La gazette

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s.n. 1914, 28 Juillet. La gazette. Accès à 22 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/c824b2xv8q/
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LA GAZETTE — ABOIVWEMEMT8 t BRUXELLES &. FAUBOURGS : Cn an, 12 fr.— Six mois, 6 fr. 50.— Trois mois, 3 fr. 50 HORS BRUXELLES : Un an, 15 fr. — Six mois, 8 fr. — Trois mois, i fr. 55 A L'ÉTRANGER s Les prix de Bruxelles, le port en sus. Les abonnements se prennent dans nos bureau® et dans tous les bureaux de poste. A^nVOIVCES s ANNONCES ORDINAIRES : 30 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 1 franc la ligner FAITS DIVERS (Corps du journal) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE s 2 francs la ligne. Pouf les annonces, s'adresser au service de la publiclùt RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DIT MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j 3M5»fto \ \ \ \ Bill? LE CONFLIT AUSTRO-SERBE G-FlAVES MENJkCES Le Passé Tout le mal dont souffre l'Europe en ce m< ment, l'angoisse d'aujourd'hui, le malais d'hier et celui qui subsistera demain mem si l'on échappé une fois encore au fléau tar redouté, tout cela provient du mépris depu: toujours manifesté par la plupart des puissai cee du principe des nationalités dans les 13a kans, tout cela provient de la ^politique d convoitises, de marchandages, d échangés, combinaisons secrètes, pratiquée depuis toi jours par l'Autriche et par la Russie et qu les autres puissances, dans des buts souvei intéressés, ont ratifiée. L'étude si complète et si documentaire qu constitue le récent rapport de la Dotatio Carnegie, aboutit à cette conclusion, dont o ne peut contester la justesse. Il suffit, pour se rendre compte des eau» profondes de la situation actuelle, de parcoi rir les premières pages de l'ouvrage, celle consacrées à l'ethnographie ders régions ba kaniques et à la politique des puissance avant et après la guerre turco-russe. Les auteurs du rapport rappellent, ce qi est de l'histoire, mais ce qu'on avait un pc oublié, les tractations de 1876. Que la population de la Bosnie et de 1 He zégovine fut en grande majorité serbe et qi les aspirations de la Serbie concernant ceti région fussent légitimes, que d/autre part, . population de la Macédoine fût en majoril bulgare, cela n'était pas contesté. Or en 1876, lors de l'entrevue,à Reichstad du tsar Alexandre II et de François-Josepl ]e premier,parce qu'il desirait obtenir de 1 Ai triche son assentiment à une action russe e Bulgarie, offrait à l'Autriche-Hongrie le dro d'occuper et d'administrer la Bosnie et l'He zégovine ; la Russie sacrifiait ainsi elle-mên les Serbes à ses propres intérêts. Au Congrès de Berlin, le délégué russe, : . comte Ignatieff, proposait à l'Autriche-Hoi grie, pour obtenir son adhésion au traité c San Stefano, l'annexion de la Bosnie et c l'Herzégovine ; et le comte Andrassy formi lait une contre-proposition : la Russie aura toute liberté d'action en Bulgarie à la cond tion que fût décidée l'autonomie de la Mac< doine sous le protectorat autrichien. V- !♦=>,. î'. n'y n trie T du souci de respecter les nationalités ; il y des échanges de territoires, d'influences, c complaisances, il y a des trocs, il n'y a pas u seul instant, de part ni^ d'autre, la pense de tenir compte des origines et des volonté des populations. Plus tard, l'Autriche, qui n'a plus qu'ui] pensée: s'assurer les provinces serbes que ] Russie lui a abandonnées afin de pouvoir, elli intriguer à l'aise en Bulgarie, conclura ave Milan de Serbie des traités secrets qui viol* ront, de plus én plus ouvertement, le princip des nationalités. Le traité secret de 186 entre l'Autriche et la Serbie, dit que 1 première soutiendra la seconde au cas o celle-ci trouverait la possibilité de s'étendi du côté sud de sa frontière, c'est-à-dire e Macédoine, en pays bulgare — exception fail pour le sandjak de Novi-Bazar. Et au renoi vellement de ce traité en 1889, il est dit qi: l'Autriche-Hongrie aidera à l'extension de ] Serbie dans la vallée du Vardar. La conséquence de cet accord a été l'un des causes déterminantes de la création de ] propagande pan-serbe aujourd hui si pui santé et dont l'Autriche-Hongrie se plaint. Et tout ce qui arrive d'inquiétant aujou d'hui, tout ce qui menace l'Europe est la coi eéquence de cette détestable politique de ma chandages et de conquêtes sournoises qi viole sans scrupules les droits des peuples. — — -o- Les Evénements Lj'iespoir renais^aiti La situation parai; sait s'améliorer. On gagnait du temps, ce qu en des circonstances aussi graves, est énorm Mais à onze heures et quart, nous avons reç les deux dépêches suivantes qui montrent Yh transigeance du gouvernement autrichien. On veut faire boire le calice jusqu'à la lie la malheureuse Serbie et l'on abuse des ci constances pour défier et humilier la Russi L'Allemagne, dans ces conditions, appro ve-t-elle son alliée? Et parviendra-t-on à 1 caliser le conflit entre l'Autriche, la Serbie 1 la Russie 1 Vienne, 27 juillet. — Les journaux du so font remarquer, à propos de la réponse de . Serbie, que les Serbes ne cherchent que c mauvaises raisons et, étant donné cet état c choses,le gouvernement austro-hongrois ne pei plus reculer sous aucune condition. Vienne, 27 juillet. — On achève en ce momei de très importants préparatifs en vue d'une a tion militaire qui serait exercée dès demai matin contre la Serbie. La note serbe. — Version autrichienne Vienne, 27 juillet. — Un communiqué of cieux dit que le ministre plénipotentiaire, bar< G le si, a présenté dès son retour à Vienne, i ministère, le texte de la réponse serbe à la no autrichienne. Le communiqué ajoute que la réponse ser' est empreinte d'un tel manque de sincéri qu'elle laisse clairement apparaître que le go vernement serbe n'avait pas l'intention sérieu de mettre un terme à la tolérance coupab' grâce à laquelle il avait permis aux menac antiautrichiennes de prendre de l'extension.Ni seulement sur les principes mêmes de la ci marche austro-hongroise, mais encore en ce q concerne les revendications elles-mêmes, exp sées par l'Autriche-Hongrie, la note de la Serfc contient de telles restrictions, que les conce sions qui ont été faites sont sans aucune impe tance. En particulier, on refuse, sous un p] texte vain, d'accepteT la participation d'organ austro-hongrois à l'instruction concernant 1 auteurs de l'attentat se trouvant actuelleme sur le territoire serbe, ainsi que l'avait deman la note austro-hongroise. Premières hostilités? Belgrade, 27 juillet. — Le paquebot serbe « Vardar », qui, de Tekia, sur le Danube, se ren-dait à Belgrade, a été poursuivi par un torpil-e leur autrichien qui l'a capturé et emmené sut la e rive autrichienne du Danube. t Une dépêche de Vienne dit qu'à Havesrar, sur s le Danube, près de Semendria (Serbie), un re-l- morqueur austro-hongrois, qui transportait une [_ compagnie de soldats autrichiens, aurait essuyé e des coups de fusil partis de la Tive serbe. Les e soldats autrichiens auraient riposté. Une cen-L_ taine de coups de fusil auraient été ainsi échan- e ®é&- . , , j. A Ouban, sur le Danube, les autorités hongroises auraient arrêté un vaisseau qui avait refusé de stopper ; quelques coups de fusil au-e raient été tirés du bord. n Q Vienne, 27 juillet. — Le c Sonn und Montag Zeitung » publie une information d'après laquelle les Serbes auraient fait sauter le pont du s chemin de fer qui traverse le Danube entre Sem-l~ lin et Belgrade. :6 [_ La Russie mobilise ïs Saint-Pétersbourg, 27 juillet. — Suivant les journaux, la promotion des cadets paT le Tsar xi était si inattendue que les professeurs de l'école u l'ont apprise seulement à 9 heures du soir. Les nouveaux officiers sont partis immédiatement r_ pour Saint-Pétersbourg, afin de s'équiper.^ Us rejoindront leur corps sans le mois de congé habituel. Le ministre de la Guerre a donné égale->e ment l'ordre de faire une promotion parmi les ^ élèves des écoles de Moscou, Tver, Vilna, Kieff, ,e Odessa, Tiflis et ELisabethgrad. I Préparatifs allemands i, Berlin, 27 juillet. — Les navires de la flotte i- allemande qui se trouvaient au sud de BeTgen n sont partis hier soir pour rallier les eaux, alle-it mandes. Ceux qui se trouvaient au nord de Ber-r- gen partent aujourd'hui. e Le retour de Guillaume II e L'Empereur est arrivé à 3 heures à Potsdam. Il a débarqué à Iviel, où il a été accueilli pai 1_ une foule enthousiaste. e e Précautions anglaises Londres, 27 juillet. — La première flotte, qui . est concentrée à Portland, a reçu l'ordre de ne }~ pas se disperser. Tous les congés sont suspen-dus. Les vaisseaux de la deuxième flotte Testenl dans leurs ports. p M<iiU'< £7 juillet». — L'en cadre anglaise, ■disp^r- a sée actuellement en Egypte et dans les antres e ports d'Orient, sera de retour à Malte vendredi n matin. e La Grèce :s M. Panas, ministre de Grèce à Constanti-npple, a déclaré qu'en cas d'une guerre austro-serbe, la Grèce était obligée de fournir cent a mille hommes à la Serbie. € Les préparatifs de la Hollande i- La Haye, 27 juillet. — On apprend que la Hol- e lande fait des préparatifs militaires extraordi- .1 naires pour garantir la neutralité de son terri- a toire en cas de guerre. ç La mobilisation autrichienne n Carlsbad, 27 juillet. — Information autorisée e par le gouverneur. La mobilisation de huit corps d'armée austro-e hongrois, à savoir ceux de Prague, de Leitmo-a ritz, de GTatz, de Budapest, de Temesvar, d'A-gram, de Serajevo et de Raguso, a été ordonnée. e Tous ies réservistes doivent partir dans les vingt-quatre heures pour rejoindre leurs régiments.La concentration de l'armée serb® Vienne, 27 juillet. — Des fortes concentrations i- de troupes serbes s'effectuent dans les environs r- de Kragujévatz, de Kralievo et de'Krouchewatz. ii La Serbie paraît vouloir Téunir dans ces parages le gros de son armée pour la mettre à 'l'abri de toutes les opérations autrichiennes et disposeï - ainsi du temps nécessaire pour l'élaboration de ses plans ultérieurs. Il est possible que, sur la frontière occidentale, les Serbes tentent d'envahir la Bosnie eu franchissant la Drina. Ils paraissent comptei pour cela sur la coopération du Monténégro, dont les dispositions restent enveloppées de ■ mystère. J Panique à Belgrade u Vienne, 26 juillet. — Un télégramme de Sem lin à la « Correspondance Sud-Slave » prétend que Belgrade présentait hier le spectacle d'une débâcle complète. La population aurait été prise a d une panique qui aurait encore été accrue pai r. la rumeur d'une arrivée imminente des troupei autrichiennes et du bombardement de la ville La garnison a quitté la ville dès samedi, ne 1_ laissant en ville que quelques troupes de couver > ture. Tous ceux à qui cela a été possible onl >t quitté la ville emportant ce qu'ils possèdent. Belgrade, 26 juillet. — Les services des che. mins de fer sont militarisés. On est ici depuis ir hier matin sans nouvelles de l'étranger. I€ Belgrade, 27 juillet. — Tous les pouvoirs cen [e tTaux de Belgrade sont passés aux mains dr ^ commandant de place. On procède au déména gement de tous les bureaux des ministères et de la Banque nationale. it Quoique le décret de mobilisation ait tardé è > paraître, Belgrade, dès 4 heures hier, présentai n îe même spectacle qu'en septembre 1912. L'en thousiasme de l'armée est indescriptible. Of fi ciers et. soldats paraissent en proie à une joie générale. Seuls les habitants de Belgrade, s'at g_ tendant à l'occupation imminente de la ville >n Par '^€S ^rouPes autrichiennes, envisagent les événements avec quelque appréhension. Beau-^ coup de familles partent pour Bucarest. La Serbie espère encore j!| Rcxme, 27 juillet. — Le ministre de Serbie à u_ Rome a déclaré, au cours d'une conversation ^ avec un rédacteur du « Corriere d'Italia », que e tout espoir d'éviter un conflit n'est pas perdu. eg Une action des Puissances se présente comme )n l'éventualité la plus prochaine. Si cette actior é- est concordante, elle aboutira à un succès. 111 La Russie aussi o- ie Saint-Péterbourg, 27 juillet. — -Les journau: ,s_ Téflètent l'impression d'apaisement qui se mani ,r_ festait hier soir, et attendent un heureux Tésul é- tat du rôle que jouent l'Angleterre et l'Italie es L'intervention de ces deux puissances est consi &s dérée comme opportune, et d'autant plus indi nt quée que l'Angleterre et l'Italie sont directe lé ment intéressées dans le conflit. Une pareille entreprise serait accueillie favo rablement dans les milieux diplomatiques Tusses.Enregistrant l'amélioration du moment, les journaux disent que, sans triompher bruyam-! ment, on ne peut pas ne pas faire remarquer lej mouvement de retraite de l'Autriche, et combien a contribué à ce résultat l'attitude franche ei. résolue du gouvernement, de la presse et du ; pays tout entier. Une chose importante, dit le « Novoïe Vre-1 mia », c'est que le danger d'une effusion de sang; diminue, et qu'au dernier moment les pertur-| bateurs de la paix seront peut-être forcés de l~ renoncer à leur plan agressif. Nous considérons ' "" l'avenir avec un calme complet. Si c'est la paix, nous la saluerons du plus profond de notre i r cœur. Si c'est la guerre, nous l'accueillerons* sans crainte, avec confiance dans la victoire. e Le journal répète encore que la question de la! é guerre ou de la paix dépend de la diplomatie» allemande, et que, en tout cas, la Russie n'aban , donnera pas la Serbie. La démarche est donc possible Vienne, 27 juillet. — On déclare absolument t inexacte une nouvelle publiée par le journal . « Morgen », et selon laquelle les ambassadeurs de France et de Russie auraient fait hier soir, auprès du comte Berchtold, une démarche afin ? d'obtenir un nouveau délai avant l'ouveTture - des hostilités, sous condition d'agir auprès du i gouvernement serbe pour faiTe accepter les con-•- ditions de note austro-hongroise; On ajoute que. jusqu'à ce matin, ni M. Dumaine, ni M. Sche- j beke n'ont été en possession d'instructions sem * blables, et qu'une telle démarche, si elle avai' j 3 lieu ultérieurement, ne se ferait certainement) ^ pas au nom de la France et de la Russie seules, | ' mais bien au nom des trois puissances : France, ^ Russie et Angleterre. 3 L'action médiatrice Rome, 27 juillet. — L'ambassadeur d'Angle , terre, sur l'instruction de son gouvernement, aurait fait demander cette nuit à l'ambassade: d'Autriche si elle accueillerait une visite ayanï pour but d'envisager les moyens de conciliation La même question a été posée par le ministre B des Affaires étrangères d'Italie. 3 L'ambassadeur d'Autriche a répondu qu'i. _ accueillerait ces visites avec plaisir, mais san • que cela pût rien faire préjuger du résultat, 14 gouvernement austro-hongrois voulant se réser ver le droit de prendre toutes les mesures militaires nécessaires pour la sécurité de l'Etat. La double visite aura lieu ce matin. r Même si Belgrade était prise Rome, 27 juillet. — Un diplomate a déclaré â 1' « Italia », qu'une fois Belgrade occupée pnr i les troupes autrichiennes, les négociations pe-1 < e vent s'engager, qui auront des chances d'about ?r l- si la Serbie n'a pas perdu la tête. Toutefo .-t pour que cette solution soit possible, il ne fav pas que la Russie bouge. Un cot>.' ïu&îqué ràssu > ^ ! ? Saint-Pétersbouig, 26 juillet. — Le « Courut? I "L de la Bourse » publie le communiqué suivant | qui aurait un caractère semi-officieux : La Russie serait prête à répondre par tous le. - moyens dont dispose une grande puissance & i- tout indice montrant que l'on mépriserait ses t demandes légitimes. La Russie ne permettra pas. l'anéantissement d'une puissance slave, mais elle est pTête à soutenir l'Autriche dans ses demandes justifiées, comme elle recommande à la .- Serbie de ne pas être intransigeante. Toutefois - elle ne permettra jamais que l'on punisse le .- peuple serbe tout entier pour les crimes d'un particulier. Ni 'la Serbie, ni la Russie ne peuvent autoriser un empiétement sur les droits souverains des Etats balkaniques. Espoir: la Russie fait des propositions Saint-Pétersbourg, 27 juillet. — D'après cer- - tains renseignements, on espère toujours que la - paix sera maintenue. M.Sasonoff a fait certaines • propositions qui, pense-t-on, devront satisfaire s l'Autriche tout en sauvegardant la souveraineté - de'la Serbie. Espoir aussi en l'Italie Londres, 27 juillet. — On télégraphie de Saint-s PéteTsbourg que, dans les milieux diploinati-s ques russes, on continue à envisager la situation ;. avec calme, espérant beaucoup dans la réussite s d'une médiation italienne. La Cour se montre e optimiste. r Une Conférérence de médiation e •Londres, 27 juillet. — On apprend que les i. milieux diplomatiques avaient connaissance [i hier soi-t d'instructions que l'Angleterre aurait r données à ses ambassadeurs à Paris, Berlin, Rome, de suggérer à Vienne et à Saint-Péters-© bourg la réunion d'une Conférence de médiation qui serait confiée aux quatre puissances non directement intéressées dans le conflit austro-serbe, c'est-à-dire à l'Allemagne, la France, l" l'Italie et l'Angleterre. d Sir Edward Grey fera aujourd'hui, paraît-il, 6 une déclaration à ce sujet à la séance de la e Chambre des Communes. ^ Rome, 27 juillet. — On confirme que l'Italie, , parallèlement à son action en faveur de la paix, ^ a accepté la proposition de médiation de l'Angle-' terre. t A Paris, on annonce une détente Paris, 27 juillet. — La situation paraît nota-;- blement améliorée à la suite des démarches des s puissances de la Triple-Entente. L'Allemagne est intervenue auprès de l'Autriche, qui semble L_ avoir renoncé à ses prétentions excessives. Les u dépêches de Serbie disent que si la situation L_ actuelle se maintient encore pendant vmgt-Q quatre heures, toute crainte d'un conflit armé pourra être considérée comme écartée. à Symptôme rassurant Paris, 27 juillet. — Plusieurs commerçants en i- gros de nationalité allemande, établis à Paris, e se sont rendus hier soir à l'ambassade d'Allema-t- gne, pour y demander ce qu'ils devaient faire e en présence des événements actuels. Devaient-s ils rester à Paris ou rentrer en Allemagne? i- On leur donna une réponse rassurante en leuT disant que, malgré tous les bruits pessimistes qui couraient, il n'y avait actuellement pas nécessité pour eux de prendre la décision d'un à retour en Allemagne. 1 Les manifestations en Autriche e i. Budapest, 27 juillet. — Hier soir, à 9 heures, e la population de Budapest a fait une grande Q manifestation en l'honneur du consul général d'Allemagne. Environ 5,000 personnes, appartenant à la meilleure classe de la société, ont défilé avec des drapeaux devant le consulat géné-x ral d'Allemagne, et ont poussé des hurras en-i- thousiastes en l'honneur de l'Allemagne, fiaele 1- alliée de la monarchie, et de l'empereur Guil-laume. Les manifestants ont acclamé le comte i- de Furstenberg-Stammheim, consul général, qui i- a remercié en termes cordiaux. Un manifeste des socialistes autrichiens Vienne, 26 juillet. — La fraction parlemen taire du parti socialiste autrichien a lancé un maniifeste qui se termine comme suit : « Nous savons combien a grandi la misère produite par la longue crise économique ; nous savons aussi dans quelles couches profondes elle s'est étendue ; nous savons dans quelle sombre situation se trouvent les masses populaires; nous savons le désespoir qui s'est emparé du peuple! C'est pourquoi nous élevons notre voix en signe d'avertissement ; nous conseillons la circonspection, et nous demandons que l'on tienne compte de toutes les nécessités et de tous les besoins de la vie des peuples. Au peuple, il n'est pas donné de décider la paix ou la guerre. Le Parlement, par lequel il agit et parle, est muet. La liberté politique des réunions publiques et de la presse est enchaînée. Avec la conscience de l'heure grave et fatale, il faut qu'encore une fois nous criions haut : « La paix est le plus précieux des biens de l'humanité, la plus grande nécessité des nations. » Nous déclinons toute responsabilité dans cette guerre. Nous déclarons formellement et solennellement que les responsables sont ceux qui, de ce côté-ci et de ce côté-là des frontières, l'ont provoquée et veulent 'la déchaîner. Nous nous savons unis avec les travailleurs conscients de leuT classe du monde entier, et non moins avec les socialistes serbes. Solennellement nous nous déclarons partisans du travail de civilisation du Socialisme international, auquel nous Testons attachés avec dévouement dans la vie et jusqu'à la mori ! » Le bureau socialiste international Le Bureau socialiste international a été convoqué, par télégrammes spéciaux, dimanche matin. Il se réunira à Bruxelles, à la Maison du Peuple, demain mercredi. La presse italienne Rome, 27 juillet. — Tous les journaux traduisent ce matin une impression optimiste, et leur espérance dans l'action italo-anglaise semble reprendre le dessus. La nouvelle que l'empereur Guillaume exercerait lui-même son action personnelle en faveur de la paix ajoute encore à ces impressions optimistes. L'Angleterre et l'Italie, dit le « Messagero », profiteront de cette trêve pour intensifier le travail diplomatique qui vise à la recherche d'une formule conciliatrice. Le « MessageTO » reconnaît que le bon vouloir de la Serbie est grand et peut faciliter la solution. Si, malgré cela, l'Autriche persiste à vouloir la guerre, il faudra donner Taison à ceux qui affirment que l'assassinat de Serajevo fut simplement un prétexte pour la réouverture de ces hostilités qui, en 1912 et 1913, ont commencé et fini sans l'intervention de l'Autriche, laquelle entendait provoquer à son avantage, naturellement, la revision de la carte diplomatique des Balkans. Ce que fera l'Angleterre Londres, 27 juillet. — La nouvelle de la mobilisation autr chienne a provoqué une émotion autan, j, w v v^qu'ou imuquaU une uiobili-s'ition simultanée de la Russie et de la France. .Mais l'intérêt qu'on porte à la question est dé-,M;agé de préoccupations personnelles, car, ac-(, uellement du moins, on n'envisage nullement ia possibilité que la Grande-Bretagne puisse être entraînée à participer à une action militaire è la suite de la France et de la Russie. Quelle que soit l'intention du gouvernement à ce sujet, il est indéniable que le peuple anglais n'accepterait pas de partir en guerre à propos de la Serbie, dont il ignore tout ou presque. En outre, les mentalités britanniques ne conçoivent pas la possibilité de ces chocs en retour qui peuvent obliger une nation à combattre sans qu'elle ait rien eu à connaître du différend initial. Depuis un siècle, les alliances de la Grande-Bretagne n'ont pas nécessité un appui par les armes. Aussi, s'il n'est point prématuré de parler de la chose, il semble que la seule assistance que la Triple-Entente puisse attendre du Royaume-Uni serait l'envoi de troupes destinées à garantir la neutralité de la Belgique. Le cas a, du reste, été examiné dans la presse et il est certain que l'opinion publique accepterait une démonstration de ce genre. En attendant, on continue, au Foreign Office, à espérer que l'affaiTe s'arrangera, ou du moins que le conflit se localisera et sir Edward Grey continue ses efforts dans ce but. Si désireux, en effet, que soit le peuple anglais de resteT en paix, il ne pourrait que se ranger aux côtés de la France si celle-ci était, malgré elle, entraînée dans la tourmente d'une guerre européenne. M. Poincaré rentre à Paris Copenhague, 27 juillet. — M. PoincaTé a avisé le Roi, par télégraphie sans fil, qu'il ne pourra, en raison des circonstances, s'arrêter à Copenhague comme il en avait l'intention. Il réserve sa visite à plus tard. Il en exprime ses regrets et ses excuses. La division navale française franchit le Belt. M. Poincaré sera à Dunkerque mercredi, vers 4 ou 5 heures du matin. Copenhague, 27 juillet. — Depuis son départ de Stockholm, le présielent de la République était resté, grâce à ila télégraphie sans fil, presque constamment en communication avec la côte, d'où les dépêches de France lui étaient retransmises. Il était ainsi au courant des événements. C'est, assure-t-on ce matin à 6 heures, à la suite de télégrammes reçus de Paris qu'il a décidé de ne pas s'arrêter à Copenhague. Quant à la visite à Christiania, sa suppression avait été à peu près résolue cette nuit. Dunkerque, 27 juillet. — Le général Beaude-rmoulin a télégraphié au maire du bord du cuirassé « La France » que le Président arrivera mercredi à Dunkerque. Bourses fermées Barcelone, 27 juillet. — A la suite de da situation internationale la Bourse sera fermée aujourd'hui.Paris, 27 juillet.. — En présence des événements et de la fermeture de certaines Bourses, notamment celle de Vienne, le Comité des banquiers à terme décide de suspendre momentanément les affaires de leur marché. Quant au marché officiel — terme et comptant (chambre syndicale des agents de change) — les opérations s'effectuent normalement. Retraits de fonds Berlin, 27 juillet. — De nombreux déposants se sont présentés aux caisses d'épargne de Berlin, Cologne, iSarrebTuck et plusieurs autres villes, et ont réclamé leurs dépôts. L'occasion, l'herbe tendre... Constantinople, 27 juillet. — Le « Tanine » conseille à la diplomatie turque de suivre attentivement la situation, car, dit-il, si la Serbie était attaquée, le traité de Bucarest, non basé sur la logique et les exigences nationales et géographiques, devra être annihilé. Tom Pouce est belliqueux Vienne, 26 juillet .— On mande de Raguse à la « Correspondance Sud-Slave » : D'après les nouvelles arrivées de Cettigné, le Conseil de h Couronne, tenu sous la présidence du Roi, £ décidé la mobilisation générale. Hier et aujour d'hui ont eu lieu des manifestations en faveui d'une action commune avec la Serbie. Effectifs comparés Quelle est la puissance comparée des armées autrichienne.et serbe, voilà certes ce que l'or s'est demandé. Voici quelques chiffres globaux à ce sujet : L'Autriche peut mettre sur pied 1,200,000 fantassins, 65,000 cavaliers et 2,472 pièces attelées; en dehors du train, de l'artillerie de forteresse; des pionniers et autres troupes spéciales. Au point de vue maritime, la marine autrichienne est constituée principalement en vue de la défense. La majeure partie de sa flotte est composée de gardes-côtes, de torpillejirs et de canonnières de rivières. La Serbie ne peut, elle, opposer à son adversaire qu'environ 300,000 hommes. Un précédent Le « Petit Journal » rappelle la circulaire adressée par l'Autriche-Hongrie au Piémont avant la guerre de 1859 : « Le cabinet de Vienne, écrit notre confrère, se trouvait vis-à-vis du Piémont dans la même situation qu'aujourd'hui vis-à-vis de la Serbie, et il a tenté d'en sortir par les mêmes moyens, Il reprochait depuis plusieurs années à cet Etat d'être devenu un asile pour les révolutionnaires et les assassins politiques, un centre pour l'esprit de subversion, un foyer de sourdes intrigues séparatistes en Lombardo-Vénétie. Après avoii rompu avec lui les relations diplomatiques (22 mars 1858), après avoir Tefusé de l'admettre à un Congrès européen proposé par la Russie pour régler leur différend, après avoir laissé un de ses généraux, Giulay, convier ses soldats « à abattre pour la troisième fois l'insolence pié-montaise et à écraser ce nid de fanatiques ennemis de la paix de l'Europe », il finit paT envoyei à Turin (21 avril 1859) une sommation d'avoii à désarmer sous trois jours, en invoquant « la longanimité sans exemple dont il avait fait preuve depuis trois ans en présence de provocations répétées ». C'était exactement la même attitude et presque le même langage qu'aujourd'hui.« Ces procédés tournèrent contre les espérances qui les avaient fait naître. Ils soulevèrent en Europe une réprobation presque universelle. Cavour rejeta l'ultimatum au nom de la dignité nationale. Napoléon III n'hésita plus à se laisser entraîner dans la lutte. Trouvant une grande puissance aux côtés de l'adversaire qu'elle comptait écraser, l'Autriche fut battue au lieu de triompher et perdit deux provinces. « Puisse-t-on méditer aujourd'hui partout ces surprises et ces leçons de l'Histoire! » Dernières McmweHeg De bon augure Berlin, 27 juillet. — On reconnaît cet après-midi dans tous les milieux que la crise a subi un temps d'arrêt et que la situation ne s'est pas aggravée. Les efforts de la diplomatie à Londres, Paris et Rome, non moins que l'abstention de faits positifs nouveaux du côté austro-serbe, ont du moins fait gagner du temps et autorisent à espérer que la paix sera maintenue. Mais, dans .les milieux allemands, on dit que les efforts anglo-italiens, qui semblent se dessiner en vue d'une démarche amicale à Vienne, n'auront de chance de succès que si l'on s'abstient de tout essai de pression sur le gouvernement autrichien et de toute tentative d'immixtion dans les mesures militaires qu'il a prises. L'Italie Rome, 27 juillet. — Dans l'hypothèse qu'on dit ici maintenant foTt improbable d'un conflit, le x Mattino » se prononce en faveur de la non-intervention de l'Italie. Nos intérêts dans l'Adriatique nous imposent la plus stricte neutralité. Quel que soit le résultat de la guerre, le Lovcen ne peut pas être touché et les côtes albanaises doivent être exclues du conflit. Il n'y a pas de traité qui puisse nous obliger à transiter sur ces points. Les traités qui obligent à une attitude passive et obéissante en temps de paix et à une attitude active en temps de guerre sont promptement revisés par l'opinion publique.« Il Resto del Carlino » parle également en faveur de l'abstention de l'Italie. Le conflit serait localisé Berlin, 27 juillet. — Suivant une dépêche de Vienne au « Berliner Tageblatt », le c(%nmis-saire du gouvernement a fait afficher en Bourse un avis annonçant qu'il n'y a aucune raison de douter que la gueTre ne soit localisée. La Serbie va se soumettre Berlin, 27 juillet. — Une dépêche de Vienne au « Lokal Anzeiger » annonce, sous toutes réserves que, dans certains milieux financiers, le bruit court que la Serbie aurait décidé de se soumettre, d'ici demain à midi et serait prête à payer les frais de la mobilisation autrichienne. A la Chambre des communes. — Déclaration de sir Grey Londres, 27 juillet. — Un député demande à siT Ed. Grey des informations 6ur la situation Sir Ed. Grey s'exprime ainsi : « J'ai reçu, vendredi dernier, de l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie, la note que cette Puissance a communiquée à tous les pouvoirs, et qui a depuis paru dans la presse. Cette note contenait la demande des réclamations austro-hongroises auprès de la Serbie. J'ai fait dans l'après-midi de ce même jour une démarche auprès des ambassadeurs étrangers, et leur* ai dîî que, le conflit concernant l'Autriche et la Serbie, l'Angleterre ne saurait intervenir à aucun titre ; mais que, si les relations entre l'Autriche et la Serbie devenaient plus tendues, de ce fait, la paix de l'Europe serait alors mise en jeu, ce qui nous concernerait certes tous. J'ignorais aloTs la position que pourrait prendre la Russie dans ce conflit. Mais il m'a paru que, si la -aissie prenait une part active, la seule chance de sauvegarder la paix de l'Europe serait que les quatre Puissances qui ne sont pas directement touchées par la question serbe, c'est-à-dire : l'Allemagne, la France, l'Italie et la Grande-Bretagne fissent un effort simultané auprès des gouvernements austro-hongrois et russe, pour les amener à suspendre toute action militaire, tandis que les Puissances déjà nommées essaieraient de trouver un terrain d'entente. C'est aloTs que j'appris la rupture des relations diplomatiques entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie. Je demandai immédiatement aux gouvernements français, allemand et italien s'ils consentaient a ce que leurs ambassadeurs se réunissent ici en Conférence. D'autre part, j'ordonnai à nos ambassadeurs auprès de ces mêmes puissances de demande] epie les représentants de la France, de l'Aile magne et de l'Italie à Vienne, Saint-Péters- i bourg et à Belgrade, informassent leurs gouver* , nements de la Conférence proposée, les invitant ■ en même temps à cesser toute action ultérieure ' et à attendre les résultats de cette conférence. Les réponses à ces propositions ne me sont pas encore parvenues. Dans une crise aussi grave que celle que non» traversons, les efforts d'une seule puissance en faveur de la paix demeureraient vains. C'est pour cela que j'ai tenu à assumer toute la responsabilité de faire une proposition, sans savoir si elle serait favorablement accueillie. Je crois que ma proposition peut fournir la base sur laquelle le groupe des puissances déjà mentionnées pourrait trouver un accord raisonnable. Il ne faut pas oublier qu'à partir du moment où la question cesse de se confiner à l'Autriche et à la Serbie, elle englobe toutes les puissances et ne peut manquer de se terminer par la plus grande des catastrophes que l'Europe ait jamais vues. Personne ne pourrait alors décrire les limites du conflit, dont les conséquences directes ou indirectes seraient incalculables. En réponse à une autre question de M. BonnaT Law, sir Ed. Grey dit qu'il pense que le gouvernement allemand est favorable en principo à une médiation entre la Russie et l'Autriche-Hongrie.Mais en ceepii concerne la discussion de cette mesure paT une Conférence entre les deus pays, le gouvernement allemand n'a pas encore fait connaître sa réponse. Les propositions de l'Angleterre Rome, 27 juillet. — Les conversations ef échanges de vues continuent actuellement entre la chancelleTie et les ministères. Les conversa-sations entre le ministre des Affaires étrangères et les amabassadeurs d'Angleterre et d'Autriche ne se sont pas déroulées exactement sous la forme annoncée ce matin, l'ambassadeur d'Angleterre ayant seulement transmis au gom vernement italien les propositions de son gouvernement. L'ambassade d'Autriche et les autres ambassades ont été également informées de ces propositions. Rome, 27 juillet. — On croit dans les milieux politiques que certaines déclarations ont été faites à Londres paT sît Edward Grey et ont été suivies immédiatement d'une proposition concrète communiquée aux divers gouvernements et qui modifierait radicalement et favorablement la situation générale. Londres, 27 juillet. — Les entrevues entre le* représentants des puissances à Londres, au sujet de la crise, se sont poursuivies aujourd'hui et on Teste fidèle à l'idée d'une solution satis faisante. On estime que l'influence principale dans 1{ conflit appartient maintenant à l'Allemagne. L'intervention des puissances Vienne, 27 juillet. — La « Nouvelle Presse libre » dit apprendre de source authentique que jusqu'ici ni la Russie, ni la France n'ont fait de démarché auprès du gouvernement austro-hongrois, à ï-oecasion uc la rupture de ses relations diplomatiques avec la Serbie. Berlin, 27 juillet. — L'Office des affaires étrangères déclare qu'il continue à considérer la situation comme grave. Cependant, le danger existant n'est pas plus rapproché. On ne sait rien de positif sur l'essai d'intervention des puissances quelconques dans le conflit austro-serbe, mais on a l'impression qu'il y a des influences médiatrices dans l'air. On continue à garder l'espoir que le conflit généra] sera évité par la coopération des grandes puissances.Les provisions en charbon iNewcastle, 27 juillet. — 'Le marché des charbons a été troublé à la nouvelle que 'l'Allemagne faisait des commandes du meilleur chaTbon pouT navires à vapeur, livrables en trois semaines. D'autre part, la Russie a demandé paT télégraphe qu'on achevât l'exécution des marchés en cours. L'attitude de l'Allemagne Berlin, 27 juillet. — D'après des renseignements puisés à des sources autorisées tant allemandes qu'étrangères, il ne semble pas que la situation se soit sensiblement modifiée depuis la communication de siT Grey à Berlin, Paris et Rome. Il semble de moins en moins bien que Berlin affirme cependant toujours son désir de coopérer avec les grandes puissances pour éviter l'extension du conflit, doive ou veuille agir de façon effective 'à Vienne, à moins d'être certain que cela ne déplaira en rien à son alliée. A la Wilhelmstrasse, on répète avec insistance que c'est sur l'attitude de la Ballp'latz et uniquement sur elle que l'Allemagne se Tèglera, mais on dit qu'une manifestation d'une grande puissance n'a chance d'être prise en considération ici que si Vienne l'accepte d'abord. En tout cas, Jce serait .alors vraiment une médiation. On ajoute que tout essai de peser sur Vienne ou de faire peser sur elle serait considéré comme unf intervention et Berlin ne saurait s'y prêter, Lire à la troisième page le compte rendu de l'affaire Caillaux. L'ÉTRANGER Angleterre La contrebande d'armes en Ulster. Conflit sanglant entre volontaires et policierî Dublin, 27 juillet. — Hier, vers midi, arrivait de Howth un millier de volontaires nationalistes. Presque au même moment, un yacht-pénétrait dans le port. Les volontaires prirent possession de la jetée et procédèrent au déchargement de 12,500 fusils et de 170,000 paquets de munitions. Les fils télégrapliiques, permettant 'la communication avec Dublin, qui est situé à neuf milles de là, avaient été coupés. Des automobiles avaient été requis, qui prirent à bord les armes et les munitions et partirent avec leur chargement pour Dublin. A Clontarf, ils rencontrèrent environ trois cents policier? et soldats, qui se formèTent en ligne de bataille et mirent baïonnette au canon. Les automobiles voulurent les éviter,en prenant une autre route, mais ils furent devancés paT la police. Une première échauffourée se produisit. Les volontaires tirèrent plusieurs coups de revolver, blessant un certain nombre de soldats. De leur côté, les volontaires eurent plusieurs blessés. Leur chef, M.Dudge, Teçut, notamment, un coup de baïonnette dans le ventre. Enfin, au bout de quelque temps, les volontaires réussirent à fuir. Mais bientôt se produisirent des incidents beaucoup plus graves. En revenant à Dublin, i les soldats rencontrèrent une foule hostile qui ■ ]euT jeta quelques pierres. La foule refusant de ■ se retireT, la troupe reçut l'ordre de tirer. Plusieurs salves furent ainsi successivement tirées Mardi 28 Juillet 1914 Le numéro : CINQ, CENTIMES partout en Belgique. yr"l ■ .. Il ■l—p— va i—mn n «^aBsgjap,.,i,jiiwOTi w. n a .. ' — ■ ■ 1 ■ 1 ! ——— 44e année — - N° 209 (C.-

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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