La gazette

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s.n. 1918, 02 Decembre. La gazette. Accès à 20 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/057cr5nv9p/
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LA GAZETTE ^fcmorareiEMJEïv'F© z Los "abonnements sont reçus aux bureaux du journal. Nous en ferons connaître prochainement les conditions que nous ne i>ouvonsjyicore fixer actuellement. jLMïiroj«CiE» s ANNONCES ORDINAIRES : 53 centimes la petiie ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 2 francs la ligne. FAITS DIVERS (Corps du joirrnU) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la iioiie. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. Pour les annonces, s'adresser au service de la publicit RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone ;j Bill* ÎIÏESGEFAME Nous donnons ci-dessous les simpYs impressions d'un jeune Belge arrêté par les Allemands pour avoir cherché à Dasser la frontière et à ^aller rejoindre le front. Elles montrent comment étaient traités ceux ^qui voulaient accomplir ce devoir patriotique : Après une première tentative infructueuse ^pour fianchir la frontière, force m'avait été ■de rsutrer chez moi pour y guetter une occasion plus favorable. Comme il existait a tfru-'xellcs une quantité d'organismes s'occupant de <r passage », je m'étais mis en rapport avec plusieurs d'entre eux. J'attendais avec impatience qu'un de ces « tuyaux », suivant 1"expression consacrée, fonctionnât. Hélas! cela tardait, tardait toujours. Vraiment ce7a devenait désespérant lorsqu'un matin ■de janvier un inconnu se présenta chez moi en demandant à me parler. On l'introduisit au salon. Pensant immédiatement à mes tnvaux. je me dis, d'après l'aspect .de sa sTïhouette entrevue do loin.que ce devait être Quelque jruide. Sons défiance, je me rendis donc auprès de Pliomme qui, après avoir demandé mon nom. me déclara sans autre forme de nroeès rri'su nom du îrnivernement allemand il m'arrêtait! Protestations demrmle d'explications do ma part. Allant à sa poche, il en tira une carte d'identité portant ma photographie. Il fallut bien reconnaître oue c'était ià mou portrait, mais ie n'avais jamais vu cette carte. .ïo me ' représentai instantanément toute l'histoire : un de ces organismes avait dû être surpris et •en n'avait pas eu le temps de sauver les pièces compromettantes préparées pour un prochain dénart. Plusieurs aussi avaient demandé au préalable des photographies, chose aue j'avais toujours jusjée dangereuse ; mais enfin, dans ces circonstances, qui ne risque rien n'a ri°n. ■Cet homme, à l'air mauvais et sinistre, l'était en effet : il y justifiait pleinement la laidèur •de son visaçre. C'était un de ces policiers de la rue de Berlaimont, la pire des engeances! il 'était grossier et brutal ; bref, un échantillon rdmiingué de la grande et belle culture allemande.Ayant appelé un de ses acolytes qui stationnait dans la rue. il procéta A "ne visite <ïn t^h chambre, infructueuse naturellement, et après im'avoir intimé l'ordre de prendre du linge de 'rechange et quelques objets nécessaires, en -route pour la prison de Saint-Cil'ies. | Je me rappellerai toute ma vie cette marene ; entre les deux butors. Il avait beaucoup nei«é et la gelée nocturne avait rendu les rues extrêmement glissantes. Voyant un trair qui partait, j'eus une terrible envie de prendre la •fuite : mais tout de suite aussi je me rendis compte que c'eût été folie d'entreprendre une course sur ce venrlas. Il fallait, donc se résigner... et bientôt apparut la prison. Dans une infecte petite salle où .v; trouvaient des soldats et d'autres personnes, prisonnières aussi sans doute, visite de ma petite valise. '-C'était, déjà un avant-goût de ce oui m'attendait plus tard. Ces brutes de soldats aux mains [noires palpaient mon linge frais, le dénliaient la recherche sans doute d'un document ima-Iginaire. Après ils remettaient tcut pêle-mêle ; à 'moi de m'y retrouver. Cette séance terminée, on me fit pénétrer plus avant dans 'a prison. Je n'avais jamais vu de prison. Aussi quelle terrible impression de ces portes massives qui barrent constamment la - route et qu'on entend se refermer derrière soi! Le soldat qui m'accompagnait — le policier jen effet m'avait quitté après la visite de la [valise — m'introduisit dans une cellule ou sfé-igeait une sorte de sous-officier. 11 me ht décimer ^es nom, prénoms, date de naissance... qualité, puis visite corporelie. Un so.dat l'aidan :et, à mesure que je me déshabillais, ils prenaient mes vêtejnents, les palpaient, fouillaient 'les poches, mon portefeuille. C'était révoltai t. • On me retint mon can;f, mes ciseaux et même... linon porte-monnaie. Je fus conduit à ma nouvelle demeure, la cellule 92. Le nlus ternVl#» '■ moment fut celui où la porte lourde _se referma èsur moi et lorsque j'enten/iis le tracas des ser-rrures. C'en était donc fini de ma liberté et des ♦beaux rêve3! J'étais enterré vivant. Je ne puis tpenser à ces instants sans en frémir encore. P!ongé dans ces tristes rnéditatioi b. j'ent" ■ !dis bientôt du bruit à la porte. Qu'était-ce? ; Allait-on léjà m'interroger? Non. On guichet îs'é'ait ouveit dans, la porte et on m'apportait [ma nourriture, mon dîner. C'étaient des Belges Raccompagnés d'un soMat allemand om nas-^saient avec le manger. Ils m'enjoignirent donc Ide passer mon bol et. mon assiette, objets que i §e découvris enfin dans une petite armoire pendue à un angle de ma cellule. -Ces individus s'impatientant, il fallait aller vite et impossible donc de nettoyer un peu ces objets 'dont l'intérieur était gras et noir. Toutes ces ^émotions m'avaient coupé l'appétit, et je me ,-contentai de regarder mon dîner avec dégoût. ;11 se composait d'une soupe aux pois et d'une porte de boulette de viande. i Lorsque je fus un peu remis, je commençai >rh*epection de mon vaste domaine. La pre-finière chose fut naturellement la fenêtre. J'é-^tais au second étage et pouvais apercevoir la ^tour de l'Hôtel de Ville de Saint-Gilles, bien ^ que les carreaux fussent confectionnés de ma-''nière à brouiller la vue. Que les hommes ont '.donc de l'ingéniosité en matière de supplices à /infliger, car la privation de la liberté est déjà en •elle-même un si horrible châtiment ! Dans un coin, à côté de la porte, se trouvait un robinet d'eau alimentaire surplombant un bassin d'une saleté repoussante. J'ai corrimeucé là ce moment déjà à apprécier le souci d'hy«riène des Allemands vis-à-vis de leurs prisonniers : -et ce n'était nu'nn tout petit commencement. -De l'autre côté de la porte, le réduit d»ns le •mur pour le fameux seau, encore une belle intention! et enfin contre un° des parois 1<* lit rpl'ant qui formait table pendant le jour, ^'oublions pas l'éclairage donné par un vuleaire j bec pan'llon et pendu au mur pour couronner ! l'ensemble un... chapelet. Cotre première après-midi passa horriblement j lentement. Je tournais dans ma cellnle tel un (fauve-en case, jusqu'à l'heure où l'on m'ap-| porta du pain, du café et un morceau de sau-;ci&eon. A ce moment, en effet, la nourriture y ! était encore bonne, mais on m'a dit que plus •tard celn avait fortement changé, comme par-' tout, d'ailleurs. Ce qui m'a toujours paru terriblement luçm-bre, re sont les annonces du mander devant cliaoue cellule pour qu'on prépare les récir pients nécessaires: ces cris uniformes résonnaient dans ces halls sileneieux d'une manière vraiment sinistré. ,A la tombée du jour surtout, il y avait ce simple mot : « Gaz ». prononcé toujours sur 'le même ton devant chaque cellule, qui me glaçait. Cela voulait dire qu'à partir de ce moment, on pouvait allumer. Mais auel luminaire, grand Dieu ! C'était une ■flamme vacillante et sifflante qu'il fallait ré gler à tout moment. Lire était quasi impossible.Ce premier soir toujours, je fus surpris au milieu de la confection de mon lit par l'obscurité. On avait, coupé le gaz bien avant l'heure suivant l'habitude de la maison, mais je n'étais pas encore nrévenu de e-la. Et c'était pour moi une opération bien délicate que celle du lit, car je n'en avais encore jamais fait. Voilà que pour la première fois, je devais opérer dans une obscurité sépulcrale ! Enfin, tant bien que mal, j'arrivai au bout de rn~s ne'uoR. 'M^is une -foi* couché, impossible de dormir. C'était d'un dur, cette paillasse ! Fit pourtant ou elle douceur encore vis-à-vis de celles que j'allais avoir dans la -suite! D'autre na>'t. j'a^nio. ]o cc^'eau en éb-dli'^n, car l~s pensées les plus diverses s'y agitaient : que faisaient-île? <-t nlln pensai ont-il s chez moi? Oue m'apporterait la journée du lendemain? Da"s Il Siute, oct'e 'vé'arirvYliA s'^st. tTiirviT^ pf-onn-rée dp moi chaque soir: et il y a dans Bruxelles un bonhomme oui ne se doute pas du mal on'il mp faisait en l'accentuant encore dava^tp-^e. Cé+?nf un vor>deur do journal le « T ^xell^is « que j'entendais presque chacme s-ur aux envi-••onp .îo cho7, moi. alors oue je rentrais so-rn^r. Fn l'e^ten^n^f. ri-> -rvrJcon.. je n""--aîs pins fort encore à la défunte b'Wté. A la fin. s^n rri m'était de-enu svmnathioue et ie fe^^n-c mê^ie l'oreille le Qni*. nonr l'e-n+pndrp. enr il »r»f» c-emhloit oue c'était o^n^a^sn'npo rln ^<0 bp-rc oni 1^ b-ncoir. oojo r r+oTt ln ç3,ir.ro^ +»r. -bTp seulement par le pnc lourd de la sentinelle du bas. M. • Fax en A kmagne 1 a. P'.lh^p Kc'f/c, une nouvel e re\ u 1 i.M.us'rce due a l'initialive fi'M r iiwe de deux ., n s ci,n-ir.- r.\s, De Gevnst et Tytgat, publie ie jeur-ii;i| de «ijilivité de noire Lour^mestrâ JS'ous tn extrayons ces jiassuges : Vendredi 27 novembre 19 4. ...Ce brave et excellent Jacqmain me paik de nouvau de son intention de venir me voii ici. Lûfcsuade-le de ce projet irréalisable. On 1 auiuse en disant que je jouis d une grande libeité. C'est le contiaire qui est vrai. Je n incrimine nullement les autorités militaires de Clatz. Elles ne peu-vent qu'exécutei des instructions et des règlements qui, d'ailleurs, sont logiques pour autant qu'on admette le principe même de ma condamnation. Si on avait voulu se borner à m'écarter de ma fonction et même du pays, en me laissant ma liberté, on ne m'aurait pas enfermé d'abord dans une prison et ensuite dans le donjon d'une ioiteresse. Comme me le disait un officier allemand, « on m'aurait mis dans un bain ». C'est-à-dire que 1 on m aurait envoyé à Baden-Baden ou à Hambourg, avec obligation d'y justifier de ma présence plusieurs fois par jour, à des heures déterminées. Une autre solution a été adoptée ; c'est celle de l'incarcération. J'avais cru d'abord à une erreur, à un malentendu. Mais maintenant je suis clairement fixé sur mon sort. J'en ai donc pris mon parti, je ne discute plus et je subis patiemment la situation. Cela n'a, d'ailleurs, aucune importance. Peut-il êt>-'; question de' songer à moi-même, au milieu des malheurs publics dont nous sommes les témoins ? * * * G mai 1915. S'il m'était permis de risquer une timide remarque, je ferais observer qu'il n'est pas très logique de confisquer au petit bonheur une lettre prise au hasard dans le tas. Toutes celles qui sortent de ma plume s'inspirent, en effet, du même esprit, qui est la fidélité jusqu'à la mort à la cause de mon pays et le désir ardent de voir la Belgique débarrassée de l'occupation ét angère. Si les rôles avaient été renversés. l'Allemagne aurait été envahie par les Alliés et si j'avais été nommé gouverneur de Berlin (!!). si un seul Prussien s'était déclaré satisfait, je l'aurais fait fusiller comme lâche et traître à sa patrie ! » * * Prison militaire. — Berlin, 20 décembre 1910. Merci pour ton offre de m'expédier des journaux. Ne te donne pas cette peine. Ceux que je lis me tiennent au courant de tout, à la fois par ce qu'ils disent et par ce qu'ils ne disent pas. Tu te préoccupes du point de savoir comment je me chauffe. Demande-moi plutôt comment je me rafraîchis. Mes lucarnes sont ouvertes jour et nuit. N'oublie pas que je dors dans ma cuisine et que je grille du lard dans ma chambre à coucher. Le courant d'air perpétuel dans leouel je vis est. je crois, l'une des causes du maintien de ma bonne santé. L'air pur est indispensable dans la vie sédentaire. Il fait chez moi un froid de loup et je m'en trouve fort bien. Tu verras, du reste, à mon retour que j'ai abandonné toutes mes anciennes manies (pour les remplacer par d'autres). * * * Prison militaire. — Berlin, 27 décembre 1916. ...La Noël s'est bien passée — c'est-à-dire exactement comme les autres jours... ...Le jour de la Noël, une fleuriste est venue apporter pour moi, à la prison, une jolie corbeille de muguets ornée d'un ruban vert et rouge: j'ignore à qui.je dois cette charmante attention.O TLiA. VILLE Le Roi et la Reine iront à Paris mercredi prochain. Le programme de la réception a été arrêté comme suit : 5 décembre. — 14 heures : arrivée à la gare du. Bois de. Boulogne. Les souverains se rendront au ministère des Affaires étrangères, où des appartements leur sont aménagés. Visite à l'Elysée, vers 16 heures. Le reste de la journée sera consacré à la réception de la colonie belge et à un dîner à l'Elysée, où des toasts seront échangés entre le président Poincaré et le roi Albert. 6 décembre. — Déjeuner aux Affaires étrangères. A 15 h. 30, les souverains se rendront avec le Président à l'Hiôtel de Ville. Le soir, départ par la gare du Nord ou la gare des Invalides. La Banque Na'ionale, a-t-on annoncé, va émettre dei nouvelles « bank-notes ». En elle-même, l'information est exacte; mais ces billets ne seront pas mis dans la circulation avant que les mark papier en aient disparu. Le contraire eût été faire trop beau jeu aux enrichis de la guerre tous désireux, il va san^ dire, d'échapper à l'impôt sur les bénéfices, de l'uerre, impôt qui fera.avant peu l'objet d'une proposition de loi émanant du gouvernement. La Suisse vient de nommer --.n ministre plénipotentiaire à Bruxelles. M. Dunnnt, qui était, ministre de Suisse à Paris, a ét 5 désigné pour ce poste. Willy C.oppens, le lieutenant aviateur bel. e, bi n co. nu pour -ses trente victoires aériennes remportées ; ur cuis -avions et. des! « dr ;i îi n îhailons » vient de recevoir une grande plaquée en or de r Aéro-Club de Belgique. 11 a été intermède la nouvelle distinction dont il e?t l'objet «à l'hô;i!al de la Panne où il se trouve actuellement, en tracement. Il a, en eil'et, r ru de graves blessures au cours d'un des derniers tombais et on a dû lui amputer une jambe. M. Hoover, le « 'dictateur » aux vivres des1 Etats-Unis, et 1'« Ami d - la INrtion belge » a eu, ; u cours de son s-jour à Bruxelles, une conférence avec M. NVaulers, ministre du ravitaillement.I)1 celte conf-'rence, il résulté que la Bigique rc< evra sous i eu — outre des quan itésde l ird, s in 'o i\, pois, hu ico s et r;/. per.i.el ant d'aug-menlir le raiiui.nemrn ariuel — du lait con-( entré, de la vi mde c .uservé \ de : ran i< s quantités de chau sures ;i bon marché, } lus des million - fie mct.e> d ii «sus de laine, des chaussettes, etc. *La mort de* « accaparaleurs » ! comme crient les cam lois liquidant en ce mom-îiit les stocks sortis Suliilerne.it des caves où leurs posse suirs lesgar inienl peur attendre la hausse... qui ntsl pas venue. Le"; bfnqurs ihr.in e loises viennent de prendre une excellente mesure. Le cours forcé (les n ark ayant pris (in, le solde des comptes « mark » sera porté d'office, au 1er janvier 1919, au ci' dit des comptes « francs ». En at'end; n , les disposions sur l'avoir en mark seront, dès à j résent, réglées en monnaie belge, à raison de 1 t'r. 25 .pour 1 maïk. L'\s sommes portées à dater de ce jour au crédit des comptes « mark », seront remboursables en monnaie belge, aux dates et dans es formes qui seront prescriles par le gouvernement. Ainsi l'argent bel^e va affluer et ceux qui le détiennent dans des cachettes n'auront plus aucun intérêt à le soustraire à la circulation. De nouvel: e i troupes françaises sent passées Lier par Hruxelles. Elles avaient à leur tète le général Tantôt, commandant la 70e division. A rhotsLcLe la légat i n de Erance, le général D; sgoulte a j assj en revue la division. Les soldats ont (h lile avec leur prestance et leur allure habituelles. On a beaucoup applaudi le 133° régiment d'ar-lillerie 1 unie d'une tenue irréprochable, -fient les pièces portaient des noms charmants : Su-zette, Rosette, Sans-Souci. Le service des chemins de fer s'amé'.iore : à dater de ce jour, cin | trains quittent la gare du Midi : deux pour Charleroi et trois pour Braine-e-Comte et llaiiie-Saiu;.-P.erre. Les noms des raes changent avec les événements.La rue d'Allemagne, à Anderledit, s'appellera désormais rue des Belges. A Sainl-Gi les, le Cutlège échevinal est saisi d'une proposition demandant que la me de Prusse devienne la rue Georges Clemenceau. Bien d'autres rues de ce faubourg devront aussi changer de nom — et notamment les rues de Constantinople, du Croissant, de Hongrie, de Munich, de Prague, de P.aiLbonne, de Turquie, du TyiOl, de Westphalie. Le Collège échevinal d'Ixelles vient de modi fier les appellations suivantes : la rue de Trêves .s'appellera rue des Etats-Unis; la rue de Berlin deviendra la rue d'Alsace-Lorraine ; la rue de l'Yscr remplacera la rue de Vienne. A Koekeiberg, la rue Ed dniann devient la ru de l'Armistice et le nom u'iimpasse des Combal-Urnts remplacera celui d'impasse de l'Empereur. Les trente-trois familles habitant cette ruelle ont fourni à notre pays douze défenseurs. La fête a recommencé hier soir : les bandfes de midinettes bras-dessus bras-dessous avec des soldats de toutes les nationalités amies parcouraient la ville en chantant les refrains les plus divers. Et cela nous a fait nous promettre de démentir à l'avenir, le cas échéant, cette assertion consistant à dire que le Français ne s'adapte pas aux mœurs d'autres pays que le sien, d'entendre comme les « poilus » français ont eu vite fait d'apprendre les bouts de chansons à l'aide desquels notre population a coutume de manifester sa joie. En chœur, avec leurs compagnes et compagnons, ils chantaient à plein gosier, soit : Vive Janson La digue digue digue. ou : A bas Schollaert Il faut le pendre Pour peu, croyons-nous, ils eussent chanté : OI van den Peere boum I La question du gaz soulève aussi des questions de droit, voire des questions de droit se rattachant à la politique internationale. A preuve ce mot d'un lecteur : Les compagnies devraient aussi réduire le prix du gaz, avez-vous dit. Cette mesure est inutile : elle est de droit, car l'augmentation a résulté d'un arrêté de l'occupant. Or, tous les arrêtés pris par ce dernier sont devenus sans force le jour où l'occupation a cessée. Et c'est donc la ville de Bruxelles qui a « établi » un prix plus élevé. Si elle n'avait pas, elle, pris un arrêté, l'ancien tarif reprenait vigueur de droit. Puisqu'il s'agit de droit, renvoyé à qui de droit. Ce matin, à 9 heures, auront lieu à l'hôpital militaire les funérailles de trois soldats belges, nior.s des suites de blessures reçues au front. Un cortège patriotique s'est formé hier matin, rue de Theux, et a parcouru les rues d'Etterbeek. Le défilé, frais et joyeux, comportait principalement les enfants des écoles. Chaque groupe figurait une nation alliée et était décoré à ses couleurs. Le Collège des bourgmestre et échevins, le Conseil communal, la police, les pompiers, la section de la Croix-Rouge et les sociétés de musique de la commune composaient le cortège. Vers une heures-tous JLes.participante jiéfilèrent devant le vCollège, qui s'était placé sur l'escailier de '.a maison communale. M. Godaux, faisant fonctions de bourgmestre, s'adressant à la foule, stigmatisa l'attitude révoltante de .nos ennemis aujourd'hui vaincus, et évoqua l'avertir de prospérité qui attendait Etterbeek, enfin libérée grâce à l'héroïsme de nos soldats. Après ce discours, vivement applaudi, !e cortège s'est disloqué. En France, la Justice s^vit avec rigueur centre cette catégorie d'individus qu'on a enveloppés ici-dansiladénomination générale a d'ac-cn: areurs ». En une j< urnee, à ;Paris seulement, onz 1 nouch'rs ont été détr," s devant le tribunal correctionnel pour hausse illicite sur la viande. \ ce propos, dis ms que, au marché de jeudi La Villel te, le gros marché au bétail de Paris, le bœuf a été vendu de ;fr. 3.60 à A francs le kilo n"t, c.'esUà-dire-deifr. 1.-74 à t'r. 2.30 le kilo sur ; i"d. Pour les veaux, les .prix au kilo sur pied ' nt é':! de !'»•. 5.20 à 2.50; pour les porcs, de IV. 3.40 à 4.40. Les « Restaurants Brux3llois » qui, il y a un mois, couiptaient encore plus de ;i0,000 clients, ont vu ce chillre diminuer de (Tiquante ur ceut .eu quatre semaines. Aussi, d ici à quel-ips jours, quinze de ces étab.issements seront fermés, pour commencer. Nos bons eliareutie-s et commerçants accapareurs croyaient échapper à la vindicte pu-I i |iie en ornant leurs marchandises de petits ( rapeaux alliés et en arborant d'immenses drapeaux tricolores à leurs façades. Ils avaient c >n.j te sans nus so'dals qui ne se laissent point I rendre «à ces trompe-l'œil. Aussi, des groupes de mil taires on -ih forcé ces trafiquants à fermer bout que apivs avoir enlevé les drapeaux et quelque peu bouscuié les .marchandises. Depuis hier, les tramways de la rue de la 1 (à descendent en ville par leur ancien itinéraire.La Fédération postscolaire de Saint-Gilles a procédé hi:r à sa distribution annuelle de j( ne s dans le préau de l'école de la rue de Bordeaux. La salle tout ornée de drapeaux, aux couleurs a lié-s, était comble jusqu'aux galeries d'une feulé do bambins remuants ; tous étaient munis de petits drap aux. C'était la fête d:s petits, qui célébraient à leur tour la libération du territoire en même temps que leur grand patriotisme Les p irents assistaient en grand nombre,et quelques p.'res en uni;'orme venaient se reposer de leurs fatigues et de leurs souffrances auprès de leurs caers bambins. Après l'exéi ution des hymnes nationaux par l'or hestre. .M. Me h e vin Bernier, président de 1. Fédération, prononça une courte et vibrante allocution. T — Nous n'avons cessé, dit-il, pendant toute la durée de la "guerre, de faire nos distributions. Nous n'avons pas cru pouvoir priver nos petits de ce pla sir au milieu de l'affliction des grands. Puis, il remercia tous ceux qui se sont consacrés à sauver la Patrie, ceux qui se sont battus et ceux qui sont restés au pays. M. l'échevin Morichar prit la parole à son tour pour féliciter la Fédération de son activité inlassable.— Vous nous avez secondés, dit-il, dans la tâche .difficile de maintenir le niveau de l'instruction dans notre commune. Pendant que d'autres s jmmeillaiènt, vous travailliez.» A près de nombreuses attractions, pour le plus grand amusement, des petits, on procéda à la dis-ribution des jouets. Soulignons que la Fédération a fait cette année les plus grands sacrifices. Les jouets sont hors pii ; malgré cela, tous les pauvres gosses de Saint-Gilles pourront, qui jouer du tambour, qui sonner du clairon ou brandir vaillan.m int un sabre de bois, pendant que de petites inamans berceront leurs nourrissons de porcelaine et de carton. Ils en ont laissé partout ! partout où ils ont p issé, les représentants de la « Kultur » ! Mais il s'agit, cette fois, de munitions, obus, cartouches, etc., dont des quantités considérables ont été jetées, par les troupes battant en retraite, dans les grands étangs de la banlieue bruxelloise, à Groenendael, Boitsfort, Auderghem, Rouge-Cloître. Ucs mesures sont prises pour procéder à leur en.èvement. Voilà qu1on parle à nouveau des exploits de cette espèce de bandits surnommés, il y a quelque cent vingt ans, des « chauffeurs », parce qu'ils « chauffaient » les pieds de leurs victimes en les leur mettant dans le feu, pour leur faire désigner l'endroit où leur argent était caché. C'est «à la campagne que cela se passe, là donc où il n'y a guère de police sérieusement organisée, c'est vrai. Mais c'est aussi à la campagne que, pendant la guerre actuelle comme à l'époque troublée d'il y a un peu plus d'un siècle, s'étaient amassées des fortunes faites des misères des populations urbaines. Les voleurs vont où il y a de l'argent; et nos paysans commencent à voir maintenant qu'être riches n'est pas tout rose. A U TIR NATIONAL L'Œuvre de l'habillement des orphelins de nos braves soldais et des enfants des mutilés s'est rendue hier matin, au Tir National, pour y déposer des palmes sur la lo nbe des quarante-deux martyrs qui reposent là. Dans l'assistance peu nombreuse mais recueillie, nous avons remarqué : M. Ilenrijean, président de l'oeuvre; M. Frick, bourgmestre de Saint-Josse; le docteur Janvier; Mmes Frick, Janvier, Defay et Spaak, membres du Comilé d'honneur de l'œuvre. D >s délégations de soldais belges, de soldats américains et anglais, de la Croix-Rouge de Belgique, assistaieni également à la cérémonie. Le pelit groupe s'est acheminé lentement vers le s.mibre coin où nos glorieux morts reposent. Des femmes en deuil, des condamnés a mort échappés miraculeusement aux balles meurtrières du pelolon d'exécution, dont MM. Debacker, Louon, Bauwerâerts et le père Fallon; M,nc Baucq et ses enfants, d'autres encore sont venus saluer l'humble tombe de parenls ou d'amis disparus. Trois grandes palmes ont été déposées dans le pelit cimetière, puis M. Henrijean a retracé le sublime dévoûment de ceux qui sent morts pour la patrie. La ioule a parcouru ensuite les sentiers qui séparent les tombes, interrogeant les croix sur lesq.uelles-desmains amies ont attaché mainte-. ' ■i*W".nrtViiïl» «f L^'aiWM II mu ' ] LuawiuwacffT n tnt les photographies des fusil és. Toutes les tombes, si dénudées.lors de notre première visite . au .lendemain du départ des Allemands sont maintenant recouvertes de fleurs. Les écoles sonl ; venues successivement i-endre un sublime hom- , mage à ces.courageux-citoyens en ornant leurs , tombes de couronnes-et de,palmes.-Celles de Miss, , Cavell et de Philippe Baucq ont retenu parlicu j lirrément l'attention des .visiteurs. Elles dispa- | raissent sous une montagne de fleurs. L'assistance s'est retirée, très émue, tandis que sur la chaussée, les soldais français deli- : Ment au son des.gais accords de-leurs.fanfares. , M). .MINI | 11 I ■ A NOS LECTEURS Nous -pouvons commencer aujourd'hui l'en- ] voi clu journal à nos abonnés de Cacjgl ,m:ra-tion bruxellois . Nous priohs instamment ceux qui habitent les confins de cette ar/ytomération ou i s villes et localités de p?*ovince, ain<i que l\ t ranger, de nous faire parvjnir leur adresse sa» s retard. ' A 0"s pourrons alors leur envoyer ègaliment ; le journal sous bind>. mi attendant que la poste a t r p>-is son ancien mode de distribution. < Provisoirement, nos 'etlscrs sont p/iJs \ d'adresser leur demande d*abonnement exclu- ' s/vem-nt au bu>"au du journal, rue du Ma' ; rais, 86„ Bruxelles. Le Roi à Liège Le Koi et la Jtteme ont tait leur entrée dans 1 la vieille cité wallonne, samedi, au milieu des f acclamations d'une foule enthousiaste. L entrée s'est effectuée par le faubourg ^ Sainte-Marguerite. Le Koi, à la tête de la troisième division, avait la Keine à.sa gauche et à sa droite le général Léman, il étmt gné d'officiers d'état-major, parmi lesquels le cénéral -Gillain, le général anglais Jacob. I^s • Généraux français Desgoutte et Rouquerolle, les généraux belges Michel et Jungbluth. Le souverain a été reçu par JVLM. JJelvaux clé FenfFe, gouverneur de la province, et Kleyer. bourgmestre de Liège. II a traversé ensuite la : ville, passant notamment par les rueî-- de l'Université et de la Cathédrale, le boulevard d'A-vroy et l'avenue Kogier. Une foule nombreuse groupée sur ies trottoirs, installée aux balcon? et aux fenêtres des maisons, a fait aux souve- , rains une inoubliable ovation. le général Jacques a ensuite piésenté ses , troupes au Roi. En tête venait le 12e de ligne. ! dans les rangs duquel se trouvait le prince Léo- ! pold. Le jeune prir ce a été très acclamé. Le Roi et la Reine se sont rendus au palais du gouvernement provincial, où on leur a otrert un déjeuner ^t où les différpnfps autorités de la province leur ont été présentées. A 3 heures, le Roi a été reçu à l'hôtel de ville. A l'entrée se trouvait un groupe de mutilés : et de prisonniers politiques auxquels le souverain a adressé quelques paroles aimables. ' En réponse à un discours de M. .Kleyer, le Foi a rappele la part glorieuse que la Ville de Liège a prise à cette guerre et qui reste, aux veux dii mondj entier, le symbole de la résis : tance héroïque. L'enthousiasme de la foule massée sur la Grand'Place a forcé le Roi à paraître au balcon. Les souverains ont enfin assisté à un service 1 solennel célébré à da Cathédrale. 11^ y ont été reçus par l'évêque de Liège. < Dan? la soirée, la FamiLLe royal3 a regagné ] Bruxelles en automobile. < i L'IMPOT i sur les i Bénéfices do Guerre ] . ( M. Ansiaux, professeur à l'Université libre 1 de Bruxelles, a repris hier la suite de ses in- î téressantes conférences sur l'économie poli- 1 tique. Il a traité avec maîtrise un sujet tout 1 d'actualité en nous exposant les principes qui ^ ont guidé l'Institut Solvay, section de sociologie, dans l'élaboration d'un projet sur les ' bénéfices de guerre. La guerre, nous a-t-il dit, a causé à la plu- 1 ralité des pertes considérables et a été pour J une certaine minorité la source de bénéfices fabuleux. Cette dernière est composée sur- \ tout de deux éléments : celui des fournisseurs d'armées, et celui des producteurs et com- ■ merçants d'articles de toute première néces- ( sité. Des gains énormes ont été réalisés par ( cette c'asse de gens à la faveur d'une hausse ( constante du prix des marchandises. D'où provenait cette hausse? En premier lieu du blocus imposé à l'Aile- 1 magne et, par conséquent, à la Belgique par ] les alliés. Lorsqu'il y a blocus, les détenteurs des produits non susceptibles de renouvellement se trouvent favorisés, le coût de production s'élève et, conséquemment, le coût de I tous les produits fait de même. Les réquisitions militaires, en causant la pénurie de certains articles, accentuent encore le mouvement de hausse. Mais un blocus n'est pas nécessaire pour amener le renchérissement des denrées. U suffit pour cela que les frais d'importation ou de production augmentent. Les frais d'importation se sont élevés partout. Le fret est devenu plus cher par suite de la diminution du tonnage commercial produite par la réquisition de navires marchands, par leur transformation en navires de guerre et par l'ac- 1 tion des sous-marins, bien que compensée, il il est vrai, par des constructions considéra- ( bles. {■ Les frais d'assurance maritime se sont ac- f crus, et, enfin, le change ou moyen de paye- (. ment vis-à-vis de l'étranger, avait beaucoup <n haussé parce que des pays comme l'Angle- ^ terre, la France et l'Italie, au début, ache- s taient plus en Amérique qu'ils ne vendaient. Les frais de production ont subi également ( des hausses considérables, non pas seulement i1 ici, mais encore dans les pays alliés, la main- 1 d'œuvre s'étant faite rare et onéreuse. 1 La production devenant plus coûteuse, la s valeur des produits emmagasinés augmente 1 naturellement. Il n'y avait donc de la part des détenteurs aucun acte répréhensible. Ce- 0 pendant, les monopoleurs et accapareurs sont n inieEyMmpj et* escomptant cette hausse, ont 1 ^ acheté d'immenses quantités ae marchan lises en vue de la spéculation. Les gouvernements dans divers pays ons iris des mesures pour enrayer leur action elles que l'établissement de prix maxima, le ationnement et la réquisition. Malgré ce» aesures, les gouvernements ont échoué. E aut pour réussir une police vigilante et nombreuse. En Allemagne, le gouvernement, vouant favoriser les agrariens, fermait les yeux-ci, il ne donnait pas le droit de réquisitior n Comité National. Les mesures qu'il prêtait étaient iniques et faites dans le seul but l'assurer le marché aux seuls Allemands, iîette politique fut en partie déjouée par là raude, et fournit aux trafiquants de noni-•reux bénéfices de guerre. La hausse des denrées agricoles entraîne la lausse des fermages et en .même temps de la aleur du sol et crée ainsi une nouvelle caté ;orie de gens ayant réalisé des bénéfices de ;uerre : les propriétaires ruraux. La hausse des prix fut encore accentuée par 'abondance extraordinaire du papier-mon-. Laie, qui agit également sur le marché der aleurs mobilières. Ici encore, de nombreux ■énéfices de guerre furent réalisés, en partie oconsciemment, en partie, par agiotage. La conséquence de tous les phénomènes tudiés, c'est que des bénéfices de guerre fu ent réalisés partout, aussi bien dans les payt leutres que chez les nations belligérantes )r, ces bénéfices étaient aussi oppressifs que ructueux. Car ils se faisaient au détriment le la masse et surtout au détriment des plu^ >auvres. Par conséquent, l'impôt sur les bé léfices de guerre a une base inébranlable lans la justice sociale. Bien plus, il est né-essaire. -L'Etat après cette guerre doit ac-order aux classes ouvrières, qui ont combattu comme les autres, certaines réformel ociales. Celles-ci entraînent toujours des dé->enses considérables. Il faut donc trouver di 'argent. Où te faire, sinon chez ceux qui en nt. Les indemnités, elles, devront rembour-er les pertes subies, et d'ailleurs elles ne se >ayeront que par annuités. Les réformes se-ont immédiates. Il faut de l'argent tout de uite. Mais que faut-il entendre par bénéfices de ;uerre? En Italie, on considère comme tels eux réalisés sur les fournitures à l'armée. 1 va sans dire que cette notion est insufflante et même critiquable, puisque l'Etat reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre. I faut donc la rejeter. D'autres législations, notamment celle du )anemark, comprennent sous ce nom l'excé-lent des bénéfices ou revenus qui ont été réa-isés dans les années de guerre compârative-Qent aux années antérieures ou même à la eule année 1914. Cet excédent est facilement calculable dans les pays où existait l'impôt ur le revenu. Mais comment faire ailleurs * En Belgique, on recourra surtout aux Qoyens indirects, preuves par la loi et préemptions. Parmi celles-ci figurent les achats t agrandissements d'immeubles, les acquisi-ions de meubles, de valeurs, la souscription , une émission de titres, les versements dans es Caisses d'Epargne, etc., etc. Dans tous les cas, on réservera au contribuable le droit de irouver que son argent ne provient pas de bé-léfices de guerre. Pour les agriculteurs, la >résomption sera le résultat de leur profes-ion même. Tous seront imposés, déduction aite des pertes subies par suite de la guerre. Faut-il soumettre tous les citoyens à cet mpôt. Non, car ce serait créer au fisc des dif-icultés insurmontables. En Suisse, on exclut les ouvriers, ceux qui >ccupent des professions libérales, et les ca-litalistes. C'est injuste, car les capitalistes nt réalisé des bénéfices sur les hausses bour-ières. Le projet belge les taxera, mais il xonérera complètement ceux qui n'ont fait tendant la guerre qu'un bénéfice total de dix aille francs. En revanche, pour les bénéfices dépassant ette somme, l'impôt sera progressif et atteindra même en certains cas 75 p. c. Enfin, comment établira-t-on le montant de 'impôt pour chaque contribuable"? Par une léclaration obligatoire des financiers, indus riels et commerçants de leurs bénéfices de, ;uerre dans un délai très rapproché. Pour les letits commerçants et les petits agriculteurs l'ayant pas de comptabilité, on taxera d'of-ice en se basant sur les présomptions. Le calcul des bénéfices nets se fera en dé-luisant le montant des diverses charges -. rais de production, pertes sans compensa-ion, etc. On tiendra même compte des som-les portées en amortissement de l'outillage, toutefois, elles ne seront admises que si elles ont raisonnables. D'autre part, pour éviter a, fraude, on incorporera aux bénéfices de uerre les sommes mises en réserve. Il serait, n effet, trop facile d'échapper à l'impôt en hargeant sa réserve et en ne présentant par e moyen qu'un chiffre restreint de bénéfices- : <o îans la Presse bruxelloise La section bruxelloise de l'Association de li. resse lielge a tenu hier son assemblée' générale, dus la présidence de M. Auguste Thomas. Dans son rapport, le président a tout d'abord endu hommage aux journalistes-soldats qui ont onoré l'Association : le lieutenant Van Hooriok, écorédelacroix de guerre et chevalier de l'Or Ire e Léopold ; le maréchal des logis Nicolas liarlhé-:my, décoré de la croix de guerre et chevalier e l'Ordre de Lé >pold; le lieutenant Victor l'oin. ccoré de la croix de guerre et de l'Ordre de i Couronne; l'aviateur Léon Souguenet, décoré e la croix de guerre française pour les exploits u'il a accomplis au Maroc et le soldai Louis ison. Il a salué ensuite les confrères revenus d'exil, ui ont mené par la plume une inlassable propa-ande i ro-alliée; puis il a payé un tribut H1; rp-rels aux nombreux camarades disparus pendant ïs quatre années de guerre et parlicnli r nient René Henry, revenu inour'r au | ays, après une mgue captivité, des suites des blessures reçu s ,ir le champ de bataille. Le président a tenu à souligner que, à pari e rai es défaillances, les journalistes demeurés u pays se sont intimement groupés autour de :urs organismes professionnels et ent subi ait -s les privations, plutôt que de trahir et de avilir sous la censure. Il a témoigné la recou-aissance de l'Association .pour ceux de ses lemliresqui se sont dévoués dans les différent •ganismes d'entr aide professionnelle et a re-ercié chaleureusement M. Jules Carlier, pri-si-3nt du groupement industriel, qui, pendant « Lundi 2 Décembre 1918 He numéro : JDIIK CHJlsrTIiyrJŒS partout en jBelg-ique. 48=. année.— • iN°

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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