L'écho de Sambre et Meuse

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s.n. 1918, 24 Juillet. L'écho de Sambre et Meuse. Accès à 23 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/zp3vt1j05v/
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PRIX DES ANNONCES : Ànnnonces, la ligne, fr. 0.50; — Ann. Bnanc. (avis d'ass. de soc.), la ligne, Fr. 1.00; — Nécrologie, la ligne, fr. 1.00; — Faits divers (fin), la ligne, fr. 1.25; — Faits divers (corps), la ligne, fr. 1.50; — Chron. locale, la ligne, fr. 2.00; — Réparations judiciaires, la ligne, fr. 2.00. Administration et Rédaction : . 37-39, rue Fossés-Fleuris, Namur Bureaux de H à 1 h. et de 3 à S h. Les articles n'engagent que leurs auteurs. — Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus. L'Echo de Sambre S Meuse PRIX DES ABONNEMENTS : 1 mois, fr. 2.50 — 3 mois, fr. 7.50 Les demandes d'abonnement sont reçues exclusivement par les bureaux et les facteurs des postes. Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusivement aux bureaux de posta. j.-B. GOLLfiRD, Directeur-Propriétaire La « Tribune Libre » est largement ouverte à tous. BILINGUISME BILINGUISME Avez-vous savouré l'autre jour cette jolie lettre d'un ouvrier aa directeur de notre « Echo », à propos du bilinguisme? Rédigé d'une main pour qui le marteau est plus léger que la plume, cet article n'en disait pas moins, sous une forme pittoresque et avec une netteté remarquable, des choses pleines de sens — et de bons sens. Puisqu'on va supprimer le flamand dans nos bureaux de poste, disait notre homme, pourquoi ne le supprime t-on pas aussi dans les gares et les cinémas? Gela m'a rappelé un trait assez typique. L'autre jour, descendant du train dans une charmante villetle wallonne, je vois, régnant sur toute la largeur de la gare, une pancarte portant en lettres énormes cette inscription : S'GRAVEN BRAKEL. C'est ainsi que les Flamands prononcent : Braine-le-Comte ! Je sors de la gare et,dans le premier cabaret venu, je demande : — Madame, où suis-je ici ? Y a-t-il donc tant de Flamands dans la ville ? — 11 y en a quelques « ménages ». — Qui parlent flamand ? — Oui, entre eux. Mais ils savent aussi le français, et même le wallon. Il le faut bien, du reste, puisque toute la population est wallonne. — Mais alors, pourquoi cette traduction ? — Ça, monsieur, c'est une idée des Brus-seleers d'avant la guerre. Mais ça ne durera pas toujours. Attendez que les Belges reviennent ! — Vous croyez qu'ils supprimeront S'Gra-ven Brakel ? — Il le faudra bien. On en a assez, du flamand, par ici ! Je n'ai pas voulu désillusionner cette bonne femme, dont la confiance dans les « Belges » était si touchante. Mais croyez-vous, vous autres, que les « Belges » supprimeront le bilinguisme dans les inscriptions officielles ? Ce sont précisément les âme-belgistes administratifs et gouvernementaux qui l'ont inventé ! Ceux-ci nous répétaient sans relâche, à nous, Wallons : l'idéal, c'est que tous les Belges connaissent les deux langues. Mais, pendant qu'ils agitaient auprès des Wallons la nécessité patriotique de se bilin-guiser, ils avaient bien soin de ne pas dire que pareil sacrifice ne pouvait être attendu des Flamands, puisque ceux-ci — in Vlaanderen Vlaamsch ! — faisaient précisément de la prohibition du français le premier point de leur programme patriotique et politique, Et c'est ainsi que la sacro-sainte administration nous imposait le flamand en Wallonie, tandis qu'on tolérait, qu'on favorisait sournoisement en Flandre la suppression de la « seconde langue nationale ». On gravait dans la pierre du nouvel hûtel des postes, à Liège, le mot Luik vis-à-vis du mot Liège. Mais on laissait supprimer, à la gare monumentale d'Anvers, le mot «Anvers» qu'un odieux fransquillon avait osé écrire en regard d'« Antwerpen » ! La Belgique, pourtant, n'a jamais été un pays bilingue, puisque pas un Wallon n'a adopté la langue flamande. Seul, le pays flamand est bilingue, puisque prés d'un million de Flamands y ont adopté le français. Que les Flamands, désormais maîtres chez eux. chassent le français de leur p'ays, c'est une chose que les Wallons peuvent regretter pour toutes les bonnes raisons du monde, mais qu'ils doivent tolérer — du moment qu'ils ont le droit, de leur côté, de chasser de chez eux le flamand qui ne leur sert de rien et dont la présence, tolérée ne fût-ce qu'au cinéma, serait désormais, — non pas même un signe de sotte et inutile condescen-darjee envers les Flamands, — mais bien l'indice d'une véritable vassalité morale. Les Flamands disent : Si vous voulez venir chez nous, apprenez le flamand. Eh bien, disons-leur ; Vive chez nous la langue française — la langue française toute seule ! A bas les & traductions » flamandes dans les bureaux de poste et dans les gares wallonnes, où elles sont purement ridicules »t vexatoires. Et, comme le dit notre ouvrier wallon : A bas le flamand aussi dans les cinémas, leurs affiches et leurs films ! On se demande pourquoi on a introduit le flamand dans les music-halls. De mauvais plaisants affirment que c'est pour le donner en spectacle... Notre ouvrier wallon écrit à ce sujet : « On dit que l'on met du flamand dans les cinémas pour que les Allemands puissent comprendre. Si c'est pour ça, qu'on mette de l'allemand. On sait bien qu'il ne sera là que pour un temps. Mais le flamand, ça colle comme de la glu ! » Ce raisonnement est amusant, mais il n'est pas tout à fait juste. Notre brave compatriote perd de vue les circonstances où le fait s'est produit. Quand les Allemands ont organisé l'occupation, ils ont trouvé le bilinguisme tout chaud dans les cartons de l'administration centrale de Bruxelles. L'occupant n'a fait que suivre les tendances « belges » en fourrant du flamand partout. Etant donné que les Flamands sont plus nombreux que les Wallons, les Allemands ont mis, sur leurs propres affiches, le flamand avant le français, dans toute la Belgique, et même en Wallonie. Les proclamations de l'autorité étaient alors, on s'en souvient, imprimées en trois langues : allemand, flamand, français. Vous rappelez-vous l'ahurissement des bons Wallons quand ils ont vu, sur leurs murs le français relégué tout au bout de la série. Quand le lamand est apparu au cinéma, je sais une ville où il y a eu des coups de sifflet. On en est bientôt revenu à l'attitude passive, se disant : Les Allemands sont les maîtres, mais ça ne durera pas toujours. A présent, ils sont encore les maîtres du territoire, mais ils ne sont plus les maîtres de nos sentiments. En décrétant la Séparation, ils leur ont donné libre jeu. Depuis,la Séparation, le flamand a disparu, en Wallonie, des affiches et publications de l'Autorité. Mais on l'a laissé dans les cinémas, — sans doute parce qu'on ne peut tout défaire en un jour. Pourtant cela ne peut toujours durer. Les Wallons commencent à en avoir assez. Obéir plus longtemps aux tendances bilin-guistes d'autrefois serait blesser grièvement le sentiment public. Il est temps qu'on y songe et qu'on montre, une fois de plus, par la réforme très simple réclamée par cet ouvrier de bon sens, que la Séparation n'a pas été faite pour les Flamands tout seuls. Henri de DINANT. X^a Guerre sur iMCer Londres, 21 juillet. — On télégraphie de Washington à l'Agence Reuter qu'un croiseur cuirassé a coulé samedi. Des vapeurs qui se trouvaient dans le voisinage ont collaboré au sauvetage de l'équipage qui s'était réfugié dans les canots. 11 n'y a pas eu de perte de vies humaines. Paris, 21 juillet. — On télégraphie de New-York ;iu « Matin » qu'un navire de transport américain chargé d'armes a été torpillé dans la zone barrée. Dix officiers et hommes de l'équipage ont disparu dans les flots. New-York, 21 juillet. — On ignore toujours la cause de la perte du croiseur-cuirassé « San-Diego •; 335 hommes de l'équipage ont été mis à terre. Le ministère de la marine annonce qu'un grand nombre d'autres survivants ont été recueillis par deux "' ps".rc qui ont continué leur route pour une destination inconnue. Washington, 22 juillet. — Le croiseur-cuirassé « San-Diego » a coulé à 10 milles de Fire-Island. Les survivants ont été débarqués à Long Island. Le « San-Diego » est un croiseur-cuirassé de 15,400 tonnes; il avait été lancé en 1914 et avait à bord un équipage de 801 hommes. Berlin, 22 juillet. — D'après une information officielle, 2 lignes de navigation régulières sont établies filtre la côte de la Baltique et Libau-Biga-Béval. Une ligne reliera Lubeck et Kônigsberg à Libau-Riga-Réval.Sur cette ligne, la navigation a été ouverte le 20 juillet par le départ du vapeur « Fernando », de Lubeck.Une autre ligne ira de Stettin par Dantzig-Memel à Riga-Réval et retour. Elle sera inaugurée le juillet par le départ de Stettin du vapeur « Torfeig ». les Opérations à l'Ouest Londres. 21 juillet. — A l'occasion de la contre-offensive française, le « Daily Mail » écrit : — Le général Ludendorff n'a plus beaucoup de temps à perdre, car ses réserves sont fortement affaiblies par les pertes subies sur la Marne et près de Soissons. Toutefois, il dispose toujours encore de plus de quarante divisions. L'inquiétude et l'incertitude des Alliés ne prendront fin que lorsque ces réserves auront aussi été mises en ligne et battues. » Le « Times > met ses lecteurs en garde contre un trop grand optimisme quant aux résultats que pourrait avoir la contre-attaque ; il convient d'attendre que ses conséquences se fassent jour. Le général Foch a pour but de forcer, dans la mesure du possible, les Allemands à se retirer dans un nouveau secteur; mais aucun indice ne permet de dire qu'il espère les vaincre. Jusqu'à présent, lé généralissime des armées de l'Entente n a pas encore pu influencer énergiquement notre situation toujours difficile entre l'Oise et la mer. L'armée du prince Bupprecht reste tout à fait intacte et elle est loin d'avoir dit son dernier mot. Le général Foch a porté un coup mortel au prince héritier allemand, mais il faut escompter l'éventualité d'une mise en mouvement du prince Rupprecht. Il serait très désagréable aux Anglais de perdre du terrain sur le front septentrional, où l'ennemi leur oppose toujours une énergique résistance. Francfort-sur-le-Mein, 21 juillet. — On mande de Genève à h « Gazette de Francfort » que le gouvernement français a décidé de soumettre à la Chambre une modification au coie pénal militaire, qui étend la compétence des conseils de guerre en matière de fautes commises par des généraux dans l'exercice de leur commandement. M. Clemenceau semble chercher le moyen de venger sur certains généraux la "perte du Chemin des Dames. DERNIÈRES DÉPÈCHES Dépêches de l'Ajene# Welff. (Service particulier dm journal). Berlin, 22 juillet (officiel). — Nos sous-marins'opé-rant dans la zone barrée de la Méditerranée ont eoulé 3 vapeurs précieux et 1 voilier de près de <9000 tonnes brut. Berlin, 22 juillet (officiel). — Le vapeur amérieain « Leviathan » (54282 tonnes brut), ci-devant le « Va-terlan », de la compagnie allemande « Hambourg-Amérique », a été coulé le 20 juillet au large de la côte septentrionale de l'Irlande. COMMUNIQUÉS OFFICIELS « L'Echo de Sambre et Meuse » publie le communiqué officiel allemand de midi et le dernier communiqué français, douze heures avant les autres journaux Communiqués des Puissances Centrales Berlin, 23 juillet. Théâtre de la guerre à l'Ouest. En de nombreux endroits du front, des détachements anglais ont cherché à aborder nos lignes. Ils ont été refoulés. L'activité d'artillerie a repris dans la soirée. Groupe d'armées du Kronprinz impérial Sur les fronts de bataille, l'activité a passagèrement ralenti. Au Sud de l'Aisne, à la suite de ses lourdes pertes, l'ennemi n'a pas renouvelé ses charges hier. La lutte d'artillerie aussi y a diminué d'intensité. De part et d'autre de l'Ourcq et de la Marne, ladversaire a mené de violentes nftaques partielles dans presque tous les secteurs. Elles ont été repoussées ; au Sud de l'Ourcq, notre contre-poussée les a fait écrouler. Des détachements ennemis qui des deux côtés de Jaulgone avaient fait irruption dans nos positions d'avant-poste, sur la Marne, ont été rejetés vers la rivière par une contre-attaque Au Sud-Ouest et à l'Est de Reims, combats locaux. Hier, nous avtns abattu 52 avions et 4 ballons captifs ennemis. Le lieutenant Loewenhardt a descendu ses 42e et 43e, le lieutenant Billik son 26e, le lieutenant Bolle son 25' et le lieutenant Pippard ses 20e et 21e adversaires. Vienne, 21 juillet. — Officiel de ce midi. Sur la crête de la Zugna, des troupes d'assaut ennemies ont été repoussées par notre feu. Elles ont cédé sur certains points à la suite de combats à coups de grenades à main. Près d'Asiago, les attaques anglaises ont échoué. En Albanie, les combats s'étendent peu à peu à tout le secteur compris entre la vallée supérieure du Devoli et la mer. * • « Vienne, 22 juillet. — Officiel de ee midi. Sur le front on Iittlte para d'événement particulier à signaler. En Albanie, l'ennemi a recommencé ses attaques il y a trois jours au Nord de.Berat, dans la vallée supérieure du Devoli. A l'exception d'alternatives locales, il n'a obtenu d'avantage sur aucun point; les combats continuent. Entre Te coud» du Semini et la mer, nos détachements de reconnaissance ont pénétré dans les lignes italiennes à plusieurs endroits. Sofia, 20 juillet. — Officiel. Sur divers points du front, l'artillerie a été plus active à certains moments. Au Sud de Lumnitza, nos batteries ont incendié des dépôts de munitions ennemis; des fortes explosions ont été entendues. A l'Ouest du Vardar, nos troupes de reconnaissance ont fait prisonniers des soldats français. Sur la rive méridionale du lac d'Ochrida, dans la région de la Moglena et à l'Est du Vardar, nous avons dispersé par notre feu des détachements d'infanterie ennemie qui tentaient d'attaquer nos postes de garde. « « Constantinople, 20 juillet. — Officiel. Sur le front en Palestine, grande activité aérienne et canonnades réciproques intermittentes contre les positions et les terrains situés à l'arrière. Sur la rive orientale du Jourdain, nous avons mis en fuite un détachement de reconnaissance de cavalerie ennemie. Près de Katrane, nou» avons attaqué les rebelles et nous les avons repoussés. Ils se sont enfui en pleine débandade et ont subi de fortes pertes. Des armes, des munitions, du bétail et des vivres sont tombés entre nos mains. Sur les autres fronts, rien de nouveau à signaler. —«a»— Berlin, 21 juillet — Officieux. Sur le champ de bataille entre l'Aisne et la Marne, les Allemands ont, le 20 juillet, remporté une nouvelle victoire contre un ennemi qui, engageant sans compter les troupes françaises, anglaises, italiennes et américaines, sans parler des troupes auxiliaires de couleur, cherchait visiblement à provoquer une. décision finale. De nouveaux sacrifices sanglants viennent ainsi s'ajouter aux lourdes pertes qu'ont subies les Français et les Anglais depuis le 21 mars dernier, quand se produisit, sans que le généralissime Foch ait même pu approcher des buts qu'il s'était proposés, la première percée de leur front par nos troupes victorieuses.Vers 11 heures du matin, les mouvements des troupes ennemies qui se préparaient à l'attaque nous furent signalés au Sud de la route Villers-Cotterets-Soissons, et en même temps une escadre de tanks se mit en marche. Nos batteries dirigèrent un feu nourri contre ces buts faciles. \ ers 3 heures de l'après-midi, le feu ennemi atteignit une violence extraordinaire et peu après, se déclancha la première attaque. Dans une lu'te acharnée, l'ennemi, s'avançant en masses compactes, fut repoussé avec de lourdes perles par une contre-attaque des plus réussie. Ce fut seulement ? 9 h 30 du soir, après un nouveau feu roulant, qu'il parvint à renouveler son assaut, mais il dut se borner à ne prononcer que des attaques partielles qui s'écroulèrent sous notre feu. Plus au Sud, l'ennemi commença sa marche offensive dès les premières heures du jour. Près de Berzy, le premier a»saut de l'adversaire seuiisn uevrtiii uuiio i~eu,qui àt une véritable trouée dans les flancs des colonnes assaillantes. Dans la contrée siluée au Nord de Villemontoire, les attaques eurent le même sort. A cet endroit, l'ennemi renouvela ses tentatives au moyen de troupes fraîches entre 11 h. et 11 h. 30. Les divisions, qui fondaient littéralement sous notre feu, furent constamment remplacées par les réserves, et les assauts se continuèrent durant toute la matinée. Une attaque en masses compactes, prononcée vers 4 h. de l'après-midi, s'écroula lamentablement devant nos lignes. L'ennemi ne se donna pas pour battu. Dans la soirée, il recommença ses assauts répétés. Après une courte préparation d'artillerie, il s'élança une fois de plus en avant sans obtenir d'autre résultat.Nos contre-attaques nous firent même gagner du terrain. La bataille continua cependant jusqme tard dans la nuit; mais, malgré l'engagement de toutes ses forces et de tous ses moyens de combat, l'ennemi ne parvint pas à ses buts. Les sacrifices consentis en vain sont si considérables qu'ils dépassent de loin les pertes subies dans les batailles antérieures. Une fois de plus, les Français ont supporté les plus lourdes charges de cette offensive sanglante,qui comptera dans les annales de la guerre. Berlin, 11 juillet. — Officieux : L'attaque sur les deux rives duClignon s'est étendue jusque près de Château-Thierry. Dans une lutte acharnée au cours de laquelle plusieurs villages changèrent souvent de mains, mais qui, en fin de oompte, restèrent en notre pouvoir, les assauts ennemis furent repoussés avec des pertes énormes pour l'assaillant. A cet endroit, ce furent particulièrement les Américains qui, avec les troupes noires, Jpayèrent leur tribut à la mort. Jusqu'à présent, les Américains no se battaient qu'en compagnie de soldats français. Se trouvant cette fois mêlés aux sauvages et aux noirs, ils ont essuyé des pertes si élevées qu'à plusieurs endroits les cadavres s'amoncelaient littéralement devant nos lignes. Berlin, 21 juillet. — Officieux. Au cours de la vaine attaque exécutée par l'ennemi, nous avons dirigé un feu concentrique destructeur contre les masses ennemies qui refluaient et parmi lesquelles se treuvaient surtout des Américains. Nos obus ont fait des ravages dans les rangs de nos adversaires. Au Nord-Ouest de Hartenne, où nous avons aussi nettement tenu nos lignes, notre infanterie, debout dans ses lignes, a pris sous le feu rapide de ses fusils et de ses mitrailleuses les colonnes d'assaut ennemies refluant en pleine débandade. Peu avant minuit, l'ennemi a attaqué nos lignes des deux côtés de la route Strémy-Oulchy; il a été repoussé d'une manière sanglante. En poursuivant l'ennemi, nous avons gagné du terrain sur plusieurs points. Berlin, 21 juillet. — Officieux. La retraite de nos troupes de la rive méridionale de la Marne, exécutée dans la nuit du 19 au 20 juillet, a été exécutée méthodiquement et sans que nous ayons eu à prendre le moindre contact avec l'ennemi. Tous les Dontons ont pu être retirés. Le 20 juillet, dès l'aube, l'ennemi a dirigé contre notre ancienne position sur la rive méridionale de la Marne un feu qui a atteint à certains moments une intensité inouïe et dont les effets se sont fait ressentir jusqu'à la Marne. Les bois situés au-dessus de cette rivière ont été fortement enveloppés de gaz par l'ennemi. Vers 9 heures du matin, appuyés par le feu de l'artillerie et par un grand nombre d'escadrilles de tanks, l'ennemi a dirigé une attaque d'ensemble contre nos anciennes positions. A l'attaque de la lisière orientale d'Œuilly, il a été pris sous le feu très efficace de nos mitrailleuses de flanc. Des escadrilles de tanks débouchant de Patis, de Troisy, ont été de même prises sous notre feu concentrique annihilant. Les colonnes d'infanterie ennemie qui attaquaient ont été en outre efficacement harcelées par nos aviateurs de combat. La mesure de prévoyance qui nous a fait retirer nos troupes sur la rive septentrionale de la Marne nous a non seulement évité toute perte, mais a valu aussi des pertes sanglantes à l'ennemi. * ¥ * Berlin, 21 juillet. — Officieux : Le 20 juillet au soir,après une violente préparation d'artillerie, l'ennemi a dirigé une forte attaque, sur un front d'environ 5 kilomètres,contre notre position établie près d'Hébuterne. Celte attaque a échoué decant nos lignes et a coûté de fortes pertes à l'ennemi. Un déiachement ennemi avançant en rangs serrés au Nord-Est de Tricot a attaqué nos lignes après une canonnade déclanchée par à-coups; il a aussi été repoussé d'une manière sanglante. XommuniqBés des Puissances Alliées Paris, 22 juillet (3 h.). Au cours de la nuit, l'ennemi s'est borné à réagir par son artillerie au Nord de l'Ourcq et entre la Marne et Reims, notamment dans les bois de Courton et du Roi. Enlre Ourcq et Marne, nous avons brisé de fortes contre-atUques ennemies dans la région de Grisalles et de Bezu-St-Germain. Nous avons maintenu partout nos positions. *■ « » * Paris, 22 juillet, (11 h.) Au cours de la journée, les Allemands ont tenté, par des contre-attaques puissantes, d'enrayer les progrès des Alliés, entre la Marne et l'Ourcq. Les troupes franco-américaines ont résisté à tous Iîs assauts de l'ennemi, et accentué encore leur progression, ëiles ont dépassé les hauteurs à l'Est de la Croix et des Grisolles, conquis le village d'Epieds et gagné du terrain au Nord-Est de Mont-Saint-Père. Entre la Marne et Reims, de durs combats se sont déroulés qui n'ont donné aucun résultat aux Allemands. Nous maintenons nos lignes'"dans les bois de Courton et du Roi. Plus au Nord, les troupes anglaises ont réalisé une avance, faisant deux cents prisonniers et enlevant quarante mitrailleuses. Au Nord de l'Ourcq et sur le front de Champagne, on signale une grande activité d'artillerie sans action d'infanterie. Londres, 20 juillet. — Officiel. Les opérations exécutées par nos troupes le 19 juillet leur ont permis d'avancer leurs lignes dans le secteur de Meteren sur un front de 4.000 yards environ. Nous avons oecupé Meteren, ainsi qu'un groupe de maisons situées au Sud-Ouest du village. Après un combat acharné, nous avons avancé nos lignes sur un front d'un kilomètre au Sud-Ouest d'Hébuterne. Noire pression a forcé l'ennemi à se retirer du bois de Kosnières, situé entre Hébuterne et Buc-quoy; ce bois est maintenant en notre pouvoir. Nos troupes, qui ont poursuivi les Allemands, leur ont infligé des pertes. Le nombre total des prisonniers que nous avons faits à Meteren s'élève à 453. Nous avons pris, en outre, 10 mortiers de tranchée et 50 mitrailleuses. * * * Borne, 20 juillet. — Officiel. Dans la région de l'Adamello, nos détachements ont hardiment arraché à l'ennemi le monte Stable et la hauteur 2,868 ; ils ont réoccupé entièrement le Coriio di Cavento et la hauteur 2,401 dont les Autrichiens occupaient une partie depuis le 15 juin. L'ennemi a laissé de nombre»! morts sur le terrain ; nous avons fait un grand nombre de prisonniers et pris des quantités d'armes et de matériel de guerre. Sur le reste du front, canonnade intermittente, plus violente seulement dans la vallée de Camonica, dans le secteur du Pasubio, sur le haut plateau d'Asiago et à l'Est du Montello. Sur le front en Macédoine, le 18 juillet au soir, après une violente canonnade, l'ennemi a attaqué de larges secteurs de nos positions établies .à l'Ouest de la hauteur 1,050. Nos troupes ont vaillamment résisté à cette attaque; elles ont forcé l'ennemi à se retirer en désordre. En Albanie, sur les hauteurs de Mali Silowest, dans l'arc de Devoli, nos détachements ont arrêté des détachements ennemis au cours d'engagements entre avant postes. DÉPÈCHES DIVERSES Vienne, 21 juillet. — La «Wiener Algemeen Zei-tung » écrit : — Dans les milieux parlementaires bien informés, on dit que le Conseil des ministres a décidé de soumettre à l'Empereur la démission de tout le cabinet. Berlin, 22 juillet. — On mande de Stuttgart à la « Gazette de Voss • : D'après des informations recueillies au ministère des affaires étrangères, la nouvelle d'après laquelle le duc d'Urach aurait accepté la couronne de Lithuanie est complètement erronée. » Berlin, 22 juillet. — Le lieutenant-aviateur Frie-drick, qui a récemment abattu son 21» adversaire, est tombé au eours d'un combat aérien. Berlin, 21 juillet. — L'Agence Wolff apprend que le chancelier de l'Empire, qui se trouve au grand quartier général, suit un traitement médical pour un refroidissement conlracté après un voyage de service de plusieurs jours. Il est déjà en convalescence. Londres, 20 juillet. — M. Hoover, contrôleur américain de l'alimentation, est arrivé hier soir à Londres. Paris, 21 juillet. — L'Agence Havas annonce que M. Maunoury, ancien chef de cabin«t et préfet, donL le nom a été prononcé devant la Haute-Cour, est l'objet de poursuites peur commerce avec l'ennemi. La Question Biige ' Londres, 21 juillet. M. Balfour, parlant dans une assemblée tenue à Londres à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance belge, s'est exprimé comme*suit : — L'Allemagne s'est trompée grandement à diverses reprises au cours de cette guerre et n'a jamais poursuivi un effet moral qui ne dépassât de loin le but visé. Le crime commis envers la Belgique ne saurait emporter le pardon ni l'oubli. Quand le temps sera venu où l'Europe prendra place autour du tapis vert pour discuter des meilleurs moyens de se préserver contre le retour des kor-reurs et des infamies tue l'Allemagne porte sur la conscience, il n'est pas possible qu'aucun homme d'Eiat européen oublie un instant que la parole de l'Allemagne n'a aucune valeur conventionnelle Au temps même où la Belgique était envahie par les armées allemandes, la Suisse, autre pays neutre et libre, faisait savoir aux belligérants qu'elle était en mesure de défendre sa neutralité contre toute attaque, d'où qu'elle vint. Qui donc a pu douter un seul instant que si la direction de l'armée allemande avait jugé plus avantageux de traverser la Suisse, au lieu de passer par la Belgique, pour attaquer la France, que les félicitations du gouvernement allemand fussent parties à son adresse et que c'eût été la Suisse qui eût gémi sous le talon de la bette allemande ? Mais la suprême injure qui puisse être adressée à la Belgique lui a été lancée par le chancelier allemand lors de son dernier discours. Il y dit notamment que l'Allemagne n'a pas l'intention de conserver la Belgique, mais qu'elle considère ce pays comme un gage entre ses mains. Quelle signiication faut-il attacher au mot « gage » dans cette circonstance? Dans la bouche du chancelier, il signifie qu'après que la Belgique a été attaquée sans provocation de sa part ; qu'après que, la conquête faite, elle a été traitée impitoyablement; qu'après qu'on l'a privée de tous ses biens matériels et de sa liberté, il est prêt à la rendre à condition qu'on lui jette une autre contrée dans les bras, où les Allemands puissent exercer librement leurs talents spéciaux. Lorsqu'il parle d'un gage et d'un troc dont la Belgique forme l'objet, cela signifie simplement qu'il ne veut mettre un terme à la mauvaise administration et à l'oppression qu'il a fait peser sur la Belgique qu'à la condition que les puissances lui donnent carte blanche pour recommencer le même jeu dans un autre pays, en Europe ou ailleurs. Voilà ce que signifie le traitement de la Belgique considérée comme gage, et pas autre chose. La Belgique a dû subir bien des avanies, et des plus cruelles, mais à mon sens il n'en est aucune qui soit aussi injurieuse pour elle que de se voir traiter de la sorte. » « » * La « Gazette Générale de l'Allemagne du Nord » commente comme suit le discours du ministre anglais : « Les élucubrations de M. Balfour font ressortir clairement à quel point le ministre craint l'impression produite sur l'opinion publique anglaise par la déclaration du chancelier allemand au sujet de la Belgique. Il se garde bien de faire savoir au juste ce que les Allemands entendent par le terme « gage » appliqué à la Belgique. Il développe à ce propos une théorie de caractère manifestement anglais et bien anglais. L'Irlande, l'Egypte, la Grèce et même la Bussie, qui fut, il n'y a pas si longtemps l'alliée de l'Angleterre, de même que les Etats européens neutres, courbés sous le jeug despotique que la C«ande-Bre-tagne exerce sur mer, sont des témoins vivants de la manière brutale dont l'Angleterre foule aux pieds les droits des neutres quand elle croit que ses propres intérêts sont en jeu. La Belgique, a dit le chancelier, ne pourra redevenir un tremplin pour nos ennemis. Et nous sommes à même de démontrer, à l'en-contre Je ce qu'a déclaré M. Balfour que ja Belgique ne saurait en effet redevenir ce tremplin, non pas ■ | 1 4"e année. — !V 170 ____ JOtFAAL QUOTIDIEN — Le i\° : HO centimes Mercredi 24 Juillet 191&

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Cet article est une édition du titre L'écho de Sambre et Meuse appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1915 au 1918.

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