La gazette

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s.n. 1914, 01 Août. La gazette. Accès à 05 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/d50ft8f721/
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ABOXNEMEIVTS s /<gPjV^ AMWO^CES ï bruxelles 4 faubourgs : j||| jt%éÊ\ (;<ïH' Jb/P\ Yp^j^ <C^£1vl <"'"1^*1 A n n o n ces or d i n ai r e3 i On an, 12 fr.— Six mois, 6 fr. 50.— Trois mois, 3 fr. 50 jjjpl TMT l'^jl Jp ijj j J "^ôk. \ j ^ réclamés m..", t" fr -.^x l/étranger î ' |l| Mfk i /(Mt /jT f'JsL 'i II lll (Coi^s du Journal) : S francs h ligne. Les prix de Bruxelles, le port en sus. wi/&' ÊW!» il il jpv\ll 4T Ej| \\&> " nécr o l o gte : j ' Les a bonnement!^ se ^seJ" ' "" drV Pour 7e« annonces, s'adresser au service de la publicité RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j RjSSShirMim \ \ \ ! b igV? LA GUERRE AUSTRO-SERRE Tja mobilisation générale en Belgique. — Déclaration de M. de Broque ville. — Espoir en notre neutralité. A LA FRONTIÈRE? C'eut line impression neuve et étrange pour j nous, que crée !e rappel actuel des classes. géi Sans doute, la mesure n'est jamais accueil- 14' lie avec joie. C'est toujours une triste - épreuve, pour les rappelés, de s arracher à a c leurs familles, à leurs travaux pour rentrer a vai la caserne. Surtout quand, parmi ces rappe- do; lés il v a des hommes maries, qui laissent sep dans la gêne de jeunes femmes et de petits elK ^lais cette fois, il ne e'agit pas seulement tes d'aller remplir une oorvée plus ou moins pé-nible. C'est plus grave. Ce sera peut-être tra- ^'our la première fois, depuis 1870 _ et la g guerre de 70 n'était qu'un jeu d enfants au nie prix de la guerre redoutée polir demain — les vie batnillons devront peut-être se rendre à, la M. frontière ; ils vont être mêlés a 1 horrible de; chose qui ce prépare. Les mères et les femmes pleurent amere-ment, La séparation a été affreuse. l'.t 1 on ne peut regarder sans attendrissement toute cette fleur de riante jeunesse qui dans quel-q-i-s jours peut-être... 6 l'affreuse vision I Tant de vaillantes et fécondœ existences! ve; Tant de « têtes chéries », comme disait le vieil fer Homère 1 Pa Et pourtant, que voulez-vous 1 Ils vont rem- tes plir en ce moment le devoir suprême qu'im- m: pose la fatalité. Ils vont défendre l'existence I de cette collectivité qu'on appelle la nation, tro do cette collectivité qui, dans des momentr, P»1 comme celui-ci, sent soudain, à travers ton- e tes les divisions possibles, la force du lion int qui l'unit, de cette parenté qui est en elle. L'étrange diode que la guerre! Elle est I monstrueuse. Elle déchaîne les plus abominables instincts. Et en même temps, elle éveille ce qu'il y'a de plus noble, de plus éleve dans I l'homme : l'esprit du devoir, de sacrifice et le ne; courage poussé au plus haut degré. — Ah ! la grandeur militairo n'est pas une vaine expression. Elle devient soudain réelle, éclatante dans les moments comme celui-ci. Et l'on comprend la passion que le metier des armes exerco Sur les âmes héroïques. Voilà de-- jeunes gens paisibles, laborieux, . attl~lics rrnfr.ndémAnt vie r'nnt ils r"tV tent les meilleurs moments. Et sur un ordre, ils partiront, ils iront s'offrir, le front haut et ,j le regard droit, aux balles, aux boulets, aux jc shrapnells, à tous engins de destruction orééa j>j, par la diabolique frénésie du génie moderne. po Et ils n'auront pas peur, ces paysans, ces mc ouvriers, ces bourgeois dont on fait des sol- cir dats. Regardez-le». Ils Bont admirables. Cer- I tes, il en est qui ne sont pas gais. Mais ils ac- au oeptent l'inévitable avec simplicité, sans éts abattement, sans forfanterie. Us feront ce ob: qu'il faut, s'il le faut. D y a pour eux un sen- ari timent qui domine, en ee moment, tous les 1 autres : le sentiment du devoir. Et c'est beau, c'est émouvant. Mais il y a un autre devoir qui vient de |n surgir pour nous tous. Le rappel des classes ^ va engendrer, très rapidement, de grandes mieères. Il y a des femmes, des enfante, de pa vieux parents sans ressources qui vont avoir < faim. Et il importe, que très rapidement, par m< la voie officielle ou autrement, s'organise Jà l'assistance efficace des familles de oeux qui, cal sans marchander, se sacrifient pour la patrie, ho L'assistance 1 Non. Ce n'est pas le mot. Il 1 s'agit d'une dette à acquitter, d'une dette qui dis no se peut nier. H ne faut pas que ceux qui si partent soient harcelés par le souci dc3 mi- ' sères qu'ilr, laissent derrière eux. Et le pays 1 A aussi saura faire ce qu'il faut pour ceux qui n° marchent pour lui. M| /v7"-rx' va LaffioMlisatoeiiBelBipe - Le gouvernement espère que notre neutralité sera respectée.Hier soir, à neuf heures. Dans le cabinet de ] M. <le Broqueville. Le ministre de la Guerre re- Sa çoit les représentants bruxellois. d', M. de Broqueville paraît calme. L'instant ]>a pourtant est grave, solennel même. Le ministre nous donne la nouvelle officielle de la mobilisa-tion générale. co — Et surtout, dit-il, en nous annonçant la de-cision que nous connaissions déj'à, surtout pas d'affolement. Rassurez bien vite la population belge. L'heure est grave, mais il n'y a pas lieu de désespérer. Dites bien que l'avenir de la Belgique n'e-r-t nullement en péril. J'ai la conviction profonde — et je vous l'affirme avec la sin-cérité la plus complète — que la Belgique sortira en de cette douloureuse aventure absolument in- en demne, grandie même aux yeux des nations qui nous entourent et qui nous protègent. Les sen- m: timents d'amitié de nos voisins dont nous avons su reçu l'expression aujourd'hui même, nous per- pc mettent d'envisager l'avenir avec confiance, j-,] Seulement ces nations désirent que nous rem- qi; plissions notre devoir jusqu'au bout. Nous joue-Tons notre rôle avec fermeté. Dans l'année, il n'y a qu'un sentiment : justifier la confiance à que le gouvernement, que la Belgique a mise en elle. va Tout affolement serait injustifié. Certes, la ^ Belgique se trouve à un moment très grave de son histoire ; maie mobilisation générale ne veut pas dire encore bataille Et si celle-ci, quand (même, a Lieu autour de le nous, j'ai la conviction profonde, je le répète, l'a que nous n'y prendrons pas une part directe. bl. A ce moment, un sous-officier des guides entre 'le; dans le cabinet ministériel. C'est le fils de bl; M. de Broqueville qui vient faire ses adieux à pa son père. Il y a une minute de profonde émotion. PT Le père et le fils s'embrassent avec effusion, lei Une seconde plais tard, l'entretien reprend, à Le ministre rend hommage à la presse de tous les partis, affirme sa confiance en elle et répond ensuite aux multiples questions qui lui sont posées intéressant la mobilisation. Comment se fera la mobilisation? nc Elle a comifiencé, à minuit- Les treize derniè- go les classes de milice ont été rappelées et l'on es- ne ?t:me que la mobilisation sera terminee dimanche soir. « Les troupes partiront alors pour leurs centres de concentration. ir Il n'est pas -question, comme le bruit en court généralement, de rappeleT sous les drapeaux la 1- 14* et la 15* classe de milice. te — Si besoin était de troupes supplémentaires, à a dit M. de Broque ville, nous préférerions de-à vancer la date d'entrée de la levée de 1914, qui c- doit en réalité prendre le service au mois de it septembre prochain, et l'instruire -à Anvers où ts elle serait parfaitement protégée. En moins de sept jours, l'armée occupera tou-it tes ses positions. é- Aucun mouvement de troupes n'a eu lieu en-a,- cor?. La garde civique la Si Bruxelles et les grandes villes sont dégar-iu nies de troupes, la garde civique assurera le ser->s vice intérieur de concert avec la police locale, la M. Max, bourgmestre de Bruxelles, a Teçu, hier, le des instructions à ce sujet. Le Roi )n Le Roi prend le commandement supérieur de t6 'l'armée. vj_ Le> services publics i ! Durant la mobilisation, sauf événements gra-s ! ves, bien entendu — et le gouvernement a le ni ferme espoir, répétons-le, qu'ils ne se produiront pas — les services publics, chemins de fer, pos-n- tes, télégraphes, téléphones, fonctionneront nor-n- malement. r.e En cas de nécessité, pour le transport des n troupes, le gouvernement fera savoÏT au public, ta par la voie de la presse, quelles seront les lignes u_ de chemins de fer qui, momentanément, seront ;n interrompues. Le gouvernement st Le gouvernement demeure à Bruxelles. je Convocation des Chambres ns Les Chambres seront convoquées très prochai-le nement. Aryw Serions=nous envahis? C est la question que tout le monae, en isei-Â' pique, se pose avec anxiété. Serions-nous en-" vaUisr ijes armées kllemando eu iranyaise peae-e: treraient-elles en Belgique? et Evidemment, il ne faut point trop compter sur IX le respect des traités. 11 faut envisager surtout é® l'intérêt des éventuels belligérants. Or, à ce c- point de vue, la situation actuelle paraît un peu ps moins périlleuse qu'eUe ne l'eût été en d'autres >1- circonstances. r- D'abord notre armée, qui n'est pas ce qu'elle c- aurait pu être si le service général avait été tis établi il y a dix ans, constitue cependant un ce obstacle point du tout négligeable pour d'autres n- armées qui n'ont pas de temps à perdre, es Ensuite, il est certain que le conflit ne se pré-u senterait pas dans les conditions qu'aurait pré-' 9entées une guexre franco-allemande. L'Allema-•» gne aurait à faire face à la Russie et à la France c en même temps. Elle aurait pour objectif d'ar-Ps rèter la France plutôt que de l'envahir. Et l'in-térêt qu'elle aurait à passer par chez nous n'ap-*.c paraît donc plus évident. ,ir Comme le fait remarquer le « XX* Siècle », les flr mouvements de troupes allemandes se portent se dès à présent vers la frontière française, et le ii> camp d'Elsenborn n'a en ce moment que 28,000 e. hommes. Il La France, d'autre part, n'a pas d'intérêt h ui distraire une partie de ses forces de notre côté ui si l'armée allemande se dirige vers les Vosges. n_ Enfin, il faut compter avec la vigilance de ys l'Angleterre qui semble bien vouloir sauvegarder uj notre neutralité. Tout cela ne nous assure pas contre le danger. Mais, tout de même, on peut estimer que l'in-vasion n'est pas l'inévitable. n — u Les Evénements ie _ S- La Russie Mobilisation générale Berlin,31 juillet.—Aujourd'hui est parvenue de re" Saint-Pétersbourg une information du ministre d'Allemagne qu'une mobilisation générale de nt l'armée et de la flotte a été décrétée. Berlin, 31 juillet. — L'ambassadeur d'Allemagne à Saint-Pétersbourg annonce qu'il y a une |g_ concentration générale des wagons et des voies ,as ferrées en Russie. ™ L'Allemagne el- Démenti... momentané 1C" Berlin, 31 juillet. — Les journaux jugent que in" les dernières cartes diplomatiques ne sont pas [rd encore jouées, puisque les relations ne sont pas inT encore rompues entre l'Autriche et la Russie. JU1 Ils disent de plus qu'il est inexact que l'Alle-în' magne ait posé à Saint-Pétersbourg une question 'ns sur les armements avec uin délai pour la ré-ei" ponse. Mais ils estiment qu'une demande sem-j c€- blable s'impose d'ici peu. Il est impossible m" qu'un pareil état de choses se prolonge pendant des jours ou même des heures. Les journaux ré-i 11 pètent que le gouvernement allemand continue lce à s'efforcer d'amener une entente entre Vienne cn et Saint-Pétersbourg sans d'ailleurs préciser da-vantage et sans paraître trop croire au succès 'j® de ses efforts. a la frontière française Paris, 31 juillet. — Los Allemands continuent de le rassemblement de leurs corps-frontière et j te, l'armement de leurs places fortes. Us ont éta- j bli un 6ervi.ee de reconnaissance et de patrouille les très actif sur la frontière qui, très vraiseni-de blablement par erreur, a été, violée sur un point à par une patrouille. lo- Du côté françaisje© troupes de couverture ont pT:s leurs avant-postes. Toutefois, aiicun de >n. leurs éléments ne s'est approché de la frontière id. à moins de dix kilomètres. ",i L'Angleterre 50* Les précautions I/ondres, 31 juillet. — Le Board of Trade annonce que les feux • et les bate>aux-phares du iiè- golfe de PortLand ont étâ supprimés et que la es- navigation est interdite pendant la nuit. L amirauté a fait annoncer à Portsmouth que c ce port sera fermé à tout navire particulier. Il S faudra dorénavant une permission pouT entrer dans le port ou en sortir. Cardiff, 31 juillet. — On annonce que les au- a torités de l'Amirauté ont fait savoir aux princi- ^ l— paux propriétaires de houillères que leur extrac- ~c tion entière sera réservée aux besoins de la ma- -, *e rine. ly On mande d'Ostende : q Les malles belges ont fait leur dernier voyage y ; Douvres, ce port étant inaccessible à cause g d(«l torpillles et des travaux de défense. Les si an" malles touchent maintenant à Folkestone. Les malles rencontrent beaucoup de vaisseaux de ■rc3 guerre qui manœuvrent la. nuit, tous feux éteints et paraissent se concentrer aux bou-lUftj ches de la Meuse et de l'Escaut. : la t. Les Bourses fermées n ces, Londres, 31 juillet. — Le Stock-Excliange et ], de- la Bourse des Métaux sont fermés indéfiniment, q qVL Les assurances maritimes de v( où Londres, 30 juillet. — Le taux de l'assurance ^ pour les navires contre les risques de guerre r' ,ou- dépasse tout ce qu'on a vu jusqu'ici en Angle- ' terre. ^ en- Il a triplé et quadruplé. Exemple : Pour le cas de guerre entre la Grande-Bretagne et une puissance continentale pendant 3 mois : 20 gui-nées pour cent. — En cas d'hostilité entre l'Al-*ar~ lemagne et une puissance européenne : 25 gui-^r" nées. — En cas d'une guerre entre les six puiisr ^ ? e" sances pendant 3 mois : 40 guinées. — En ca3 j ier' de conflit entre l'Allemagne et la Russie pen- / dant 3 mois : 40 guinées. qj La France de ' Mesures financières Paris, 31 juillet. — La Banque de France a < mis en circulation, aujourd'hui, des coupures 1 ' | " de 20 et de 5 francs. çnt En même temps, les remboursements des cais- s )0</ ses d'épaTgne sont limités à 50 francs par quin- r 10p. zaine et par déposant. L'Autriche j des 3 Lie, François-Joseph aurait écrit au Pape nes Rome, 31 juillet. — Le « Nuovo Giornale » ^ on^ publie une nouvelle qu'il est intéressant de re- 1 produire en lui en laissant l'entière responsa-biilité : il dit que François-Jeseph a répondu au message que le souverain pontife lui avait ^ adressé, dans la journée de samedi dernier, pour l'adjurer de ne pas troubler la paix européenne : ! J iaj_ l'empereur d'Autriche remercierait le Pape de sa bienveillante intervention en l'assurant de Q ses sentiments profondément pacifiques. Après avoir exposé les raisons qui obligèrent la monarchie austro-hongroise à entreprendre ^ une campagne contre le royaume serbe, le sou-verailn conclurait, dans sa missive, en formant fj des vœux pour qu'il plût à Dieu de protégeT / Bel- l'Europe contre une calamité. V La gerbîa • • 4 Les chemins de fer coupés a Nisch, 31 juillet. — Toutes les lignes de che- ^ ce mins de fer allant de Belgrade vers l'intérieur ]. du pays ont été coupées en plusieurs endroits. v Lres ^-'es troupes du génie serbe ont fait sauter les j ponts et ouvrages d'art. n ^ La Hollande ete un Avertissement de la Reine *res La Haye, 31 juillet. — La Reine déclare qu'il l . existe pour les Pays-Bas un danger de guerre. * ■>Te" La seconde Chambre est convoquée pouT le ?re- 3 août. ma- nce Les eaux territoriales interdites 'ar. aux navires de guerre étrangers U in- La Haye, 31 juillet. — Un arrêté royal défend S: aP- provisoirement aux navires de guerre étrangers d'entrer dans les eaux territoriales néerlandai- " ^es ses, réserve faite pour les navires de la police *ent des pêcheries et les navires de guerre en danger S-^ en mer ou avariés. « ,000 o Mobilisation générale d'urgence ^ t à La Haye, 31 juillet. — La Reine a signé à ei iôté 1 h. 30 le décret ordonnant d'urgence la mobili- L ?es. gation générale. p der Les Etats fc£àfil*.a&ii<ftLies La Bulgarie P ïer. l 'in-: Athènes, 31 juillet. — Le ministre de Bulgarie j a fait aujourd'hui à M. Streit, ministre'des Af- -faires étrangères, au nom de son gouvernement, la déclaration officielle de la neutralité de la r Bulgarie dans la guerre austro-serbe. ^ Sofia, 31 juillet. — Le « Volia » (officieux) dit : t: < Dans ces moments graves et décisrfs pour la d Serbie, nous qui sommes le plus profondément d atteints par sa perfidie, nous ne ressentons au- \.( oune mauvaise joie. g. Le gouvernement bulgare a déclaré qu'il gar- p » de dera la neutralité, ce qui dépasse tout ce que j, stre 1® Serbie avait droit d'attendre de nous, mais &de ^ doit suivre attentivement le développement ^ des événements, le devoir du gouvernement est de bien veiller et d'être prêt à défendre les inté- f ma" rets bulgares, mais seulement les intérêts bul-u.ne gares. » 01€s i*oup la paix On cause à nouveau ^ Londres, juillet. — On apprend, de source g diplomatique, la reprise des conversations en- n que tTe l'Autriche et la Russie. Ces conversations se f pas poursuivent à la fois à Vienne et à Saint-Péters- ] pas bourg, et l'on espère qu'elles apporteront une i. détente à la situation actuelle. Ule- Aucune ambassade n'avait connaissance d'un \t tion nouveau développement de la situation ce ma- r ré- tin. Belgrade a été occupée ; mais on a aucune ^ sem- idée des mesures militaires qui suivront. On ré- ibie pète dans les milieux diplomatiques autrichiens e lant que l'Autriche ne convoite aucune partie du ter- t : ré- ritoiTe serbe. ^ Les faits «le guerre da- Engagements sur !a Drina 1 cès Vienne, 30 juillet. — La ligne d'observation des troupes autrichiennes sur la Drina s'est !' avancée, en livrant de petits combats, jusqu'au ^ lent bras principal du fleuve. i et Du côté autrichien, on signale un mort, éta- Du côté serbe, il y a une douzaine d'hommes ■ uil- hors de combat. ^ em- Des bandes serbes ont essayé d'inquiéter la . >int région de Bjélina. Elles ont été repoussées. , , Un bâtiment autricîiieff canonné s ont ï de Semlin, 30 juillet. — Au cours d'une reconnais- 1 ière sanoe qu'effectuait le bateau autrichien « Alloot-many », sur la rive serbe, il a été bombardé et fortement endommagé. Quatre hommes de l'équipage ont été tués et J six autres blessés. La marche des Autrfchfens £ an- du Londres, 31 juillet. — On mande de Semlin au q la « Standard » : Belgrade est occupée par les troupes autri- j » chiennes. Les forces qui ont envahi la Serbie par 1 l Scmendria s'avancent veTs Osipaonica. < Le blocus d'Antivari Athènes, 31 juillet. — Dans la nuit d'hier est " arrivé inopinément à Corfou le yacht du roi de Monténégro. Le commandant du yacht a dé-claré qu'il se rendait à Antivari lorsque, arrivé à ' i r iij e petite distance de ce port, il aperçut des t vaisseaux autrichiens qui commençaient à blo- 1 quer étroitement les côtes monténégrines. Le y cht changea immédiatement de direction pour g-?ner à toute vapeur les eaux grecques, poursuivi sans succès par des destroyers autrichiens. L'Italie Conversation avec l'Angleterre Rome, 31 juillet. — On déclare dans les milieux bien informés de Rome que le gouverne- . n ent italien se tient en contact permanent avec t le gouvernement anglais pour continuer jus- . • qu'au bout leur œuvre de conciliation. On estime que si les troupes autrichiennes . remportaient une première victoire suffisante, la solution par une médiation serait facilitée, 5 mais des combats douteux pousseraient sans doute les troupes autrichiennes à s'engager } davantage et à fond. 5 Autour «lu Conflit Ce que serait une guerre européenne Si le conflit austro-serbe ne se dénoue pas ' d une façon pacifique, et que les puissances de 5 i\ Triple-Entente d'une part, et de la Triple* < " / uLiance de l'autre, entrent en lice, sait-on quelles formidables masses d'hommes seraient i- ées les unes contre les autres et quelles fortunes la guerre engloutirait? Voici des chiffres, d'après des statistiques di- i 1 fr.es de foi, dont celles de M. Charles Richet, < . i <smbre de l'Institut, sans tenir compte des ré- i cintes réorganisations militaires en plusieurs < pays, qui n'ont pu encore sortir leurs effets. Les ~ différents pays pourraient mettre sur pied, armée et marine : la France, 3,400,000 hommes; 1 Angleterre, 1,500,000; la Russie, 7,000,000, soit : li,900,000 pour la Triple-Entente; l'Allemagne, < 3|600,000; l'Autriche,2,600,000,et l'Italie, 2,800,000, sjût 9 millions pour la Triple-Alliance. Il fau- ; 8 dVai't y ajouter environ 400,000 hommes pour la i [ c 'rbie, soit au total 21,300,000 hommes, dont : l us de la moitié seraient aux prises sur les i < :amps de bataille! Encore ne tient-on pas , î fj-mpte des autres pays, que l'on suppose sus- o^ptibles de Tester sur la défensive, mais qui ( [ pourraient être englobés dans la conflagration; lit Roumanie, la Bulgarie, la Grèce, à l'Orient; 1. Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, à l'Occi-o-nt; chacun d'entre eux alignant en moyenne S)0,000 hommes. ] t" Quant à ce que cela coûterait en armements, . 2 équipements, ravitaillements, transports, rui- j " t^s, etc., M. Richet l'évaluait il y a un an de , jiois à quatre cents millions de francs par jour! r ( a <-ol 1 et la subsistance — hommes et chevaux 'roupes absorberaient seules quatre-vingt-Muotidiennemert, les munitions et -i"' • llne < 1 qu;i" • de 'millions; a'j u pï-y la solde des ouvriers des arsenaux, les aftwamnees, les équipements, la destruction des " fltottes, des ouvrages d'aït, des villes et villages, r la dépréciation des propriétés, l'arrêt de toute vie économique, le renchérissement des denrées s (je première nécessité, ectc., et jugez quelle accumulation de ruines, quel épouvantable cataclysme représenterait une guerre européenne ! [ Dernières Nouvelles Les fréparatifs de l'Allemagne Paris, 31 juillet. — Le « Temps » donne sur s les préparatifs militaires allemands des rensei-i gfiements dont il garantit la précision absolue. s Dès le 25, au -matin, dit-il, alors que le délai _ fixé par l'ultimatum autrichien n'était pas en» e core échu, les garnisons de Strasbourg et de r Sarrebourg ont été consignées. Le 25, au soir, les ouvrages d'art à proximité de la frontière ont été occupés par les effectifs de guerre. Toutes les mesures d'armement des places ont i été appliquées et sont poursuivies depuis lors. . - Le 26, au matin, l'ordre a été donné aux compagnies de chemins de fer de répartir leur matériel en vue de la mobilisation. Le 26, au soiT, Les permissionnaires sont rappelés et les troupes en manœuvres regagnent leurs garnisons. Le 27 juillet, commencent les opérations locales ? de mobilisation et de réquisition. Les grands ï" établi ^ements d'approvisionnements, notam-'' ment les moulins, 6ont occupés militairement. a Les premiers éléments des troupes de couverture sont mis en piace : les routes de la fron-: tière sont barrées, la flotte est mise en étçat a d'armement. Les 28, 29 et 30 juillet, les effectifs t des troupes de couverture sont complétés par l" les appels individuels des réservistes ; on réquisitionne les chevaux, les automobiles. Les ap-pe!s individuels de réservistes, maintenant réa-e li?és,représentent au minimum 125,000 hommes. s Enfin, dans toute la région de la frontière . française, les éléments stationnés à une dis-tance éloignée sont portés à proximité de la frontière. Le 31, l'état de guerre est proclamé. Les démarches allemandes à Pétersbourg Paris, 31 juillet. — Le « Temps » dit que la démarche qui fut faite par l'ambassadeur d'Allemagne à Saint-Pétersbourg pour aviser M. e Sasonoff d'une mobilisation possible de l'Alle-l- magne, si la mobilisation russe se poursuivait, e fut faite également par les représentants de i- l'Allemagne à Londres et à Paris, dans la jour-e née d'avant-hier. Le « Temps » dit qu'on peut en résumer ainsi a les termes : Si la mobilisation russe continue, l_ ne vous étonnez pas que l'Allemagne prenne e des mesures militaires. Sir Grey et M. Viviani n'ont pu, ajoute le s c Temps », que prendre acte de cette déclaTa-tion.Le président du Conseil français a seulement ajouté, répondant à un mot de l'ambassadeur qui semblait faire allusion à des inquiétudes en France : « La France est calme et résolue ». Le « Temps » dit, d'autre part, que la mobi-" lisation russe sera achevée dans cinq jours sur 'u la frontière austro-hongroise. Pourquoi la Russie intervient PaTis, 31 juillet. — Le « Temps » publie une dépêche de Saint-PéteTsbourg insistant sur ce fait que la Russie intervient non en faveur de' a l'intégrité, mais de -la souveraineté de la Serbie. car, dit-il, la Russie ne peut admettre une situation qui impliquerait la suzeraineté de s. l'Autriche sur la Serbie. t- L'Autriche mobilise à la frontière russe Paris, 31 juillet. — Le « Temps » dit qu'on apprend i Saint-Pé ter&bourg que l'Autriche pro-céderait à la mobilisation à la frontière russe et qu'en conséquence la situation est jugée très grave. u Dan ; les eaux territoriales russes Paris, 31 juillet. — Le « Temps » publie la dé-pôohe suivante de Saint-Pétersbourg : InteTdic- [ -- r tion est faite aux navires de suivre les chenaux des fjords. Il leur est prescrit de tenir la mer av ouverte. Les phares du golfe de Finlande sont de éteints depuis deux jours. Fâcheux symptôme I Sofia, 31 juillet. — D'après l'« Outro », les ™ i archives de ia Légation de Russie à Belgrade ont p s ' été transportées ici hier, et déposées à la léga- - tion de Russie en Bulgarie. Une proposition l Paris, 31 juillet. — Le « Temps » signale qu'on les préconise à Saint-Pétersbourg une formule où d'après laquelle des commissaires Tusses pour- ta1 raient être substitués aux commissaires autri- de chiens dans l'enquête réclamée par l'Autriche. < Les questions de l'Allemagne à la Russie <#i Paris, 31 juillet. — Le « Temps » donne les dé- rei " tails suivants sur la seconde démarche faite, S€! 1 hier matin, par l'ambassadeur d'Allemagne à au " Saint-Pétersbourg, auprès de M. Sasonoff. 1 M. de Pouxtalès a d'abord demandé si l'assu- ° { 5 rance que l'Autriche ne visait pas de conquête » territoriale suffirait à la Russie et la détermi- du » nerait à arrêter sa mobilisation. av 1 M. Sasonoff a répondu négativement, en di- r sant que la Russie ne peut admettre « l'exécu- de tion de la Serbie annoncée par l'Autriche ». c]f M. de Pourtalès a alors demandé à M. Sasonoff à quelles conditions la Russie démobiliserait. M. Sasonoff a répliqué que toute question 1 de ce genre devait être d'abord posée à Vienne, M » attendu que ce sont les actes de guerre et les bu à déclarations du gouvernement austro-hongrois - qui, seuls, ont déterminé la Russie à mobilise! nu 1 La conversation n'a pas été poussée plus loin, ré] Mobilisation générale en Autriche Vienne, 31 juillet, 4 h. 30 soir. — La mobilisa- rit - tion va être générale en Autriche-Hongrie paT , ordre impérial. A ce moment, des' placards rela- trf - tifs à cette mobilisation viennent d'être affi- tis s chés. lai S Déclaration de M. Asquith. — Découragement ;'-u Londres, 31 juillet. — Chambre des commu- ^ t nes. — M. Asquith, en demandant de s'ajourner, , dit qu'il a reçu d'Allemagne, et non de Saint- j1€ ', Pétersbourg, la nouvelle que la Russie ordon- ^ - nait une mobilisation générale de l'année cie a terre et de la flotte. En conséquence de cette mesure, l'Allemagne avait déclaré L'état de s guerre, ce qui signifie que la mobEisation va ? suivre si la Russie continue la sienne. Dans ces circonstances, M. Asquith termine Ja \ en disant qu'iil préfère ne pas avoir à répondre l,9 ; à d'autres questions avant lundi prochain. tri 1 Chemin de fer russe coupé __ e Londres, 31 juillet. — Un télégramme de Berlin : Une dépêche de Mislovitch dit que, sui- ■ > vant une information officielle, les Russes ont !■ " fait sauter le chemin de fer entre Szezakowa et B Granich, près de la frontière de Pologne et de ! Silésie. « On causerait encore... * Vir»rmf 31 juillet — Des conversation? COnti- ^ » muent entre les diplomaties austro-hongroise et cu 3 russe. i. ? L'ambassadeur de Russie, M. Schebeke, a eu ^ ' hier et aujourd'hui à la Ballplatz des entretiens x ® prolongés. Quoique aucun détail n'ait transpiré ca ® dans Ja ivresse de ces conversations, on semble admettre encore ce soir qu'un conflit européen n'est pas inévitable. pa Et à Rome on espérerait Rome, 31 juillet. — L'attente est anxieuse t dams le monde diplomatique et politique. Or. * CToi • que la Russie pourrait arrêter sa mobilisa- du tion si la marche en avant des troupes autri- ^ chiennes était également arrêtée. L'Allemagne seule peut décider de la paix ou de la guerre : en découvrant ses intentions. L'opinion publi- re que reste calme. i M. de Pourtalès chez le Tzar qU Saint-Pétersbourg, 31 juillet. — 'M. Sasonoff, pl i accompagné du général iSoukhomlinoff, est parti nu » ce matin à Slieures pour Peterhof afin de confé- Pa ' reT avec l'Empereur. A 8 h. 45, l'ambassadeur d'Allemagne, M. de m: ^ Poutarlès, a été reçu en audience par l'Empe- de • reur. A l'issue de l'audience, un conseil des mi- fu ' nistres s'est réuni sous la présidence de l'Empe- bo " reur. Les chefs des états-majors généraux de la » Guerre et de la Marine ont pris part à la confé- y •rence. Io! Efforts vers un terrain d'entente ^ s Paris, 31 juillet. — M. Viviani, président du ^i. - Conseil, a reçu de 6 -à 7 heures M. de Schœn, am- €S . bassadeuT d'Allemagne à Paris, puis sir tran- eu - cis Bertie, ambassadeur d'Angleterre. jn L'ambassadeur d'Autriche-Hongrie s'est, d'au- fn t tre part., entretenu avec M. de Margerie, direc- gll s teur des Affaires étrangères. ti< r On dit que l'Angleterre, d'accord avec la tii - France, continue -à faire les plus grands efforts \a - en vue de trouver un terrain d'entente entre la - Russie et l'Autriche. Il se propose encore, pa- tri . raît-il, de faire de nouvelles tentatives auprès de 3 ces deux puissances Dour arriver à une solution M - qui1 sauvegardera leur dignité et leurs intérêts, se i Ainsi s'expliquerait la raison pour laquelle M. m, . Asquith a demandé ce soir à la Chambre des <h communes de remettre & lundi ses explications. ch Mais ces propositions faites en quelque sorte Et i « in extremis » auront-elles chance d'aboutir? pa A l'heure actuelle, la situation est envisagée fa M. JAURÈS ASSASSINÉ le. Paris, 31 juillet. — M. Jaurès dînait avec plu- é sieurs amis au Café du Croissant. Il était près bj d'unie fenêtre donnant sur la rue. On avait re- cl e marqué un groupe de jeunes gens qui station- cr ,- naieait près de cette fenêtre. A un moment était 9 h. 45 — le rideau qui cache la baie où se t trouvait M. Jaurès se souleva et un revolver g^( r passa. Avant que M. Jaiuirès eût pu faire un inou- m Il ventent, il recevait deux coups de feu derrière la d, tête. , bi On étendit aussitôt M. Jaurès sur une des ta- r bles du café et plusieurs personnes se sont ef- p) ■forcées de le ranimer. M. Jaurès a succombé quelques minutes après l'atentat. m Aussitôt l'individu fut arrêté et tandis qu'on n, « le conduisait au commissariat, il fit remarquer e qu'iil avait un autre revolver dans sa poche. Il v< e lui fut aussitôt enlevé par les agents. Interrogé par M. Gobert, commissaire de po- OI e liée, il refusa de faire connaître son identité. La ja e feule pièce qu'on trouva sur lui fut une carte indiquant qu'il fréquenUit l'école du Louvre. m AI. Malvy fut avisé de l'attentat dont avait été j, v' in ■ Al. Jaurès, au cours du conseil des mi- à } -nistres. 1 a jLalvy a immédiatsment quitte le conseil si ?t des ministres pour se rendre au ministère de ai 's l'Intérieur afin de se ipettre en communication la téléphonique avec la préfecture de police ù la- ei quelle il a donné des instructions pour éviter é- les manifestations que cet attentat pourrait pro- ti c- roquer. - g—Barm-iiiaang«——a—a—— (La nouvelle du crime se répandit dans Pari/ avec une rapidité extraordinaire. Sur le passage de la voiture, toutes les têtes se découvrirent. Une des personnes ayant assisté à l'arrestation de l'assassin dit que quand on l'a amené il aurait dit : J'ai fait cela parce que Jaurès a combattu la loi de trois ans et a combattu la France. Paris, 31 juillet. — A II h. 10, le conseil du-» rait toujours. M. Malvy s'est séparé à ce moment de ses collègues pour venir au ministère de l'Intérieur où il a donné des ordres au sujet des manifestations qui pourraient se produire à l'occasion de l'assassinat de M. Jaurès. Quelques instants après MiM. Renaudel, Loches et Fourment, députés, collègues de M. Jaurès du groupe socialiste unifié, se sont présentés au ministère de l'Intérieur où ils furent-aussitôt Teçus par M. Malvy. A 11 h. 20, M. Lescouvé, procureur de la Répu* blique, est arrivé au ministère de l'Intérieur. D'après les premières constatations, le linge du meurtrier ne portait pas de marque et semble avoir été démarqué. Paris, 31 juillet. — Le gouvernement a décidé de faire afficher sur les murs de Paris la proclamation suivante : Citoyens, Un abominable attentat vient d'être commis. M. Jaurès, le grand orateur, qui illustra la tribune française, a été lâchement assassiné. Je me découvre personnellement au nom de mes collègues devant ia tombe sitôt ouverte du républicain socialiste qui a lutté pouT de si nobles causes et qui», en ces jours difficiles, a, dans l'intérêt de la paix, soutenu de son autorité l'action patriotique du gouvernement. Dans les graves circonstances que la patrie traverse, le gouvernement compte sur le patriotisme de la classe ouvrière et de toute la population pour observer le calme et ne pas ajouter aux angoisses publiques par une agitation qui' jetterait la capitale dans le désordre. L'assassin est arrêté. Il sera châtié. Que tous aient confiance dans la loi et que nous donnions à ces heures de péril l'exemple du sang-froid et de l'Union. Pour le Conseil des ministres : Xe président du Conseil, (signé) René Viviani. Paris, 1" août. — L'identité de l'assassin de Jaurès est établi. C'est un nommé Vil tain, £9 ans, qui serait, dit-on, le fils du greffier du tribunal civil de Reims. La Journée à Eruxeiies Quelle journée!... Pas nécessaire de faire des phrases. Toute littérature serait vaine. El <!'"ai iicilio, v;i• U.1.viOGuS . il Ji j dit UU- cune panique. Les figures ne reflétaient pas d'angoisse. Mais jamais la physionomie de Bruxelles n'eut un tel caractère. Les voitures et les camions circulaient en quantité beaucoup moindre, mais les rues du centre étaient bondées de monde. La foule s'empressait, silencieuse, vers les banques, les bureaux de poste, la Caisse d'épargne. C'était une espèce de pèlerinage muet. Dès 9 heures, une queue de plusieurs milliers de personnes se pressait aux abords de la Banque Nationale. La file s'était établie dès 7 heures du mâtin, Tue de Berlaimont et place Sainte-Gu-dule. La dernière s'allongeait jusqu'au haut de la rue de Ligne. La situation se compliquait en effet malheureusement de deux circonstances : l'échéance du mois et l'échéance hebdomadaire. Innombrables étaient les commerçants et les chefs d'industrie qui, soucieux de payer exactement ileurs employés et leurs ouvriers, faisaient prendre du numéraire. Des sommes très importantes furent payées. Mais à 3 heures, quand il s'agit de fermer les portes de la Banque Nationale, plusieurs milliers de personnes n'avaient pu approcher des guichets. La gendarmerie dut intervenir et fut accueillie par des huées. Il y eut quelques bousculades, mais rien de grave. A la Caisse d'Epargne et dans les banques, il y avait beaucoup de visiteurs. Mais aucun affolement. Pas même d'énervement. Le matin, dans les marchés, il y avait eu quelque désordre. Les campagnards refusaient les billets de banque. Certains d'entre eux, même, essayaient de spéculer. Cn nous affirme qu'il y eut des offres singulières de la part de certains individus, qui acceptaient les billets de vingt francs pour dix-sept francs. Divers cas analogues se sont produits également dans les quartiers populaires. U est à prévoir que dès ce matin des mesures seront prises pour que ces spéculateurs éhontés soient pourchassés. Par contre, il s'est manifesté un sentiment patriotique très réconfortant en divers endroits. C'est ainsi que jeudi soir, à une séance du Moto-Touring Club de Belgique — qui vient de se fonder — six jeunes gens se sont spontanément offerts comme engagés volontaires pouT la durée de la guerre, se mettant avec leurs machines à la disposition du ministre de la Guerre. Et un motoriste âgé crut devoir s'excuser de n© pas s'offrir, en expliquant qu'il avait huit enfants.Hier matin, dans les bureaux de la Croix-Rouge, ce fut un défilé de dames qui venaient prendre leurs insignes. Partout, des offres généreuses se produisent. Autour des casernes, vive animation, naturellement.Vers 10 heures, boulevard Militaire, le 1" et le 2* grenadiers défilaient d'une façon irréprochable ; les chiens, comme toujours, excitaient la curiosité du public. Il paraît que le nombre va en être augmenté des bêtes réquisitionnées che* les laitiers. A l'entrée du boulevard Saint-Michel, le 1" régiment d'artillerie à cheval .stationne. Les hommes, assis sur des sacs, fraternisent avec ceux du T d'artillerie montée. Des guides, des carabiniers et des lignards se mêlaient aiux artilleurs. Tous paraissaient accepter le rappel avec philosophie. Soudain Tetentit un coup de sifflet. Tout le monde â cheval ! Des pièces qui, il y a une mi* nute, semblaient entassées pêle-mêle tournent et partent pour la plaine des manœuvres. Nouveau coup de sifflet. Les chevaux sont dételés et quittent leurs pièces, toutes alignées dans un ordre impeccable. La rapidité et la précision do la manœuvre émerveillent les curieux. Des charrettes de fourrage entrent constamment dans les casernes des guides, et des wagon3 de paille stationnent à la gare d'Etterbeek, prêts à être déchargés. Le retour des grenadiers, en ville, fut impressionnant. Le régiment était dédoublé. Et ce fut au milieu d'une petite fièvre que, place des Palais, le général Maes passa les deux régiments en revue. . . Certains hommes paraissaient bien un peu fatigués et cela se comprend, car on a vite perd* l'habitude de la marche... Mais tous faisaier Samedi 1er Août 1914 ir\ !■■■! —a—' lue numéro : CINQ. CENTIMES partout en Belgique. 44e année — N° 213 (C x

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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