La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1914, 13 Decembre. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 20 janvrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6d5p84556z/
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Dimanche 13 Décembre 1914 N° 39 Dimanche 13 Décembre 1914 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET REDACTION Hue Montagne-de-ISîoii, îî, HSï!UX.f0ïJl>Ks> K Bureaux : de 10 à 12 et de iô à 17 heures JOURNAL QUOTIDIEN Bruxelles et Faubourgs : S <l> eensliiues le numéro Provinces : I -• centimes le numéro I La pelito ligne fr. 0.40 ANNONCES ) 1^c'amo avant les annonces 1.00 j Corps du journal 2.00 I Nécrologie 2.00 LA GUERRE 130m* Jour de guerre Les journaux étrangers nous apportent aujourd'hui, en la disant officielle, une nouvelle surprenante. Il ne s'agit de rien moins que d'une victoire complète des SerDes, et de la réoccupation par leurs troupes de Valjévo et d'Uzicz. Ces deux villes, on le sait, étaient tombées entre les mains des Autu-chiens, au cours des opérations qui leur ont permis naguère de pénétrer en Serbie par la frontière nord-ouest et d'envahir une grande partie de son territoire.Si nous déclarons que cette nouvelle est surprenante — il faudra du reste en atteindre la confirmation pour en admettre définitivement la vérawte — c'est parce qu'elle replace subitement les opérations sur un terrain dont on était en droit de les supposer très éloignées. Les Autrichiens s'étaient avancés en effet bien au delà de la ligne qui s'étepd dans la direction nord-sud de Valjevo à Usiez;, ils avaient dépassé la Kolubara et la Ljig et étaignt parvenus au sud jusques au delà de la ville de Kacak, obligeant les Serbes à battre en retraite ppur aller se reformer sur la ligne Arandjelovatz-Milano-vatz-Kragujevatz. Jusqu'en ces derniers jours — a l'exception des combats qui continuent à se livrer au sud de Belgrade depuis la prise de cette ville — les engagements signalés par les dépêches de Nisch ou de Vienne avaient eu exclusivement pour théà-tre la zone délimitée au nord par Aranjelovatz, a l'ouest par la Morawa, au sud par une ligne allant d'au dessous de Kragujevatz vers Kacak, et a l'est enfin par la Ljig, affluent de la Kolubara. On pouvait donc estimer, en se basant sur les communiqués officiels, que l'on se faisait une idée si(fti-samment exacte de la situation en prévoyant Simplement un temps d'arrêt des opérations en Serbie: pas plus tard qu'hier encore, Vienne reconnaissait que l'offensive autrichienne avait été enrayée,' à l'ouest de Milanovatz par des forces considérables dont elle n'avait pu triompher. Si la nouvelle de la réoccupation de Valjevp et d'Uzicz se confirme, c'est que le théâtre des hostilités, que nous venons de plaçer sur un front de près de cent kilomètres au sud de Belgrade, a été avec une surprenante rapidité reporté à trente ou quarante kilomètres à l'est de la ligne délimitée par la Kolubara, de son affluent la Ljig et la ville de Kacak. Ce changement de front n'a en vérité rien d'impossible étant donné surtout que le communiqué de Nisch d'avant-hier a parlé de combats livrés au nord-ouest, et que la dépêche de Paris du 9 a signalé des progrès serbes sur la rive gauche de la Ljig. On peut au surplus imaginer fort !■ ;' quement la concentration, à l'ouest de Milanovatz et de Kagujevatz, de forces serbes suffisamment importantes pour avoir forcé d'abord l'aile droite ennemie à céder, et avoir entraîné ensuite la retraite générale de l'armée austro-hongroise. Si tel est vraiment le cas, on pourra dire que l'état-major serbe -— surtout que ses armées venaient d'être obligées à une retraite prompte et difficile — a réussi un mouvement stratégioue d'une extrême habileté. Néanmoins, comme le communiqué de Vienne d'hier, tout en annonçant à l'ouest de Milanovatz la retraite des Autrichiens vers des positions plus favorables, ne laissait pas entrevoir des événements de pareille importance, et comme en outre il affirmait la continuation de l'offensive austro-hongroise au sud de Belgrade, — offensive dont la témén apparaîtrait évidente si par ailleurs les Serbes avaient repris le dessus de façon aussi décisive la prudence élémentaire impose, répétons-le, d'attendre la confirmation de la nouvelle inattendue que nous venons d'enregistrer. * * * Dans le nord de la Pologne, les derniers communiqués signalent la persistance de l'action dans la région de Mlawa, sur le front Przasnysz-Ciechanpw. Les Allemands y essaient vraisemblablement de rabattre sur Varsovie, qui se trouve à 70 kilomètres de là, l'armée russe qui a récemment essayé d'envahir la Prusse Orientale par le sud, et au: été rejetée de la ligne Soldau-Keidenburg sur Mlawa. On se rappelle que l'aile gauche de cette armée a été repoussée au nord de Plock ; on peut supposer qu'elle a depuis lors rejoint l'aile droite de l'armée opérant dans le centre de la Pologne, que nous avons vue s'avancer il y a une dizaine de jours jusqu'à Gombin, à 20 kilomètres au sud de Plock sur la rive gauche de la Vistule. Cette aile droite s'est repliée ensuite sur Ilow, à 10 kilomètres à l'ouest de l'embouchure de la Bzu-ra. C'est sur le front Ilow-Lowicz-Glowno — mais surtout entre Ilow et Lowicz — que les Allemands ont procédé aux attaques furieuses dont parle le communiqué de Pétrograd. Ces attaques ont pour but évident de repousser les Russes de l'autre côté de la Bzura, entre Lowicz et la Vistule, pt,Ur les rabattre ensuite sur Varsovie qui est à 40 kilomètres plus à l'Est. Si les Allemands arrivaient. ;V ce résultat, les Russes seraient immédiatement me'pa-cés d'un inévitable refoulement de leur centre, qui se trouve approximativement établi sur une ligne allant de Glowno aux environs de Piotrkow en passant à une vingtaine de kilomètres à l'est de Lodz, et du refoulement plus inévitable encore de leur aile gauche, qui combat sur le front Piotrkow-Novdradomsk-Czenstochowa. Jusqu'à présent, les Allemands ne sont pas, à cet égard, arrivés à leurs fins : la dépêche de Pétrograd affirme que leurs attaques se sont succédées sans résultat, et n'est pas contredite par Berlin, qui se contentait de dire hier qu'elles continuaient. Plus au sud, c'est-à-dire au nord-est de Craco vie, la situation ne paraît pas s'être modifiée. En revanche, au sud de Cracovie la bataille est toujours extrêmement acharnée avec des alternatives diverses. L'activité est moindre dans les Carpathes : d?a-près une dépêche de Budapest, les Russes s'y 'seraient heurté à une contre-attaque tellement v)ve qu'ils auraient dû évacuer pour ainsi dire complètement la partie du territoire hongrois qu'ils avaient envahie, **. f.-S. En dernière heure, un communiqué 4e Nisch daté du S annonça que de vigoureuses attaque des troupes serbes sur tout le front auraient pro-voqué la retraite générale de l'armée austro-hongroise sur Valjevo. Est-ce un pas vers la rèoccupa-j:ion de cette ville ou bien ce pas est-il déjà franchi? Répétons qu'il faut, pour être fixés à ce sujet, attendre des nouvelles plus précises. | NOS CONSEILS PROVINCIAUX Le gouverneur général en Belgique baron von Bissii a fait afficher sur les murs de Bruxelles un arrê daté du 10 décembre et ainsi conçu : « Art. 1™. — Les Conseils provinciaux des pr vinces belges sont convoqués par les présentes < session extraordinaire pour samedi 19 décemb 1914, à midi (heure allemande) au chef-lieu des pr vinces. Art. 2. — Ces sessions extraordinaires ne sero: annoncées que par le « Gesetz und Verordnung blatt » du gouvernement allemand (bulletin offici des lois et arrêtés pour le territoire belge occupé). Art. 3. — Les convocations des membres d Conseils sont faites par les députations permape tes. La présence du gouverneur de la province p'e pas obligatoire. La députation permanente nomm ra celui des membres de la députation par qvii ' session du Conseil sera ouverte et close. La se$sic sera ouverte et close au nom du gouvernement g néral allemand impérial. Art. 4. — La durée de la session ne dépasseï pas un jour. La séance se fait en Comité secret. L'objet uniqi^ de la délibération dont l'assen blée est tenue de s'occuper exclusivement est : « l mode visant l'accomplissement de l'imposition i guerre mise à la charge de la population belge ». Art. 5. — La délibération se fait en toute valid té sans égard au nombre des membres présents. Le vrai courage Extrait d'une lettre d'un officier belge publiée par 1 « Courrier de l'Armée » : « Je me trouvais de poste au pont de Dixmude, 1 25 octobre dernier ; de là, je pouvais apercevoir, à 70 ou 800 mètres, une troupe du génie de la 3° divisior élevait des réseaux de fils de fer pour renforcer un poiri faible de la ligne de défense entre le chemin de 1er e le cimetière de la ville. Balles, obus et shrapnels ne ces saient de pleuvoir ; bien des travailleurs tombaient san que les autres interrompissent leur besogne. Deux of£ ciers du génie allaient d'un groupe à l'autre, insouciant du danger, dirigeant avec autant de calme que d'act: vité le travail imposé. Vers 4 heures, celui-ci fut terminé. La petite troup regagnait son cantonnement, lorsqu'un ordre parvint son chef, lui enjoignant de raser certaines maisons si tuées près du pont et qui gênaient le tir des fusilier français établis dans les tranchées longeant la rive gan che de l'Yser. A peine ce nouveau travail était-il enta mé, que les gros obus allemands se mirent à tomber su le groupe de pionniers qui continua néanmoins d'acheve sa tâche en se couvrant du mieux possible au moyen de décombres formés par les démolitions. Personnellement j'avais insisté auprès des deux offi ciers si exposés pour qu'ils partageassent l'abri qu j'occupais, et d'où il leur était facile de surveiller 1 travail de leurs hommes. « Nous n'avons pas le droit d nous abriter pencrîmtr-qtu ces braves sont vm dange*-fut la seule réponse que j'obtins. Quelques minutes plus tard, un sergent du génie vé nait me dire qu'un gros shrapnell avait éclaté au-dessu des travailleurs, blessant grièvement le capitaine-corn mandant A. E. M. de Sutter, le sous-lieutenant volon taire Poplimont et plusieurs hommes. La façon calme et stoïque dont ces deux braves ofli ciers et leur petite troupe ont accompli un devoir péril leux mérite d'être citée en exemple. » -++- — XijES MOTS Un journaliste parisien a demandé à ses lecteurs d lui rapporter les « mots » de soldats dignes d'être rete nus. De sa collection, déjà fort abondamment fournie nous extrayons ceux-ci : — Un lieutenant de dragons qui eut la poitrine tra versée par une balle et auquel je rendais visite à l'hôp: tal auxiliaire où il est soigné, me répétait le mot d'u: Parigot de son escadron, renversé par une « marmite : qui l'avait atteint dans le dos, brisant son sac, tout c qu'il y avait dessus et dedans. L'homme se relève, étourdi, et sa première pensée es pour le moulin à café qu'il portait et dont ne rien n reste. — M... ! On n'avait plus que celui-là! Le même escadron possédait un cuisinier qu'on avai installé en arrière des tranchées, dans une maison aban donnée. L'artillerie allemande, l'ayant repérée, la bom barda dans le moment même où le cuisinier était à se fourneaux. Il fallut lui réitérer formellement l'ordre d déloger. Il obéit enfin, en grommelant toutefois : — Je veux bien..., mais les z'haricots y seront brûlés Un soldat colonial, amputé des membres inférieur; gît sur son lit, dans une ambulance du 17° corps. O attend la visite du général. Il arrive, entouré de que ques officiers d'état-major. Le médecin chef le condu au chevet du glorieux mutilé et, sans mot dire, relèv les couvertures. Le moment est solennel, le silence es religieux. Le général ôte son képi, va parler, dire a blessé... quoi? mon Dieu, quoi1?... Mais, soudain, celu ci, rassemblant ses forces, s'appuie sur son coude gai che, fait du bras droit le salut militaire et, le regar brûlant, la voix ferme, s'écrie, avec l'accent intradu sible de Belleville ou de Montparnasse : — Eh ! ben, mon général, pensez-vous que je suis bo à présent pour l'aviation?... Au cours d'un combat, un soldat reçoit tout d'abor une balle dans la jambe et s'écrie en rigolant : — Trop bas ! Après un rapide pansement, il se remet à tirer ; auss tôt une seconde balle l'atteint à la main légèrement e il s'écrie : — Trop haut! Il reçoit une troisième balle qui lui traverse l'épauh Obligé d'abandonner la lutte, perdant trop de sang, se lève alors et, face à l'ennemi, s'écrie de toutes s< forces : — Ne tirez donc pas toujours sur le même ! » -f+ In articulo mortis On sait qu'en raison du service général absolu qu'il pose la loi militaire française, de nombreux ecclésia tiques servent non pas seulement en qualité d'aum niers — car des aumôniers ont été attachés aux troup — mais comme simples soldats. Il arrive souvent à ceu ci d'avoir l'occasion d'exercer leur ministère religieu de célébrer la messe pour leurs camarades dans les e droits isolés et privés de toute église : le fait de vc un prêtre procéder sous le simple uniforme de sold aux funérailles d'une victime des combats, est des pl impressionnant. L'histoire suivante est plus suggestive encore. Un se dat, grièvement blessé, couché sur un lit d'hôpital se croyant perdu, demanda un prêtre. Un soldat gisi sur le lit voisin, la poitrine ouverte par un éclat shrapnel, dans un état voisin du coma : lorsqu'il ent€ dit les supplications de son camarade, il s'efforça faire comprendre aux infirmières qu'il était prêtre. Pu se soulevant à demi, soutenu par les assistants,_ il pJ vint à étendre la main sur son compagnon et lui don absolution. Après quoi, épuisé par cet effort, il retomba sur s Ut et expira... LES FAITS DU JOUR Comment doit-on prononcer le mot Przemysl ? Voici te le résultat d'une consultation fournie pai^'tfir^rofesseur de polonais : > — En polonais, les lettres « rz » n'en forment qu'une >n seule se prononçant comme le « j >> français. Placé après une autre consonne — comme après le « p » dans Le Przemysl — le « rz » polonais se prononce à peu près 0- comme le « ch » français dans chapeau. Ajoutons encore que le « s » se prononce commue « ss » et qu'à la fin du mot le « 1 » est muet. Il faut donc prononcer « Pchémiss ». ~ J y Le « Times » ayant relaté, d'ailleurs sous réserve,-* "'qu'une sérieuse épidémie de fièvre typhoïde avait éclaté 1 dans l'armée belge, le Dr Melis," inspecteur général du ~s service 4e-»znrté,"aé nos troupes, a adressé à l'éditeur du grand journal anglais la lettre suivante : =t — Les préoccupations qui se font jour dans votre jour-e- nal au sujet de la fièvre typhoïde qui régnerait dans nos a troupes, prouvent tout l'mtérêt çiue vous portez à l'ar^ mée belge, et je vous en remercie; mais permettez-moi de vous dire que la situation n'est pas telle qu'on vous l'a depeinte. Il y a exactement cent-vingt-six cas de fièvre typhoïde pour toute notre armée. C'est dans le ;g. but de ne pas jeter le trouble dans les nombreuses familles qui ont leur fils à la guerre cjue je vous prie de bien vouloir insérer cette rectification. » î On raconte qu'au cours des combats en Alsace, dans c la vallée de Guebwiller, des soldats allemands prirent un jour aux Français un certain nombre de mules qui leui 1- rendaient de grands services pour le portage dés appro-visionnements dans la montagne. Fiers de leur butin, ils ne résistèrent pas à la tentation de s'en retourner à califourchon sur les mules, mais ils avaient pris à peine im peu de champ qu'un coup de sifflet strident retentit du côté français : les mules, obéissantes, firent im soudain tête à queue et repartirent au trop vers le front ennemi. Les soldats allemands eurent toutes les peines e du monde à éviter d'être faits prisonniers. e M. André Hesse, député de Paris, a suggéré au prési- 0 dent de la Chambre de demander aux membres de cette assemblée d'abandonner,à partir du 1er janvier prochain, ^ un cinquième de leur .traitement en faveur des victimes t de la guerre. Un autre député, M. Treignier, a fait une proposition similaire. Les fonds seraient confiés au Co-g mité national de secours. La proposition sera soumise à la Chambre des députés le 22 décembre. Les députés reçoivent en France s ime indemnité de 15,000 francs. La Chambre comprenant environ 600 membres, le don patriotique proposé t»r M. Hesse se monterait au total à environ 1,800,000 p francs. Dimanche soir, le sous-marin allemand U 10 est ar-s rivé dans le port danois-d'Esbjerg ayant ses machines avariées. Le gouvernement lui donna 24 heures pour ~ faire les réparations nécessaires et pour quitter le port. r Lundi après-midi le sous-marin reprit la mer, esc r jusqu'à la limite des eaux territoriales par un navire de s guerre danois. Le Ivronprinz a donné, dit un journal berlinois, cette * appréciation sur le soldat français : — Il n'est dépassé par aucun autre en matière de - courage pendant le combat. Il procède individuellement t*— "d'une faryoïi- brilba-nic cfr*tr<^-]? fi»1-1 p i< imtintiw à nos propres soldats, et il est plus mobile et plus agile que l'Allemand. Mais dans la défensive, l'Allemand lui \ est supérieur en persévérance et en endurance. En ce - qui concerne le commandement, nous ne cachons pas notre grande admiration pour le généralissime français. » On a annoncé récemment que l'Allemagne se servait, dans le nord de la France, d'un nouveau canon dont le tir s'effectue sans bruit. — En tout cas ce canon existe, dit 1' « Aftenposten » de Christiania : son inventeur est l'ingénieur norvégien Aasen. Il ne pèse que 8 kilos, peut être porté sous le bras et tire jusqu'à 400 mètres. Il travaille absolument sans bruit et coûte environ 1,000 couronnes. Il a été bre- 3 veté l'an dernier dans tous les pays. > D'après le « Secolo » les quatre mois de guerre en Pologne ont occasionné ime misère horrible. Plus de 70,000 fugitifs se trouvent à Varsovie. Des trains traversent la ville sans trêve, transportant 1 des troupes fraîches qui se dirigent vers l'Ouest-, prin- > cipalement des Cosaques et des Sibériens. La Vistule e est prise par les glaces. A Cracovie, il ne reste de toute la population que l 20,000 âmes. Il s'y trouve du ravitaillement pour quatre bons mois. La garnison de la place se compose d'Allemands et d'Autrichiens. Nous avons déjà dit qu'un d»^s nouveaux croiseurs an-. glais en construction sera baptisé « Botha ». Le Roi d'Angleterre tient tout particulièrement à Tionorer le général transvaalien. Depuis que cet honneur fut dé-" cerné au duc de Wellington, le vainqueur de Waterloo, 3 ce sera la première fois qu'un vaisseau de la marine f royale portera le nom d'un vivant n'appartenant pas à ( la famille régnante. A Northampton, les fabriques de chaussures travail-'> lent nuit et jour pour les armées anglaise», française et u belge. La main-d'œuvre n'étant pas suffisante, les fa- ! I- bricants ne peuvent suivre; ils n'arrivent à produire que j t 140,000 paires de chaussures par semaine, alors que l'ar- 1 e /mée anglaise seule en demandé 200,000. Des ouvriers t cordonniers, engagés depuis deux< mois déjà, ont dû n abandonner leur instruction militaire pour aider à la i- fabrication. [. Jusqu'à présent, un million de paires de chaussures d ont déjà été fabriquées pour l'armée française et une L. quantité proportionnellement forte pour l'armée belge. Les commandes françaises sont arrivées les premières : \ le gouvernement anglais s'y est pris trop tara pour com-mandei'j ce qui a e'j. pour résultat, vu la hausse du cuir, de l'obliger a décaisser £ 50,000 de plus. i La valeur de la cargaison du steamer anglais Ckarcas et du steamer lui-même — coulé par le croiseur auxiliaire allemand Prinz Eitel Friedrich près de Côrral — l" est évalué à £ 100,000. Ju\qu'à présent, on ignorait que le paquebot Prinz Eitel Friedrich, bâtiment du Nord-deutscher Lloyd de 8,797 tonnes, avait été armé en croiseur auxiliaire et avait pris la mer. ^ Le Prix Nobel pour la paix ne sera pas attribué cette année. Un aviateur anglais ayant été blessé sur le front en France, le docteur lui donna l'ordre de se rendre à l'hôpital, mais sans spécifier dans quel hôpital. Le blessé s'adressa donc à un autre aviateur et lui dit : — V oulez-vous me porter en Angleterre sur votre n. avion? Je crois que les hôpitaux d'ici sont pleins et que g_ je me guérirai plus facilement loin du bruit du canon. » 5_ — Tope ! dit l'autre. 3S Quelques heures plus tard, le blessé était installé dans un hôpital du comté de Kent. n- Les communautés juives de New-York ont donné ir 50,000 dollars pour venir en aide aux juifs de Palestine éprouvés par la guerre et 5,000 dollars pour les juifs bei-us ges malheureux. Le croiseur allemand Breslau a été aperçu hier matin V à hauteur de Sébastopol. Les croiseurs et les hydro-L1^ avions russes se sont dirigés vers lui et l'ont obligé à ie prendre le large. n- M. Bryan a annoncé au Sénat américain que la société ls> de navigation Fore River, se soumettant au désir du Lr" président Wilson, ne construira pas de sous-marins pour les belligérants en Europe. Le Président s'est déclaré opposé à une enquête parlementaire sur les questions pn de défense nationale, son avis étant qu'une t^lle en-I quête serait imprudente et ferait mauvaise impression- COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqués des armées alliées Paris, 10 décembre (Communiqué officiel de lô heures) : La journée d'hier s'est passée tranquillement en Belgique, autant que dans la région d'Arras, ou l'ennemi n'a fait aucune tentative de reprendre l'offensive.Plus au sud, dans la région de Quesnoy et Andé-ahy, nous avons fait queique progrès variant entre deux cents et six cents mètres. Nos gains ont eie màmtenus et consolidés. Dans la région de l'Aisne et en Champagne, il n'y a pas eu de changement. L'artillerie allemande, sur laquelle nous avions l'avantage la journée précédente, a montré plus-d'activité hier. Dans le voisinage de Reims, nos canons lourds " forcèrent les Allemands à évacuer plusieurs tranchées.Dans la région de Perthes, l'ennemi tenta, par deux contre-attaques de reprendre les tranchées qu'il avait perdues le 8, mais le terrain pris par nous est solidement gardé. Dans toute l'Argonne nos progrès ont continué. Nous avons pris d'assaut de nouvelles tranchées. Nous avons également consolidé le terrain arraché à l'ennemi. Sur les hauteurs de la Meuse il y a eu des duels d'artillerie. Uans le bois Le Prêtre nous avons encore capturé des tranchées. Il n'y a rien à signaler sur le reste du front jusqu'à la frontière suisse. * * * Paris, 10 décembre (Communiqué officiel de heures) : La situation générale demeure inchangée. Hier, nos aviateurs ont de nouveau jeté des bombes avec succès sur la station et les hangars des dirigeables de Fribourg en Brisgau; 16 bombes ont été lancées, et malgré une vive canonnade les aviateurs sont revenus sains et saufs. * * * Londres, 10 décembre (Officiel) : Le combat naval du 8 a duré cinq heures. Le Scharnhorst a sombré après trois heures de combat, le Gneisenau deux heures plus tard. Les petits croi-croiseurs Leipzig, Niïrnberg et Dresden se retirèrent et furent poursuivis par les croiseurs et petits croiseurs anglais. Aucun navire anglais ne doit avoir été perdu. * * Londres, 10 décembre (Officiel) : Le croiseur allemand Niirnberg à~é£e~coïïle1ë~ S f la poursuite du Dresden continue. ■5Î- * Londres, 12 décembre : Le correspondant maritime du « Times » reconnaît, Qoncemant la bataille navale des îles Falkland que les conditions de combat y étaient toutes différentes de celles de la précédente bataille sur la côte du Chili. C'est it la supériorité de la, classe de leurs navires et à leur tir mus efficace que les Anglais doivent la victoire. 1 «'■'Times » ajoute qu'il est certain que l'amiral von Spce et ses marins ont combattu avec la plus grande bravoure, qu'ils ont fait leur devoir jusqu'au bout et qu'ils sont morts couverts de gloire. **. Pétrograd, 9 décembre (Communiqué officiel du grand état-major général) : Les combats qui se déroulent dans la région de Mlawa ont offert hier un caractère moins acharné. Sur la rive gauche de la Visule, les Allemands nous ont avant-hier soir, à la faveur de l'obscurité, livré un combat général sur tout le front Ilow-Glowno. Ce furent des attaqties répétées et acharnées en colonnes serrées. Grâce à nos projecteurs, l'ennemi fut harcelé par notre artillerie et repoussé partout. Lorsque la l'une parut à l'horizon, les attaques ennemies cessèrent. Le lendemain, mardi, les combats se renouvelèrent sur le front Lowicz-Ilow, mais sans succès pour l'ennemi. Dans la région de Piotrkow, la situation ne s'est modifiée. Le combat continue avec acharnement au sud de Cracovie, avec des alternatives d'offensive et de défensive. Les Allemands ont essayé par deux feis de briser notre front. *% Pétrograd, 10 décembre (Communiqué officiel du grand état-major général) : Hier, il n'y a eu aucun changement important. Des tentatives isolées de l'ennemi, pour repren dre l'offensive, ont donné lieu à des engagements dans les districts de Ciechanow et de Przasnyz, ain si qu'à Piotrkow, et en divers autres points de notre front. Le résultat de ces engagements a été défavorable aux ennemis. * * * Nisch, 8 décembre (Communiqué du bureau de la Presse ) : "* Pendant la nuit du 5 au 6, nos troupes de l'armée d'Ushitsa ont infligé une défaite à l'ennemi et ont commencé à la poursuivre. Le matin du 6, l'ennemi ^ battu en retraite avec toutes ses forces, tout lc; long du front. Le 6, sur le front nord-ouest, notre aile gauche a continué à poursuivre l'ennemi qui se retirait vers Valjevo. Notre centre, qui pendant les 'derniers jours était engagé dans un combat violent, a réussi dans la nuit du 5 au 6 à briser la résistance de l'ennemi et à le forcer à la retraite. Simultanément, notre aile droite était fortement engagée et obtenait des suc-' ces. * * * Londres, 10 décembre (Officiel) : Lors de la prise de ICorna, sur la rive de l'Eu-phrate, les Anglais ont fait 1,100 prisonniers et pris 9 canons. * ■ *■ * Prétoria, g décembre (Officiel) : Le général Botha mande officiellement que volte est virtuellement arrivée à sa fin. Les principaux meneurs sont morts ou capturés. 1 tion de la plupart des commandos rebelles ne laisse en campagne que de petits groupes, dont les opérations exigeront plutôt des mesures du police qu'une répression militaire. Prétoria, 10 décembre (Officiel) : Le cadavre de Beyers, le chef de la révolte, a été retrouvé à Vliegekraal non loin de l'endroit où il s'est noyé. Aucun doute ne subsiste sur son identité. n Communiqués allemands Berlin, 12 décembre (Officiel de ce midi) : En Flandre, les Français nous avaient attaqué dans la direction de Langemarck, mais ils ont ete repoussés et ont perdu 200 morts et 340 prisonniers. Notre artillerie a bombardé la gare d'Vpres, uans le but d'entraver des mouvements de troupes ennemies.Près d'Arras, nous avons fait des progrès. Uans la région de Souain-Perthes, les Français nous ont attaqué de nouveau sans aucun succès. Dans la forêt de l'Argonne, les Français, après avoir gardé une attitude purement passive penuant plusieurs semaines, ont essaye quelques attaques, ils ont été facilement refoulés partout. Par contre, es troupes allemandes ont pris aux Français un nouveau point d'appui important en en taisant :iuter le terrain au'elles avaient miné. L'ennemi a iubi de fortes pertes en hommes, ïués ou ensevelis dans les éboulements. Nous avons fait au surplus iOO prisonniers. Près d'Apremont, au sud de Samt-Mihiel, plusieurs attaques violentes des Français ont été repoussées. Il en a été de même sur la crête des Vosges, dans la contrée à l'ouest d'Altkirch. A la frontière de la Prusse orientale, notre cavalerie a refoulé la cavalerie russe et a fait 350 prisonniers.Au sud de la Vistule, dans le nord de la Pologne, nos opérations continuent à se développer. Dans le sud de la Pologne, les attaques russes ont été refoulées par nos troupes et les troupes austro-hongroises.Vienne, 12 décembre (Officiel d'hier midi) : Xos opérations dans les Carpathes se poursuivent selon nos plans. L'ennemi nous a opposé de la résistance, à l'aide de ses arrière-gardes, mais nous l'avons refoulé. En Galicie aucune décision n'est encore intervenue. Partout où les Russes nous ont attaqués ils ont été repoussés-avec de fortes pertes. Le calme sur notre front en Pologne à continué hier. Przemysl n'a été qu'encerclé par l'ennemi, et non point attaqué. La gurnison de la forteresse toujours en éveil, inquiète presque journellement par ses sortie.-, des ■ '■ass'iéj*,33nts«qi ; i se t iranien t-r-d'a i ileu r à une distance respectable de la ceinture des lorts. * •X* iC" Budapest, 12 décembre : Le journal « Az Est » annonce que le comitad de Saros a été complètement évacué par les Russes, qui en ont quitté le territoire par le défilé de Dukla. Bartfeld est de nouveau en notre pouvoir. Dans le comitad de Zemplen ne se trouvent plus que quelques -divisions erant de-ci de-là : il en est de même vers les défilés d'Uzsok et aux environs de Majdanka, dans le comitad de Marmoros. Les Russes ne s'y trouvent nulle part en force suffisante pour prendre l'offensive. Bartfeld n'a guère souffert. * *- * Constantinoplc, 10 décembre (Officiel du grand quartier général) : Hier, les Russes ont essayé, sous la protection de navires de guerre, de débarquer près de Konia au sud de Batoum pour attaquer nos troupes par le flanc. Les troupes débarquées ont été forcées de battre en retraite e tont subi de fortes pertes. Pendant le combat, nous avons pris 2 canons. Dans le villayet de Van, notre cavalerie a repoussé une attaque de cavalerie russe. Sur la frontière persane, à l'est de Van, près de Deir, nous avons repoussé une attaque russe et causé des pertes à l'ennemi. —++ Dépêches diverses Pétrograd, 10 décembre : La Banque de l'Empire a consenti à warranter les bois, dont l'exportation a dû cesser par suite de la déclaration de l'Allemagne qui les considère comme contrebande de guerre. * * * Tokio, 9 décembre : Le ministre des affaires étrangères, M. Kato, a déclaré dans un discours au Parlement que les relations entre les Alliés et les neutres sont^ bonnes et que tous sont d'accord sur toutes les questions importantes. 11 y a eu un échange de vues entre le Japon et la Chine en ce qui concerne Kiaotchéou. M. Kato a exprimé ses bympathies pour les Etats-Unis. . * * * Paris, 10 décembre : L' « Humanité » publie une nouvelle de Pétrograd suivant laquelle 5 membres du parti socuiliste de la Douma auraient été arrêtés et inculpés de haute trahison, pour avoir pris part ie l? novembre, avec 6 autres personnes déjà précédemment arrêtées, à dos concilia-oules seca^-s. s ^ - * ■•i * ^Amsterdam, 10 décembre : Le « Telegraaf » apprend que, dimanche dernier, un aviateur français tenta lui raid sur les magasins allemands de pétrole et de mimitions situés à Eeluy, petit village du Hainaut, qui était gardé par des forces importantes. A la vue de l'aviateur, les soldats ouvrirent un feu terrible qui le força à s'élever. Peu après un biplan allemand s'éleva pour poursuivre l'aviateur, mais le. Français lui échappa. Paris, 10 décembre : Un Taube survola Bar-le-Duc, mais il fut si chaudement reçu qu'il fut forcé de retourner dans la direction de l'Argonne. Il atteignit ainsi Chaumont sur l'Aire, où, cependant, un coup bien dirigé d'un canon de 75 l'abattit. Les trois aviateurs allemands qui montaient le Taube sont morts. * Le Caire, S décembre : Le général sir Francis Reginald Wingate, gouverneur- général anglais du Soudan, y a déclaré l'état de guerre. * * * Paris, S" décembre : Le « Temps » annonce que la elasst de 1910 sera vraisemblablement appelée le $0 mars 1915. <■ r.- k Parie, 8 décembre : Le vice-amiral Auguste A liber t, qui avait pris sa retraite en janvier 1913, a été nommé chef d'état-major de l'amirauté^ Il avait déjà à deux reprises occupé eo poste. Il est âgé de 66 ans.

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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