La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 17 Octobre. La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant. Accès à 29 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/3775t3h19f/
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1ère Année.—No. 21 Dimanche, 17 Octobre 1915 La Belgique Aouuelle ABONNEMENTS] Continent. 1 an 15 ïr. 6 mois 10 îr. 3 mois 5 îr. On s'abonne: 43, CHANCERY LANE, LONDRES, W.C. Tout ce qui concerne la Direction ou la Rédaction doit être adressé au Directeur. Téléphone : Holborn 212. " Plutôt mourir de franche volonté Que du Pays perdre la Liberté Le Nume'ro Hebdomadaire': Royaume-Uni, 2 Pence; Continent, 20 Centimes (Belgique, 10 Centimes). Registered at the G.P. 0. as a newspaper. ABONNEMENTS: Royaume Uni. 1 an. 12 sh. 6 mois 8 sh. 3 mois 4 >h. On s'abonne: 43, CHANCERY LANE, LONDRES, W.C. Tout ce qui concerne l'Administration ou les Annonces doit être adressé à l'Administrateur. Téléphone : Holborn 212. Au secours de la Serbie Troupes alliées dans le port de Salonique, où elles vont débarquer au quai résp vé par traité au trafic Serbe L'attitude^ présente de la Grèce est celle d'une neutralité farinée favorable à la Serbie et à la Quadruple Entente. L'attaque bulgare donne à la Serbie le droit de réclamer la co-opération de son alliée grecque ; Mr. Venizelos a nettement parlé dans ce sens à la dernière séance de la Chambre : " Il ne s'agit pas de savoir si, oui ou non, nous ferons la guerre. La seule question qui se pose, c'est de savoir quand nous la ferons." Ces paroles, espérons-nous, fixeront l'attitude définitive de la Grèce. Celle des Alliés a été indiquée dans le beau discours de Mr. Viviani : " Au point de vue moral et au point de vue militaire, nous ne pouvons permettre l'isolement de la Serbie et la rupture des communications entre nos Alliés et nos amis... Nous devons, sans affaiblir notre propre front, accomplir la tâche que nous dictent notre intérêt et notre honneur..." Et après avoir affirmé l'entente parfaite entre le Gouvernement et le haut commandement militaire entre la République et l'Angleterre, il terminait en annonçant la coopération des Russes : " La Russie désire se joindre aux Alliés en vue de secourir le peuple serbe, et demain ses troupes combattront aux côtés des nôtres. Nos Alliés et nous, nous avons fait notre devoir. Jamais l'entente n'a été plus complète ni plus profonde entre les Alliés, jamais la confiance n'a été plus grande en notre commune victoire." Hier et aujourd'hui Au début de la guerre, la victoire de l'Allemagne était mathématiquement certaine, autant qu'une victoire peut l'être. Quarante ans de préparation lointaine, trois ans de préparation immédiate l'avaient équipée et outillée, comme ne le fut jamais aucune puissance militaire. Elle avait, mieux que ses ennemis, prévu la stratégie nouvelle et y avait adapté son matériel : des mitrailleuses sans fin pour la défensive, des howitzers devant lesquels les forteresses s'écrouleraient comme du sable, une artillerie lourde qui réduirait, l'une après l'autre les fortifications temporaires de l'ennemi. Son admirable réseau de chemins de fer, son prodigieux service de transports lui permettraient à tout instant de jeter sur le flanc de l'ennemi le trop-plein de ses effectifs. Un assaut est-il nécessaire, .elle compte sur l'efficacité de ses attaques en masse ; peu lui importent les pertes, puisqu'elle a les nombres pour elle et que la rapidité est la condition même de sa victoire. Les principaux ennemis de l'Allemagne seront la Russie, la France et aussi l'Angleterre dont elle a plus ou moins prévu l'intervention. Ces trois puissances ont contre elles, au point de vue strictement militaire, leur loyauté même et leur sincère désir de la paix. Aucune des trois n'a fait de préparatifs immédiats en vue de la guerre. La France seule peut mobiliser toutes ses forces, mais elles ne représentent qu'un peu plus de la moitié des effectifs Allemands1. Elles ne disposent ni d'autant de mitrailleuses, ni d'autant d'artillerie lourde ; outre le merveilleux génie de leur race, elles n'ont d'autre supériorité que leur canon de campagne, le fameux soixante-quinze. Durant les premières semaines, la France sera seule à soutenir le choc ; l'Angleterre lui est avant tout une puissance maritime, ne pourra lui envoyer qu'un faible corps expéditionnaire. Si la loi des nombres a quelque signification, si la supériorité des armements doit l'emporter, Anglais et fiançais seront balayés par la vague prussienne, avant que la Russie ne puisse sérieusement entrer en scène. Même alors, l'empire moscovite ne pourra équiper qu'une fraction de ses forces ; il est en pleine réorganisation militaire, ses ressources industrielles sont rudimentaires, son réseau de chemins de fer stratégiques est encore à l'état de projet. L'hiver va bientôt bloquer ses frontières du nord ; elles le sont déjà à l'ouest par la flotte allemande ; au sud par les Turcs dont l'Allemagne s'est assuré la complicité.Dans ces conditions était-ce folie de compter sur le succès d'une offensive foudroyante ? N'était-ce Pas plutôt une chimère de prétendre la briser ? L'Allemagne n'allait-elle pas saisir la France en pleine mobilisation et la réduire à merci en trois ou quatre semaines ? D'autant plus que, pour tourner les seules forteresses qui protègent les frontières françaises, il suffit à l'Allemagne de déchirer un " chiffon e papier " et de fouler aux pieds un petit peuple quelle juge impuissant à se défendre. La formidable machine de guerre devait tout broyer sur son passage, quand à Liège une poignée de braves lui fait perdre huit jours. La France achève sa mobilisation ; ses armées d'abord défaites se replient sur leurs réserves et livrent cette prodigieuse bataille-de la Marne où, par un fait unique dans l'histoire, plus d'un million d'hommes poursuivent sur un espace de cent kilomètres des forces presque doubles des leurs. En vain l'ennemi essaie-t-il une série de mouvements enveloppants, dans la course vers la mer. les Alliés le gagnent de vitesse. En vain jette-t-il dans la mêlée près d'un millon de troupes nouvelles, arc-boutées au littoral belge, les Alliés repoussent les plus formidables assauts, jusqu'à ce que vers la mi-novembre l'Allemagne renonce de guerre lasse à percer leurs lignes. Battue à l'Ouest, elle se retourne contre les Russes qui ont marché plus vite qu'elle ne le pensait et infligé de cuisantes défaites à son Alliée, l'Autriche, Depuis dix mois, les Austro-Allemands cherchenl sur le théâtre de l'Est la batailla décisive qu'il leui faut à brève échéance, sous peine de subir un désastre sans pareil dans l'histoire de toutes les guerres. Ei après dix mois de pertes que la postérité trouvera fabuleuses, ils ont réussi à occuper un territoire or on fait le vide devant eux et à voir s'évanouir de joui en jour leurs dernières chances d'écraser les forces ennemies. Us n'ont cependant épargné aucun effort. Sans compter de nombreux vo^ntaires, ils ont mobilisé entraîné et jeté sur le champ de bataille plus de quatre millions de nouvelles recrues. L'Autriche a depuis longtemps rappelé sous les armes tous les hommes valides jusqu'à l'âge de cinquante ans e1 l'Allemagne songe à faire marcher ceux qu'elle rejetail hier comme inaptes au service. Ces constatations prouvent, mieux que lès plus savantes statistiques, combien les sources de recrutement sont taries. Les armées de nos ennemis gardent vraisemblablement encore le maximun de leurs effectifs, mais elles ne peuvent plus guère se renforcer et les pertes énormes en soldats de première ligne les ont privées à tout jamais de leur maximum de rendement. La guerre d'usure a fait son œuvre : l'ennemi a perdu sans espoir de retour plus de cinq millions d'hommes ; il faut en outre défalquer de ses effectifs utilisables- plusieurs centaines de milliers d'hommes, chiffre qui représentera d'ici à la fin de la guerre la moyenne permanente des blessés, malades et convalescents provisoirement hors de combat. Si élevées qu'on suppose les forces de l'ennemi, il faut tenir compte que ces pertes affectent presque exclusivement les masses qui combattent et seulement, dans des proportions infimes, les soldats employés aux différents services de l'arrière-front. Combien de temps encore l'Allemagne et l'Autriche pourront-elles tenir contre des armées hier numériquement inférieures, aujourd'hui supérieures en nombre, et qui s'alimentent continuellement de nouvelles réserves. Où donc les Austro-Allemands qui perdent actuellement un demi-million* d'hommes par mois, trou veront-ils d'ici peu de temps un mornbre de soldats suffisant pour tenir, outre le front serbe, les 800 kilomètres du front occidental, les 300 kilomètres du front italien, les 1500 kilomètres du front russe ? Encore faisons-nous la part trop belle à l'ennemi : l'Allemagne ne peut se tenir sur la défensive, elle est condamnée à l'offensive : sa situation d'assiégée, les ressources croissantes des Alliés et peut-être aussi l'état de ses finances lui en font une impérieuse nécessité. Les Alliés ont pour eux de pouvoir réparer leurs erreurs initiales, celles de l'Allemagne ont irrémédiablement causé sa ruine. La fabrication des canons, des mitrailleuses et des munitions n'est qu'une question de temps : les offensives continuelles et les hécatombes duestà la théorie des attaques en masses ont infligé aux troupes allemandes un appauvrissement en hommes dont elles ne se relèveront jamais. Au point de vue des nombres, ce qui faisait hier la faiblesse des Alliés est aujourd'hui la source même de leur force. Tandis que l'Allemagne a au bout d'un an épuisé ou presque épuisé ses réserves, l'Angleterre avait besoin de ce temps pour créer et équiper ses armées ; la France a sagement ménagé ses soldats ; la Russie, à cause de l'insuffisance de ses ressources industrielles, garde en réserve huit millions d'hommes. Et, comme si tout devait tourner contre l'Allemagne, l'Italie lapce dans la mêlée au moment critique ses trois millions et demi de soldats. Par une juste et implacable ironie du sort, l'Allemagne sera châtiée par ce qui, à l'origine, faisait sa force. En violant la neutralité belge, elle croyait s'assurer une victoire certaine à l'Ouest ; elle n'avait certes pas prévu qu'à cause de ce crime, il lui faudrait étendre son front de la Suisse à la mer du Nord et qu'elle serait rivée au sol belge et à chaque pouce de l'immense front occidental, au moment même où la nécessité d'en finir avec les Russes réclamerait toutes ses forces. L'iniquité a porté avec elle son propre châtiment : c'est la revanche du sol belge et tous ceux dont elle a massacré les parents ou saccagé les biens auront du moins l'amère consolation de pouvoir se dire qu'elle a été vaincue par sa conquête, par le territoire qu'elle avait si lâchement et si odieusement profané. A nos abonnés Nous prions ceux de nos abonnés qui ne nous ont pas encore fait parvenir le montant de leur abonnement, de nous l'adresser sans retard, cela pour éviter toute interruption dans l'envoi du journal. On peut en acquitter le montant par chèques, mandat ou timbres-poste, adressés à la Direction, 43, Chancery Lane, Londres. Qui ravitaille l'Allemagne? On se souvient que nous avons, il y a quatre mois, poussé un cri d'alarme au sujet du ravitaillement de l'Allemagne en contrebande de guerre. Des fissures nombreuses se produisaient de divers côtés, causant aux Alliés, souvent beaucoup trop confiants, un préjudice énorme. j Malgré la surveillance étroite exercée, nous le croyons sincèrement, par la plupart des Etats neutres, nous savions que l'Allemagne était largement pourvue de tout ce dont elle avait besoin, par certaines firmes qui trouvaient moyen de la ravitailler à peu près comme si les marchandises défendues pouvaient circuler librement. Nous pouvons dire aujourd'hui que nos articles n'auront pas été inutiles. Les gouvernements intéressés ont pris des mesures énergiques et nos ennemis attendent en vain ce que la complicité inconsciente ou consciente de certains commerçants avait réussi à leui faire parvenir jusqu'à ce jour. C'est, en ce qui concerne tout au moins certains articles et certaines firmes que nous avons pu dénoncer avec preuves à l'appui, l'enquête minutieuse à laquelle La Belgique Nouvelle s'est livrée, personnellement, qui a permis aux autorités compétentes de mettre le holà à une grande partie de ce trafic, et nous sommes heureux d'avoir pu contribuer ainsi, dans notre sphère, au bien du pavs. Nos ennemis au lendemain de la guerre Même pour celui qui la déchaîne, la guerre ne peut être qu'un moyen. La paix reste toujours le but suprême. Aussi la sagesse conseille-t-elle de penser à la paix, même et surtout au milieu des batailles. Si je ne me trompe, Bismarck en personne a proféré des vérités de ce genre. Malheureusement pour l'Empire qu'il a fait, ceux qui ont repris son héritage et s'imaginent continuer son œuvre semblent avoir totalement perdu de vue ces vérités essentielles. Us ont mené la guerre comme si elle devait durer toujours, et Dieu sait pourtant s'ils espéraient la terminer rapidement. Us ont cru tout au moins que, après une victoire dont ils ne doutaient pas, leurs adversaires auraient cessé d'exister au point que plus jamais l'Allemagne n'aurait à compter avec eux. Ce n'est que par cette aberration que peuvent s'expliquer les ordres qu'ils ont donnés et que leurs subordonnés ont exécutés automatiquement, avec une absence de sens moral et d'humanité qui fera l'étonnement des siècles futurs. Combien de fois ne l'a-t-on pas dit : l'Allemagne était sur le point de devenir la première puissance commerciale du monde, comme elle était déjà la première puissance militaire. Elle inondait tous les pays de ses produits. Ses commis-voyageurs étaienl

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Cet article est une édition du titre La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1915 au 1916.

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