La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1914, 28 Octobre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 22 fevrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2r3nv9b27t/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 21ME ANNEE. MERCREDI 28 OCTOBRE 1914. N°- 301. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. NIEUPORT BOMBARDE. VIOLENTES ATTAQUES NOCTURNES. PARIS, 26 octobre.—Communiqué officiel de 23 heures:— En Belgique, Nieuport a été violemment bombardé, et l'effort des Allemands a continué sur les front Nieuport-Dixmude, sans que, d'après les dernières nouvelles, ils eussent apparemment atteint aucun résultat. Tout le front entre La Bassée et la Somme a été également l'objet de violentes attaques nocturnes, qui toutes ont été repoussées. Sur le reste du front, il n'y a rien à signaler. AUCUNRECUL DES ALLIES. PLUSIEURS BATTERIES DETRUITES. L'OFFENSIVE A NANCY. PARIS, 27 octobre^—Communiqué officiel de 15 heures:— * La lutte continue particulièrement ardente entre l'embouchure de l'Yser et la région de Lens. Sur cette partie du front, les Alliés n'ont reculé sur aucun point, et ont continué à progresser dans la région comprise entre Ypres et Roulers. Dans la région de Soissons et dans celle de Berry-au-Bac, un combat d'artillerie s'est terminé à notre avantage, et a eu pour résultat la dés-traction de plusieurs batteries ennemies. Dans le région à l'est de Nancy, entre les forêts de Bezance et de Par-oy, nous avons pris l'offensive et refoulé l'ennemi par dessus la frontière. Sur ]a San, et au sud de Przemysl, les Russes ont accentué leur tactique offensive. SITUATION SATISFAISANTE. NOMBREUX PRISONNIERS. LONDRES, 27 octobre.—rLe Press Bureau anglais a public cette nuit le communiqué suivant:— La .situation continue à rester favorable. La bataille est vive et continue, mais nous gagnons du terrain et de nombreux, prisonniers ont été faits. Une de nos divisions a pris deux canons. LA DEFENSE DE L'YSER. TOUT LE "SEPTIEME" DECORE ! NORD-EST FRANÇAIS, 26 octobre.—Le seul commentaire officiel qu'on ait pu obtenir ici, hier, au sujet de l'avance allemande sur l'Yser, est que la situation sur ce point de la ligne est parfaitement favorable aux alliés. I/os Allemands sont en grande force (passage ccd sure). J'apprends que tous les hommes du septième régiment d'infanterie belge ont reçu la médaille militaire, en reconnaissance de la valeur spéciale et de l'endurance dont a farit preuve le régiment pendant quatre jours et quatre nuits de combats incessants, au cours de la semaine dernière.—Reuter's Spécial Service. RETRAITE ALLEMANDE? COMBAT PRES D'OUDENBURG • AMSTERDAM, 26 octobre (nuit).—Un télégramme de l'Ecluse dit qu'on a entendu une forte cannonade la nuit dernière. On croit qu'elle provient probablement de gros canons amenées par les Allemands ces derniers jours. S'il est vrai qu'un combat a eu lieu hier à Ettelghem,- près d'Oudenburg, et qu'une retraite allemande s'effectue, Bruges sera menacée, car elle servira de base pour une armée allemande en retraite.—Central News. Note.—Ettelghem se trouve à environ 12 kilomètres aù sud-est d'Ostende et à 18 kilomètres au nord-est de la ligne Nieuport-Dix-inude.ON NE PASSE PAS! GROSSES PERTES ALLEMANDES. L'ECLUSE, 27 octobre.—Les troupes alliées, fortement retranchées derrière l'Yser, paraissent se maintenir sur la défensive. Les Allemands ont subi des pertes énormes dams leurs tentatives infructueuses pour forcer la ligne des Alliés et marcher sur Dunkexque. J'ai vu des milliers de blessés et de nombreux morts ont été enterrés à Ostande. Des marins allemands ont établi un service de surveillance sur la côte, jusqu à la frontière hollandaise.—Exchange Correspondent. —L'agence Rente r apprend de source autorisée qu'une mission militaire comprenant trois officiers de l'état majoi; général portugais est arrive© en Angleterre pour conférer avec les autorités britanniques. LA REPRISE DE ROULERS. SANGLANTS EXPLOITS. MILLE HABITANTS TUES? AMSTERDAM, 26 octobre (nuit).—D'après un télégramme d'Aardenburg au " Nieuwe Rotterdamsche Courant " des fugitifs racontent qUe Roulers a de nouveau été bombardé. Les français offrirent une résistance obstinée, et il s'ensuivit un violent combat de rues. Les soldats français tirèrent des fenêtres et des toits avant d'evacuer la ville. La moitié de celle-ci fut ensuite brûlée par les allemands. Le même correspondant dit qu'une contribution de guerre de 200,000 francs, et non de 100,000 francs, a été imposée à la viiie. Une dépèche de l'Ecluse au " Telegraaf " ajoute que la campagne et les villages situés autor de Roulers ont été dévastés par les allemands, en partie dans un but stratégique et en partie par pure rage de destruction. On ajoute 'que, tant dans la ville que dans la campagne environnante, les habitants sont fusillés ou tués à coups de bayonnette, mais qu'un grand nombre d'entr'eux ont perdu la vie par leur propre imprudence. On estime que rien moins que mille habitants ont été massacrés, et qu'environ 250 maisons ont. été incendiées. L'église Notre-Dame a été pillée. La plupart des survivants ont fui, • et la ville est aussi tranquille qu'un tombeau ; tout ce qu'on voit dans les rues ce sont quelques soldats allemands. Les villages de Moorslede, Poelkappelle, Westroosebeke, et Staden sont des monceaux de ruines. Plusieurs des maisons ont été envahies de force, y compris du reste celle d'un Hollandais, auquel les officiers allemands ont présenté des excuses.—Reuter. Note.—Nous dédions les lignes ci-dessus aux excellents Anversois qui croient que les allemands sont devenus de doux agneaux en respirant l'air de leur ville. A remarquer que quand ils sont entrés à Roulers la première fois les Huns se sont aussi montrés aimables et polis. Il suffit d'un ordre pour qu'ils se montrent tels qu'ils sont—des bêtes féroces, brûlant et massacrant tout! LES TROUPES DE L'INDE. ENTRENT EN LIGNE. UNE MERVEILLEUSE CHARGE. NORD FRANÇAIS, .25 octobre.—Je suis à même de déclarer que les Allemands gagnèrent, la semaine dernière, la plus courte bataille de la guerre, dans les environs de Lille. ils s'étaient massés derrière une légere surélévation et tombèrent sur les tranchées anglaises en un irrésistible torrent humain. A l'a suite de . la force acquise, les énormes colonnes purent atteindre les retranchements et en chassèrent nos honimes. Cela aurait suffi aux Allemands pour ce jour-là, s'ils avaient en quelque sagesse, mais, heureusement, ils. furent assez téméraires pour vouloir poursuivre leur triomphe. Ils s'avancèrent donc en chantant et en poussant des hourrahs—-et ils rencontrèrent les réserves anglaises qui, à cet endroit, étaient justement les troupes hindoues. Comme les Allemands ont été maintenant présentés à nos frères d'armes noirs d'une façon tout à fait complète, j'espère que le censeur me permettra de rendre public le fait que le contingent oriental se trouve sur le front. Pendant un moment, donc, il se produisit une sauvage mêlée. Les Sikhs et les Ghurkas permirent pendant quelques secondes à l'ennemi de souffler, puis ils foncèrent dessus avec la plus magnifique ferveur. Les Allemands furent forcés, non seulement de se retirer au delà des tranchées anglaises, mais encore d'abandonner leurs propres retranchements, de remonter la pente d'où ils avaient si lourdement dévalé, sur les nôtres, et de la redescendre de l'autre côté," tandis que la bayonnette des Sikhs et le " kukri " des Ghurkas ne cessaient pas de décimér leurs rangs débandés. Jamais, jusqu'à présent, dans cette guerre, on ne vit une telle hécatombe. D'après l'estimation d'un officier de l'état-major, rien moins que vingt mille Allemands tués et blessés couvraient le terrain à la fin de l'action—soit près de la moitié de l'effectif envoyé au combat, tandis que nos pertes rie .dépassaient pas 2000 hommes.—Central News. EN ALSACE. COPENHAGEN, 26 octobre.-—Une dépêche de Berlin annonce que de violents combats d'artillerie' ont eu lieu récemment dans le sud do l'Alsace, où les Français ont essaye de charger les positions allemandes. Sur toute la route de Belfort à Mulhouse, les Français ont travaillé avec énergie, élevant des fortifications dans tous les villages et plaçant de la grosse artillerie en position.—Central News. —Une dépêche d'Exchange d'Amsterdam annonce que le sous-marin allemand sur lequel le contre-torpilleur Badger s'était jeté a regagné son port d'attache en Allemagne. —Il est officiellement annoncé qu'un corps expéditionnaire naval italien a occupé dimanche Valona. Le corps expéditionnaire établira immédiatement un service sanitaire et de secours pour la population. Il prendra les mesures nécessaires pour empêcher la contrebande de guerre organisée par les aspirants au trône d'Albanie. D'autre part on annonce, que la Grèce occupe l'Epire. Ses troupes ont déjà attaqué et repoussé les Albanais à Vasiri. —Le conseil-général d'Alger a voté un crédit de 250,000 francs pour venir en aide aux Belges et une homme égale en faveur des habitants du ' nord de la France. COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. DANS LA PRUSSE ORIENTALE 5000 ALLEMANDS TUES. PETROGRADE, 26 octobre.—Communiqué officiel du chef d'état-major: Sur la ligne de Petrokoff et de Radom les combats se sont développés en pue bataille très sérieuse qui s'étend sur un front de près de. 110 kilomètres, de Rava à Novomiesto Balo-oegi, jusqu'à la rivière Iljanka. Pendant la soirée du 24 courant, des combats acharnés à la bayonnette ont eu lieu au nord 3e Rava, combats dans lesquels l'avantage resta aux Russes. Les Allemands subirent de n-andes pertes. Dans un village appelé Moehiolo les Russes ont enterré 700 cadavres 3'ennemis. Pendant des rencontres à la bayonnette près lu village de Kasirmirjeff les Russes ont capturé des batteries et des canons à tir rapide illemands. Au sud-est de la Rave les Russes ont occupé es bois de Nemniglovsky, et ont fait 400 prisonniers. Une lutte violente se poursuit ians la région boisée comprise entre Radom et Kosenitsi. Les Russes ont obtenu des succès partiels sur la route venant de Novo Alexandria, et Dnt capturé beaucoup de canons et de prisonniers.En Galicie, les Autrichiens se battent avec moins d'énergie. Les Russes ont pénétré dans ia région au sud de Sambor et de Staromiesto, 3t ont pris vingt canons et de nombreux naissons. Toute la vallée de la rivière Spruini est semée de cadavres d'Allemands, au nombre l'au moins 5000. Les Russes ont repoussé toutes les tentatives ' 3e l'ennemi pour effectuer une avance partielle : sur le front de la Prusse orientale.—Central News. LA BATAILLE DE VARSOVIE. Le " Nieuws van den Dag " apprend de Berlin ;|ue des combats l'ont rage sous les murs de Varsovie, et que les troupes de Sibérie et du Caucase subissent de grosses pertes; un régiment a dû remplacer trois fois son commandant. La ville a été bombardée car des Zeppelins et des aéroplanes. Le conseil municipal a, parait-il, déjà quitté la ville, et on a prié les habitants de s'en aller le plus tôt poasible.— Reuter. LA VICTOIRE CERTAINE. PARIS, 27 octobre.—L'envoyé de la 'France" à Bordeaux a interviewé l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Sir Francis Bertie, :jui lui a déclaré: — Je suis convaincu de'la victoire finale des armes françaises et anglaises. De nouveaux 3ontingents anglais sont prévus, et nous Aurons deux millions d'hommes sans devoir faire appel à toutes les ressources de l'Empire. " La Grande-Bretagne est devenue un arsenal d'une productivité intensive qui suffirait aux besoins des armes de tous les Alliés. " En. vérité, plus la guerre se prolongera, plus nous serons certains de la victoire."— Reuter. LES ALLIES PRES DE THIELT. AMSTERDAM, 27 octobre.—Un télégramme 3e Terneuzen au " Nieuwe Rotterdamische Courant" dit que les Allemands continuent à envoyer de. grandes masses de «troupes vers l'oueât et le sud-ouest. D'après ce télégramme, les Alliés s'approchèrent de Thielt à quelque trente kilomètres de Gand, mais ils furent repoussés par des troupes fraîches. Dimanche. 10,000 Autrichiens sont arrivés à Gahd, où il ne reste que quelques troupes allemandes.—Reuter. ESPOIRS ALLEMANDS. COPENHAGUE, 26 octobre.—Uné dépêche de Berlin dit qu'on ne possède pas encore de détails sur la bataille qui se poursuit en Belgique, mais un résultat définitif est attendu d'heure en heure, et on considère que les Alliés- se retireront. La dépêche ajoute que l'on s'attend à ce que l'investissement de Belfort soit extrêmement long, car la garnison est très forte, et on admet que les Français se sont montrés maîtres dans l'art de construire des fortifications passagères, que s'étendent tout autour de la forteresse à une distance considérable.—Central News. LA PRESSE FRANÇAISE. PARIS, 27 octobre.—Les journaux sont d'avis que le passage de l'Yser par quelques détachements allemands n'a qu'une^ importance secondaire devant les progrès do l'armée belge sur la gauche au delà de Nieuport et ceux des Alliés dans la direction de Roulers au delà d'Ypres. Les forces allemandes se trouvent ainsi menacées sur leurs deux flancs. Le " Matin " dit que si plusieurs régiments allemands ont réussi à passer l'Yser l'effectif du corps d'armée doit avoir succombé d'abord sous l'effort des alliés. Le général Cherfils écrit dans 1' "Echo de Paris": "Si une fissure a été faite sur l'Yser, il y a derrière ce fleuve le canal d'Ypres à la nier. Puis il y a des barrières vivantes pour barrer la route aux Barbares. 11 ne peut plus y avoir de danger pÔur nous, et un coup décisif seia porté bientôt qui les forcera à la retraite."— Reuter. —Le Roi d'Angleterre s'est rendu hier à Wool-wich, où il a inspecté les troupes à l'instruction. —C'est,M. J. Snollaerts et non M. Mollaerts qui a pris la parole récemment au meeting de Wim-bledon.—Nous apprenons avec un vif plaisir que la comtesse de Lalaing, femme du distingué ministre de Belgique à Londres, est entrée en convalescence. LA VIE A ANVERS. LES VICTIMES DU BOMBARDEMENT."ANTWERPSCHE TIJDINGEN." ROOSENDAEL^ 26 octobre (de notre correspondant, par courrier).—Les dernières nouvelles d'Anvers indiquent que la ville est calme. Peu de réfugiés sont rentrés. La plupart d'entr'eux sont des Hollandais, qui se trouvaient à Anvers au nombre de 25 à 30,000, avant le bombardement. Des quartiers entiers sont comme morts, avec toutes leurs maisons abandonnées, aux volets clos. La population, sous son calme • apparent, est très déprimée. C'est à peine s'il y a quelqu' animation dans le centre. Depuis le 18 octobre,~le gouverneur militaire de la ville est lé général d'infanterie baron von Huenne—un nom prédestiné pour un Hun. On fait connaître petit à petit des listes de personnes tuées par le bombardement. Voici une de ces listeg: Mathieu Beens, 12 ans, rue de Deurne, 96. Prudence Vanden Briel, 12 ans, longue rue des Champs. . • . , - Jeune homme inconnu paraissant âge de îo à 16 ans. Femme inconnue paraissant âgee de 32 ans. Joséphine Jamot, épouse Constant, 24 ans, rue de la Paix, 48, Berchem. Anne-Marie Delaet, épouse Henri Wolput, 25 ans, rue Delarue, 9. Catherine Delaet, épouse Jules Van Hinden-dael, 24 ans, de Mortsel, rue de la Fontaine, 20, Borgerhout. Jules Mobels, 27 ans, rue de la Brasserie, Deurne, bras enlevé devant Deurne Huiskens, mort à St.-Erasme. Corneille Verhoeven, 53 ans, de Ste.-Catherine-Wavre, trouvé mort d'une pneumonie, rue De Leeshof. Les destructions opérées par les Allemands dans la banlieue anversoise dépassent tout ce que-l'on peut imaginer. On n'y voit que maisons démolies ou incendiées, tranchées dévastées et fermes en ruine. Contieh est fort endommagé. A Waerloos trois moulins sont par terre. A Waelhern, pas une maison ne reste debout. Tous les villages des environs sont absolument abandonnés. Contrairement à ce qu'on a affirmé, les Allemands remettent les forts d'Anvers en état. De nombreux sapeurs travaillent déjà à celui de Waelhem, dont l'importance stratégique est considérable. A Brasschaet, une poudrière a fait explosion. Trois soldats allemands ont été tués, et un "grand nordbre blessés. L'heure allemande est obligatoire à Anvers, mais Borgerhout et Berehem conservent l'heure belge. Le service d'autobus sur Malines et Bruxelles continue à fonctionner. On paie 10 francs pour le trajet Anvçrs-Malines, 25 francs pour Anvers-Bruxelles, et 15 francs pour Malines-Bruxelles. Il y a deux départs par jour à la Grand-Place, à 11 et à 17 heures. Les voyageurs doivent être sur place une demiedieuro avant le départ. Les enfants paient les trois quarts du prix " s'il y a de la place." La police bourgeoise est dirigée par M. Louis Strourn, conseiller communal, qui, on se le rappelle, fut C'ondamne par le tribunal correctionnel d'Anvers pour outrages à la police régulière. Il a pour acolytes les sieurs Jules Janssens et J. Mertens. Cette baude de policiers-amateurs compte 150 hommes. Elle circule en ville la nuit, de 10 heures 45 à 5 heures (heure allemande). Le gouverneur militaire a défendu toute transaction de vivres en gros, "jusqu'à fixation de la quantité nécessaire à l'année." On annonce maintenant que c'est à Contieh que fut signée la reddition de la ville par l'autorité civile, repésentée par M. Louis Franck. Le texte de la convention, cependant, n'a pas encore été rendu public. Le pétrole est horriblement cher à Anvers. Il coûte 45 centimes le litre. La misère est'grande. Des distributions de pain se font au local de la Croix-Rouge, place de Meir. Les lignes 1, 2, 4, et 10 des tramways roulent. Le café Flora, rue Agneessens, a rouvert le 18 octobre, et est devenu un centre où fraternisent les Allemands et les pangermanistes flamingants. La Société "jWaak en Sluit " I s'est empressée de reprendre ses opérations. Elle n'a pas empêché de très nombreux vols, et notamment le pillage de la bijouterie Ru-piny, rue Nationale, 22, où l'on a enlevé pour 50,000 francs de valeurs. Les " Antwerpsche Tijdingen " rédigées par les pangermanistes invertébrés Karel Weyler, Raf. Verhulst, et Louis Mauw, et imprimée par l'antimilitariste Bouchery continuent à paraître. L'attitude de cette feuille révolte à juste titre tous les réfugiés belges en Hollande, qui disent nettement que la publication d'un journal exclusivement flamand par des Belges, sous la censure allemande, quelques jours à peine après l'arrivée de l'ennemi, est une honte pour Anvers. Si les pangermanistes flamingants espèrent ainsi faire marcher leur boutique, ils sont loin de compte. On verra bien plus tard! Les faits et gestes de .ces mauvais patriotes sont d'autant plus honteux qu'ils se permettent de critiquer à mots couverts les autorités de leur pays envahi et dévasté ! A GAND. Le train Cand-Terneuzen sera rétabli cette semaine. C'est le sieur Blankers, vice-consul des Huns à Terne uzen, quia été nommé commandant de la ville de Gand. ,•—La liste des soldats belges internés en Hollande est à la légation de Belgique à La Haye. —Les autorités militaires égyptiennes ont rassemblé les sujets ennemis en âge de servir en vue de leur envoi dans des camps de concentration.—Une dépêche de Buenos-Ayres en date de lundi mande que l'expédition transantarctique de Sir Ernest Snackleton a quitté ce port à bord de F " Endurance," qui était parti de Londres le 1er août. DE GENERAL VON BESELER. UN SUICIDE SENSATIONNEL. ROOSENDAEL, 26 octobre.—Le bruit court ici que le général d'infanterie von Beseler, qui commandait l'armée assiégeant Anvers, se serait suicidé, il se serait logé une balle dans la tête, au cours de la nuit de jeudi à vendredi, dans la chambre à coucher du gouverneur de Bruges, qu'il occupait à ce moment. Le général von Beseler avait récemment X>erdu ses deux fils dans la bataille de l'Aisne. UN BATEAU DE REFUGIES HEURTE UNE MINE. 30 VICTIMES. Un vapeur français, V" Amiral Ganteaume," qui était parti de Ca-iais pour Le Havre, avec 2500 réfugiés français, lundi matin, a heurté une mine au large du Cap Grisnez. Un vapeur anglais, le " Queen," parti de Boulogne pour Folkestone, avait vu se produire l'explosion et se porta immédiatement au secours des réfugiés. Quand il parvint à s'en approcher l'ce Amiral Ganteaume " donnait fortement de l'avant, et les canots de sauvetage qu'il avait lancés a l'eau, avaient coulé. Une panique s'était produite a bord et une vingtaine de personnes s'étaient déjà jetées à l'eau. D'autres passagers, dont des femmes et des enfants avaient grimpé dans les mats et criaient au secours de toutes leurs forces. Le " Queen " se mit aussitôt en devoir de les transborder et après quarante minutes les passagers étaient sains et saufs. Au cours du sauvetage des femmes avaient voulu sauver leurs enfants, en les tendant vers le " Queen," mais plusieurs de ces derniers tombèrent à l'eau et se noyèrent. On estime qu'il y a entre 30 et 40 victimes. A bord se trouvaient également 150 soldats belges blessés. Les naufragés sont arrivés hier matin à Folkestone, où, après avoir été restaurés, 1994 d'entr'eux furent conduits a Londres à l'Ale-xandra Palace. Les soldats belges sont restés à bord du " Queen." L'" Amiral Ganteaume " a été ramené à bon port, hier soir. Tous les réfugiés transportés par 1' " Amiral Ganteaume" étaient des Français. UN NAVIRE COULE. Une dépêche de Camlough. dans le oomté d'Antrim, annonce que le chalutier " City of London " a recueilli les Survivants de l'équipage du steamer anglais "Manchester Commerce." de 5363 tonnes, construit à West-Hartlepool en 1S99. Ce navire avait heurté une mine pendant sa traversée vers l'Amérique et avait coulé, le capitaine et treize hommes s'étaient noyés. LA DEFENSE DE LA TAMISE. Le sécretaire de l'Amirauté a publié hier une communication dont voici un extrait:—- Jusqu'à nouvel ordre tout le trafic de et vers ]a Tamise doit emorunter les chenaux d'Edimbourg ou la Black Deep, au sud des bouées de Knock John et de Knob, et'le Paye Deep. Tous les autres chenaux sont fermés. LES BELGES A LONDRES. CHEZ LES CATHOLIQUES. —Mgr. De Wachter, vicaire général de S.E. le cardinal Mercier, en ce moment à Londres, Bishop's House, Southwark, S.E., demande instamment à tous les prêtres qui s'occupent des réfugiés, de lui faire parvenir au plus tôt un rapport-sur leur activité, qui seTa transmis au Primat de Belgique. —M. l'abbé Floris; Prims et le R. P. Jacobs, S.J., d'Anvers, .se tiennent chaque jour à la disposition de leurs compatriotes, de 10 h. 30 à 11 h. 30. au bureau de la Catholic Association, 55, Russe!!-square, W.C. —Mgr. Ainigo, évêque de Southwark, célébrera demain à 11 heures, en la cathédrale de Saint Georges. "Westminster Bridge-road, une messe solennelle à l'intention des Belges. Après l'Evangile, sermon en anglais, flamand et français par Mgr. De Wachter. —I»e professeur Van der Essen, de l'Université catholique de Louvain, donne en ce moment, à l'Université d'Oxford, une série de six conférences sur Louvain et ses Hautes Ecoles. —Les Pères Jésuites'belges ouvrent un collège temporaire en Angleterre, avec programme belge des humanités anciennes et cours spéciaux d'anglais. S'adresser au R. P. Jos., Jacobs, S.J., 114, Mount-street, London, W. —Une "messe belge," avec sermon flamand et français, sera dite chaque dimanche à 11 heures en l'église St.-François, Pottery-lane, NottingHill, London, W. Chaque jour, après la messe de 7 heures et le samedi, de 6 à 7 heures, M. l'abbé Prims (40, Lansdowne-cresoent, London, W.), entendra les confessions en français et en flamand. Ix; dimanche, à 5 heures, il donnera l'instruction religieuse aux enfants belges. LES MEDECINS. Sous les auspices des éminents médecins. PhiJ-pot et Desvoeux, la Société Royale de Médecine de Londres, la plus ancienne, la plus célèbre, mais aussi la plus fermée qui soit, vient d'ouvrir l'accès de ses locaux et de sa bibliothèque aux membres du corps médical belge résidant provisoirement à Londres. Les confrères belges qui voudraient jouir de cette faveur sont priés de se faire connaître au Docteur Clement Philippe, 3, Hyde Park-street, qui leur remettra une carte d'introduction. Un élégant salon (Ladies' Room), situé 3, Wim-pole-street, sera mis à la disposition des femmes des confrères sur présentation de la même carte. Une conférenee très intéressante sera donnée par le professeur Bose le vendredi, 30 octobre, à 17 heures, au même locaL Les confrères belges ne voudront pas manquer l'occasion qui leur est offerte d'être présentés à l'élite du corps médical anglais. AU LONDON COUNTY COUNCIL. Ï/T Conseil du comté de Londres a décidé hier après-midi de donner ordre au Comité des logements d'examiner immédiatement si des arrangements ne pourraient être pris pour loger les réfugiés belges, et pour présenter au Conseil un rapport détaillé au sujet des conseils et avis au'il pourrait, présenter à ce sujet DERNIERE HfcuKfc. UNE REVOLTE EN AFRIQUE AUSTRALE. De graves nouvelles de l'Afrique australe ont été publiées hier soir par le Press Bureau. On annonce qu'une révolte a éclaté parmi le vieux parti des Burgers boers dans l'Etat Libre d'Orange et dans le Transvaal occidental. Les burgers infidèles ont pris les armes sous la direction du général De Wet et du général Beyers. Des commandos ont été formés. La ville d'Heilbron a été capturée, les autorités faites prisonnières. Un train a été arrêté à Reitz, et des citoyens armés de la force défensive arrêtés et désarmés. Le Gouvernement prend d'énergiqueg mesures pour étoffer la conspiration, due, sans aucun doute, aux machinations allemandes. MONITEUR BELGE. DES 20, 21, 22, 23 ET 24 OCTOBRE. DANS L'ARTILLERIE. Capitaines commandants.—Les capitaines eo second Thomas, Jallay, Thorn, Vandermeulen, Villers, Van Oane-gem, Monnoyer, Donner, Vermeulen, Loodts, Speesen, Duvivier, Ilans, De Neyer, Meyer, Smeyers, et Ballenghien. Capitaines en second.—Les lieutenants Roze, Tiberghien, Gendarme, Simon, Vermeulen, Périer, Van Ermingen, Van Overb-traefen, Renard, Lecocq, Lefèvre, De Smet, Hambresm, Duiour, Demanet, Duchateau, Termote, Duboisdenghien, et Reul. Lieutenantc.—Les sous-lieutenants NcuTille et SeTens. DANS LE GENIE. Oapitaines-oommandants.—Les capitaines en second Badoux, Fontaine, Michelet, et Grégoire. Capitaines en eecond.—Les lieutenants Nelis, Piron, Bau-win, et Leduc. DANS LE CORPS DES TRANSPORTS. Major.—Le capitaine-commandant Lefèbvre. Capitaines-commandants.—Les capitaines en second Auverputte et François. Capitaines en Becond.—Les lieutenants Backaart et Bott. DANS L'INTENDANCE , Sous-intendant de Ire claesc.—Le sous-intendant de 2a filasses Deruyck. DANS LES COMPTAB1,tes DES CORPS DE TROPPES. Major Ordonnateur.—Le capitaine en 1er quartier-maître De V isschere. Capitaine en 1er quartier-maitre.—Le capitaine en second payeur DeTOgelaerc. Capitaine en second payeur.—Lo lieutenant payeur Devcr. DANS LES TROUPES D'ADMINISTRATION. _ Lieutenants d'administration.—Les 6ou£-licutenants d'administration Marteau et Dencve. DANS LE SERVICE DE SANTE. Médecina pricipaux do Ire classes.—Les médecins principaux do 2e classe Proris, Thooft, Van Ex. Wibin, triau, Henrard, et Serrais. Médecins principaux de 2e classe.—Les médecins rts régiment de Ire daœe: Vanderwaeter, Simon, Sacrc, Lejeune, et Daine. Médecins de régiment de Ire classe.—Le médecins <1 a régiment de 2e classe: Collin, Dognée, et Moenaert. Médecins de régiment de 2e classe.—Les médecins de bataillon de Ire classe: Gilbert. Richard. Dicricx, Ilollen-leltz, et Dewandrc. Médecins de bataillon de Ire classe.—Les médecins fle bataillon de 2e classe : Van Meenen, Courtrorier et Serraes. (A suivre.) ( *\ ABONNEZ-VOUS ! L'abonnement au "Standard" coûte 3 sh. 3 par mois pour rAngl«terr« et 4 sh. 4 pour l'étranger. Nous en adresser le montant. V. LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS. DEBTJQÙI PU AN COIS et famille» si réfugiés Angleterre sont priés donner nouTelles.—Plulippot, Paris ou venir. DECKKR.S, Maurice, M. et Mme., d'Anvers, à Brookfield Mansions, 16, West Hill, Highçate. London, N.W. Docteur" ch. oammâebts, d'anvem, 82", Lcxham-gardens, Koiifcingtoo. W. JEAN FRÀNCQCI est prié donner eon adresse actuelle à E. de Cartier, 4, West Halkin-street, I/ondre*. JOSEPH VANSCHOONBEEK demande dis nouvelles do sa famille.—Ecrire, Boulevard St.-Beuve 398, Boulogne-sur-Mer. LISSE, César recherche Gabrielle. Ecr., Shaftes- bury Hôtel, London. MADAME MENSCHAERT est priée do foirï connaître son adresse actuelle à M. lie Cartier, 4, Wesl Halkin-street, Belgrave-square. MAGALHAES, Symphronio, Directeur bureau renseignements des Etats du Nord du Brésil.—Léga-tion_du Brésil, 44, Grosvenor-placc, l>ondon. P ARM ENTIER, Mme. EDMOND, de Woluwe, prévient famille Sacrez, Bulke et Gaillard, qu'elle quiT ter» Goring Hôtel, Londres, samedi 24 pour hôtel Louvoie., place lyouvois. Parie. PRIERE à ceux qui connaîtraient l'adresse du Bon. de Roest d'Alkemode de la communiquer d'ingonie, Fitzroy-square. 36. PLEYN-DESWARTE, Alexander House, uane John, Canterburr. Kent. J^EÙSENS, Buccher's Hôtel, Einsbury-squarc. SOCIÉTÉ anonyme de cultures au Congo belge cherche aérien lté nr s.— s'adresser avec références chez Kreglinga, 17, BasinghaTI-street., Londres, "B.C. i \I7AN DOMMELEN Fr., Mellen Léon et d'Aes Léon, volontaires à la 9o Cie., camp d'AuTours (France), demandent, nouvelles parents ou amis. VERSPEYEN, avocat, Croxted-road, IIS, Dulwich. 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Pour tous renseignements s'adresser Fleet Street, 132-4, où un bureau spécial est ouvert jusqu'à 19 heures. I J

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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