La gazette

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s.n. 1914, 29 Juillet. La gazette. Accès à 22 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/h12v40km9s/
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gU"1—11 '11 — ABORTMEMEFÏTS î BRUXELLES 4. FAUBOURGS : Un an, 12 Ir.— Six mois, 6 fr. 60.— Trois mois, 3 fr. 50 HORS BRUXELLES : fin an, 15 fr. — Six mois, 8 fr. — Trois mois, 4 fr. SO A L'ÉTRANGER : Les prix de Bruxelles, le port en sus. Lu abonnements se prennent dans nos tureaw) et dans tous les bureaux de poste. ARIMOXCES : ANNONCES ORDINAIRES t 30 centimes la petite ligne. reclames (Après les spectacles) : 1 franc la ligne. FAITS DIVERS (Corps du journal) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE : francs la ligne. nir les annonces, s'adresser au servies de la public ■— —————————-—>•———— im.n ■■■nmi ■■■ ■ RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j ^mMstration \ W'.b iZll LA GUERRE AUSTRO-SERBE JL,'Autriche déclare la guerre Les mesures en Belgique Les Responsabilités Quand on a eu connaissance de l'ultimatum autrichien à la Serbie, oïl n'a pas cru un instant que la Serbie pût l'accepter tel quel, a moins de prononcer elle-mÊme sa decheance. L'on n'a pas été peu surpris d apprendre, cependant, qu'elle l'acceptait à peu près tout entier. Il n'est plus nécessaire, à 1 heure pre sente, d'énumérer toutes les concessions qu'elle faisait à son ennemie. Elle n'y apportait que les reserves les plus strictement nécessairefi pour affirmer son existence nationale. Elle se bornait a demander quelques preuves des accusations formulées contre ftes officiers et ses fonctionnaires, et à repouseer la participation des autorités austro hongroises dans les enquêtes judiciaires auxquelles il devait être procédé sur son propre territoire : participation qui eut constitué une violation de sa Constitution et une atteinte sans exemple à sa souveraineté Rien de plus justifié, évidemment. Elle ne pouvait, en effet, quels que fussent ses torts, abandonner sans défense, a 1 Autriche, tous ceux de ses nationaux, fonctionnaires et ofli ciers, qu'il plaie-ait à celle-ci d accuser sans prouver ses accusations. Elle ne pouvait permettre à des agents autrichiens de venir faire la police et rendre la justice chez elle, à sa place, comme en pays conquis. Aucun peuple, ayant une ombre de dignité, n'eût consenti à cela C'est cependant ce que voulait 1 Autriche. Et c'est parce que la Serbie ne s est pas rendue à CC6 exigences exorbitantes que les relations diplomatiques ont été rompues sans antre explication, que depuis hier la guerre est déclarée — cette guerre épouvantable qui menace toute l'Europe. L'Autriche ne dissimulera à personne la responsabilité qu'elle assume dans les^ événements terribles que noufi avons à prévoir Si l'on parvient a en limiter l'etendue, elle n y aura certainement été pour rien ' Elle cherchera vainement à rejeter cette responsabilité sur la Russie, si celle-ci vient en aide à la Serbie comme elle l'a annoncé et comme elle y paraît résolue. Quels qu'aient pu être les antécédents du conflit, l'Autriche ne persuadera cependant A personne que l'attentat de Serajevo ait été autre chose qu'un méchant prétexté. Quel-crues vœux qu'on forme pour la paix, on ne peut, si l'on a quelque souci du droit dee petites nations, donner tort a la Russie au cas où elle s'emploierait à protéger un petit peuple de même race qu'elle, menacé d'être écrasé par un voisin quinze fois plus puissant. Mais si la Russie intervient, hélan ! la mêlée, grâce au jeu des alliances, de ces alliances qui devaient assurer la paix de l'Europe i'a-t-on assez proclamé ! — ne pourra s'ar- rêter-là. L'Allemagne est formellement alliée à l'Autriche et ne pourra guère, une fois la partie engagée entre celle-ci et sa grande voisine, s'abstenir de lui venir en aide. Elle n'a pas, assure-t-elle, eu connaissance du fameux ultimatum avant les autres puissances. Bien. Mais elle l'a, depuis, approuvé sws réserve. Elle n'a rien fait pour engagea-l'Autriche à en atténuer la rigueur ou pour retenir son impétueux élan. Dès lors, qu'elle ait été prévenue ou non,cela revient au même. Elle fait bloc avec l'Autriche. Elle accepte sa part de responsabilité dans l'événement initial, c'est-à-dire l'ultimatum. Et c'est là ce qu'il y a de plus inquiétant dans toute l'affaire.Car c'est par là, par la solidarité de l'Allemagne avec l'Autriche, que la conflagration menace de s'étendre vers l'Occident, la France paraissant devoir marcher avec la Russie, si celle-ci est menacée par l'Allema-gn^e, comme l'Allemagne doit marcher avec l'Autriche si celle-ci est menacée par la Russie. Cela est réglé comme un coup d'échecs ! Après le pas fait par l'Autriche et qui entraînera apparemment la Russie, — l'Autriche le savait bien ! — c'est de l'Allemagne que dépend la suite des événements. Elle seule pouvait arrêter son alliée ; elle seule avait l'autorité nécessaire pour lui conseiller la modération. Elle seule semble pouvoir agir efficacement encore si, comme elle l'a dit si souvent, comme on voudrait le croire, le désir de la paix est dans son cœur. Si elle ne s'y emploie pas, si elle marche, ce sera Bans doute la conflagration générale. On disait hier qu'elle consentait à adhérer aux efforts de l'Angleterre, de la France et de l'Italie pour tenter la conciliation.^ Mais la déclaration de guerre a éclaté depuis. Où allons-nous? Les Evénements Ce qu'il y a dans le dossier de l'Autriche Vienne, 28 juillet. — Le dossieT mentionné .ians la note circulaire austro-hongroise adressée aux ambassades étrangères insiste surtout sur l'organisation de la Narodna Obrana. Cette association a été d'abord un comité révolutionnaire ; plus tard, cette organisation, complètement dépendante du ministère des Affadies étrangères de Belgrade, s'est constituée sous la direction d'hommes d'Etat importants, d'officiers, parmi lesquels le général Jovanovitch, 1« major Voja, les capitaines Tankositch et Milan Pribicevitcli étaient parmi les fondateurs. Cett« association se proposa de former et d'armer ur corps d'irréguliers pour la prochaine guerre contre l'Autriche-Hongrie. Le comité central de la Narodna Osbrana publie un journal prêchant le combat contre 1JAutriche-Hongrie, qu'il représente comme étant U premier et le plus grand ennemi. Le mémoire décrit selon la déposition d'ur comitadji embauché par le Narodna Odbrana l'activité que déployait alors celle-ci, qui entra tenait des écoles pour l'instruction des bandes dirigées par deux capitaines, parmi lesquels 'U capitaine Tankositch, et régulièrement inspec tées Par Ie général Jankovitch et le capitain< Milan Pribicevitch. Le mémoire cite comme exemple de l'agitation de la Nadoma Odbrana l'attentat contr< M. Varesamin, chef de l'administration de lf Bosnie, a été exploité par la presse, qui a glori fié l'auteur de l'attentat comme un héros natio nal serbe. Ces journaux ont été introduit comme contrebande dans la monarchie sous 1 même direction que lors de la fondation de 1 Narodna Odbrana. Celle-ci est devenue de noi veau le point central de l'agitation, à laquel! ont participé la fédération des tireurs avec 73 sociétés, la fédération des Secolos avec 2,50 membres et diverses autres sociétés. L'Italie Rome, 28 juillet. — Le « Giornale d'Italia définit de 'la façon suivante l'attitude de l'Itf lie : — Quant à l'Italie, elle travaille à une soh tion conciliatrice en maintenant fermes les deu points suivants : 1° Il est de l'intérêt italien de sauvegarder l'ir dépendance et l'intégrité de la Serbie ; 2 Dans l'état de choses actuels, l'Autrich< Hongrie ne peut Tien retirer des demande qu'elle a présentées au gouvernement serbe ; e outre il est juste qu'elle obtienne quelques ga ranties contre le mouvement panserbe. Rome, 28 juillet. — On annonce de Berlin qu l'Italie a insisté vivement pour l'acceptation, d la part de l'Allemagne ,de la médiation amical des quatre puissances : la Grande-Bretagne l'Italie, l'Allemagne et la France. Adjuration du Pape à l'empereur d'Autrich D'après le « Resto del Carlino », de Bologne le Pape aurait télégraphié, dès à présent, à l'en pereur François-Joseph, le conjurant « de ne pa ensanglanter sa vieillesse ». Exhibition intempestive Stasbourg, 23 juillet. — Il s'est produit liie matin une manifestation dont on se demand-encore le but ou l'utilité. Le nouveau canoi automobile pour la chasse aux dirigeables ; été promené dans la ville et a, bien entendu obtenu un vif succès de curiosité. Un rappel à des engagements formels Paris, 28 juillet. — M. d'Estournelles de Cor stant, président du groupe parlementaire de l'a] bitrage, a adressé à M. Abel Terry, sous-secr? taire aux Affaires étrangères à Paris, la dépêch suivante : « Au nom du groupe parlementaire de l'arb trage, confiant dans les sages efforts de média tion qui se poursuivent, je me permets de vou rappeller qu'en cas de conflit aigu entre deu puissances signataires, les neutres se sont e? pressément engagés à considérer l'interventio amical* non pas seulement, comme un droii mais comme un devoir, dans l'intérêt supérieu de la paix. » La Haye, 28 juillet. — La Teine de Hollande envoyé une dépêche aux souverains -d'Autrich et de Serbie, dans laquelle elle rappelle la résc lution de la deuxième conférence de la pai concernant les différends entre les puissances. L'a-t-il bien dit ? Londres, 28 juillet. — On mande de Saint-P< tersbourg au « Times » que le Tsar est parti hk soir pour la Finlande. A la fin du grand conseil de samedi, le Tsar dit : « Nous avons supporté cet état de chose sept ans et demi. C'en est assez. » Il donna aloi des ordres pour la mobilisation partielle, lim tée aux quatorze corps d'armée situés sut 1 frontière autrichienne. En même temps, on f connaître à l'Allemagne que la mobilisation all< mande serait suivie immédiatement par la m< bilisation du reste de l'armée russe. Le « Times », commentant ces actes et ces pî rôles, exprime l'opinion qu'ils doivent avoir e une grande importance sur la situation interni tionale. # L'Allemagne à la Roumanie Rome, 28 juillet. — Une information de Bucî rest parvenue ici assure que l'Allemagne aura demandé dans la journée d'hier des assurance positives à la Roumanie. La Turquie Constantinople, 28 juillet. — Au cours d'ur Téception diplomatique le grand-vizir a déclaj aux ambassadeurs des grandes puissances que ! gouvernement ottoman, toujours animé d'intei tions pacifiques, conservera la plus stricte nei tralité dans le conflit actuel et continuera s politique économique pour le plus grand bie de l'empire ottoman. Les précautions anglaises Londres, 28 juillet. — Les jouTnaux annoncer que 29 cuirassés, 4 croiseurs-cuirassés et 9 autre croiseurs de la première flotte, qui se trouver à Portland, font élu charbon. L'opération cont nueTa toute la nuit. Ces navires prennent au& des munitions de guerre et des vivres en quai tité suffisante pour plusieurs semaines. Aucu congé ne sera accordé jusqu'à ce que la situatio internationale se soit améliorée. Ainsi qu'il est d'usage lorsque les affaires inte] nationales sont considérées comme critiques, ] liste ordinaire des mouvements des vaisseaux'n sera pas publiée par l'Amirauté. On a inforn hier les représentants de la presse que ces moi vements seront gardés secrets. On croit que ] première flotte partira pour un certain point c la mer du Nord. La Suisse prend des mesures Berlin, 28 juillet. — La « National Zeitung annonce que de nombreux réservistes suisse; résidant en Allemagne, ont été rappelés. Cel serait en rapport avec les mesures militaire que prend la Suisse pour sauvegarder sa nei tralité. L'armée autrichienne L'Autriche-Hongrie, avec une population c 50 millions d'habitants, dispose d'une arm< comprise dans les cadres de seize corps d'armé ce qui donne, 30,000 hommes par corps d'armé un total voisin de 500,000 hommes pour les tro . pes de première ligne seulement. Cependant, à l'inverse de la Serbie, l'Autrich , Hongrie ne paraît pas pouvoir disposer de to tes ses forces contre un adversaire slave du Su Elle serait en effet obligée, selon toute vraiseï blance, de maintenir^ sur la frontière austr ! russe les corps d'armée qui confinent avec c frontières, soit les corps suivants : 1" corp ! Varsovie ; 6* corps, Przemysl ; 10* corps, Len ! berg ; 12' corps, Hermanstadt ; 7' corps, T , mensvar. Déduction faite de ces corps d'armée frontièi l'armée autrichienne de première ligne compre ( dra encoTe une force combattante de 330,0< ^ hommes, soit supérieure d'environ 10,000 hoc ! mes à l'en3emble des fftrces serbes de tous le . bans. Berlin, 28 juillet. — On télégraphie de Munich que, d'après des nouvelles reçues d'Autriche, d'appel sous les drapeaux Tencontre en Bohêime beaucoup d'obstacles, les hommes de nationalité tchèque n'obtempérant pas à l'appel et cherchant à franchir la frontière. Des mesu-a res sérieuses ont été prises pour empêcher les désertions. La mobilisation serbe s Berlin, 28 juillet. — On mande de SemLin, 27, a au « Berliner Tageblatt », que la mobilisation gé-a nérale a été annoncée à Belgrade le 26, à 6 h. 1/2 j. au son du tambour. Même les enfants et les e vieillards sont tenus de prendre les armes. Les ;2 dernières troupes ont quitté Belgrade ainsi que q les fonctionnaires de l'Etat. Les banques sont fermées. La ville est presque abandonnée. Guillaume II rassuré? Potsdam, 27 juillet. — L'Empereur restera * quelques jours à Potsdam, puis il se rendra à sa l" résidence d'été à Wilhelmshoe. i- L'Allemagne adhère à la proposition anglaise x Rome, 28 juillet. — On mande de Londres que l'Allemagne a adhéré en principe à la média-1_ tion amicale des quatre puissances, réservant naturellement ses droits et devoirs d'alliée en cas de guerre. !s n La démarche anglaise est faite Vienne, 28 juillet. — L'ambassadeur d'Angleterre a fait ce matin une visite au comte Berch-e told, auquel il a soumis la proposition de sir e Edward Grey tendant à régler le conflit actuel ~ dans une conférence quf serait teirûe à Londres. Les Bourses fermées Paris, 28 juillet. — A l'ouverture du marché, e les négexiiants fréquentant la Bourse du Commerce ont demandé, en présence la situation politique, à tenir une réunion plénière pour 1_ examiner la situation qui leur est créée par les ,s événements. Il a été décidé à l'unanimité qu'il convenait de suspendre les opérations à terme, jusqu'à ce qu'un éclaircissement de la situation permette de les reprendre. Il a été en outre r convenu que pour les opérations de liquidation e des engagements sur le mois courant, on s'en 1 remettrait, pour tous les articles, aux soins des * différentes Commissions qui en fixeront le cours » en prenant pour base les prix de la veille. Donc -les affaires sont suspendues pour toutes les marchandises à ternie. La guerre tléclarée i_ Vienne, 28 juillet. — Officiel. — Le gouverne-e ment austro-hongrois a notifié officiellement à la Serbie la déclaration de guerre. Vieux, mais d'actualité s En ouvrant les « Orientales », on lit ce vers \ x Belgrade et Semlin sont en guerre... ! n C'est le début d'un poème intitulé : « Le DaV t nube en colère »; et, dans ce poème, le Daim .4 r Parle : Tj Quoi ! Ne pouvez-vous vivre ensemble, ( Mes filles? Faut-il que je tremble a Du destin qui ne vous rassemble € Que pour vous haïr de plus près. Quand vous pourriez, sœurs pacifiques, x Mirer dans mes eaux magnifiques, Semlin, tes noirs clochers gothiques, Belgrade, tes blancs minarets?... s_ Et Victor Hugo ajoute : >r Semlin est la plus querelleuse, Elle a toujours les premiers torts... a Ces vers datent de juin 1828. Ne les croirait-^ on pas de juillet 1914. i- O a t Dernières Nouvelles La déclaration de guerre u Vienne, 28 juillet. — 4 heures 25. — L' « Offi-i- ciel » publie dans une édition spéciale 'le texte de la déclaration de guerre qui est ainsi conçu : « Le gouvernement royal de Serbie n'ayant pas Tépondu d'une manière satisfaisante à la a- note qui lui avait été remise par le ministre it d'Autriche-Hongrie à Belgrade, à la date du 53 23 juillet 1914, le gouvernement impérial et Toyal se trouve dans la nécessité de pourvoir lui-même à la sauvegarde de ses droits et de ses intérêts, et de recourir à cet effet à la force des te armes. L'Autriche-Hongrie se considère donc :é dès ce moment comme en état de guerre avec la le Serbie. i- Le ministre des Affaires étrangères i- d'Autriche-Hongrie, a comte Berchtold. » Capture de navires serbes Nisch, 28 juillet. — Le vapeur serbe « Deli-grad » est Tetenu par les Autrichiens à Orohava ainsi que les passagers. Les Autrichiens ont _ hissé leurs couleurs et Templacé les couleurs ser-'+ bes sur la cheminée par les couleurs austro-hon-; groises, Un remorqueur autrichien qui emme-J nait déjà le navire serbe « Horava » et plusieurs j. chalands, l'a pris à la remorque. n Les Journaux russes Les journaux disent généralement que ai r- l'Autriche n'est pas satisfaite c'est qu'elle dé-la sire des complications. En présence de cette e éventualité, Ss assurent que les mesures mili-ié taires qui ont été prises resteront en vigueur i- jusqu'au règlement définitif de la question et la jusqu'à ce que tout danger ait disparu, mais, le d'une façon gé.nérale, l'intervention de l'Angleterre est considérée comme augmentant dès à présent les chances de paix. iSaint-PéteTsbourg, 28 juillet. — Le « Courrier * de S a i nt-PéteTsb ou rg » apprend du ministère des s' Affaires étrangères que la démarche de l'Angle-a terre est née de sa propre initiative et n'a été iS en aucune façon dictée par le gouvernement russe, qui considère pour le moment comme Templie sa mission vis-à-vis de l'Autriche-Hon-grie. . je Les journaux sont unanimes a teniT la réponse Iq serbe pour satisfaisante. ^ Le « No voie Vremia » apprend dans les mi-& lieux autorisés que les mesures prises subsiste-U1 ront jusqu'à la fin de la crise. Saint-PéteTsbourg, 28 juillet. — Les articles de ^ fond de plusieurs journaux Teflètent l'impres-u' sicm favorable qu'a eue le communiqué officieux d- publié hier et disant que 'le texte de la note n" austro-hongroise, avant d'être remise à la Ser-bie, était complètement inconnu du gouverne-08 ment allemand et que la supposition que l'Ai-,s' lemagne, qui désire avant tout une localisation î1" du conflit, prenait une attitude menaçante, €" était dénuée de fondement, e, Combats Jq Berlin, 23 juillet. — La « Gazette de Voss » Q_ annonce de Vienne que des combats ont eu lieu 2,3 sur la Drina, rivière de la frontière serbo-autri-chienn-e. Des volontaires serbes ont forcé but plusieurs points le passage du fleuve. Les trou pes de la frontière autrichienne ont riposté. La dépêche ajoute que la mobilisation d l'armée serbe se fait très rapidement. On si gnale d'importants mouvements de troupe dans le sandjak de Novi-Bazar. Le roi Nicolas est parti avec le gouvernemen vers Podgoritza. Où gît Te danger international Paris, 28 juillet. — Le correspondant d « Temps » à Berlin a interviewé un fonctior naire du ministère des Affaires étrangères qi lui a déclaré qu'il ne pouvait croire que la Ru! sie intervienne militairement. Les mesures pr ses à la frontière russe sont sans doute dues . l'initiative de quelque ejomma.ndant de corp d'armée. Au premier pas de la Russie conti l'Autriche, l'armée allemande assurera la d< fense de son alliée. D'autre part, le « Temps » publie 'la dépêch suivante de Saint-PéteTsbourg : « Je puis assureT que la décision du gouveTn< ment russe est absolue. Toutes les mesures qu la situation comporte sont prises. Rrssemblement de la flotte italienne Glasgow, 28 juillet. — Trois navires de guéri italiens se trouvant actuellement dans le poi ont été rappelés en Taison de la situation inte: nationale. Ils partiront jeudi. Avertissement à la Bulgarie Londres, 28 juillet. — On annonce que 1 Grèce et la Roumanie ont fait une nouvelle d( marche amicale à Sofia pour faire connaît! qu'elles ne permettront aucune atteinte au trait de Bucarest. A la Chambre hongroise Budapest, 28 juillet. — A la séance de 1 Chambre des députés, le comte Tisza, présiden du Conseil des ministres, présente le rappoi concernant la mise en vigueur des lois d'exoej tion. Il expose que la parole est maintenant au armes, et que ce n'est plus le moment de fair des discours. Il mentionne avec orgueil l'enthou siasme de la population, sans distinction de na tionalités. Avec une coupable légèreté, ajoute t-il, on a répandu des opinions inquiétantes a-sujet des nationalités. Toute la nation répon-avec enthousiasme à l'appel du Roi. Contraint à combattre, nous soutiendrons la lutte jusqu' ce que 'l'honneur de la nation soit satisfait e que la paix future soit assurée. Le comte Apponyi fait, au nom de l'oppos: tion, la déclaration suivante : Nous sommes profondément convaincus que 1 lutte nous est imposée, et la nation est entièrt ment unie pour la soutenir. J'exprime l'assi; rance que l'action de la monarchie sera couror née de succès. Il y a des indices que la lutte ser localisée; mais, alors même que notre espoir se rait déçu, nous conserverions toute notre cor fiance dans notre propre foreîe et dans la fidélit éprouvée de nos alliés. Il est ensuite donné lecture d'une lettre autc graphe du souverain ajournant le Parlemeci /Hongrois, L'assemblée manifeste un enthoi: oiasme indescriptible. Le président implore la bénédiction divin pour le Roi et la patrie, et la séance est levée. Espoir de localisation tout de même Londres, 28 juillet. — On dit ici que la notif cation officielle à la Serbie par l'Autriche-Hor grie de la déclaration de guerre peut modifier, : est vrai, peut-être sensiblement, l'état actuel d la situation ; mais sans toutefois que l'on puiss envisager une aggravation réelle de la crise ei ropéenne„ car des conversations ont déjà ét engagées directement entre les gouvernement de Vienne et de Saint-Pétersbourg. Un communiqué officiel russe Saint-Pétersbourg, 28 juillet. — On publie 1 communiqué officiel suivant : « Les nombreuses manifestations patriotique qui seront produites ces derniers temps, tai dans la capitale que dans d'autres villes d l'Empire prouvent que la politique ferme et pa sible de la Russie a trouvé un écho sympath que dans la population. Le gouvernement espèi toutefois que cette expression des sentimenl du peuple ne sera nullement considérée comm teintée de défaveur à l'encontre de puissance avec lesquelles la Russie vit en paix et désii vivre en paix immuable. Tout en puisant & force dans l'élan de l'esprit populaire et en inv tant ses sujets à conserver la réserve et le calim le gouvernement impérial continue à veiller à 1 dignité et aux intérêts de la Russie. » Pas de panique financière à Vienne Vienne, 28 juillet. — On annonce que la liqui dation à la Bourse de Vienne s'est opérée au jourd'hui très facilement, sans aucun ineiidenl sans aucune faillite. Dans les principaux éta blissements de dépôts de la monarchie et à 1 Caisse d'épargne autrichienne, la ruée du pu blic aux guichets de remboursement a été foi considérable hier et aujourd'hui. On a reir boursé 6 millions de couronnes à 7,000 perso e nés, mais, en même temps, plus de deux miJ lions de couronnes ont été déposées par un mil lier de personnes. On fait remarquer que, contrairement à ce qu s'est produit pour les crises balkaniques anté rieures, le public s'est montré très calme e animé de sentiments patriotiques élevés, mai la Caisse d'épargne est en mesure de faire f-ac à n'importe quel chiffre de retraits. On ne sait rien de la Russie Vienne, 28 juillet. — La se mi-officieuse * Wi< ner Allgemeine Zeitung » affirme que rien ei core n'est connu jusqu'ici au sujet de l'attitud qu'adopteTa la Russie. On ne sait rien à Vienne d'ordres de mobil sation Tusses. . La situation politique est telle aujourd'hi qu'elle peut changer à chaque instant. Les pr< visions seraient donc peu opportunes. Jusqu'à présent, les relations austro-russe ont conservé un caractère correct et amical. La notification aux puissances Vienne, 28 juillet. — Le ministre des Affaire étrangères a adressé aux missions diplomatique étrangères d'ici une note verbale dans laquel' le ministre des Affaires étrangères porte à : connaissance des missions diplomatiques la d claration de guerre foTmel'le à la 'Serbie et d clare que l'Autriche-Hongrie, pendant les ho tilités, à condition qu'il en soit de même de Serbie, s'en tiendra aux dispositions de la co: vention de La Haye du 18 octobre 1907, ain qu'à celles de la déclaration de Londres du 26 d cembre 1909. Les missions sont priées de faire part le pli tôt possible de cette notification à leurs gouve nements. La proposition anglaise Londres, 28 juillet. — Il convient d'exprim et de préciser dans 'quelles conditions la propos tion de sir Ed. Grey tendant à la réunion d-ambassadeurs des quatre puissances à Londr n'a pu avoir de suite. Lorsque dimanche dernier cette propositù - lut transmise a ijaint-Jretersbourg, aeja a ce moment M. Sasonoff avait eu un entretien avec 3 l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie. Il apparut donc qu'une première pTOcédure: s ayant déjà été engagée entre Vienne et Saint-Pétersbourg, on ne pouvait en instaurer une se-t conde, ce qui fait que le gouvernement de Berlin, tout en reconnaissant le principe de la conférence de Londres, fit remarquer que la conversation directe entre les gouvernements russe et n autrichien avait à suivre son cours. l- On s'accorde à rendre hommage à l'auteur de i cette proposition, qui fait le plus grand honneur t- à sir Ed. Grey. i- Au surplus, si les Puissances le voulaient, la ■ i proposition tendant à la réunion des ambassa-s deurs à Londres serait admise au moment oppor- , e tun. !* Les préparatifs en Angleterre e Portsmouth, 28 juillet. — L'Amirauté et le ministère de la Guerre prennent toutes les dis-positions pour que la flotte puisse agir sans dé-ô lai, le cas échéant. Toute la nuit, des télégrammes chiffrés ont été adressés aux services navals. Ce matin, la flottille de sous-marins a quitté Portsmouth, où l'on mobilise. 0 Tous les hommes ont été rappelés et sont prêts t à s'embarquer. .. La flottille de contre-torpilleurs est consignée Elle est prête à partir au premier signal. Il en est de même pour la première flotte. Des sentinelles ont été placées ce matin de bonne heure a autour des entrepôts et des poudrières. Autour i- de l'arsenal de Portsmouth, qui renforce les mu- ; a nitions et 'les explosifs de la flotte, des senti-q neTles ont été également placées. La troupe garde les entrepôts d'huile et de combustible | de Gosfort. Il est difficile d'avoir d'autres détails sur les 1 mouvements navals, la presse anglaise s'étant t engagée d'honneur à ne Tien publier en temps de t crise sur les mouvements des troupes, de l'avia- - tion, du matériel de guerre, sur la défense na-t vale et militaire sans avoir chaque fois obtenu 3 la permission de l'Amirauté ou du ministère de ■ - la Guerre. Cet engagement a été rappelé à tout le per- - sonnél des salles de rédaction et est s'CTUpuleu-i sement observé. Le ministre d'Allemagne en Serbie ? assassiné ? t Berlin, 28 juillet. — De&^yuvelles de source privée annoncent que le ^ffiistre d'Allemagne - à Belgrade aurait été assassiné. En raison de l'heure tardive, il est impossible i d'obtenir dans les milieux officiels, confirmation - de cette information, que nous ne publions que : - sous les réserves d'usage. ^ Toujours la médiation Rome, 28 juillet. — On se montre convaincu 1 - ici ce soir que la médiation pourra s'exercer é après que l'Autriche aura occupé quelques territoires serbes, ce qui constituerait une première : - satisfaction morale pour elle. Plusieurs jour- i t naux estiment que l'invasion de la Serbie ne i - doit pas apparaître comme un fait définitif, mais , il3 reconnaissant toulofo:> que tout le monde , e doit être prêt à tous les événements qui pourraient surgir. ? Les Mesures eu Belgique ! e Dès lundi, l'état-major général de l'armée a ■ i- commencé l'examen des mesures spéciales qui ! é pourraient s'imposer. Il est resté sur pied jus-s qu'à 10 heures du soir. Toute la journée d'hier ' s'est passée dans la même activité. On s'est attaché principalement à se renseigner sur les mouvements de troupes de France et d'Aile- ; e magne, dans le dessein que l'on imagine aisément.s Sur la frontièTe, dès dimanche, un service t (je surveillance a été automatiquement déclen-e ché; les douaniers et les gaTdes forestiers étant i" chargés de fournir aux autorités tous les ren- : " seignements désirables. e Lg géuie a reçu les ordres nécessaires pour . £ prendre sur les lignes frontières les mesures ( qui s'imposeraient le cas échéant. £ Le personnel du télégraphe a été prévenu ; e qu'il serait adjoint au service de la télégraphie 1 de campagne. .... Le Conseil des ministres, reum lundi soir, ayant donné pleins pouvoirs à M. de Broque-8 ville pour le rappel de quatre classes, les ordres . vont être lancés d'un moment à l'autre. Pro-visoirement, on s'en tiendra là. Mais on s apprête à ordonner la mobilisation générale. Tous " les soldats rappelés seront immédiatement con-" signés dans leurs garnisons. 1 La classe de 1914 va être appelée anticipative- ' ~ ment et va être envoyée dans les dépôts, où elle ! 1 recevra une instruction préparatoire. La division de cavalerie de Bruxelles, qui < t faisait son service au camp, a été rappelée. Les deux régiments de guides sont rentré? i " mardi soir à 9 heures et à 11 heures à la gare : " d'Etterbeek. , , : Le régiment de lanciers, en garnison a Bru- , xelles provisoirement, Tentre à Liège cette nuit, i ' Les ponts de la Meuse minés t On mande de Liège : 5 Depuis quelques jours un travail, <jui intrigue » beaucoup les Liégeois et que les bruits de guerre , vont rendre tout à coup inquiétant, s'exécute aux ponts de la Meuse. Des ouvriers sont occupes a creuser dans les piles à 1 m. 50 du niveau du fleuve, des cham- ' ' {,res 'à explosifs. Ce travail est terminé au pont L" de la Boverie, où huit chambres ont été établies 6 et fermées à l'aide de tôles. Les ouvriers taillent i • en ce moment, au marteau à air comprimé, les L~ piles du pont du Val-Benoît, sur lequel passent i ■ les lignes d'Allemagne. i1 Quant aux ponts de construction récente, ils i -possèdent déjà ces chambres de mine ; tel est le t cas du pont de Hermalïe-sous-Argenteau. s Lg travail actuel s'accomplit sous la direction du génie militaire. On sait que le tunnel et les talus rocheux qui dominent la ligne d'Allemagne ainsi que le iS grand viaduc à Dolham ont été minés en 1870. ,s A Arlon , a La 6" division d'armée ne viendra décidément 5- r.a-s au camp de Lagland aussi longtemps que S- Fa situation ne sera pas eclaircie. Seule, son s- avant-garde, arrivee ici hier midi, demeure a Provisoirement, mais le meme tram qui l'a dé- i 1- harauée en gare d'Arlon reste tout équipé, prêt si à'la ramener vêts Bruxelles. é- De son côté, la garnison d Arlon un bataillon sous le commandement du major Melon — is a fait hier ses préparatifs de départ. Elle se r. repliera sur Nanlur a la première alerte. Le nécessaire a également été fait pour que le ■ retour du corps des transports avec chevaux : puisse s'effectuer dans le minimum de temps. ■ >r La musique du 10* de ligne, qui doit participer i- aux fêtes de la Joyeuse Entrée, dimanche pro-ïs chain, à Namur, a quitté Arlon ce matin, à îs 5 heures, complètement équipée, de façon à ne plus devoir, le cas échéant, rentrer à Arlon. >n Aux chemins de fer, des mesures importantea été rassemblés en grande quantité dans les gares de formation. Le groupe de Bruxelles seul a dû fournir 900 wagons à Muysen. Chaque wagon peut contenir quarante hommes. D'autre part, des wagons ont été envoyés dans la plupart des gares de campagne où pourront Hre rassemblés les chevaux et les bestiaux qui seraient réquisitionnés. ■Les membres du personnel actif des chemins 3e fer ont été avertis qu'ils pourraient être appelés d'un instant à l'autre et qu'ils aient à so ienir à la disposition des autorités. Lire à la troisième page le compte rendu le l'affaire Caillaux. instantanés de guerre La Poste nous apporte aujourd'hui seulement^ par suite d'uue erreur de distribution, cette lettre que nous adressait, dans la nuit de samedi à dimanche, notre correspondant de Berlin. On lira néanmoins avec intérêt les lignes dans lesquelles notre correspondant dit ses impressions en une nuit désormais historique. Berlin, samedi Samedi soir, 9 heures. On dîne au restaurant, siu* une terrasse fraîche. Il fait doux, il :ait calme. En grignotant des hors-d'œuvre, Dn^parle de choses et d'autres, de la Bourse lui a été exécrable aujourd'hui, des vacances prochaines, d'un voyage en Suisse, et on re-Tient toujours à cette pensée lancinante, ter-*ible : Croyez-vous que la Serbie?... On sait que la réponse du gouvernement de Belgrade a été remise cet après-midi au baron le Giesl. Et l'on calcule les probabilités en tablant sur les différences d'heure entre Belgrade, Vienne et Berlin. Les messieurs affir-nent importants mais contradictoires : — Je vous affirme que la Serbie cédera ! — Allons donc. Je vous assure qu'elle ne PEUT pas céder ! Et les dames, s'éventant langoureusement, cependant qu'elles mangent du bout des dents lu caviar ; et les messieurs, soucieux de l'u-îité de conversation, parlent alors de l'attitude du Tsar... On s'arrache le dernier journal lu soir Acht-Uhr Blatt, qui ne dit rien de précis, qui affirme que la Serbie résiste en pre-nière page et qu'elle cède en dernière heure. Et on ne sait rien. Soudain, une petite auto s'arrête devant le •estaurant et un gamin en uniforme bleu foncé m surgit, porteur de larges feuilles blanches. :< Une édition spéciale ! » Nous allons savoir. Enfin ! Le gamin est entouré, cent mains l'ar-•êtent au passage ; il leur distribue son papier ïomme des prospectus. C'est une édition spé-ïiale, en effet, du Tageblatt. Et elle annonce m caractères énormes : « La Serbie refuse de %édru* et mobilise, f Un point, c'est tout. Du coup, nous n'avons plus faim, — que de îouvelles. On entend un peu partout des : « Je 'ous le disais bien » triomphants et des « Mais ilors? c'est la guerre européenne, puisque la Russie...» pleins de mystérieuses affirmations. 3n maudit la brièveté de cette feuille et l'on guette d'autres éditions spéciales, d'autres ournaux. Elles arrivent au pas de course, ou m quatrième vitesse. La Vossische Zeitung, e LoJcalanzeiger, toutes les grandes feuilles le Berlin annoncent la même nouvelle. Et •ien de plus. Il faudra attendre, attendre >outo la nuit avant d'avoir des nouvelles. Et ïuelle nuit passera le gentleman à qui — je 'a^i entendu — sa femme reprochait d'une roix menaçante : — Je t'avais bien dit de vendre tes Nitrate ! * * * Onze heures, TJnter den Linden.Quelle foule mmense souis les Tilleuls ce soir. Des milliers ît des milliers de personnes. Des lumières à xmtes les fenêtres et dans l'air, je ne sais juels relents d'héroïsme et de erânerie. « La guerre, la guerre est là ! » Voilà le6 mots ju'on entend partout. Et on est très .content. L»a foule, ici comme ailleurs, est d'une merveilleuse inconscience. Le mot de guerre re-Drésente à ses yeux d'enfant des images d'é-Dopée et de victoire. Volontairement, elle oublie les larmes, les deuils, l'horreur des inutiles tueries. Un grand cortège s'engage dans la large ar-;ère des Tilleuls. Il ne renferme pas un seul ouvrier ; et c'est admirable, en effet, que la liasse ouvrière donne ce soir à la classe bourgeoise une magnifique leçon de sagesse et de nodération. Non, ce sont dee « gens bien », ïomme on dit assez sottement, des gens de la bourgeoisie travailleuse. Ils sont deux, trois nille, ils seront dix mille tout à l'heure. En ;ête du cortège marchent deux hommes qui sortent chacun un portrait grandeur nature les empereurs d'Allemagne et d'Autriche. Dette exhibition donne à la manifestation sa rertu de symbole. Et la foule qui comprend es symboles pourvu qu'ils soient bien clairs, 37£n nets, acclame ces affreux chromos... Par une ironie cocasse, les palais des am-lassades de Russie et d'Autriche se font vis-t-vis sous les Tilleuls. Et la foule est allée sif-îer sous les hautes fenêtres de l'ambassadeur ♦usse, alors qu'elle n'a eu qu'à traverser l'avenue pour acclamer l'ambassadeur de la nation sœur... Puis elle est allée dans le Tier-jarten devant les statues de Bismarck, de Etoon, de Moltke. Et là, des milliers de gosiers ont chanté la Wacht am Rhein sous le ïlair de lune éblouissant. Cela avait grande Lllure, je vous assure. Et admirez aussi l'instinct populaire qui amène les Allemands ou tout au moins les Berlinois devant la statue lu chancelier de fer dès qu'il est question de guerre. Est-ce pour la consulter comme une sorte d'oracle de Delphes1? On ne sait et on rougit d'un tel rapprochement en mil neuf jent quatorze... Mais ce chœur dans la nuit, jous les étoiles, avait une étrange majesté !... Minuit. La rédaction d'un grand journal. 3n apprend mille nouvelles, ici, dans l'affole-nent, et toutes contradictoires. « L'Empereur •evient, le téléphone avec Vienne est coupé, es premiers coups de feu ont été tirés par les Serbes. Le Tsar marche avec la Serbie. » On ♦épond au correspondant de Paris qui veut < passer » un long compte rendu de l'affaire Daillaux, qu'on se f... de l'affaire Caillaux, ît qu'il peut aller se coucher On attend, on ittend. on attend passionnément. Quoi? Des louvelles qui ne viendront certainement pas 3e soir. Les télégrammes de Pétersbourg sont vagues, vagues. Les télégrammes de Londres parlent de FUlster. Comme si^l'Ulster existait encore quand on va peut-être avoir une merre européenne dans deux jours ! Oh ! la rfuje de ne pas savoir de quoi demain sera tait 1 Mercredi 29 Juillet 1914 Le numéro : CINQ, CENTIJUlES partout en Belgique. 44e année - - K° 210 (C

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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