La gazette

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s.n. 1918, 01 Decembre. La gazette. Accès à 20 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/wd3pv6c281/
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IHmaneho lw Décembre 1918 JL,e numéro : J>I3T (JIU1STTTME-S partout en Belgique. 48* année.— N° 14. £UBG>I¥rcïEMEIV'FS S Les abonnements sont reçus auï bureaux du journal. Nous en ferons connaître prochainement les conditions que nous ne pouvons encoro ftxcr actuellement. LA GAZETTE A1WOXCE8 : ANNONCES ORDINAIRES : 50 centimes la petite liyne. RECLAMES (Après les spectacles) : 1 francs la ligne FAITS DIVERS (Corps du jotiriu.1) : 2 francs la li^e. (tin du journal) : 2 francs la li;,ne. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. Dur les annonces, s'adresser au service de la publicit RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, IWE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j ^TnistraUon \ '. \ '. Bill% PATIENCE! T1 y a des pens qui ont la mine longue. Ils so étonnés que tout le bonheur qu'on leur annonç; ne leur soit pas encore tombé du ciel. L'un d'e \iious a dit amèrement : — Je croyais que ça ntlait marcher comme s âes roulettes... Et pas du tout. I.a vie reste hc de prix. On ne fait rien pour la ramener à d conditions abordables. Kous sommes plus vol que jamais 1 .On n'établit même pas des pr maxima, ce qui serait si simple I Je suis à p près ruiné par la guen-e : on m'a pris mes m: «chandiscs, mes machines. Je croyais que j'all; tëtre indemnisé tout de suite. Et je ne vois ri venir. Je ne sais même pas à qui je dois r jilain Ire, comment je rattraperai ce que j perdu. Un détail, tenez. J'avais une provisii Se timlir^-poste, av;int la guerre. Ils ne so plus valables. On ne parle pas de me les re Jiourser. Je suis allé en acheter d'autres... J trouvé à la poste une queue qui, par la rue l'Kvèque, allait jusqu'au Grand Bazar. J'ai fait iile pendant trois heures... et je ne suis pas ; rivj au guichet. Nous en avons pourtant assez faire la ti'e!... J'ai voulu prendre le train po aller voir ma famille à Gand. J'ai fait la (ile e core pendant deux heures; et je n'ai plus trou de place. Les trams sont toujours aussi plei que naguère... Je croyais qu'on allait me rendre mon (ils, q est parti pour la guerre depuis le commencemei 11 a pu venir passer un jour avec moi; et pui 11 a dû retourner. Je n'ai pas de charbon, je n" jns rie gaz pendant le jour pour faire ma cuisin je n'ai pas... Nous lui avons répondu — et notre répon: s'adressait, en même temps, à une quantité < lecteurs de La Gazette qui veulent bien noi envoyer leurs doléances sur les mômes sujets c sur des sujets analogues : — Ch"r monsieur, un peu de patience I II e Trai qu'il y a une multitude de choses qui voi manquent et qui continueront sans doute à voi manquer pendant un bon petit temps. Il est vr que l'existence n'est pas redevenue, soudain, < que vous aviez rôvé qu'elle allait è re. Mas voi jouissez dija d'un inappré iable bienfait doi vous ne parlez pas. C'est d'être débarrassé d Allemands t « Trouvez-vous que ce ne soit rien 1 Vous êti trop avide de bonheur. A chaque jour suffit : tâche, F.t pénétrez-vous bien de la enose énorn que vous avez eue d'èfre débarrassé de ces gr dins-là aussi tôt I Si les choses, depuis leur il part, ne vont pas à la perfection, du moins r vont-elles pas plus mal, n'est-ce pas? Vous e conviendrez. Et représentez-vous que s'i étaient restés quelques jours de plus seulemen elles seraient.au contraire, ailées au désastre avi une foudroyants rapidité. Le charbon et la 11 mière nous auraient fait complètement défau Le prix de la vie aurait augmenté encore dar des proportions cruelles. L'hiver aurait con roencé dans des conditions désastreuses. Voi n'auriez pas revu du tout votre fils, que voi savez maintenant vivant et bien portant. Voi n'en auriez même pas reçu de nouvelles. » ci La ration de pain ne serait pas augmentée ni lesa'Tres non plus. Vous n'auriez pas le dro de parler librement, de récriminer contre le goi vernement et l'administration comme vous 1 faites maintenant : ce qui. est pour nous autre Belges, une satisfaction dont nous avons été le: rihlement privés. Vous n'auriez point vu la pas sionnante fête du retour ; vous languiriez toi jours sous l'oppression teutonne. Allons! Allons Ne vous plaignez pas trop tôt ; et résignez-vou à subir la réalité des choses. « La vie demeure chère? Qu'y voulez-vou faire? Fixer des prix maxima? Croyez-vous qu cela s»rvira à quelque chose? Voyez-vous, le pri des chos s, et des choses indisj ensables à la vi surtout, est déterminé par une grande loi contr laquelle les gouvernements ne peuvent rien, k aussi inéluctable à peu près que celle de 1 chute des corps. C'est la loi de I'ofl're et de 1 demande. Si un produit est demandé en plu grande quantité qu'il n'existe, qu'il ne peut êtr obtenu, fabriqué, livré, son prix monte. S'il e; ofl'ert, au contraire, en plus grande quantité qu': n'est demandé, désiré, son prix descend. C'es fatal ; et il n'y a rien à faire. C'est ainsi que I val 'ur des marchandises, quelle qu'elle soit, s'é tablit automatiquement en raison de l'intensil des besoins auxquels elles répondant. Tout a été hors de prix chez nous pendant I guerre, parce que tout y a été rare, que la de irunrïe l'a emporté sur l'offre dans des pro portions énormes. Nous ne pouvions riei importer que ce qui était destiné au Comité Na tional; ce Comité National même était mis à I portion congrue; et ceux qui devaient vivre ex clusivemeni des distributions qu'il pouvait fain ne viraient pas grassement, il n'est pas besoii de vous le rappeler. Pour le reste, pour ce qu produisait le pays, les prix montaient, mon taient, parce que, outre la clientèle belge, qu s'en serait fort bien accommodée, il y avait le Allemands qui raflaient tout ce qu'ils pou vaieut pour si ravitailler et ravitailler leurs fa milles. « Ils établissaient eux - mêmes des pri maxima. Mais ils achetaient à tout prix, sans ei tenir compte — sans compter tout ce qu'ils sa: sissai ;nt, réquisitionnaient en violation do tou droit; Et nombre d'honnêtes producteurs ou dé tenteurs aimaient mieux vendre cher aux occu pants que de vendre un peu moins cher au: Belges. C'était ai si, hélas! Si on le leur reprt chait, ils nous répondaient : — A quoi bon vendre au-dessous des prix qu je puis obtenir? Ce dont je me dessaisirai dan ces conditions sera accaparé par des spécul i teurs qui le revendront aux gros prix, qui réali ser ut le beau bénéfice à ma place : et c'est rao qui s; rai victime de la spéculation. » On cachait donc tout ce qu'on pouvait, e un ne le cédait qu'à condition d'en tirer le plu gros prix possible. C'était honteux; mais c'éiai comme cela ! Ç'( s' pour cette cause que, pour s-procurer un peu de farine, de beurre,île graisse quelques pommes de terre, il fallait l'acliete soi.s le manteau, à des prix fabuleux. Or, si toutes les rigueurs de l'autorité occu pnn'.e ne sont point parvenues à maintenir le I i'ix à un niveau alwdable, comment voulez VOUS que la fixation de prix maxima puiss iexer cer une influence sérieuse auj ntrd'hui que 1 ErouTernenient ne pourra re. oui'ir aux peine draconiennes que les occupants avaient établie peur les maintenir. Attendez donc un peu! les producteurs et le: accapareurs, qui ont c!-es foi iuncs énormes, m sont pas encore pressés de lâcher leurs stocks Soit! Mais les Allemands sont partis: cette clien tèle leur échappe; les arrivages d'outre-mer se multiplient, se développent; ils vont bientôt exercer leur influence régulatrice ; nos paysans, nos marchands de bétail et les autres ressenti-, ront bientôt les effets de la concurrence et seront . bien forcés, quelque chagrin qu'ils en aient, de traiter à des prix raisonnables. Ils comprendront que cela vaut mieux que de laisser gâter leurs marchandises. Si riches qu'ils soient devenus, si 1]r résolus qu'ils soient à nous tenir la dragée haute, rs il faudra bien qu'ils reviennent à la raison, es " Il faut aussi laisser à l'Administration le és temps de restaurer ses services délabrés : sa ix tâche est rude évidemment. Et puis, si le gou-;u vernement ne nous donne pas tout de suite ce ir- que nous attendons de lui, c'est aussi que nous is avons cru trop naïvement qu'il dispose de pou-în voirs surnaturels, qu'il psut réaliser înstantané-le ment des miracles. al n C'est une de nos plus naïves erreurs moder-111 nés de croire aveuglément à la toute-puissance nt et à l'infaillibilité de l'Etat, de l'invoquer à tout n- propos, (te vouloir qu'il se substitue à nous en ai toutes choses et accomplisse tout ce que nous ne Je sommes pas capables de mpner à bonne (in. Le la gouvernement devrait faire ceci ! Pourquoi le r- gouvernement ne fait-il pas cela 1 On dirait qu'il le est dépositaire de la toute puissance et qu'il a "" remède a tout. c La plupart des hommes se font une idée très is P™ ne"e ce que c'est, en réalité, qu'un gouvernement. Cela se compose d un petit cercle . d'hommes, appelés ministres, qui sont censés J1 tout savoir, tout pouvoir, mais qui, générale-ment, connaissent peu — ne peuvent du reste s: connaître—si iivtelligentsqu'ils soient, les innom-jj1 brables questions techniques dont s'occupent leurs départements. Au-dessous d'eux, des fonctionnaires dont certains sont méritants, capa->e blés, nous le voulons bien, mais dont beaucoup le ne sont ni des travailleurs très actifs, ni des spé-îs cialistes bien éminents. parce que les hommes u actifs et éminents trouvent dans l'industrie privée des situations bien plus avantageuses que 5t dans les bureaux, où l'on entre et où l'on is esl. poussé surtout par la protection, où l'on is goûte surtout l'avantage des positions de tout ii repos. o Notez que l'administration n'a jamais rien is inventé. Toutes les grandes découvertes lui sont it étrangères. Elle les a accaparées quelquefois, îs dans les monopoles d'Etat, mais son action alors a été plutôt désastreuse, puisqu'elle a supprimé, >s ''6S branches entières de l'activité hu-;a maine, les efl'ets de l'initiative libre, de la con-ie currenee et de 1 intérêt particulier, source de toutes les inventions. L'administration n'a ja-î mais engendré que l'administra'ion même. Or, e les gouvernements n'agissent que par l'intermé-n diaire des administrations. [S u Donc, un peu de palicnce de ce côté-là aussi. tt Il n'est pas douteux que le gouvernement est ,c animé des meilleures intentions, qu'il va faire ce [. qu'il pourra, avec l'assistance des gouvernements l amis, pour nous tirer du pétrin et nous remettre IS sur pied. Mais c'est une grosse affaire, une im-mense affaire; et ce sera une aflaire longue et s compliquée parce que ce sera une affaire admi-s nistrative. s « Enfin, la guerre n'est pas finie ; si l'armistice est conclu, si les Allemands sont hors de chez . nous, la paix n'est pas faite. Nous sommes encore t sous les armes, nous devons surveiller de près des ennemis dont nous avons assez éprouvé la e mauvaise foi, dont il faut toujours redouter les s combinaisons ténébreuses. Les opérations mili-.. taires absorbent encore une bonne partie de notre . activité. a Et c'est encore une raison d'attendre paliem-! ment. » s I A NOS LECTEURS x e Aous pouvons commencer aujourd'hui Ven-q voi du journal à nos abonnés de l'aggljmJra- i lion bruxelloise• 1 Nous prions instamment ceux qui habitent ? les confins de cette agglomération ou Lis villes ^ et localités de province, ainù que l\tranger, ! de nous faire parvenir leur adresse sans \ retard• t Nous pourrons alors leur envoyer également i le journal sous bande en attendant que la -poste - ait repris son ancien mode de distribution. - Provisoirement, nos lecteurs sont priés d'adresser leur demande d'abonnement exclu- i sivemznt au bureau du journal, rue du Marais, 86, Bruxelles. — m î Le Rôle de la Hollande J La presse hollandaise a beaucoup parlé, 3 dans ces derniers temps, de la reconnais-: sance que la Belgique devait aux Pays-Bas 5 pour l'aide généreuse qu'ils avaient accordée 3 aux réfugiés belges. On a cité des chiffres à ce sujet; et on nous a dit que l'hospitalité accordée au réfugiés avait coûté trente millions à la Hollande. < Nos compatriotes malheureux qui ont dû i fuir les horreurs de la guerre ont, en effet, - été très bien reçus chez nos voisins d'outre-t Moerdyck; et nous avons évidemment con- - tracté envers eux une grosse dette de recon - naissance. t Cependant les Hollandais ont, eux aussi, contracté vis-à-vis de la Belgique une dette de reconnaissance notable. 3 Car, si la Hollande a dépensé généreuse-5 ment trente millions pour nos réfugiés, le - sang que la Belgique a versé pendant la - guerre a profité largement à la Hollande i comme à elle-même. Que serait-il, en effet, advenu de la Hol-[ lande si le 4 août 1914 nous avions adopté une autre attitude et laissé passer l'armée allemande 1 L'Allemagne aurait vraisemblablement écrasé la France et gagné la guerre, cela n'est mis en doute par personne, ni en France, ni en Angleterre. Et 1 Allemagne victorieuse aurait annexé la Hollande en môme temps que la Bélgique. Le langage de M. von Jagow est significatif à ce sujet, puisque, dès le 3 août 1914, il déclarait : « Nous ne pourrions annexer la Belgique sans annexer la Hollande. » Tout en défendant son indépendance, la Belgique a donc sauvé en même temps l'indépendance de la Hollande. Personne ne doute d'ailleurs que cette indépendance fut menacée, puisque la reine Wilhelmine elle-même, daas une proclamation qu'elle a adressée à son peuple et à l'ar- ; mée, dit textuellement : c La guerre touche t sa fin, nous avons assuré notre indépei , dance. » Si l'on se demande ce que la Hollande t fait pour sauver son indépendance, il fai ; constater qu'elle a fait surtout tout ce qu' t était possible pour rester en dehors d > conflit. i II est du reste heureux qu'il en ait été ains , et tant au point de vue de notre ravitailli ment que du passage de la frontière par le , jeunes gens qui voulaient aller rejoindr j l'armée, la situation de la Hollande ne not a pas été inutile. La Reconstitution industriel! de la Belqiqu3 i Le Comité central industriel de Belgiqu nous communique des circulaires répondant des questions posées ici. La restauration industrielle impose des m€ sures d'organisation pour l'importation d l'outillage et des matières premières à pre venir des marchés étrangers. La situation actuelle de ce-s marchés es telle que les gouvernements alliés ne peuven songer à autoriser la sortie des produits brut ou manufacturés au profit de firmes Isolées. Les permis d'exportation du pays d'origine pas plus, du reste, que les permis d'importa tion en Belgique, ne seront accordés qu'à de groupements industriels réunissant la grand majorité des intéressés. Tous les renseignements relatifs à la consti tution de ces groupements peuvent être obte nus au Comité central industriel de Belgiqu (service spécial de la restauration). 11, rue di Gentilhomme, à Bruxelles, tous les jours, d 11 à 12 heures. Les Allemands ont abandonné dans m grand nombre d'usines en Belgique quantit de matériel de toute espèce . On s'est demandé ce qu'il fallait faire de c< matériel. Il est donc utile de donner à ce égard des indications précises. 1° Les industriels en cause ont le devoir di con^rver le matériel abandonné par les Aile mands dans l'état où ils l'ont trouvé, et de 1< remiser dans l'endroit le plus convenable,afn de ne pas l'exposer inutilement aux intempé ries: 2° Il ne peut être question d'utiliser en Bel gique soit du matériel de guerre, soit des en RinB cîo transport our voie norïiral», soit Jt matériel provenant des usines du Nord de h France; 3° L'industriel, propriétaire d'un engii transporté par les Allemands chez un de se confrères, peut s'entendre avec ce demie pour la reprise de l'engin, à condition de fain constater l'échange par procès-verbal sign< par les deu:i parties, avec apposition de men tion, éventuellement, sur le bon de réquisi tion ; Le procès-verbal stipulera que la jouissance du matériel est précaire, et que ce matérie devra être mis à la disposition du groupemen industriel compétent pour être utilisé dan: l'intérêt général. Les intéressés sont priés d'envoyer à trè bref délai la liste de tout le matériel aban donné dans leurs usines, en commençant pa le matériel important et en réservant pou plus tard le détail du petit matériel et de h mitraille. Autant que possible, les relevés doiven mentionner les caractéristiques ou descrip tions sommaires, la provenance, le nom di propriétaire, et tous les renseignements per mettant la restitution au possesseur légitime Les industriels sont priés d'envoyer ces lis tes ou relevés aux associations profession relies dont ils font partie, on au Comité cen tral industriel de Belgique (service spécial df la reconstitution), 11, rue du Gentilhomme, i Bruxelles. LA VILLE Le départ du Roi pour Liège devait nvoir lieu au terrain d'aviation d'Evere, hier matin, r 9 heures. Le temps brumeux a empêché le voyage.. Le Roi et sa suite ont dû gagner Liég( en auto. C'est à l'aviateur belge Croinbez qu'était échi l'honneur de piloter le Roi dans les airs. M. Adolphe Max vient d'être nommé prési dent d'honneur de la presse belge. Un ancien projet de transformation de nos réunions parlementaires revient sur l'eau. Certains membres vont proposer de ne plu= tenir, à la Chambre et au Sénat, que deux séances par semaine : le jeudi et le vendredi. Mais elles prendraient le matin et l'après-midi, en continuant le soir si c'était nécessaire pour épuiseï l'examen d'une question. Cela mettrait lin, disent les partisans de la proposilion — qui sont membres de la droite — a des débats d'une longueur inutile. Possible, mais cela empêcherait également d'examiner à fond certaines questions d'importance primordiale. D'une première enquête à laquelle a procédé le Comité central industriel, il résultf que les dommages causés à l'industrie belge par faits de guerre, enlèvement de matériel, d'outillage et de matières premières, peuvent ôtre évalués à 6 milliards 560 millions de francs. D'autre part, les industriels ont dépense 7Q0 millions en secours de toute nature poui les ouvriers; la Société Cockeril, seule, s'«st endettée de 12 millions pour venir en aide à son personnel. Après avoir vu, pendant, quatre année*, le re. ne d'une licence excessive, allons-nous entrer, par réat lioii, dans une ère de puritanisme? Le-premier [ as semble être fait dans cet.e voie par la prohibition de l'alcool de bouche. N'au-rons'nous pas, après, la transformation du ivpos dominical en une léthargie complète imposée pendant le jour du Seigneur9 [mis l'obi;gat.on de la m sse à l'Eglise ou du serai n h la Mais, n du Peuple? la défense, au nom de la reconstitution «lu cheptel, de manger d.1 la viande le ven-dr. di et autres jours ruai, res, etc. Prenons garde 1 faut de la verlu, pas trop n'en & faut. L'Allemagne en était le pays, de la vert oflicielle. En realité, elle n'était que la patrie d l'hypocrisie. a Pourquoi, dans les inscriptions qu'on vier I de rétablir à la poste centrale, le texte llamani II a-t-il le pas sur le texte français? Va-t-on continuer à'singer l'Activisme qi: [» voulait essayer de nous persuader que Bruxelle î_ était une ville flamande? s e - 8 Des arrestations commencent à être opé rées au sein d'une catégorie de traîtres qui s croyaient bien à l'abri du châtiment : nous par - Ions des Belges qui ont consenti à devenir prête noms de commerçants allemands établis en BeJ 3 gique. J Ces gens-là ne méritent aucune pitié. Mais 11 est aussi des neutres qui s? sont mis couvrir de leur pavillon la marchandise teu tonne, abusant ainsi de l'hospitalité que notr pays leur donne. p Leur tour viendra bientôt, nous assure-t-on. a. Malgré l'armistice, le service d'espion . nage allemand continue à fonctionner ici : 1; e gendarmerie vient d'arrêter à Woluwe-Saint . K'ienne deux soldats allemands déguisés ei femmes ! t Ils étaient munis d'appareils photographique: t et prenaient des vues du passage des troupe: s françaises; à l'arrivée des gendarmes, il: avaient déjà essayé de se dissimuler derrière ut arbre. s Un jeune littérateur belge, M. Edmond Deby ; nous écrit au nom d'un groupe d'étudiants : Lo gouvernement belge est bien placé pour savoir que le mouvement flamingant est. une agi- - tation purement artificielle créée par des fac-* tieux et des vendus, avec le concours d'une mi-i norité suspecte qui chérit secrètement la culture > germanique. Le peuple flamand mêlé à la vie historique de la France depuis des siècles, le peuple flamand des ducs de Bourgogne, le peuple flamand soli-' daire des lauriers de la République et de l'Em-? pire, le peuple flamand qui a brisé les chaînes du Congrès de Vienne en 1830, le peuple flamand ; n'a qu'un désir, une revendication, un intérêt l réel : s'affranchir des intrigues qui l'ont tenu dans l'ignorance et marcher dans la voie du pro-; grès. Vaincue par les armes, l'Allemagne remporterait une victoire éclatante si l'œuvre de ses ac-; tivistes était consacrée officiellement par le gou-i vernement victorieux. Le Comité National vient d'ordonner à tous les comités locaux de procéder au recense-~ ment de tous les chômeurs. Les listes, classées L par profession, seront communiquées aux bourses de travail qui vont être créées partout. ( Les chômeurs qui refuseraient d'accepter du travail en rapport avec leurs aptitudes seront ' ra\és des listes de secours. Cette dernière disjK> sition sera appliquée avec une grande rigueur. Quand Ils commencèrent à évacuer la . Belgique, les Allemands s'empressèrent de faire partir d'Anvers les torpilleurs et sous-marins . qu'ils avaient dans ce port. Mais il leur fallait, I avant d'atteindre la pleine mer, passer par les : eaux hollandaises, où ils furent arrêtés et décla-5 rés internés. La commission internationale de marine inter- - alliée vient de décider que ces navires doivent . être ramenés en Belgique. On nous demande : Ma chère « Gazette », , Le Roi, dans son discours, a dit : « La réparation complète est due par l'ennemi pour les ■ dommages causés au pays, à ses populations et à i leurs biens, etc. » Le chef du Cabinet, M. Delacroix, a dit à son tour : « La réparation des dommage^'de guerre sera intégrale et rapide. » Que faut-il entendre par là? Pourrons-nous par exemple réclamer : 1° Le manque à gagner pour ceux dont les af-L faires ont été arrêtées par suite de l'occupation ; 2° La valeur intégrale des cuivres de ménage - et d'ornementation, de la laine, etc., saisis chez les particuliers ou qu'ils ont été obligés de livrer; I 3° L'augmentation du coût de la vie ; I 4° La perte de loyer. On nous dira sans doute tout cela plus tard. Des marchands ambulants vendent, pa-1 raît-il, en ville beaucoup de cigarettes et de ciga-: res allemands. Des commerçants établis se plaignent, prétendent que ces marchandises proviennent du pillage de l'Entrepôt. Est-ce vrai? Nous n'en savons rien. Mais on objecte que si certains commerçants belges n'avaient pas vendu tant de produits allemands, il n'y en aurait pas eu une si grande abondance à l'Entrepôt, au moment du départ des Boches, et le petit commerce qu'ils dénoncent n'aurait pas eu lieu. Qu'ils ne s'en prennent donc qu'à eux-mêmes. Les fumeurs aussi ont fait un trop grand succès à ces produits allemands qu'ils payaient très cher. Ils auraient pu, quitte à se priver un peu, s'abstenir d'acheter des cigarettes allemandes, de se faire les clients des fabricants allemands. Comment se fait-il que presque toutes les éehoppes des Halles demeurent fermées? On ne voit plus niaccortes vendeuses en jupes courtes qui aguichaient les soldats allemands, ni les gros marchands de cochonnaille qui affichaient leurs prix en mark « parce qu'un mark ça faisait plus qu'un franc ». Est-ce que tout ce joli monde s'est retiré des affaires après fortune faite? En attendant que l'armée disnose des moyens voulus pour organiser des distributions de vivras chauds dans les gares, le Comité National s'occupera d'assurer le ravitaillement des c nvois de prisonniers libérés qui reviennent d Allemagne. Des distributions de vêtements seront faites également dans l< s'cas indispensables; toutefois on s'efforcera, autant que possible, de conserver la tenue militaire aux prisonniers. La Ceatr ^le des beurres a subi le sort des au!res central* s : elle n'a pa& survécu à l'oc» upa-Lion. Les malades qui pouvaient s'y procurer un }jeu de beurre, à un | r x encore abordable, se plaignent amèrement, lis doivent maintenant s'adresser au commerce libre et payer le prix fort. Le lait, les œufs, le beurre, trois choses indispensables aux malades, aux enfants et aux vieillards, sont hors d'atteinte pour les petites bourses. Ne fe. a-t-on rien pour remédier à cet état de A choses-navrant? 2 On demande si l'arrèté-loi sur l'alcool ne v e pas tuer le gueuse lambic. L'arrêté prévoit, e effet, que la bière ne pourra contenir plus d 8 pour cent d'alcool. Et des lecteurs prétendei; t qu'elle en contient davantage. j Nous croyons qu'ils font erreur, et que la t< neur en alcool de notre célèbre bière bruxellois j ne dépasse pas 7 pour cent. Peut-être augmente s t-elle un peu quand elle vieillit dans les fûts mais alors, il se passera du tempsavant que cell qu'on va nous fabriquer atteigne le degré pro hibé: cinq ans, au moins. Il en est pourtant ainsi pour le vrai lambic. 1 e faut, pour le faire, trois années de cave et deu - années de tonneau. C'est alors seulement qu'i - est bon à mettre en bouteille, où, pour bien faire - il doit passer encore • eux ans. CJest une bière capricicieuse que notre gueus lambic ; elle déconcerte les plus savants ingé i nieurs brassicoles. Sa fermentation spontané* - est pleine de surprises. î Chaque brasserie en fournit ayant un « bou quel » différent parce qu'elle est habituée par m ferment spécial, au point que si un brasseu transfère son installation, il aura beau emportei . son matériel et se servir des mêmes matière: , premières qu'auparavant, il ne pourra plu: . fabriquer la même bière. , Mieux encore : la cave a son influence, m fluence aussi importante que celle de la situa . tion de la brasserie. Ainsi, la bière fournie pai ^ le même brasseur à deux cabaretiers différent; t aura, après les deux ans de bouteille exigés, ur autre « bouquet » dans chaque cabaret sans que sa qualité en soit influencée. Plus encore : le produit du même brassin,passant trois années dans les caves de deux marchands de bières puis allant reposer en flacons dans les celliers de plusieurs estaminets formera pour le lambicophile expérimenté, autant de variétés de bière bien distinctes. 11 est encore des villes où le lambic ne « profite » pas, prétend-on. Ainsi est le cas pour les villes wallonnes, paraît-il. Le séjour d'Anvers et de Gand ne leur ferait qu'un léger tort, mais celui du littoral les bonifierait considérablement. An total, la question du lambic est une affaire dans laquelle une chatte ne reconnaîtrait pas ses petits. D'où venait-il? — Alors que certains négociants possesseurs de gros stocks ont augmenté à nouveau le prix de leur café de 15 fr., — ce qui le porte de 30 à 4a — hier matin, au boulevard Anspach, des camelots sont arrivés poussant une dizaine de charrettes remplies de paquets de café, d'un poids de 2.°>0 grammes, qu'ils ont offerts en vente à fr. 1.25 le paquet. ■c Inutile de dire qu'en moins d'un quart d'heure les dix charrettes étaient vidées. Et nos bons blanchisseurs? nous de-mande-t-on : Vont-ils continuer, maintenant que le savon a baissé formidablement de prix, h nous faire payer leurs services comme au temps où les matières qu'ils employaient se payaient au poids de l'or P Le boycottage des produits allemands continue. A la devanture de nombreux débits orl peut voir une petite pancarte, entourée d'un cadre aux couleurs belges, avec ces mots : a Ne buvez que des bières belges et anglaises et les vins des pays alliés. Les brasseurs de Munich pourront faire le compte de ce que la guerre leur aura coûté. Les projets de monument à élever à l'un ou l'autre citoyen belge ayant rendu service à la Patrie se multiplient. Ne va-t-on pas oublier, dans la distribution, un homme qui nous aida à supporter bien des choses, non par ses actes, car il est mort depuis longtemps, niais par une parole à jamais mémorable.Cette parole a contribué, dans bien des circonstances des années terribles, à soutenir nos courages, nos espérances, à nous faire attendre avec une confiance robuste les résultats finals ; cette parole nous nous la sommes répétée bien des fois; elle nous amenait, dans les attentes les plus pénibles, un sourire aux lèvres! Cette parole, enfin, nous l'avons vue se réaliser dans ce qu'elle prédisait, et en partie parce que nous avions foi en elle. Aussi serait-il juste que se dressât, un jour, dans une d nos villes, la statue de feu le députe catholique Van Wambeke, portant sur le socle cette simple légende : Chaque son tour! En partant, les Allemands ont enlevé la tuyauterie en cuivre de l'installation aménagée place de Brouckère, sous le square du monument Anspach. Depuis, l'établissement, si on peut dire, est fermé; et, de la gare du Nord à la place Fontai-nas, il n'est plus un seul endroit « propice ». Ne pourrait-on faire le nécessaire pour permettre aux Bruxellois et à leurs nombreux hôtes d'à présent... d'en faire autant? Les militaires (officiers et soldats) logés chez l'habitant ou en congé dans leur famille peuvent recevoir immédiatement leur ravitaillement.S'adresser au bureau des cartes de ménage «. .uiut uu uuui, it, uu ic uuLUoociiic aéra fait sans retard. LE SENTIMENT EN HOLLANDE Nos voisins de Hollande paraissent ravis de la défaite allemande, à en juger du moins par des lettres particulières qui parviennent de chez eux. Une carte postale, répandue dans leur pays, représente le Lion belge assis devant un drapeau tricolore déployé. La physionomie du brave Lion a une expression joyeuse. Il a l'air de rigoler, si on peut dire, comme une petite baleine. Et on lit au dessous, en néerlandais, la légende : « Rit bien qui rit le dernier. » Une lettre adressée par un Hollandais à des amis de Belgique s'exprime comme suit. Nous traduisons textuellement : Amsterdam, 1G novembre. Je ne sais comment je dois m'exprimer pour vous faire sentir notre joie de savoir qu'enfin vous êtes devenus des hommes libres ; des citoyens libres rdans une patrie libérée. Plus d'ennemis dans votre ville, pouvoir de nouveau parler et penser ce que vous voulez ; plus de casques •ii pointe devant vos yeux — délivrés après quatre années de misères et de rage concentrée !' Pas un jour ne se pflsse depuis quelques semaines sans que nous parlions de vous et du a bonheur qui vous attendait ; car quoique non» ^ ayions souffert aussi, surtout moralement, a qu est-ce en comparaison de ce que vous avez "j vécu ? Nous respirions déjà depuis la tatouille sur U Marne ; depuis ce jour nous vivions jour et oint ^ dans le fol espoir de leur déchéance. Quoique 3 nous n'ayons « jamais » douté du succès final des !- Alliés, nous n'aurions pas osé le prédire si sulii-; tement et si radicalement... e Enfin donc la paix ; la certitude de nous ravoir bientôt. \ i end rez-vous chez nous?... Nous vous attendons.Combien de choses aurons-nous à raconter* * Que nos cartes étaient creuses et banales à caus«* I de cette damnée censure des boches! Rien que t quelques mots sur la santé quand on mirait voulu dire toute sa pensée et tous ses espoirs. , Chez nous aussi, tout est à la joie de ce qu»» " le danger pour le pays est écarté ; car tout à fait 4 à l'aise, nous ne l'avons jamais été. Surtout dan» - les derniers mois, nous craignions que le boc-bt* ne fît son ultime tentntive à travers nos ports Dommage que ce bonheur nous a été pâté pnr l les socialistes qui nous menacèrent d'un antre * désastre. Heureusement, ce danger est nus*" * écarté. Nous autre Hollandais sommes trop prn -. tiques pour nous emballer dans ce genre d'aven . tu res! Ce n'est pas toujours beau d'être froi<i. ' mais cela peut avoir (tu bon on certaines cirron stances. î^ous avons laissé les Boches «Teutredé-chirer et nous sommes restés spectateurs. Au Cercle des Installations Maritimes Le Cercle s'est réuni hier, dans la salle de !T-nion syndicale, sous la présidence de iM. le sénateur Hanrez. L'ordre du jour comportait l'examen de la question de la Flandre zélandaise et de l'enclave de 'Maestricht. .M. Dellettr a réclamé l'annexion de ces territoires â la Belgique. Passant successivement en revue les différents traités qui règlent la question de l'embouchure de l'Escaut, il conclut que l'Escaut est un fleuve bcl«re et que pour la prospérité du port d'Anvers, il est juste et naturel que le Hont nous appartienne. T1 s'est efforcé de démontrer que la Flandre zélandaise. par son commerce e* sa situation, est naturellement rattachée A la Belgique et que cette province ne ferait que gagner au nouvel état de choses. Terneuzen n'est qu'un port belfre qui vit de capitaux belles et jouit des mêmes privilèges que nos ports. Passant ensuite A la question de l'enclave de Maestricht, M. Del leur a exposé que huit kilomètres du canal de la Oampine passent en territoire hollandais, ce qui rend les transaction® beaucoup plus pénibles. T1 réclama comme urv nécessité de premier ordre la canalisation de ïa Meuse de Vis<* A Venîno. Il en résulterait de grands avantages pour la Hollande elle-même, un essor notrveau pour Rntlerdam et pour la résrion minière du T,im-bourff. Chacun y trou-verait son compte. Nous devons ménager les Pays-Bas. a ajouté le conférencier; ils nous ont rendu de grands services T1 faut leur montrer que ses intérêts ne seront pas lésés. Cet exposé fut très applaudi ; puis le président proposa d'adresser un -vœu au ministre des Affaires étrangères. A ce propos. M. Devère fit remarquer que nos voisins nous avaient rendu de grands services «T! ne faut pas, ajoute-t-il. les mépriser: n'avons pas l'air de menacer. T.a paix sera la paix du Droit; laissons dormir la Force. Faisons sentir aux Hollandais que leurs revendications ne sont pas du tout exclues et qu'une rectification de frontières, notamment du côté de l'Allemagne. reste toujours possible. » Finalement le bureau fut chargé de rédiger un texte qui serait soumis à la prochaine assen> blée. A. OSTENDB Ostende, 27 novembre. Après quatre années de joug allemand, Ostende respire enfin. Pendant cctte longue période, nous avons vécu de bien tristes jours. C'est le 15 octobre 1914, que les Allemands arrivèrent â Ostende. Le maréchal von der Goltz. qui fut quelque temps gouverneur pénéral de la Belgique occupée, vint ce même jour ici. Reçu dans le cabinet du bourgmestre M. Liébaert. il dit à ce magistrat : « Nous allons faire d'Os-tende la première plage du monde ». Les intentions des Boches étaient donc bien d'annexer à l'empire germanique notre pauvre Belgique. Les officiers, unanimement, nous annonçaient, avec un tact délicat, que nous deviendrions Allemands, pour notre bonheur ! Au cours de la bataille historique de l'Yser. les Allemands, qui envoyaient sur le front renforts Sur renforts, firent des pertes terribles, et les lazarets qu'ils avaient installés en ville ne désemplissaient jamais. Dès leur arrivée à Ostende, ils procédèrent à des réquisitions formidables. Présque tout le vin dut être livré à l'intendance. 'Naturellement, dans les hôtel? et les maisons particulières non occupés, les Allemands « volèrent » non seulement les vins, mais le mobilier. l'argenterie, le linge, etc Toutes les villas abandonnéps furent vidées en moins d'un mois. et. les meubles,les objets d'art, les tapis, les lustres, les pianos, furent expédiés en Allemagne. Ce fut du re«sfp comme partout. Le prince Adalhert de Prusse, un des fils de l'ex-kaiser, était logé, avec une suite nombreuse, dans une grande villa de la digne de mer, nooartenant à un Allemand. T1 astreignit la ville à y faire exécuter des modifications et des fournitures (taois, tentures, etc.) pour -une somme considérable. Les envahisseurs réquisitionnèrent aussi des centaines de civils en vue de l'exécution <^es travaux d'ordre militaire. La ville .est terriblement obérée par toutes ces dépenses. La veille de son départ d'Ostende. la kommandantur exigea d'elle le paiement d'une somme de près de 600,000 francs. * * * Pendant les quatre années de guerre, Ostende souffrit relativement peu de3 bombardements par mer, par terre et par les avions, bien que le port eût été transformé »en port de guerre. De nombreux torpilleurs et sous-marins eurent Ostende comme port d'attache. La flotte anglaise ou les avions bombardèrent de temps en te,,,-,s le nid d' t npi^see^oot ». causant aceidept-dliment. des dégâts matériels et parfois la mort nombreux civils. 'M<i;s jamais l'optimisme 'a la population no l'abandonna; et si l'on e1'* à regretter les faits et gestes de quelques okTi-";s^es du reste impuissants. Ir» patriotisme de l'imense majorité des Ostendais ne faillit jamais.La vie matérielle fut très difficile. Les Allemands réquisitionnèrent tout le beurre, les œufs, presque tout le Jait, les pommes de terre, etc. lit les ofnciers, après avoir

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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