La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 15 Juin. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rb6vx0751j/
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The Newspaper îor be>^»anê LA MÉTROPOLE ONE PENft\' lSOft : CIRQ CESTIHll oiaaudïi vur oeiit OITIiEM1 DIX CKHTIHSS PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holbora 212. I 3 mois 9 shi Abonnements : ^ 6 mois 17 sh. 1 1 an 32 sh, 26u* ANNEE SAMEDI 15 JUIN 1918 No. 166 LA GRANDE GUERRE I Les Français tiennent la Matz Faibles gains allemands I 55 raids britanniques en Allemagne Vendredi midi. Les combats qui se sont déroulés^ jeudi sur vaste front compris entre Montdidier et la ,êt de Villers-Cotterets paraissent avoir été „ins acharnés que ceux des jours précé-„ts. Von Hutier semble manifester quelque ssitude et nous fait l'effet d'avoir besoin 'un peu de répit. La situation générale s est «reste à peine modifiée et les quelques gains alisés d'un côté et de l'autre se compen-ent presqu'exactement. Si le bilan se chiffre ir un déficit, il n'est certainement pas au davantage de nos alliés français. Entre Montdidier et l'Oise, la stabilisation établit peu à peu. Sur la gauche française au centre, vers Antheuil, les Allemands ne ent plus aucun effort pendant la nuit de lercredi à jeudi. Mais von Hutier ne pouvait ^dément rester sous le coup de la défaite ne lui avait infligé le général M... et dans la umée de jeudi il lança une puissante con-re-attaque entre Courcelles et le nord ^de léry. Les Français cependant étaient prêts la recevoir et leur artillerie notamment at-indait en force l'assaut ennemi. Surprises ir le feu nourri qui les accueillit, les Stoss-mfpen ne purent pas même approcher des «sitions françaises et durent regagner^ leur gne de départ après avoir subi de très irtes pertes Le succès français de mardi est du reste lus grand encore qu'on ne le croyait tout 'abord. L'état-major français annonce offi-iellement la capture de dix canons, dont ptre de fort calibre, et d'un très grand nom-re de mitrailleuses. L'état-major allemand iraît particulièrement sensible à ce coup roit, car dans son bulletin il se donne la tine d'expliquer qu'au cours de sa " défen-" contre des " contre-attaques françaises" |«elques-uns de ses canons " placés en posi-on au premier rang " (sic) des lignes d'in-interie " tombèrent aux mains des Fran-lis". Cette pauvre excuse ne décevra per-onne. La vérité, c'est que les contre-atta-|ues françaises ont été des plus rapides et es plus efficaces, et qu'elles ont donné de nagnifiques résultats. Le public peu informé s'imagine quelquefois |ue dans la phase actuelle de la guerre le ommandement supérieur se livre à des ma-lœuvres de désespoir pour arrêter l'ennemi, -'estune erreur profonde. Ce commandement ravaille calmement, posément, sans passion t sans fièvre. Il voit haut et loin, il sait salifier aujourd'hui pour demain, il aperçoit u-dalà des fluctuations éphémères de la ba-iille le but à atteindre et surtout à conser-(r. Chaque contre-attaque est une opération «ûrement méditée, où rien n'est laissé à imprévu. Le succès commence à couronner es efforts français, où la froide raison domine impétuosité allemande qui ne recherche que sensationnel. Meis que vaut la sensation evant les faits? Il n'y a qu'eux qui comp-eht.Un autre exemple encore. Mercredi les Alle-Bnds, dans leurs folles et sanglantes ruées ffltre Compiègne, réussirent à franchir la latz au prix de pertes énormes et à s'établir * la rive sud de la rivière. Que fait Foch? Wifie-t-il des vies précieuses dont il aura (ut-être le plus grand besoin dans les mois "tiques à venir? Que non ! Comme un fin ïrimeur, il rompt, il cède un peu de terrain, 11 se replie sans que sa ligne se brise et sans "'il perde un canon ou une mitrailleuse. Il ecule, disent les bonnes gens ; les Allemands "srchent sur Compiègne ! Eh, bonnes gens, 'tendez un peu ! Les Allemands avancent, Ul. mais comment, et jusqu'où? Le terrain 11 il s'engagent est difficile, la nature avance la défense, et au quartier-général francs on prépare la riposte. Résultat : Nos *s contre-attaquent posément, avec tous 1 atouts dans leur jeu, avec le maximum -matériel, le minimum d'hommes et de ris-Ces. Et que se passe-t-il ? Les Allemands sont "'oulés de la Croix Ricard et de Mélicocq repassent la Matz, grosjean comme devant, J plutôt non, pas comme devant, car ils'ont «rdu cent prisonniers et des mitrailleuses. f que! côté est le gain dans une affaire de genre? Des Allemands qui ont avancé à Wnds frais et reculé avec pertes, ou des r'1nÇais qui ont reculé sans pertes et avan-,lbon compte? Eh bien, multipliez une telle '"œuvre par cent — et cela est possible, ®ns des circonstances favorables, quand Pure décisive du rétablissement aura sonné . v°us aboutissez à une nouvelle bataille , a Marne sans l'accrochage sur l'Aisne. Il 1 a qu'à attendre, et à avoir confiance. ntre l'Aisne et l'Oise, la journée de jeudi ** calme. Au sud de l'Aisne, l'ennemi a poursuivi sa poussée entre la rivière et la forêt de Villers-Cotterets, où la bataille continue. Après deux jours, l'ennemi, avec cinq divisions (soixante mille hommes) sur un front de six kilomètres, a avancé d'un peu plus de trois kilomètres, occupant les villages de Laversine, Coeu-vres et St-Pierre-1'Aigle mais ne réussissant pas à déboucher de cette position, qui n'est guère forte. En particulier, il ne put faire aucun progrès à l'ouest de la Ferme de la Verte Feuille, Sur la route Paris-Soissons. Les Allemands ont maintenant devant eux la forêt de Villers-Cotterets, où les Français sont fortement retranchés et on ne voit pas bien comment il pourrait avancer encore, sinon par un mouvement enflanquant entre l'Ourcq et la Marne (Troesnes-Château-Thierry) où il faut peut-être s'attendre à un nouvel assaut. Dans cet ordre d'idées, il faut signaler une violente attaque allemande sur le front Bou-resches-Bois Belleau, au nord-o"uest du Château-Thierry où ils essayèrent d'enlever aux Américains les gains que ceux-ci avaient acquis le mois dernier. Cette attaque échoua complètement. Les troupes de l'Union dispersèrent l'attaque, infligèrent de fortes pertes à l'ennemi et maintinrent entièrement leurs gains. Sur le front du Kemmel, des opérations locales ont permis aux Anglais et aux Français de gagner du terrain peu étendu, mais avantageux.Mercredi, l'aviation britannique détruisit vingt machines ennemies, et en força deux à la descente Elle effectua aussi des raids en Allemagne sur divers objectifs à Trêves, Dillin-gen (Sarrebriick) et Hagendingen (Metz) et sur les bassins de Bruges. Pendant le mois de mai les Anglais ont effectué 55 raids en Allemagne, dont 14 sur Thionville, 15 sur Metz-Sablon, 4 sur Kreuzwald, 3 sur Mann-heim et Karthaus, 2 sur Bensdorf, Courcelles, Landau, Metz et Sarrebriick. L'aviation française a descendu sept avions, en a forcé neuf à la descente et lança 41 tonnes d'explosifs. Pendant la première semaine de juin l'artillerie de défense abattit en outre treize machines ennemies. Le " gouvernement " russe a donné ordre aux derniers navires de la flotte de la mer Noire qui ne se trouvait pas encore sous le contrôle allemand et qui s'étaient réfugiés à Novorossisk, sur la côte circassienne, de retourner à Sébastopol. Les Allemands ont "promis " aux Bolchevistes de les " rendre " à la Russie après la guerre et de ne pas les "utiliser " d'ici là! On sait ce que valent ces " promesses ". Le parti russe des Cadets a envoyé au gouvernement américain un appel pathétique pour l'envoi de troupes alliées en Russie. Il déclare que le gouvernement bolcheviste ne représente en aucune façon la démocratie russe et qu'il devient de jour en jour plus odieux aux masses. Le Japon accroît et réorganise son armée et sa flotte. L'Amirauté autrichienne admet le torpillage par la flotte italienne dans l'Adriatique du dreadnought de 22.000 tonnes Szent Istvan. Plusieurs officiers et 80 hommes de l'équipage sont manquants. o o Le plan stratégique allemand Le critique militaire du Bund, de Berne, M. Stegemann (originaire de Prusse rhénane), estime que le maintien des armées du général Foch sur la ligne Compiègne-Villers-Cotterets-Château-Thierry-montagne de Reims, est dû a la résistance tenace des troupes françaises sur la rive gauche de l'Oise et à celle des troupes noires que se trouvent devant Reims. De même, la défense acharnée des Bretons près de Pinon a arrêté l'avance allemande sur la route de Villers-Cotterets. " En raison de la stabilisation du front, il est probable, écrit M. Stegemann, que le commandement allemand aura retiré ses troupes de choc du saillant Château-Thierry-Reims pour les reconstituer et les entraîner pour d'autres opérations." o o Un lapsus Nous avons, à cette même place, hier, dans le titre de l'article annonçant l'arrestation de Sir Joseph Jonas, dit: "Un ancien lord-maire condamné pour trahison". C'est "arrêté pour trahison" qu'il fallait lire, ainsi que l'articulet le dit clairement. Le cardinal Mercier, M. Maurice De Wulf et l'Ecole de Louvain On sait que l'Académie royale des Sciences morales et politiques: d'Espagne a, au cours de la même séance et à l'unanimité, élu le cardinal Mercier membre d'honneur et M. Maurice De Wulf, professeur aux Universités de Louvain et de Poitiers, membre correspondant. Dans un élogieux .article de La Epoca, où M. Luis Anaujo Costa annonce des conférences de M. Maurice De Wulf et présente ce dernier au public espagnol, on lit : L'école de Louvain, Mercier la créa lorsque l'Encyclique de Léon XIII, Aeterni Patris, recommanda aux catholiques l'étude de la philosophie de Saint-Thomas comme le plus sûr moyen de déraciner des écoles l'idéalisme germanique et le sensualisme de Locke et Con-dillac qui, sous l'une ou l'autre forme, dominaient parmi les philosophes d'il y a quarante ans. On peut dire que Meroier comprit mieux que tout autre la pensée du pontife. Il ne prit pas de la scolastique le formalisme rigide, le fatras repoussé par les modernes comme stérile, mais l'esprit, l'essence, ce qui ne meurt pas, les vérités et les problèmes étudiés et résolus par les penseurs catholiques du Moyen-Age avec un critérium que l'Eglise fit sien en de nombreuses occasions. La philosophie de Louvain possède trois ac-ractères essentiels : scientifique, critique et historique. Par le premier, elle arrive à ceci : que la Philosophie et la Science ne sont pas opposées, mais que la première se sert des connaissances acquises par l'expérimentation moderne et est comme la " synthèse et le couronnement de toute science inductive ". Par son caractère critique elle aborde de front les problèmes posés par le criticisme, les accepte ou les repousse, selon qu'ils répondent ou non à un principe rigoureusement scientifique. Enfin, son caractère historique fait, de l'Ecole de Louvain, la dépositaire du savoir du Moyen-Age que Mercier et ses disciples — Wulff surtout — ont étudié avec une impartialité et une méthode admirables. o m La Conférence du Parti ouvrier Paris, 12 juin.— Le Petit Parisien annonce que le parti socialiste a désigné M. Albert Thomas, ex-ministre des Munitions, M. Renaudel, chef des socialistes majoritaires, et M. Longuet, chef des socialistes minoritaires, comme délégué de la Conférence du parti ouvrier britannique, organisée par M. Henderson et qui s'ouvrira en Angleterre le 26 juin. La conférence inter-alliée, de Paris, a été fixée au 27 juillet. Une réunion préliminaire à laquelle M. Henderson a invité le parti socialiste français de désigner un délégué, aura lieu à Londres le 7 juillet. M. Dubreuil a été désigné et a demandé à la Confédération générale du travail de désigner également un délégué. Celle-ci a répondu qu'elle agira ainsi, si elle y est spécialement invitée par M. Henderson.— Reuter- Une erreur du prince Lichnowsky La Freie Zeitung publie une conversation que le prince Lichnowsky eut avec l'amiral Hood, commandant le croiseur à bord duquel, il fit la traversée1 de retour d'Angleterre en Hollande. Il ressort des confidences de l'ambassadeur qu'avant la provocation allemande, celui-ci jugeait la Grande-Bretagne aussi éloignée que passible de prendre part à la guerre. Je devrais, à tout prendre, me jeter à l'eau, car ma carrière est brisée. Il y a trois mois, Sa Majesté m'a demandé un rapport sur les dispositions de l'opinion britannique dans le cas où l'Allemagne déchaînerait un conflit en Europe.Je m'appliquai à étudier la situation à fond et répondis que l'Angleterre ne me paraissait pas d'humeur à se laisser entraîner dans une guerre, sous quelque prétexte que ce fut. En tant que nation, l'Angleterre semblait n'avoir point conscience de sa solidartié morale avec les autres nations. Elle me paraissait avoir acquis tant de richesses qu'elle ne pensait plus à rien d'autre qu'à conserver son confort et son luxe. En outre, les Anglais avait à se préoccuper de l'Irlande. Enfin, leur armée de campagne ne comptait que 160.000 hommes et !a levée et l'instruction de nouvelles forces leur apparaissaient comme de fort désagréables éventualités. Je crains bien que la manière dont je me suis ainsi exprimé sur l'Angleterre n'ait eu une trop grande influence sur les décisions arrêtées par l'Empereur et je prévois assez le sort qui m'attend. Il semble difficile d'avouer une erreur avec plus de bonne foi. La dictature militaire attaquée par les socialistes minoritaires allemands Les débats du Reichstag sur l'état de siège et la censure, qui s'est poursuivi dans la journée du 6 juin, a pris un caractère d'assez grande violenoe à la suite de l'intervention des orateurs socialistes indépendants. Le premier, Herzfeld, a fait le procès du Reichstag, dont il a incriminé la faiblesse et qu'il a rendu responsable de la dictature militaire : Le Reichstag, a-t-il dit, a besoin de l'état de siège pour se protéger lui-même. Naturellement, les militaires et le gouvernement sont encore moins disposer à y renoncer. Le Reichstag fait tout ce qu'il peut pour fortifier la dictature militaire ; les représentants de cette dictature, Hindenburg et Ludendorf, ont été déclarés tabous ; aucune critique ne peut leur être adressée, mais Liebknecht et Dittman ont été livrés aux militaires. On interdit aux députés suspects de communiquer avec leurs électeurs ou de parler dans des réunions. La dictature militaire a déclaré que la résolution de paix de juillet n'était que du vent; elle a conclu par la violence la paix de Brest-Litovsk et aucune protestation ne s'est élevée au Reichstag. Les membres agissants de la social-démocratie indépendante ne peuvent prendre la parole ou bien on les envoie dans les tranchées. C'est la caste militaire qui gouverne le pays ; la bourgeoisie a capitulé. Au cours de son discours, Herzfeld a raconté qu'à Hanovre des journalistes socialistes majoritaires avaient collaboré avec un officier à la confection d'une brochure de propagande annexionniste. Cette révélation provoque un flot d'injures déchaînée par Scheidemann et les siens. Le député Haase a repris un peu plus tard la thèse de Herzfeld. C'est le Reichstag qui doit intervenir, a-t-il dit, c'est à lui d'exiger la suppression de l'état de siège. Ce qui s'est passé ces jours-ci prouve l'impuissance du Reichstag et le peu d'égards que le gouvernement lui témoigne.Haase a affirmé que le cabinet noir sévissait et examinait des lettres d'un grand nombre de députés et non pas seulement des députés socialistes majoritaires ou minoritaires, mais aussi de tous les députés suspects de tendances pacifiques.Le secrétaire d'Etat Walraff a répondu, non sans embarras, que la censure et l'état de siège étaient des maux indispensables, ajoutant que la France et l'Angleterre étaient sous le même régime et faisant remarquer que les Bolchevistes euix-mêmes ont dû introduire la censure.o o Après Fehrenbach L'élection à la présidence du Reichstag du député Fehrenbach risque de provoquer quelques mécontentements dans les milieux réactionnaires prussiens, qui ne voient pas sans inquiétudes le sud catholique de l'Allemagne prendre, dans la vie politique de l'empire, une place de plus en plus prépondérante. La nomination comme chancelier d'empire du comte Hertling, président du conseil des ministres bavarois, avait déjà éveillé certaines susceptibilités. On a maintes fois reproché au secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Kuhlmann son origine bavaroise. Le vice-chancelier von Payer est Wurtembergeois. Le choix de M. Fehrenbach, député catholique de Fribourg-en-Brisgau, est un succès badois; la Prusse se voit donc de nouveau sacrifiée. Le plus forcené des junkers, M. de Olden-burg-Januschau, qui passe pour être l'ami intime du Kronprinz, a signalé à la dernière réunion de la ligue des agriculteurs du royaume de Saxe le danger que constitue pour le nord de l'Allemagne l'emprise croissante des Etats du sud. Il a déclaré notamment : " Les couleurs de l'empire, a-t-il dit, sont maintenant le blanc et le bleu. Si nous oublions notre vieux prussianisme, ce n'est pas seulement la Prusse, mais l'empire qui seront sur les genoux. Cet état de choses ne peut se prolonger. A la Chambre des Seigneurs, nous saurons nous montrer quand la question électorale nous sera soumise. " Les révolutionnaires tiennent avant tout à ce que la Prusse soit démunie. La soeial-dé-mocratie ne cesse d'arracher un nouveau lambeau au manteau de pourpre de l'empereur sans que les ministres s'y opposent. Il faut affronter sans peur cette situation. Notre politique extérieure laisse également beaucoup à désirer : le laisser-aller qu'on constate dans notre pays vient de ce que M. von Kuhlmann a toujours reculé devant la social-démocratie sans jamais la combattre. Nous sommes dans cette situation ridicule que la Bavière et le Wurtemberg sont au pouvoir et que la Prusse et la Saxe n'ont rien à dire." Boches bombés bêlant bêtement La peur des avions en Allemagne Le Lokal-Anzeiger consacre un long article à décrire la physionomie d'une ville du Palatinat constamment harcelée par nos avions. L'auteur raconte d'abord son voyage en chemin de fer dans la zone exposée au bombardement aérien : Le trajet qui s'effectue dans un train sombre qui, pendant des heures, roule comme dans une cave obscure, sans lumières, sans conducteurs, sans cris aux stations, lorsque toute lampe est éteinte dans le pays et que les villes et les villages, comme étreints par l'angoisse, ont clos leurs boutiques, ce trajet oppresse et n'est nullement rassurant. On s'en va dans l'incertain, au-devant du danger. Partout des écriteaux indiquant " comment l'on doit se comporter en cas d'attaques par avions ", montrent que l'on est dans " le pays des aviateurs ". Lentement, très lentement le train poursuit sa route ; dans le fleuve se trouve encore la locomotive qui y est tombée avec le train, lors d'un récent accident (?). Ici et là l'on voit des maisons avec un toit arraché, avec des trous dans les murs, sans fenêtres... Un train est près de nous avec ses vitres brisées — pas une seule n'est restée intacte; un autre train passe également tout noirci, à moitié consumé... Dans la ville où descend notre voyageur, chaque jour, au réveil, les habitants se posent la question suivante, en contemplant le ciel : "Viendront-ils aujourd'hui?" "Ils", ce sont les aviateurs alliés. La plupart du temps, " ils " viennent en plein jour. La ville est brusquement surprise en plein déjeuner. Une sirène hurle... une deuxième répond : le premier coup de canon jette une détonation sourde: Krach!... Boum!... les premières bombes tombent déjà, avant que les gens aient pu se réfugier dans les caves. Elles explosent dans les rues, font jaillir en éclats les murs, émiettent les vitres, enfoncent les portes... Boum, boum! Tout cela arrête la respiration... Où sont-elles tombées? Boum ! C'est dans le voisinage. Tzzzz... un sifflement au-dessus des toits ; et de nouveau une explosion formidable. Au milieu des hurlements, des sonneries, des tonnerres et des éclairs, des détonations effroyables, les gens accourus de la rue et de leurs maisons se pressent dans les caves, tendant l'oreille. Les enfants pleurent. Une sirène donne le signal de fin de l'alerte. Tout est fini. Cependant on ne peut se reposer longtemps après une première attaque. Car " ils " reviennent et reviennent encore ; et parfois même l'on doit s'habiller trois fois au cours de la même nuit. Le plus souvent tout se passe en peu d'instants avec ces avions rapides comme l'éclair qui, adroitement, emploient les nuages comme écran, puis fendent l'air en sifflant, de telle sorte que l'éclatement des bombes a lieu au même moment que le signa! d'alerte. Pendant les nuits qu'éclaire la lune, des signaux lumineux, des projectiles éclairants montent vers le ciel, et ceux qui le peuvent s'enfuient rapidement vers les localités voisines, dans les villages paisibles, dans les petits vallons, pour y trouver un peu de sommeil et de repos. Où étiez-vous pendant la dernière attaque? se demande-t-on pendant les heures de répit. Et l'on apprend alors que l'on voyageait dans le Pfalz, qu'une dame courageuse est restée chez elle, dans son deuxième étage, qu'un tel a été surpris au théâtre, au cinéma, à la gare, dans le train et parfois dans les situations les plus critiques. L'auteur donne ensuite de longs détails sur les dégâts causés; il cite le cas d une librairie dont tous les livres ont été jetés dan,s> la rue par le vent d'une explosion. Dans plusieurs endroits, les habitants réfugiés dans les caves ont vu leurs maisons s'écrouler, les étouffant à moitié sous les décombres. Et, conclut le récit, cela ne s'arrête jamais. Dès que l'obscurité tombe, on regarde dans la nuit, on attend... Un silence incertain. Un bourdonnement dans les airs... Tandis que la lune jette un regard noble et calme sur la ville tremblante, qui, sans défense (sic) attend le premier coup, le signal de l'alerte. Le Boche du Lokal-Anzeiger cependant décrit tout cela froidement, presqu'avec un détachement serein... Berlin est loin, n'est-ce pas? Eh ! éh ! Un peu de patience, monsieur du Lokal Anzeiger... O O A partir du 24 juin PAR ORDRE DU BOARD OF TRA-DE, il ne pourra plus nous être retourné de journaux invendus. PAR CONSEQUENT, il faut, ou bien vous abonner chez le vendeur aux conditions qu'il déterminera, ou, préférable-ment, vous abonner directement au journal.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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