L'écho: journal régional hebdomadaire

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s.n. 1917, 11 Mars. L'écho: journal régional hebdomadaire. Accès à 14 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/zw18k76v3m/
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S&mÈM£ ANNÉE. - » N° 10. Le Numéro s DIX CENTIMES DIMANCHE 11 MARS 1917. L'ECHO JOURNAU ^ËSIONAL MSBOOAA&AI^S E\UDE.RGHEM - BOITSFORT = E.TTE RBEEK s IXE.LL.E.S « WATERMAEL « WOLUWÊ Administration, Rédaction, Publicité » 106b, Rua de l'Arbre-Bénif, 106b, IxeUes L'ECHO est en vente partout le Samedi ABONNEMENTS : à partir de 10 heures du matin Trois mois fr. 1.25 Six mois 2.50 Chaque semaine, de 4 à 8 pages Un an s.oo DîRHCTiON G. GHISLAiN ' ■ ■ ■ - ~ ' »■ • - - - • - - - INSERTIONS ' En deuxième page . . , , la ligne, fr, 0.50 Troisième page ordinaire . . , la ligne, fr. OjtO Modes, Sports, Spectacles, etc 1.00 Petites annoncée (1 à 3 lignes) 0 50 Nécrologies 1.00 La grande ligne . 0>30 Ventes, avis de sociétés 0,50 La petite ligne , 0,20 ON TRAITS A FORFAIT LE NETTOYAGE CONTINUE Les trafiquants du patn. - - Condamnations d'Employés de l'Alimentation de Laeken. - • Les empoisonneurs. - - Saisie de 1,200 kilogrammes de chicorée. - - L'accapareur de iarine li'F.ttpphppL rnnrl onnuw AVIS A partir de ce jour, les bu« raaux du journal sont transférés 106b, rue de l'Arbre-Bénit, à Ixelles. Prière d'y adresser toutes les communications, 4 M. Ghislain, directeur responsable. La RljleHlalioo Répressive et fichage Falsification des Denrées Alimentaires (suite) Dans un précédent numéro, nous avons entretenu nos lecteurs de la difficulté et de la répugnance qu'éprouvaient nos magistrats communaux à réprimer la fraude et la falsification des denrées alimentaires. De même est le cas pour l'accaparement. Ilexiste pourtant trois grands points où la loi les aident puissament : 1°. Réglementer et surveiller le commerce, la vente et le débit des denrées et des substances servant à l'alimentation de l'homme et des animaux, tant au point de vue de la santé publique que dans le but d'empêcher les tromperies et les falsifications ; 2" Surveiller la fabrication ou la préparation même des denrées alimentaires destinées à la vente ; 3U Interdire l'emploi de matières nui' sibles ou dangereuses. Voilà l'interprétation de la loi. Pourquoi ! vous bourgmestres, éche-vins, ne l'appliquez-vous pas cette loi ? Pourtant un double objectif est poursuivi par elle : 1° La fraude qu'elle réprime au point de vue moral et qui est toujours le signe d'une dépression de conscience ; 2° La santé publique qu'elle défend en partant des principes élémentaires de l'hygiène. Malheureusement, parmi tous les spéculateurs, accapareurs, voleurs du pauvre monde, tire-laines du malheureux, quelle valeur a-t-elle pour eux la morale et surtout l'hygiène ? Ah ! si c'était pour eux, rien n'est trop bon, ni bottines, ni vin», ni mets de premier choix, pourquoi même aller à pied alors qu'il est si facile «Tacheter un bou tonneau avec un fringant poney. De plus, le parvenu d'aujourd'hui a sa morale à lui ; il doit se créer un nom dans le monde, prendre une place au théâtre, taire apprendre le piano à sa jeune fille et je ne sais pas tout quoi ! Appliquez-leur donc la loi, condamnez-les à une amende qui leur ferait baisser la tête, mais pas une amende dont iis se moquent, ajoutez-y quelques mois de prison. Affichez le jugement à leur demeure, publiez leurs noms avec le jugement in extenso dans les journaux et vous verrez toute cette plèbe de galériens dorés sur tranches, impunis jadis, punis bientôt espérons-le, disparaître peu à peu pour le bien public. Mais vous aurez à combattre leurs influences, car ne pas croire à celles-ci serait aussi un crime. Un coup de balai et un bon ! Une rafle, deux rafles, et qu'on les continue. Prélevez un échantillon de tout ce ti3 de victuailles, et soumettez-le à une expertise serrée, et sus, au falsiîicateui sans pitié ; faites-lui rendre gorge ei s'il a» mis son butin financier à l'abri, ce qui arrive actuellement trop souvent, faites-lui cadeau d'une peine de prisor tellement longue, que la mémoire lui fera défaut pour se souvenir le jour de sa libération où il l'a caché. Toutefois, il est réconfortant de voij que malgré ce mercantilisme honteux ei outrancier actuel, où l'honneur est l'argent, seule convoitise, 11 existe encore des hommes à poigne, et dont le caractère honnête et loyal ne s'est pas faussé. Mains de fer, volontés hardies, ils n'hésitent pas à abattre à coup de pioche cet édifice d'abus et de falsifications, au mépris des lettres anonymes qui pleuvent, des menaces qui semblent suspendues comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, même malgré les offres d'argent faites pour acheter leur silence. Hommage à ces hommes hardis qui protègent la santé publique, car l'honneur et la responsabilité du pouvoir sont pour eux un apanage légitime. A propos de critiques ••• Nous tenons à répéter ce que nous avons dit en esquissant le programme de L'Echo. Nous sommes un journal absolument indépendant, libre de toute coterie politique. Noua avons pour devoir de signaler impartialement les abus, les imperfections et les méfaits des accapareurs, d'où qu'ils se produisent et d'où qu'ils viennent. Nous vouions apporter notre aide aux autorités et à la justice, pour qu'elles remédient aux situations lamentables qui se découvrent chaque jour. Notre but : être l'intermédiaire éclairé entre les administrateurs et les administrés en félicitant ceux qui le méritent et en fustigeant ceux qui volent et accaparent les denrées nécessaires à l'alimentation des populations. JVotre désir : faire régner plus de justice, plus d'équité, plus de propreté, là où tout cela manque. Etre la voix du peuple, de l'opinion publique impartialement enregistrée et commentée. L'Echo. LE PAIN Tout le monde se plaint, à l'heure présente, du manque de vivres et p inci a-lement du poids minime de notre pain quotidien. Il est certain que nos rations sont restreintes et que, plus d'une fois, nous devons éprouver les tourments de la faim ! Le public, se fiant aux simples apparences, accuse souvent certaines autorités sans se douter que la cause primordiale de cette situation réside dans l'acte mal-honnête de divers négociants et particuliers.D'où vient la pénurie de rations de pains que nous subissons aujourd'hui? Du manque de céréales, disent les uns ; de l'incurie des administrations, diseni les autres 1 Ces deux hypothèses s'appuient évidemment sur des faits indiscutables et ii est hors de doute qu'avec des mesures sévères et intelligentes, nos administra, tions se seraient placées à l'abri de tou: reproche. Le principal coupable est l'égoisme qui, malgré les tristes moments que nous traversons, habite certaines âmes. Il y a des boulangers qui parviennen à soustrair des stocks parfois considé rables de farine afin de les débiter à des prix supérieurs, soit à des pâtissiers, soi à des particuliers. La soif de lucre domim ces agissements que je ne crains pas de qualifier de criminels et de lâches. Il est honteux de constater que la masse du peuple doive subir le poids de cet égoïsme qui se rencontre chez de nombreux négociants. Alors que la charité devrait dominer tous les actes de la vie présente, que tou3 les citoyens d vraient s'entr'aider, ii est infâme de s'enrichir au détriment d'une population souffrante et nécessiteuse. Des boulangers qui trafiquent sur la farine distribuée par le Comité National, se rendent coupables d'escroquerie punissable par le tribunal. il faut que la justice donne à ces êtres sans cœur et sans morale, une leçon exemplaire afin que ceux qui seraient tentés par un gain supérieur, se rendent à des sentiments plus équitables. L'heure n'est pas de trôner et de faire peser sur le peuple le joug impitoyable d'une privation cruelle. Notre intérêt veut que tous ceux qui nous accablent par l'ignominie de leur commerce, soient livrés sans pitié à la justice, qui les Dumra H*na «nj juste mesure. Que tous les boulangers agissent selon les règlements prescrits, qu'ils abandonnent leurs désirs de richesses et nous verrons alors augmenter les rations quotidiennes.C'est 'à l'autorité qu'appartient le devoir de purger la société de ces infâmes négociants et c'est au public à l'aider dans l'intérêt commun ! Odieux trafic du Pain Malgré toutes les poursuites déjà intentées et les nombreuses condamnations prononcées, pas de jour ne se passe sans que les affameurs du peuple n'exercent leur métier, le trafic du pain qu'ils vendent jusque 2.50 francs pièce ! c'est chaussée de Waterloo, vers la petite et la grande Espinette, aux alentours du Lion même que le trafic bat son plein. Ils sont des tas, ces voyoux qui colportent du pain de Bruxelles vers les villages situés tout le long de la route de Bruxelles à Charleroi. Le manège est curieux à observer, et il faut le voir pour le croire. Des charrettes chargées de pains parviennent à gagner la eampagna où le commerce se fait presque sous l'œil bienveillant des autorités il! D'un petit véhicule on retire un sac de pains qui est passé à un naturel de l'endroit mieux à même de connaître les gens qui donnent le bon prix et qui gardent le secret. Puis la voiture continue et plus loin le manège recommence. La police de St-Gilles, n©us l'avons dit, a pincé beaucoup de c«a trafiquants de pains, mais les polices rurales, n'en parlons pas. La farine employée pour faire ces pains est iratidée et malgré toutes les poursuites beaucoup de boulangers revendent de la farine. Il faut prendre des mesures énergiques contre les boulangers, de là vient tout le mal. Plus de surveillance des boulangeries et lorsqu'on pince un boulanger fraudeur, lui faire fermer sa boutique pour un an. Lee inspecteurs du Comité National ont beile besogne à faire sur les routes dont nous parlons et dans toutes les boulangeries. —we—mii—m i i m imi nwn —M"*»** LAEKEN Les vola à l'Alimentation. t Les nommés Louis Vand.., Gustave Ver.., Henri B.., François H.., tous qua-> tre habitant Laeken et employés au Comité t d'Alimentation (Section de la Boucherie) ; ont été surpris sortant des magasins por teurs de parties de viande. Au moment de leur arrestation, on ne découvrit rien sur le quatrièmè prévenu. Ils viennent de comparaître devant le Tribunal Correctionnel qui a acquitté le quatrième, le sieur François H..; déclarant la prévention établie à charge des trois premiers. Sur réquisition du Procureur du Roi, le tribunal condamne les trois inculpés chacun à deux mois de prison ! En voiià qui s'en tirent à bon compte, surtout si l'on sait que les deux premiers bénéficient encore d'un sursis de 5 ans- ! Oh ! cette loi du pardon 1 qu'on applique trop souvent maintenant; elle nous paraît cause de beaucoup de délits. Les empoisonneurs ! On se rappelle le liquoriste de Laeken qui fut condamné à 5 ans de prison pour avoir mis de l'alcool méthylique dans ses cognacs. Plusieurs personnes sont mortes. Nous avons dit que la condamnation à 5 ans prononcée contre le distillateur assassin était insuffisante. Voilà qui le Quatre individus : Henri P..., voyageur de commerce, demeurant rue Van Arteveide ; Charles François S..., employé de commerce, rue du Lombard; Camille L..., voyageur de commerce, chaussée de Bruxelles, à Forest; Marcel O..., voyageur de commerce, rue de Rotterdam, sont poursuivis pour avoir vendu de l'acool méthylique pour du bon alcool. Ces ignobles personnages n'ont pas craint de détruire la santé de leurs semblables pour se créér quelques sous de bénéfice Aussi espérons-nous que le tribunal correctionnel devant lequel ils vont comparaître tous les quatre le 11 avril, leur infligera une condamnation au grand maximum. A chacun 5 ans de prison et ce ne serait rien de trop pour avoir voulu empoisonner, tuer même, plusieurs persennes. Si l'affaire n'a pas eu les mêmes suites fatales qu'a Laeken, c'est bien parce que la police est parvenue à saisir l'alcool méthyllique avant son emploi, si non qu'aurions nous à déplorer ? la mort peut-être de plusieurs personnes. Aucune pitié pour ces gaillards dangereux. Nous ferons connaître le jugement qui sera prononcé. BOITSFORT Les falsificateurs Léonie P....de Boitsfort fabriquait et vendait un produit auquel elle avait donné le nom mystérieux de Motaïk. Ce produit remplace le café, et constitue une marchandise saine et sans chicorée (ainsi s'expri-mait la marchande). Or, l'analyse a démontré qu'il y avait dans ce produit 80 °/0 de chicorée et le reste de matières diverses et un* très petite quantité de café... entin juste assez pour donner à cette mixture le goût du café. Les inspecteurs mirent Léonie P... en prévention du chef de tromperie sur la qualité de la marchandise vendue. Le tribunal a condamné Léonie P... à 50 fr. d'amande ou 8 jours de prison, avec sursis de 5 ans. SAINT-GILLES Lundi dernier, M. l'officier de police Lepage eut son attention attirée par le camion d'un voiturier venant de Ha). Il avait le flair, M. le commissaire, car le camion contenait, en effet 25 sacs de chicorée bien dissimulés et destinés à un accapareur de Bruxelles. Le tout fut saisi et prit le chemin du commissariat où procès-verbal fut dressé en bonne et due forme à charge du ■—■——h i camionneur dont on ne tardera pas à connaître les complices. Bonne aubaine pour le Comité d'Alimentation qui est • entré en possession des 1250 kilog3 de chicorée. ETTERBEEK L'Affaire Mystérieuse. L'accapareur arrêté dernièrement mais dont l'arrestation n'a pas été maintenue au grand étonnement de toute la population, semble ne pas être inquiété davantage. Que signifie ce mystère? Voilà un Individu arrêté au moment où il rentre chez lui avec 250 kilogs de farine fraudée dont il ne peut expliquer la provenance à l'agent temporaire Dumoulin qui le questionna et qui échappe à l'arrestation immédiate!! Mais alors il est innocent et l'agent Dumoulin a fait une arrestation arbitraire! De grosses légumes s'occupent de cette affaire. Pourquoi? En quoi diffère-t-elïe des autres? Les 250 kilogs de farine saisis sont-ils une preuve « oui » ou """ On arrête et on emprisonne les autres. Pourquoi celui-ci est-il privilégié? L'opinion publique à Etterbeek murmure et réclame des explications. Qui va les donner? Lt Dtmmill NiTlONiL Dans un discours qui eut son heure de retentissement, Jeu M. le Ministre d'Etat Beemaert, alors président du Conseil, exposa ce qu'il appelait le « débinage national »; il y montra de l'humour parfois, de l'amertume souvent; il énu-méra une série de mesures inspirées des meilleures intentions et travesties bientôt par la malignité publique ; il détailla les difficultés que rencontrent toutes les hranches de l'administration dans leurs offices les plu3 nécessaires ou leurs actions les plus bénignes; il démontra, avec exemple, comment la population résiste aux pratiques les plus logiques, les plus élémentaires de la vie sociale. Quand l'administré belge n'est pas rétif, il est gouailleur; souvent il est rétif et gouailleur à la fols pour devenir frondeur; il suspecte a priori toute initiative alors qu'un instant de réflexion la lui ferait paraître avantageuse ; toute réglementation imposée par les circonstances lui devient draconienne; toute prestation, rendue obligatoire par la simple logique, lui est vexatoire. Sur ce thème, l'orateur semblait inépuisable ; la matière il est vrai, — rendons-nous cette justice fâcheuse — était abondante. Le discours ministériel sur le « débi-nage national » nous est revenu souveut en mémoire en entendant les appréciations du public sur les organismes qui assurent le ravitaillement du pays ou sur le fonctionnement de ces organismes ; le débinage en était le foDd, un débinage rarement atténué par !a gratitude, quelquefois même peu mesuré. Peut-être fait-il partie du tempérament national et la raison pas plus que les épreuves ne peuvent nous en guérir. Que tout n'ait pas été parfait dès le début, c'est certain. Dans les conditions tragiques où ils se trouvaient, les hommes voués au sauvetage de la population avaient plus de cœur que d'expérience ; le problème à résoudre était nouveau, les obstacles à surmonter étaient ravinés d'embûches. On n'en aurait pas moins dû admirer unanimement les résultats auxquels ils arrivèrent promptemeht et, par un concert spontané des bonnes volontés, leur faciliter la tâche. Mais le débinage national permit à peine. ✓

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Cet article est une édition du titre L'écho: journal régional hebdomadaire appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à - du 1917 au indéterminé.

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