La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 18 Août. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 07 août 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/z02z31q712/
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Toutefois, la lutte a changé de caractère : en dépit de leur violence extrême, les .combats qui se sont livrés cette semaine n'ont plus guère modifié le front de bataille, de sorte que le moment parait bien choisi pour Apprécier les conséquences entraînées jusqu'à frêsent par la formidable contre-offensive du énéral Foch. Déclanchée entre l'Ancre et l'Avre avec une yigueur inattendue par de nombreuses divisions anglaises et françaises, dissimulées à l'abri d'un épais brouillard, protégées par des centaines de tanks, cette contre-offensive a (Obtenu un succès initial remarquable. Elle a surpris les Allemands, qui se sont néanmoins vaillamment comportés devant cette arme redoutable des tanks, mais sans pouvoir faire autre chosé que de ralentir les progrès de Heurs adversaires. Toutefois, après quatre à cinq jours de bataille, ils sont parvenus à les immobiliser devant la ligne Bray-Chaulnes-ouest de Roye. En même temps, pour échapper au danger d'une attaque habilement prononcée par les Français entre l'Avre et l'Oise, les Allemands se repliaient, couverts par leurs arrière-gardes, sur ia ligne sud-ouest de Roye-JLassigny-sud-ouest de Noyon. A première estimation, les Alliés ont ainsi Reconquis huit cents kilomètres carrés sur les trois mille six cents que les Allemands leur ont récemment arrachés dans le bassin de la Somme et entre Montdidier et l'Oise. • En ce qui concerne le nombre de prisonniers, nous voyons que les Allemands en ont fait 105,000 au cours de leur marche en avant lur Amiens et de leur attaque sur Compiègne, iandis que la contre-offensive des Alliés entre J'Ancre et l'Oise leur en a valu jusqu'ici 30,000. I tes Allemands ont annoncé qu'ils avaient, au cours de leurs opérations, pris 1,400 canons aux Alliés. Ceux-ci viennent de leur en prendre 600. Envisagés à la lumière de ces chiffres, les résultats de la contre-offensive actuellement poursuivie par le général Foch sont comparativement modestes : pas plus que ceux de sa grande contre-offensive entre Reims et Sois-Ions, ils ne font apparaître comme devant se produire à bref délai la victoire éclatante, décisive, qui doit mettre fin à la guerre. Seuls, les exaltés, auxquels les quatre années que toous venons de traverser n'ont rien appris et qui sont, du reste, incapables de comprendre le danger de leurs folles exagérations, peuvent attribuer pareil caractère à la contre-pflensive du généralissime Foch, et ils ne t'en font point faute. Toutefois, ce n'est pas Hmiquement au point de vue du gain territorial, du nombre de prisonniers capturés et jde canons conquis qu'il convient de se piacer pour apprécier ces résultats. Grâce à des attaques puissantes, soigneusement préparées, adroitement dissimulées et prononcées au bon endroit, le général Foch vient de s'assurer des avantages marquants : il a notamment réussi à dégager largement Amiens et à remettre à la disposition des Alliés, à charge pour eux d'y faire les réfections nécessaires, la grande voie ferrée Amiens-Montdidier-jParis, dont la perte récente leur avait été très sensible. Certains Indices sont de nature à faire (croire que le commandant suprême des forces jde l'Entente visait des Objectifs beaucoup plus (étendus, et c'est ce qui explique sans doute 3'obstination des attaques anglaises entre (Chaulnes et Roye et la ténacité des assauts français dans tout le secteur de Lassigny. Mais, que ces nouvelles attaques échouent ou Réussissent, il n'en reste pas moins que le général Foch a provoqué une sérieuse détente de la situation militaire des Alliés sur )e front Ouest. Il s'est, en tout cas, révélé — ce qui est précieux au point de vue moral — tomme un chef qui justifie la confiance de les soldats et qui est digne de se mesurer avec des partenaires de la taille de von Hin-flenburg et Ludendorff. La seule critique que ta méthode ait soulevée jusqu'ici vient de teux qui le croient enclin, comme les généraux Broussiloff et Nivelle, à vouloir, le cas Jchéant, forcer quand même un résultat en sacrifiant ses hommes sans compter, alors ïue le haut commandement allemand se préoccupe surtout d'épargner ses effectifs. La ïuite des événements est seule capable de yous faire- voir s'il y a quelque chose de îondê dans cette appréhension. LES OPÉRATIONS A L'OUEST Paris, 15 août : Le maréchal Foch a eu mercredi, à Paris, une conférence avec M. Clemenceau. *** Berne, 16 août : Il résulte d'un exposé officieux envoyé de Paris à la « Nouvelle Correspondance » qu'un nouveau groupement des forces françaises s'impose. L'ennemi a rapidement rempli ses vides et complété son artillerie de campagne. r» Pans, 16 août : Du correspondant de guerre de l'Agence Havas : — Les Allemands continuent à résister avec acharnement entre l'Avre et l'Ancre ; leurs mouvements sont appuyés par des détachements mobiles de mitrailleurs très difficiles à saisir. D'autre part, l'ennemi ne cesse d'envoyer de nouveaux bataillons au feu. Les combats sont particulièrement acharnés autour du massif de Lassigny. Entre l'Avre et l'Ancre, les Français préparent de nouvelles attaques. «** Berlin, 16 août : Les attachés militaires des Etats neutres se Sont rendus sur le champ de bataille, où ont eu lieu les derniers combats à l'est d'Amiens et de Montdidier. *** Paris, 16 août : Des aviateurs allemands ont lancé plusieurs bombes dans les environs de Paris. Paris, 16 août : Du « Temps » : ,, La nuit du 11 au 12 août, les aviateurs allemands ont attaqué Dunkerque; ils ont jeté dix grosses bombes sur la ville. Les explosions ont détruit un grand immeuble et occasionne d importants dégâts matériels. Deux personnes ont été tuées ; il v a, en outre, un grand nombre de i -sés, **• Bâle, 17 août : D'après les indications d vix français, les attaques aêrio: 'uiées la nuit contre Nancy, Epern., ,L Boulogne destr étionsV<>1^ d'importantes *** Berne, 17 août : Du «Berner IntelligenzeblaU» : •— Un ordre du jour français nous apprend qu-e les puissantes e&cadrilles de tanks qui ont frayé à l'infanterie de l'Entente le passage dans les lignes allemandes 'attaquaient jjous lea ordres du général de HL3 ~ —géra——bue brigade Estienne, dont le gouvernement a reconnu les mérites en le nommant com-' mandeur de la Légion d'honneur. On annonce aujourd'hui que le général Estienne a été fait prisonnier au cours d'une des dernières attaques, alors qu'il commandait une escadrille de tanks. » **• Flessingue, 16 août : Un avion anglais est tombé ce midi en vue de la côte. Un des aviateurs, grièvement blessé, a été transporté à Cadzan; l'autre a 1 été interné à Flessingue. la guerre navale Milan, 17 août | Du « Secolo » : — La flotte italienne a perdu, du 31 décembre 1914 au 1er mai 1918, 320 vapeurs jaugeant au total 1,170,000 tonnes; pendant cette môme période, l'Italie a acheté ou l'ait construire 230,000 tonnes.Alors que la flotte italienne comprenait avant La guerre 550 navires jaugeant 1,940,000 tonnes, elle est réduite depuis 1914 à 275 navires jaugeant 1,020,000 tonnes. **• Berlin, 16 août: Répondant à une interpellation du député libéral Prigelle au sujet de la disparition du pavillon anglais sur la route commerciale maritime entre l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, sir E. Chiozza Money, secrétaire pour l'inspection de la marine, répondit que le gouvernement avait pris des mesures pour obvier à cet inconvénient. Des démarches ont été faites afin de mettre à la disposition des armateurs les navires neutres réquisitionnés qui ne peuvent être utilisés dans la zone dangereuse. La Gazette de l'Allemagne du Nord remarque à ce sujet que jusqu'à présent le gouvernement anglais avait justifié la mainmise sur les navires neutres par cet argument qu'il avait un besoin urgent de ces navîres pour assurer le ravitaillement de l'Angleterre, et naturellement aussi le ravitaillement de ses troupes en matériel et en munitions. Aujourd'hui, on jette le masque. Les navires volés aux neutres doivent également servir à arborer le pavillon anglais sur des routes maritimes dont il avait disparu, en d'autres termes à faire gagner de l'argent aux Anglais là où des neutres se seraient trouvés en situation de le faire. Et ce vol manifeste est avoué sans broncher par des représentants du gouvernement anglais du haut de la tribune du Parlement I **• La Haye, 17 août : On annonce officiellement que les négociations pour la reprise du trafic maritime entre la Hollandé et les pays scandinaves ont abouti à un accord. Aprè3 de longs pourparlers,l'Allemagne s'est déclarée prête à approuver la consignation des marchandises du trust transocéanique hollandais, moyennant quoi les navires seront porteurs d'un sauf-conduit. En conformité avec cet accord, les négociants hollandais ne pourront importer des marchandises de la Suède, de la Norvège et du Danemark que par voie de consignation du Trust transocéanique. EN AMÉRIQUE Londres, 16 août : On mande de Toronto au Times que 200 Soldats, revenus de France, et un millier de personnes qui s'étaient jointes à eux, ont parcouru les rues de la ville, saccageant et pillant les restaurants et les cafés, sous prétexte qu'un soldat retour du front avait été maltraité dans un café. A Vancouver, un autre groupe de soldats s'est attaqué à la Maison du Peuple. Amsterdam, 16 août : M. Wilson a écrit au maire de la Nouvelle Orléans que le gouvernement américain a le droit de racheter non seulement les grandes lignes, mais aussi les chemins de fer municipaux.Londres, 16 août : De l'Exchange Telegraph Company: — On apprend de Montevideo que la grève générale a éclaté dans la République d'Uruguay. L'industrie est complètement paralysée. Plusieurs personnes ont été arrêtées à la suite des troubles. Les journaux ne paraissent plus. Les troupes et la police cernent les rues. » •*» Paris, 16 août : Les journaux apprennent de Londres que les ports de Charleston (Caroline du Sud) et de Wilmington (Caroline du Nord) ont été bombardés au moyen d'obus à gaz par plusieurs sous-marins allemands. •*» Berne, 16 août : L'édition parisienne du New-York "Herald annonce que le président Wilson se prête à présent à des manœuvres douteuses pour se débarrasser de ses adversaires, qui font de l'opposition à sa politique au Congrès. Le mandat du plus grand nombre des membres du Congrès arrive à échéance dans trois mois. Les élections auront lieu au mois de novembre prochain; mais, au cours de la semaine prochain auront lieu les élections préparatoires des délégués, qui voteront au deuxième degré. Le président Wilson adresse des lettres aux chefs des partis politiques de quelques Etats, dans lesquelles il prend nettement position contre tels sénateurs et députés qu'il désirerait voir éloigner du Parlement. Le New-York Herald fait sous-entendre que cette manière d'agir du chef de l'Etat pour influencer le résultat des élections cadre mal avec la dignité de sa charge. *** Rotterdam, 15 août : On mande de New-York que la maison Pier-pont-Morgan a acquis le New-York Evenino Post. EN ITALIE Vienne, 16 août : Le Pesti Hirlap annonce que l'archiduc Joseph a pris le commandement supérieur des armées de montagne en Italie, en remplacement du baron Conrad. L'archiduc Joseph s'est fait connaître comme un chef d'armée de grande valeur dans les Carpathes et sur les hauteurs de Doberdo. Genève, 16 août: De la Presse télégraphique suisse : — On apprend de Rome que la grande presse catholique italienne se montre très indignée de l'opposition faite par la France à la nomination d'un nonce apostolique en Chine. D'après cee journaux, l'érection d'une nonciature est affaire du Vatican, tandis que le protectorat français ne s'applique qu'aux catholiques qui résident en Chine. 1 Négociations de paix Kief, 16 août : M. Rakowski, président de la délégation russe pour la paix, a fait aux journalistes les déclarations suivantes concernant la situation des négociations de paix entre la Russie et l'Qukralne : — Un accord est intervenu en ce qui concerne l'armistice, le rétablissement du trafic des chemins de fer, des postes et des télégraphes, l'échange des marchandises pour une valeur de 17 millions de roubles et la création de consulats. Pour le reste, il existe d'assez gran- HJ, rir'ifHrUiirjPI : des divergences de vues. Pour l'échange de « ; • marchandises, l'Oukraine demande l'applica- j ] tion du tarif russe de 1904. En ce qui concerne j i : la question du partage des biens de l'Etat et < des dettes publiques, l'Oukraine voudrait fixer « la date du 7 novembre 1917, jour du troisième 1 Universai, tandis que la Russie voudrait rete- 1 nir la date du 12 janvier 1918, jour de la conclusion de la paix de Brest-Litovsk. La Russie î propose des frontières ethnographiques et des ; referendums populaires dans les cas litigieux. 1 L'Oukraine, par contre, ne veut prendre en considération au point de vue ethnographique que la population rurale. » Néanmoins, M. Rakowski croit que l'on aboutira à la conclusion de la paix. ] " • ' < . Les évéaemeaîs de Russie Moscou, 16 août : Le danger auquel la République des So- 1 viets s'est trouvée exposte dans lea ar- 1 i niers temps a réveillé l'esprit révolution- i naire des masses prolétaires et paysannes. Les succès remportés au front ont grai.de- j ment contribué à maintenir le bon esprit par-mi le peuple. Trente mille hommes des troupes ouvrières s'exercent chaque soir au tir dans la plaine Chodwuka, à Moscou, i Le commissaire de la guerre Trotzki, qui 1 s'est rendu au front, a été salué avec en- f thousiasme par les troupes. Dans un dis- i cours enflammé, il a salué la prochaine i grande victoire des troupes du gouvernement sur les contempteurs de la révolution. Aux dernières nouvelles, la ville de Sîmbirsk a été occupée par les troupes révo- 1 lutioanalres, qui sont maltresses de toute la 1 région jusqu'à Iékaterinenbourg. La chute ! de cette dernière ville est considérée comme 1 très prochaine. ' *** ( Rotterdam, 18 août : * Le « Nieuwe Rotterdamscbe Courant » apprend que M. Soukhomlinoff, ancien ministre de la guerre, est à toute extrémité dans un hôpital de Saint-Pétesisbourg.. *'■** Helsdngfors, 16 août : Des fonctionnaires maximalistes arrivés ' de Moscou à Pétrograd racontent que le gouvernement prend en toute hâte des me- ' sures pour le transfert à l'intérieur du pays de la Banque d'Etat et d'autre8 organas- . mes. Un grand nombre de trains sont prête : à. partir et c'est là la raison de la suspension actuelle du trafic de voyageurs et de : marchandises de et pour Moscou,. *** Vienne, 16 août : La «Nouvelle Presse Libre»> apprend que ( la situation du gouvernement des Soviets j s'est sensiblement améliorée ces jours dar- 2 niers. Cependant, il faut se garder d'accor- j. der crédit à certaines informations sensa- , tonnelles. Il ne faut notamment pas ajou- ( ter foi au bruit suivant lequel Trotzki et ( Lénine seraient en fuite et se retireraient à ( Cronsïadt. Cette ville serait bien le dernier j refuge, vu qu'elle est 6ituée dans le golfe ( finnois et presque complètement séparée du ; reste de la Russie. Lénine accorde tous les j jours des audiences à Moscou, et Trotzki j se trouve en ce moment au front. Le nombre des combattants volontaires qui s'enrôlent contre les Tchèques-Slovaques augmente de jour en jour. A Moscou, 30,000 ou- < vriers s'exercent au maniement des armes. Nous sommes encore loin du renversement du gouvernement des Soviets prédit par les journaux de l'Entente. Lee Tehô- 1 ques-Siovaques font annoncer qu'ils éva- £ cuent volontairement Iékaterinenburg. ( Grâce à leur artillerie lourde, les cosaques t ont obtenu quelque succès au front méridionalKief, 16 août : c D'après une information du Kletslci Golos, i un service permanent de navigation à vapeur est établi entre Odessa, d'une part, et les ports de la Bulgarie et de la Roumanie, d'autre part. j I Kief, 16 août L'Agence télégraphique de l'Oukraine annonce que des détachements de volontaires, commandés par le général Erdolli, ont oc- j cupê Jekaterinodar. r i Berlin, 17 août : j M. I.isogoub, président du Conseil des ministres de l'Oukraine, est arrivé à Berlin; il est accompagné de M. Olton, sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, et de M. Ko- c chubei. i, c Moscou, 16 août : r Les journaux annoncent que Kasan est cerné par les troupes des Soviets et que le t bombardement de la ville a commencé. Un r grand nombre de ressortissants anglais et I français ont été incarcérés. A Murom, Ar- I samas et Swijasbaskik a été établi un r camp de concentration pour officiers contre-révolutionnaires. Les détachements russes se trouvant encore en France ont été avisés par le Conseil des comm* ssaires du peuple s de s'opposer à leur incorporation dans les t: armées de l'Entente. Ceux qui passeront t outre seront considérés comme des ertne- b mis de la Révolution. **• Moscou, 16 août : On mande du front occidental tchèque- v slovaque, que la flotte des troupes des So- c viets a livré quelques combats avantageux. 1 La ligne de chemin de fer Ufa-Simbirsk se 11 trouve en partie entre leura mains. Au front s oriental, des progrès sensibles ont été réa-lisés. Dans le secteur de Woranje, les trou- c pes contr&irévolutionnaires se sont avam- ® céee jusqu'à la gare de Poljana. Elles ont été attaqués à Poworino par les trouipes des Soviets. On mande d'Orenburg que six mille eo- ? saques sont passés avec armes et bagages du côté des troupes des Soviets.Dans toutes n les villes et localités occupées par les Tchè- f, ques-Slovaques, le mouvement révolution.- ï naire prend de l'extension, ° **» < Moscou, 16 août : L Dans le secteur de Kasker, les Kalmouks se sont soulevés contre les TchèÇues-Slova- ques. Des troupes de Ealmopks ont déjà j pris contact avec des bandes armées. „ Le parti communiste tchèque-slovaque a ^ décidé qu'en cas de besoin les membres ,j prêteront aide et assistance au gouverne- j, ment des Soviets. a Paris, 16 août : L'Agence Havas annonce que le général Otani et son état-major sont partis le 10 août (j pour Vladivostok. c li Berne, 16 août t ti La demande de retraite de M. Odier, minis- i< tre de Suisse à Pétrograd, a été approuvée, l M. Junod, directeur de la Centrale de trafic ti français à Zurich, a été nommé ministre ré- r stdent en Russie. n u Berlin, 16 août : p La «Gazette de Vossu annonce que l'ar- c chiduc Charles-Etienne a été désigné p comme prétendant au trône de Pologne, e: L'archiduc se trouve en relations étroites li avec le club polonais ; il a sa résidence en Galicie et parle parfaitement le polonais., 1' h Londres, 15 août : Le consul général des Etats-Unis à Moscou a ii chargé le consulat suisse de la défense des d intérêts amériçains. 11 a détruit le «chiffre» et,, p ftreafttia». {{& Ksjusa^stJMtM^vTSkWivfwnrtrvtxtrnBxati'iiMàM mwhhhhmmbmb» « a demandé un sauf-conduit pour lui et d'autre j personnes pour retourner aux Etats-Unis. C'e: j là la première information que le départemer d'Etat américain a reçue de son consul depuj que celui-ci lui avait demandé, le 2 août, s' devait se joindre aux consuls des puissance de l'Entente., DEPECHES DIVERSES Le Havre, 16 août : On annonce que M. le député I>e6tré(e, m. nistre de Belgique en Russie, s'est retir à Tokio pour écrire ses mémoires en tout sécurité. Londres, 16 août : Du <•' Times » : Pour assurer une étroite collaboration ei tre la Grande-Bretagne et les Dominions le Cabinet de guerre de l'Enïpire a dêcid que tous les Dominions seraient représeï tés à Londres par un ministre y. résidante permanence. Londres, 16 août : L'Agence Reuter apprend qu'à la Conf< rence ouvrière interalliée qui se réunira h 17, 18 et 19 septembre, se trouveront des dél gués français, italiens, belges, grecs, porti gais, serbes, canadiens, ainsi que des socii listes révolutionnaires russes. *** Londres, 17 août : A la Chambre des Communes M. Mac Kei nany, ancien Chancelier de l'Echiquier, a di clarë le 1er août que le temps n'est pas élo gné où l'Angleterre, qui a fait de si forte avances à ses alliés pendant la guerre, devr aux Etats-Unis des sommes aussi élevées qi; celles qui lui sont dues. •*« Cologne, 17 août: La Gazette de Cologne annonce que para les questions de l'Est qui ont fait l'objet de d< libérations au grand quartier général, la que tion polonaise a certes occupé le premier ran£ La solution qui a prévalu est celle de 1 création d'un royaume indépendant de Pc logne ayant à sa tête un membre de ia maiso. de Habsbourg et s'appuyant intimement su les Puissances centrales. Comme prétendant au trône a été choi£ l'archiduc Charles-Etienne, amiral autrichier un homme d'un âge respectable qui a toujour entretenu des relations étroites avec les Polc nais de marque. Ses deux filles ont épousé de membres de la haute noblesse polonaise : l'a: née est la femme du prince Jérôme Radziwil la cadette est mariée au prince Alexandr Czartoryski. L'archiduc Charles-Etienne parj le polonais comme sa langue maternelle e réside depuis vingt ans à son château de Sai busch, près de Cracovie. Avant la guerre, 1 résidence de l'archiduc était le rendez-vous d la haute noblesse polonaise. Sa fortune, qi: est l'une des plus considérables de la maiso; de Habsbourg, lui a permis de faire énorme ment de bien en Pologne. Très considéré pa toutes les classes de la société, sa candidatur au trône sera sans aucun doute accueilli favorablement par la population du iutu royaume. •** Vienne, 16 août : L'Empereur est arrivé aujourd'hui à Rï chenau, retour du grand quartier général ♦** La Haye, 16 août : Conformément aux lois d'ordre militair récemment promulguées, le gouvernemen américain a dénoncé le traité de commerc conclu le 19 janvier 1889 entre la Holiand. et les Etats-Unis. •**. Amsterdam, 17 août : On annonce que deux bombes ont été lar cées la nuit en rase campagne entre Draa. brug et Sluis. Les détails manquent. •** La Haye, 16 août : M. van Nispen tôt Sevenaer, ministre de Pays-Bas au Vatican, vient d'arriver à L Haye. Genève, 16 août : La Presse télégraphique suisse apprend d Rome que le Conseil de guene interallié s réunira la semaine prochaine à Versaille pour délibérer sur la situation politique, dj plomatique et militaire de l'Entente. *** Paris, 16 août : Michel Zévaco est mort jeudi à Eaubonne où il séjournait. Son imagination prestigieuse la couleur qu'il mettait dans ses romans d cape et d'épée avaient fait de lui l'un des rc manciers préférés du public. Parler de Zévaco, c'est rappeler tous le héros sortis de la féconde imagination du rc mancier: le Capitan, Nostradamus, l'Héroïne Passavant, Pardaillan et Fc,usta, le Fils d Pardailan, don Juan et enfin, récemment, 1 reine Isabeau* Marseille, 16 août : Un avion a touché, en atterrissant, le ré seau de fils d'un tramway. Deux voitures d tramways ont été brûlées, quatre voyageur tués et quelques-uns blessés. Les deux avia teurs ont été gravement brûlés. *** Bâle, 16 août: Depuis le 21 mai, date de la reprise des con vois de rapatriés, jusqu'au 3 août, date de li cessation, 76,510 évacués sont passés par Bâle Ils se décomposent comme suit: 13,217 hom mes, 40,767 femmes, 19,016 enfants et 3,510 bles sés. Les convois ont cessé pour quelqui temps. Jusqu'à ce jour, 454,683 évacués fran çais des provinces envahies ont passé par li Suisse, Berne, 16 août : Deux arrestations sensationnelles ont 6ti opérées : celles de M. Jules Bloch, industriel i la Chaux-de-Fonds, et de M. Junod, fonction naire fiscal à Neufchâtel. M. Junod, commis saire pour la Suises romande de l'administra tion fédérale de l'impôt de guerre, est inculpi de corruption pour avoir, dit le Journal d■ Genève, accepté de l'argent de son ami di jeunesse Bloch, accusé lui-même d'avoir sous trait à l'impôt de guerre des sommes très im portantes. M. Bloch, fabricant d'horlogerie i la Chaux-de-Fonds, dont la générosité est trè: connue, n'a jamais caché qu'il réalisait di gros bénéfices et a effectué divers dons di bienfaisance importants, notamment un doi de 250,000 francs au sanatorium de tubercu leux. Un communiqué du Conseil fédéral con firme ces arrestations. *** Stockholm, 16 août : Dans les journaux suédois se font entendri des voix autorisées pour encourager l'actioi pacifiste du gouvernement. Le journal socia liste de gauche Politiken déclare dans un édi torial que la continuation de la guerre dam les circonstances actuelles est un acte de folie Le journal croit que si un gouvernement neu tre comme celui de la Suède, à qui on ne peu reprocher aucune visée ambitieuse, s'entre mettait auprès des belligérants pour obteni: un armistice afin d'ouvrir les négociations di paix, cette démarene serait hautement apprê ciée dans les pays neutres et belligérants Pourquoi le gouvernement suédois hésite-t-il i entreprendre cette démarche, qui ne pourrai lui rapporter que gloire et honneurs? Le Dagens Nyheter estime de même qu< l'heure est on ne peut plus propice pour un< intervention neutre. Le Svenska Dagbladet demande qu'un appe international à la paix soit lancé et propos* d'envoyer une délégation au Roi de Suèd< pour le .prier d'intervenir en faveur de la paix COMMUNIQUÉS OFFICIELS nces Communiqués des Puissances Centrales Berlin, 17 août. — Officiel de ce midi: Théâtre de la guerre d l'Ouest. '• Armées du feld-naaréchal prince héritier Ruppreclit de Bavière : Entre l'ïser et i'Ancra, les opérations . sont devenues plus actives la nuit dans F11" quelques secteui-s. Grande activité de re-eure connaiesance. Nous avons repoussé de oute nouvelles attaques exécutées par l'ennemi près de .Vieux-Berquin et au nord de l'Ancre. Armées du général von Bœhn : Des deux côtés de Roye, l'ennemi a de nouveau déclanché de fortes attaques ; elles "P?! se sont étendues l'après-midi vers le nord jusqu'au sud-ouest de Chaulnes et, vers le sud,jusqu'au nç>rd-ouest de Lassigny.En at-011 taquant sans relâche jusque tard dans la soirée, des Français et des Canadiens ont use fois de plus tenté de percer nos posi-.. tions. L'armée du général von Hutier a fait l les ^rap'ètement échouer leurs attaques. Les Français, qui ont eu à porter la plus lourde , " charge dans ces oombats, ont de nouveau j ' subi de très fortes pertes. Près et au sud de Hallu, notre artillerie a pris sous un feu concentrique des troupes ennemies prêtes à l'attaque et des rassem-gen_ blements ue tanks. Les attaques que l'en-t nemi est parvenu à exécuter le soir sur ce éloi- P0™' s® eont écroulées devant nos lignes. 3rtej Le point culminant des attaques d'hier evra se trouvait des deux côtés de l'Avre. De _ue violentes et successives préparations d'artillerie y ont précédé les attaques de l'infanterie ennemie échelonnée en colonnes profondes. Près de Goyencourt, l'ennemi a armi passagèrement gagné un peu de terrain dans 3 la direction de lloye, mais notre coatre-at-lues- ta<iue, longeant Roye par le nord, n'a pas ang. tardé à l'en déloger. Les parties de notre e jà ligne de combat la plus avancée sur la P0_ route d'Amiens à Roye, qui étaiei't ,iSon restées aux mains de l'ennemi le toir sur lorsque la bataille avait pris fin, ont été reprises la nuit par nos loisi troupes. Au sud de l'Avre, les attaques lien, françaises, plusieurs fois renouvelées, se ours sont nettement écroulées devant nos lignes >olo- de combat; à cet endroit, l'action de nos : des mitrailleuses est arrivée à un complet délai- veloppement. Près et au sud de Beuvrei-will, gnes, notre canonnade a brisé la violence adre de l'assaut ennemi II n'y a eu de com-îarle bats d'infanterie que 6ur quelques points ; 0 et nous avons repoussé l'ennemi. Say- Grande activité aérienne au-dessus du 5, la champ de bataille. Le lieutenant Udet a s de remporté sa 56e victoire aérienne, qui Entre l'Oise et l'Aisne, une attaque exé-ison cutée par l'ennemi de grand matin au sud rmé- de Nampcel a échoué. par Armées du prince héritier allemand : ,ture Petits combats d'infanterie. Le duel d'ar-illlle tillerie est devenu passagèrement plus vio-utur ien,t sur la Vesle. Armées du feld-maréchal duc Albrecht de Wurtemberg : Dans le Sundgau, nos détachements d'as-saut, appuyés par des lance-flammes, en', .ral. pénétré dans les tranchées françaises établies au nord de Largitzen et en ont rair.ene de? prisonniers. a"1® Nos escadrilles de chasse ont descendu îent quatre avions de combat ang;fr« tors d one escnurille qui attaquait Darm-^ce stadt à coups de bombes. Berlin, 16 août. — Officiel du soir : ,„ Des deux côtés de l'Avre, de fortes atta-raai- ^ l'ennemi ont échoué et lui ont coûté des pertes importantes. *** Berlin, 16 août. — Officiel : j. Dans la Méditerranée orientale, nos sous-L marins ont de. nouveau coulé environ 15,000 ' tonnes brut. •** Vienne, 17 août. — Officiel de ce midi : 1 de Sur le frQnt au sud-ouest, pas d'opération , se importante à signaler. illes Nous avons repoussé une attaque aérienne j, dirigée par l'ennemi contre Trente. Au cours des combats aériens qui se sont livrés à cette occasion, le premier lieutenant Navratil a descendu un officier aviateur anglais, remportant nn6 ainsi sa huitième victoire aérienne. use' En Albanie, nous avons repoussé une atta-- de 9116 ex^cutée Par plusieurs escadrons italiens ' ro- contre des parties de nos positions établies ' dans la boucle du Semeni. les *** t Sofia, 15 août. — Officiel » iSne ®ar 'e fron' en Macédoine, à l'ouest du , lac d'Ochrida, plusieurs attaques ennemies ! la dirigées contre notre ligne de sûreté, ont 1 été repoussées par notre f^u. Au nord de Bitolia et dans la boucle de la Czerna, canonnade réciproque un peu plus violente à rg. certains moments. Au sud de Doiran, un 5 de détachement d'attaque ennemi, qui avait eurs réussi à atteindre notre ligne de sûreté, a Lvia- été exterminé par le feu de nce mitrailleuses. Dans la plaine qui s'étend idevant nos positions établies à l'ouest de Seres, nos unités de garde ont mis en fuite des con_ troupes d'infanterie ennemie à coups de e ia fusil et fait des prisonniers. lâle. *** om- Constantinople, 16 août. — Officiel : îles- Sur le front en Palestine, à l'ouest de la [qud route de Jérusalem à Nablus, nous avons ran- repoussé, la nuit dernière, des attaques r la exécutées par d'importants détachements ennemis. Violente canonnade ennemie sur divers points du front; notre artillerie a énergiquement répondu à ce feu. été Près d'Ancze, nos artilleurs ont forcé un el à arvion anglais à atterrir dans notre zone, ion- Sur les autres fronts, rien d'important à mis- signaler. itra- v- ; Berlin, 16 août. — Officieux : de Tandis que les Anglais se sont contentés, sur ous- les parties du front de bataille qu'ils occupent im- entre l'Ancre et l'Oise, de tirer le canon et n'ont [e à nûs en ligne, le 15 août, que des patrouilles qui très ont été facilement repoussées, les Français ont de de nouveau, après une pause nécessitée par de l'épuisement consécutif aux pertes élevées subies don en ces derniers jours, prononcé de fortes atta-rcu- ques. D'après le radiotélégramme de Horsea, son- daté du 16 août, qui faisait déjà prévoir la prise de Lassigny par les Français, le maréchal Foch avait l'intention d'obliger les Allemands a une nouvelile retraite à cet endroit. Jusqu'à présent, idre le repli du front allemand a été absolument vo-tion lontaire, et le 15 août, malgré des efforts aéses-•cla- pôrés, les Français n'ont :pas dépassé la zone édi- choisie par les Allemands après l'évacuation de lans Montdidier. L'attaque française, appuyée sur )lie. i»aiie gauche par des troupes anglaises, a été leu" dirigée à plusieurs reprises contre de formidable massif de collines, de Lassigny, puis des deux enir 001,03 de la route Mont<îi(iier-Rûye contre cette , ville qui, d'après des déclarations de prison-* , nier, devait être atteinte dès le premier jour des opérations. Dans les secteurs d'attaque septen-^ ^ trionaux, les tanks qui, en grand nombre, avan-rait 5aient *a route de Montdidier à Roye, devaient amener la décision, mais comme cette qyg fois-ci leur marche en avant n'était pas dissipe mulée par le brouillard, ils ont été démolis par l'artillerie allemande avant qu'ils fussent par-?pel venus à attaquer. )ose Sur l'aile méridionale, les Français ont attarde qué à midi, après une violente préparation d'ar-aix. tillerie, depuis Chauny; jusqu'à l'Oise. Leurs ef- g forts étaient principalement dirigés contre les hauteurs de Lassigny, ainsi que contre le front compris entre l'Ecouvillon jusqu'à la ferme d'Attiche. Des régiments des meilleures divisions d'attaque se sont de nouveau lancés à r l'assaut juqu'a ce que la tombée du jour eût mis un terme à leurs nouveaux efforts. Seule la. s colline dénudée de la ferme d'Attiche est restée, 3 entre leurs mains, malgré tous leurs sacrifices/ - Pour le surplus, leuré attaques se sont partout 3 écroulées nettement. Sur tout le restant du 1 front, les Français ont été, sans avoir atteint e leur but, rejetés, après cette sanglante journée, dans leurs positions de départ. 2 Communiqué dos armées alliées * S \ J Paris, 16 août, —• Officiel de 3 heures : s Sur le front de l'Avre, nos troupes ont pro-" gressé dans la région de Villers lez-Roye et de J Saint-Aurin. A l'est d'Armancourt, nos trou-^ pes ont occupé leurs anciennes premières ~ lignes, t En Champagne, elles ont fait des prison- s niers dans le secteur de Perthes-les-Hurlus et 3 repoussé des coups de main ennemis à l'est de i Maisons-de-Champagne. Rien à signaler ailleurs. f 3 Paris, 16 août. — Officiel de 11 heures^ Au cours de la journée, nos trompes, par - une série d'attaques locales, ont refoulé l'en-3 nemi, en dépit de sa résistance, dans la région à l'ouest de Roye. Au nord de l'Avre, en liaison r avec les Canadiens, nos troupes ont porté 3 leurs lignes sur le front Goyencourt-Saint-, - Mard-Les-Triot-Lancourt. Au sud de l'Avre, - nos troupes ont pénétré profondément dans lea ; 3 bois des Loges. i Aucun événement important à signaler su»' 3 le reste du front. 3 Londres, 16 août. — Officiel : 3 Nous avons légèrement avancé notre ligne, i la nuit au nord-est de Morlancourt. t Combats locaux à la lisière nord-est du bois r de Thiepval, où nos patrouilles se trouvent sur la rive gauche de l'Ancre. I Nos troupes ont progressé entre Beaucoup 3 sur-Ancre et Puisieux-au^Mont. 3 Nous avons repoussé d'énergiques contre-5 attaques dirigées par les Allemands contre , nos positions de Damery; l'ennemi a subi de ' fortes pertes. Nous avons fait 250 prisonniers; [ et pris un certain nombre de mitrailleuses. | j Collaborant avec des troupes françaises, nous avons avancé aujourd'hui dans ce secteur dans la direction de Fresnoy lez-Roye et de 1 Fransart. Des prisonniers sont restés entre nos mains. *** Rome, 16 août. — Officiel : Dans le secteur du Tonale, d'importantè» j forces ennemies ont tenté d'attaquer nos 1 positions avancées, ainsi que celles qus nous avons occupées récemment; elles ont. été repoussées par notre l'eu. La nuit du 13 au 14, des détachements en* nemis ont attaqué à trois reprises la petite ile de la Piave située au nord-ouest de î Grave di Papadopoii et que nous avons occupée la veille, ils ont été chaque fois ro» [ poussés et ont subi de lourdes pertes. Quatre avions et un ballon captif ennemis ont été descendus au cours de com-; bats aériens. 1 Dépêches Diverses Berne, 16 août : La Société suisse des hôteliers, qui logent les internés, a conclu un arrangement avec le ■ quartier-maître général du service d'interne-; ment en vertu duquel les effets personnels des internés seront assurés pour une somme de 300 francs par tête contre l'incendie et le vol, Berlin, 16 août : 0 Le « Lokal Anzeiger> apprend de Genève Îue l'insurrection marocaine bat son plein. >es troupes indigènes révoltées ont livré combat aux tribus restées fidèles à la 1 France. Un grand nombre de chefs d? ces tribus ont été tués. j 3 5 Berlin, 16 août : 3 On mande de Genève au Betllnèr Lolcal An* - zeiger : t — Des combats se livrent sans cesse au Maroc aux indigènes rebelles, qui ont réussi - à tuer plusieurs chefs de tribus fidèles aux » Français. » 5 *** Berne, 16 août : On mande de Pékin au Temps de Paris tjue le nouveau Parlement chinois a été ouvert le i 11 août, en présence du président de la Répu-5 blique, du gouvernement et. des représentants t diplomatiques de l'Entente .Le Parlement pour i la Chine méridioanle se réunit à Canton. Une • commission a été constituée pour rédiger un l avant-projet de Constitution. A Canton, on l considère le Parlement de Pékin comme illégalement constitué. L 0 PETITES NOUVELLES LES POCHES D'UN POILU M. Desgranges, directeur de Y Auto, qui s'est engagé à cinquante ans et est aujourd'hui au front comme officier, eut l'occasion de deman-. der une allumette à l'un de ses hommes, i L'homme fouilla dans ses poches. Elles contenaient : Poche de droite de la capote : Un bout de crayoon; deux boutons fle eu* L lotte; deux chaînes; un sautoir-chaîne simili-or; un porte-monnaie; un briquet contrôlé; L une molette ; une montre - bracelet hors d'usage; deux cachets d'aspirine; deux mouchoirs sales ; une brosse à dents ; une serviette; un morceau de savon; un quart pour boire; un calot; une lime; un crayon de me- ' nuisier; un bout de bougie; une volumineuse correspondance maintenu® par un élastique. Poche gauche : Un couteau réparateur; une paire de pinces; , une plaque d'identité; un bouton de capote; i deux petits clous; une bouteille de teinture , d'iode; un étui à cigarettes; un mouchoir à ■ peu près propre; un Nénette et Rintintin; un ; bout de ficelle ; un porte-livret ; une glace ; ud . peigne ; un programme de l'Eldorado ; un élas» tique; un couteau anglais; une épingle an-! glaise. Poche droite du pantalon : | Un paquet de pansement; une cravate; une courroie de revolver; une courroie de sac; | une lampe électrique; une paire d'écussons; un morceau de fil d'antenne; deux pipes; une , boîte de tabac commun; une boîte de tabac | fin; un carnet; un jeu de cartes; une taie d'oreiller (sic) ; un indicateur de l'Est ; un paquet de papier à lettres; six cartes postales; ; un livret militaire; un paquet de tabac; un papier usage intime ; un flacon de Haccharine ; une clef de boîte à sardines; une pointe; un 1 couteau; une boîte d'allumettes. Mais la bojte d'allumettes contenait : 1 Une bougie entamée; une bougie entière; une lampe électrique ; une fourragère abîmée ; un morceau de bretelle ; deux couteaux; un porte-monnaie vide. ! Le poilu avait pourtant une allumette dans la poche intérieure, parmi : Une vieille étiquette ; une tabatière ; un lorgnon cassé; une boussole; une paire de ci<-seaux; une gomme à effacer; un carnet; des sous ; un journal; un couteau dit suisse. Ce texte vaut tout simplement la peine d'être, transmis à la postérité^ "* - i Msmarcaa sss roiiï 1913 j u u JEtBi Aij guOTiuiKEM — jue Numéro : 15 Centimes S* &Mêe. — fS° 1347

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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