La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1916, 28 Juin. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 24 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/5d8nc5t59b/
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LA MÉTROPOLE ONE PEftëNY CISO CEHÏIBE» : '8??f»r>F VIJ F CENT SS: cEarmia PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphone: Holborn 212. ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 moto, 9 th. Etranger : 1 moto, 4 sh. ; 3 moto, 12 sh g3ME ANNEE MERCREDI 28 JUIN 1916 No. 179 [T. A grande guerre E BOMBARDEMENT BRITANNIQUE UNE VICTOIRE ITALIENNE I NOUVEAU SUCCES DU GENERAL SMUTS [Une légère accalmie règne à Verdun, 'etidant la journée de lundi aucune ac-011 d'infanterie n'a eu lieu, et l'intensi-; du bombardement a diminué, tout en Istant grande autour de la cote 304. Il ;e confirme que l'attaque de dimanche Dir contre la côte de Froideterre (ouest le Thiaumont) a été un échec complet, i communiqué de Berlin prétend que s troupes allemandes occupent " la crê-e de Froideterre " mais, comme tou-)Urs, l'état-major du Kronprinz a. une onception très spéciale des éléments ^graphiques autour de la forteresse ifficieusement on annonce que les Fran-L ont " nettoyé " à coups de bombes ■s ruines de Fleury et que les Allemands |y ont plus qu'un appui précaire dans es maisons au nord-ouest du village. On stime que si réellement les Allemande nt l'intention de s'attaquer au fort de ouville, ils auront affaire à très forte artie. Froideterre est très fortement défendu ï sa captùre exigera des sacrifices con-idérables qui ne sont peut-être pas pos-ibles en ce moment, les Allemands ayant îtiré deux divisions de Verdun (40.000 ommes) pour les envoyer contre Brusi->ff.Sur le front britannique, il semble que intense préparation d'artillerie commente samedi se soit poursuivie lundi. Ses fets ont été bons. En beaucoup d'en-roits, notamment à Longueval (nord le Montauban), Gommecourt (nord d'Al->ert), Givenchy-en-Gohelle (nord d'Aras), au nord du saillant de Loos, devant fytschaete (sud d'Ypres) et à l'est de iV'ieltje (nord-est d'Ypres), les tranchées anémiés ont été démolies, et, apparem-nent, le bombardement continue. Les loupes britanniques et surtout les Fusiliers de Munster (Irlandais) et les An-jacs (Australiens et New-Zélandais) ont profité de ces destructions pour effectuer p moins que dix raids sur les tran-pées ennemies, tuant à coups de bom-* et de baïonnette de nombreux enne-Pk et faisant des prisonniers. Dans le M de gêner l'observation du tir enne-Bli 'es aviateurs anglais se sont atta-lues aux ballons-cerfs-volants des Allemands et en ont détruit six des quinze isibles. 11 est intéressant de noter que M. ">and, le premier ministre français, a ®se deux jours sur le front britannique IU >' a été reçu par Sir Douglas Haig. j* communiqué allemand indique que activité du front anglais s'est étendue ^ la partie nord du front français, au sud 'e 'a Somme. Sur le front belge, dans le Reur de Nieuport comme au nord du «liant d'Ypres (Dixmude t Steenstrae-hles duels d'artillerie ont été " actifs". PS ces faits sont significatifs, mais il st sans doute trop tôt pour y insister Ncoup. !Sur le front russe la situation n'a pas ^aucoup changé, mais il est évident, aPr^s les dernières nouvelles, que la lressi0n exercée par les Austro-Allemands ®Ur la partie nord du saillant de Lutsk eviènt très forte et que les Russes ne ®a'ntiennent qu'avec peine. D'après ®ioe, des troupes allemandes auraient j"se le front russe sur une longueur 3'3°o mètres et repoussé toutes les ,0l,tre-attaques ultérieures à l'ouest de ' SUr la Styr. Cet assaut n'affecte-' ^"tefois que les positions russes de jjer'ere l'S'ne. Il est remarquable que 1 r'n se contente de dire modestement Propos que les combats continuent avantage, et que Pétrograde an-, CÇ que sur cette partie du front, près ^lmevka, Brusiloff repoussé des at-^ ^pétées en formation serrée, jtl, est possible que le communiqué tes cnne S0^ P^us récent des trois. [JC0!,vlf'sseAs paraissent cependant tenir Lr(; "l ^ète de pont de Svidniki et me-En u ?nc ,touiours Kovel. Ran Uf°.v'ne> les débris de l'armée de SyC utent rapidement vers la Tran-Ro'ï 'habitée en majorité par des Miitsl- 'es trouPes du général s approchent des passes qui conduisent à ce territoire. Elles ont occupé la position autrichienne en montagne de Pozoritta, à dix kilomètres à l'ouest de Kimpolung et ont poussé plus avant. L'écran de cavalerie russe couvre probablement déjà la passe importante du Borgo, à 50 kilomètres au sud de Kimpolung. En Galicie, les Russes ont traversé le Dniester à 40 kilomètres au nord de Ko-lomea. Cette jonction importante des chemins de fer est menacée maintenant de deux côtés, les Russes ayant annoncé lundi qu'ils avaient traversé la Czernia- 1 wa et se trouvaient à 20 kilomètres à l'ouest de cette rivière. La prise de Ko-lomea compléterait, et mettrait à l'abri de toute surprise la mainmise russe sur la Bukovine. Au sud de Buczacz (sur la Strypa) les cosaques du Don, après avoir traversé la rivière en repoussant les avant-gardes ennemies, occupèrent les villages de Sié-kerghine et de Sistrow, en faisant des prisonniers. Ce mouvement a une certaine importance en ce qu'il constitue une menace contre le flanc droit de l'armée du général von Bothmer. L'offensive italienne dont nous avons fait ressortir à plusieurs reprises les préliminaires vient d'être couronnée par un succès de premier ordre. Les merveilleux alpins, appuyés par une artillerie formidable hissée sur les sommets au prix de grandes difficultés, ont réoccupé sur leur centre les positions dominant Arsiéro et Asiago près de la frontière du Tyrol qui avaient été capturées à la fin de mai par les Autrichiens; ils ont repris Asiago et se sont établis en outre sur leurs deux ailes dans des positions avancées. Ce mouvement est la suite logique de la pression italienne exercée par les ailes depuis quinze jours et qui mettait les Autrichiens en très mauvaise posture. Ceux-ci prétendent modestement que, " dans le but de sauvegarder leur pleine liberté de mouvements " ils ont " raccourci leur front " entre la Brenta et l'Adige. De toute façon, ils doivent abandonner à tout jamais l'espoir d'envahir la plaine vénitienne; ils paient le plein prix de l'imprudence qu'ils ont commise en affaiblissant leur front oriental et en donnant ainsi aux Russes reconstitués une occasion unique de leur infliger une défaite écrasante. Les événements de mai-juin 1916 montrent combien rapidement la puissance autrichienne décline. Le général Smuts vient de remporter un nouveau succès en Afrique Orientale allemande. Avançant de Handeni, il a défait l'ennemi sur la Lukigura, capturant beaucoup de prisonniers et du matériel et se trouve maintenant à 65 kilomètres du chemin de fer central Dar-es-Salam-Tanganyka.La saisie de celui-ci n'est donc plus qu'une question de semaines, et peut-être de jours. La disette du coton Il paraît qu'entre autres disettes, la pénurie du coton est devenue assez sérieuse en Allemagne pour qu'une nouvelle industrie y ait pris une forte extension : celle des vêtements tissés en fil de cellulose, autrement dit en fibre de bois. Qu'ils s'habillent richement, comme dit l'autre, avec les laissés-pour-compte de leurs forêts. Que les Boches, qui se nourrissent déjà de briques, s'habillent de bois, rien de mieux. Au reste, cette nouvelle mode vestimentaire accompagne à souhait le genre de souplesse qui leur est ethniquement spécial. Ne dit-on pas dé quelqu'un de raide et de compassé qu'il est " en bois " ? — Pour la solution de la crise ministérielle en Italie M. Boselli a consulté non seulement les hommes d'Etat, mais les directeurs des principaux journaux, ce qui constitue un hommage très flatteur pour les journalistes.— On mande de Bucharest à la Gazette de Cologne que le grand-duc Nicolas de Russie est parti du Caucase et est arrivé en Volhynie. Interventionnisme intelligent Qu'on nous gouverne ! Les non-interventionnistes qui tiennent, dirait-on, à livrer notre pays, immédiatement après la guerre, aux redoutables entreprises allemandes ne comprendront rien, évidemment, au geste que vient d'avoir M. Hughes, premier ministre d'Australie.Il vient d'acheter pour compte du gouvernement australien quinze grands navires pour constituer la " Commonwealth Government Line ". Il n'a pas hésité à payer ces navires la forte somme de cent trente mille livres par bateau en moyenne. Et il a fait, malgré cela, une bonne opération, puisque le besoin d'action était grand pour l'Australie de vendre son blé et qu'elle ne pouvait obtenir de bateaux. La récolte australienne, qui est, cette année, d'un tiers supérieure à la précédente, a été achetée entièrement par le gouvernement australien. La vente de la récolte va payer les bateaux achetés. Sans l'intervention gouvernementale cette récolte ne se serait évidemment pas écoulée sur nos marchés avec la même facilité en raison de la difficulté d'obtenir du tonnage. Le prix du blé se serait ressenti, sans profit pour le vendeur, du haut prix du fret. " L'achat de ces navires par le gouvernement australien, dit M. Hughes, n'affectera pas nécessairement les affréteurs australiens. Il y a place suffisante pour tous. Mais la " Commonwealth Government Line pour autant que son tonnage le permet, garantit aux producteurs australiens un fret raisonnable." Nous appelons cela : répondre à mie mesure exceptionnelle par des mesures exceptionnelles. C'est le devoir de tout gouvernement.Le gouvernement allemand ne fait pas autre chose quand, pour régulariser la consommation et réduire la spéculation, il introduit ses " cartes de pain ", ses " cartes de beurre etc. Il prend là des mesures dont nous avons tort de nous moquer. L'évolution morale de la France " Notre " campagne francophobe Nous avons publié il y a quelques jours, sous le titre " L'évolution morale de la France", un article constatant — ce que chacun a dû faire comme nous — la fin des dissensions regrettables qui divisaient la France et l'affaiblissaient. Cet article était un chant d'hommages à la France. Nous l'avons publié à l'intention des dénigreurs systématiques de notre grande voisine. L'Indépendance Belge prend prétexte de cet article pour nous accuser de mener une campagne francophobe. C'est de la mauvaise foi et une calomnie contre lesquelles nous nous élevons avec indignation. Nous nous étonnons que l'Indépendance Belge ait pu laisser se commettre dans ses colonnes pareille polissonnerie, car c'en est une. L'anticléricalisme de son auteur, un M. Georges Paquet, s'est offusqué de ce que nous ayons relevé les manifestations de tolérance religieuse de MM. Emile Combes et Poincaré, de ce que nous ayons parlé des messes au front et du réveil du vieux fond chrétien des Français. Il n'a vu que cela, rien que cela dans notre article. Il ne dit mot de notre éloge des antimilitaristes devenus d'ardents patriotes, ni du dévouement des femmes de France, ni de l'union sacrée de tous les Français. Tout cela échappe à l'œil de notre aigle anticlérical. C'est à faire pitié. Boches arrêtés par une jeune fille Quatre prisonniers allemands s'évadaient ces jours derniers de Peychanard et les recherches pour les retrouver étaient restées infructueuses, quand ils furent aperçus dans les environs du village de Saint-Theof-frey par une jeune fille qui gardait des vaches. Un des évadés, qui parlait français, lui demanda à manger : " Suivez-moi, lui dit-elle, et appelez vos camarades. Je vous donnerai à manger et vous indiquerai le moyen de vous cacher, car ici vous n'êtes plus en sûreté, la campagne est trop battue par les . gendarmes." Les prisonniers suivirent la jeune fille, qui avait pu glisser un mot en patois dauphinois à un jeune berger qui allait au village prévenir son père, et celui-ci, accompagné de quelques voisins armés, ne tardait pas à arriver. Les quatre Boches furent cueillis et enfermés. Les gendarmes de Lamure les ont ramenés dans leur camp. Emile Waxweiler Non contente de moissonner à foison notre jeunesse, notre espoir de demain, la Mort a su trouver le loisir de nous enlever un homme auquel sa patrie devait plus que son maintien matériel : le progrès de sa pensée d'expansion économique et sociale. Pendant vingt-cinq ans, les ouvrages de M. E. Waxweiler ont contribué à synthétiser, à fixer en méthodes régulières les leçons du travail belge accompli et à ouvrir à l'industrie et au commerce belge des horizons nouveaux. On ne peut mieux rendre hommage à 1 illustre disparu qu'en rappelant les nombreux ouvrages qu'il a publiés depuis 1895. C est alors, en effet, que parait son premier volume important Les hauts salaires aux Etats-Unis. Viennent ensuite : La réglementation du travail du dimanche en Suisse.—1896. La transmission du travail à distance.— 1891. L'extension universitaire aux Etats-Unis.—1894. Sommaire d'un cours d'extension universitaire sur l'Histoire des idesê économiques.—1895. Les lois protectrices du travail.—1896. La participation aux bénéfices, Esquisse d'une sociologie—1906. Ce dernier volume fut publié dans les Notes et mémoires de l'Institut Solvay. M. Emile Waxweiler publiait aussi les Archives sociologiques. Il serait impossible de mentionner tout le travail que le savant a dépensé dans cette revue, de réputation mondiale. Je cite au hasard ces quelques études : Energétique et sociologie. La mentalité primitive. Communauté de tendances individuelles et imitation dans l'art. L'économie politique et la sociologie. Depuis la guerre, soldat volontaire et héroïque de la plume et du savoir, il a continué avec éclat à défendre son pays, à nous défendre tous contre les attaques de l'ennemi, qui, non content de forfaire à sa signature avec ses armées, comptait encore abattre la Belgique dans sa réputation de loyauté. Son grand ouvrage : La Belgique neutre et loyale, publié en 1915 et traduit dans toutes les langues,(constitue avec son supplément : 1a. Défense de la neutralité belge (1916), l'œuvre la plus complète et la plus impressionnante de la littérature belge de la guerre. Son succès a été immense et il fut très mérité. L'armée de la Science belge vient de perdre un grand général. Nous avons la consolation de pouvoir nous dire que dans le domaine où il savait nous défendre il a remporté une victoire décisive et complète.La Mort nous l'enlève, mais sa pensée demeure. La Belgique perd un grand savant et un savant modeste. Souvent, Waxweiler, se sentant attaqué, traité de technicien du commerce par ceux qui croient que les sciences commerciales et économiques appartiennent au seul domaine de la pratique, s'adressa à ses ennemis, les invita à s'expliquer : | " Une science, dit-il, ni plus ni moins que les autres systèmes de règles d'agir et de croire, se fait par des hommes ; c'est beaucoup pour son progrès de lui rallier un contingent de fidèles recrutés par les moyens persuasifs de la pénétration mentale dans les domaines les plus divers. Pour faire avancer la sociologie, il ne faut ni combattre ni railler les économistes, les juristes, les historiens : il faut les convaincre de faire" de l'économique, du droit, de l'histoire en sociologues." Essai de présentation systématique des " Archives sociologiques" (19x2). M. Waxweiler a été successivement chef de bureau à l'Office du Travail de Belgique, chargé de cours, puis professeur à l'Université de Bruxelles et directeur de l'Institut de Sociologie Solvay. Après l'invasion, il s'était fixé en Suisse, puis à Londres, où il avait créé-et dirigé le Comité d'enquête économique institué par le gouvernement belge en vue de la Conférence de Paris M. Waxweiler avait dépassé la cinquantaine. Il était né dans le grand-duché de Luxembourg (Waxweiler est le nom d'une commune de ce beau pays qui fut belge un jour...) et avait opté pour la Belgique. C'était, dans toute l'acceptation du terme, un Belge, qui longtemps avant la guerre avait compris l'union sacrée et placé l'amour de la Science et de son pays au-dessus des stériles querelles de partis. Une note allemande à la Suisse Au mois d'août, lorsque la France négociait avec la Suisse pour la réorganisation de la Société suisse de surveillance (économique), le gouvernement suisse avait manifesté l'intention de continuer avec l'Allemagne ce qu'elle appelait le " système de compensations " et de prendre les marchandises dont il avait besoin pour ces compensations par l'entremise des pays neutres. Les gouvernements alliés, d'un commun accord, se sont refusés à accepter ce principe, mais afin de ménager, dans la mesure du possible, les intérêts du gouvernement fédéral, les Alliés ont accepté une transaction et ont consenti à laisser à la libre disposition du gouvernement fédéral 3,800 wagons de marchandises venus d'Italie avant l'entrée en guerre de cette puissance. Au mois d'avril, le gouvernement fédéral a saisi les gouvernements alliés d'une liste de marchandises dont il avait absolument besoin, disait-il, pour l'industrie et le commerce suisses, qu'il ne pouvait trouver en Allemagne, et pour lesquelles il demandait à être autorisé à faire des compensations. Cette liste, assez longue, a été mise à l'étude dans les différents pays alliés, et déjà, il y a quinze jours, le gouvernement fédéral était invité à envoyer des délégués pour discuter avec les délégués alliés cette question des marchandises dont le gouvernement fédéral disait avoir un si pressant besoin. Entre temps, le gouvernement allemand intervint auprès du gouvernement fédéral, lui présenta une sorte d'ultimatum et exigea de lui les stocks qui ont été constitués en Suisse et, d'une manière générale, les marchandises que le gouvernement fédéral s'est engagé à ne pas réexporter, sous peine de ne plus donner à la Suisse ni charbon ni fer. Nous ne nous trouvons donc plus simplement en presence d'une demande du gouvernement fédéral que les gouvernements alliés s'étaient engagés à étudier dans un esprit de bienveillance et qu'ils étudiaient en effet ; nous nous trouvons en présence * d'une tentative de l'Allemagne de tirer des pays alliés eux-mêmes, par le canal de la Suisse, les marchandises que justement les Alliés les empêchent de recevoir par leur action sur mer et sur terre. De plus, il y a lieu de considérer que le gouvernement fédéral lui-même avait fait savoir aux Alliés, dès le mois d'août rçjig, que le charbon allemand n'était pas et né serait pas une matière donnant lieu à des compensations. Il semblait donc que, de ce côté-là, il y avait eu engagement de la part de l'Allemagne, de même qu'il y avait eu engagement de la part de la France d assurer le pain quotidien de la Suisse au moyen de transports de céréales qui, depuis le début de la guerre, se font régulièrement à travers le territoire français et par les ports français. Il y a donc de la part de l'Allemagne une nouvelle rupture et un égal mépris de ses engagements. Ne faisons rien ! L'Indépendance Belge confirme ses déclarations antérieures quant à notre résistance à la mainmise économique de l'Allemagne sur notre pays. Elle est d'accord avec nous quant aux causes. Mais il y a, dit-elle, divergence complète entre nous quant aux remèdes. L'Indépendance a confiance dans le bon sens et l'énergie des Belges et elle est persuadée que nos commerçants, nos industriels, comme nos banquiers et hommes d'affaires se sont ressaisis et sauront réagir pour se libérer des produits allemands. Voilà qui est tout à fait rassurant. Seulement qu'une firme belge, une seule, fasse avec un produit allemand une concurrence désastreuse au produit belge similaire et nous verrons combien de temps tiendra le patriotisme des Belges évincés par leur concitoyen moins scrupuleux ; qu'une banque fasse une affaire avec une émission en sous-ordre d'une Deutsche Bank et nous verrons combien de temps les autres refuseront de faire semblable opération. Avec ce système, dans trois ans, les Allemands sont chez nous aussi forts qu'avant et leur influence politique est rétablie en moins de cinq ans. La gale chez les Boches On signale dans les armées du Kaiser cette affection de la peau caractérisée par de petites vésicules et accompagnée de vives démangeaisons, qui s'appelle la gale. Elle sévit, paraît-il, avec intensité : des régiments entiers en ont souffert et en souffrent encore. Pour combattre la maladie il a fallu inaugurer des traitements collectifs, tant était grand le nombre des soldats atteints. A proximité du front, les Allemands ont fait installer d'immenses bacs où les hommes infectés viennent prendre des bains de soufre en commun ; quant à ceux chez lesquels la maladie a fait trop de ravages, ils sont expédiés vers des lazarets rudi-mentaires exclusivement réservés au traitement de cette affection.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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