La Flandre libérale

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s.n. 1914, 23 Mars. La Flandre libérale. Accès à 25 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/jd4pk07s1t/
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40* innée — Lundi 23 Hars 1914 QUOTIDIEN. - 10 CENT 8. 82 — Lundi 23 Mars 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE A.I30BÎIVEMnEIÎN-TS 1 mois. I mots. i molf. 1 »B. BELGIQUE ; Fr„ 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE i Vu 3.75 9.00 18.00 36.00 On t'abonna M baresa da Journal et dans tous lu bureaux de posta RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE eAND, l, RUE DU NOUVEAU BOIS, l, G AND ABONNE*/ -NTS ET ANNONCE»! I -= RÉDACTION « Téléphone 3 S I Téléphone 1S A-IV^T OJX CES Ponr Sa ville et les Flandres, s'adresser an barean éa fournaL Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser â l'Office de Publicité, rue Neuve. 36, à Bruxelles. LE MEURTRE POLITIQUE L'assassinat de M. Gaston Calmet-te par Mme Joseph Caillaux fournit à la presse nationaliste un nouveau thème pour déraisonner et la presse cléricale belge s'empresse de prendre part à ce concert d'insanités. Une correspondance parisienne d'une feuille cléricale anversoise, reproduite par une feuille cléricale gantoise, rapproche le drame de la rue Drouot de. " la mort du député nationaliste Sy-veton " et de " la suppression du président patriote Félix ïaure ". Faut-il que ces pieux organes soient sûrs de la naïveté et de l'ignorance de leur public pour qu'ils rappellent si mal à propos de pareils souvenirs ! La mort de Syveton ! Drame intime, où la politique n'eut rien à voir ce n'est pas nous qui comparerons ce pauvre Calmette à un Syveton ! Quant au "patriote Félix Faure", chacun sait, en France, qu'il mourut d'une attaque d'apoplexie survenue lors d'un rendez-vous amoureux avec Mme Steinheil. On a rappelé avec beaucoup plus de raison, à propos de l'affaire Caillaux-Calmette, le souvenir d'une autre affaire historique, le meurtre du journaliste Victor Noir, tué le 10 janvier 1870, par le prince Pierre Bonaparte. Pierre-Napoléon Bonaparte, troisième fils de Lucien, serait parfaitement inconnu de l'histoire, n'était ce drame de sang dont il fut le protagoniste. Le parti républicain radical, vers la fin du second Empire, avait fondé, en Corse, un journal, La Revanche, dont la mission était de vilipender Napoléon et sa famille. Une feuille bonapartiste, L'Avenir de la Corse, répondait du tac, au tac. Le prince Pierre Bonaparte, d'un caractère fort impulsif, fit paraître dans L'Avenir une lettre où il incitait les portefaix de Bastïa à " jeter en pleins champs les boyaux" des journalistes républicains. Paschal Grousset, futur membre de la Commune, et correspondant parisien de La Revanche, répliqua en insultant la princesse Ma-thilde et, dans un article publié par la Marseillaise, dirigée par Henri Roche-fort, il écrivit : " Grattez un Bonaparte, vous verrez apparaître la bête féroce Puis il envoya deux de ses amis, Victor Noir et Ulric de Fonviel-le, demander raison au prince, tandis que Rochefort, qui venait de recevoir une lettre outrageante de Pierre Bonaparte, dépêchait, de son côté, deux témoins à l'Altesse. Ceux de Paschal Grousset arrivèrent les premiers. " Tout ce que la civilisation, a dit un historien du second Empire, a accrédité d'usages pour humaniser une coutume barbare fut ici méconnu. La règle eût voulu que les témoins d© Grousset se missent en rapport avec les mnis <iu prince : directement, ils se rendaient chez l'offenseur (1) Ulric de Fonvielle, de plus, s'y rendait armé d'un revolver. Pierre Bonaparte, grippé, les reçut en robe de chambre,avec, lui aussi,dans une de ses poches, un revolver qui ne le quittait jamais. Vexée de recevoir une provocation de Paschal Grousset, journaliste subalterne, alors qu'elle en attendait une de Henri Rochefort, écrivain déjà célèbre et membre du corps législatif, ''Altesse corse, d'un ton cassant, déclara i " Avec Rochefort, volontiers, avec un rie ses manœuvres, non 1 ". On n'a jamais su exactement ce qui se passa après ce mot insultant. D'anrès le prince, Victor Noir, jeune homme vigoureux, se serait précipité et lui aurait lancé ' un formidable soufflet. Le fait est, qu'après le drame, Pierre Bonaparte exhiba à deux aliénistes illustres, ses voisins, une ecchymose qu'il avait à la joue. D'après Ulric de Fonvielle, ce fut le prince qui souffleta Victor Noir. Ce qui est certain, c'est que Pierre Bonaparte, souffleté ou souffleteur, sortit son revolver et tira sur Victoi Noir. Celui-ci, frappé au cœur, trébucha, eut tout juste la force de se traîner jusqu'à la rue, et rendit bientôt le dernier soupir dans une pharmacie voisine. Fonvielle, à son tour, sort son revolver. mais oublie de tirer la baguette Le prince tire^un nouveau coup. Fonvielle, affolé, gagne la porte la pluf rapprochée, se retourne une dernièr< fois menaçant, échappe à une troisiè me balle, et finalement se jette dam la rue, sans blessure. Le scandale fut épouvantable. Ro (1) Pierre de la Gorce, Histoire, du second Eriupire, vol. VI, p. 13. chefort, comme toujours, fut extraor-dinairement violent en paroles, mais,, lors de l'enterrement de Victor Noir, il empêcha, par ses conseils de modération, que la cérémonie ne finît nar une émeute sanglante. Onze jours après le drame, le 21 jan- \ vier, les partis révolutionnaires célébré- ! rent l'anniversaire de l'exécution de ! Louis XVI par un banquet à Saint-Mandé.' Le plat de résistance fut un toast, lu au nom de Félix Pyat, alors réfugié à Londres. Ce toast est resté célèbre. C'est un morceau d'une inspiration analogue à celle de la lettre du citoyen Thalamas, écrivant à Mme Caillaux : " Vous en avez tué un. Bravo ! ". Mais le toast de Félix Pyat est fort supérieur, du point de vue de la forme littéraire, à la médiocre épître de Thalamas. Il est trop long pour que nous le citions. (2) Il était éloquent. Mais il faut dire surtout, qu'il était abominable. Napoléon III, malade, tyrtm à fond débonnaire, qui venait d'ailleurs d'inaugurer l'Empire libéral, sévit faiblement.Pierre Bonaparte parut bientôt devant la Haute Cour spéciale, prévue par la loi pour les membres de la famille impériale. Pendant les débats du procès, les témoins révolutionnaires gâtèrent tout par leurs excès de langage. Comme le président demandait à Paschal Grousset : " Etes-vous parent de l'accusé? " Grousset répondit :"Oh ! Mme Letitia a eu tant d'amants que je ne puis le savoir. " Taxile Delord, historien républicain, raconte que " cet outrage prémédité, lancé à la mère de Napoléon 1er, à , une femme dont la vieillesse avait été éprouvée par de si terribles infortunes, produisit l'impression la plus triste sur tous les auditeurs. " Pierre Bonaparte fut acquitte. La Haute Cour avait été, naturellement, écœurée des diatribes enragées des futurs communards. Mais, ce qui -paraît avoir surtout influé sur sa décision, ce fut la déposition du légiste Tardieu sur l'eochymose de La joue du prince. Le sentiment dynastique et bonapartiste était encore vif en France, et les juges, admettant que le prince avait été souffleté par Victor Noir, furent d'avis qu'un membre de la famille impériale, ainsi outragé, était excusable d'avoir riposté à coups de revolver. A la distance où nous sommes des événements, nous trouvons qu'une pareille justice n'en est pas une... On a dit que la balle qui frappa Victor Noir atteignit le second Ëpipire. M. Emile Ollivier, historien admirablement informé mais partial, ne le pense pas il est d'avis que l'affaire Victor Noir, gâchée par les énergumè-nes révolutionnaires, raffermit le crédit de l'Empire qu'elle aurait dû ébranler. Nous croyons qu'il en sera de même de l'affaire Calmette-Caillaux. Les énergumènes nationalistes ont constamment fait les affaires de la République ' par leurs violences épileptiques. Grâce ' à eux, la République ne saurait guère manquer de surmonter 1a crise actuel-1 le, d'apparences singulièrement graves ' pourtant, comme elle en a surmonté ' plusieurs autres. ' Tou^ les régimes ont d'ailleurs leurs scandales. Rappelez-vous l'affaire Eu-[ lenburg, les affaires Krupp ! Il y a j vingt ans, M. Giolitti tomba du pou-} voir pour avoir eu des complaisances j coupables envers le directeur malhonnête d'une grande banque romaine. En , ce moment même, une commission de la Chambre des lords fait une enquête publique sur des spéculations impru-[ dentes reprochées à certains hommes politiques britanniques. Généralement, t une affaire de ce genre, même en France, ce n'est guère que de l'écume sur les flots momentanément agités. 3 Vienne le calme, et l'écume s'évanouit. ' Pour rendre justice à la République r française, il faut considérer le régime dans son ensemble : malgré les tares " parlementaires, n'a-t-il pas fait de la France, écrasée à Sedan, une nation 3 merveilleusement prospère au-dedans, glorieuse au-dehors, avec un empire co-" lonial qui ne le cède qu'à celui de la • Grande-Bretagne? Le peuple français " a trop de bon sens pour attacher au 8 geste homicide d'une ambitieuse dé-e traquée une signification et une portée qu'il ne comporte pas... (2) Emile Ollivier, dans le 12° volume < de l'E m p i r e libéral, donne le texte ' in extenso. Bue noivells • lame ■ dans la loi scolaire Comme mous l'avons dit dans un de nos précédents articles, le projet de loi scolaire voté par la Chambre "apporte des modifications à la loi organique de l'enseignement primaire". D'autre part, une " dis-position additionnelle" proposée par M. Woest© dispose que: "iLe gouvernement fera coor-" donner les dispositions de la présente " loi avec celles des lois des 20 septembre " 1884 et 15 septembre 1895, qui restent " en vigueur." Cependant en rédigeant cet article, M. Woeste a Oublié qu'en dehors de la loi organique actuelle qui, en vertu de l'article 17 de la loi de 1895, est la coordination des dispositions de la loi de 1895 aveto celles de la loi de 1884, qui sont restées en vigueur, il y a une autre loi, celle du 21 mai 1906 qui règle les traitements des instituteurs, qui n'a pas été coordonnée avec les lois existantes et qui n'a pas été abrogée par les dispositions du projet actuel. En effet, cette loi porte: " Par dérogation aux disposi-" tions combinées des articles 13 et 15 " alinéas 1 de la loi du 15 septembre " 1895, les instituteurs, institutrices, " sous-instituteurs, et .sous-institutrices, " ayant respectivement 16, 20 et 24 an-" nées de services, jouiront à partir du " 1er janvier, qui suivra l'année pen-" dant laquelle ils atteindront ces divers " termes, de traitements fixés comme " suit : "a) après 16 ans: 1600-1700, 1700-1500. " b) après 20 ans: 1900-1800, 1800-1600. " c) après 24 ans : 2000-1900, 1900-1700. Or, cette loi e6t, pour une certaine catégorie d'instituteurs, plus favorable que le nouveau projet. Prenions comme exemple une institutrice en chef de n'importe quelle catégorie ayant 16 années de fonctions. D'après la loi du) 21 mai 1906 elle a droit à un traitement minimum de 1700 plus le logement. D'après la nouvelle loi elle aura droit à un traitement minimum de 1600 fr. plus le logement ; donc une diminution de 100 francs. Il y a donc dans la disposition additionnelle ue M. Woeste une lacune grave : ou bien la loi de 1906 est abrogée et alors il fallait le dire dans la nouvelle loi, ou bien elle n'est pas abrogée et alors l'article 37 de la nouvelle loi devait stipuler qu'elle sera coordonnée avec les autres lois. Comme on le voit, la discussion au Sénat (promet d'être très amusante. P. CNUDDE. Echos & Nouvelles La dfeUIaa Réflexions du "Matin''. d'Anvers: " L'épiscopat vient de faire afficher, "ad valvas" de l'Université de Louvain, sa décision dans le conflit entre l'autorité académique et les étudiants. " L'épiscopat ne donne aucune suite au mémoire remis à Mgr Mercier par la délégation des étudiants. " Tout ce qu'il promet, c'est une certaine indulgence à la "généralité" des étudiants, tout en annonçant des mesures de répression. " Et il s'attache, d'ailleurs, à diminuer l'importance des manifestations ; ce n'est plus qu' "uni certain nombre d'entre eux" qui, égarés par des accusations mensongères, ont gravement "manqué de respect et de confiance" au vice-recteur."Bah! L'autodafé en effigie, l'enterrement et la lettre de faire-part, ça n'est plus qu'un manque de respect et de confiance." Et les 1.800 manifestants comptés par la presse catholique, au début, ne sont plus aue certains d'entre les étudiants. " C'est un échantillon de la façon dont les auteurs catholiques écrivent L histoire." Quand on écrira l'histoire de 1' "Aima Mater", on rapportera, en mars 1914, un incident sans importance auquel un mandement paternel a mis un terme. '' Ainsi les cléricaux escamotent les événements gênants." L'Invasion noirs Maintenant que les congréganistes vont émarger directement et officiellement au budget dei l'Etait, il est plus intéressant ; que jamais de montrer combien, compa-» rativement à l'augmentation de la population, est énorme l'accroissement du nombre des religieux en Belgique, accroissement qui, en trente ans, a été de cent trente pour cent. Mais citons des chiffres. De 1880 à 1890, l'augmentation, de la population est de 9.95 %, celle du nombre des religieux de 14.94 % ; de 1890 à 1900, respectivement de 10.28 % et 38.81 % ; et, de 1900 à 1910, cela devient, pour 10.91 %, près de cinquante-sept pour cent, exactement : 56.65 %! La population des couvents, qui a passé de 18-30 à 1910 au chiffre de 58,330 religieux, augmente donc bien plus rapidement que celle du pays lui-même. Pour qu'on ne puisse nous accuser de nous servir de chiffres fantaisistes, ajoutons que nous les tirons de l'Exposé de la situation du Royaume. ■Cette progression de la population des couvents est, fait bizarre, loin de se répartir d'une façon uniforme dans le pays. La comparaison de 1880 avec 1910 fait ressortir les chiffres suivants pour les diverses provinces. Augmen-1880 1910 tation Flandre orient. . 6,066 10,145 69% Flandre occid. . 4,347 8,710 100% Anvers . . . . 2,740 5,994 119% Naimur ; . . . 1,919 4,365 127% Brabant .... 4,042 10,017 128% Limbourg . . . 1,160 2,885 149% Liège 1,660 4,779 188% Hainaut .... 2,951 9,335 216% Luxembourg . . 477 2,121 345 % Ce n'est pas san6 surprise que l'on considère ces chiffres, car, contrairement à ce qu'on supposait généralement, c'est précisément dans les trois provinoes réputées les plus cléricales que la progression du nombre des religieux est le moins accentuée ; et on la trouve le plus accusée dans trois provinces dont deux connues comme anticléricales. Pour la troisième, le Luxembourg, libéral jadis, on comprendra comment et pourquoi il se cléricalise insensiblement. Le vejxgi da 19. Soldstbntdt ib Congo On a parié récemment dans la presse d'un voyage qu'allait faire bientôt au Congo M. GoidsehmxDt, inventeur d'un ■feafceau' d'un type nouveau qui permettrait de réaliser soir le fleuve Congo de® vitesses notablement supérieures à celle® des chemins de fer. M. Groldschmid'fc qui fut le promoteur de la télégraphie sans fil au Congo et qui installa dans le domaine de Laeken le poste puissant d'où l'on compte expédier et recevoir bientôt les messages intéressant la colonie a confié, hier, ru correspondant bruxellois du "Bien public", que1! était son but, et quelles espérances sa nouvelle invention lui avait fait concevoir : — Nous possédons au Oongo, lui a-t-il dit, des voies fluviales incomparables. Mais elles ne rendent pas les services que l'on peut en attendre parce que l'on veut actuellement transporter dans les même® bateaux les marchandises et les voyageurs. Or cela est évidemment contradictoire. Pour le voyageur, en effet, on n"ira jamais assez vite et les moyens de locomotion ne seront jamais trop coûtons. Pour les marchandises, au contraire, le transport ne sera jamais assez économique et la rapidité importe beaucoup moins. " Dans l'état actuel des choses le transport dos marchandises en Afrique peut être comparé au point de vue de la vitesse à ce qu'il est dans nos pays d'Europe, mais l'on doit arriver pour les voyageurs à une Tapidité beauooup (plus grande. '" Ce problème m'a beaucoup préoccupé et je suis arrivé aujourd'hui à cette conviction que le transport des voyageur© pourra se faire bientôt à une allure tei'le qu'on parviendra à franchir en deux jours la distance qui sépare Léopoldtville de Stanleyvill e. " .Ne souriez cas. poursuit- M. Gold-schmidt. Assurément ce que je voub dis est surprenant. Vous dires que c'est du rêve, une fantaisie sortie de l'imagination d'un Wells, mais j'espère arriver à faire bientôt la démonstration pratique de ce que j'avance. Je compte pour commencer, faire le trajet en quatre jours et si j'arrive à ce résultat, la provimeie orientale a de grandes chances d'échapper à l'influence de la ligne allemande de Dar es Salam. La voie belge concurrencerait en tout cas sérieusement la voie allemande pour le transport des voyageurs et du courrier. "11 y a un an, continue M. Gold-schmidt, j:'ai proposé au gouvernement d'acquérir mon bateau. Mais je n'ai reni-contré qu'incrédulité et scepticisme. La colonie a fini par me commander un ba-teur glisseur sous l'expresse réserve que l'essai se ferait à mes risques et périls. " Quant aux trois autres bateaux que j'emmènerai là-bas, je les emporte à mes frais aussi et sans engagement aucun de la part du gouvernement, qui se bornera à assister aux expérienlcles en spectateur. " C'est le 4 juin que je compte parti] avec toute une expédition organisée ei équipée par moi. Si j'aboutis, j'aura: réussi à renverser le problème des trans ports en Afrique. Actuellement le che min de fer est considéré comme le vra moyen de locomotion, le bateau n'étan apprécié que comme pis aller. Si j'ob tiens des vitesses de 40 à 50 kilomètre: à l'heure, je réaliserai un énorme pro grès, puisque dans le Bas-Congo le che min da fer ne fait que 18 kilomètres * Je suis convaincu que plus tard on fera un service parfait, avec une sécurité très grande, à uno vitesse de 60 kilomètres. Le fleuve Congo est fait pour les grande® vitesses. — Et le combustible? — Il faudra de l'alcool. A supposer que l'on organise un' service intensif, les bateaux consommeront pour quelques millions de francs d'alcool tous les ans. Or, l'alcool est un combustible idéal. Il peut se fabriquer où l'op veut au moyen de substances alimentaires, des ,patates douces, notamment. En favorisant l'alcool qui devrait être monopolisé par l'Etat on favoriserait en même temps la culture. Ces quelques millions serviraient à rétribuer les indigènes pour leurs cultures et cet argent ferait retour à l'Etat sous forme d'impôt indigène. — On ne le boira pas. Pour l'empêcher il suffira de créer, comme je l'ai dit, le monopole d'Etat. L'alcool fabriqué pourra de plus être dénaturé eu mieux empoisonné. Les indigènes seront avertis que s'ils lè boivent ils succomberont. Dès qu'ils sauront à quoi ils s'exposent, ils n'y toucheront plus. L'alcool, croyez-moi, est appelé à transformer le Congo au point de vue agricole. Vous verres". *** La moitalllé ijoilials De la "Revue Commerciale" ces obier vations fort justes: La grève dans les établissements Ca-rels s'est terminée le 14 mars, après avoir duré six s.erp aines. Les grévistes ont accepté les conditions auxquelles on s'est arrêté. Nous lisons à ce sujet dans le "Volk" les lignes suivantes qui donnent une singulière idée de la mentalité syndicale : " La grève s'est terminée comme nous " l'avons prévu. Nous n'avons pas voulu " l'écrire parce que nous n'avons pas " voulu rompre l'union si nécessaire en-" tre les ouvriers et pour ne pas mettre " les patrons au courant de l'état d'es-" prit d'une partie des grévistes. Mais " par contre nous ne l'avons pas caché à " noa membres. Il faut vraiment ne pas " avoir l'esprit très pénétrant et ne rien " connaître de la situation de l'industrie " pour attirer une grève dans l'atelier " Carels et ainsi de suite". C'est sur de pareilles déclarations que nous désirons attirer l'attention. Ainsi, voilà une grève qui n'a pas de chance de réussir, qui est sotte et absurde. et cependant le syndicat chrétien fait le mort. Il soutient les grévistes tout en disant que la grève ne peut aboutir à rien. Et cela parce que, s'ils avaient dû dire la vérité, on les aurait traités de traî très, de vendus, etc. Us se sont donc soumis aux décisions socialistes. Un projet de contrat fut soumis au syndicat chrétien qui le signa espérant que la direction de l'usine n'aurait paa lu le contrat en entier (sic!). Peut-on être aussi... naïf î A-t-on une idée d'une mentalité pareille! Et voilà les arguments avec lesquels on espère attirer les ouvriers. Nous croyons que le seul moyen honnête et vraiment probant est de dire la vérité aux ouvriers comme à tout le monde, de ne pas s'inquiéter des sarcasmes que des gens que l'on dépeint oom-me des traîtres à la cause ouvrière peuvent lancer et de ne pas faire cause commune avec ceux de qui on dit qu'ils vendent les ouvriers et qu'ils tripotent (konkelfoezen1) avec les patrons ! Quant au " Yooruit ", avec- le plu* f*rand flegme du monde, il déclare que le seul moyen de remédier à la crise, c'est de verser à la caisse socialiste! O Comediante! Tragediante! Le thé&tro de Latltin Nous lisons dans "La Plume" : Voici une nouvelle qui fera, nou® n'er doutons pas, le plus grand plaisir ai: monde artiste bruxellois. Sa Majesté U Heine, dont on connaît le goût éc*lair< et le vif intérêt qu'elle porte à la litté rature, à la peinture, à la sculpture e' à la musique, vient de décider de re prendre au palais de Laeken, les tradi tions fastueuses des Souverains Mécè nés. Désormais, au jour de® grandis ga las, le théâtre du palais de Laeken, fer mé depuis plus de trente ans, connaîtrc la splendeur d!es assistances d'élite e des Spectacles de choix. Une équipf d'ouvriers vient à cet effet de remettri entièrement à neuf la 'scène et la isalle où le® lambris s'émiettaient et où le décors menaçaient ruine. On refait ac tuellement la décoration^ on creuse uni fosse pour l'orchestre, on approfondit li scène, on cloiue des tapis et l'on renou voïle les fauteuils. La salle apparaîtr; ainsi sous son aspect le plus féeriqui dans le courant du mois de mai pro dhain, lors de la représentation offert par nos souverains, au palais de Lae 1 ken, en l'honneur du roi de Danemark Cette représentation1 se donnera avec \ concours des artistes de la Monnaie. Oi y représentera notamment le tableau de : Champs-Elysées d" "Orphée", de Gluck Cette soirée 'sensationnelle ne sera pa sans lendemain, paraît-il. [ %%%' t Congrès l'idneatlon popoltlre 5 Le quatrième congrès international d - j l'éducation populaire se tiendra à Leii zig du 26 au 29 septembre 1914. Il con r-» t».o n rl cm v canf i nn a • 1° Le livre et les post-scolaires. 2° Les conférences et les bibliothèques populaires. 3° Les arts plastiques, les musées, le théâtre 4° La cinématographie et les post-scolaires.5° L'éducation physique de la jeunesse, les sports. 6° Les œuvres de prévoyance pour la jeunesse. Un comité loca.1, composé des personnalités éminentes du monde pédagogique et administratif, s'occupe de l'organisation de ce congrès qui promet d'être tout particulièrement intéressant à raison des hautes collaborations qui lui sont acquises. Le comité belge de propagande coca-prend: M. Buis, président; M. Temmer-man, secrétaire; M. Daumers, trésorier; Mme Houyoux, MM. Cocq, Hymans, Groeninckx, Nyns-La Gye, Sluys et Smelten. Des indications complémentaires peuvent être demandées au bureau de la Ligue de l'Enseignement, boulevard du Hainaut, 110. Lo eoftt dis conmileBS Il y a en Amérique bien des manières de convertir les gens. Le Révérend Billy Sunday les convertit par le baseball. Il organise des sociétés, loue des halls, les dispose, achète le matériel et les accessoires ; puis il prêche, il prêche le baseball et la parole de Dieu. D'après une statistique qu'il vient de publier, c'est par centaines que se comptent ses missions et par dizaines de mille les âmes qu'il a ramenées au bercail de l'Eglise. Les frais de toute sorte, location de salles, achats de matériel, dépenses d'im primerie, de poste et de propagande s'élèvent à des milliers et des milliers de dollars ; ils ne sont pas les mêmes dans les divers Etats et le rendement en est inégal, suivant que la vie y est plus ou moins chère et plus ou moins propice le terrain spirituel. Tout compte fait, le Révérend estime que l'âme lui revient à 625 dollars dans Indianapolis, à 545 dans New-York, 450 dans Boston, 395 dans Chicago, 90 dans la Nouvelle-Orléans et 76 dans Atlanta. Selon unè métaphore qui lui est familière, l'âme new-yorkaise est la noix la plus dure à casser : dans cette Babyl'one, les gens vont si naturellement en enfer, et d'un train si joyeux, qu'il faut presque désespérer de leur " salvation ". On se demande dès lors pourquoi le rachat d'une âme est encore plus coûteux dans Indianapolis 1 Les ministres épiscopaliens, rivaux de M. Billy Sunday, qui les appelle do paresseux cafards, désapprouvent grandement sa méthode • ils blâment ce mélange de religion et de jeu, ce langage qui mêle le sacré au profane, l'Evangile à l'argot des sports. Par une autre image moins claire que la précédente, M. Sunday répond que les ministres " colportent le bien, mais qu'ils ne lo font pas ". A TRAVERS TOUT le « Irac » sur le champ de bataille Dans leurs) "Romans nationaux'", Erokmann-Ohatrian ont d'écrit avec une émouvante précision les angoisses du petit soldat sur le champ de bataille. Quel est le moment le plus terrible? s'e-st on demandé à ce propos — et quel est l'état d'âme du soldat au moment où il s'élance au massacre? Les auteurs "patriotiques", les Déroullèdie et consorts, vous diront qu'au moment décisif de l'assaut, le "défenseur de la patrie" est animé d'enthousiasme, d'ardeur au combat, qu'il songe à la grandeur de la, patrie: 1 "Vaincre ou mourir!" etc. ^ Les gens compétents, ceu-x qui ont vu s le feu, en jugent un peu autrement. La "Rivista militare italiana" vient de ' publier un curieux article à ce sujet. L'auteur, le lieutenant-colonel Mau-giarotti, a fait une enquête auprès de 2,000 anciens 'soldats qui ont fait la récente campagne de Tripoli. Sur ces ; 2,000 guerriers, 1,700 ont déclaré que le . moment le plus pénible était celui où ils > avaient entendu1 siffler à leurs oreilles' i l'es premières balles ennemies. Mais, 1 dans un articulet paru dans la "Kolni-&che Zeitung", un vétéran de la guerre i, franco-allemande se montre un peu sceptique sur cette façon d'apprécier le pre-1 mier contact avec l'ennemi. Et il raconte ' à ce propos ses impressions lors de 'a 0 bataille de Saint-Privat. Le, sifflement aigu des balles chassepot lui parut, dit-il, étrange, mais point terrifiant. Et d'ail-3 leurs, il n'eut pas le temps d'y réfléchir s longuement. Bientôt la charge commença, on monta à l'assaut; une "ivresse diony-s siaque" s'empara des soldats allemands... Et lorsque les hauteurs de Saint-Privat furent prises par les Prussiens haletants, et que ceux-ci virent les masses ennemies refluer en désordre ver: ® Metz, une allégresse débordante les fi' rire, sauter, danser de joie, en dépit de; Viles,s^s ao-onisants. des cadavres amonce

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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