permis aucune communication avec les navires marchands susdits. „Gcebet)" et „Breslau" CONSTANTINOPLE, 28 oct. L'Angleterre et la Russie ont refusé de reconnaître la vente des croiseurs allemands Goeben et Breslau à la Turquie. Devant la menace de la flotte russe de lss attaquer, la Turquie les a fait rentrer dans les Dardanelles. Les derniers succès Russes. ST. PETERSBOURG, 28 oct. Les Allemands sont repoussés devant Varsovie sur une distance de trente lieues. La cavalerie russe les poursuit. Les Russes ont reconquis Lowics. En Gallicieles Russes ont infligé aux Autrichiens une perte de 17 officiers, 4150 hommes, [onze mitrailleuses et 22 canons. Le coût de la guerre. Dans une récente réunion de l'Académie des Sciences morales et politiques, l'économiste français, M. Paul Leroy-Beaulieu a développé son étude des « questions financières se rattachant à la guerre présente. » Il évalue la dépense mensuelle, pour chaque Etat engagé, à 1 milliard, et calcule sur une durée de sept mois : soit, en y joignant les petits Etats, une dépense de 45 à 50 milliards, sans parler des sacrifices des particuliers. En France, on fera face à ces dépenses avec des billets à cours forcé, une émission de Bons du Trésor à court terme, et par le retard dans les payements des réquisitions, s'échelonnant sur trois, quatre ou cinq années. La plus grande partie des épargnes du monde civilisé sera absorbée par les versements au emprunts nationaux. Une charg de 600 à 700 millions pèser sur les budgets des belligérants qui comporteront toute un variété d'impôts nouveaux e d'aliénations. Dépêches de Nuit A l'Ouest. PARIS, 28 oct., officiel 3 heures Hier les attaques des Aile mands, entre Nieuport et Atrecht furent moins violentes. Nou avons conservé partout nos po> sitions et avons avancé au N et à l'E. d'Ypres. Quelques progrès aussi enta Cambrai, au S. O. de La Bassé< et Arras. Il se confirme de plus en plus que les Allemands sur le fron Nord subirent des pei tes énormes en morts, blessés et prisonniers A l'aile droite de lAisne, ai cours des ses attaques violente' de nuit, aux environs de Craonne l'ennemi fut iefoulé. En Woevre, nos troupes continuent leur marche en avant dans la forêt entre Aprimonl et St-Michel et dans la forêl de Leprêtre. PARIS, 29 octobre : hier soir 11 heures. En Belgique, deux attaques de l'ennemi, près de Dixmude. furent repoussées ; entre Nieuport et Dixmude les Allemands semblent faiblir. Nous continuons l'offensive au Nord d'Ypres. Entre La Bassée et Lens nous fîmes de petits progrès. Sinon, rien de nouveau. A l'Est. PARIS, 28 octobre : 3 heures. Au sud de Varsovie, la bataille s'étend de Rawa jusqu'à Ljanka, un affluent de la Vistule. Les Russes firent des pertes énormes aux Allemands, au N.E. de Rawa. En Galicie, les Russes progressèrent au Sud de Rambor ; dans la vallée de Padbur, la 38me division et une division de la Landweer autrichienne fut cernée et complètement décimée. 20 canons et un grand matériel de guerre furent capturés. En Prusse orientale les tentatives des allemands, voulant prendre l'offensive, ont échoué partout. EN AFRIQUE. LONDRES, 28 octobre (officiel) Le général Botha a rencontré mardi, près de Rustenburg, les partisans du général Beyers ; ces derniers furent dispersés et poursuivis avec acharnement. 80 partisans furent fait prisonniers et plusieurs blessés. Nous eûmes un blessé. amorces. Arthur De Neef à Folkestone Tri-nity Crescent 2 désire avoir des nouvelles de ses frères Laurent et Albert et de sa sœur Marie. 6 Homme sérieux, muni de passeports en règle, accepterait missions pour Anvers et environs. Ecr. au bureau du journal.

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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