La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1914, 07 Decembre. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 08 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/w37kp7wc39/
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LA BELGIQUE sMw«yw£"--^m sfsmm&msima mmiH. wîrTiTrTWtia ADMINISTRATION ET RÉDACTION JÛUIMAt QUOTIDIEN ( ^a petite Ug^ fr. 0.40 „ ANNONCEE Réclame avaut les annonça» i on &>, Rue Monlagne-de-Sioiii, B, BJRlLJXJBaL.M» Bruidk»» ci FaubonirgH s lO centime» le Numéro ) Corps du journal 3 00 Bureaux : de 10 à 12 et de 15 à 11 heure* Provtuc«« t 18 Centime* le numéro [ Nécrologie 2 00 LAI GUERRE 124m* Jour de guerre Sur k- théâtre de la guerre austro-germano-russe ce. sont les opérations dirigées par l'état-major russ dans la direction de Cracovie qui ont jusqu'ici îetem particulièrement l'attention. Or, nous croyons quelL va bientôt s'en détourner, à tout le moins pendan une certaine période, pour se porter de préférera sur les événements sensationnels auxquels il fau s'attendre en Pologne. S'ans doute, le fait de voi d'une part les Russes installés à portée de canor des forts de Cracovie, et de constater de l'autre leui incursion sur ie versant méridional aes L.arpaches,es très loin de pouvoir être considéré comme secon daire. Toutefois il est vraisemblable que l'effort gigantesque accompli par l'armée russe va -ubir ur temps d'arrêt. La logique impose en effet qu'elle m se remette à la poursuite de son double but - - Vin vestissement de Cracovie préliminaire à la marche sur la Siîésie et l'ouverture du chemin sur Budapesi et Vienne -— qu'après une issue décisive de la partie colossale engagée en Pologne. Si les forces ennemies qui sont en présence Jjr 1 front Zdunskawola-Sgierz-Lowicz étaient immédia tement destinées à s'immobiliser comme celles çui se défient en Prusse Orientale sur la ligne Gumbinnen Angerburg, les Russes auraient pu sans inconvénient persister dans leur initiative primitive. Mais il n'en va plus de la sorte, maintenant qu'il est démontré, par les indications officielles de Pétrograd, que les armées austro-allemandes en Pologne — les aile mandes surtout — ne visent pas seulement à tenu l'ennemi en échec, mais qu'elles se renforcent sans répit et de telle façon que leur force numérique leur permettre d'entreprendre une offensive résolue. ' Le 30 novembre déjà le communiqué de l'état major russe signalait l'importance des renfortslen voyés aux Austro-Allemands dans la région rie Cf.cs, tochowa. Celui du 2 décembre parle de forces allemandes considérables arrivées de la direction de Kalisch, et celui du 3 décembre, que nous avons publié hier, insiste lui aussi sur la très notable force numérique dont dispose l'ennemi. Comme c etaitï.^ vraisemblablement les armées russes les plus puissantes qui se trouvaient engagées en avant et autoir de Cracovie, il en est résulté que l'état-major dû prendre, suivant ses propres déclarations, les mesures nécessaires pour parer à cette situation nouvelle.Cette situation, comment peut-on ia déterminer logiquement? Les fronts de bataille en Pologne, on le sait, s'échelonnent depuis Zdunskawola jusque I-owicz, et de l'est de Czestochowa jusqu'à l'est de Cracovie. Des combats importants ont été livres sur ces fronts, notamment à l'est de Zdunskawola vers Lask, à Sezercow à 40 kilomètres au sud de La'sk, et à Novoradomsk à 50 kilomètres environ au nord-est de Czestochowa. Il suffit de repérer sur la carte les noms et l'emplacement de ces diverses localités, pour s'apercevoir que les fronts de bataille délimités ci-dessus, qui avaient été jusqu'ici indépendants les uns des autres, se sont peu à peu fondus en un seul, et que les points les plus importants de ce front maintenant ininterrompu ont été renforcés par les Austro-Allemands par l'envoi incessant de troupes fraîches. Le bulletin de Pétrograd signalait, pas plus tard qu'hier, que grâce à ces renforts l'ennemi se trouvait en situation de reprendre l'offensive : il est nécessaire et logique, dans ces conditions, que l'état-major songe à contrecarrer cette offensive en tout premier lieu, et que dans ce but il ajourne à plus tard le soin de pousser vigoureusement ses opérations autour de Cracovie et dans les Carpathes.Un succès austro-allemand au nord-est de Cracovie, s'il était d'une importance sérieuse, pourrait en effet compromettre la sécurité des armées russes opérant en Galicie et dans les Carpathes. C'est pourquoi les événements qui sont à la veille de se dérouler en Pologne revêtent un caractère d'intérêt primordial. Jusqu'ici, toutefois, à s"'en rapporter "aux dépêches de Vienne, rien d'importànt n'y est survenu, pas plus d'ailleurs que sur les autres fronts où les hostilités continuent. * Ije communiqué officiel français que nous avons publié hier signale l'occupation de Lemesnil. 11 s'agit d'une localité située sur la rive droite de îa Moselle, au nord-est de Pont-à-Musson et à 3 kilomètres de la frontière allemande. C'est de l'action ou s'est déroulée dans les environs que parle sans doute la dépêche de Berlin, reproduite également dans notre numéro d'hier, qui dit que des attaques frança se. ont été repoussées au sud de Metz. Lemesnil se trouve en effet à 25 kilomètres au sud de cette plaça forte. Dans les Vosges, près du village de Bonhomme!j les Français ont également déployé une aciivi fructueuse, de même que dans la Haute-Alsace, r | nous avons signalé dès hier une recrudescence d'é nergie de leur part. Ils y ont progressé depuis Thann jusqu'au nord-ouest d'Altkirch ; de leur côté, au sud ouest de cette dernière ville, les Allemands annoncent que leurs troupes ont pris une légère avance. Parlant des combats engagés en Haute-Alsace, le collaborateur militaire du « Bund » de Berne émet l'opinion que les Allemands songeraient à mi-' trailler la vallée des Vosges, et notamment le Sund-J gau, encore occupés par l'ennemi, et qu'ils s'y dé^ cideront certainement s'ils peuvent le faire sans riss quer de trop graves pertes. En revanche, il est plus délicat de se prononcer sur le point de savoir si les Allemands projettent de pousser leur offensive plus loin, c'est-à-dire jusque Belfort. « Quoi qu'il en soit, dit la feuille suisse, encore qu'ils ne constif tuent évidemment point des opérations de vaste envergure, les combats qui se livrent à proximité de notre, frontière revêtent une importance certaine au point de vue des intérêts helvétiques. » Dans le secteur de la Larg, on se bat en effet dans des positions qui touchent à la frontière suisse, et s'il venait à s'y produire une attaque d'infanterie, les troupes de la Confédération devraient se préparer à défendre ses frontières. * >k * C'est notre devoir de chroniqueur de noter, encère qu'elles n'offrent en apparence rien de transcendant ou de palpitant, les diverses étapes que fr.an-thit au jour le jour la réalisation des projets .des belligérants. Nous reconnaissons toutefois bien volontiers oue l'examen le plus minutieux n'éclaire que fort vaguement la nature de ces projets. Quels sont-ils et quand verra-t-on les états-ma-jers en décider l'exécution? Nul ne le sait au juste, J même n'est en mesure de le pressentir. soit aux environs d'\pres. D'autres en tiennent poui i'opinion que de nouveaux renforts seront sans répit envoyés du front occidental au front oriental. Le pis est que les nouvelles, dès qu'elles sont publiées, apparaissent tout de suite à ce point contradictoires qu'il,fest impossible de se faire une opinion sur la [éaj.ité et la portée des faits qu'elles relatent. : Le discours du Chancelier Nous avons publié, dans notre avant-dernier numéro, un résumé du discours prononcé, à la séance d'ouverture du Reichstag allemand, par le chance-■ ier de l'Empire,M. von Bethnuun-Holweg. De divers côtés l'on nous a fait remarquer, avec raison, que ce discours constitue un document historique clc la plus haute importance, qu'il est comme la substance de l'exposé officiel allemand des circonstances déterminantes de la guerre, et que dès lors il est nécessaire, à tous ceux qui veulent l'apprécier exactement,, d'en connaître le texte intégral. Ce texte, le voici, tel qu'il nous est officiellement :omm unique : L'Empereur qui est au dehors auprès de l'armée, ui'a ciictig-e ue Uoiisiiietwe son saïut ic pius oui uiai aux l'cpre&ôiLocUioa de ia nai/ion aueiutuicie avec qui 11 ei>o uni tt.11 Uiiiioii dos Dempeues et au danger UiUiis 10s soucis pour le Dicii tie ia patrie, se sacuauc avec eux jusque clans la mort. Aussi notre prenuere peiisee va v©rs 1 xMiipeieur, vers l'armee et 1 a îud/ijiie, vexa 110& soldais qui cumuaitent pour 1 uoiineur et ia gianueur de l'empire. l'iers et avec une coniiance ierme comme ia roene, nos regards se tournent vers eux et, en meme temps vers nos itères d'armes austro-hongrois, qui îideiement unis a nous comoattent avec une ottivoure biniante et eprouvèe un grand combat, itecemment encore -vint se juindre à nous, dans ce combat qui nous lut îinj^ose, un amé qui sait parlaitement qu'avec iJanéantissement de l'empire allemand sa propre autonomie d n<tat indépendant serait Unie : 1 empire ottoman, bien que nos adversaires aient créé une coalition torimdabie contre nous, j'espère qu'ils apprendront que le bras de nos courageux aniés atteint aussi les points faibies de leur position mondiale. i-.e 4 août dernier, le Reichstag proclama la volonté inflexible du peuple entier d'accepter ia lutte qui lui est imposée pour défendre jusqu'au bout son indépendance. Uepuis, une grande enose s'est produite : l'in-comparabie bravoure de nos troupes porta la guerre sur îe sol ennemi. Là, nous sommes solidement postés et forts, et nous pouvons regarder pleins de coniiance l'avenir. Cependant la force de résistance de l'ennemi n'est pas brisée. Nous ne sommes pas encore arrivés au bout des sacrifices; la Nation continuera à les supporter avec autant d'héroïsme qu'elle l'a fait jusqu'ici; car nous devons et nous voulons continuer ia guerre pour la défense du droit et de la liberté jusqu'à la bonne fin; alors nous nous souviendrons aussi cles injustices qu'on a commises contre nos compatriotes vivant sans défense en pays.ennemi, injustices qui, en partie, juraient avec toutes les lois de la civilisation. Il faut que le monde apprenne que personne ne peut toucher impunément à un cheveu d'un Allemand ! (Vibrants applaudissements. ) La responsabilité de cette guerre, la plus grande de toutes les guerres, saute aux yeux. La responsabilité extérieure incombe à ceux qui, en Russie, ont poussé et abouti à la mobilisation générale de l'armée russe. La responsabilité profonde revient au gouvernement britannique. Le cabinet de Londres pouvait rendre la guerre impossible, s'il déclarait nettement à Saint-Pétersbourg que l'Angleterre n'avait pas l'intention de laisser se développer le conflit serbo-autrichien en une guerre continentale des puissances. Pareil langage aurait aussi obligé la France de déconseiller à la Russie énergiquement toute mesure belliqueuse. Dans ce cas nos actions de médiation entre Vienne et Saint-Pétersbourg auraient eu du succès et il n'y aurait pas eu de guerre. L'Angleterre n'en fit rien. L'Angleterre connaissait les menées belliqueuses du groupe de personnages, en partie non responsables mais très puissants, r de l'entourage du Czar; elle regarda la roue se mettre en marche, mais elle ne fit rien pour l'arrêter. Malgré toutes ses assurances de sentiments de paix, Londres donna à entendre à Saint-Pétersbourg que l'Angleterre se trouvait du côté de la France et, par conséquent, du côté de la Russie. Le cabinet de Londres ne fit rien pour empêcher cette formidable guerre mondiale çarce qu'elle y voyait line occasion de détruire, avec raide de ses compagnons d'entente, le nerf vital de. son plus grand concurrent européen sur le marché mondial. C'est ainsi que l'Angleterre porte avec la Russie devant Dieu et devant l'humanité la responsabilité de la catastrophe qui vient de frapper l'Europe et l'humanité. La neutralité belge que l'Angleterre prétendait protéger estun masque. Le 2 août, à 7 heures du soir, nous fîmes savoir à Bruxelles que les plans de guerre de la France que nous connaissions, nous forçaient, en vue de défendre notre existence, de passer par la Belgique. Mais déjà le même jour, 2 août, dans l'après-dîner, c'est-à-dire avant qu'î Londres rien ne pût- être connu de cette démarche, le gouvernement anglais avait promis à la France son appui absolu pour le cas d'une attaque de la flotte allemande contre la côte française. Il n'y fut soufflé mot de la neutralité belge. Comment, alors, l'Angleterre pouvait-elle affirmer qu'elle avait tiré l'épée parce que la neutralité belge avait été violée par nous ? Comment les hommes d'Etat anglais qui connaissaient cependant bien le passé, pouvaient-ils être assez hardis de parler de la neutralité belge 1 Lorsque, le 4 août, je parlai d'un tort que nous àurionc-commis en entrant en Belgique,-^iTT^étaTtr pas eertain si le gouvernement de Bruxelles ne se déciderait, au mo ment suprême, d'épargner le pays et de se retirer, tout en protestant, sur Anvers. Pour des raisons militaires, au 4 août, la possibilité de pareille éventualité devait de toute façon rester ouverte. Déjà alors il existait di-jvers indices pour la culpabilité du gouvernement belge. Dë6 preuves écrites, positives, n'étaient pas encore en mon pouvoir à ce moment; par contre ces preuves étaient parfaitement connues des hommes d'Etat anglais.Si maintenant, par suite des documents découverts à Bruxelles, il est constaté de quelle façon la neutralité fut sacrifiée au profit de l'Angleterre, dès à présent deux i faits sont évidents pour tout le monde : lorsque nos troupes passèrent dans la nuit du 4 au 5 août sur le territoire belge, elles se trouvaient sur le sol d'un Etat qui avait lui-même renoncé depuis longtemps à sa neutralité; puisque ce n'est pas à cause de la neutralité d^ la Belgique, que celle-ci avait ^ aidé à miner ( elle-même, que l'Angleterre nous a déclaré la guerre, . mais parce qu'elle croyait pouvoir, avec l'aide de deux ' grandes puissances militaires du continent, nous terrasser. (Vifs applaudissements.) Déjà dès le 2 août, dès sa promesse d'être aux côtés de la France dans la guerre, l'Angleterre n'était plus neutre, mais de fait en guerre avec nous. L'idée de motiver sa déclaration de> guerre par la violation de la neutralité belge, n'est qu'une comédie- destinée à induire en erreur' et~ sort-propre pays et les pays neutres. Maintenant que nous connaissons et dé.voiîon? un plan de guerre anglo-belge élaboré jusque dans ses ' moindres détails, la politique des hommes dJEtat anglais est caractérisée à jamais devant l'histoire. La diplomatie anglaise elle-même alla plus loin : à son appel, le Japon nous arrache l'héroïque Kiautchau tout- en violant la neutralité de la Chine. Est-ce que l'Angleterre ; s'est élevée contre cette violation de la neutralité? A-t- ; elle montré à cette occasion son extrême souci des Etats : neutres? (Vifs applaudissements.) Lorsqu'il y a cinq ans, je fus appelé à cette place, la Triple-Alliance se trouvait en face de la Triple-Entente solidement établie, œuvre de l'Angleterre et destinée à servir le principe bien connu de la « balance of power », c'est-à-dire en allemand : c Le principe 6éculaire de la politique de l'Angleterre, celui de se tourner toujours contre la puissanoe dominante du continent, devait trouver dans la Triple-Entente le meilleur des instruments.» 0'pR.t cp nui dénote dp ivri.me abord 1p. caractère asrres- I germe d'une explosion violente. La politique allemande devait essayer en se mettant d'accord avec certaines des puissances de la Triple-Entente de bannir le danger de guerre ; elle devait en même temps renforcer nos moyens de défense afin d'être à la hauteur de la situation si la guerre éclatait malgré tout. Nous avons fait l'un et l'autre. -En France, nous rencontrions toujours l'idée de la revanche. Entretenue par des politiciens ambitieux, elle se.,révéla plus forte que le désir incontestable d'une partie du peuple français de vivre en bon voisinage avec nous. Avec la Russie nous parvînmes, il est vrai, à conclure certaines conventions ; iLais son alliance étroite avec la France, ses divergences avec l'Autriche-Hongrie, notre alliée, et ses aspirations panslavistes, source de sa haine envers l'Allemagne, ont empêché toute entente capable d'écarter le danger d'une guerre en cas de collisions politiques. La plus libre relativement des puissances était l'Angleterre. Auprès d'elle, un essai d'entente pouvait être tenté qui eût garanti la paix mondiale. J'ai agi en ce sens. La route était étroite, je le savais bien. La mentalité insulaire anglaise a, ces derniers temps, proclamé, avec la force d'un dogme indiscutable, le principe politique que l'arbitrage mondial appartient de droit à l'Angleterre et qu'elle ne peut garder ce privilège qu'à l'aide de l'hégémonie incontestalDle sur mer, d'une part, et du fameux équilibre des puissances continentales, d'autre part. Je n'ai jamais espéré pouvoir briser, par îa force du raisonnement, ce principe anglais invétéré. Ce que je consîdlérais comme réalisable, c'est que la puissance croissante de l'Allemagne et le risque croissant de la guerre amèneraient l'Angleterre à comprendre que ce vieux principe n'était ni tenable ni pratique et qu'un accord pacifique avec l'Allemagne était préférable. Mais le dogme en question empêchait toujours à j nouveau la possibilité de cette entente. Après la crise de 1911, le sentiment public força les dirigeants anglais à chercher un rapprochement avec l'Allemagne. Après un travail 'ong et laborieux, il fut enfin possible de s'entendre sur différentes questions d'intérêt# économique^ qui con< ernaient l'Afrique et l'Asie Mineure. A m si,#-les questions litigieuses politiques éventuelles devaient être écartées. Si l'on avait seulement voulu ne pa6 mettre obstacle au libre développement de nos forces, les deux nations auraient trouvé suffisamment de place^ pour mesurer leurs for ces dans une concurrence pacifique; c'était le principe toujours soutenu par la politique allemande. Mais pendant que nous négociions ainsi, l'Angleterre cherchait sans cesse à rendre ses relations avec la France et la Russie plus étroites. Ce qu'il y avait de décisif en tout cela, c'est que, dépassant le'domaine politique, des obligations militaires de plus en plus strictes furent contractées en vue d'une guerre continentale. L'Angleterre mena ces négociations aussi secrètement que possible. Quand quelque chose en vint au jour, cela fut présenté dans la presse et au parlement comme étant de nature absolument inoffensive; maie ces négociations ne nous restèrent pas cachées. La situation entière était celle-ci : L'Angleterre était prête, d'une part, à s'entendre avec nous au sujet de questions spéciales; mais le principe dominant'de sa politique restait celui-ci : l'Allemagne doit être arrêtée dans le libre développement de ses forces par la (( balance o.f power »; nous n'avons pas manqué d'adresser de<-' avertissements aii gouvernement anglais. Encore au début du mois de" juillet 1914 j'ai fait entendre au gouvernement anglais que j'avais connaissance de ses négociations secrètes avec lr- Russie concernant une convention _ maritime. J'appelai s0n a-ttention -sur . les dangers sérieux que cette politique anglaise pré-SéfitAi^Ë'our ja mondiale. Quinze jours dIus tard il arriva ce que j'avais prédit. Lorsque la guerre eut éclaté, l'Angleterre lâche les apparences et elle déclare ouvertement : « L'Angleterre veut combattre jusqu'à ce que l'Allemagne soit terrassée, tant économiquement que militairement ». A cela nous n'avons qu'une reponse à donner à nos ennemis : L'Allemagne ne se laisse pas anéantir. Comme la force militaire de l'Allemagne, &a. force financière s'est révélée puissante et, sans réserve elle est mise au service de la patrie. La vie économique est restée intacte. Le nombre des sans-travail est relativement petit. Le don et la force d'organisation de l'Allemagne savent constamment trouver de nouvelles formes pour obvier aux maux et pour réparer les dommages. Pas un homime, pas une femme ne se soustrait à la colla'-bora.tion volontaire. Pas un tambour de recrutement n'est nécessaire, pour que tout soit consacré à cette œuvro unique, pour le pays de nos pères, pour l'espérance de nos enfants et petits-enfants, notre bien et notre sang. Si cet esprit, cette grandeur morale du peuple, si l'héroïsme éprouvé un million de fois# de notre peuple en. armes est injurié par nos adversaires comme militarisme, s'ils nous déclarent des Huns et des barbares, s'ils répandent sur nous des flots de. mensonges, nous jjouvons avoir la fierté do ne pas nous en soulcier. _ Cet esprit merveilleux qui réchauffe les cœurs du peuple et cette union sans précédent resteront victorieux. Lorsqu'une paix glorieuse et heureuse aura été ] obtenue, nous voulons cultiver cet esprit, comme le 3 egs le plus sacré de cette « graVe et grande époque ». < Je répète le mot que l'Empereur prononça lorsque ia ! guerre éclata : « Je ne connais plus de partis, je ne 1 connais plus que des Allemands!» _ > ] Lorsque la guerre sera terminée, les partis revien-Iront, car sans partis et sans luttes politiques il n'existe pas de vie politique, pas même pour le peuple le plus libre et le plus uni; mais nous voulons lutter et je le promets pour ma part, qu'il n'y aura dans cette * ult" oue des Allemands. 3 Fidèles et pleins d'une profonde gratitude, nous nous souvenons des fils de l'Allemagne qui ont sacrifié leur ! vie pour la patrie; devant leur héroïsme dorénavant nruiet, nous nous unissons en faisant le vœu de lutter \ jusqu'au dernier souffle pour que nos enfants et petits-3nfnnts puissent continuer, dans une Allemagne plus ( forte, libres et assurés contre les menaces ou violences venant du dehors, à travailler à la grandeur de l'Em-bire.Ce serment résonnera jusou'auprès de nos fils ? et ; Frères qui continuent à combattre l'ennemi, jusqu'au < cœur de l'Allemagne, pour laquelle nous sommes prêts i k donner tout. Nous tiendrons bon, jusqu'à ce que nous « lyons acquis l'assurance oue plus^ personne n'osera •ronbler notre P-iix, quand, en nation libre, nous développerons et déploverons le génie allemand et la force ; demande. (Annlaudissements frénétiques qui éclatent 1 plusieurs reprises et auxquels s'associent les tribunes.) ++ * QUAND FINIRAJ.A GUERRE? Le colonel Feyler — l'éminent officier suisse qui lonne au « Journal » de Paris de quotidiens articles mi-itaires fort remarqués — écrivait dans sa chronique i'avant-hier : — Des lecteurs me font l'honneur d'une question qui suppose le don de prophétie : celle de l'époque à la' quelle la guerre doit prendre lin. « Vous qui êtes neutre st en pays neutre, m'écrit l'un d'eux, ne disposez-vous pas d'éléments d'appréciation qui vous permettent une conclusion ferme? ? Un autre lecteur m'envoie un calcul de pertes d'où il résulterait qu'à fin juillet prochain l'Allemagne, ayant épuisé ses ressources en hommes, serait contrainte de signer la paix dans le courant l'août. Les choses ne sont pas aussi simples que eela,_ et les facteurs à envisager sont trop nombreux et subtils, relèvent de trop d'inconnues et de trop d'incertitude pour ^ue, même en territoire neutre, il soit possible de les t âxer, d'en déterminer les valeurs relatives, d'en mesu- -i-er les effets exacts et d'en tirer une conclusion, fût-»Ue approximativement probable. Le calcul d'époque lui-même, s'il pouvait être établi à l'avance, n'est pa3 déterminé. » D'autre part, le journal américain lo <( Sun î> de New-ïork écrit : — Prédire une prompte conolusion de la guerre serait pain... Tous les témoignages venant d'Allemagne démontrent que les Allemands sont unis et absolument déterminés. Conquérir une pareille nation peut demander de3 années et exigera certainement un effroyable cncrifipo dVvistp.ncefl pi. d'énormes dénensefl. COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqué* des armées alliées l> Paris, i décembre (Communiqué officiel de 3 het ■ tes apres-midi) : En Belgique, le canon a tonné d'une façon vk lente, mais intermittente, entre le chemin de t';r d Roulers à Ypres et la route de Becelaere à Passcher daele, où l'infanterie ennemie a essayé, d'aill^. sans succès, de gagner du terrain. A Vcrmelles, nous avons continué à fortifier 1 terrain que nous avons conquis. Calme complet sur tout le front de la Somme PArgonne. En Argonne, plusieurs attaques de Pinfanteri allemande ont été repoussées par nos troupes, ptin cipalement à La Corne, au nord-ouest de la forêt d> La Grurie. Il y a eu une canonnade dans la Woëvrc et 1; Lorraine. En Alsace, rien à signaler. Paris, -i décembre (Communiqué officiel de il ht u tes soir) : Aucun fait notable à signaler sur tout le 'ront. A notre aile droite, nous avançons dans ia direction et près d'Altkirch. *4 Communiqués allemands Berlin, 6 décembre {Officiel) : La nouvelle contenue dans le communiqué russe du 29 novembre disant que près de Czenstochau une attaque allemande avait échoué avec de fortes pertes est inexacte. Le contraire est vrai. L'attaque du I/* corps d'armée russe qui s'est approché de nous jusqu'à une distance de 60 mètres a éfé repoussée ce jour-là avec des pertes extraordinaire-ment importantes pour les Russes. Les Russes ont laissé un grand nombre de morts et de bléssés sur le champs de bataille et ont été forcés d'établir leurs positions plus en arrière. * * * Vienne, 6 décembre (Officiel, d'hier midi) : Dans les Carpathes, il ne s'est rien produit d'important hier. Dans l'ouest de la Galicie, il y a eu quelques petits combats favorables pour nos troupes près de Tymbark. La situation dans la Pologne du sud est inchangée. La bataille av. nord de la Pologne continue. . «■ -3- * Vienne, 6 décembre (Officiel du théâtre de la guerre Sud) : Les combats à l'ouest et au sud-ouest de Arand-jelowatz continuent et se poursuivent d'une manière re extrêmement opiniâtre avec beaucoup de pertes. Jusqu'à présent aucune décision n'est encore intervenue. Hier, nous avons fait plus de 600 prisonniers.—M Dépêches diverses Zurich, 3 décembre. (Communique officiel de l'état-major suisse) : Dans le courant de novembre on a constaté dans la haute Alsace une plus grande activité des troupes allemandes et françaises. Entre Pfetterhausen et la fron-tière^ française sur la route vers Rechesy, les Français ont installé des batteries armées partiellement de canons lourds. Au sud de Pfetterhausen, entre ce village et la frontière suisse, ils ont construit des tranchées avec défenses en fii de fer. Les Allema.nds ont construit des fortifications de campagne dans le triangle s'avançant vers notre territoire près de Ottendorf et Liebedorf et sur les hauteurs à l'ouest de l'Ill. Les fortifications de campagne sur la ligne de la Larg ont été presque journellement prises et reprises sous le feu de l'artillerie, mais jusqu'à présent n'a été entrepris aucune attaque d'infanterie de grande importance. Depuis le 1er décembre, des mouvements de troupes plus suivis ont lieu dans ces territoires. Le 2 décembre au matin, on a entendu pendant quelque temps un bruit de Canonnade venant de la direction de BiseL * * Venise, 2 décembre : Le « Secolo » publie une interview que l'archov^-que de Przemy&l lui a accordée à Udine, où le prélaJ passait, en route pour Rome. L'archevêque a déclaré que la situation à Przemvs] eet désespérée et que la ville ne pourra pas .résister longtemps contre des forces (supérieures russes. Der convois interminables de blessés arrivent et les hôpi-taaix sont bondés, La mortalité dans la garnison est considérable. « «• # Paris, 5 décembre : Arras, a été de nouveau, le 2 décembre, le but de l'offensive allemande. D'importantes forces ont été concentrées autour de la ville qui a été l'objet d'un nouveau bombardement. Cette fois-ci les nouveaux quartiers ont été pour ainsi dire complètement détruits.Dans les derniers combats, les Allemands se sont servis des canons français qu'ils avaient pris à Mau-beuge.* 9 * Londres, 5 décembre. On mande de Pétrograd au « Morning Post » que le général Rennenkampf a été relevé de son commandement. Le général est puni pour être arrivé deux jours trop tard sur la position qui lui avait été désignée et où il devait coopérer à l'enveloppement des armées ^ allemandes. * .......... 1""* •Te *" Vienne, 5 décembre : Le gouvernement autrichien a donné l'ordre à 30 propriétaires de charbonnages du nord^ouest de la Bohême, de lui fournir à Vienne 30 jours de suite 30.000 quintaux de lignite. * * * Pétrograd, 4 décembre : Le Tsar a quitté le front. Il est allé rendre visite aux blessés clans diverses villes de la Russie centrale et de la Russie méridionale. ■7c * * Vjenne, 4 décembre : Djee informations émanant de milieux diplomatiques Kiénjentent ja nouvelle suivant laquelle on envisage-d'une paix spéciale avec l'Autriche-Hongrie. De môme fien d'autnentique n'a été publié quant à une crise raitj dans les milieux officiels serbes, la conclusion ministérielle à Nisch. ir * Lisbonne, 6 décembre : De nouveaux et nombreux contingents portugais ont été expédiés dans l'Angola pour y renforcer les effectif^f. Zu|çich, 4 décembre : Qi i-î^'o «i. /Irta -rnfiM-ma.t.'iAn.c A-nflA lo Washington, 4 décembre : L'ex-président Taft a fait à Monclair dans l'Etat de ^ew-Jersey un discours sur la doctrine de Monroë. I! a déclaré que le débarquement de troupes au Canada, Tjour combattre l'Angleterre n'est pas une atteinte à la - doctrine de Monroë. Mais ce serait le cas si on che*-e ohait à introduire au Canalaia une nouvelle forme d<i gouvernement. Si l'Allemagne est victorieuse elle peut imposer une contribution de guerre au Canada. Cette interprétation de l'ex-président Taft a produit a.ux Mats1 unis une grande impression. - * * * Vienne, 5 décembre : j Répondant à une indication du communiqué russe du 27 novembre, le ministre des affaires étrangères à Vien-- fîe dément la nouvelle que des postes d'observation mi-. htaires seraient établis dans les clochers des églises de Cracovie. * Londres, 5 décembre : 1 La « Westminster Gazette » écrit : « La durée de la guerre dépendra des conditions de paix que nous obtiendrons. Si nous arrivons à maintenir nos conditions et si nous voulons délivrer le monde d'une menace permanente, nous ne devons pas songer à une paix prochaine. Il serait absurde de penser que la guerre puisse être terminée pour la nouvelle année ou même pour 1® printemps de l'antée prochaine. * * * Essen, 5 décembre : La direction de la fabrique Krupp dément le bruit que des aéroplanes ennemis auraient jeté des bombes sur leurs établissements à Essen. n- * Milan, 5 décembre : Le « Corriere délia Sera » apprend de Rome que 100,000 Turcs s'avancent sur le canal do Suez. * ** Budapesth, 5 décembre : Le « Neue.Pester Journal » dit que la conquête de Belgrade est la deuxième étape de la campagne de Serbie, dont le but est de toute nécessité la soumission complète du royaume. D'ici à ce que ce but soit atteint, ia y aura certes encore beaucoup de difficultés à vaincre, car il n'y a pas de doute que l'armée serbe, malgré tout ce qu'elle a déjà souffert jusqu'ici, s'opposera h notre conquête avec le courage du désespoir. •K- Berne, 5 décembre : Déjà depuis quelque temps, des hôteliers de diverses stations d'hiver suisses avaient offert à la légation britannique d'héberger des officiers ou des soldats convalescents à des conditions de prix très réduites, et même, pour un certain nombre de soldats indigents, à titre gra- Le gouvernement helvétique a fait savoir officiellement qu il ne voyait pas d'objection à ce que des soldats et des officiers, convalescents ou blessés, vinssent en Suisse, pourvu qu'ils ne fussent pas en uniforme. L Allemagne néanmoins ne permet pas à ses officiers de se rendre en Suisse. 3- * * Sofia, 5 décembre : On a fait sauter de nombreux ponts et tunnels dans la partie du chemin de fer \\ ranja-Saîonîque qui traverse le territoire de la Macédoine. C'est l'œuvre, croit- on, de bandes macédoniennes. #- * * Cologne, 5 décembre : Le gouvernement allemand a mis en vigueur un tarif spécial pour le transport en Allemagne des minerais de fer du plateau de Briey, actuellement occupé par les Allemands. -* * * ... Francfort, 5 décembre : D'après une dépêche de Stockholm à la « Gazette de Francfort » un pont de chemin de fer de 500 mètrea a sauté près de Tammersfors, en Finlande. On ne possède p&s-rre renseignements sur l'auteur de cet attentat. Toutefois, on pense qu'il s'est vraisemblablement servî de dynamite, car on a constaté dans un magasin la disparition de 300 kilos de cet explosif. L'attentat semble du reste résulter d'un projet bien arrêté. La destruction du pont dont il s'agit coupe en effet tout le trafic des chemins de fer entre la Finàande et la Suède, précisément au moment où la glace qui bloque les ports finlandais et Arkangel réduit aux trans-poi ts par chemin de fer toutes les relations commerciales de la Russie. Il est évident que les Russes vont rétablir le pont qui a sauté, mais le travail en nécessitera une grande perte de temps. -K- * * Washington, 5 décembre : M. Spring Rice, 1 ambassadeur anglais, a présenté au ministre des affaires étrangères une note dans laquelle 1 Angleterre assure qu'elle n'a pas l'intention de retenir inutilement les bateaux américains en vue d'y rechercher la contrebande de guerre. Un arrangement amiable permettra aux affréteurs américains de signaler sur leurs connaissements que les matières transportées — cuivre, fer et grains — à dé-charger dans des ports neutres ne sont pas destinées k 1 Allemagne ou à l'Autriche. # * * Londres, 6 décembre : Le « Daily Mail » annonce de Lisbonne : A l'ouverture du Parlement aucune question n'a été posée concernant T attitude du gouvernement relativement à ia situation extérieure, mais plusieurs députés ont dît qu'ils se réservaient de poser des questions. Le bruit circule que le gouvernement serait alors obligé de se retirer. Suivant le « Morning Post » sa démission est imminente. * * Rome, 5 décembre : Le groupe radical de la Chambre italienne a décidé à 1 unanimité d'approuver les déclarations du gouvernement. Une décision analogue a été prise par la gauche démocratique. S * X llome, 6 décembre : L'Agence Stéfani^ mande de Nisch que le cabinet Paschitsch a démissionné. Un nouveau cabinet, sous la présidence de M. Paschitsch est en voie de formation. * " * Londres, 6 décembre : .11 ressort des informations des journaux anglais que le vapeur Earle et Aberdeen est entré en collision dans la rivière de Humber avec un sous-marin britannique. Le sous-marin a été légèrement endommagé. Le vapeur est considéré comme perdu. Le capitaine Dove a été cité à comparaître devant un Conseil de guerre à Hu.ll. Amsterdam, 5 décembre : Les bruits les plus divers et les plus contradictoires ont couru quant à la résidence^ actuelle du kronprinz allemand. Un journaliste américain, qui revenait du front occidental, a raconté, avec force détails, que jeudi de la semaine dernière il avait causé longuement avec le kronprinz, qui l'avait invité à déjeuner. Le kronprinz se trouvait en Argonne et le déjeuner eut lieu à Montmédy. * * Pétrograd, 5 décembre : La « Gazette de la Bourse de Pétrograd appelle l'attention sur rengagement pris par les Alliés de ne pas conolure une paix séparée. Elle déclare que cette entente doit rester en force jusqu'à ce que l'objet fondamental soit atteint. Le but de la Russie de libérer les Slaves dans l'empire d'Autriche est si profondément enraciné, qu'aucun diplomate no consentira à une entente avant que les r^CRrtlIPf.PÇ rif. r»nuit(vos T.o (i oioffo /la tn Lundi 7 Décembre 1914 Lundi 7 Décembre !SI4 — N" 33

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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