La gazette

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s.n. 1918, 24 Novembre. La gazette. Accès à 20 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/nk3610wm39/
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Dimanche 24 Novembre 1918 Le numéro : T)I2Z CEJVTIMJES partout en Belgique. 48" année. • N° 7. zaBODanaanta ABONNEUENTSs Les abonnements sont reçus aux bureaux du journal. Nous en ferons connaître prochainement les conditions que nous ne pouvons encore fixer actuellement. LA GAZETTE AlWVOMCaE» : ANNONCES ORDINAIRES : 50 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 2 francs la ligne. FAITS DIVERS (Corps du journi.1) : 3 francs la ligne. {Fia du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. Pour les annonces, s'adresser au servie* de la puMiciU RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, BUE DU MARAIS, BBUXELLES. — Téléphone j ^fnistration \\\\ b iIVt L'Œuvre du Comité National U.1 LE SECOURS - Le Comité National était divisé en deux grands départements : le Secours, l'Alimentation.•Nous avons consacré, hier, une note à l'Alimenta .ion. Nojs résumerons aujourd'hui, en quelques lignes, ce qui concerne le Secours. Rappelons qu'une convention passée à l'intervention des ministres des (Puissances neutres, Espagne et Pays-Bas, convention intervenue en réalité entre l'Entente et le gouvernement allemand, déterminait los droits du Comité National. Elle les limitait étroitement, et le Comité National ne pouvait, sous aucun prétexte, faire un acte ou une transaction quelconque qui ne lui était pas formellement attribué par la convention. .Même dans ces strictes limites, et par une bizarrerie vraiment paradoxale, les dioits qui lui étaient reconnus n'étaient appuyés par aucune sanction. Son autorité, qui était considérable, et à certains égards, absolue, était purement morale. Le pouvoir occupant — et l'on sait s'il veillait, au respect de ses prescriptions — s'était opposé (à ce que le Corpité pût recourir à aucune mesure direste ou indirecte de contrainte, fût-elle permise à d'autres organismes. On a vu que cette rigueur n'a pas empêché le Comité National de remplir efficacement la mission qu'il avait assumée pour l'Alimentation.Son activité en matière de secours ne fut ni moins importante, ni moins salutaire. Les vivres importés fournis à la population bolere par les soins du Comité National — car il était interdit de s'occuper des vivres de provenance indigène — étaient achetés par le gouvernement belîje. Le Comité National les vendait aux Comités provinciaux, lesquels les revendaient avec un léger bénéfice. Le prix des vivres était versé par le Comité National à son Département du Secours, le bénéfice était gardé par les Comités provinciaux, qui l'affectaient à leurs services de secours. Chaque mois, le Comité National, disposant du produit de la vente des vivres, versait aux Comités provinciaux la part du subside à laquelle ils avaient droit. Ces versements mensuels constituaient le fonds de secours alimentaires et de secours en général des Comités provinciaux, fonds dans lequel ils versaient aussi les sommes qui leur étaient^restées comme bénéfice de revente et celles qui provenaient des souscriptions particulières émanant, notamment, de grands établissements industriels et financiers, et qui étaient, en général, très importances.Le Comité de chaque province subventionnait les Comités losaax (c'est-A-dire communaux) pour le service des soupes populaires, des restaurants économiques et des repas scolaires. iMais il était de règle qu'une partie de la dépense — généralement un tiers du secours total — était fourni par les Comités locaux et par les Communes. Entre les Comités provinciaux et les Comités locaux existaient, comme intermédiaires, des Comités régionaux. Les uns et les autres avaient, dès le début, été composés de personnes choisies parmi les trois partis politiques. Si cette règle ne fut pas toujours observée par tous les Comités locaux, la faute n'en est pas au Comité National: encore une fois, il ne disposait, que d'une organisation de fortune, ne pouvait employer aucune sanction, et était constamment entravé dans son "action par les tracasseries du Pouvoir occupant, lequel ne s'était laissé imposer qu'à contre-cœur un organisme conservant, au milieu de la partie conquise du pays, une armature indépendante. Nous avons pu dresser un bilan complet de l'acti-ité du Département Secours au 31 décembre 1917. A cette date, les secours répartis représentaient une somme totale de 1,263,922,687 francs. Dans cette somme, les subsides aux Cantines populaires entraient pour 163,624,062 franrs. Au 31 décembre, ces Cantines avaient environ 2,500,000 clients. Les distributions des vivres supplémentaires avaient absorbé 44,577,7^5 francs; les subsides aux Restaurants Economiques et aux Cantines bourgeoises, qui comptaient ensemble 137,226 clients, s'élevaient là 4,955.671 francs. La Division du Vêtement avait distribué, par l'entremise du Vestiaire central, 13,610,655 objets d'habillement, pour une valeur de 27 millions 757,233 francs. La dépense totale avajt été de 43.296,953 fr., dont 31,541,663 pour les objets confectionnés par les eomntoirs et ouvrôirs du Comité 'National et i 16,696,401 francs pour ceux achetés tout faits. La section Aide et Protection aux Sans-Travail nécessiteux, créée au début de 1915 et dont l'activité a cessé au début de novembre 1917, lors de la création du ©fcours alimentaire, avait distribué une somme totale de 326,791,417 fr., .dont 1,500.000 personnes bénéficièrent. Ce secours-Chômage était particulièrement vu de mauvais œil par les Allemands. Le gouvernement général était constamment préoccupé de créer des difficultés là ce service, dans l'arrière-pensée d'amener les chômeurs (à travailler au profit de l'Allemagne, ou de faire avantager, en leur faisant maintenir le secours, les ouvriers qu'il avait réussi à embaucher. La Section Aide et Protection aux Dentellières, dont le rôle prit fin au même moment que le Secours^Chômage, avait occupé 23.500 ouvrières et dépensé 12.077,232 francs. Elle possédait un stock de dentelles d'une valeur de 8,967,198 francs. Vingt-sept millions 969,980 francs avaient été distribués aux familles ayant perdu leur soutien par suite de la guerre; 14,920.550 franrs aux familles d'officiers et sous-officiers; 5.012.167 francs avaient "^té versés A la Ligue Nationale contre la tuberculose ; 5,224.564 francs avaient été dépensés pour les secours de bienfaisance et .10,577,638 francs pour les secours scolaires. La section Aide et Protection aux Réfugiés -il y en avait 19,143 dans l'agglomération bruxel-• loise et 11.500 en province — avait alloué 4 millions 242,6-6 francs de subsides. Les œuvres de la section Aide et Protection aux invalides de la Guerre, qui avaient 2,310 protégés, avaient coûté 5.083.445.60 francs ; la Société Coopérative d'Avances et de Prêts avait avancé h 27.312 personnes, une somme totale de 191.880.318 francs.. La Commission d'Alimentation de l'Enfance étendait son action préservatrice à 1,298 795 secourus; les Gouttes de Lait, établies dans 705 Jo:-a''té3 avaient 91,441 clients; les Cantines Maternelles 18,689 dans 358 communes; les Cantines d'enfants débilas 87,973 dans 379 commu nes; les ltepas scolaires 1,100,690 dans 1,964 localités.Le total des subsides accordés aux Œuvres de l'enfance par le Comité atteignait 33,371,754 fr. Il convient de rappeler que ces œuvies, comme d'autres encore, sont subsidiées en outie par les Comités provinciaux et les communes. Tels sont les chiffres principaux du bilan à la fin de l'année 1917. A la fin de septembre 1918, les dépenses totales s'élevaient <à 1,893,057,813 francs. Pour vêtements (Belgique et Nord de la France), on avait dépensé 103,539,918 francs. Pour le Secours alimentaire, 258,428,457 friics. L'Aide et Protection aux Sans-Soutien avait absorbé 369,563,173 francs; la Commission de l'Alimentation de l'Enfance 68,481,767 francs. Les évacués belges et français avaient bénéùciè ae 61,161,216 francs. On avait consacré 23,508,759 francs aux Secours médicaux; .18,693,453 francs aux Restaurants économiques; 261,734,SC0 francs eux Sociétés coopératives d'avances et de prêts. Terminons par deux chiffres particulièrement significatifs. En mars de cette année, le Secours alimentaire avait absorbé 27.377,945 francs En septembre suivant, le chiffre mensuel correspondant était monté là 53.0W.-165 francs. Voilà qui donne une idée de ce qu'était l'Œuvre du Comité National, de son étendue, de son efficacité, de l'extension nouvelle que chaque jour lui apportait encore, et, pour tout dire, de la reconnaissance à laquelle ont droit ses fondateurs. LE TE DEUM Hier après-midi a eu lieu, à Sainte-Gudule, un Te Deum solennel pour fêter le retour du Roi et de l'armée. Dès midi, la foule de soldats et de civils entourait les abords de l'église, attendant le passage du Roi. Un corps de carabiniers maintenait l'ordre devant l'entrée latérale de droite. A l'intérieur, des grenadiers forment la haie autour de la nef centrale réservée aux autorités et aux militaires. L'abside est garnie de drapeaux : au fond, ceux des alliés; sur les côtés, deux rangées d'étendards nationaux. Dans le chœur ont pris place les ministres des Etats-Unis, des Pays-Bas et d'Espagne; les fondateurs et membres du Comité de Ravitaillement : MM. Solvay, Jadot et Van Brée. Nos autorités communales étaient représentées par le bourgmestre de Bruxelles, M. Max, et par MM. Lemonnier et Steens, échevins. Derrière eux, nous avons remarqué quelques membres du nouveau gouvernement : MM. Delacroix, Jaspar, Franck et Harmi-gnies. Parmi les anciens ministres assistant a la cérémonie : MM. Goblet d'Alviella, Bru-net, Carton de Wiart, Helleputte et Liebaert. T/e président du Sénat a fait son entrée accompagné de M. Woeste. Enfin les membres de la Cour de cassation et les membres de la Cour d'appel se sont rangés des deux côtés du chœur. Les officiers supérieurs de notre armée et de nombreux officiers français et anglais emplissaient la partie centrale de l'église. De longs vivats ont retenti au dehors, tandis que la musique du 1er régiment des grenadiers sonnait aux champs. Le Roi est apparu sur le seuil de la Collégiale. Le cardinal Mercier, accompagné du doyen de Sainte-Gu-dule, s'est avancé à sa rencontre et lui adressé quelques paroles de bienvenue. Il a rappelé la journée d'avant-hier toute consacrée à la gloire du Roi, de l'armée et des alliés et s'est associé aux hommages rendus. Le Roi a remercié le cardinal, qui a personnifié, a-t-il dit, la force morale du pays vis-à-vis de l'envahisseur. La musique des carabiniers a joué Vers VAvenir, tandis que le Roi, conduit par le cardinal Mercier, s'avançait vers la place qui lui était réservée à gauche de l'autel. Il a été salué sur son passage par les personnalités présentes. Il était accompagné de la Reine, en blanc, avec paletot gris et col de castor; de la princesse Marie-José; du prince Léopold en uniforme de soldat et du prince Charles en aspirant de marine. Le cardinal et les prêtres qui l'accompagnaient sont rangés sous un dais dressé à droite de l'autel. Le chœur a entonné alors le Te Deum de Marivoet, dont le chant large et sonore a retenti, solennel et glorieux. La première partie ressemble à un vaste hosanna de victoire; la seconde, plus douce, modulée par la flûte et le hautbois, appelle le recueillement, le souvenir à nos morts. La fin est grandiose et ramène la pensée vers la solennité de cette journée consacrée à nos héros. Le Te Deum terminé, la Brabançonne a été jouée par la musique des grenadiers. La foule a chanté les refrains à pleine voix. Pendant ce temps, le Roi, longuement ovationné, s'est retiré. Après lui, la Reine, sa suite; les personnalités citées plus haut s'en sont allées au milieu d'une double haie de curieux et saluées par les acclamations prolongées des assistants.Au dehors, la foule curieuse, animée par les airs entraînants de la musique des carabiniers, s'est ruée autour des autos qui emmènent les hautes personnalités. On les a entourées, congratulées encore. C'était la véritable vie d'antan qui reprenait avec ses visages connus. POEMES PRESQUE EN VERS LES CHAPONS Il y a beaucoup de jolis jeunes gens Très bien portants et très intelligents Entre les vingt et vingt-cinq ou trente ans Qui ne sont point partis pour la guerre Parce que ça ne les attirait guère Le fil... c'était dangereux à passer. On s'exposait à être pincé, Mis en prison, dans les camps, persécuté Ou bien même électrocuté 1 Se battre, ils n'y tenaient pas beaucoup. On pouvait attraper un mauvais coup, Perdre le nez, les yeux, le menton, Les bras, les jambes — que sait-on? — Et même la vie Dans ces boucheries 1 Ils tenaient trop, cela s'explique A, ménager leur beau physique. Us sont restés, très prudemment, Près de papa, près de maman, Profitant bien des avantages Qu'ils avaient reçus en partage. Us ont tenu compagnie aux jeunes filles, Fréquenté les bonnes familles. En été, ils jouaient au croquet, au tennis En beaux pantalons blancs faisant valoir leurs [cuisses. Us promenaient fièrement leurs raquettes Et fumaient force cigarettes De bonne marque, ayant trouvé des places dans [des banques : (Quand on est poussé, rien ne vous manque). En hiver, ils brillaient dans les salons. Us montraient leurs talents dans les réunions. Us déclamaient des choses patriotiques Et remportaient des succès épiques 4 En décrivant les combats, et le sang Répandu, et les cadavres qui nageaient dedans. Ça provoquait beaucoup d'attendrissement. C'était très pénible aussi Pour les gens dont les fils étaient partis... Mais cela, peu leur importait Du moment qu'on applaudissait. Il y en avait qui faisaient des affaires, Qui vendaient des bouchons... la vie était si [chère ! Ils faisaient en tout temps des yeux langoureux Aux jeunes personnes qui flirtaient avec eux. Dans les cafés, au Moulin do la Paix, dans les [trams On les voyait roucouler avec des petites dames Auxquelles ils offraient des consommations cliè- [res : Des « coupes.» à sept francs, des portos, des ma- [dères... Ils no s'embêtaient pas. Même — plaisirs variés D'aucuns s'étaient avantageusement mariés. Mais maintenant, ils sont mortifiés 1 Car depuis que les autres sont revenus, Les vainqueurs, les casqués, les gaillards, les poi- [lus Les demoiselles, qui sont inconstantes et volages, Les folâtres, aussi bien que celles qui sont sages, N'ont plus d'yeux que. pour eux, les saluent au [passage, No demandent qu'à se jeter dans leurs bras, A se frotter à leurs capotes de gros drap. Elles les entourent en foule : Les femmes aiment mieux les mâles que les moufles • (Darwin prétend que c'est une sélection Très profitable aux nouvelles générations). Et les autres de se morfondre... Quoi qu'ils fassent,On ne fait plus de cas ni d'eux, ni de leurs grâ- [ces. Ceux qui se sont mariés ne sont pas tranquilles... lia femme étant par goût volage et versatile, Us ne sont pas le moins du monde convaincus De ne pas être enclins à devenir... malheureux. Us ne détiennent plus maintenant le pompon... Le3 coqs sont revenus... flûte pour les chapons! Pateulinck. LA VILLE Le princo Albert d'Angleterre, qui assistait vendredi à l'entrée triomphale du Roi Albert, n'est pas, comme le public se l'est imaginé généralement, le prince de Galles : c'est le second fils du roi George V. Voici le télégramme que l'Administration Communale a reçu en réponse aux félicitations qui ont été adressées au Président de la République Française, à l'occasion de la délivrance de la Ville de Bruxelles : M. Maurice'Lemonnier, Bourgmestre fF. Bruxelles, Je remercie de tout cœur la Ville do Bruxelles de l'affectueux souvenir qu'elle adresse au Peuple français et je vous exprime à vous et à vos concitoyens mes vives félicitations pour votre délivrance. (Signé) Raymond Poinoaeé. L'Administration communale vient de recevoir de M. Georges Clemenceau, Président du Conseil, le télégramme suivant, en réponse aux félicitations qui lui ont été adressées à l'occasion de la délivrance de la Ville de Bruxelles : Président Conseil, Ministre Guerre à Maurice Lemonnier, bourgmestre ff., Bruxelles, Je suis heureux, au moment où la capitale de la Belgique vaillante et indomptée voit luire à nouveau la liberté de répondre à votre salut par le témoignage ému de mon admiration et l'expression de tous mes vœux pour le plus bel avenir. (Signé) G. Clemenceau. Le « Moniteur » publie les arrêtés nommant ministres d'Etat MM. Carton de Wiart, Segers, Van de Vyvere, Ernest Solvay, Levie, Max] Francqui et Van Iloegarden. M. Cooreman, ancien chef de cabinet, est promu grand cordon de l'Ordre de Léopold. A peine M. Ernest Solvay, fondateur et président du Comité National, était-il rentré chez lui après la cérémonie de l'Hôtel de Ville, vendredi soir, qu'une auto stoppait à sa porte, rue des Champs-Elysées. Le Roi en descendit accompagné de M. Delacroix, chef de cabinet. La visite royale a duré une demi-heure et au cours de la conversation le souverain a dit à M. Solvay qu'il n'avait pas voulu remettre au lendemain les remerciements qu'il tenait à lui exprimer pour son admirable activité pendant la guerre. La Cour de Cassation se réunira en audience solennelle lundi à 11 h. pour recevoir le Roi. La médaille de M. Adolphe Max, ciselée par M. De Vreese, qui sera vendue prochainement à Bruxelles, portera à l'avers l'effigie de notre premier magistrat, et au revers un coq symbolique, tenant en son bec une balance : Justice et Vigilance.Le bourgmestre versera aux œuvres charitables de son choix le produit de la vente. C'est M. Carton de Wiart qui deviendra président de la Chambre, les vice-présidents seront MM. Bertrand et Theodor. 1 Il serait question de créer une troisième vice- 1 présidence qui serait attribuée à la gauche libérale. i Au Parlement, il y a de nombreux Vides • vingt députés et treize sénateurs sont inorls pen- j dant la guerre. j Ce sont, à la Chambre : MM. Bôval, suppléant • Renard ; Hoyois, suppléant, lloutart; Davi<mon' < suppléant, Rutten; de Lalieux, suppléant Ter' « lindea; Ueynen, suppléant, Braflort; Nerinci * suppléant, Feullien ; Schollaert, suppléant, Cae luvaerts ; Verhaegen, suppléant, Pussenier; Bas tien, suppléant, Dental; Caeluwaert, suppléant V. Ernest; Cavrot, suppléant, Souplet; Emili Rayer, suppléant. Defaux ; F. Delvaux, sup pléint, Vekemans; L. Huysmans, suppléant, Ro l>yi); G. Lorand, suppléant, Rahlenbeek; Var Danime, suppléant, Van Cauteren; Warocqué suppléant, Vilain. M. Daens, qui avait comme suppléant l'acti-visle Plancquaert, fugitif, et MM. Delbeke et Val Mejris, qui n'ont plus de suppléants. 11 faudr; donc de nouvelles élections à Alost et à Roulers. Au Sén.it : MM. Jules Van den Peereboom ei Mejers, sénateurs; MM. Mesens, suppléant, el Or, in de Xivry; Catteau, suppléant, Behaeghel le^ef, suppl., Cogels; de liainaix, suppl., Ver crusse; Briart, suppléant, De.Meester; de iNève, suppléant, Schellekens; Van Naemen, suppléant, do Jergeyck; Raepsaet, suppléant, de Ghellinck : deeSavoye, suppléant. Vilain XIIII ; Stiénon du Pri suppléant. De Bruycker; WernerdeMérode, suipléant, Thiébaul; Fraeys de Vrpulieke, suppliant, Landas; Vanderkelen, suppléant, Swin nej^V'ajjdewalle, suppléant, Callens; Pirel-Go-'b.e , siippléani, Dryon ; Edin. Steurs, suppléant, Crchuel ; Neuman, suppléant, Demerbes. À. Segers, ministre des chemins de fer, pos'es et télégraphes, en quittant son département, a adress ■ à son personnel un ordre de servie afin de rendre un solennel hommage à tous les iigents qui ont été sous ses ordres, pour leur alti ude fiére et patriotique pendant la guerre, leu' esprit de sacrifice et la résistance courageuse qu'ils ont opposée aux tentatives répétées de ('ennemi. Irisieurs de nos cheminots ont payé leur déiuûment de leur vie. Beaucoup d'autres ont été (iéporiés. Plusieurs d'entre eux ne sont pas revenus. Leurs noms sont inscrits en lettres d'or au liartyrologe de la Patrie. Lji grande armée de nos administrations publique s est battue à sa manière. Elle a bien mérité de ia Patrie. A.. Segers exprime aussi sa gratitude aux collaborateurs dévoués qui ont accompagné le Gou-ver|iemenl dans l'exil et aux courageux ouvriers des ateliers créés à Oissel, pendant la guerre. I( remercie les organismes constitués pendant la gberre pour payer les traitements et les salaires. et spécialement le Comité de secours et de prêi II a prié l'administration d'établir sans retfjrd le relevé des arriérés encore dus, de façon à permettre à l'Etat d'acquitter au plus tôt ses dettes et de dresser sans délai la liste des avancements depuis quatre ans. l'es cours reprendront à l'Dniversité libre le 7 jenvier 1919. (.ta suppose que des mesures seront prises poukpermettre aux étudiants actuellement à suivre les cours dès" le premier jour de "p reprise. Pour la réouverture prochaine du théâtre du 'Parc on donnera les Semailles, de M. G. Van Zype. Un vent de folie a soufflé sur la ville la nuii dernière. Jusqu'aux petites heures des bandes de militaires de tous grades et de toutes nationalités, de jeunes gens et de jeunes tilles ont parcouru la ville, chantant, sautant, dansant. Toutes étaient précédées d'orchestres improvisés,'dont les instruments variaient du couvercle des casseroles et de l'accordéon jusqu'aux violons et à la grosse caisse; et cela faisait un tohu-boltu dépassant de loin ceux de nos carnavals les plus animés d'antan. Les farandoles succédaient aux rondes; le « yankee doodle » et n tipperary » avaient évidemment la place d'honneur dans les chants. Nos soldats wallons ont essayé d'apprendre l'anglais; mais ils le truuvent trop compliqué et ils clament une adaptation de leur cru : « tipperary c'est long de (l'a ! » Les placides Américains même sont gagnés par cette fièvre: et au milieu de la place de Brouckêre ils exécutent de décevantes cabrioles.Grand'Place on se serait cru à une de nos vieilles kermesses flamandes, on dansait, on buvait, on s'embrassait; il y avait de quoi inspirer le pinceau d'un Teniers. Les estafettes de l'état-major se frayaient à grand'peine un passage dans cette cohue mouvante et les tramways ont dû renoncer à rétablir leur service dans le centre. Seuls, au bord d'un trottoir, deux gardes bourgeois, l'oeil morne, contemplent ce spectacle. d'hstes victimes du devoir I Un drapeau en berne vendredi à la fenêtre d'une maison amie. En berne ? Pourquoi ? Nous nous informons. Et c'est une navrante histoire.Le fils aîné de la famille, intelligent, brave et honnête garçon, est passé en Angleterre, puis en France au début de la guerre. Il a courageusement fait son service et quoiqu'on ne reçût qu'assez rarement de ses nouvelles, on n'était pas inquiet. Sa dernière carte remontait au début de l'offensive de Flandre. Cependant, les Belges étaient arrivés à Gand, puis à Anvers, et l'on avait vu revenir au logis, pour quelques heures du moins, la plupart des jeunes gens du voisinage. Pourquoi n'était-il pas revenu, lui aussi, dire bonjour à sa famille? Pourquoi n'avait-il pas obtenu une courte permission, comme tant d'autres?On avait demandé à ceux qui étaient rentrés chez eux, des camarades à lui, s'ils avaient de ses nouvelles? — Il va très bien!... Il doit aller très bien... Je l'ai vu en septembre... Oh 1 il ne tardera pas à revenir vous voir, soyez tranquille. L'on attendait impatiemment, donc, l'heure de fêter son retour. Tout était prêt pour le recevoir, la façade pavoisée, sa chambre parée de fleurs... Et jeudi, la veille de la rentrée triomphale, ses malheureux parents qui comptaient bien l'embrasser au moins le lendemain, ont la douleur d'apprendre que le pauvre enfant avait été tué, à son poste, pendant un des derniers massacres. Un pareil coup, au milieu de toute cette joie, ie fend-t-il pas le cœur? Les Belges qui rentrent d'exil ont des suririse». L'un d'eux nous narrait les multiples îérégrinations auxquelles il avait dû se livrer ivant de trouver à déjeuner. Finalement if dé-îouvrit un établissement où on consentit à lui >ervir deux œufs et une tartine^ Vint l'addition ; neuf francs 1 i " Cet autre nous manifestait son étonnement — Je paie tout ce que j'achète en billets fran , çais ou belles. Je n'en ai pas d'aulres. On s'em ; presse de les empocher ; et on me rend ces sale • mark qui brouillent toutes mes notions d'arith métique. Mais ce qui me surprend c'est qu'on mi i considère, à cause de mon argent, comme un! bète curieuse. Il ne savait pas qu'à cause de la dépréciatioi du mark notre monnaie a toujours fait prime. Quel étrange contraste ! Il y a huit jour nous devions loger des Allemands qui pillaien le peu qui nous restait. Aujourd'hui, chaqui famille héberge quelques braves soldats revenu; en congé : et ce sont eux qui nous ravitaillent Dans une maison, on en abrite ainsi trois qu attendent impatiemmenl le moment de renlrei chez eux. Ils sont originaires d'une de nos pro vinces qui n'est pas encore évacuée et ils on choisi Bruxelles comme première étape. On leur a dit que la famine régnait ici. Ils son donc arrivés avec des sacs bondés. Ils en tiren de beaux pains blancs, du chocolat, des boîtes df saumon, du tabac, du vrai tabac! Et commi leurs hôtes refusent de rien accepter, ils insisten gentiment : — Mais voyons, prenez donc ! nous avons toui cela en abondance. Vous ne nous privez pas ; m mangez plus cet ignoble pain Kli., donnez cek aux chiens. On a chanté, vendredi soir, dans tous lec cafés. Aussi on acclamait et on reprenait er chœur les refrains patriotiques; de fréquents « Vive le Roi » éclataient dans l'assistance, et or n'entendait aucune note discordante. La gaîté exubérante et bruyante qui animait la foule vendredi soir, no.is remet er mémoire un petit bout de conversation, entendu il y a quel |ue temps déjà, mais pouvant faire prévoir que Bruxelle manifesterait son bonheur par une débauche d'hymnes nationaux, de chansons patriotiques, et même d'aulres. C'était au mois de septembre, alors que l'of-fensiv ; des Alliés à l'Ouest marchait de succès en succès, mais que, cependant, rien encore ne permettait de prévoir l'effondrement subit de l'Empire allemand. Us étaient trois, devisant du jour de la victoire et de la délivrance. — Ce jour-là, dit le premier, nous devons nous ll...anquer une bonne cuite. — Oui, répondit le second, mais... il n'y aura plus rien à boire. — Qu'est-ce que ça fait ça? riposta le troisième, nous saurons tout de même chanter. L'Allemagne va reprendre, annonce le Nieuice Rotierdamschc Courant, ses expéditions et ventes de charbon en Hollande. Est-ce pour cela que M. le docteur Soif, secrétaire d'Etat allemand aux Affairés Etrangères, réclame des Alliés, pour l'Allemagne, la libre disposition du charbon de ses houillères de la rive gauche du Rhin? Certes, il faut, comme l'a dit M. Clemenceau, combattre pour l'humanité et non contre l'humanité; mais il ne faut pas non plus être dupe de son bon cœur. Et à l'Allemagne qui, pendant quatre ans, nous a enlevé de force 90 p. c. de la production de nos charbonnages, aux fins de les revendre en Hollande pour y soutenir le cours du mark, à cette Allemagne qui s'emparait, impitoyable, et de nos vivres, et de nos vêtements, et de nos chaussures, et de notre combustible, ne pour-rait-on imposer l'obligation de nous approvisionner en combustible avant qui que ce soit, et avant de reprendre son « bèdid gommerze »? C'est un de nos anciens et fidèles abonnés qui nous écrit : Lorsque j'étais en cellule au bagne de Rhein-bach, en lisant faute d'autre chose, les ignobles feuilles qui soutenaient l'immonde flamingan tisme, il m'était venu une réflexion : Pourquoi ne rendrions-nous pas aux Allemands la, monnaie de leur pièce? Pourquoi ne réclamerions-nous pas à l'Allemagne les cinq arrondissements belges qu'elle nous a volés en 1813. Saint-Vith, Eupen, Montjoie, sont-ce des noms allemands ou wallons? Est-ce que l'Allemagne n'a pas déclaré elle-même, dans ses papiers officiels, que dans ces pays l'on y parlait le wallon? Ne suffirait-il pas pour empêcher les Allemands de s'opposer à la reprise de ces arrondissements, de republier les articles écrits par eux, relatifs aux Flandres, en changeant simplement les noms? Examinez cette question-là, s'il vous plaît. Elle en vaut la peine, me semble-t-il, et vous êtes si bien à même de la défendre. Recevez mes remerciements et mes sincères salutations. CH. Jonniapï, Ex-condamné à mort. Annexer des Wallons, très bien. Mais à condition que ce,ne soient pas des Allemands déguisés. Il n'en faudrait pas. Au demeurant, cette affaire concerne les autorités chargées de négocier la paix. Ainsi que nous l'avions annoncé, M. Béco, gouverneur du Brabant, vient de prendre un arrêté concernant la détention et le commerce des armes de guerre et munitions. La possession et le trafic des armes et munitions sont sévèrement interdits. Les personnes qui en possèdent doivent les déposer à l'administration communale de leur résidence, après avoir prévenu la police locale. Les contrevenants à ces dispositions sont passibles de huit jours de prison et deux cents francs d'amende. L'officier français, un officier supérieur, s'est arrêté devant un étalage de fleurs, à la Grand'Place. Soudain la marchande, qui s'est concertée du regard avec ses voisines, saisit une grosse botte de merveilleux chrysanthèmes, la place sous le bras gauche de l'officier, et lui saisissant la main droite, la secoue vigoureusement en disant ; — Accepteit menhier, want gij het de Belgique gesauveerd. Prouvant que la galanterie française est plus vivace qne jamais, le congratulé n'hésite pas une seconde, et donne une chaleureuse accolade à la brave femme. Aussitôt, il est empoigné, enlevé et porté en triomphe par quatre vigoureuses commères, qui lui font faire, sur leurs épaules, presque le tour de la place, aux acclamations joyeuses de l'assistance.Si jamais, avant la guerre, on lui a dit que le Belge était de tempérament placide et peu prompt p s'enthousiasmer... Un exemple montrant la façon dont nos " paysans comprennent le patriotisme : ; Fin septembre dernier,, les autorités occupan-5 tes elles-mêmes trouvèrent que les marchand» ' de lait allaient un peu trop loin, et elles filèrent ! un prix maximum, pour le lait, applicable à par-1 tir du 1" octobre. Cet arrêté allemand fut, naturellement, observé 1 immédiatement. Mais, quelques jours plus tard, apparurent les premiers symptômes de la grande débâcle. j Alors, les Allemands ayant autre chose à faire | que de s'occuper du prix des denrées alimentai-' res, immédiatement, les laitiers augnientèrent ' — de nouveau — le prix de leur marchandise. Et voici qu'ils annoncent que le prix du lait ; sera encore augmenté à partir de lundi. Une estafette s'arrête le soir, descend de sa ■ motocyclette et consulte sa carte à la lueur d'un réverbère. Mais on n'y voit goutte et le soldat, en • anglais, interroge les quelques curieux qui sont accourus : -- The way to liai, please? Et aussilôt dix personnes le renseignent en anglais de Bruxelles. Mais il comprend quand même, il remercie et 1 s'éloigne à toute allure. Quand un boche demandait la gare du Nord, personne ne savait.où cela pouvait bien se trouver.Ce sollat n'en revient pas : il est en congé depuis quelques jours et sa ménagère lui établit son budget. Lorsqu'elle lui énumère les prix de certain i articles de consommation courante, il reste médusé. — Et dire, s'écrie-t-il, que nous nous prétendions exploités quand le cantinier nous demandait cinq sous pour une boule de savon 1 Dans le bail authenticpie d'un café restaurant, nous avons pu lire le texte que voici ; « Les deux parties stipulent comme clause » essentielle et primordiale : le bailleur, à raison » de la mort de son (ils unique, tué au front par » l'armée allemande; le locataire, à raison des » violences commises par la population belge » contre les débits allemands, qu'aucun produit, » objet ou marchandise quelconque, de prove-» nance allemande, ne sera mis en usage ni » débité dans l'immeuble loué, sous peine de » résiliation immédiate du bail. » Pour les incrédules, nous pouvons ajouter que le bail est enregistré à Gand, le 12 novembre 1918, vol. 23-i, folio 93, case 1. Voilà un exemple intéressant et qui coûtera annuellement quelques millions à l'Allemagne s'il se reproduit, comme on peut l'espérer. Une automobile américaine s'arrête, un soldat fait signe qu'il a soif. Aussitôt de tous côtés on lui apporte à boire; quelqu'un lui tend un breuvage noir, mais l'homme se méfie et refuse : sans doute il a entendu parler de l'a lorréaline. Une dame est parvenue à dénicher un flacon de whisky, il l'accepte avec empressement, le vide d'un Irait; et alors il essaie de manifester sa reconnaissance. Mais ses notions de français sont encore très rudimentaires, il se frappe la pôjtrine et dit ; « America », puis faisant un grand geste, qui englobe la ville pavoisée et la foule joyeuse, il ajoute ; « Bruxelles, épatant! » Des chasseurs alpins! s'écriait-on, hier, en voyant passer des soldats français coill'és du béret sous lequel, chez nous, on nj s'imagine pas ces régiments fameux. On se trompait ; c'étaient des chasseurs à pied, gars trapus et râblés, vifs et délurés dans leur uniforme gros bleu à passe-poil jaune-vert, et au collet duquel est brodé en vert un cornet de poste. Ils devaient participer, avec leur musique, musique célèbre en France, au délité de vendredi, mais un fâcheux contretemps les a fait arriver en retard. Ils n'en ont pas été moins bien reçus chez notis. Si la guerre n'avait pas pris fin avant l'hiver, nous e .ssions eu à passer, au point de vue alimentaire, une dure saison froide. Toutefois, les difficultés relatives aux vivres que nous avions eu à surmonter l'hiver pr<cèdent, nous avaient mis sur nos gardes, et chacun avait fait autant de provisions que ses moyens le lui permettaient. On a dû amasser ainsi, dans certaines maisons, des quantités de conserves pharamineuses. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à jeter un coup d'œil en passant, le matin, sur les « bacs à ordures » : on n'y voit que boîtes à conserves vides. Les mauvais temps sont passés, et on se gorge de sardines, de thon, de saumon, de légumes, etc., etc. Un peu de modéralion, chers concitoyens, nos estomacs ne sont plus habitués à pareille fête; l'indigestion vous guette. LE TESTAMENT DE PITOU Qui donc racontait que nos enfants se démoralisaient au front? , Il y en a peut-être qui ont cédé à des entraînements fâcheux. Mais bien d'autres sûrement y ont conservé toute la pureté de leurs sentiments, les ont allinés même au milieu des épreuves. Les bonnes natures se fortifient à l'essai. Nous en pouvons donner comme témoignage la délicieuse lettre qu'on va lire. Elle a été écrite par un de nos pelits soldats, pour ses parents, le 2S septembre, à la veille de notre grande offensive; et confiée par lui à une personne qui devait la remettre à ses parents en ras de malheur. Nous n'y changeons pas un mot. Vous ne la lirez pas plus que nous sans être profondément ému par son accent de simplicité et de sincérité. Disons aussi que Pitou se porte à merveille. Mercredi, 25 septembre 1918. Mes bien chers petits. Plaise à Dieu que vous ne receviez jamais cette lettre. — Si cependant le destin voiilc.n que je sois tué dans cette guerre, je ne veux pa.-m'être en allé de ce monde, sans vous avoir laissé un souvenir de votre fils, de votre Riloc que vous avez tant aimé et qui vous rendait bien la pareille. Lorsque la guerre éclata, je voulus, dès le premier jotir, m'engager et Dieu sait cependai» si cela me faisait de la peine de vous quitter ' A cette époque, je n'étais guère solide et je nm souviens de tes paroles, mon cher papa : « Mai#

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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