La gazette

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s.n. 1918, 26 Novembre. La gazette. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/x34mk6646m/
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Mardi 26 Novembre 1918 JLe numéro : T)I2C CENTIMES partout en JBelgrique 48" année. — N° 9. ABONNEMENTS : Les abonnements sont reçus aux bureaux du journal. Nous en ferons connaître prochainement les conditions que nous ne pouvons encore fixer actuellement. LAGAZETTE ANNONCES î ANNONCES ORDINAIRES! 50 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 2 francs la ligna. FAITS DIVERS (Corps du journel) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. Pour le* annonces, s'adresser au service de la publicité RÉDACTION et A D MINI STB A TION : 86, BUE BU 31 A BAIS, BRUXELLES. — Téléphone j admsr/tio'n \ '. ! b lilf LES MALCHANCEUX Les premiers prisonniers de guerre, des An glais, qui nous sont revenus avant la rentrée so lennelle du Roi ont été reçus avec toutes les mar ques d'une sympathie bruyante. On les poussai dans les tavernes, on les gorgeait de nourriture: réconfortantes, ou les faisait boire au-delà di leur soif, on les entourait, régalait, choyait di toutes les façonç. Ils étaient d'ailleurs assez frin gants. Puis il en est revenu d'autres, beaucoup d'au très: des Italiens, notamment, d'aspect plus né gligé, dont on ignorait généralement la langue qui avaient peine à se faire comprendre. On leu a fait bon accueil aussi, d'abord. On leur : fourni le nécessaire. Puis la curiosité, l'intérêt se sont lassés. Et 01 a vu ces malheureux se promener mélancolique mon' par la ville, abandonnés à eux-mêmes ai milieu de l'ai éjresss croissante que provoquai l'arrivée d;s premiers soldats revenant du front Puis l'armée triomphante a fait sa rentrée so lennelle; ei il n'y en a plus eu que pour elle. EU était si belle à voir, elle ramenait avec elle 1 victoire." On a néglig; de plus en plus les pa'u vres prisonniers. Esl-ce bien juste? Ils ont é:é au danger rommî les autres. Ils on soullert dans la captivité. On n'a pas entendi dire que les soldats des Alliés se soient jamais rendus à l'ennemi sans feombalirj comme le Allemands l'ont fait si souvent. Qu ind il n'y ; plus d'autre alternative que de se laisser prendn ou de se faire massacrer sans utilité, sans riei pouvoir changer à l'issue d'un combat; quand oi est réduit à l'impuissance, la pointe d'une baïon natte sur le ventre ou le canon d'un fusil devan le front, la plus sévère raison permet, semble t-il, de se conserver à son pays pour le servir en coreou le venger dans un meilleur avenir. L cas de c:ux qui, alors, se sont fait massacre jusqu'au dernier, obstinément, a toujours ét cité comme un exemple rare. Témoignons donc notre sympathie aux prison niers libérés, ne leur rendons pas trop amer 1< contraste de leur sort avec celui de leurs cama rades revenus du front, qui ont eu plus di change qu'eux. Mais il y a ici une catégorie de jeunes gen qui mérilent aussi deVégards. Celui qui nous-i faisait observer est tout à fait désintéressé dan: la question. C'est le père d'un jeune officier qu s'est héroïquement conduit depuis le début de 1; guerre, qui a fait son service dans les armes le: plus dangereuses, l'aviation et les aulos blindés et qui e>t rentré dans sa famille sain et sauf C'est lui qui demandait pour eux une liche d( consolation : car ils ont été très malheureux, e ils n'en peuvent rien. Il s'agit de ceux qui ont essayé de passer l fil, qui n'y sont point parvenus, qui sont tombé aux mains des ennemis, qui ont élé jetés en pi i son, expédiés dans les camps en Allemagne, e qui y ont payé chèrement leur courageuse entre prise. Car ce n'était pas chose aisée que de passer 1< fil! Il fallait, pour y parvenir, noirseule'ment di la détermination, mais un concpurs heureux d< circonstances qui n'a pas favorisé tous ceux qu ont essayé. Il fallait trouver un tuyau., un boi tuyau surtout; eteela n'était pas réservé à tout 1 monde. Il fallait avoir des relations, gagner 1 confiance de ceux qui organisaient des tuyaà: sérieux. Il fallait de l'argent souvent aussi. Le Allemands gardaient la frontière hollandais avec une vigilance féroce et traitaient avec 1 dernière rigueur, quand ils les surprenaient ceux qui tentaient ou préparaient leur passage A côté des hommes admirables qui s'em ployaient, au péril de leur tète, à organiser de: passages, combien, hélas I y avait-il de traîtres de mouchards, de misérables qui ne cherchaien qu'à exploiter la confiance des jeunes gens dési reux de passer, à leur soutirer de l'argent et à le livrer, ensuite, à l'ennemi! Cette infâme indus trie ne s'est que trop largement exercée, sous I; haute protection de la police allemande. A ciité de ces gredins, il y avait des étourdi: et des imbéciles dont les imprudences ont égale ment livré aux Allemands nombre de jeune: gens. Combien n'y en a-t-il pas de ceux-ci qui si sont maintes fois offerts à toutes les épreuves né cessaires, qui par des voies détournées, dégui ses, munis de faux papiers, sont parvenus jus qu'au fil et, après de longues, d'angoissantes al tentes, ca 'hés dans des taudis, sans nourriture exposés à toutes les rigueurs de l'hiver, n'on abouti qu'à de tristes échecs, ont dû revenir su leurs pas pour attendre un meilleur moment! E combien d'autres ont été impitoyablement tués grièvement blessés, par les gardes de la frontièr qui les abattaient comme des chiens! On récom pensait ces brutes pour cette prouesse, leurs of liciers les félicitaient chaleureusement! Certainement ceux qui ont risqué l'aventuri étaient animés d'un ardent désir d'aller servi leur pays. Tous enviaient ceux qui avaient li bonheur de réussir. Ils s'étaient exposés san: armes, sans défense à la mort. Le passage du fi valait un assaut au front. Et il serait injusl qu'il ne leur, fût pas tenu compte de ce qu'ils on fait, qu'ils fussent mis sur le même pied qu ceux qui s:;nt restés chez eux, en sécurité : fil de paysans, de marchands" de cochons, de spé , culuteifs et de trafiquants qui se sont employé à « profiler » avec leurs pèr's, et à arrondi leurs fort unes en ravitaillant l'ennemi. S uis doute, parmi ceux qui n'ont point tent •de passer, il en est beaucoup aussi qui ne m( ritent pas de reproches, qui peuvent invoquer le raisons et les causes les plus valables, auxquel leur sanlé, des devoirs de famille impérieux d'autres circonstances particulières fournisse» unejustification. Mais il reste que ceux qui ont échoué, mai essayé, qui ont passé des années dans la famine e la vermine des prisons et des camps, qui ont él condamnés aux travaux forcés, envoyés dans le . commandos, nourris de. choses immondes. exDO sés à des hontes, à des souffrances méthodiquement infligées pour ruiner leur santé, leur intelligence, ont droit comme les soldats, au respect et à l'admiration du pays ; à une distinction fai-• sant foi de leur mérite : un insigne par exemple, - ou la publication de leurs noms, à quelque chose - qui permette de ne pas les confondre avec les t indolents et les indignes. s Ce n'est point leur faute si la défense na-> tionale n'était pas organisée au début de la i guerre, et si l'armée a été, bientôt, isolée du - pays par une barrière que toute leur bonne volonté ne leur a point permis de franchir. A G A N D 1 La Question de l'Université flamande. i II est bien difficile de rendre exactement l'impression de stupeur et de mécontente-j ment qui a accueilli à Gand l'annonce officielle « de créer dès à présent une université « flamande à Gand ». La joie du triomphe et de la délivrance ■ ( s'est subitement changée en une série d'im-1 précations qu'en fidèle historien le journa-i liste, doit noter et faire connaître. Voilà donc - que le gouvernement va consacrer l'œuvre néfaste de l'occupation allemande; cette insti-^ tution, créée par des traîtres avec l'argent allemand, va recevoir l'approbation de l'Etat 1 dès sa rentrée au foyer de la Patrie ! Ceci pa-' raît simplement monstrueux et soulève d'una-> nimes protestations à Gand, où toute la po-i pulation, sans exception de classe ou de î parti, considère la vie universitaire comme i une question essentielle de sa renommée in-i tellectuelle et même de sa prospérité matérielle.k Aussi a-t-on immédiatement fait circuler des protestations et le mouvement protestataire s'accentuera. La thèse générale est celle-ci : Si une université flamande est indis-î pensable, ce qui est contesté, qu'on la crée * n'importe où, mais non à Gand, où les Alle-ï mands l'ont fait éclore sous l'empire de la force, de la brutalité même à l'égard de son . corps enseignant. La dualité universitaire s dans notre ville sera la source de perpétuels conflits pour le corps professoral, les étudiants et la population elle-même. Des gens de tous les partis disent bien haut que si c'est pour cette besogne néfaste que le 3 gouvernement est revenu au pays, il débute i malencontreusement en jetant au sein de la ; Flandre le plus dangereux brandon de dis-[ corde. ( Il semble oublier que c'est le casque prussien qui a présidé à l'inauguration avec son arrogance coutumière. Les manœuvres auxquelles les traîtres flamingants ont eu recours pour fournir à l'université boche une centaine d'étudiants, dési-l reux uniquement de se soustraire aux réquisitions odieuses de l'ennemi, sont assez dé-; monstratives de l'inutilité de cette institution . au point de vue scientifique et social. Un mouvement s'élabore pour obliger les séna-, teurs et députés de tous les partis de déclarer d'avance par un oui ou par un non catégorique s'ils voteront la déchéance de l'université ancienne, que des savants réputés tels que Laurent, Plateau, Massau, Van Bambeke ,-ont illustrée. L'action patriotique. L Ce dimanche matin s'est tenue une assem-1 blée générale bien originale : celle d'un or-3 ganisme patriotique qui a fonctionné à Gand 1 pendant de longs mois, sans que ceux qui en c faisaient partie se connussent et surtout sans 5 que l'autorité allemande parvînt à le décou-l vrir et en châtier les rouages. j C'était un centre de résistance énergique à l'oppression allemande. Par les plus ingénieuses combinaisons, un petit groupe d'hommes dévoués, sans mandats politiques, composé d'intellectuels, de professeurs et d'autres personnes. occupant des situations indépendantes, parvint à lutter secrètement contre les mesures arbitraires allemandes : encourageant par tous les moyens les victimes des excès de pouvoirs, notant les faiblesses, pu-. bliant des tracts patriotiques, reproduits se-t crètement à douze mille exemplaires et dis-bués par des centaines de mains sûres et discrètes, répandant dans la population étonnée 5 un journal imprimé intitulé : L'Autre Cloche, " qui prodiguait de réconfortantes paroles et i de sages exhortations. î Aujourd'hui que la liberté est rendue aux fondateurs de cette œuvre, dont les services . furent énormes, ils se sont démasqués eux-mêmes et ont soumis à l'assemblée leur labeur, qui est aussi brillant que surprenant. Aux acclamations unanimes, il a été décidé ' que l'œuvre de résistance à l'Allemagne de-' vait continuer dans tous les domaines et si les projets de représailles esquissés peuvent t se réaliser, les Teutons n'auront qu'à bien se , tenir. Tout cela démontre combien l'attitude î de la population gantoise a été énergique et . pure pendant l'occupation de la région d'étape et combien elle sera ferme pour s'opposer à toute mesure législative, administrative ou scientifique de nature à affaiblir l'union patriotique que la guerre a créée et que l'adversité a entretenue. LE ROI AU PALAIS DE JUSTICE ^ On a travaillé d'arrache-pied depuis quelques - jours au Palais de Jusiice pour faire disparaître 3 les traces de l'occupa l ion allemande et ce n'a . pas été chose aisée : il fallait à tout prix que le Palais fît ligure présentable pour la visite du 4 Roi. 3 Le grand escalier d'honneur conduisant à la - Cour de cassation est recouvert d'un immense s tapis; des deux côtés, des plantes ornementales s garnissent tout le parcours que suivra le cortège royal, des tentures masquent les portes bri- [ sées, des drapeaux belges, des écussons, et des étendards aux couleurs alliées surmontent les „ colonnades. J La salle des audiences solennelles est com-, plètement transformée : les s èges des conseil- - lers sont disposés dans le sens de la largeur, ce s qui a permis d'ériger un trône en face du fau- - teuil présidentiel. On a habilement dissimulé, à l'aide de tapis et de draperies, les déprédations que les soldats, qui ont campé dans la salle pendant des mois, ont causé au mobilier. La Cour et le Parquet de cassation sont au grand complet- Dans l'assistance on note : la Cour et le Parquet d'appel, le Tribunal et le Parquet de première instance ; les membres de la Cour d'appel de Douai, les m nistres, de nombreuses personnalités du barreau ayant à leur tète les bâtonniers Ilanssens et Theodor et les membres du Conseil de l'Ordre. Parmi le barreau on remarque M. le bourgmestre Max, en robe, et de nombreux avocats en uniforme. A onze heures, le Roi arrive en automobile. Il est en tenue de campagne et accompagné de deux officiers d'ordonnance. M. le premier président Van Iseghem, M. le procureur général Terlinden et les membres de la Cour s'avancent à sa rencontre et le conduisent dans la salle d'audiences. Le Roi y est longuement acclamé. M. le premier président Van Iseghem le salue en ces termes : Bire, Votre Majesté, en qui se personmîie ce qu'il y a de plus auguste en- ce monde : le Droit, a voulu venir présider à ta reprise de nos travaux (len ce Palais d'où le Droit avait été cliassé par la Force. Au nom de la Cour de cassation et de toute la magistrature, je La remercie du grand Honneur qu'Elle nous fait. Je suis heureux d'être en même temps leur organe pour Lui dire avec quelle joie nous nous associons aux acclamations enthousiastes qui L'ont accueillie à sa rentrée dans sa cap.taie et affirmé l'amour, l'admiration et la gratitude de tout un peuple. Il y a plus'de quatre ans, un grand et puissant empire, poussé par l'esprit de domination et de conquête, dont chaque agrandissement a été la conséquence d'une spoliation, entrait en guerre avec ses voisins et violant la toi des traités, adressait à la Belgique des piopositior.s déshonorantes, appuyées sur des menaces brutales. Les nobles et tières paroles par lesquelles, en la journée hirtorique du 4 août 1914, le Koi, gardien de l'Honneur national, repoussa cette insulte et releva ce déli, resteront gravées a jamais dans le cœur des Belges. Déjà l'iniquité était consommée. Les armées ennemies avaient envahi notre territoire comme un raz de marée, semant partout sur leur passage la dévastation et la mort, brûlant des villes et des villages, massacrant de paisibles populations. .Mais l'ennemi avait compté sans la valeur de nos braves soldats qui, forts de Ta justice et de la sainteté de notre cause, parvinrent à retarder la marche de l'envahisseur, à déjouer ses plans et arrachèrent au monde civilisé, témoin de leur vaillance, un cri d'admiration et de reconnaissance. Cédant ensuite devant le nombre, nos troupes s'établirent sur les rives de ce petit fleuve de la Flandre maritime, l'Yser, hier encore inconnu, célèbre^ aujourd'hui à l'égal des noms les plus fameux C'eai là pt-rxlaiit quatre années, électriSêeS par l'héroïsme du Roi, elles repoussèrent toutes les attaques des troupes les plus aguerries de l'Allemagne, jusqu'au jour où elles prirent, avéc l'aide de nos fidèles alliés, l'irrésistible offensive qui contribua puissamment à amener la défaite écrasante de ceux qui, dans leur orgueil, s'étaient flattés de devenir les maîtres du monde, et à sauver ainsi la civilisation et la liberté. La cryjse du Droit triomphait enfin ; le Roi et son armée avaient reconquis l'indépendance de la Belgique! Le colosse était abattu. T1 s'était appuyé sur la ruse, la force et l'injustice, et rien de durable ne peut se fonder sinon sur la Vérité, la Justice et le Droit! Pendant ces longs mois d'anproisses et de souffrances, tandis que nos frères luttaient héroïquement contre un ennemi supérieur en nombre et versaient leur sang pour leur pays, r.ous vivions ici,séparés d'eux par un mur d'acier, 60us un joug odieux, traqués, espionnés, rançonnés, menacés à chaque instant dans notre liberté et dans notre vie. Elle est douloureusement longue la liste de nos compatriotes fusillés — martyrs de la plus sainte des causes — des Belges de toute condition, de tout fi?e, maltraités, emprisonnés ou déportés, de nos villes de nos villages et de nos monuments incendiés, des habitations livrées au pillage, des usines d'où l'ennemi enleva les machines, les matières premières et les produits ou qu'il démolit au ras du sol. Les établissements d'instruction même lie furent pas épargnés et l'incomparable Bibliothèque de l'Université de Louvain disparut dans un incendie allumé par nos ennemis. La population civile, restée en pays occupé, ne se laissa ni séduire par les avances de l'occupant, ni contraindre par ses violences, ni décourager par des journaux qui n'avaient de belge que le nom. iElle était soutenue dans son invincible résistance par son admiration pour son grand roi et par le fortifiant enseignement de son exemple. La magistrature et le .barreau, unis dans un patriotisme fervent, restèrent courageusement è leur poste, s'elîorçant de conserver aux justiciables les bienfaits de la juridiction nationale aussi longtemps que le leur permit le souci de leur dignité, de leur honneur et de leur indépendance. Ils élevèrent la voix pour protester contre les actes attentoires au Droit émanés de l'occupant. 'Mais lorsque des Belges, traîtres à leur Patrie, profitant de nos malheurs, complotèrent avec nos ennemis pour seconder leurs desseins de conquête, déchirer la Belgique et jeter la division parmi ses enfants, lorsque l'action de la justice pour la répression de ce crime fut entravée et les magistrats de la Cour d'appel de Bruxelles frappés pour leur fidélité à leurs devoirs et à leur serment, nous revendiquâmes hautement notre prérogative essentielle : l'Indépendance du juge, et nous suspendîmes nos audience^. Nous les reprenons aujourd'hui dans la joie enivrante de la délivrance ! Et nous portons nof= regards confiants vers l'avenir, profondément pénétrés de la nécessité de mettre en pratique ta devisa de nos immortels constituants : (Je n'est pas trop de l'union de toutes les forces nationales pour reconstruire noire chère patrie réparer ses ruines et restaurer sa vie économi que. Dans l'admirable discours qu'il a prononcé vendredi devant les représentants de la nation le Roi a montré au pays la voix que doit suivre une démocratie sage et laborieuse. La magistra ture promet solennellement de s'associer à cer efforts dans le domaine que notre pacte fonda mental assigne à l'activité du pouvoir judi ciaire. Elle sait que, suivant le mot d'un granr' publicisté, c'est le pouvoir judiciaire qui es' principalement destiné dans les démocraties être tout à la fois la barrière et la sauvegard» du peuple. Elle sait aussi qu'à mesure que I; liberté augmente, le cercle des attributions de tribunaux va s'élargissant, et que la justic< pour être pleinement iuste, ne doit pas trop se ■■DBUMBaBnBDBmBBHBSBOBBSIDBHBEmMH faire attendre. Aussi est-elle décidée à apporter tout son zèle et toute son activité à expédier l'arriéré important qui s'est formé pendant la cessation forcée des fonctions judiciaires, et les nombreuses causes nouvelles qui ne manqueront pas d'encombrer les rôles. Elle compte, pour atteindre ce but, sur le concours dévoué du barreau et sur les heureux résultats qu'elle i attend de réformes dans l'organisation judi-1 ciairo et la procédure. Sire, Sur les champs de bataille où ils combattaient noblement pour la patrie, le Roi et sa vaillante armée servaient un idéal et glorifiaient le Droit ! Une ère nouvelle s'annonce; ce qui avait semblé une généreuse utopie, ce qui fut le rêve d'Henri IV, de l'abbé de Saint-Pierre et de tant d'autres esprits élevés, deviendra enfin une réalité ■ la Paix universelle par l'union des peuples, par l'établissement d'institutions internationales destinées à prévenir et empêcher les guerres et dont les décisions auront des sanctions efficaces. La Force sera mise définitivement au service du Droit! Et sous le rayonnement fécondant de la p:.ix assurée, notre chère Belgique sortira de et 'te cruelle épreuve plus grande, plus belle et pl is prospère dans la Liberté, la justice et la Futernité. M. le procureur-général Terlinden se lève alors et prrnonce ce discours : .Messieurs, vous partagez mon émotion. Ne s voici rentrés dans ce palais sur lequel flotte de nouveau le cher drapeau que la tyrannie <e l'étranger en avait arraché et d'où la Foret, un intant triomphante, avait arraché le Droit. , .Nous voici rassemblés dans cette salle de nos réunions solennelles, profanée par l'ennemi, dont il avait fait un corps de garde et dont les marbres et les meubles portent encore les traces de sa brutalité. Le Roi, notre grand Roi, est au milieu de nous. Il ,i daigné se souvenir de ce que nous avons endu é et il tient à présider à la reprise de nos travaux. Jamais, qu'il me permette de le lui dire, la magi'rature belge n'oubliera cette preuve in-estfn able de la bienveillance royale et l'histoire dira qu'un des premier soucis d'Albert le Victorieux, rentré dans sa capitale, a été de rendié au pays la justice que l'Allemagne y avait supprimée. Ah Ijoui, cette heure nous paye de tout ce que nous avons souffert. iM. le premier président vous a dit, en quelques mots émus.le martyre de la B inique. Il faudrait une vie d'homme pour tout [rire. Mr.t* c'est déjià la passé! Fir , l'oppression, finie la servitude, finies les rérnjons secrètes, les correspondances à mots com.Y*!- et les conversations à voix basse; fini " < _..t «j,! 1. lp,i>]omainH incertains; fini le règne de l'espionnage et de la délation. Nous sommes libres, libres, libres enfin ! Ah. qu'il est bon de le redire et de faire résonner à nos oreillles les syllabes de ce grand mot de liberté, auquel quatre-vingt-quatre années de prospérité sans é?ale nous avaient tellement habitués que nous n'en sentions plus l'ineffable douceur. La Belgique sort de la lutte grandie et glorieuse: l'univers entier met chapeau bas devant nous ! C'est pour le Droit que nous avons lutté contre un céant qui semblait invincible. Mais c'est le Droit qui triomphe et refleurit glorieux sur notre sol. Notre triomphe n'est autre chose que le triomphe du Droit et c'est le Dro: ;ue je veux aujourd'hui glorifier. Vous avez largement coopéré, mes chers col-lèsrues, à ce triomphe, et en vous le disant je voudrais que ma voix parvienne à tous les ma-£ri=trat<? et. 'à tous les bârreaux du pays, car c'est d'eux tous qu'ici je veux parler. Je dirai un jour votre long calvaire. Il faut que le pays sache ce que la magistrature bel<?e a souffert pour lui conserver justice. Pendant longtemps. nous avons tout enduré: nos prétoires envahis et salis, nos bibliothèques dévastées, notre action à tout instant naralysée. nos privilèges méconnus, nos collègues injustement frapnés et amenés en captivité. ■Mais il ne s'agissait alors que de nous, et ce que nous endurions, nous le souffrions pour nos compatriotes déjà si malheureux. Mais un jour un soudard brutal, rvre de despotisme, se trompant peut-être sur les causes de notre longanimité et de notre patience, après avoir touché à nos personnes, osa, dans un moment de folie, toucher à la justice. Ah' messieurs, quel sursaut! D'un magnifique élan, sans une hésitation et sans une défaillance, vous avez montré que la magistrature belge était digne de son Roi. de ses soldats, de la cause pour laquelle la (Belgique saignait à flots. Vos délibérations retentissantes ccmme un soufflet ont fait le tour du monde et partout ont provoqué d'enthousiastes ovations. Les macristrats et les barreaux belges ont porté (à l'Allemagne, alors an sommet de sa puissance, et aux traîtres dont elle se servait contre nous, un coup dont — tant qu'on lira l'histoire — jamais ils ne se relèveront. Certes, nos concitoyens ont souffert un peu plus. Qu'importe! Pendant dix mois, il n'y a plus eu,en Belgique, place que pour les mauvais citoyens et pour les malhonnêtes gens; qu'importe encore. La justice était sauve. Le Droit pour lequel nos îfils sont morts avait le dernier mot. H nous reste une lourde tâche à remplir; nous avons à réédifier la Belgique. Tous. Messieurs, promettons-le au Roi, nous saurons nous y mettre, nous n'avons plus qu'un souci- celui de servir la patrie. La guerre a eu une influence néfaste: parmi les maux qu'engendre la servitude, se trouve l'abaissement de la moralité publique. Pillées et affamées par un ennemi impitoyable et pai =es suppôts, nos populations se sont mises er défense; elles se sont servies^des seule* armes qu'elles pussent opposer à leurs bourreaux: la dissimulation et la fraude, et il s'est fait ainsi que les limites du juste et de l'injuste sont devenues bien imprécises. Que de Belges seront tentés de se demander pourquoi ce qui était hier licite ne l'est plus aujourd'hui ! A nous d'y porter remède. Pendant quelque • temps il faudra une rigueur exemplaire. Et maintenant, soyons tout, à la ioie et à l'es noir. L'avenir nous payera de nos longues souffrances.Rappelons-nous cependant ceux des nôtres è qui la mort impitoyable n'a pas permis de vivre ce beau jour ! Nous ne perdrons jamais le souvenir de ces chers disparus. Faut-il que je vous rappelle nos morts glorieux, les membres de la grande famille judiciaire tués A l'ennemi ou assassinés par lui ? Ayant juré de vivre pour le Droit, ils sont morts pour le Droit. Honorons leurs noms comme on honore les noms des héros et des martyrs. Nous avons la bonne fortune de voir assister à cette audience les membres de la Cour d'appel de Douai, chassés de leurs foyers. Je salue en eux la magistrature française qui,; elle aussi, a beaucoup souffert, mais qui, comme nous, n'a pas transigé avec l'ennemi, ni désespéré de la victoire. Quand, (Messieurs, vous serez rentrés dans votre beau pays, vous direz à vos compatriotes que la Belgique n'oubliera jamais ce que ses grandes sœurs la France, l'Angleterre et les Etats-Unis ont fait et souffert pour la liberté de l'Europe. Je vous convie tous à acclamer le Roi, la Reine et les enfants royaux. Vive le Roi ! Toute la salle se lève et acclame^longuement le Roi, les magistrats agitent frénétiquement leurs toques et le spectacle de ces robes rouges et de ces robes noires qui s'agitent dans les feux des globes électriques est vraiment imposant. M. le bâtonnier Ilanssens prend ensuite la parole, au nom du barreau de cassation. Quand, au régime de pillage a succédé le régime d'occupation, on a mi? tout en œuvre pour achever notre pays. On a fait périr des Belees par milliers pour instaurer un régime de terreur. Ceux qui avaient fait serment de respecter là propriété privée ont saccagé des villes entières, pillé nos maisons, fait main basse sur tout. Alors que les peines collectives étaient proscrites. le moindre sursaut de patriotisme servait de prétexte pour frapper les villes d'amendes formidables. Ils nous ont obligés à leur fournir des matières premières pour fabriquer leurs munitions; ils ont obligé nos populations « travailler pour eux jusque sous le feu des batteries; ils ont volé i l'encaisse de nos banques. Ils ont réglementé tout par des décrets qui n'avaient de lois que le nom. alors que dans notre pays tous les pouvoirs doivent émaner de la nation. Ils ont voulu obliger la magistrature "à man-ouer à son serment de fidélité à la Constitution; ils ont arrêté les travaux de la justice et nous ont fait la suprême injure d'installer ici même une parodie de la justice. Le Droit de demain différera du Droit d'hier, mais nous pouvons nous réjouir tous de ce que le Droit soit ressuscité. Sire, il n'est pas possible d'évoquer l'idée de la barbarie terrassée par le Droit, sans rappeler celui qui fut l'artisan de la victoire, lïf champion du Droit nouveau. De même, il est impossible d'évoquer une idée d'humanité et de bonté sans y associer l'image de la Reine. Qu'il nous soit permis de l'associer à notre hommage. La salle entière crie : « Vive le Roi ! Vive la Reine! », puis l'audience est levée. Le Roi se fait présenter ensuite les magistrats français : il est alors reconduit avec le même cérémonial. A midi et demi le Roi quitte le Palais ; la foule, très nombreuse, l'acclame longuement, tandis que son automobile s'éloigne à toute allure. LA VILLE Un ordre du .jour du Roi à l'Armée. Notre Souverain a adressé à l'armée belge, à l'occasion de la libération du territoire, l'ordre du jour que voici : Officiers, sous-officiers, soldats 1 Vous avez bien mérité de la Patrie! Votre ré-! sistance héroïque à Liège, à Anvers, à Naraur, a imposé à la marche des hordes ennemies un retard qui devait leur être fatal. Pendant plus de quatre années, vous avez âprement défendu dans les boues de l'Yser le dernier lambeau de notre territoire Enfin, achevant de forcer l'admiration universelle, vous venez d'infliger à l'ennemi une sanglante défaite. L'oppresseur qni terrorisait nos populations, profanait nos institutions, jetait aux fers les meilleurs de nos concitoyens, exerçait partout l'arbitraire et le despotisme, est définitivement vaincu. L'aube de la justice s'est levée ; vous allez revoir vos villes et vos campagnes, vos parents et tous ceux qui vous sont chers. La Belgique reconquise par votre vaillance vous attend pour vous acclamer. Honneur à nos blessés 1 Honneur à nos morts ! Gloire à vous, officiers, sous-officiers et soldats ! Je suis fier de vous. Je vous ai demandé beaucoup; toujours vous m'avez donné votre concours sans compter. La gratitude et l'admiration de la nation vous sont acquises. La Reine des Pays-Bas vient d'adresser à l'administration communale de Bruxelles, le télégramme suivant en réponse aux félicitations qui lui ont été adressées à l'occasion de la délivrance de la ville de Bruxelles : M. Maurice Lemonnier, bourgmestre ff. de Bruxelles. Très sensible au bon souvenir que la Ville de Bruxelles a conservé à mon peuple et à moi. Je tiens à lui réitérer en ce moment historique l'assurance que mon peuple a été sinoèrement heureux d'accorder l'hospitalité fraternelle que les Belges ont trouvée en Hollande. (Signé) (Wilhelmini. Le Roi d'Espagne et le Roi et la Reine de Danemark ont adressé au bourgmestre de Bruxelles d'affectueux télégrammes de félicitations à l'occasion de son retour dans la capitale. Le Roi d'Angleterre vient d'adresser le télégramme suivant à l'administration communale de Bruxelles, en réponse aux félicitations qui lui ont été envoyées à l'occasion de la délivrance de la ville de Bruxelles : M. Maurice Lemonnior, Bourgmestre fF. de la ville de Bruxelles, A l'heure triomphale pour la cause sacrée du Droit, ce m'est un plaisir infini d'accueillir les salutations de la noble Ville de Bruxelles, et je vous remercie, Monsieur le Bourgmestre, au nom d\i peuple britannique, des paroles généreuses que vous m'avez adressées. Les souffrances et l'héroïsme des vaillants habitants de Bruxelles pendant ces longues années de guerre seront à jamais mémorables. Kt je me réjouis de plein cœur avec la Belgique dans sa libération d'une cruelle tyrannie. (Signé) George R. I. L'administration communale de Bruxelles vient de recevoir de M. Brand Withlock, ministre d'.Amérique, le télégramme suivant en réponse aux félicitations que la ville deBruxelle« lui a adressées, le 17 novembre, à l'occasion ae la délivrance de son territoire : " Monsieur Maurice Lemonnier, Bourgmestre ff. de Bruxelles. Votre télégramme qui m'annonce la libération de notre chère ville de Bruxelles, m'apporto la plus grande joie et je vous en exprime toute ma gratitude. Je salue et félicite Bruxelles délivrée et je vous prie d'être mon interprète auprès de vos collègues et de la population tout entière pour leur exprimer le sentiment ému de son inaltérable dévouement. Mon cœur est resté avec vous tous pendant cette longue absence et il me tarde de vous voir. Mme Brand Withlock me prie de vous faire part de sa gratitude pour l'nonneur que vou* lui avez fait, elle se réjouit avec moi de vous re-voir..(Signé) "Withlock, Ministre d'Amérique. ua Municipalité de Lima (capitale du Pérou), réunie en séance solennelle, a décidé d'offrir «à la Ville de Bruxelles, en témoignage d'admiration pour le bourgmestre Adolphe Max, une médaille commémorant la rentrée du roi Albert dans sa capitale. Notre ministre des Affaires Etrangères» fait parvenir à M. Pichon, ministre des Affaires Etrangères français, un télégramme ainsi conçu : En ce jour, où les couleurs françaises se déploient à nouveau'dans le ciel de Metz et de Strasbourg, la Belgique entière partage l'allégresse de tous les Français et des populations li-i bérées après un demi-siècle de servitude et enfin réunies à la patrie commune. Notre pensée suit votre noble armée dans sa marche triomphale à travers ces vieilles et fidèles provinces françaises. Au nom du gouvernement belge et de tous mes compatriotes, je prie Votre Excellence de vouloir bien transmettre au gouvernement de la République mes félicitations les plus chaleureuses. (Signé) Hymans. M. Stephen Pichon a répondu à M. Hymans dans les termes suivants : Dans le même moment où les couleurs françaises flottent de nouveau sur Metz et Strasbourg, la vaillante armée belge, commandée par ■ son Roi, rentre dans sa capitale au milieu de la joie populaire. Je suis heureux d'associer ces deux grands événements en vous remerciant de votre si amical télégramme et en m'associant de tout cœur à votre bonheur et à celui de la noble Belgique. <Signé) Pichon. Notre nouveau ministre de la Guerre, M. Masson, n'était pas encore rentré en Belgique, et re retard pouvait donner lieu à quelque inquiétude.Mais M. Masson est revenu dimanche soir : innuiet sur le sort réservé à ses prisonniers de Celle-Schloss, le député de Mons n'a voulu quitter celte prison qu'avec le dernier d'entre eux, bien qu'on lui eût annoncé, il y a quinze jours déjà, qu'il était mis en liberté. M. Hymans, minisire des Affaires Etrangères, a pris possession hier des locaux de son département. Jusqu'ici le personnel du ministère est très modeste : il se compose d'un secrétaire et d'un huissier, mais le ministre attendait l'arrivée d'un train qui doit amener du Havre trois cent quarante personnes, fonctionnaires de tous ranss, ainsi que les archives du département. Par le même train une soixantaine de membres du corps diplomatique rentreront à Bruxelles. On sait que le ministre de France est le premier di-, plomale arrivé ici. Les ministres d'Angleterre et des FJa's-Unis l'ont suivi de pr's. Le ministre du Brésil, M. Baros Morrera, et le ministre du Japon, M. Adatchi, deux grands amis de la Belgique, ont fait le voyage en automobile; ils sont arrivés juste à temps pour assister, en costume de voyage, à la séance de la Chambre. Les gauches libérales de la Chambre et du Sénat se réuniront en séance plénière jeudi matin, à 10 heures, au Palais de la Nation. Immédiatement après cette séance, les groupes politiques de la gauche se réuniront séparément. Les blessés belges, actuellement en traitement en France, seront ramenés en Belgique aussitôt que leur état le permettra. Ils passeront leur convalescence à La Panne, où l'on construit a< tuellement desbara uements, confortablement aménagés, qui pourront héberger 7000 pensionnaires. C'est le docteur Lepage qui sera directeur de cet hôpital provisoire. On va appeler sous les drapeaux tous les hommes ayant moins de quarante ans ! Telle est la rumeur courant parmi le public. Mettons les choses au point. Sous peu, — il faut d'abord que cela soit voté par le Parlement, sous le nom de loi sur le contingent — seront appelés au service les jeunes gens nés de 1894 à 1899, soit les six plus jeunes classes, ou environ 200,000 hommes. La proposition de loi qui sera s jumise aux Chambres porte, en plus, que tous les hommes de 1879 à 1893 inclus, seront déclarés » mobilisables », c'est-à-dire qu'ils «pourront » être mobilisés si la nécessité s'en impose. Or, comme cette dernière éventualité est per probable, j. Pour aider la Belgique à reconstituer rapidement son cheptel, la Fédération hollandaise du Bétail vient d'ouvrir une souscription, dont le produit servira à offrir au gouvernement belge des bestiaux d'élevage.' Du Comité national : Cet avis aux évacués et réfugiés Français en Belgique ; Des divers renseignements parvenus h la Légation de France, il résulte que la situation du ravitaillement dans la région libérée du Nord de la France, notamment dans la région de Lille. Douai, Valenciennes et Cambrai, est loin d'être assurée par suite du manque de moyens de communication ; l'état sanitaire dans ces régions serait également peu satisfaisant. Les évacués et réfugiés français doivent donc -prendro patience pendant quelques jours encore, jusqu'à ce que les moyens de communication soient rétablis et que les mesures nécessaires puissent être prises pour leur rapatriement et leur ravitaillement ultérieur. Ils seront prévenus le plus tôt possible de la date à partir de laquelle leur retour pourra s'effectuer dans des conditions satisfaisantes ; ceux qui se mettraient en route sans attendre cet avis, s'exposerrient à de graves inconvénients.

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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