La gazette

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s.n. 1914, 06 Août. La gazette. Accès à 28 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/cj87h1fk2h/
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L Jeudi 6 Août 1914 2Le numéro : CINQ CJETJWlTIfrrffïS partout l%n$J3ëïffîï -tance qui semble avoir surpris des Allemands %i qui répand pleinement en tous cas à l'attente le ceux qui connaissaient l'armée belge. « Excelsior » dit que l'on n'oubliera jamais le noble héroïsme de ïa Belgique et l'admirable courage de son Roi. (Le « Petit Parisien » dit que la Belgique, par sa défense intrépide, à laquelle- les AUlemands ne s'attendaient pas, a rendu un service énorme à la cause de la liberté européenne. Nul ne l'oubliera. Le « Figaro » dit : Ce sera un éternel honneur pour la .Belgique que le Destin l'ait ci pour répandre la première son sang dans la lutte que le droit et Qa justice vont entreprendre. La e Lanterne » dit que les «Belges ne sont peut-être pas de force à lutter par le nombre, mais qu'ils se sentent de taille à vaincre paT le courage. Us ont dit froidement à l'envahisseur : « On ne passe pas ! » Cela est beau et crâne. La ne fera devant l'histoire figure de grand peupla. La journée de mardi Le combat de Visé Mardi matin, on apprit à Liège que les Prussiens avaient franchi la frontière près de Stavelot et qu'ils se dirigeaient sur Visé. Le 2* bataillon du 12' de ligne, sous les ordres du major Collyns, qui occupait Visé, reçut Tordre de leur résister avant de se replier. Pendant la nuit, les soldats avaient fait sauter les ponts d'Argenteau et de Visé, celui d'Argenteau fut envoyé à fond de Meuse, celui de Visé s'effondra sur une longueur de 40 mètres. Vers 11 heures du matin, on apprit qu'unenombreuse cavalerie approchait ; les 450 soldatsdu bataillon furent alors répartis dans les emplacements abrités. Un premier peloton de uhlans s'engagea sur la route menant au pont ; ilfut accueilli par un .feu violent et presque complètement anéanti. L'infanterie allemande, quioccupait les maisons de la rive droite, ouvrtalors le feu contre nos soldats ; ceux-ci ripostrrent pendant près de trois heures, sans permeiiix Al le m• l'artillerieet quaiftj mitrailleuses, mais les Belges étant bien abrités ne subirent pas grand mal. Comme l'ennemi devenait de plus en plus nombreux, le chef du bataillon fit sonner la retraite, mais ce n'est qu'à grand'peine qu'il parvint à faire reculer ses hommes.La retraite se fit dans l'ordre le plus parfait et les Allemands, se sentant sous le feu des forts, n'osèrent poursuivre nos soldats et ceux-ci poursuivirent leur route en chantant le a Lion de Flandre ». Un petit peloton, commandé par un sous-officier et posté à proximité d'un poteau indicateur, découvrit un groupe de dix officiers d'état-major allemand ; le peloton,ouvrit aussitôt le feu et sept officiers furent atteints par les balles. Les Allemands avaient à Visé toute une brigade : deux régiments d'infanterie, de la cavalerie, trois bactéries de campagne et quatre mitrailleuses. On signale qu'ils ont tiré sur une civière portant le drapeau de la Croix-Rouge. Au cours de cet engagement, nos troupes n'ont eu que huit ou dix blessés, alors que l'ennemi a perdu environ quatre-vingts hommes, dont plusieurs officiers. Nos hommes ont fait preuve d'un courage, d'un calme et d'un sang-froid remarquables, et de nombreux civils se dietinguèïe»t en aidant la troupe. En auto vers Maestricht. — La vallée de la Meuse et Tongres. Nous avons quitté Hasselt mardi, à 2 heures après-midi, pour gagner Maestricht et si possible Visé en longeant la frontière belge. Nous allions contrôler de visu les bruits alarmants qui ont circulé concernant la présence des soldats allemands en Hollande. Tandis que la voiture file, légère et souple, entre les hauts arbres de la superbe chaussée, nous croisons des soldats belges, le livret de rappel glissé entre les boutons de la vareuse. Nous avons quitté Hasselt presque rassuré, devant l'inaction des Allemands. Au Teste, les groupes qui stationnent en conciliabule devant les seuils paraissent pleins d'anxiété. A Veîtwezelt, douane belge, on nous arrête. Il nous faut laisser là notre auto qui ne peut quitter le pays,et continuer à pied jusqu'à Maestricht dont les églises pointent à 3 kilomètres. C'est toujours le calme partout. Ici comme en Belgique, les vieillards, les femmes et les enfants sont occupés aux travaux des champs, tous les hommes valides ayant été appelés sous les armes. Nous voyons les premiers soldats hollandais aux portes de la viDe. Ils nous laissent d'arlr leurs passer sans bouger. A Maestricht Maestricht nous paraît d'abord parfaitement calme aussi. Des soldats des classes rappelées dans les rues, dans les écoles, dans les bâtiments publics. On nous dit qu'il n'y en a que quelques centaines. Nous téléphonons .à des amis pour leur donner rendez-vous. Ici, lo téléphone et le télégraphe sont restés en effet à la disposition du public. Place d'Armes, devant une colonne réclame, un attroupement. Un télégramme est affiché annonçant officiellement que l'Allemagne a déclaré la gueire à la Belgique. Et les gens s'indignent. Les Hollandais sont tous énergiquement pour nous. Le vilain geste de l'ogre allemand révolte tout le monde ici aussi. Des amis nous disent que l'armée hollandaise s'est massée au delà de Ruremonde, derrière la « Waterlinie », c'est-à-dire la ligne d'eau, prête à inonder le pays si les ennemis le menacent. Ils abandonneraient donc le Limbourg hollandais au passage des Allemands. Des groupes d'émigrants circulent, lamentables, par les rues, se hâtant vers la gaTe. Ce sont des Allemands domiciliés en Belgique qui quittent notre pays à la suite de la déclaration de gueTre. A la sortie de la ville, où nous sommes revenu pour regagner notre auto, nous en voyons des centaines groupés sur la chaussée vers Lanaeken et arrêtés par des gendarmes à cheval. L'impression est pénible. Il y a là quantité de femmes, d'enfants, de vieillards, pauvres êtres inoffensife, pleins de tristesse et d'affolement. Ils nous expliquent qu'ils viennent do Bruxelles, d'Anvers, de plus loin encore. Ils ont logé à Liège, d'où on les a dirigés par Tongres, Beverst, jusqu'à Lanaeken, où il leur a fallu entreprendre la route à pied, soit 6 kilomètres, jusqu'à la gare de Maestricht. Là des trains spéciaux les conduiront à Simpelveld d'où ils devront gagner à pied leur pays. Et beaucoup ne [cachent pas leur vif mécontentement de cette guerre odieuse contre un petit pays où ils vivaient heureux et paisibles. Mais le troupeau se met en marche sous la garde des gendarmes, suivi de charrettes de toute espèce où sont entassés les bagages. Ce sont les horreurs de la gueTre qui commencent! Vers Visé et Tongres Nous revoici en Belgique. L'auto glisse vers VroenhoYen.A Biempst,des cyclistes nous arrêtent. Ce sont des Hasseltois qui reviennent de Visé où ils ont voulu voir des parents soldats au 11* de ligne. Et ils nous disent la terrible vision qu'ils ont eue. Les ponts de"Visé et d'Argenteau ont sauté. Les Belges brûlent tout ce qui gêne le tir de nos forts. Le long des routes, des maisons, des bois, des meules de foin sont en feu. A Visé, la ville brûle en partie. Les Allemands seraient en marche vers Liège. Quelques 'secondes après, par une échappée, nous découvrons la vallée de la Meuse, Visé, le plateau de Hervé, les forêts de l'Hertogenwald, à moins de sept kilomètres. Et, en effet, la vallée de la Meuse est obscurcie par la fumée. On voit distinctement aux jumelles, et même à l'œil nu, des maisons qui brûlent à Visé et aux environs. Nous ressentons un coup au cœur, et une irrésistible envie de pleurer. Sous le ciel lourd, au milieu de c^£ campagnes couvertes de riches moissons, ce spectacle de dévastations entrevu pour la première fois sur le sol de la patrie, nous remue profondément. Des soldats nous arrêtent malgré nos coupefile. Nous sommes dans les Tayons des forts, il nous faut rebrousser chemin. Le canon tonne à longs intervalles. Il y a un réel danger. Nous revoici donc sur la grand'route de Maestricht vers Tongres. A tout moment, nos têtes se tournent invinciblement vers la vallée si belle et aujourd'hui si tragique, où nos soldats font leur devoir... A Tongres, nous passons sous les ponts du chemin de fer minés par le génie et prêts à sauter au premier ordre. La ville est tout anxieuse, les rues sont pleines de monde. On nous dit que le 12* et le 32* de ligne arrivés à Tongres lundi, à 7 heures du soir, en sont repartis peu après, à 10 heures du soir. Autour de Fléron Un Tédacteur du « Journal de Liège » écrit : Fléron, 4 heures. — Quinze régiments de cavalerie s'avancent vers Visé. Le 2' lanciers se replie vers Liège. Les uhlans sont signalés à 11 kilomètres d'ici. On les signale à Saint-Hadelin dans les petits chemins qui se dirigent vers Olne. Les patrouilles de lanciers continuent à battre i se font entenvers ±e Sud. Les «oups de carabine se succèdent. Dans le dédale des petits chemins, nous apercevons du haut de notre point d'observation une patrouille de lanciers. Ce sont ceux qui viennent d'avoir un engagement avec les uhlans. Les Belges remontent vers nous et nous crient en passant qu'ils ont tué un uhlan. De l'endroit où nous nous trouvons, on découvre un panorama immense. Les hauteurs de la -Baraque Michel apparaissent avec une netteté incroyable. Vers Spa, le magnifique domaine de Les Bioles se détache sur la masse sombre des forêts. e nos jumelles, nous ne découvrons aucun mouvement de troupes. L'air est cependant d'une grande limpidité. i 3 h. 30 Tetentit un coup de canon tiré par le fort de Fléron. Vingt lanciers remontent au galop des fonds de Freysse. Ils disent avoir tué quatre Allemands. ant nos yeux tout semble désert et, en as, on n'aperçoit pas le moindre uhlan. ndant ils viennent de passer à l'endroit on nous nous trouvons. Ils étaient vêtus de gris et portaient une lance ornée d'un drapeau blanc et- noir. NT ous les cherchons vainement ; mais le bruit a< nen d'un moteur nous arrête et au-dessus de nous, à près de 1,000 mètres apparaît un « Taube ». Il va vers l'est êi disparaît dans la direction de la frontière. 5 heures du soir. — A 4 h. 30, nous regagnons Fléron. Une brigade de deux cents travailleurs, porteurs de pelles et de pics, se dirige veTs Ayepour y creuser des tranchées. Une automobile transportant des télégraphistes, pilotée paT M. Piret, arrive de MicheToux, où ces messieurs se sont rendus pour détruire une installation de télégraphie sans fil. Ils n'ont pu accomplir leur mission et reviennent en déclarant qu'ils ont été empêchés par la présence des Allemands. Ceux-ci sont à Melen. Cachés dans des malsons du village, ils ont tiré sur des fantassins belges qui patrouiMaientyma-is nous ignorons s'il y a des victimes. Quand nous redescendons vers Liège, nous Tçncontrons le 9* de ligne qui bivouaque le long de la grand'route d'Aix-la-Chapelle. Puis, ce sont des batteries d'artillerie. L'animation est énorme sur toute la route, mais l'on ne constate aucun affolement. Des soldats chantent, on crie : t Vive F année ! », des tramways de la ligne EstOuest, archibondés, montent veTs les Plateaux de Hervé emmenant des centaines de travailleurs qui vont coopérer à la défense. Nous croisons des charrette» qu'escortent des piquets de gardes civiques. Ce sont des espions ou des suspects que l'on ramene vers L.ége. Tout le 'long de la route, c'est un défilé incessant de chariots, de voitures, d'automobiles emportant des vivres, des munitions qui s'acheminent vers les forts. Et tandis que nous entrons en ville, un aéroplane, un monoplan, évolue gracieusement audessus de la cité. C'est un belge, sans doute, car il se tient à une assez faible hauteur et, par conséquent, à portée des coups de feu. Ainsi s'acheva pour nous cette première journée de correspondant de guerre. Nous n'y trouvâmes aucune sensation forte, ni angoissante. A vrai dire, nous ne fûmes témoin d'aucune scène de carnage ou d'horreur et nous n'assistâmes à aucun combat tragique. Ce qui nous émut le plus, c'est la destruction des habitations autour des forts, c'est la détresse profonde de tous ces malheureux expulsés de leurs demeures, emportant leurs haTdes, leurs meubles, pour les mettre à l'abri de la destruction. Ce qui nous impressionna également, c'est le calme, la belle humeur de la population devant le-danger. A aucun moment nous n'entendîmes pToféTer un mot de crainte. Tout le monde semblait accepter l'enjeu de la lutte et être prêt à faire son devoir. Ce qui nous a beaucoup frappé au coure de ces premiers contacts avec l'armée allemande, c'est la tranquillité et l'audace de l'envahisseur. Tous les habitants de Hervé, de Xhendelesee, de Olne, de Battice que nous avons pu interroger,nous ont déclaré que les cavaliers allemands envahissaient le pays avec un calme extraordinaire. Tout d'abord, un groupe de cinq ou six uhlans étaient signalés, la carte à la main, e^arrêtant aux carrefours des routes, ile s'informaient, la plupart du temps en exceMent français, du chemin à suivre. Ils se montraient corrects avec d'habitant, ne faisaient preuve d'aucune arrogance. Et ce qui est à noter également, c'est leur audace." Si l'on pense que Xhendèlesse, SaintHadelin et Olne, où s'aventurent les patrouilles de l'armée envahissante, sont situés à moins de cinq kilomètres du fort de Fléron, H faut reconnaître que les Teutons sont des gens qui n'ont pas froid aux yeux et semblent avoir de lia mort un véritable mépris. Exploits de Scouts Le nommé Leyssens, L.-J., scout master de Powell Belgian Boy Scouts, groupe (M. J. Corbisier), s'est fait remarquer par sa belle conduite. Le 4 août, il a arrêté deux ingénieurs allemands qui se livraient à l'espionnage. Le 5 août, au matin, il a fait prisonnier un cavalier allemand dans les bois de Tilff. A son retour à Liège, il a été ovationné par les officiers et les soldats. Un combat à Lixhe Dans la matinée, les chasseurs à cheval de la garde civique qui se tenaient en observation sur la rive gauche de la Meuse, à Devant-le-Pont, aperçurent qui se dissimulaient sur l'autre rive, le long de la rampe du pont détruit, des uniformes ennemis. Aussitôt les chasseurs donnèrent l'alarme aux troupes belges abritées dans les maisons du village. Nos soldats ouvrirent un feu nourri sur les Allemands qui ne devaient point s'attendre à une attaque si soudaine. Les nôtres, de leur côté, ignoraient les forces de fceur ennemi. Celuici était soutenu par de l'artillerie qui lança des shrapnels dont les effets furent considérablement réduits par l'abri qu'offraient aux Belges les vieilles maisons. Des balles s'éparpillèrent en grand nombre. Le combat s'engagea ainsi très vif par-dessus les eaux du fleuve ; de paTt et d'autre, le tir se précipita, mais les nôtres, voyant les habitations n'offrir plus que des murs branlants aux projectiles allemands, se retirèrent sur Haccourt. Les avions Du « Journal de Liège » encore i Les exploits des avions belges et des avions ennemis nous sont peu connus. Des nouvelles contradictoires nous sont arrivées dans la soirée. Constamment des aéroplanes passent dans le ciel de Liège. Ou reconnaît les allemands a leur forme spé- d'un oiseau et ils font une large tache noire dans l'azur du ciel. Il y en a d'autres, cependant, et ceux-là nous réconfortent. Ce sont nos vaillants aviateurs qui les montent. Nous recevons de source sérieuse une information qui confirmerait qu'un aviateur allemand a été tué par le tir du fort d'Embourg. Atteint par les'projectiles d'un shrapnel, le Taube a piqué du nez sur le sol. Un de nos correspondants a vu une automobile dans laquelle un gendarme transportait la dépouille de l'Allemand. D'autre part, un curieux duel aérien a eu lieu entre les lignes des forts de Barchon et d'Evegnée. On vit au loin deux monoplans se poursuivre et tenter chacun de prendre de la hauteur. Us arrivèrent ainsi à évoluer presque audessus l'un de l'autre, en virant en cercles étroits. Soudain on aperçut une chose blanche qui se développait entre eux ; il semble que ce soit la fumée d'une grenade. Aucun des appareils ne tomba et leurs vols se perdirent. Les Allemands à Verviers Mardi soir, peu après 10 heures, une patrouille de uhlans est arrivée à Verviers, et s'est Tendue directement à l'Hôtel de Ville, où elle a été reçue par le major de la garde civique Olivier, qui portait le drapeau blanc parlementaire. Après une courte conférence avec le major, les uhians, qui n'étaient que les éclakeurs d'une importante force de cavalerie, sont allés rejoindre cette troupe, laquelle est, bientôt, entrée en ville suivie de l'avant-garde allemande. Les soldats allemands ont eu une tenue fort réservée et pas du tout belliqueuse, causant même aux curieux assistant à leur passage, et leur disant qu'ils ne faisaient que traverser la ■Belgique pour aller à la rencontre des Français qui arrivent par le Sud pour attaquer l'Allemagne. D'autre part, le général von Emmisch, commandant de l'armée allemande de la Meuse, a lancé une proclamation, dans laquelle H est dit : « C'est à mon plus grand regret que les troupes allemandes se voient forcées de franchir la frontière de Belgique. Elles agissent sows la contrainte d'une nécessité inévitable, la neutralité de la Belgique ayant été déjà violée par des officiers français qui, sous un déguisement, ont traversé )e territoire belge en automobile pour pénétrer en Allemagne. C'est de la sagesse et du patriotisme bien compris de la population qu'il lui dépend d'éviter à son pays les horreurs de la guerre. » La proclamation ajoute qu'il faut, à l'armée allemande, le chemin libre, et que les soldats payeront les vivres qu'il leur faudra prendre, ceQa en or monnayé. Les forces allemandes ont bivouaqué par toute la ville. Les soldats sont uniformément vêtus d'un uniforme gris poussière, chaussures comprises. La coiffure seule diffère pour distinguer les armes et Tégiments divers. Les uniformes des officiers ne diffèrent guère de celui des hommes : Hs n'ont en plus que de minces galons d'or cousus sur la manche ; les officiers d'étatmajor ont un ceinturon doré. A 3 heures du matin étaient entrés à Verviers environ 15,000 hommes, plus des batteries d'artillerie et de nombreuses mitrailleuses. JLM8 IOWELLES Le public attend anxieusement les nouvelles du théâtre de la guerre. Et il est extrêmement difficile de se procurer des nouvelles. Les communications télégraphiques et téléphoniques sont interrompues avec nos provinces de l'est. Les 'routes sont coupées. Les correspondants que nous avons dépêchés en auto, en motocyclette dans différentes directions n'ont pu se rendre au delà de quelques kilomètres de Bruxelles. Partout ils ont trouvé les routes gardées par la force publique et ont dû rebrousser chemin* Qu'on se mette bien en tête qu'il n'y a nullement lieu de s'alarmer de cette situation. Elle n'est qu'une conséquence naturetóe, nécessaire de û'êHat de guerre où nous sommes entraînés. Ir'aatorrte mpHtaire a besoin du plus grand 6eeret pour ses mouvements de troupes. Elle me peut les faiTe connaître sans donner à l'ennerm' des indications dont il ne manquerait pas de tirer parti. Et le silence, en cette mat&re, entraîne le silence sur le reste. Les journaux sont liés, d'ailleurs, par l'engagement d'honneur qu'ils ont pris de ne rien publier sur les mouvements de nos troupes sans ^'autorisation de l'étet-major. Et l'état-mafor, qui seul sait ce qui se passe, se tient sur la réserve, et pour cause. De là le laconisme forcé des informations authentiques. Il faut que l'on prenne patience et que l'on attende a vee confiance. Les nouvelles arrivées hier matin, concernant les combats livrés du côté de Visé, émanaient d'une correspondance particulière. Un journal liégeois, arrivé à Bruxelles dans la journée, a apporté des détails complémentaires. Nous avons reçu aussi de notre correspondant de Hasselt une intéressante lettre qu'on lira d'autre part. Il arrivera encore que les renseignements tant désirés ne seront apportés ici que par des moyens de fortune. Encore une fois, cela ne doit pas nous alarmer, ne pas altérer, surtout, l'excellent moral de la population. Ayons foi ! Nous ne saurions d'ailleurs assez nous défier des fausses nouvelles qui, à défaut des nouvelles vraies, foisonnent toujours en des circonstances comme celles-ci. D'une part, il faut compter avec les esprits trop enclins à accueillir, sans contrôle, les récits fabuleux et extraordinaires. D'autre part, il faut compter, surtout, avec l'intérêt énorme que nos ennemis ont à nous démoraliser, à ruiner notre précieuse confiance et notre admirable entrain. N'oublions pas que nous étions inondés de leurs espions et qu'il y a probablement encore ici quantité de gens de leur bord ayant pour missflon de jeter la terreur par des nouvelles alarmantes. Le procédé est familier à nos perfides et indignes adversaires. La folle n-istoire des eaux empoisonnées qui a épouvanté nos faubourgs dans l'avantdernière nuit, doit être de cette source. AussîT ne saurions-nous assez engager chacun à tenir pour suspect et dangereux tout individu qui se ferait l'écho de bruits alarmistes. Nous nous efforçons, quant, à nous, de ne publier que des nouvelles sûres, au risque d'exercer un peu la patience de nos lecteurs. Les renseignements que ile ministère de tla Guerre nous communique, à la fin de la journée de mercredi, confirment pleinement ce- que nous disons ci-dessus. Ils dépassent toutes nos espérances. Us montrent que nos soldats viennent de se o«virluiro crfrme d

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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