La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 05 Septembre. La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant. Accès à 22 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/445h990d7w/
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1c,e Année—No. 15 Dimanche, 5|Septembre 1915 La Belgime Domelle r3*» ABONNEMENTS : Continent 1 an 15 fr. 6 mois 10 îr. 3 mois 5 fr. on s'abonne: 43, CHANCERY LANE, LONDRES, W.C-Tout ce qui concerne la Direction ou la Rédaction doit être adressé à Mr. HENRY WYERS, Directeur. Téléphone : Holborn 212. "Plutôt mourir de franche volonté Que du Pays perdre la. Liberté." Le Numéro Hebdomadaire: Royaume Uni, 2 Pence; Continent, 20 Centimes (Belgique, 10 Centimes). Registered at the G.P. 0. as a neivspaper. ABONNEMENTS: Royaume Uni, 1 an. 12 sh. 6 mois 8 sh. 3 mois 4 sh. On s'abonne: 43, CHANCERY LANE, LONDRES, W.C. Tout ce qui concerne l'Administration ou les Annonces doit être adressé à Mr. JEAN EVRARD. Administra.teui Téléphone : Holborn 212. La bénédiction de la mer en l'an de grâce 1915 [ Tous les Belges ont eu l'occasion d'assister, à Ostende, à la pittoresque cérémonie annuelle de la bénédiction de la mer, qui marque le début de la grande saison. Cette année aussi l'on a béni 2a mer belge, mais ce ne fut pas hélas ! à Ostende. La cérémonie ftù touchante et mélancolique. La plupart des assistants portaient le deuil de quelque chère victime de la guerre. I Avis important. . /iJH'C5' Jhiôus rappelons encore a nos estiuves Lecteurs qu'ils ne doivent en aucun cas, payer " La Belgique Nouvelle " plus de : 2 pence dans le Royaume-Uni, 20 centimes en France et en Suisse, 10 cents en Hollande. Nous avons maintenu le prix de 10 centimes pour nos Lecteurs, résidant en Belgique non occupée. Ha Belgique IRouvelle. Sous la férule tU 1VI VI^^ Les semaines se passent à marquer les coups, et quand elles ne s'alimentent pas de quelque événement militaire significatif, l'actualité politique et diplomatique intervient à souhait pour fournir à la foule des motifs de réfléchir et de s'édifier... Dans ce domaine, si l'on fait abstraction des lentes péripéties de la constitution du bloc balkanique, la dernière quinzaine nous offre à méditer quelques propos suggestifs. C'est le Tsar, confirmant à M. Cruppi, l'ancien ministre français, son inébranlable volonté de combattre jusqu'à la victoire. C'est M. Lloyd George déclarant à M. Charles Humbert, sénateur et directeur du Journal, que tant qu'il , restera un Allemand en Belgique et en France, pas un Anglais ne se croira autorisé à rêver de la paix. ! C'est le Chancelier von Bethmann Hollweg à qui ; Ion a attribué en ces derniers temps quantité 'de paroles contradictoires, c'est l'homme au chiffon de papier, qui, de la tribune du Reichstag, révèle au monde, dans un discours où la dissimulation s'allie à la fantaisie bouffonne, la conception qu'il se fait de la future liberté européenne, qu'il n'admet, faut-il le dire ? que réglementée et contrôlée par la tutelle allemande. Et c'est la riposte à la fois tranquille et cinglante que M. Edward Grey oppose à ce témoignage nouveau de la perfidie et de la balourdise teutonnes. M. Von Bethmann a cru devoir une fois de plus tenter de donner le change et d'endosser la responsabilité de la guerre criminelle aux victimes mêmes de 1 agression. En quelques phrases décisives, M. Edward Grey a remis toutes choses au point. Il a clairement démontré que l'Angleterre et la Russie avaient fait l'impossible pour empêcher l'effroyable conflit d éclater, et pour enlever aux assaillants le prétexte dont ils avaient besoin... iour le surplus, le ministre anglais, dans sa lettre aux Journaux, a mis en lumineux relief l'extravagante prétention des Allemands à se croire qualifiés pour régenter la police sociale européenne. La fission supérieure de gouvernement et de contrôle des roits de chacun qu'ils s'arrogent avec une conviction Qûwitwiw jjuniuciii ic ucuu uc y,ucmuc wiac vwuiuc uc m gucii si surprenante, M. Edward Grey la caractérise en ces lignes : f 'Allemagne doit contrôler la destinée des autres jjatioiis, tilt- doit eue ie ' boucher de xa paix et d«. ia ' liberté des grandes et des petites nations." Voilà les S, paroles du chancelier : une paix armée et une liberté sous la garde du bouclier allemand et de la suprématie allemande ! ! L'Allemagne suprême, l'Allemagne seule serait libre, libre de rompre les traités internationaux, libre d'écraser quand cela lui plaira, libre de refuser toute médiation, libre de déclarer la guerre à sa volonté, libre lorsqu'elle fera la guerre, de briser à nouveau toutes les lois de la civilisation et de l'hu-0 manité sur terre et sur mer, et en agissant ainsi, tout son commerce resterait libre en temps de guerre comme en temps de paix. Après la guerre, la liberté des mers pourra être un sujet intéressant de discussion, de définition et d'entente entre les nations, mais non lorsqu'il n'existe ni liberté, ni sécurité | contre la guerre et les méthodes guerrières allemandes sur terre. S'il doit y avoir des garanties contre la guerre dans l'avenir, que ce soient des garanties égales, logiques et efficaces qui tiennent l'Allemagne aussi bien que les autres nations, la nôtre comprise. Mais l'Allemagne veut être au dessus de tout. La ;t liberté des autres nations doit être une liberté déter-ît minée par l'Allemagne. Telle parait être la conclu-> sion du discours du chancelier allemand, et en outre le le ministre des finances ajoute que la charge écrasante de milliards devra être subie par décades, non par 2S l'Allemagne, mais par ceux qu il lui plaira de désigner la comme les instigateurs de la guerre. En d'autres 2S mots, pour des décades d'années à venir, l'Allemagne 1. exigera que des nations qui lui ont résisté, auront à le travailler pour payer son tribut sous forme d'indem-st nités de guerre. t, " Ce n'est pas dans ces conditions que la paix 'il peut, être conclue, car l'existence des autres nations m ne pourrait plus être libre ou même possible. Les discours du chancelier allemand et du ministre des ai finances font apparaître que l'Allemagne lutte pour le la suprématie et le monopole. S'il en est ainsi, et >n aussi longtemps qu'il en sera de même, nos soldats et le nous mêmes nous aurons à combattre et nous lutterons ie pour notre droit à l'existence, non pas sous la domina-le tion allemande, mais sous le régime d'une liberté et le d'une sécurité complètes." le II est une chose qu'on ne peut refuser au chancelier et teuton, c'est l'esprit d'à propos. Il ne perd pas une é- occasion d'attirer l'attention universelle sur les se appétits de domination du peuple de proie qu'il représente. En somme, malgré l'insuccès, malgré les is affres de l'avenir proche, la folie continue. Le a- formidable mouvement d'opposition contre les visées le cyniques des Austro-Boches et leurs méthodes de i- brigandage organisé, qui a coalisé dans les deux e- mondes toutes les forces vraiment conscientes de it l'humanité civilisée, semble n'avoir fait que surexciter it encore le délire germanique puisque les dirigeants te berlinois récidivent dans l'instant où de leur part il paraîtrait bien' plus prudent de revenir à la raison, re Alors qu'ils doivent bien constater qu'ils ne sont pas a- les plus forts, puisqu'ils ont été arrêtés dans leur effort és pour la suprématie sans limite par l'énergique résista tance des peuples libres, ils promulguent plus que 2s jamais leur credo qui n'entend pas permettre à >n l'Europe de vivre autrement que sous la férule s prussienne. Les douceurs de leur autorité et de leur contrôle, voilà ce qu'ils offrent à la ronde dans le s temps où tels d'entre les neutres se demandent de x ^facile coalition ils obtiendront la réalisation de leurs 5 espérances. N'y a-t-il pas lieu de remercier M. von è Bethmann de se montrer maladroit avec autant de 2 constance et d'opportunité ? ; Remercions-le aussi d'avoir montré aux Alliés que , les Allemands n'évoluent point, et qu'il faut les réduire r à la totale et définitive impuissance pour les empêcher i d'être dangereux. Qui dira le crime de ceux qui les 1 ont fanatisés au point de leur faire croire qu'ils sont le peuple élu pour l'hégémonie universelle ? Et qui , dira la candeur obtuse, la niaiserie imperméable d'une 2 race assez incurablement avide, assez bassement I éprise du seul culte de la force aveugle, assez dépourvue du sens des réalités pour se juger supérieure à toutes les autres et digne d'opprimer celles à qui elle ; doit toutes les lumières dont elle fait un si criminel s usage ? La Liberté Allemande a L'Allemagne, tous ses grands hommes, Bethmann-Hollweg en tête, nous l'affirment, veut libérer le' monde e de la tyrannie britannique et, dans la guerre actuelle, e elle ne poursuit pas d'autre but. r Cependant, au début des r hostilités, elle espérait bien s que l'Angleterre ne s'en ï « PnjnrPCCÉ e mêlerait pas. Elle espérait L<CI r 1 llltCddC à même une neutralité très sympathique de ce pays 1 SSSSS5SSSSS t terré et il ne cachait'pas mande ne s'embarrasse ' ÂA r d'aucune contradiction. iSSHflfeJl \ | e Aujourd'hui l'Allemagne \ | s lutte pour la liberté^ des ^ que la méchante Albion 1^4* met en péril. Elle veut le p. ' bonheur de la Belgique, de ' *> ; s la Serbie, de la France, et S ■ afin de prouver clairement r elle ordonne à sa soldâtes- ^ji»- Vy,, s que de piller, de massacrer, j d'incendier, de violer, d'emprisonner,de saccager. Souvarov avait fait régner l l'ordre à Varsovie. Par les V IW, 1 mêmes moyens Guillaume II veut instaurer le règne e du bonheur en Belgique. La Princesse Napoléon (1 à Et dire que personne au des invalides belges d'Ail e monde, à part les Turcs, fille du Roi Léopo ne lui rend justice ! C'est à vous dégoûter d'être un philanthrope ! La belle chose cependant que la liberté allemande ! Ceux qui en jouissent ont le droit d'obéir sans discuter aux ordres des cent mille valets galonnés du Kaiser. Les Allemands exercent jusqu'à l'abus ce droit qui est le seul qu'ils connaissent et ils s'attristent de la stupidité des peuples assez peu kulturés pour ne pas apprécier le bien qu'ils leur veulent. Ils n'ont vraiment pas de veine, les pauvres Boches ! Voilà 45 ans qu'ils peinent à rendre l'AlSace-Lorraine heureuse et malgré tout l'Alsace-Lorraine s'obstine à espérer qu'on la débarrassera de ces bienfaiteurs entêtés. En Belgique, ils n'opèrent que depuis un an à peine et déjà ils ont atteint un grand résultat. Tous les Belges leur vouent une haine farouche et que le temps n'atténuera pas. Ni Manteuffel, ni Arnim, ni Lusevyitz, ni Bissing, ni même von der Goltz n'ont réussi à faire entendre raison à ces méchants Belges, à leur inculquer l'amour de la liberté allemande. Et vraiment, ces Belges sont incroyables ! Dinant, Tamines, Andenne, Aerschot, Louvain, Malines, Liège et cent autres villes ou villages témoignent de la beauté du régime allemand, et les Belges ne veulent rien savoir. Les Boches se demandent avec étonnement s'il est vraiment possible d'être borné à ce point et ils se fournissent ainsi une preuve de plus de leur supériorité et du droit qu'ils tiennent de Dieu d'exterminer les peuples inférieurs et dégénérés qui sont incapables de comprendre et d'apprécier les bienfaits de la Kultur. Les Allemands intelligents reconnaissent cependant l'incapacité de leur peuple à comprendre la liberté, à la désirer, à vivre sous son régime. Parmi les écrivains d'Outre-Rhin, il en est peu qui n'aient, dans quelques passages de leurs écrits, déploré le penchant à la soumission, le besoin d'obéir du peuple allemand. Il y eut une littérature, en Allemagne,—celle de la Jeune Allemagne—qui fut toute de révolte, d'appels à la révolution libératrice. Elle donna le change à l'Europe, qui crut un instant qu'il pouvait exister une Allemagne désireuse de vivre libre. Mais, en Allemagne même, elle n'eut aucun écho. Il suffit à l'autorité de déclarer cette littérature mauvaise pour en détourner le peuple. L'un des écrivains de la Jeune Allemagne disait, vers 1830 : " La Russie est un peuple d'esclaves, l'Allemagne un peuple de domestiques." La comparaison était assez exacte. Mais l'on n'est jamais volontairement esclave, tandis qu'on est volontairement domestique. Les serf= msse® ont secoué leur' chaînes et le peuple russe-riiarche vers la liberté, tandis que les domestiques allemands continuent et continueront toujours à être des domestiques. Ils ne conçoivent pas une autre condition. Il leur faut un maître, ils ne peuvent se passer d'obéir à quelqu'un. Et ils prétendent apporter la liberté au monde ! Mais qu'ils passent donc en revue leur littérature, qu'ils relisent ce que leurs écrivains les plus clairvoyants disent du sentiment de la sujétion chez l'Allemand, et ils comprendront peut-être le ridicule de leur prétention. Mais le sentiment du ridicule, tout comme celui de la liberté, est une chose qui n'existe pas en Allemagne. En Belgique M. Il devient fort difficile d' avoir des nouvelles précises et véridiques venant de Belgique. Rares sont les personnes qui obtiennent encore l'autorisation de quitter le pays occupé ; quant à celles qui tentent de s'échapper elles risquent fort de rester en chemin ou de tomber sous la balle de quelque sentinelle boche. Une dame qui est partie de Belgique le 3 Août dernier, nous a donné depuis quelques renseignements intéressants sur son voyage et sur l'occupation actuelle. La Princesse Clémentine visite nos blessés 11 La Princesse Napoléon (Princesse Clémentine de Belgique) a inauguré l'hôpital des invalides belges d'Allington Manor, Eastleigh. La photographie montre la fille du Roi Léopold serrant la main à un de nos grands blessés.

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Cet article est une édition du titre La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1915 au 1916.

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