La Flandre libérale

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s.n. 1914, 07 Août. La Flandre libérale. Accès à 22 janvrier 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/hx15m6412c/
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40* Innée — Vendredi 7 Août 1914 QUOTIDIEN. -10 CENT. I. 219 — Vendredi 7 Août 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS 1 mois, S mois. t nais. S ■*. BELGIQUE s Frn 2.00 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE s Fr, 3.75 9.00 18.00 86.00 ffln e'afcgnna h hurean du journal et dans focs le* bureaux da poste RÉDACTION, ADMINISTRATION ÎT IMPRIMERIE 1AND, I, RUE DU NOUVEAU BOIS, l, GANi SifNNEMENTS ET ANNONCES i j » RÉDACTION » Téléphone @2 I Téléphone 13 ANNONCES Pour ïa viîîe e? les Flandres, s'adresser m tarea® Journal. — Pour ïe reste du pays et l'étranger,, s'adresser i l'Office ie Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles. GLOIRE AUX SOLDATS BELGES Ils prennent aux Allemands quatorze canons et plusieurs drapeaux En Belgique les allemands a vise De source hollandaise, 5 août : Le correspondant maestrichtois du "Al-gemeen Handelsblad télégraphie à son journal : "Je reviens en auto de la frontière belge, près de Mouland-Visé, où la ba-, taille bat son plein. En ce moment, l'artillerie, la cavalerie, et les mitrailleurs allemands attaquent les positions (belges sur la Meuse. D'énormes masses d'infanterie suivent via Aubel et Gemmenich. A 'un moment donné, mêmiel les hussards schleswigois remontèrent la grande route vers Eysden, mais^ en apprenant qu'ils se trouvaient sur territoire hollandais, ils rebroussèrent chemin. " Nous avons pu nous entretenir avec un officier et quelques hommes allemands, chargés de faire respecter la frontière hollandaise. Ils parlaient de nous comme " leurs amis Hollandais et semblaient très optimistes. C'est qu'on leur avait fait accroire les nouvelles les plus fantastiques : La Turquie et le Japon auraient déclaré la guerre à la Russie ; la Russie était déjà abattue, etc. " Ils étaient vêtus d'uniformes vert-gris, et leur colback était recouvert de la même étoffe. Us étaient venus l'avant-dernière nuit du Schleswig, via Munster, jusqu'à Aix. " Dans l'entretemps, les canons des forts tonnaient, pendant que l'artillerie allemande s'était avancée jusqu'à la Meuse, que l'on essayerait de traverser pendant la nuit sur un pont de fortune. " Les ponts d'Argenteau et de Visé a.vaient été détruits, ce matin, à 4 heures, par les Belges. " Des aéroplanes évoluaient, très haut; on tirait sur eux sans répit à shrapnells. Je voyais éclater les bombes, qui laissaient derrière elles une traînée de fumée gris-brun. Anxieusement on suivait le vol des monoplans : les shrapnells éclataient parfois fort près, sans toucher toutefois." Au moyen de lunettes d'approche, je pus voir, çà et là, des masses de troupes. Un douanier hollandais s'était trouvé à Visé, au milieu des Allemands, et, d'après ce témoin oculaire, ce village, dont les habitants se sont battus contre les Allemands, est à moitié ruiné. " Dans les couvents de Eysden, on a organisé des installations de la Croix Rouge. " Une colonne de médecins vient de quitter Maestricht. " Les Allemands étaient porteurs d'un manifeste " au peuple belge rédigé en français, disant qu'ils venaient en protecteurs, et non en conquérants, et que toute résistance serait inutile. " la honte allemande Les barbares ont passé par Visé. La coquette petite cité mosane a été complètement détruite mardi, telle est la nouvelle désormais officielle qui fera passer un frisson d'indignation dans le monde entier. Aveuglés de _ rage par la résistance qu'ils rencontraient de la part des troupes beiges qui les ont empechés de franchir la Meuse, les Allemands ont saccagé la ville. Aprèis avoir fusillé plusieurs civils, ils ont mis le feu à la cité qui est actuellement en cendr'es. un dirigeable et un monoplan allemand detruits par le fort de barchon On annonce que dans le courant de l'après-midi de mercredi, un dirigeable allemand, type "Zeppelin", survolant le fort de Barchon, aurait été atteint par des shrapnells tirés par ce fort et aurait été détruit. On suppose quel le monoplan "Taube" que l'on avait aperçu vers 5 h. 35, allant vers l'Ouest et retournant vers l'Est à 6 h. 15, était à la recherche du dirigeable.-Ce monoplan ai aussi été atteint par les canons du fort d'Evegnée et l'aviateur aurait été tué. La bataille da mercredi à Liège Le VII8 corps allemand battu et refoulé en Hollande L'état-major de l'armée belge communique les renseignements officiels que voici sur les faits qui s'*? sont passés mer- Les Allemands ont attaqué la position de Liège entre la Meuse et la Vesdre ; ils ont été complètement battus par les Belges. Tout le Vile corps allemand a été engagé. Les Belges leur ont infligé une sévère défaite après une contre-attaque et les ont refoulés en territoire hollandais.Le VII0 corps de l'armée) allemande, qui comprend 40,000 hommes, a attaqué mercredi matin la position de Liège entre la Vesdre et la Meuse. Notre armée de campagne s'est portée à sa rencontre, a résisté à l'effort des Prussiens, puis a mené une contre-attaque qui fut couronnée de succès. Las Allemands durent lâcher pied. Les nôtres commencèrent alors la poursuite, rejetant les Allemands vers le Nord. Vers cinq heures, plus un seul soldat allemand n'était visible. Nos braves soldats ont fait des prodiges de bravoure. Un seul escadron de lanciers a complètement détruit six escadrons de uhlans. Les Allemands ont subi de très grandes pertes. Plus de huit cents des leurs, blessés, ont été relevés par nos services d'ambulanca CONFIRMATION Bruxelles, mercredi, 10 heures soir. Les bonnes nouvelles se confirment Nos troupes ont résisté victorieusement partout. Elles ont repoussé toutes les attaques allemandes, dont pas une n'a réussi. Nos braves soldats ont été admirables d'énergie et d'endurance. Us ont livré non pas un combat de forteresse, mais une véritable bataille de campagne sur un front très grand ; et cette vaillance est d'autant pluis remarquable que ce front de combat était attaqué énergique-roent partout et qu'il fallait, par l'activité, suppléer à 1 infériorité numérique. Des régiments ont donné deux et trois fois de suite contre l'ennemi. On assure que le 7e corps d'armée allemand, qui attaquait Liège dans l'intervalle des forts Vesdre-Meuse, a étére-foulé par une simple brigade belge jusqu'au delà de sa jonction de départ (plateau de Hervo). Un corps d'armée allemand équivaut à environ quarante mille hommes. On prévoit la continuation de l'attaque de la place de Liège pour cette nuit et l'entrée en bataille du 10e corps prussien lequel possède des obusiers de 12/ centimètres et peut-être de 15. Mais notre position fortifiée de Liège peut être considérée comme inexpugnable.LES BLESSES ALLEMANDS A BRUXELLES Un train spécial a ramené à Bruxelles-Nord 800 blessés allemands. Encore l'action de mercredi On signale que de nombreux Allemands, blessés dans l'action de mercredi, se sont réfugiés en territoire hollandais. Au cours de cette action, les nôtres auraient pris sept canons, 8,000 Allemands sont restés sur le terrain. La onzième brigade a pour» suivi l'ennemi et ne s'est arrêtée dans sa poursuite que pour ne pas sortir du champ d'action des forts. y LA BATAILLE 6 août, 1 heure du matin. La bataille a repris autour de Liège, cette fois dans le secteur S.-E. Disons tout d'abord que la déroute du 7" corps allemand, dans la journée de mercredi, est réelle, mais qu'elle n'a pas été aussi loin qu'on le disait. La onzième brigade, dans sa contre-attaque, a poursuivi les Prussiens, mais son chef s'est vu obligé de l'arrêter au moment où elle allait sortir du champ d'action des forts. De nombreux soldats allemands, blessés de façon plus ou moins légère, se sont réfugiés en territoire hollandais. On estime à 8,000 le nombre de ceux qui sont restés sur le terrain, et beaucoup ont été faits prisonniers. Nos pertes sont relativement minimes. Nous aurions pris sept canon s^ COMBAT DE NUIT Le 10me corps allemand attaque le sèfcteur S. Ë. Le 10" corps a exécuté cette nuit l'attaque du secteur S.-E., et l'a même étendue vers le sud et l'ouest, puisque, outre les forts de Chaudfontaine et d'Em-bourg, celui de Boncelles, et même celui de Flémalle, de l'autre côté de la Meuse, sont attaqués — ce dernier par l'artillerie seulement, en position sur la rive droite. Nos troupes sont favorisées par un beau clair de lune; les projecteurs donnent très bien aussi. Le 10e corps allemand avait exécuté une longue marche et les hommes étaient fatigués en allant au feu, ce qui a nui à l'énergie de leur action. Il est vrai que la plupart des troupes belges devaient ressentir aussi les fatigues d'une journée de lutte. On a tout espoir de repousser la nouvelle attaque, comme on a repoussé les autres. On signalait tantôt un Zeppelin s'a-vançant vers la place. Dans la population liégeoise, l'enthousiasme est indescriptible. L'INVASION Des pointes de cavalerie allemande sont signalées dans toute la région nord du Luxembourg, jusqu'à Bastogne. Elles se sont avancées jusqu'à Marche, où les uhlans ont été repoussés par les gendarmes, et poursuivis jusqu'à Jemelle. Cinq uhlans se sont présentés devant Huy, où ils ont été reçus à coups de fusil par les gardes civiques qui défendaient le pont. Un a été tué ; deux ont été faits .prisonniers, dont un était blessé ; les deux autres ont tourné bride. On signale, de même, le passage de cavaliers allemands au nord, dans la province de Limbourg. La flotte anglaise m vue de Zeebrugge Uno dépêche officielle, partie de Zee-brugge, mercredi, à midi 25, annonce que la " flotte anglaise est en vue de Zee-bruggeLis Anglais if k$ Français m Belgique Par diverses voies, les troupes anglaises ont été transportées du littoral au lieu de ralliement, — au cours de mercredi. Les troupe^, françaises ont? gagné le théâtre des événements par, d'autres voies, au sud du pays, la nuit dernière. Partout l'arrivée de nos alliés est saluée d'acclamations-.- Le général Freaab de passage à 8raxelles ^ Mercredi, entre une heure et demie et deux heures, le général French4 de l'armée anglaise, après s'être rendu aux bureaux de l'état-major de la guerre, a pris place, à la gare du Luxembourg, dans un train composé d'une machine, d'un wagon et d'un fourgon pour une destination que nous n'avons pas à indiquer. Le général French a été salué d'ovations frénétiques et de cris de " Vive l'Angleterre !" La garde civique, qui surveille les voies et les ponts, a rendu les honneurs. Le départ du Roi pour l'armée Avant de quitter Bruxelles mercredi, à 2 heures de l'après-midi, pour aller prendre le commandement en chef de l'armée, le Roi a adressé aux troupes la proclamation suivante: A L'ARMEE DE LA NATION SOLDATS, Sans la moindre provocation de notre part, un voisin, orgueilleux de sa force, a déchiré les traités qui portent sa signature et violé le territoire de nos pères! i Parce que nous avons été digues de nous-mêmes, parce que nous avons refusé de for faire à l'honneur, _ il nouB a attaqués. Mais le monde entier est émerveillé de notre attitude loyale ; que son respect et son estime vous réconfortent en ces moments suprêmes! Voyant son indépendance menacée, la Nation a frémi et ses enfants ont bondi à la frontière. Vaillants soldats d'une cause sacrée, j'ai confiance en. votre bravoure tenace et je vous salue au nom de la Belgique. Vos concitoyens sont fiers de vous. Vous triompherez, car vous êtes lai force mise au service du droit. César a dit de vos ancêtres-: " De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. " Gloire à vous, armée du peuple belge. S ou venez-vous, devant l'ennemi, que vous combattez pour la liberté et pour vos foyers menacés. Souvenez-vous, Flamands, de la bataille des Eperons d'or ; et vous, Wallons de Liège, qui êtes en ce moment à l'honneur, des six cents Fran-ehimontois.Soldats ! Je pars de Bruxelles pour me mettre à votre tête. Fait au Palais de Bruxelles, ce 5 août 1914. ALBERT. Avant de partir, le Roi a mis le Palais de Bruxelles à la disposition de la Croix Rouge. Tous les salons de la demeure royale sont transformés en salles d'hôpitai deux proclamations aux liegeois Le gouverneur de la place de Liège a fait afficher la proclamation suivante sur les murs da la ville: " La grande Allemagne envahit notre territoire après un ultimatum qui constitue un outrage. " La petite Belgique a relevé fièrement 1g gant. " L'armée va faire son devoir! " La population du pays de Liège accomplira le sien! " Aussi ne cesscra-t-elle de donner 1 exemple du calme et du respect aux lois. " Son ardent patriotisme en répond. " Vive le roi, commandant en chef de l'armée! " Vive la Belgique! Le lieutenant général, gouverneur militaire de Liège, LEMAN. " Liège, le 4 août 1914. " D'autre part, le bourgmestre, de son côté, a publié ce qui suit: " Au mépris du droit des traités, l'armée allemande vient d'envahir le sol de la Belgique. " Je fais appel au sang-froid et à l'énergie de mes concitoyens. " Je les conjure tous de rester calmes devant le danger et d'empêcher tout désordre. " Que chacun de nous fasse son devoir. Songeons à la Patrie. Le bourgmestre, G. KLEYER. " Liège, le 4 août 1914. " Avis officiels Le "Moniteur" de mercredi a publié toute une série d'arrêtés royaux. Voici les principaux : amnistie pour les deserteurs Les Chambras ont adopté et Nous sanctionnons ce qui suit: " Article premier. — Seront réintégrés dans les rangs de l'armée et exemptés de toute poursuite du chef de désertion ou de vente d'effets, les militaires qui ont déserté leur drapeau avant le 1er août 1914 et qui, à partir de la. publication de la présente loi, seront rentrés volontairement dans le® rangs de l'armée dans les délais ci-après: Dix jours pour les déserteurs résidant dans le pays ; Vingt jours pour les déserteurs résidant dans les pays limitrophe© ; Un mois pour ceux résidant dans les autres pays de l'Europe, et Deux mois pour ceux résidant hors d'Europe. Ces militaires reprendront le cours de leur temps de service au point où ils l'ont laissé en désertant. Les gradés seront replacés soldats. Article 2. — La présente loi sera obligatoire la lendemain de sa/ publication." LOI PROHIBANT LES POURSUITES CONTRE LES CITOYENS PRESENTS SOUS LES DRAPEAUX. Les Chambres ont adopté et Nous sanctionnons ce qui suit: " Article premier. — Pendant la durée du temps de guerre, aucune poursuite en matière civile ou commerciale ne pourra être exercée contre les citoyens présents sous les drapeaux. Art. 2. — La présente loi sera obligatoire le jour même de sa publication." LOI RELATIVE A L'INCOMPATIBILITE ENTRE LES FONCTIONS ELECTIVES ET LA QUALITE DE MILITAIRE. Les Chambres ont adopté et Nous sanctionnons ce qui suit: " Article premier. — L'incompatibilité entre les fonctions de membres des deux Chambres législatives et de» conseils pro- ' vinciaux et communaux et la qualité de militaire en activité de service est suspendue pendant la durée de la mobilisation.Art. 2. —Pendant la durée des sessions parlementaires, les membres des deux ' Chambres législatives seront considérés comme en congé régulier. Us rejoindront leur corps le lendemain de la clôture de la session. Art. 3. — La présente loi cessera ses effets dès que l'armée' sera rétablie sur le pied de paix. Les membres des deux Chambres ayant acquis la qualité de militaire en activité de service auront un délai de huit jours pour opter entre leur mandat législatif et la dite qualité. " autres arretes Le "Moniteur" publie en outre: La loi sur l'oictroi des délais de grâce par les tribuna/ux ; La loi relative aux délégations en cas d'invasion du territoire ; La loi concernant les mesures urgentes nécessitées par les éventualités de guerre ; La loi sur les crimes et délits Contre la sûreté extérieure de l'Etat ; La loi modifiant l'article 2 de la loi du 30 août 1913 en ce qui concerne la fixa- J tion du contingent de la levée de 1914 ; La loi sur la rémunération en cas de mobilisation de l'armée. appel a l'activite des gardes civiques non actives. Le "Moniteur" publie un arrêté royal ainsi libellé : Art. 1er. — La garde civique non active de toutes les communes du royaume est appelée à l'activité. Art. 2. — Les hommes composant les gardes civiques appelées à l'activité par le. présent arrêté porteront, d'une manière apparente, comme signes distinc-tifs : 10 Au bras gauche : un brassard aux couleurs nationales ; ' 2o A la coiffure: une cocarde aux mêmes couleurs corps de volontaires CONGOLAIS. Le " Moniteur " publie l'arrêté royal s créant ce corps de volontaires et en confiant le commandement au colonel Chai- i tin. s Allemands arrêtés i arrestation du s prince de crooy : Le prince de Crooy a été arrêté à We- < sembeek et écroué à la prison de Forest. i un espion a recogne ] La garde civique de Rrcogne a arrêté un espion allemand, lieutenant de l'armée, qui se cachait derrière les haies non loin du pont sur la ligne du chemin de £ fer. Quand l'espion entendit les somma-tions et se vit entouré d'une vingtaine de solides_ gâs ardennais qui le couchaient A en joue, il leva les bras et dit tout sim- ' plement : " Allemand ! ". Il a été remis î à l'autorité militaire. autres arrestations ! d'espions allemands , Un garde civique d'Ostende a arrêté 1 un individu aux allures militaires sur le- 1 quel on a trouvé un code télégraphique. 1 Conduit à l'état-major, il ta déclaré se nommer Erhart, être capitaine de la marine allemande, et il a reconnu se livrer à l'espionnage. 11 passera devant le conseil de guerre. ( La douane française s'était vu signa- i 1er trois individu® suspects, de nationa- c lité allemande^ bien mis, venant de France, et aux allures d'espions. Elle prévint c le chef de la gare du Quartier-Léopold, 1 leouel avisa d'urgence^ le commissariat i central d'Ixelles. L'officier de police f Paul, accompagné d'une douzaine d'à- < gents, fu-t chargé de s'emparer des peir- i i sonnages. Sans doute, ceux-ci se senti- ] rent devinés, car, à l'arrivée, ils ne des-jendirent pas sur le quai et il fallut les forcer dans le compartiment où ils s'étaient dissimulés de leur mieux. Us furent conduits en taxi au commissariat. Un des Allemands, nommé Pon-3en, fut trouvé porteur d'un browning îhargé. Tous trois étaient porteurs de sommes importantes. Ils ont déclaré être voyageurs de commerce et retourner em Allemagne. Pond en, trouvé porteur d'armesi sur lei territoire d'une puissance belligérante, a été mis à la disposition d'à la cour militaire.Mercredi soir, vers 8 heures, le bruit îyant courui que des espions étaient installés sur le toit d'un café situé au coin Jes rues de l'Enseignement et de la C'roix-de-Fer, à Bruxelles, le poste d'e gardes civiques du Cirque Royal fut aussitôt prévenu et entoura l'établissement, pendant que des recherches étaient faites sur le toit On y découvrit trois individus, qui furent aussitôt mis en état d'arrestation. Des employés des téléphones arrivèrent à leur tour, mais l'appareil avait îisparu. LE SERVICE OSTENDE-DOUVRES Les bateaux faisant le service de nuit entre Ostende-Douvres et vioe-versa sont supprimés jusqu'à nouvel ordre. La correspondance avec l'Angleterre via Zeebrugge est supprimée. A ANVERS Les manifestations antiallemandes ont repris mercredi après-midi, à Anvers. Aux environs de la gare, un café allemand a été saccagé. Deux Allemands qui se trouvaient à une fenêtre du premier étage ont tiré des coups de revolver sur la foule. La police les a arrêtés. L'Hôtel Weber a été transformé en hôpital ambulant. C'est par milliers que les volontaires viennent s'enrôler. La foule les ovationne longuement.Quatre vapeurs allemands ont été conduits d'office dans les bassins et mis à bouée. MAISONS DE CAMPAGNE RASEES Par suite de l'état de siège d'Anvers, la campagne environnante doit être libérée des obstacles empêchant la vue des routes. C'est pourquoi on se trouve dans la pénible obligation de raser plusieurs habitations, maisons de campagne et châteaux, parmi lesquels il y en a de fort beaux. Les parcs et les bois souffrent également beaucoup de cet état; plusieurs de ces derniers sent déjà coupés et on s'apprête à incendier des sapinières. A l'étranger FRANÇAIS ET ALLEMANDS SE SONT RENCONTRES A LA FRONTIERE SUISSE Les Allemands continuent à fusiller les Alsaciens soupçonnés de fournir des ren-leignements aux Français. Une patrouille de cavalerie allemande i été refoulée par la cavalerie française 'Ur la frontière suisse. Trois Allemands >nt été tués, deux autres faits prisonniers. Quant au reste, il a passé en Suis-ie.M. Cambon, ambassadeur de France i Berlin, qui avait reçu ses passeports, 'tant sans moyens de départ, a dû se ré-ugier aui Danemark. ,E ROI GEORGE A L'AMIRALISSIME ET A LA FLOTTE ANGLAISE Le roi d'Angleterre a adressé à l'amiral ir John Jellices le message suivant : " En ce grave moment de l'Histoire na-iona-le, je vous envoie à vous, et, par rotre intermédiaire, aux officiers et équi->ages de la flotte dont vous avez pris le lommandement, l'assurance de ma con-ianoe que, sous votre direction, ils _ fe-ont revivre et renouvelleront les anoien-les gloires de la marine royale, et qu'ils nontreront une fois de plus qu'ils consti-uent le véritable bouclier de la Grandte-iretagne et de son Empire à l'heure de 'épreuve. GEORGE, Roi et Empereur." ^ LA CHAMBRE DES COMMUNES A la Chambre des Communes, m. As-[uith a annoncé mercredi qu'il a reçu du uinistre d'Angleterre à Bruxelles la lépêohe suivante : " Je viens de recevoir du ministre des Jfaires étrangères une note disant que e gouvernement belge regrette d'avoir à nformer le gouvernement anglais que les orces armées de l'Allemagne ont pénétré lans la matinée en1 territoire belge en 'iolation des engagements pris par traité, je gouvernement belge est fermement ré-

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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