La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 16 Août. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 27 novembre 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2r3nv9bj1t/
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Les détachements avancés des deux parti ont été aux prises dans le secteur du Kemme ainsi qu'entre Bailleul et Merville, près d iVieux-Berquin, Au sud de la Lys, au su d'Arras, près d'Ayette, ainsi qu'au nord d l'Ancre, les Anglais ont procédé à des attaque partielles qui sont restées sans résultat. Le Allemands ont évacué sans combat le saillac prononcé par leurs lignes entre Puisieux € Beaumont-Hamel. Entre l'Ancre et l'Oise, les Alliés concentrer leurs efforts dans les secteurs à l'ouest de Roy et au sud-ouest de La96igny. Ils s'y livrent un bombardement violent et y procèdent à de attaques répétées qui ne leur ont toutefoi guère donné de résultat jusqu'ici. Dans le bassin de la Vesle, le duel d'artilleri a recommencé, mais l'infanterie est resté inactive. Une interview du secrétaire d'Etat von Hinîz Au cours d'une interview accordée au corre: pondant berlinois de la Gazette de Cologne, ] nouveau secrétaire d'Etat allemand, M. vo Hintze, successeur de M. von Kilhlmann, a cr devoir s'élever vertement contre certaines affli mations de M. Lloyd George, qui, dans le dis cours qu'il a prononcé à l'occasion -du cir quiême anniversaire de la guerre, a dit que « 1 clique des dirigeants allemands avait inter tionnellement repoussé les avances faites pa les Alliés pour arriver à un règlement équ table et logique de la situation mondiale ». Le Allemands, avait ajouté M. Lloyd George, or jeté le masque de la modération en déchiqut tant la Russie et en réduisant la Roumanie e; esclavage. Le Càrriere d'Italia, complétai] cette information, a en outre assuré que 1 proposition de paix de l'Entente avait été d< cidée à la dernière Conférence de Londres. — Dans les sphères militaires et politique influentes de l'Allemagne, a déclaré M. vo; Hintze, on ignore tout d'une semblable prope sition de paix. Si les hommes d'Etat de l'Er tente avaient véritablement l'intention de fair des propositions de paix à l'Allemagne, ils au raient pu charger des personnalités respor sables d'entamer les négociations et d'ouvrir 1 voie aux pourparlers de paix. Il ne peut don être question d'un refus de la part de l'Aile magne en présence d'une proposition équitabl qui lui aurait été faite. Les faits historiques d'ailleurs, démentent cette affirmation. En dé cembre 1917, les Puissances centrales ont invit l'Entente à prendre place autour du tapis vei à Brest-Litovsk. L'Entente a laissé passer san répondre le délai qui lui était fixé. Le 5 jan vier suivant, M. Lloyd George, parlant devan les industriels anglais, a développé son pre gramme annexionniste et impérialiste, qui fu 'jugé excessif par de nombreux groupes, y corn pris le Labour Party. Le 8 janvier, le présiden ÂVilson lança son message contenant les qua torze articles de sa profession de foi pacifiste Le 24 janvier, le chancelier de l'Empire déclar. que les discours de MM. Wilson et Lloy George offraient des bases do paix mondial auxquelles il était "possible à l'Allemagne d souscrire. A la même date, le comte Czernii développa ses idées au sujet du désarmement Le 5 février suivant, la Conférence de Vei sailles estima que rien, dans les discours de hommes politiques du parti adverse, ne pei mettait d'augurer de leurs bonnes disposition en faveur de la paix et que par conséquent 1; guerre devait continuer plus ^énergiquemen que jamais. Enfin, le 12 février, le présiden Wilson proclama les quatre points fondamen taux qui pouvaient servir de base à la conclu sion de la paix, mais le môme jour M. Lloy< George déclara au Parlement anglais que 1 gouvernement ne pouvait faire abandon de se; buts de guerre. Le 25 février, le chancelier aile mand se déclara d'accord avec M. Wilson su les quatre points fondamentaux, à'conditioi que tous les peuples et tous les Etats fussen prêts à y adhérer. L'Angleterre, maintenant se: buts de guerre, refusa publiquement d': souscrire, et c'est ce qui permit au chancelier dans son discours du 18 mars, de dire que le: puissances ennemies n'avaient pas encore faî abandon de leurs intentions de conduire lî guerre jusqu'à l'écrasement complet de l'Aile magne. Voilà une réfutation péremptoire des affir millions de M. Lloyd George suivant lesquelles l'Allemagne se serait toujours esquivée quanc une proposition de réglementation équitable d< la question mondiale lui a été proposée. La vérité, dit encore M. von I-lintze, c'est que toutes les tentatives faites par l'Allemagne pour entamer les négociations avec des per sonnalités autorisées n'ont rencontré que rail lerie et persiflage. Les hommes d'Etat de l'Entente n'ont cessé d'être des hommes à deux^visages : ils prêchem la paix d'un côté, mais de l'autre.ils sont tou jours partisans convaincu^ de la nécessité d'at teindre leurs buts de guerre impérialistes ei annexionistes. Mi surplus, il n'est pas possible que des considérations rationnelles puisseni prendre une forme tangible aussi longtemps, comme c'est le cas dans les pays ennemis, qu'une propagande'effrénée se continuera poui entretenir la haine et l'aversion entre les peuples. Ce n'est pas nous, a dit en conclusion M. von Hintze, ce sont les hommes d'Etat de l'Entente qui, ne voulant rien entendre d'une paix pai compromis, assument ainsi la responsabilité de la prolongation de l'horrible guerre. » LES OPÉRATIONS fi L'OUEST Londres, 14 août : A propos des succès remportés par les Alliés à l'Ouest, le « Daily Mail » conseille vivement à 6es lecteurs de ne pas s'abandonner à trop d'optimisme et loue M. Lloyd George d'avoir apprécié la situation avec prudence. Le « Daiiy Mail » rappelle qu'en novembre detnier, le succès de Cambrai a été salué avec enthonsiasme au son des cloches, et que, peu de jours après, cette jelle victoire anglaise faisait place à un gros succès allemand. Or, ce qui s'est produit P,eu' encore se reproduira aujourd'hui. Déjà,les colonnes ennemies marchent de l'avant et, quoique nous ayons toute raison d avoir confiance, nous ne devons pas oublier que l'ennemi se battra avec ruse et acharnement. *** Paris, 15 août: Du correspondant au front du Petit Journal: Le brouillard a favorisé le début et les premiers jours de l'offensive française. La résistance allemande a été très énergique dans la région de Plessier-îs'euville-Bouillancourt-Fres-noy. Le passage de l'Avre a demandé de gros sacrifices. Un de nos ponts a été détruit vingt- trois fois par l'ennemi. » **» Paris, 15 août : On mande de Calais au Journal que depuis le début de la guerre Calais a été attaqué 220 fois par dos avions et a été arrosé de 1,415 projectiles de tous calibres. Il y a eu 185 tués appartenant à !a population civile. Les pertes d ordre miliiiire ne sont pas indiquées. Calais, Dunker e et Nancy sont les trois villes qui ont été le plue exposées aux attaques aériennes allemandes. Les événements de Russie En visite chez l'hetman Skoropadski. Un correspondant du Handelsblad d'Amster-g dam, séjournant en Oukraine, raconte dans son journal une visite qu'il a faite à l'hetman dans son palais de Kief. as — Kiejef, pour prononcer à la russe, possède quelques vieux palais. C'est dans l'un de ceux-is ci, résidence des anciens gouverneurs tsaristes, jj que Skoropadski s'est installé. Par exemple, on n'entre pas dans ce pseudo-palais comme ld dans un moulin. A toutes les portes, des sol-iQ dats, sabre au clair, montent la garde et, à Bs l'entrée aussi bien qu'au pied de l'escalier, des es officiers en uniforme russe s'informent du motif de votre présence en ces lieux. Après et avoir montré patte blanche, l'officier de service vous conduit à travers un long corridor, dont toutes les portes sont aussi gardées militaire-re ment, au bureau du garde des sceaux. Mais voilà précisément qu'une porto dont la garde es est doublée s'ouvre et que s'avance un homme d'un extérieur très digne, sanglé dans l'uniforme noir des cosaques, la figure souriante, ie barrée d'une énorme moustache grise qui se ée prolonge en des favoris bien fournis. C'est le garde des sceaux de l'hetman. Tel qu'il se montre à nos yeux, l'aimable vieillard semble se détacher d'un conte des Mille et une Nuits 7p de Sheherazade, et l'on s'attend à voir se pro-duire des merveilles. Mais au même moment, au seuil de la seule porte non gardée, apparaît !S. le maître de l'heure en Oukraine, Pawlo Sko-le ropadski, hetman par la grâce des Puissances )n centrales. •u Le dictateur des Russes méridionaux est un r. homme de taille moyenne, portant les cheveux s_ coupés ras, la figure aux traits fort accentués, q_ la moustache à la mode du jour, le regard ia énergique et pénétrant. Tel qu'il est là, il semble bien que cet homme n'ait pas atteint ir la quarantaine, et cependant... Il nous invite il. à le suivre chez lui et nous fait entrevoir l'ave-3S nlr brillant et grandiose, quelque peu chimère rique aussi, dont il rêve pour l'Oukraine. e_ A l'entendre, on a l'Impression de se trouver >n en présence d'un homme d'une intelligence Qt supérieure, d'une personnalité marquante dont ia émane un grand charme. C'est un personnage é- d'une civilisation presque trop raffinée pour le milieu où il est appelé à évoluer, un homme es d'une volonté de fer aussi, qui a conscience )n des dangers qui l'entourent, une âme de soldat 0_ qui ne craint pas les surprises du lendemain. n_ Car, vraiment, il faut du courage pour occupe per le poste d'hetman de l'Oukraine en ces u_ heures troublées. a. Tandis que Skoropadski nous parle, dans un la français élégant qui lui est plus familier que 1C l'allemand, de ses projets et de ses espérances, 1 e. je me plais à considérer cet homme appelé , le peut-être à jouer un rôle considérable dans j s> l'humanité de demain. Est-il de taille à asr.u- ; él mer la tâche ingrate qu'il a acceptée des mains té des Puissances centrales? Il a toutes les quart lités, dit-on, mais ne lui manque-t-il pas le 1S doigté et la souplesse d'un diplomate avisé pour faire l'ace aux conflagrations qui ne tar-Qt deront pas à surgir? De quoi demain sera-t-il 0. fait en Oukraine, où l'hetman ne règne provint soirement que par ia force des baïonnettes 1 q- allemandes ? Aucun lien ne rattache Skoro-padski à la masse et son influence est moindre : aI encore que celle de Kerenski. N'est-il pas, aux i e. yeux du peuple, la personnification du régime i •à tsariste, lui, l'aristocrate, l'ancien officier de la r(i garde impériale ? N'aura-t-il pas mille difficul- ; le tés pour faire admettre par le paysan sim-le pliste la sincérité de ses convictions démocra-tn tiques ? t. — Je vais vous remettre mon portrait en sou-r- venir de votre visite, nous dit l'hetman en pre-2s nant congé. r- Et il barre d'un paraphe énergique le carton is portant l'image de l'idéaliste courageux et dé-la cidé qui assume une tâche que, certes, bien des it peu de rénovateurs doivent envier à Pawlo it Skoropadski, hetman de l'Oukraine. » i- J- Moscou, 15 août : d Le ministre Chichérine a remis une note au le consul général américain Poole, en réponse à sa demande tendant à savoir comment il fallait interpréter les paroles du citoyen Lé-ir nine, disant crue l'état de guerre existe vir-11 tuellement entre le gouvernement russe, la 11 France et l'Angleterre. « Le peuple russe, dé-:s clare M. Chichérine, veut vivre en paix avec y tous les peuples, et nous sommes reconnais-r- sànts à l'Amérique de se^déclaration officielle ;s qu'elle ne veut rien entreprendre contre le gouvernement des Soviets. » a Le ministre russe s'est ensuite longuement 3" étendu sur l'attaque injustifiée dont la Russie est l'objet de la part des troupes anglo-fran-r" çaises et sur les mesures de représailles que ;? le gouvernement compte prendre. « Nous vous d demandons, conclut Chichérine, de nous dire e clairement ce que la Grande-Bretagne exige de nous Son but est-il de renverser le gouver-e nement le plus populaire qui ait jamais existé, e c'est-à-dire le gouvernement des Soviets, des pauvres et des paysans? Veut-elle provoquer une contre-révolution et restaurer l'odieux tsarisme, ce gouvernement de toutes les ty-. rannies? Ou bien entre-t-il dans ses inten-tions de faire la conquête d'un territoire russe [" qu'elle détacherait de la mère-patrie? Nous ,1 voudrions voir éclaircir ce mystère pour sa- voir à quoi nous en tenir. » e » it * * ; Londres, 15 août : Le Times apprend de Stockholm cru'il ré-r suite de nouvelles venant de Saint-Péters-s bourg qu'on y aurait découvert un complot visant au rétablissement du régime tsariste. i L'initiateur de cette organisation serait e M. Rodzianko, ancien président de la Douma, r **• é Berlin, 15 août: De la Gazette de VAllemagne du Nord: — Le Roi d'Espagne a demandé à l'Empereur Guillaume son appui pour obtenir que le gouvernement russe autorise la tsarine et ses filles à quitter la Russie. Quant aux Puissances de l'Entente, elles auraient, paralt-il, refusé d'intervenir. » s *** e Stockholm, 14 août : On annonce de source française autori-1 sée que les socialistes révolutionnaires rus-c ses 6ont appuyés par la France et l'Angle-1 terre. 3 *** " Pétrograd, 14 août : ® De l'Agence Télégraphique de Pétrograd: J — Les officiers et soldats de la mission militaire française internés en Russie se-ront mis en liberté si la France accepte de l renvoyer dans leur patrie les soldats russes 1 qui se trouvent encore sur son territoire. J Les représentants diplomatiques des puis-: sances de l'Entente retenus en Russie ne seront autoris-és à quitter le pays qu'à la condition que M. Litvinof, ambassadeur du Soviet, et d'autres Russes puissent retour-• ner en Russie. Eief, 14 août : Le recrutement de la première division de la nouvelle armée de l'Oukraine marche à souhait. Ce sont les fils des propriétaires fonciers possédant plus de vingt-cinq décia- tines qui sont appelés sous les drapeaux* **» Kief, 14 août : = L'Oukraine émettra à bref délai un om-- prunt intérieur de 500 millions de roubles. 2 La situation du marché monétaire permet J de prévoir qu'il sera plusieurs fois souscrit. *** Moscou, 15 août : s On mande du front occidental des Tchèques-f Slovaques aux journaux : — De violents combats se livrent dans la ré-, gion de Kazan et de Swijaschk. La situation ! n'est pas encore éclaircie. Les troupes des Soviets ont occupé la gare d'Ochotnitscha, située à 25 kilomètres à l'ouest de Simbire, sur le chemin de fer Pensa-Simbirak. Dans le district - de Sarker, les Kalmoucks se sont levés contre s les Tchèques-Slovaques. Des troupes de Kal-î moucks se constituent; quelques-unes ont déjà combattu. D'après des nouvelles de Vologda, a des paysans à la solde de l'Entente prennent, - sous prétexte qu'on veut leur enlever leurs , terres, les armes contre ces troupes. Le parti , communiste tchèque-slovaque a décidé eiu'en 3 cas de nécessité tous ses membres défendraient - la République des Soviets. » i s Kief, 15 août : i L'état-major des cosaques du Don annonce s que les cosaques avancent victorieusement 0 aussi bien de l'ouest que du nord-ouest vers t Zarizyn. Ils ont nettoyé la rive gauche du Don - et ne se trouvent plus qu'à une journée de s Zariîzyn. D'après des informations de jour-3 naux, les cosaques du Don septentrional ont s pénétré dans le gouvernement de Voronège. *** Vladivostock, 15 août : û Le premier contingent de troupes Japonaises e est arrivé à Vladivostock. e * e » * s Pétrograd, 15 août : Les journaux annoncent ce matin qu'une division navale russe a remporté un succès à 1 l'embouchure de la Vaga (200 verstes d'Ark-hangel) sur une flottille anglaise. Les Russes se s sont emparés d'un des cinq navires anglais, bien équipé et armé, i ' *** c Moscou, 14 août : Un communiqué officiel, parlant de la si-1 tuation sur le front de Mourmane, dit que 1 les troupes de l'Entente ont interrompu *L leur marche en avant et se sont retirées 2 après six jours de combats incessants. Le - moral des soldats maximili6tes est excel- • lent. Près d'Arkhangel, la situation des bol-che vis tes est l>onne. r ^ a * * 1 Moscou, 15 août : ; D'après les journaux, les troupes des So- ; viets se sont retirées d'Arkhangel en amont ^ de la Dwina, le long du chemin de fer au sud ^ d'Arkhangel à Cholmogery. j La Travia annonce crue la population s'est soulevée et marche en armes contre les trou- 1 pes de l'Entente. 3 Londres, 14 août : i On mande de Vladivostok au Times que des ï troupes françaises sont arrivées à Vladi-, vostok. i *** s Ottawa, 14 août : On annonce officiellement qu'un défache-5 ment canadien participera à l'expédition en - Sibérie. 3 *** î Vologda, 15 août : Los Anglais établissent dans tout le ter-1 ritoire qu'ils occupent la prédominance de la - bourgeoisie. Les organisations ouvrières sont s dissoutes, les autorités des Soviets sont arrê- - tées et leurs chefs fusillés. 3 *** Kief, 15 août : 3 L'Agence télégraphique oukrainienne ap-1 prend que le président du Conseil de Crimée - a dit que Séûastopol deviendra port de com-■ merce. **# Frattftfp$r,sur-îe-Mein, 15 août : On ,i&apde d'Amsterdam à la Gazette de Francfort : — Il résulte des informations de la presse 1 américaine que c'est la pression exercée par le " Conseil de guerre de Versailles qui a forcé 3 M. Wilson à intervenir en Sibérie. » D S> DÉPÊCHES DIVERSES 1 — 3 Paris, 15 août : 1 On mande de Saint-Sébastien adx jour-" naux : / — M. Malvy a dit à ses amis qu'il ne désire L pas, à l'étranger, parler des affaires inté- • rieures de 1a France. Toutefois, il a ajouté ' qu'il lui était permis de dire qu'il retournera • à Pans dans peu de mois. L'absence de tout J droit, le manque de raisonnement et la bru-' talité régnent en maîtres aujourd'hui, mais ce ne sont là, en réalité, a-t-il donné à en-' tendre, que des apparences qui masquent un ; édifice plus vermoulu qu'on ne le croit. La " protestation qu'élève M. Malvy, de même que : son bannissement, sont autant d'indices qui montrent que des principes basés sur ces ap-! parences manquent de force et ne pourront ! tenir. Les hommes qui en sont les représentants et qui so sont imposé la tâche de creu-> ser davantage l'abîme qui sépare les diverses ' classes du peuple dans le pays et de fomenter la haine entre les peuples pour éviter qu'ils se rapprochent sont comptés. Lorsque M. Malvy reverra Paris, ce sera un Paris heureux. plus près de la paix que celui d'aujourd'hui. *** ' Genève, 15 août : Un article extrêmement violent publié par le général Percin dans le Populaire provoque une grande sensation. Le général demande que la personnalité qui, le 24 août 1914, a donné l'ordre d'évacuer Lille, soit déférée à la Haute-Cour. D'autre part, il écrit que tous ceux qui, en 1913, ont voté le service obligatoire de 3 ans et approuvé le plan de mobilisation qui, au début de la guerre, a mis la France dans une situation désespérée, devraient aussi être jugés par le Sénat. Il est à remarquer que !e général Percin commandait la place de Lille en 1914. *** Paris, 16 août : Le commissaire du gouvernement a transmis au gouverneur militaire de Paris un rapport incriminant M. le sénateur Humbert de connivence avec l'ennemi. La demande de suspension de l'immunité parlementaire sera transmise au Sénat dès sa rentrée, soit le 17 septembre. *** Zurich, 16 août : On mande de Genève à l'Agence télégraphique de%la presse suisse : — Dans un article fortement censuré, le Populaire, qui peut être considéré comme étant l'organe officiel de la majorité actuelle du parti socialiste français, proteste contre le projet de M. Balfour préconisant l'annexion à l'Angleterre des colonies allemandes de l'Afrique. ^ **# 'Paris, 14 août : Le Hollandais Théodore Otten, condamné à mort pour espionnage, a été fusillé lundi matin à Grenoble. *** Londres, 14 août : Les jurisconsultes étant d'avis que Iafloi ne permet pas aux femmes d'être candidates aux élections pour le Parlement, le parti ouvrier a décidé d'élaborer un projet de loi pour modifier cet état de choses. EMi ITALIE ' Milan, 15 août: Du Corriere délia Sera : — Les importations eh Italie atteignent actuellement 600.0C0 tonnes par mois, soit 900iï$0 tonnes de moins que la quantité stipulée par les accords de Palianza. Toutefois, l'Italie (reçoit ainsi le double de ce qu'elle recevait» en CQg¥li¥iUfMgQUËS OFFICIELS ■vzzer -va*»* » w w u u « W «s Communiqués dss Puissances Gantraies Berlin, 16 août. — Officiel de ce midi : Théâtre de la guerre à l'Ouest. Armées du feld-maréchal prince héritier Rupprecht de Bavière : Combats entre avant-postes à proximité du Kemmel et près de Vieux-Berquin. Nous avons repoussé de fortes attaques prononcées par l'ennemi au sud de la Lys, près d'Ayette et au nord de l'Ancre. Armées du général von Boehn : A l'ouest de Roye et au sud-ouest de Noyon, violent duel d'artillerie, suivi d'attaques ennemies des deux côtés de l'Avre, dans la direction de Lassigny et sur les hauteurs qui se dressent à l'ouest de l'Oise. Au sud de Thies-court, la ferme de l'Attiche est restée entre les mains de l'ennemi. Par ailleurs, nous avons repoussé les attaques de nos adversaires devant nos positions de combat, en partie par des contre-attaques. L'ennemi a subi de très fortes pertes au cours des combats livrés autour de Lassigny ; à cet endroit, il a vainement lancé six fois ses troupes à l'assaut et, après dix heures de combat acharné, il a été rejeté dans ses positions de départ. Armées du prince héritier allemand : Sur la Vesle, la canonnade, devenue plus violente le soir, est aussi restée intense la nuit. Nous avons descendu hier vingt-quatre avions ennemis. Le lieutenant Udet a remporté ses cinquante-quatrième et cinquante-cinquième victoires aériennes, les premiers lieutenants Kônneke et Lôrzer chacun leur trentième, le lieutenant Meckel ses vingt-deuxième et vingt-troisième, et le lieutenant Rôth sa vingt et unième. Berlin, 15 août. — Officiel de ec midi: Théâtre de la guerre à l'Ouest. Armées du feld-maréchal prince héritier Rupprecht de Bavière : Grande activité de reconnaissance entre l'Yser et la Soarpe. Au sud-est d'Ayette, une attaquo partielle anglaise a échoué devant nos lignes. Au nord de l'Ancre, nous avons évacué ces dernières nuits la partie de notre position qui formait, près de Puisieux et de Beaumont-Hamel, un saillant aigu dans les lignes.de nos adversaires; ce saillant a été occupé hier après-midi par l'ennemi. Armées du généra,! von Boehn : Pas d'opération importante à signaler. La canonnade est devenue plus violente le soir entre l'Ancre et l'Oise. Attaques partielles de l'ennemi sur les deux rives de l'Avre et au sud de Lassigny. Armées du prince héritier allemand : Au cours d'une poussée exécutée sur la rive méridionale de la Vesle, nous avons fait prisonniers les soldats ennemis qui occupaient la gare de Breuil. Nos aviateurs de chasse ont barré le chemin à une escadrille de bombardiers anglais qui volaient vers l'Allemagne ; elle a été forcée de retourner avant d'avoir atteint son but. En outre, nous lui avons descendu cinq avions. Nous avons abattu hier vingt-quatre avions et un ballon captif ennemis. *** Berlin, 14 août. — Officiel : Nos sous-marins ont encore détruit 12,000 tonnes brut dans les eaux anglaises. *** Berlin, 16 août, — Officiel : Dans la Méditerranée, nos ^dus-marins ont torpillé, en pleins convois 'con'vois puissamment protégés, six vapeurs précieux jaugeant au total 22,000 tonnes brut en chiffre rond, parmi lesquels un vapeur jaugeanf 6,000 tonnes brut au minimum et ayant un chargement complet de troupes à bord. Berlin, 14 août, — Officiel : Le 13 août, nos forces aériennes du corps de la marine ont descendu neuf avions ennemis. Le lieutenant de vaisseau Sachsenberg a remporté ses dix-neuvième et vingtième victoires aériennes, le lieutenant Osterkamp sa dix-neuvième.e « « Vienne, 1-î août. — Officiel : Sur le théâtre de la guerre en Italie, dans le secteur du Tonale, l'ennemi a déclanchiS hier les attaques auxquelles noi-.s nous attendions depuis assez longtemps déjà. Il a débuté dans la matinée par des attaques dirigées contre celles de nos troupes postées dans la région des sources de Noce et de Sarca di Genova. L'après-midi, après une plus forte préparation d'artillerie, les Italiens ont attaqué notre position établie sur le Tonale. Les combats nous ont été favorables. Sauf qu'ils ont répoussé quelques-uns de nos postes avancés, les Italiens n'ont obtenu aucun succès. Pour le reste, pas d'événement particulier il signaler au sud-ouest.En Albanie, à l'est de la vallée de Devoli, nos bataillons se sont emparés de-quelques points d'appui ennemis. Vienne, 15 août. — Officiel de ce midi : Les attaques dirigées par i l'ennemi contre le Tonale ee sont, comme les dernières opérations de montagne sur le front en Yénétie, transformées pour lui en un complet échec. Les colonnes italiennes attaquant au nord du col se sont déjà.écroulées avec de fortes pertes sous notre feu de défense. Au sud du col, après plusieurs tentatives, I'énnemi a réussi à s omparer d'un point d'appu.i sur le monte Cello. Ce point lui a été bientôt arraché de nouveau par le 20° régiment de tirailleurs du 6ud de la Styrie. Les postes sur la montagne, abandonnés au cours des grands combats du début, ont été de môme et en grande partie réoccupés par nous. Dans les secteurs les plus importants, l'ennemi a reculé au delà de ses tranchées. Nos aviateurs le poursuivent à l'aide de mitrailleuses. En Albanie, nos troupes ont de nouveau obtenu des avantages à l'est de la vallée du Devoli. **« Vienne, 16 août. — Officiel de ce midi : Sur le théâtre de la guerre an Italie, de nouvelles attaques dirigées par les Italiens contre notre position du Montozzo 6e sont brisées sous la vaillante défense de détachements du premier régiment des tirailleurs impériaux. Pour le reste, la journée s'est passée dans le secteur du Tonale sans opération spécialement importante. Sur le monte Cimone, nous avons repoussé des troupes d'assaut ennemies. En Albanie, la situation n'a pas changé. •*» Sofia, 13 août. — Officiel : Sur le front en Macédoine, au nord deBi-tolia, nos détachements d'attaque ont pénétré dans les tranchées ennemies et en ont ramené des prisonniers français. A l'ouest de la Czerna, entre Gradeschnit-za et Tarnowa, courtes attaques d'artillerie de la part de i'ennemi. Au sud et au sud-ouest, nos unités avancées ont dispersé des détacnemenls d'attaque ennemis à l'aide de grenades à main. Au sud de Djunmitza, canonnades assez violentes par intermittence 1 de part et d'autre. A l'ouest du Vardar et dans la plairio qui s'étend devant nos positions ù 1 ouest du Sérès, notre feu a mis en fuite des détachements de reconnaissance ennemis. Sofia, 14 août. — Officiel : Sur le front en Macédoine, à l'ouest du lac d'Ochrida, nos détachements de reconnaissance ont fait prisonniers des soldats fran- ' Sais. Dans la boucle de la Czerna et A l'ouest i :s du Dobropolje, canonnade réciproque plus violente par intermittence. A l'est du Vardar et dans la plaine qui s'étend devant celles de nos positions établies à l'ouest de Sérès, nous avons dispersé par notre fusillade des déta-3r chements de reconnaissance ennemis qui tentaient d'atteindre nos obstacles, lu ^ Constantinople, 14 août. ■— Officiel : ir Duels d'artillerie isolés et grande activité ■u aérienne. Dans le secteur de la côte, nous avons repoussé des détachements de reconnaissance ennemis. Nos aviateurs ont p* Jancé avec une efficacité constatés de nom-' breuses bombes sur un camp de rebelles au " sud de Tarileh. Sur les ^at 'es fronls, la si- tuation no s'est pas modifiée. 3S ® is Berlin, 15 août. — Officieux : e- L'Entente s'est efforcée d'obtenir une décision ir entre l'Ancre et l'Oise par un nouvel assaut de -s grande envergure.. Ll" En tout premier lieu, le3 Anglais, épargnant ^ leurs propres troupes, ont vainement tenté, de-puis le 8 août, de percer le front allemand entre l'Ancre et; l'Oise, avec des détachements australiens et canadiens, qui, sur leur aile gauche, étaient appuyés pra les Français.Un ordre du jour °* du commandant des itoupes australiennes mm-tre quelle signification on attacha du côté des J® Alliés a la bataille titanesque. Le commandant * déclare, en effet, que les luttes qui vont avoir rg lieu seront les plus acharnées auxquelles ils ont i'ris part jusqu'à présent. L'assaut, entrepris avec de objectifs lointains, fut déclanché avec une mise en œuvre d'une masse d'art;Lerie, de tanks et d'avions comme on n'en avait jamais vu jusqu'à présent. Après les premiers succès initiaux, l'attaque fut vite enrayée. Concurremment avec celte tentative, les Français, de l&ur côté, essayèrent, par ?r une offensive de grande envergure, à «mener la solution finale. Ils engagèrent dans cette ac-L'e tion l'élite de leurs divisions d'assaut, travaille iant de concert avec l'artillerie et les escadrilles de chasse, qui-tentèrent par tous les moyens de 3é se soustraire à nos regards. Nonobstant, la di-in rection de nos troupes eut très vite connaissance de leurs projets. Sans s'accrocher davantage à )S la possession de territoires, tii vertu du prin--r cipe qu'il ne faut accepter le combat que dans les conditions les plus tavorables et pour infliger à l'ennemi les, plus grandes pertes possibles, nos troupes furent .retirées dans la nuit du 9 au ^ 10 août des positions qu'elles occupaient, ne iais-. " sant sur place que de faibles arrière-gardes. Dès les premières heures du 10 août, l'ennemi dé-clancha un violent feu d'artilierie sur le front P€ RoUot-Anlheuil. Dans quelques secteurs, l'infan-,j. terie ennemie ,soutenue par des tanks et des a lance-flammes, passa résolument à l'attaque. En d'autres endroits, le feu d'artillerie préparatoire n dura plus longtemps contre les positions évacuées. Cependant, l'infanterie et Tarie tillerie de nos arrière-gardes préparèrent une n chaude réception à l'ennemi déferlant vers nos positions en masses compactes, et lui occasion-is nant les plus lourdes perte. Nos divisions, selon les ordres reçus, se retirèrent devant de nouvelles attaques puissantes. L'ennemi prit de l'avance, mais il renccntra bientôt une nouvelle )0 résistance qu'il s'attacha à briser en recourant à un feu violent Là où il se risqua à attaquer sans préparation par l'artillerie, son assaut s'effondra sous notre feu concentrique. Cette résistance it acharnée, a lacjuelie il ne s'attendait plus après i- son prétendu1 Ê'ùtfCé;?,' rendit l'ennemi hésitant, u de sorte qu'il n'avançait plus qu'avec prudence. 1. et circonspection. A la fin du premier jour, il :s n'avait atteint aucun point de notre nouvelle it ligne. Nos troupes se trouvant ici depuis des semaines ont infligé en combattant des pertes sanglantes à l'ennemi, sans qu'il lui fut possible d'obtenir un résultat décisif en aucun endroit. le 11 n'y a plus ici de positions fortifiées. La 3- guerre des tranchées est remplacée par la dé-v fense élastique. L'infanterie française, toujours 's à l'attaque, paie une fois de plus le tribut du 1_ sang pour l'Angleterre et l'Amérique. L'énergie farouche avec laquelle, après cinq attaques écroulées, elle fut lancée une sixième fois en , avant, montre suffisamment que l'adversaire avait espéré que cette bataille amènerait une dé-^ qsion marquante. ^ Berlin, 15 août. — Officieux : Une acca.!mie s'est; produite dans l'offensive grandiose déclanchée entre l'Ancre et l'Oise, avec l'intention d'amener une percée décisive, n grâce à la mise en oeuvre des masses d'artillerie lourde, de batteries de tanks et d'escadrilles de j_ chasse.L'impétuosité de l'attaque anglaise ayant lS été brisée net, les Français ont, une fois de plus, s le 12 août, procédé à une attaque de grande en-1_ vergure. Depuis, on n'a eu à enregistrer, entre l'Ancre et l'Oise, que des tentatives partielles g qui, pour la plupart, n'ont pu, grâce à l'artille-s rie allemande, se développer. Le 14 août, l'ardeur à la bataille a encore diminué. On s'est borné, des deux côtés, A des combats d'avant-gardes. Cependant, les Anglais et les Français i avaient projeté des attaques de grande enver-s gure, notamment au nord de Lihons, au sud-est e de Rouvroy et devant le Bois des Loges; mais n leurs préparatifs ont pu Être éventés à temps s par l'artillerie allemande qui a pris les rasuem-i_ blements de troupes sous un feu violent. Vers e 8 heures, les Français ont tenté une fois de plus 3 do mettre des troupes en ligne des deux côtés r de la route Roye-Montdidier. Ces troupes, prises e à leur tour sous le feu des canons allemands, u ont été dispersées en désordre avant qu'elles e aient pu prononcer leur assaut. t Sur les autres fronts, il y a lieu de signaler s une recrudescence de l'activité de l'artillerie et e des patrouilles, principalement en Flandre, où, dans la région du mont Kemmel, s'est déclan-j chée, dans la nuit du 14 au 15 août, un feu très violent. Les patrouilles anglaises qui ont e montré une grande activité depuis Ypres jusqu'à l'Ancre, n'ont pu empêcher que les positions j avancées dans le saillant entre Puiseux et Beau- 0 montrHamel aient été détruites et évacuées au cours de la nuit, sans que l'ennemi s'en soit aperçu. Ce n'est que le 14 août dans l'après-midi que les Anglis ont prudemment avancé. 3 La dispersion de la garnison de la gare s de Breuil a eu lieu à la suite d'un coup de main t audacieux de nos troupes qui, en traversant la - Vesle, n'ont pas subi de pertes appréciables. Des patrouilles françaises entre Bazoches et 3 Fismes ont été aperçues à temps et dispersées. 3 ?. Berlin, 15 août. — Officieux : 5 Les appréciations prudentes au sujet des succès du général Foch, qui marquèrent les pre-. miers jours de l'offensive, se sont muées partiellement en un plus grand optimisme qui, cependant, menace 'de s'effondrer complètement, . aujourd'hui que les lourdes pertes occasionnées . par les vaines attaques des dernierj jours com- 1 mencent à être connues. De nombreux journaux de l'Entente expriment l'espoir que les succès . remportés par Foch contraindront les Aile-* . mands à se retirer sur la ligne de Hindenburg. . Aussi annonce-t-on qu'en réponse au discours de ; bienvenue des maires de Reims et de Soissons, . Foch aurait déclaré que pour lui la bataille n'é-. tait pas encore terminée, que Noyon aussi devait » être purgée d'ennemis et recevoir une garnison ; française. Le sans-fil d'Iiorsea prend un ton plus modeste quand, le 15 août, il annonce que i les Français continuent leurs efforts pour s'em-: parer de Lassigny. Cependant, ni les Anglais ni les Français ne sont parvenus, depuis plusieurs ours, à traverser la ligne sur laquelle la direc- -tion des armées allemandes résolut de se retirer ; après la surprise qui réussit si bien à l'ennemi. Pour aller au-devant de désillusions, qui ne . manqueront pas de se produire dans leurs pays, t les sans-fil de l'Entente ne cessent d'insister sur le nombre croissant des prisonniers et du butin, alors qu'ils savent que, même arrondi en'chiffre supérieur, ce résultat fait piètre figure au regard des 205,000 prisonniers et 2,250 canons que l'Ai-us lemagne a capturés au oours des trois premières iar offensives jusqu'au 11 juillet. (je — "9 1 " us Commumquô: des armées ailiésa ta- m- Paris, 14 août. — Officiel de 3 heures : Entre l'Avre et l'Oise, activité des deux artilleries, notamment dans.les secteurs de Royq-sur-Matz et de Gonchy-les-Pots. Sur le front de la Vesle, des coups do main us ennemis n'ont donné aucun résultat. D'autre part, une incursion de nos troupes dans les lignes ennemies dans la région de Mesnil-Ies--,v .Hurlus leur a donné des prisonnière. ,{U Nuit calme partout ailleurs. ?i- * * * Paris, U août. — Officiel de 11 heures : Au cours de la journée, nos troupes, continuant leurs progrès entre la Matz et l'Oise, se sont emparées de Ribécourt. A l'est de Berval, on les éléments de notre infanterie, ayant éventé de une contre-attaque ennemie en préparation, ont réussi a faire prisonniers sept officiers, ,nt dont deux commandants de bataillon, et un le- certain nombre de soldats. Dans la région de tre Roye et de Lassigny, ia lutte d'artillerie conti--a- nue très vive. ie, «*# ar Paris, 15 août. — Officiel de 3 heures : n- Nuit marquée par une assez grande activité les d'artillerie entre l'Avre et l'Oise. Un coup de lUt main ennemi en Champagne, dans le secteur ;i"r des Marquises, n'a obtenu aucun résultat. >nt * *** ris Paris, 15 août. — Officiel de 11 heures : Au cours de la journée, une opération de ^ détail nous a permis de réaliser des progrès ,js dans le massif boisé entre Matz et Oise. Nous nous sommes emparés, au nord-ouest de Ribécourt, de ia ferme Attiche et de la ferme du z* Monolithe, énergiquement défendues par l'en- ' nemi. Nous avons fait des prisonniers. f Aucun événement important à signaler sur le I r reste du front» a * •# Londres, 15 août. — Officiel : Violents combats à l'est de Rainecourt; nous avons légèrement avancé notre ligne à cet en- [il- C[ÎQÏÏ- ' ice Entre Albert et Ayette, nos patrouilles ont a été actives toute la nuit; elles sont restées en n" contact avec l'ennemi et continuent à pro< ns gresser. fc e- ■s> Rome, 15 août. — Officiel ; 1:11 Dans le secteur du Tonale, les opérations, is- très actives jusque hier matin, sont redeve-'èà nues normales dans le courant de la journée, lé- Dans le secteur de Lagarina, nos détachent ments do reconnaissance ont tenu à distance n- des patrouilles ennemies. es Sur la Piave, un détachement de bersaglieri, in après avoir traversé le bras occidental du Ire tleuve, a pris pied par surprise sur une petite ns île occupée par l'ennemi au sud-ouest de Grave ir- di Papadopoli. Nos soldats s'en sont emparés ne après avoir brisé la résistance ennemie et re- os poussé des renforts amenés par les Autri- n- chiens, pour contre-attaquer. Ils ont fait 30 pri- Dn sonniers et pris une mitrailleuse. (u- Des avions italiens et alliés ont bombardé je aujourd'hui des objectifs d'ordre militaire si- île tués sur les lignes de communication de l'en- à nemi ; nos dirigeables ont exécuté la même tls opération la nuit. Un ballon captif et un appa-» ra reil ennemi ont été descendus. jj5 Dépêches Diverses c.®- Londres, 14 août : II Le Comité exécutif de la Fédération des Ue ouvriers mineurs anglais a instammen't en- gagé les ouvriers à" augmenter la produc-tion en évitant toute suspension inutile du )e travail. L'appel du Comité fait état des . énormes besoins en charbon et expose la' situation difficile dans laquelle se trouvent lt_ la France et l'Italie pa.r suite de la pénurie p de combustible. 11 assure qu'en Angleterre \'J aussi les classes pauvres de La population; >ïe vont au-devant de grandes privations si les s ouvriers mineurs n'accomplissent pas le-UT ?n devoir. Prochainement, des comités seront 'e institués qui auront pour mission de re-;e" chercher les causes de ces interruptions, dans le travail. Il est surprenant d'ailleurs! que, d'après une statistique officielle qui vient d'être publiée, la production en char-ve bon ait, en 1917, diminué de près de 8 mil-. :e' lions de tonnes comparativement à celle de] Cl 191 G, bien que pendant la môme période le 'ie nombre des ouvriers mineurs ait. augmenté" , de plus de 23,000. ncl s' La Haye, 15 août : n" Le journal socialiste Hct Volk apprend re qu'en ce qui touche ia question de personnes, ^ la crise «ministérielle est résolue; il ne man* le" que plus qu'un programme sur lequel les par* r_ tis de droite puissent constituer le cabinet* 'f «*• iy La Haye, 14 août lis Les dockers de Rotterdam s'étant mi6 en' >r" grève, quatre cents internés belges y ont) été transférés pour procéder au décharge-lis ment des navires du Comité de secours ày Ps la Belgique. n" *** rs Berlin, 15 août : i:s On mande de La Haye au «Berliner L<* kal Anzeiger » : es — Des rixes se sont produites à Rotter-. 5» dam entre grévistes et internés belges qui-es voulaient décharger les vapeurs du Comité; de secours à la Belgique. » er et Berlin, 16 août : ù. Parmi les questions politiques dont les deux n- monarques alliés et leurs hommes d'Etat s'oc-às cupent aujourd'hui au grand quartier général at allemand, la question polonaise occupe la pre-'à mière place. is — Nous ne croyons pas, dit le Berliner Lokal u- Anzeiger, qu'il s'agisse de faire intervenir ici iu la solution dite austro-polonaise, qui implique, rit comme on sait, l'union personnelle entre la di monarchie du Danube et la Pologne avec l'ab-é. sorption de la Galicio par le nouveau royaume, re On peut admettre toutefois que la solution du in problème polonais se fera sous une forme qui la a rencontré l'approbation de notre allié austro-hongrois, ce qui revient à dire que l'on appeler lerait au trône de Pologne un archiduc Si autrichien, probablement l'archiduc Charles-Etienne. Ce choix ne se heurterait à aucune difficulté ni à Vienne ni à Berlin. On annonce qu'à Varsovie aussi on s'est déclaré d'accord . sur cette solution. * 3 Berlin, 16 août : / Sous toutes réserves, le Berliner Lokal An-' zeiger publie l'information suivante de Vienne : !" — Le Czich, organe des cléricaux tchèques, prétend de source bien informée que le baron ;s von Hussareck — s'appuyant sur la confiance | de la Couronne et d'accord avec les hommes »• de confiance de la droite de la Chambre des e Seigneurs et avec de3 personnalités éminentes ^ de toutes les nationalités — projette de trans-former l'Autriche-I-Iongrie en une Confédéra-'' tion nationale comprenant un Etat allemand, n un Etat tchèque, un Etat polonais, un Etat< n sud-slave et un Etat hongrois. Chaque peuple e trouverait ainsi à satisfaire ses exigences lê-'• gitimas et ses conditions propres d'existence., Outre des parlementaires expérimentés, la s Commission chargée d'élaborer la nouvelle -Constitution admettrait à ses séances des re-r présentants autorisés des sciences, de l'indus-i. trie, de l'agriculture et du commerce, ainsi; e que des délégués des corporations autonomes| u de toutes les races. L'exécution de la nouvelle' r Constitution serait confiée à un ministère in- tfenigredî lai-gamedi H7 floâa aUOiiJSiAiu QùUTIDilisfii — j^e JSumero : là Centimes , Année. - N'

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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