L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 03 Decembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 29 novembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gx44q7rv82/
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£eme A«8îê@ N°~. ISOl s cent Mardi 3 dêcësiibrë 19S6 L' ECHO BELGE L'Union fait la Fores. «Journal esuotiailein du matin B3«iraâss£anî en ffoSIgaansSe Se/50 est notre nom de Famille. Toutes les fiettres cîoivenî être adressées au jbiareeaoi cfle a*écta<c£I ora : IM- 2E. VOOKBURG'WAL 334—SV&Q, AMSTERDAM. Téléphonés: 2797 et Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. rr Comité cîe JRédactSon : Charles Bernard, René Chamtory. p '■* Jffc't» 1* WliVKIt KlSf I (<i iB3 H e B if 0 Abonnements: hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au iront et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par inois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le Président Wilson en Europe. C'est un événement capital que celui de l'arrivée on Europe du président Wilson, L'usage, l'usage plus fort que la loi, veut qu'un président des Etats-Unis no quitte pas le territoire de l'Union au cours do sa présidence. Il n'a pas fallu moins que le bouleversement du monde pour amener aussi l'abrogation d'une règle qu'en gomme rien ne justifie mais que la tradition consacre. Pour comprendre la portée de la venue en Europe du président Wilson, il importe d'envisager dans son ensemble l'intervention des Etats-Unis dans la grande guerre. Lo mobile en a été purement moral et à ce propos l'on ne saurait invoquer un meilleur témoignage que celui d'un ennemi. Dans sa lettre fameuse, adressée à M. de Rathenau, M. Ballin, le directeur* de la Hamburg-America Line, qui, après avoir joué le rôle de Cassandre auprès de l'empereur et de Ludendorff, s'est suicidé de désespoir a la lecture des ^conditions de l'armistice, M. Ballin donc déplore que l'on n'a jamais compris, ni voulu comprendre «î Allemagne l'idéalisme des Américains. L'Amérique est entrée dans le conflit sans buts, de conquête ou de lucre, bien au contraire. L'Amérique a été profondément révoltée <les attentats successifs contre le Droit commis par l'Allemagne. Quant au gouvernement américain et à son chef, le président Wilson, dont il apparut qu'ils étaient remarquablement renseignés sur les intrigues allemandes, ils ont toujours, et aussi longtemps qu'ils l'ont pu, retardé l'entrée en campagne que réclamait la grande majorité du peuple américain. Le président espérait toujours que l'Allemagne finirait par comprendre ; son erreur et qu'elle comprendrait aussi que la patience américaine, si durement mise à l'épreuve, a de6 bornes. Il y a dans les notes et les messages du président une gradation, aussi bien dans le fond que dans la forme, qui a échappé aux politiciens do Berlin. Aussi, lorsque les attentai de l'Allemagne mirent en danger la sécurité de l'Amérique elle-mcme, la mesure était comble. Souvenons-nous des machinations du fameux Boy-Ed et de l'alliance que Zûnmerman fit proposer à Caranza, président du Mexique. Mais ce fut surtout le torpillage de la ,,Lusitania", dans lequel périrent tant de sujets américains, qui détermina l'attitude de l'Amérique. La déclaration de la guerre sous-marine renforcée, ,,rucksichtlos", de l'Allemagne, n'était, ni plus ni moins, qu'une déclaration de guerre à l'Amérique. Wilson releva le gant. Cependant aucune pensée de vengeance ne guidait nos nouveaux et puissants alliés. Wilson n'eut pas besoin de changer le sens de ses premières déclarations, au contraire. Son action apparut comme une suite logique, comme la conséquence nécessaire de l'attitude qu'il avait adoptée dès le début. Son programme alors comni9 avant n'était que de détruire la casto néfaste qui avait conduit l'Allemagne et l'Europe à la ruine. Sa volonté n était que de rétablir le droit qui avait été violé par cette caste, mais ceci dans Je sens le plus large du mot. Enfin son ambition était que cette guerre, 'la plus atroce qui eût jamais bouleversé le monde, fut 3.ussi la dernière. Et, pour couronner, pour garantir aussi cette paix durable qu'il rêvait d'instaurer, il proposa de constituer la société des nations. Programme vaste et complexe, Ôn comprend que le président ait tenu à assister lui-mémo à la grande conférence des peuples où il sera débattu. Par exemple il s'est élevé à ce sujet, de ce côté do l'Atlantique, quelques craintes et même des soupçons. Est-ce Cjiie Wilson, le pacifiste Wilson, no va pas taire valoir son influence pour soustraire l'Allemagne, ou plutôt le peuple al- j lemand, aux conséquences extrêmes de sa j défaite? Où voit-on qu'une pareille crainte, ju un semblable soupçon ss justifie? Quand ''Allemagne en octobre dernier a réclamé les bons offices du président des Etats-Unis, dans l'échange de notes et de déclarations (|ui s'ensuivit, où voit-on que M Wilson aurait néglige les intérêts des alliés et aurait montré quelque, faiblesse ou quelque condescendance vis-à-vis de l'Allemagne? Bien loin de compromettre l'exécution de son a étonné le monde par la clarté, par "la justesse de ses vues, et par sa nette compréhension des choses. M. Wilson veut ce qui est juste, ni plus, ni moins. Et ceci n'entraîne- t-iJ pas pour l'Allemagne et ses complices le plus grave, le plus dur châtiment, Puisque la justice exige d'eux des réparations complètes: Et ces réparations qui si- j ; gniiient pour l'Allemagne l'écroulement de ' l'oeuvre de Bismarck et pour l'Autriche-Hongrie la dissolution de l'empire en un groupa de peuples indépendants, ne com-pi'ennent-elles pas non plus le payement deé dommages de guerre et des gages pour ; 1 avenir ? Nous restons ici dans le cadre des U articles du programme du président, un programme assez large pour satisfaire à 1 toutés les aspirations justes et légitimes. 1 Sien loin de compremettre l'exécution de ! ce programme qui est devenu le nôtre, la présence aux délibérations du prochain cou- * de l'homme qui l'a élaboré est une g a- ] rantie de plus. ] Charles Bernard. — ; Pour nos prisonniers i Mlle V. 0 1.50 îl. 1 II y s un zîs I S decembré 1917 : La conférence interal- î 'jfe est ouverte à Paris sous la 'présidente s es U% Clemenceau* £ En Belgique. L'entrée du Rot Albert à Liège. Une journée inoubliable. — La ville en fête. — L'arrivée du couple royal. — Le général Léman. —. La réception à l'hôtel provincial et à l'hôtel-de. ville. — Un service d'actions de grâces à la cathédrale. Samedi, 30 novembre, le Roi a fait son entrée à Liège. Il était accompagné du général Léman, le défenseur de Liège. La ville était abondamment pavoisée et brillamment illuminée. Depuis le matin la circulation fut intense et tout le mondé portait la cocarde nationale et les couleurs alliées. L'affluence des personnes habitant les environs fut considérable. Des milliers de gens étaient venus de la vajlée de la Vesdre, des bords de l'Ourthe, du Pays de Herve et de Spa. Il avait été décidé que le Roi se rendrait de Bruxelles à Ans en aéroplane, mais par suite du temps brumeux on renonça à ce projet et notre souverain fit le voyage en automobile. Plusieurs heures avant son arrivée la rue Hesbaie, la Place Notger, la Place Saini-Larnbert et la Place Verte étaient noires de monde. Finalement le cortège arriva, le Rqi et la Reine en tête ot à côté du Roi le général Léman. Ce fut un enthousiasme indescriptible. On criait, on applaudissait, on agitait des mouchoirs, des drapeaux et des chapeaux. Après avoir assisté au défilé, au cours duquel on remarqua la présence du prince-héritier dans sa compagnie, lo couple royal et le général Léman furent reçus à l'hôtel provincial, où M. Delvaux de Teneffe, gouverneur, leur souhaita la bien venue. Ensuite nos souverains se rendirent à l'hôtel de ville, où le bourgmestre Kleyer leur adressa la parole. A 4 heures le Roi et la Reine se dirigeaient vers la cathédrale, où ils furent reçus par l'évêque. Le Roi répondit en des termes chaleureux. La cérémonie se termina par l'exécution, I par les choeurs, d'un cantique d'actions do grâces. Les troupes, au nombre de 7000 environ, Belges et Français, furent longuement ovationnées.La nuit était déjà tombée quand le. couple, royal et sa suite quittèrent la ville. \ ! J La Chambre reprend ses travaux. M. Poullet président. — La droite et le suffrage universel. — La question des loyers, — Les droits des Flamands. — L'armée. } Jeudi la Chambre belge a repris ses travaux. Le lendemain le Sénat se réunit. ^ Avant la séance plusieurs groupes poli- r tiques avaient déjà tenu des réunions pour ] arrêter leur ligne de conduite et pour dési-gner leurs candidats pour les différentes ^ fonctions au bureau de la Chambre. e Comme président M. Poullet, ancien ministre des Sciences et des Arts, fut désigné. Dans toutes les réunions séparées on décida d'appuyer le gouvernement. La droite cependant fit des réserves au sujet du projet ci du gouvernement d'instituer le suffrage uni- r versel et égal. De nombreux/ catholiques r s'opposent à ce que ce droit soit déjà appli- cl L'Armistice. j° Les troupes britanniques passent la frontière t. allemande. LONDRES, 2 décembre. (Reuter.) Les ^ avant-gardes de la 2mo armée britannique " sous le commandement du général Plumer, ont passé aujourd'hui la frontière alleman- l de entre Beho et Eupen et se dirigent maintenant vers le Rhin. Dans la soirée nos t( troupes avaient atteint la ligne générale v( B urg—Reuland—B ulli ngen—Mon tjoi c. Les Américains passent la frontière allemande. <•! LONDRES, 2 décembre. (Reuter.) La fc 3me armée américaine a passé la frontière allemande et a atteint là ligne Alfersteg- a Winterschied, l'est de Mulbach, Coral, Trier, Ivonz, Saarburg, Tabcnn. Les troupes grecques à Consîantinople. NEW-YORK, 1 décembre. ("Reuter). Le journal grec national ,,Herald" a envoyé un télégramme au colonel Catachakis, le comman-lant des troupes g reçues «à Constantinoplê, dans ' equel il le félicite pour l'entrée des troupes P grecques dans la ville sainte et pour de rétablis- {j, ioment du service divin dans l'Yga Soplhia. J g| La reddition de la flotte allemande. il BERLIN, 30 novembre. Excepté le d( ,Konig", le petit croiseur ,,Dresdeii" et L an torpilleur tous les navires stipulés dans ni es conditions de l'armistice ont été livrés à P présent. Le 29 courant la dernière escadre ac le sous-marins est partie d'Helgoland. * Au fr ;otal 122 sou^-marins ont été livrés à pré- ni ;ent. " ; ni Dans la Baltique l'enlèvement des mines le continue. Le Sont et le Grand Belt sont de ' cé îouveau navigables. Des navires charbon- re îiers font le service pour le repatriement des Allemands en Finlande et à Reval. Dans [uinje jours on espère avoir terminé ce ransport. On commencera ensuite à trans->orter les troupes de Libau. Les navires russes et allemands &9 trou- 1 'ant à Sébastopol ont également été livrés.-. LONDRES, 30 novembre. (Reuter.) ro ./amirauté annonce que le 26 novembre ! 'escadre des alliés dans la Mer Noire a jeté Cl 'ancre en rade de Sébastopol. Les navires 1 ar usses tombés entre les mains des Allemands me e rendirent, ainsi que quelques sous-marins ' en Jkma-nda. | dr qué immédiatement aux élections pour 1 nouvelles Chambres. Avant que M. Delacroix prit la parole ministre M. Vandervelde. déposa un proj de loi au sujet de 1 'arrangement de la que tion dep loyers. D'après ce projet les loye inférieurs ( 600 francs par an encore dus a devront plus être payés tandis que ceux s" périeurs à 600 francs seraient réduits à moitié. * * * Le discoursidans lequel M. Delacroix e: posa son programme n'apprit pas grand chose de nouveau après le discours du Ro Il insista surtout sur l'accord entre les men bras du parlement. Au sujet du suffrage universel à l'âgé c 21 ans il dit: Cette réforme est justifie par les souffrances que nous avons enduré: en commun au cours de la guerre. Les fai' ont résolu cette question. , S'occupant de la question du droit d: Flamands le président du conseil des mini* très déclara que le principe de l'égalité con plète est inattaquable et que le gouvernt ment veillera à l'application de ce prir cipe. Le ministre reconnut cependant1 qu' y a des questions délicates. * * 44 Ensuite M. Delacroix annonça que l'ai niée restera sur pied de guerre jusqu'à . 1 signature de la paix. Les plus ancienne levées ont déjà été licenciées cependant. O a, commencé immédiatement à appeler le nouvelles levées. Le rétablissement de [a vie économique. Le commerce en marks. — Les mesures du gouvernement. — 400 grammes de pain blanc par jour. — La reprise de l'activité au port d'Anvers. Ou prend des mesures énergiques pou mettre fin au commerce en marks. Jeudi le Bourses de Bruxelles et d'Anvers fur-en 'eraiées pour empêcher les contrebandiers }ui ne trouvent plus de billets de baiiqu belges, d'échanger encore leurs marks contr les actions de da Rente Belge et des lots d Ville. Cette semaine on commencera proba ^lement par l'échange des marks. * • * Le rétablissement de la vie économique s era* d'une façon très rapide. Partout déjî es .résultats de la fin de shostilités se foir sntir. C'est comme par enchantement qu'oi /oit reparaître toutes sortes d'articles don->n ignorait l'existence. Aussi les' prix de: 'ivres baissent-ils de 25 à 50 % d'un coup Partout on peut se procurer du bon pair >lanc et à partir du 1 décembre la ration de >ain générale est de 400 grammes par jour, * * * Dans quelques jours Anvers sera le centre ie l'approvisionnement pour la Belgique, ?ous les bateaux américains du Relief y arriveront, de sorte qu'on peut s'attendre sous ieu à une reprise de l'activité au port. Les ivres destinés aux Allemands arriveront gaiement à Anvers., A âîivers L'administration communale de la ville 'Anvers a fait déclarer au tribunal qu'elle e prend aucune responsabilité pour les éôents pillages qui se sont produits pen-ant que la ville est en état de siège. roiseurs français dans les ports balkaniques. PARIS, 2 décembre. (Reuter.) Lo minis-:q de la marine» annonce que les navires "ançais ,,Bruin" et ,,Cumetsrre" sont par-s de Salonique pour Constantinople. Le Protêt" s'est rendu à Galatz. Le croiseur Jules Michelet" est arrivé à Samsonn. a reddition des Allemands dans l'Est-Africain. LOURENÇO MARQUES, 1 décembre. (Reu-r.) On annonce officiellement que le général m Lettow Voribeck s'est rendu avec 30 offi-31*s, 12o autres Européens, 1156 Ascaris, 1516 >rteui\s, 482 porteurs locaux et Portugais, 13 icfs de tribus indigènes, 283 indigènes et 819 mines d'indigènes. Les Ascaris fm-ent tenus Tabora pour êTe rapatriés et les Allemands Darbracht. Les négociations ci© paix Le voyage de M. Clemenceau à Londres. PARIS, 1 décembre. (Havas.) Le r,Petit ajrisieû" annonce que M. Clemenceau part icidément samedi soir pour Londres. Son >sence sera, d'ailleurs, de courto durée, car compte être de retour à Paris pour pren-> part au conseil des ministres de mardi. ? président du conseil est accompagné du aréchal Foch, ainsi que do MM. Stephen cb.on et Philippe Berthelot, directeur-! joint des affaires politiques. Les ministres •inçais conféreront à Londres avec les mi-stras anglais, avec MM. Orlando et Son-no et avec lo colonel Ilouse. L'objet do ir délibération sera .la fixation de la produre à adopter pour la prochaine confé-nco interalliée. Une réunion de ministres de l'Entente à Londres. LONDRES, 1 décembre. (Reuter). Le eonier ministre Clemenceau, les ministres tliens Orlando et Sonnino et lord Deriby nt partis hiier soir pour Londres. Le maré-al Foch se joindra à eux en cours de il te. LONDRES, 1 décambre. (Reuter). MM. emenceau, Foch, Odando et Sonnino sont rivés à Douvres aujourd'hui un peu avant di. Ils eurent à souffrir du mauvais temps cours de route. Ils partirent pour Loues avec le train ro£al„ Une récaption enthousiaste à Londres. LONDRES, 1 décembre. (Reuter). La réception organisée en l'honneur de Foch, Clemenceau, Orlando et Sonnino fut particulièrement enthousiaste. Les fortes averses es de la matinée avaient cessé quelques heures avant l'arrivée des hôtes. Sur tout le parle cours suivi par le cortège un cordon de ?A> troupes avait pris place. Malgré le temps s- défavorable et l'heure 'difficile — l'heure rs du déjeuner pour les Londoniens — beau-ie coup de personnes étaient venues pour .1- saluer les hôtes. la L'aspect de Charing Cross était impressionnant. Sur toute la longueur du perron on avait disposé des tapis mauves, tandis c- que toutes les colonnes étaient décorées de drapeaux alliés. i. En face de l'endroit où le train s'arrêta l- il y avait un grand espace vide, entouré des deux côtés par une garde dyLhonneur et par .e un corps de musique qui jouait des airs na-;e tionaux. îs Une nombreuse et distinguée assistance £ s'était réunie à deux heures. En dehors des principaux officiers de l'arnrée et de la !3 flotte en grande tenue on remarquait la pré->- sencs de presque tous les membres du cabi-l- net ainsi que du ministre d'Italie et du per-•- scnnel de la légation, suivis de M. Caanbon - et du personnel de la légation de France, I tandis que les uniformes des membres des missions milita-ires et maritimes, française et , italienne vivraient de jeu des couleurs. On acclama Llcyd George lorsqu'il fit son a apparition avec Bonar Law sur le perron et 3 qu'il entama une conversation avec Cam-, II bon. Parmi les autres ministres on remarqua s sir Eric Gsddes, lord Reading, lord Milner, Austen CXmlberlain, Walter Long, Churchill et Curzcn. Peu avant deux heures le duc de Connaught fit son apparition. Cinq minutes plus tard le train, orné de drapeaux français, rentrait en gare et Foch descendit de wagon, cordialement accueilli par le duc de Connaught et par Lloyd George. Foch semblait vivement ému lorsque la musique entama la Marseillaise et que les L' acclamations du public massé à l'extérieur 3 de la gare parvinrent jusqu'au perron. Le k • maréchal et le duc de Connaught inspectè-> rent immédiatement la garde d'honneur. 3 La réception ne dura que quelques minutes; 3 MM. Clemenceau, Orlando et Sonnino for-3 niaient le centre le plus animé. • Le maréchal Foch et le duc de Connaught montèrent ensuite dans la première voiture, Clemenceau et Lloyd George dans la seconde ï et Orlando, Sonnino et Bonar Law dans la troisième. Une langue ovation les accueillit tandis que les cloches sonnèrent à toute volée. Derrière le cordon des troupes, présentant les armes, se massaient les spectateurs en vingt à trente rangées. Ce fut certes la plus grande foule que l'on vit jamais à Londres. Partout l'on agitait des drapeaux. De tdus côtés en entendit des hourras et des acclamations.Une assistance distinguée s'était rassemblée devant la résidence^ du maréchal Foch. Lorsque le maréchal entra une jeune fille, portant ùn costume aux couleurs françaises, lui présenta des fleurs. Foch parut pilus tard sur le balcon, après quoi la foule cria: Nous désirons un discours. Mais le maréchal ne donna pas. suite à cette demande et se retira. Devant la légation de France une grande feule acclama M. Cambron lorsqu'il reçut M. Clemenceau. Les premières visites accomplies. LONDRES, T décembre. (Reuter.) Peu après son arrivée, le maréchal Foch se rendit vers la demeure du premier ministre, où il s'entretint pendant une demi heure avec Lloyd George et les autres ministres. Peu après six heures les ministres italiens et Foch se rendirent au Bucikingham Palace où ils furent reçus par la reine et par la princesse Mary. Ils se retirèrent ensuite pour aller faire une visité à la reine Alexandra et au duc de Connaught. Le voyage de M. Wilson, WASHINGTON, 30 novembre. (Reuter.) i On croit que M. Wilson partira le 3 décem- . bre. La délégation japonaise à la conférence de la paix. PARIS, 30 novembre. (Havas.) De Tokio : On annonce la nomination comme premier plénipotentiaire japonais à la cou- i férence de la paix du marquis Saionji, an- , cien président du conseil et ancien chef du parti Soiyukai. Il sera accompagné par le , baron Macchino, ancien ministre des affai- , res étrangères, qui serait deuxième plénipo- -, tentiaire. L'indépendance d el'Arménie. LONDRES, 1 décembre. Reuter apprend que la délégation nationale arménienne. à Paris a proclamé l'indépendance de l'Arménie unie, y compris la Cilicie. 1 c La p©sitl@rs de Pex-empereyr i € Le ministre Barnss demande la pendaison i de l'ex-kaiser. , LONDRES, 30 novembre. (Reuter.) Le ( ministre Barnes déc lara dans un discours, ( prononcé à Dudley, que l'ex-kaiser doit être N pendu. M. Barnes fit ressortir que l'empe- ^ reur présida la réunion qui eut lieu un mois c : avant la déclaration de la guere et où celle- , ci fut décidée et il était d'avis que le plus j grand criminel et le plus grand lâche' de j. ! l'histoire ne peut pas échapper au juste châtiment qu'il mérite pour tous ses crimes, f SI faut pendre ou guillotiner cet homme, | dit i'„Gbserver". j t LONDRES, 1 déc. (Reuter.) L',,Obser- ] s ver" écrit en rapport avec la demande de | r Lloyd George de livrer l'empereur à la jus-' \ [ tice; | e Cet homme porte sur son front la marque d'un nombre infini de Caïns. Il a semé le mal sur la terre. Grâce à lui vingt millions d'êtres humains ont été tués ou mutilés directement ou indirectement. Les conseillers juridiques de la couronne ont conclu à la possibilité de l'extradition et à sa mise en état d'accusation. Quoi qu'il puisse se produire plus tard — il doit être livré aux alliés. La Hollande n'a pas le droit de le protéger et ne peut pas le protéger sans absoudre sa culpabilité. La Hollande ne peut pas songer à s'opposer à l'exigence des alliés de demander son extradition. Un long procès, avec plusieurs points d'accusation public, n'est pas nécessaire; i cela ne servirait qu'à troubler la question j principale et lui procurerait une dernière > chance de poser en grand martyre. j Sa culpabilité est établie et elle est monstrueuse. Lorsqu'on compare Guillaume II à Napoléon on calomnie ainsi' un des plus grands d'entre les hommes. Napoléon trouva un monde qui était déjà en guerre; Guillaume II trouva un monde vivant en paix et qui aurait pu continuer à vivre eu paix pendant un temps indéterminé. Faisant justice sans passiqp, il faut pendre ou guillotiner cet lionrme. Nous déclarons cela en pleine modération. Un emprisonnement facile à supporter ne ferait que mieux ressortir chaque jour l'opposition, contraire à tout droit, entre le sort de tel ou tel misérable, qui tue un homme, ét celui du guerrier impérial qui se baigna dans le sang et fit périr des millions d'bommes. D'un autre côté un emprisonnement sévère et prolongé n'atteindrait pas son but et pourrait même provoque!" un autre mal. Les alliés doivent agir simplement et sérieusement dans ce cas. L'abdication de l'empereur et la pressa française. PARIS, 1 décembre. (Havas). Tous les journaux font ressortir, dans leurs commentaires sur l'abdication de l'empereur, que, si avant le 28 novembre la république existait à Berlin, il y avait aussi un empereur aux portes de l'Allemagne. Ils observent tout aussi unanimement que 1 acte d abdication de Guillaume II est tout à fait personnel et qu'il ne contient pas l'abdication de ses descendants; quoiqu'il n existe plus d'empereur, il s'existe encore toujours un kronprins. Se fera-t-il tirer l'oreille aussi longtemps que son auguste père? Le ,,Petit Journal" dit que les alliés s'adresseront au gouvernement néerlandais pour lui. tout comme pour son père. Suivant le ,,Matin" "l'empereur n'a en vue que la conservation de l'Allemagne pour les Ilohenzollern. SBeï Protestation et revendications des intellectuels belges. PARIS, 1 décembre. (Havas). De Bruxelles: Le corps professoral de l'université de Bruxelles a rédigé une protestation contre le manifeste des intellectuels allemands du 2 octobre 1914 qui contenait nombre d'affirmations .mensongères à l'égard de la Belgique. Il déplore que des ho moues de savoir et d'enseignement aient pu plier leur conscience à un pareil acte de servilité et que la raison ne les ait pas préservés d'une aussi outrageuse vilenie alors que la faus- • seté dos accusations est évidente et démontrée. ' D'autre part, dans.un rapport adressé au ministère des sciences et des arts, M. Ker-yn de Lettenhove, l'archéologue connu,préconise un système de récupération consistant à remplacer les oeuvres d'art par d'autres , prises c^iez l'ennemi. Il montre la responsa- , bilito encourue par l'Allemagne et l'Au- , triche. ,.C'est, dit-il, dans les collections royales et princières, dans les églises aile- ; mandes et autrichiennes que la Belgique < loit chercher l'équivalent de ce que les sol- ; :!at de ces deux pays vinrent lui prendre." \ Lo rapport conclut que toutes les galeries allemandes, publiques et privées, devraient < 3tre mises sous séquestre jusqu'à ce que les < :bjets volés en France et en Belgique soient restitués ou compensés. I Ere Frooe.e Un geste touchant du roi d'Angleterre. | PARIS, 1 décembre. (Havas). Le Roi 3eorges a eu la touchante pensée, qui a été c lu coeur de tout lo peuple français, de fai- 1 •e porter dans les cimetières de Paris des c xurcimieè pour être déposées sur les tomibes 1 les soldats français qui sont morts pour leur ^ >ays. ESira âlsact Proclamation du maréchal Foch. c PARIS, 1 décembre. (Havas.) La procla- c nation suivante a été adressée par le m a ré- 1 liai Fcch aux populations allemandes de la c ive gauche du Rhin: ,,L'autorité militaire alliée prend le ommandement du pays. Elle exige de ous la plus stricte obéissance. Les lois [ t règlements en vigueur au moment de j 'occupation seront respectés par nous, en ^ ant qu'ils ne portent pas atteinte à nos [roits et à notre sécurité. Squs la direction ~ t le contrôle des autorités militaires les ser-'ices publics sont appelés à fonctionner. Les onctionnaires ont le devoir et seront tenus l'exercer, .consciencieusement et honnête-tient', les emplois dont ils ont la charge; Q1 2S tribunaux continueront à rendre la jus-ice. Les habitants doivent s'abstenir, en ^ aroles et en actions, de tout acte d'hosti- S! 'té directe ou indirecte à l'égard des auto- | itées alliées. Ils doivent obéid aux réquisi- ic ions qui leur sont adressées conformément la loi. Tout individu convaincu d'un cri-16 ou d'un délit, qu'il soit auteur .ou com- ^ lice, sera immédiatement arrêté et traduit n conseil de guerre^ Jçute infractipii aux b arrêtés, portés à la connaissance des populations, comme tout refus d'obéir aux ordres donnés seront sévèrement châtiés. La présente proclamation consacre l'occupation du pays par les armées alliées ; elle marque à chacun son devoir qui est d'aider à la reprise de la vie locale dans le travail, le calme et la discipline; que tous s'y emploient activement. Le maréchal de France, commandant en chef des armées alliées." (s.) Foch. La poste en Alsace. PARIS, 1 décembre. (Havas.) Le ministre du commerce, des postes et des télégraphes fait connaître que les correspondances postales à destination de l'Alsace-Lorraine doivent dès maintenant être affranchies comme celles pour les autres départements français. * * * L Alsace-Lorraine. PARIS, 1 décembre. (Havas.) Le correspondant du ,,Journal aux armées", Henry Bidon, trace ce vibrant tableau de l'Alsace-Lorraine délivrée du joug de l'Allemagne: ,,Pendant dix jours nous avons parcouru la Lorraine et l'Alsace. Partout le sentiment qui domine, le sentiment qu'il faut noter pour l'jjistoire, le sentiment éclatant et universel est celui de la délivrance. Les populations ^éprouvent une immense jcie et cette joi'e éclate en mille traits. Partout ce sont les mêmes^ scènes. A Metz, dans cette Lor^ raine si réservée, les habitants venaient sur la route de Pont-à-Mousson à la rencontre des troupes. Après le défilé il était impossible d'approcher de la cathédrale, tant la foin le était compacte. Toute la ville était dans la; rue et partout il en a été ainsi. Jusque dans les petits villages il y avait des décorations de sapins, des couronnes, des bander elles, des drapeaux, des inscriptions. Les soldats restaient éblouis de cet accueil. On se les dispu-: tait, on leur offrait du vin et du schnaps, on les logeait. ,,Nous avons to;us couché dans des lits," disaient-ils avec l'émerveillement' de gens qui ont couché quatre ans dans la paille. A Château-Salins il y avait à terre un ara ae triomphe préparé qu'on n'avait pas enj le temp: d'élever. Dans ce petit bourg une petite .fille saluait une autre en lui disant: ,,Bonjour petite Française". Redevenir! Français pour les Alsaciens et pour les Lorrains c est redevenir liibres. Ils ne séparent pas la 1* rance de la liberte. Les Allemands, quand ils se sont sentis perdus, ont essayé d offrir la liberté pour détacher du moins les Alsaciens-Lbrrains de la France.-Cette manoeuvre a piteusement échoué. Ils ent^ compris que les- Allemands ne manoeu-' vraient ainsi que pour pouvoir rester dans le pays. Cette allégresse, cette foule pendant des jours répandus dans les rues, ces enfants qui criaient ,,vive la France!", cette Marseillaise réclamée, applaudie, écoutée debout! et tête nue, cette bienvenue aux soldats, tout cela forme autant de signes irrécusan bles". Eîra Assileferre L'exportation. LONDRES, 30 novembre. (Reuter.)' Aujourd'hui le Board of Trade retira un) certain nombre de .défenses d'exportation. Les exigences des ouvriers anglais. LONDRES, 1 décembre. (Reuter.) .Une démonstration ouvrière a eu lieu hier soir 1 l'Albert Hall, au cours de laquelle Eam^ say Mac-Donald prononça un discours sou* rent interrompu. Une résolution fut adoptée comprenant les exigences suivantes: Installation d'une société des nations dêr* nocratique, basée sur la suppression de la inscription, le désarmement et le droit d& lisposer de son sort pour tous les peuples, y, ,'ompris l'Irlande et les autres peuples sou* nis. O11 exigea ensuite le retrait des armées' illiées de la Russie, le rétablissement immé-i liât de l'Internationale ouvrière et l'inclu-ion d'une charte ouvrière dans les coiidi-i ions de paix. On annonça- que cent mille livres sterling1 int été reçues pour la' fondation d'un journal ruvrier. * * * -e retour des° réfugiés foelgss de l'Angleterre. LONDRES, 30^novembre. (Reuter.) Les gouvernements anglais et belge se sont en-endus au sujet du rapatriement des réfugiés telges d'Anvers et des alentours. A partir [u 10 décembre des bateaux partiront del îouthampton et de Brighton. Dès que la uestien du transport dans l'intérieur dul >ays sera réglée, les Belges des autres paries du pays seront rapatriés. X * L'expulsion des Allemands de,l'Angleterre. LONDRES, 1 décembre. — M. Smith, .attorney général", déclara hier, dans un iscours prononcé à Dorset, que la politi-iie du gouvernement de coalition était de envoyer chaque Allemand, qui se trouve en ' e moment dans le pays, eu Allemagne. * -* * Le professeur Massaryk à Londres. liQ.VDRES, 1 décembre. Haltour offrit un ejeyner en l'honneur de Son Excellence le îesident do la république tchéco-slovaque le roresseur Massaryk. Parmi les invités' so rouvaient le chargé d'affaires do la républi- i».w Âm aro Âbsneis. Comme il nous est impossible de faire icaisser par la poste les abonnements de mnzaine, nous prions nos lecteur (jui dé-rent renouveler leur abonnement jusqu'au 15 îcsmbre de bien vouloir nous fair« tenir montant (75 cent pour les civils,. 371 cent îur Iss militaires) par mandat rj timbres )ste. Tout abonnement non renouvelé Le 5 décem* *e sera suspendu.

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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