La Flandre libérale

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s.n. 1914, 02 Août. La Flandre libérale. Accès à 24 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/pn8x92397w/
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40* innée - Dimanche 2 Août 1914 QUOTIDIEN. -10 CENT. B. 214 — Dimanche 2 Août 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE ANNONCES BELGIQUE s Fr. 2.03 êST £S> S AND, I, RUE DU NOUVEAU BOIS, I.GANO Poor la ville eî les Flandres, s'adresser ao bnreaa \ UNION POSTALE « Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 abonnements et annonces ; Il » RÉDACTION -- Journal. _ Pour le reste dn pays et l'étranger, l'adresser à TiUnW no TMnJum. 1 » l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles. La mobilisation de l'armée belge La mobilisation de l'armée est décrétée : Premier jour de la mobilisation : Samedi premier août. Deuxième jour de la mobilisation : Dimanche deux août. Troisième jour de la mobilisation : Lundi trois août. Quatrième jour de la mobilisation : Mardi quatre août. Et ainsi de suite pour les jours suivants. Les militaires en petite permission, en congé limité et en congé illimité, classes de 1909, 1908, 1907, 1906, 1905, 1904, 1903, 1902, 1901, y compris les militaires dispensés du service en temps de paix, inscrits dans les registres de mobilisation, sont i appelés sous les armes. Sans attendre la réception de leur ordre de rappel, il» se rendront immédiatement, par la voie la plus rapide et la plus directe, dans les dépôts, corps ou forts où sont conservés leurs armes et leurs effets. Seront arrêtés par la gendarmerie, ceux qui n'auraient pas rejoint demain au plus tard, avant douze heures. Aucun prétexte d'ignorance ne sera admis. Les hommes rappelés sont prévenus qu'ils ne recevront pas de nourriture avant leur arrivée au dépôt ou au corps, et qu'ils doivent se munir de quelques vivres. Les chevaux de selle et les chevaux de trait, ainsi que les voitures à réquisiti' n-ner pour le service de l'armée, doivent être fournis aux commissions de remonte au jour, à l'heure et à l'endroit désignés aux affiches placardées dans chaque commune.Les agents du gouvernement, des provinces et des communes, sont tenus de prêter leur concours aux commandants de district, aux commandants de canton, ainsi qu'aux bourgmestres - pour la prompte et bonne exécution des mesures concernant la mobilisation de l'armée. Seront punis conformément aux lois, les fonctionnaires, ou agents qui apporte raient des entraves ou des retards à l'exécution de ces mesures. Le 31 juillet 1914 Le commandant du district. De mobilisatie van het leger is bevolen. Eerste dag der mobilisatie: Zaterda^ eersten Oogst. Tweede dag der mobilisatie : Zondag, tweeden Oogst. Derde dag der mobilisatie : Maandag, derden Oogst. Vierde dag der mobilisatie: Dinsdag, vierden Oogst. En zoo voorts de volgende dagen. De militairen met klein verlof, met bepaald verlof en met onbepaald verlof, klassen van 1909, 1908, 1907, 1906, 1905, 1904, 1903, 1902, 1901, inbegrepen de militairen van dienst ontslagen in vredes-tijd, in de registers der mobilisatie inge-schreven, zijn weder onder de wapens ge-roepen. Zonder hun wederoproepingsbe-vel af te wachten, moeten zij z:ch on-middellijk, langs den snelsten en den kùrtsten weg begeven naar de dépôts, korpsen of forten waar hunne wapenen en hunne kleedingstukken bewaard zijn. Zullen worden aangehouden door de gendarmerie, degene die uiterlijk morgen, v o o r twaalf uren, niet zouden binnen-gekomen zijn. Geen enkel voorwendsel van onwetendheid zal aangenomen wor-den.De wederopgeroepen manschappen zijn verwittigd dat zij geen voedsel zullen ontvangen v o o r hunne aankomst in het dépôt of bij het korps en dat zij zich moeten voorzien van eenige levensmid-delen.De zadel- en de trekpaarden, alsmede de voertuigen, op te vorderen voor den dienst van het leger, moeten aan de re-monte-commissies geleverd worden op den dag, het uur en de plaats op de plak-brieven in elke gemeente aangewezen. De bedionden der Regeering, der pro-vinciën en der gemeetnen zijn gehouden behulpzaam te wezen aan de district- en de kantonscommandanten alsmede aan de burgemeesters, voor de snelle en eoede uitvoering der maatregelen betreffende de mobilisatie van het leger. Zullen gestraft worden volgens de wet-ten, de ambtenaars of bedienden die de uitvoering dezer maatregelen mochten be-lemineren of vertragen. * Den 31 Juli 1914. De commandant van het district. La Guerre —m— La chose inouïe et monstrueuse aura peut-être éclaté à l'heure où paraîtront ces lignes. Nous continuons à espérer malgré tout. Mais nous ne pouvons plus nous bercer d'illusions. Un nouvel Attila se lève et s'apprête à fouler le inonde du sabot de son cheval. L'invraisemblable se réalise et ce que nos imaginations se refusaient, hier encore, à concevoir, se concrétise. La bête monstrueuse, apocalyptique s'avance. Les peuples vont s'entrechoquer. Dans des circonstances aussi exceptionnelles, les phrases sont vaines. Il faut tâcher de voir clair et de connaître son devoir. Nous devons d'abord songer à nous-mêmes. Le danger d'envahissement dé la Belgique a heureusement diminué d'heure en heure cette semaine, l'Aile-magne pouvant de moins en moins son» ger à un coup brusqué et l'Angleterre ayant pu intervenir en France pour le respect de notre territoire. Il est vraisemblable que l'Allemagne se bornera, si la guerre éclate, — peut-on encore parler au conditionnel, hélas? — à arrêter la France, tout au moins momentanément.Nous aurons demain une armée solide, si pas nombreuse. Le moral des troupes est excellent. L'état-major travaille avec un entrain et une conscience auxquels le Roi a rendu hommage dès hier. Nous pouvons donc avoir confiance et il faut nous garder des sottes paniques. Même si la mer était fermée, il nous resterait pour cinq mois de vivres. Nous aurons le temps d'aviser. Cela c'est l'essentiel, et si nos industries étaient arrêtées, il faudra des organisations spécia-les pour pourvoir aux besoins des populations, mais on y saura pourvoir. Si le grand choc se produit, un devoir d'en-tr'aide s'imposera. Personne n'y faillira. Que les bons citoyens se groupent donc et' se sentent les coudes. Nous aurons peut-être de pénibles moments à traverser. Avant tout, il faut songer aux être rester sans ressources. Y songera-t-on? Nous n'en doutons pas. Quant au devoir public, nous nous en remettons désormais au gouvernement. M. de Broaueville a rendu hommage, hier, à la presse d'opposition : elle n'a, en effet, formulé qu'un seul grief, c'est qu'on ne se décidât point plus tôt à la mobilisation générale. Celle-ci était, toutefois, en voie de réalisation. Elle sera accomplie demain soir. Nous n'avons de satisfecit à accorder à personne, et nous sommes simplement heureux que les événements ne nous aient pas surpris. S'il y a des res= ponsabilités à faire supporter, nous les établirons plus tard. Aujourd'hui, nous nous serrons simplement autour du drapeau et nous sa-iuons respectueusement l'armée, qui va défendre la Patrie. Echos & Nouvelles Lis exameni Mlle Laune Sarolea, fille de notre vaillant ami le Dr ISarolea, député suppléant de Hasselt, a passé avec grande distinc tion l'examen de première épreuve d'ingénieur à l'Institut Montefiore, annexé à l'Université de Liège. Nos chaleureuses félicitations. *** La Ligue le l'enseignement Le bureau de la Ligue de l'enseignement remercie de tout cœur les nom breux amis qui lui ont adressé des condoléances, à 1'o-ccasion de la mort de M. Buis, le vénéré fondateur et président de la Ligue. Film spécial Dans les ports anglais, on a trouvé une nouvelle application du cinématographe. Oni s"est servi, cette semaine, de l'écrar cinématographique pour rappeler à bord les marins en congé. Entre deux scènes, un avis ainsi conçi était projeté : "Pair ordre de l'amirauté, tous les matelots en congé doivent rega gner leurs navifes dans un délai de qua rante-huit heures."' Aussitôt, dans la salle on voyait dei hommes se lever, et, sans manifestation sans bruit, dans l'ombre, serrer quelque! mains et partir. Bel exemple de discipline et boi « Après l'affaire Caiiiaui —m— Femmes eriminelles et jurys masculins Dans l'attente tragique qui étreint le monde civilisé, l'acquittement de Mme Caillaux se trouve déjà réduit au* proportions d'un simple fait divers. Nous n'avons point commenté le procès tant qu'il fut en couris; nous ne commenterions pas davantage son dénouement juridique, si la presse réactionnaire ne s'évertuait, avec le parti-pris aveugle qui la caractérise, à exploiter ce dénouement contre le gouvernement actuel de la République française, et si nous ne voyions même, avec regret, certaines feuilles libérales faire écho à. ces philippiquies, plus intéressées qu'intéressantes, contre le libre régime d'outre-Quiévrain. Dégagée des superfétations nolitiques qui en ont masqué, par un fait exprès, presque constamment le véritable caractère, considérée froidement du point de vue psychologique, l'affaire Caillaux est banale. C'est un crime passionnel-, où l'on voit unie jolie femme venger l'homme qu'elle aime d'attaques terribles qu'elle croit, à tort ou à raison, inspirées par une rivale. Exploiter contre le régime républicain français l'acquittement qui vient d'être prononcé nous paraît donc d'une extrême injustice. Le "Times", dont le jugement n'est influencé, en l'occurrence, par aucune passion politique, écrivait, dès Je lendemain du premier jour dû procès : " L'impression produite par les scènes émouvantes de cette journée est, avant tout, un sentiment de profonde pitié pour la femme infortunée dont le long interrogatoire, interrompu de sanglots et de crises de larmes, a fourni, à rléfaul d'une excuse légale, une explication pa thétique du crime. " II n'y a plus de justice en France ! cla ment les de la réaction. On, senr. dans cette race, monter " la gangrène écrit, de Lourdes, où il est allé se con soler de ses fours dramatiques, M. Henr Davignon. ■Comme si ces crimes passionnels et surtout, les acquittements dont ils béné ficient, étaient particuliers à la France Une jolie femme, qui tue par passion et que défend un avocat habile, recueilli toujours, devant tous les jurys du mon de, le bénéfice de toutes les circonstan ces atténuantes qu'il est possible de lu trouver. Il n'y a pas deux mois, à Oneglia, sui la Rivière de Gênes, on acquittait, er cour d'assises, la belle comtesse Tiepolo issue d'une famille de doges, et qui avait d'un coup de pistolet, abattu l'ordonnan ce de son mari. Au dossier du procès fi gurait une carte postale où la comtessi envoyait, au jeune soldat, " d'affectueuj baisers ". Il y avait donc de sérieux in dices pour admettre qu'elle avait été « maîtresse. L'espace nous manque poui exposer les détails de l'affaire, qui pas sionna toute l'Italie. La comtesse Tie polo fut admirablement défendue pas la député socialiste Raimondo, l'avoca' le plus éloquent de la péninsule, lequel dans sa plaidoirie, fit couler des larme; même chez le président de la cour. Elli fut acquittée. Pourtant, personne ne s'es avisé de conclure de ce fait qu'il n'y t " plus de justice en Italie " ou que 1; " gangrène" monte au cœur de ce pays Il y a six semaines, à Elberfeld, ui , jury prussien acquittait, dans un procè analogue, et qui eut un grand retentis sement en Allemagne, une jeune filli de petite bourgeoisie de Dusseld'orf Brunehilde Wilden, qui avait tué ui de ses amants. Brunehilde Wildei est une personne d'une beauté idéale les peintres de Dusseldorf se son plus d'une fois disputé la faveur d faire son portirait. Ses1 mœurs éta.ien libres, et il y a des lettres d'elle, à l'hom me qu'elle a tué, difficiles à citer ici Lorsqu'elle passa en jugement, il s trouva un esthète pour écrire publique ment que oe serait un crime de fair-tomber la tête d'une femme aussi idéa lemient belle. On sait qu'un éminent spécialiste de maladies mentales avait fait parvenir Me Labori une consultation dont celui-c a donné lecture et d'où il résulterait qu 1 Mme Caillaux aurait obéi à une " irr pulsion subconsciente avec dédoublemen de la personnalité '". Dans l'affaire d'Hilda Wilden, un es ! pert psychiâtre apporta des conclusion analogues, qui fournissent la ma-tièr ! d'un rapprochement curieux avec l'a ! faire Caillaux. " se demanda cet exneri l'état d'esprit de l'accusée (Hilda W. peu avant et pendant le meurtre Elle avait été agitée, pendant toi tes les semaines précéder tes, par des émotions vie lentes, qui avaient eu de graves ré percussions sur son état physique et me ral. Elle avait une peur hoi rible que ses relation coupables avec N. ne df vinssent d!& notoriété pi blique... En partant de Dusseldoa pour Elberfeld, elle a pu avoir Tinter tion de tuer N. Pendant le trajet, r conscience a pu se clarifier, et eUe a p sa rendre compte de la gravité du crimi Puis, arrivée en présence de son anciî amant, dans un paroxysme d'exaltatio déterminant une obnubilation hystériqu de la conscience (car il est prouvé qu'e le est hystérique), elle a pui perdre ton contrôle sur sa volonté consciente e c'est dans ceit état d'esprit qu'elle a p tuer. '1 ) On a dit, aiveo beaucoup d'apparence I de raison, que " la femme est une éter-■- nelle malade. " Dans quelle mesure le ■- crime de Mme Caillaux a-t-il été cJondi-- tionné par la physiologie de la meurtriè- re i Chi loi sàî Autre question? Le jury qui l'a acquittée était composé de douze membres du 3 sexe fort. Lorsqu'une femme, et surtout une jolie femme, passe en cour d'assises, n'y aurait-il pag lieu de constituer un ^ jury mixte, composé, par moitié, de ju-L" rés die l'un et de l'autre sexe? Cela di-a minuerait certains dangers de partialité. u Et puis, il y a, insitons-y, des mystères féminins, des états d'âme conditionnés II par d'obscures forces physiologiques, que n les femmes seules connaissent et semblent 6 seules pouvoir appiiécier froidement, pleinement, et dont seules, par conséquent, ^ elles peuvent mesurer le poids exact dans ^ les balances vacillantes de l'humaine U justice... Z. LA CRISE EUROPEENNE LES DEMARCHES ALLEMANDES A PETERSBOURG Le " Temps " dit que la démarche, qu fut faite par l'ambassadeur d'Allemagn< à Saint-Pétersbourg, pour aviser M. Saso noff d'une mobilisation possible de l'Ai lemagne, si la mobilisation russe se pour suivait, fut faite également par les repré sentants de l'Allemagne à Londres et i Paris, dans la journée de mercredi. Le " Temps " dit qu'on peut en résu mer ainsi 'es termes : Si la mobilisatioi russe continue, ne vous étonnez pas qui i l'Allemagne prenne des mesures militai res. Sir Grey et M. Viviani n'ont pu, ajouti le " Temps que prendre acte de cetti déclaration. Le président du conseil français a seu \ement ajouté, répondant à un mot l'ambassadeur oui semblait faire allusioi à des inquiétudes en France : " La Fran ce est calme et résolue ". i Ije " Temps " dit, d'autre part, que 1: mobilisation russe sera achevée dans cim jours sur la frontière, austro-hongroise. LA RUSSIE VEUT SAUVEGARDE! LA SOUVERAINETE SERBE < On insiste vivement à Saint^Péters-; bourg sur le fait que la Russie inter vient en faveur de la souveraineté de la Serbie, et qu'il n'est point question df 1' "intégrité" serbe-, comme le diseni 1 certaines informations. La Russie ne peut admettre une situa tion qui impliquerait la suzeraineté de , l'Autriche sur la Serbie; elle serait dis posee d'ailleurs à rechercher une for mule par laquelle elle donnerait' toutes garanties pour que l'Autriche reçût leï satisfactions auxquelles elle a droit. On préconise à Saint-Pétersbourg un( , formule diaprés laquelle des commissai _ res russes pourraient être substitués au: commissaires autrichiens dans l'enquêtx réclamée par l'Autriche. ; LES RUSSES COUPENT LES COMMUNICATION! Un télégramme de Varsovie annone que les troupes russes ont fait sauter ui pont de chemin de fer de la ligne d J Vienne.^ Ce pont est celui de Granika i sur la ligne de Varsovie à Vienne. ' LES PREPARATIFS MILITAIRES l ALLEMANDS t Le " Temps " déclare que l'état di b guerre qui a été décrété en Allemagne n'équivaut pas tout à fait à la mobilisa tion, mais place l'empire entier sous li 1 main de l'autorité militaire : i " Dès la 25 au matin, alors que ]< délai fixé pair l'ultimatum autrichiei j, n'était pas encore échu, les garnison; de Strasbourg et de Sarrebourg ont éti ' consignées. Le 25 au soir, les ouvraga 1 d'art à proximité de la frontière ont ét< i occupés par les effectifs de guerre. Tou ; tes les mesures d'armement des placci t ont été appliquées et se sont poursuivie ( depuis lors. Le 26 au matin, l'ordre i ' été donné aux compagnies de chemin; t de fer de répartir leur matériel en vui de la, mobilisation. Le 26 au soir, le; permissionnaires sont rappelés et le: troupes en manœuvres regagnent leui garnisons. Le 27 juillet commencent le opérations locales de mobilisation et d 3 réquisition. Les grands établissement d'approvisionnements, notamment le moulins, sont occupés militairement. Le „ premiers éléments des troupes de cou vertuire sont mis en place ; les routes d» ^ la frontière sont barrées, la flotte es i mise en état d'armement. Les 28, 29 e e 30 juillet, les effectifs des troupes d' couverture sont complétés par des a-p j. pels individuels des réservistes ; on ré quisitionne les chevaux, les automobiles Les appels individuels de réserviste maintenant réalisés représentent au mi s nimum 125,000 hommes. e " Enfin, dans toute la région de 1 frontière française les éléments station nés à une distance éloignée sont porté à proximité de la frontière. Le 31 l'éta i. d f* (i-ih'rrpi A&fc îvroclamé. " LES NAVIRES ALLEMANDS RESTENT DANS LES PORTS Les navires de la Hamburg Amerika Line et de la Norddeutscher Lloyd ont suspendu leurs départs. L' " Imperator " a été arrêté au moment de son départ. Le "Vaterland" a reçu l'ordre, à New-York, de rester dans le port. Les navires faisant le service de l'Amérique du Sud sont arrêtés dans les ports. Mobilisation générale en Autriche-Hongrie La mobilisation va être générale c-n Autriche-Hongrie par ordre impérial. Des placards relatifs à cette mobilisa tion viennent d'être affichés. ARRESTATIONS DE SERBES * EN AUTRICHE Un grand nombre de Serbes et Croa-i tes, hommes et surtout femmes et on-j fants, qui ont réussi à franchir la frontière, racontent qu'à F'iime, Abbazia, Agram, Brod et Semlin, tous les dépu-t tés, hommes politiques et notables, ont été mis en état d'arrestation. Plusieurs femmes, dont les maris sont officiers dte réserve, ont été violemment séparées de leurs maris, qui sont gardés ' par les autorités, et ont été dirigées ' avec leurs enfants hors les frontières. ; UN VAPEUR TRANSPORTANT DES MILITAIRES AUTRICHIENS EST » ARRETE A YMUIDEN. Le vapeur du gouvernement autrichien " Arod venant de Fiume, et ayant ! passé à Alger et à Dieppe, est arrivé, i vendredi, à 2 h. 1/2 de l'après-midi, à Ymùiden. Il a été arrêté sur l'ordre du > commandant de la forteresse parce qu'il transporte des militaires et 31 élèves de : l'école de navigation recevant l'ins+ruc- > tion d'officier de marine. Ils devaient être incorporés dans la marine autrichienne. Le commandant de la forteresse a fait une enquête. Il a soumis 1' " Arod " à > la surveillance militaire. Le commandant a demandé des instructions au gouverne- 3 ment. 3 LA MARCHE DE LA , FLOTTE ANGLAISE Une dépêche de Flessingue annonce que de nombreux navires de guerre anglais ont été aperçus vendredi près du banc de Schouwen. i Le banc de Schouwen (Schouwen est > une des îles qui forment la Zélande), se - trouve à l'extrême limite des eaux ter-i, ritoriales hollandaises, devant l'embouchure des deux bras de l'Escaut et des j bouches de la Meuse, et aussi devant i l'entrée du Pas-de-Calais, vers le nord i et le mSrd-est. i CONCENTRATION DES FORCES NA= ? VALES ANGLAISES ET ALLEMANDES EN EXTREME-ORIENT 5 On mande de Pékin que l'escadre alle- } mande se concentre à Sin-Tao. Des ap- t provisionnements y sont transportés. 5 Les troupes coloniales allemandes se , dirigent également vers oe port. 3 Les Anglais concentrent leurs force® . navales à Wei-Hai-Wei et à Hongkong. 3 Jls désarment aussi leurs petits navires , 'qui se trouvent dans les eaux chinoises 3 et envoient les équipages à bord des 3 gros bâtiments. ' NOUVEAU CONSEIL DES 3 MINISTRES FRANÇAIS J Les ministres se sont réuni® pour la (. troisième fois, vendredi soir, à 8 h. 30, c à l'Elysée, sous la présidence de M. j Poincaré. Les délibérations sei sont prolongées jusqu'à minuit. Le président de la République a signé g trois décrets : lo Décret relatif à la prorogation des protêts iet des échéances jusqu'au 31 % août ; 2o Décret relatif à la prohibition de s la sortie des farineux et divers produits ^ du sol et de l'industrie ; Bo Décret relatif à la levée des droits de l'importation des blés et des farines. La conseil s'est en outre occupé de la situation extérieure. LA SORTIE DES BLES EST PROHIBEE Le ministre des finances communique la note suivante : "La hausse qui se manifeste sur les blés dans toutes les places du monde, les probabilités d'une récolta en France au-dessous de la moyenne, la perspective de voir le blé caché comme l'or à la veille de graves événements, a amené le gouverne,mept à, prohiber la sortie des blés et des farineux de toutes sortes. " _ Cette mesure, qui a d'ailleurs été prise en Belgique et 'en Allemagne, est complétée par la prohibition à la sortie des produits divers susceptibles d'être considérés comme contrebande de guerre. DECLARATION DE M. ASQUITH A LA CHAMBRE DES COMMUNES M. Asquith, en demandant de s'ajourner, a dit vendredi qu'il a reçu d'Allemagne, et non de Saint-Pétersbourg, la nouvelle que la Russie ordonnait une mobilisation générale de l'armée de terre et de la flotte. En conséquence de cette mesure, l'Allemagne a déclaré l'état de guerre,.ce qui signifie que la mobilisation va suivre, si la Russie continue la sienne. Dans ces circonstances, M. Asquith a terminé en disant qu'il préfère ne pas avoir à répondre à d'autres questions avant lundi prochain. PAS DE MOBILISATION ENCORE EN GRECE Toutes les nouvelles concernant la mobilisation sont prématurées. La Grèce prendra des mesures militaires de sauvegarde indispensable si jes autres Etats balkaniques la précèdent dans cette voie. —m— LES BONS OFFICES DE GUILLAUME II. Le "Lokal Anzeiger", dont on connaît les attaches semi-officieuses, écrit, au sujet des dépêches entre le Tsar et l'empereur Guillaume: "Le Tsa.r ayant prié l'empereur Guillaume d'user de ses bons offices, le souverain allemand s'est rendu à ce désir. " L'empereur Guillaume a ensuite poursuivi ses efforts dans oe sens, malgré la mobilisation parr-ît'lle de l'armée russe, si bien qu'on ejît l'impression que les sentiments de la Russie n'étaient nullement pacifiques. " LaViuit dernière encore, l'action conciliatrice de l'empereur Guillaume, grâce aux efforts de Sir Edward Grey, s'exerçait suivant une nouvelle formule qui laissait bon espoir. " La mobilisation totale de l'armée russe doit donc être considérée comme une provocation des plus nettes. Il convient encore de faire remarquer que, ces jours derniers,' les rumeurs relatives à l'attitude menaçante de la Russie sur la frontière allemande était parvenues à la connaissance de l'empereur, de sorte que le souverain a donné une preuve toute particulière de loyauté à l'égard du Tsar en n'abandonnant pas le rôle que" celui-ci l'avait prié d'accepter. La Russie a répondu à cette confiance de la fa-çoh la plus outrageante. " L'empereur Guillaume s'était montré jusqu'ici le prince de la paix. La Russie va maintenant trouver dans le descendant de Frédéric-le-Grand, le prince de la guerre! " Le "Lokal Anzeiger" ajoute: " L'Empire allemand prendra les armes s'il y est contraint ; chacun fera son devoir, confiant dans sa force et dans 1 la justice de la cause pour laquelle il se livre. La victoire guidera' les drapeaux allemands. '" LES AUTRES JOURNAUX ALLEMANDS. Voici maintenant ce qu'écrit le " Ber-liner Tageblatt" : " La Russie et ses alliés ne peuvent plus douter que l'Allemagne est fermement décidée à ne pas reculer devant la menace de la Russie et, malgré son amour de la paix, à tirer de la situation actuelle, toutes les conséquences qu'elle comporte. Tous envisagent la guerre menaçante comme un malheur épouvantable qui va éclater sur des centaines de milliers de paisibles citoyens. " La " Gazette de Voss" écrit : " Dans la situation où nous nous trouvons, il est du devoir de tous les bons citoyens d'oublier leurs différends en ce qui concerne la politique intérieure ; ils doivent être unanimes à partir au combat pour leur patrie menacée. " LES PONTS SUR LA MOSELLE OCCUPES. Les ponts sur la Moselle viennent d'être occupés par l'armée allemande, qui y a mis des fils de fer derrière lesquels on a placé des voitures, de manière à former barricade. Cette mesure a été prise pour permettre le contrôle des automobiles qui pénètrent en Allemagne. LA GARE DE KŒNIGSBERG GARDEE MILITAIREMENT Le commissaire de police de Kœnigs-berg a fait afficher un avis dans la ville, disant que, par mesure de sécurité, une garde militaire a été postée à la gare. Ordre a été donné aux soldats de tirer sur toute personne qui approcherait de la gare à moins de 100 mètres. LA CENSURE TELEGRAPHIQUE La censure télégraphique fonctionne déjà à Berlin. Les services des fils spéciaux sont supprimés. Plusieurs télégrammes retournent à laurs expéditeurs.

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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