La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1914, 23 Octobre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 23 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/c53dz03z8f/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT À LONDRES. 31mk ANNÉE. VENDREDI 23 OCTOBRE 1914. NO- 296. COMMUNIQUES OFFICIEL FRANÇAIS. VIOLENTE BATAILLE SUR L'AILE GAUCHE. ECHEC ALLEMAND A VARSOVII PARIS, 21 octobre.—Communiqué officiel c 23heures: Sur notre aile gauche,de la mer d Nord à La Bassée, sur les fronts, de Nieupo] à Dixmude, d'Ypres à Menin, de Warnetoin la Bassée, une violente bataille a été engagé pendant la journée. D'après les dernières nouvelles, les forc< alliées ont tenu bon partout. Il n'y a rien à signaler au centre oai su l'aile dToite. En Russie, l'armée allemande qui s'éta avancée sur Varsovie a été forcée hier à un retraite précipitée. L'ennemi abandonne les positions qu avait organisées déferaivement. . Les Russes le poursuivent et font de non bieux prisonniers. NOMBREUSES ATTAQUES ALLEMANDES. PARIS, 22 octobre.—Communiqué officiel d 15. heures : Sur notre aile gauche des force allemandes considérables ont continué leur violentes attaques, entre autres autour d Dixmude, Warneton/ Armentières, Radingher et La Bassée. Les positions occupées par les Alliés ont ét maintenues. Sur les autres parties du front l'ennemi n ; fait que des attaques isolées, qui toutes on été Tepoussées, en particulier à Fricourt, à l'Est d'Albert, Sur le plateau à l'Ouest de Craonne, Dans la région de Louain, Dans l'Argorme, Dana le Four de Paris, au Sud-Ouest d Varennes, Dans la région de Malincourt, Dajns la Woevtre près de Champion, et Au Sud-Est de St.-Mihiel dans la foré d'Ailly. Nous avons fait de légers progrès dan l'Argonne et dans la Wœvre méridionale, prè de la forêt de Mortmare. L'avance des armées russes montra u] succès important dans la région de Varsovie L'ennemi a été repoussé sur une distance d 13 kilomètres. Les Russes ont également fait des progrè appréciables à Ivangorod, et du sud d Przemysl. BATTUS PARTOUT! APRES L'AISNE, L'ESCAUT ET LE RHIN. LES ESPOIRS FRANÇAIS. PARIS, 22 octobre.—Le colonel Rousse écrit dans le " Petit Parisien " :— " Il semble que les Allemands fassent en c moment un . suprême effort; Il no serait pa surprenant que la furieuse attaque qu'ils on dirigée contre nous ces deux derniers jours ai pour cause unique lui accès subit de rag impuissante de la part du Kaiser en présent-de ses revers en Pologne comme en France." Le " Matin " dit que les Alliés ont obten non seulement la supériorité morale sur l'en nemi, mais encore une suprématie militair incontestable, puisque durant ces dernier jours toutes les attaques allemandes sur tou les points entre la mer du Nord et le Rhin on été repoussées partout. lie " Journal " ajoute qu'il faut tenir compt> de ce qui peut résulter pour lui d'un tel effort sxécuté avec toute sa force et toute son éner çie sur vingt champs de bataille à la fois ei Belgique, dans la Flandre française, en Picar lie, en Champagne, dans l'Argonne, en Lor raine, dans les Vosges et même en Alsace ilors que nulle part il n'a réussi à enraye: notre avance. Après la bataille de la Marne, la bataille d< l'Aisne a été gagnée, et nous devons mainte nant nous attendre aux batailles de l'Escau et du Rhin.—Reuter. PARIS, 21 octobre.—Des experts militaire; français inclinent à croire que les violente: attaques allemandes dans le nord sont le pré lude d'une retraite, et que lés opérations des Allemands sont contraires à leur système e aux règles de la guerre.—Central News. MINISTRES FRANÇAIS SUR LE FRON1 PARIS, 21 octobre.—MM. Briànd. ministre de la justice, et Sarraut, ministre de l'instruc tion publique, qui ont été chargés par le gouvernement dJune mission dans les départe ments de l'Est, sont partis hier pour le granc quartier-général. IIls sont arrivés dans la matinée à Verdun où ils ont visité* les blessés. Ils ont ensuit) traversé les communes ravagées et brûlée! par les Allemands au cours des batailles dan, cette région. • Après avoir quitté Verdun ils ont continu « leur tournée dans l'Est. Ce qu'ils ont vi leur a laissé, ditron, l'impression la plus favo rable et la plus riche d'espoirs.—Reuter. L'ACTION EFFICACE DES NAVIRES DE GUERRE. NIEUPORT BOMBARDE . • LA BATAILLE SUR LA COTE BELGE. AMSTERDAM, 21 octobre (dépêche reçm hier).—Le correspondant du "Telegraaf" té légraphie que les Allemands bombarden Nieuport de Mariakerke, et que les Alliés ré pondent de Nieuport et des cuirassés anglais. Ostende est toujours entre les mains de! Allemands. Le' Terminus Hôtel est plein d< blessés. De nombreux villages le long de la côte tels que Mannekensvere, St. Joris et Slykkeni ont été détruits. Roulers a été repris par les Alliés mardi mais la bataille continue dans les environs et de nombreuses maisons brûlent. La population a fui.—Exchange. ONZE CUIRASSES EN ACTION. AMSTERDAM, 22 octobre.—-Un télégramm du correspondant du " Telegraaf " à l'Eclus< (Sluis) annonce que depuis trois jours onz,< navires de guerre anglais bombardent le troupes allemandes sur la côte (belge). Les Allemands ont essayé de s'approcher d' Nieuport, qu'ils bombardèrent. Ils furent couverts d'obus par la flotte anglaise. De l'artillerie française les pour suivit également. On dit que les Allemands se retirent main tenant et se retranchent près de Middelkerque Le bruit court à Ostende que les Alliés on réussi à faire sauter la voie du chemin de fe; de G and. Un train avec des blessés allemand! a été retenu depuis hier. De nombreux blessés allemands sont arrivés à Ostende.—Reuter. COMBAT ENTRE BRUGES ET GAND? AMSTERDAM, 22 octobre.—Le bruit d'une violente canonnade a été entendu à l'Eclus* (Sluis) à 20 kilomètres de Flessingue, cet après-midi. Le bruit, paraissait provenir d'un point situe entre Bruges et Gand. FUSILIERS ALLEMANDS POUR ANVERS, AMSTERDAM, 21 octobre.—Le " Nieuws van den Dag " apprend de Maestricht que 240C fusiliers de marine allemands venant de Hambourg passèrent par Liège aujourd-hui, en route pour Anvers. Deux des fameux canons de 42 centimètres ajoute la dépêche, étaient également transportés dans une direction inconnue.—Reuter. LA GARNISON D'ANVERS. MOUVEMENTS DE TROUPES. AMSTERDAM, 22 octobre.—La garnison d'Anvers a été fortement affaiblie. Il n'y a plus que quelques agents de police, et le pillage dans les faubourgs isolés augmente, Les patrouilles allemandes ont pris des mesures sévères contre les pillards. L'ue d'eux a été fusillé hier. On continue à signaler de Gand des mouvements de troupes ininterrompus. On ne cesse d'entendre le tonnerre des canons dans la direction de l'Ouest. L'état-major quitté la ville mardi.—Reuter's Specia] Service. L'ECHEC ALLEMAND SUR L'YSER. AMSTERDAM, 22 octobre.—Les Français les Belges s'opposent avec persistance au passage de l'Yser par les Allemands. Les digues du fleuve ont été coupées de sorte que les rives sont inondées sur une grande distance.Des pluies continuelles ont rendu la terre très marécageuse, et les Allemands, éprouvés par de grosses pertes, ne peuvent avancer. De nouveaux canons leur sont parvenus poui bombarder les cuirassés anglais. Ostende et Zeebrugge sont occupés par les marins allemands.—Exchange. LES BELGES SONT LA! PARIS,.22 octobre.—L' " Echo de Paris " dit qu'une force ennemie tenta de rompre notre ligne dans la direction de Nieuport, et une autre dans la direction de Dixmude, mais elles furent obligées de se replier malgré l'appui dé leur artillerie lourde. Un tribut d'hommages doit être payé, ajoute le journal, à la ténacité des braves Belges qui défendent pied à pied ce qui leur reste pour le moment de leur sol natal, et sont inspirés par l'heroisme du roi Albert,. Le correspondant de Compiègne du " Petit Parisien" assure que la bataille de l'Aisne tire à sa fin.—Reuter. A PROPOS DE "LA METROPOLE." Un journal allemand, la " Reinisch-West-fâlische Zeitung;" qui parait à Essen, se réjouit de la destruction de l'immeuble et du matériel du " grand journal anversois La Métropole." Ce journal, dit-il, a mené, une campagne violente contre les Allemands, et il espère qu'il ne renaîtra plus de ses cendres. C'est déjà fait, ô présomptueux Germain ! Merci encore une fois au " Standard " que tous les Bel ges^ doivent lire et propager! UNE DEPECHE DU GRANID DUC. . LA RETRAITE ALLE MANDE. ELLE DEGENERE EN DEROUTE ! LONDRES, 22 octobre.—L'Agence Reute ■ apprend qu'un bref télégramme de l'état ; major général russe dit que la retraite aile mande devant Varsovie a commencé e s'effectue avec hâte. L'ennemi abandonne ses blessés et ses pos: ' tions fortifiées et est poussé à travers le forêts i>aT l'armée russe. SATISFACTION FRANÇAISE. 1 PARIS, 22 octobre.—Les journaux, cou: mentant la situation militaire, expriment leu ■ satisfaction au sujet des réels progrè ■ effectués pair les alliés russes.—ReuteT. RETRAITE DE 6 LIEUES. î ROME, 22 octobre.—Le "Corriere dell ) Sera" apprend de Pétrograd que la premier 3 phase de la bataille de la Vistule s'est tèi s minée par la défaite complète des forces austre allemandes, qui se sont retirées de trente kilc î mètres vers l'Ouest. La bataille s'est renouvelée avec une es î trême violence. La pluie continuelle de ces derniers jour a fait de la Pologne un formidable marais, 01 - l'ennemi, est obligé d'abandonner artillerie e munitions.—Central News. SUR MER. LES NAVIRES ENNEMIS A SUEZ. ! llONDRES, 22 octobre.—Le Gouvernemen britannique a publié une notification aux re présentants des puissances maritime étrangères à Londres établissant que 1-Gouvernement «égyptien est pleinemen justifié à prendre les mesures qu'il a édictée pour éloigner du canal de Suez les navire ennemis qui se trouvent déjà longtemps asse: J dans ses ports. Quelques-uns de ces navires, ajoute la note ont refusé de quitter le canal malgré qu'il-aient été munis d'un passeport, révélant ains leur intention de se servir des ports du cana comme de ports de refuge, mesure qui n'es pas prévue paT la convention du Canal d< Suez. LES VICTIMES DE L' " EMDEN.' EQUIPAGES SAUVES. SIMLA, 21 octobre.—On annonce que 1< croiseur allemand " Emden " a capturé e coulé plusieurs steamers au large de Mininicov Les équipages ont été débarqués à Cochin.— Reuter. CALCUTTA, 22 octobre.—La note suivante i été publiée aujourd'hui: On annonce officiellement que cinq navire: —les " Chilkana," " Troilus," " Benmohr,' " Clan Grant," et " Pendravel "—ont ét< coulés par le croiseur allemand " Emden ' entre le 15 et le 19 octobre au large de la côt< sud-occidentale de l'Inde. Les équipages e les passagers ont été débarqués à Cochin pa; le steamer " St. Egbert."—Central News. DOUZE STEAMERS COULES? LAS PALMAS, 21 octobre.—Le steamer nor végien " Begheinge " qui est arrivé ici annonce qu'il a été visité par un croiseu: allemand, dont le capitaine a déclaré qu'i avait coulé onze steamers anglais et français ainsi" qu'un steamer italien qui transportaien des vivres pour l'Angleterre.—Reuter. COULE PAR UNE MINE. LONDRES, 22 octobre.—Le steamer " Cor morant," de la Cork Steamship Company jougeant 1595 tonnes, a heurté une mine dan: la mer du Nord hier après-midi et a coulé. Ui contre-torpilleur se rendit sur les lieux et l'oi droit qu'il a sauvé les 25 hommes d< l'équipage. Le naufrage a été annoncé i Harwich par le capitaine du steame " Brussels " de la Great Eastern Railwa? Company, arrivé à Rotterdam. UNE PROCLAMATION DE GOUVERNE MENT BELGE. Le gouvernement belge en quittant le terri toire a fait placarder dans les villes non en vahies une proclamation disant que l'ennem avait espéré disperser l'armée belge aux quatr< vents mais qu'il n'y a pas réussi. Notre armée se retire en bon ordre et ei combattant, appuyée par les Alliés. Le gouvernement espère la victoire finale du boi droit. U se retire en France afin d'assuré ses communications avec les Belges, l'armé< et les Alliés. Il assure les populations belge; de son complet dévouement à la cause sacré de la nation et il termine son manifeste pa le cri de: "Vive la Belgique libre et indépen dante ! " Suivent toutes les signatures des ministres. On communique au "Nieuwe Rotterdamsche Courant," probablement via Maestricht, que le prix des vivres à Liège a atteint un tau^ inquiétant. Le pain coûte déjà 45 centimes la livre! Ah! il fait bon vivre sous le régime allemand i DEUX JOURS A ANVERS. LA VILLE MORTE. " LES BANQUES IMPOSEES POUÏ CINQ MILLIONS. • (De notre envoye spécial.) ROOSENDAEL, 21 octobre (par courrier) r J'ai réussi, et assez facilement, à entrer : r- Anvers, à y séjourner pendant deux jours e - à en sortir pour regagner la Hollande. . k Je suis arrivé à Roosendael le samedi 1 octobre au soir. La petite ville était comble ~ On n'y voyait que des réfugiés belges. Le vivres se vendaient à des prix exhorbitants Je pus trouver une mauvaise chambre dan un hôtel—à prix d'or. J'appris là que M. Louis Franck, députe 1 et M. Charles Leclair d'Anvers faisaient de 5 tournées de conférences dans toutes les com munes frontières, pour exhorter les réfugié à rentrer chez eux. Mais ces tentatives n'ofc tinrent pas toujours le succès désiré. i Bergen-op-Zoom, notamment, l'honorable de puté d'Anvers fut copieusement sifflé. L 1 plupart des réfugiés logeaient dans de 2 granges. Une dame de la bourgeoisie couchai - dans une écurie avec, deux chevaux et troi - chiens, et elle était tout imprégnée de l'odeu - du fumier. Cependant, un certain nombre de réfugiés re - gagnaient la ville. Neuf trains par jour quil taient Roosendael pour Anvers, un chaqu 3 heure entre 9 et 15 heures. Seuls ceux qu i possédaient de l'argent payaient leur coupon t On employait indifféremment tous les com partiments. Les trains étaient très longs e véhiculaient chacun deux mille personnes, c qui n'était pas précisément de nature à acce lérer le trafic. Le dimanche 18 à 9 heures du matin je pri place dans un de ces trains avec un coupo] d'aller et retour. A Esschen je vis les pre miers Allemands, des fusiliers de marine, don beaucoup parlaient fort correctement le frac çais. 11 était 11 heures avant que mon traii n arrivât à Capellen. Il s'était rompu ei trois tronçons en cours de route, qui duren 3 être remorqués séparément. I Capellen les Allemands s'étaient saisi « d'un notable, M. Guyot, aux lieu et place di 5 bourgmestre resté introuvable. Ils l'avaien 5 promené en avant de leurs troupes dans 1 ' fort, par crainte des fougasses, puis l'avaien forcé à accepter la charge de bourgmestre. , Je partis de Capellen à pied à 2 heures » mais j'eus la chance de rencontrer sur li i route très encombrée de misérables réfugié l regagnant-Anvers en traînant leur bagage su L les véhicules les plus invraisemblables, un« > automobile hollandaise qui, pour dix francs me mena jusqu'à Anvers centre. A Merxem je dus faire viser mon passepor > belge par l'autorité communale, puis par 1; commandature allemande, qui y apposa ui cachet noir portant ces mots : " Kaiserlich Marine Rechnungsamt XVII. Abt. Matr Artillerie Regiment." Le train ne va pas plus loin que Merxen ; pour le moment parce que le pont des fortifi ; cations est détruit. Au pont des fortification , des sentinelles vérifient encore les passeports . puis on est libre d'entrer dans la ville. Celle-ci, et tout particulièrement dans se l parties suburbaines, est un véritable désert Comme je n'y entrai pas avec d'autres réfu j giés, dont les dolentes caravanes animen • chaque heure les rues abandonnées, j'éprou j vai une impression de tristesse et de désolatioi • dont rien ne peut rendre l'horreur. Maigri » le Parademarsch " et le bruit des musique . cette vacuité absolue d'une grande cité a dt . faire sur les Allemands, lors de leur entré' dans Anvers, un effet profond et qu'ils n'ou blieront pas de sitôt. Cette entrée, m'a-t-on raconté, n'eut aucui . témoin dans le populeux faubourg de Berchem Les Allemands n'y virent que quelques chat; 1 faméliques et des façades écroulées, spectre [ accusateurs qui leur clamaient toute l'horreu qu'inspire leur nom ! I Quoiqu'il en soit, par cette belle après-mid de dimanche, je ne rencontrai pas âme qu vive sur tout le trajet compris entre Merxen et l'entrepôt. Le quartier, du reste, n'avai . aucunément souffert, et on n'y voyait pas 1: moindre trace de dévastation—sauf, deci delà ! quelques vitres brisées. L L'Entrepôt est intact. A l'avenue du Com t merce, quelques soldats passaient à toufc ; vitesse à bicyclette ou en auto, comme si i L salut de l'Empire dépendait de leur vélocité : Le café Wagner, au coin de l'avenue de: r Arts, était ouvert et arborait deux formidable: drapeaux allemands. Avec ceux qui flotten sur les forts démolis et sur la cathédrale, ci sont les seuls que j'aie vus. Des trams roulaient sur les lignes de avenues, de la place de Meir (No. 2), mai: jusqu'à la nie des Douze-Mois seulement, 1< Marché-aux-Souliers étant barré, et sur 1? ligne de Borgerhout. Le mardi, le tram de h chaussée de Malines fonctionnait sur un< \ partie de la ligne. Il y avait du gaz e 5 de. l'électricité, mais pas d'eau potable. Su les trams il y avait surtout des soldats, qu 1 voyageaient du reste gratuitement. A la. Banque Nationale on voyait encore \ les sacs de terre derrière lesquels avaient ét< postées les mitrailileuses. Celles de la gan ; étaient encore en place dimanche, mai; ' avaient disparu mardi. I Et puisque je parle de la Banque, je dira que d'après une source que je crois sûre, le! banques d'Anvers ont été imposées pour une somme voisine au total de cinq millions d< francs. La Banque d'Anvers doit payer ui million, le Crédit Anversois 800,000 francs, lf Banque de Reports 600,000. On m'a dit que 1î Banque Centrale Anversoise avait été exonéré* de la taxe, de même du reste que les banque! populaires. Demain je vous parlerai des dégâts que j'a remarqués.. ( . a FAUT-IL RENTRER? C'est la question que beaucoup d'Anversois se posent et à laquelle nous répondons caté goriquemente Non ! [ L'ennemi ne cesse de faire faire démarches sur démarches auprès des réfugiés belges er Hollande pour obtenir que ceux-ci rentrent ai pays. Nous nous étonnons à juste titre d< l'insistance que oertaines personnes mettent t favoriser les desseins de l'autorité militaire _ allemande. ^ Jeudi dernier, le consul d'Allemagne à Rot t terdam découseillait à ses propres nationairs domiciliés à Anvers de rentrer dans cette ville j où la situation était peu sûre ! La plupart des comités institués à Berg-op-3 Zoom, Bréda, Rotterdam, hésitent, à cette heure, à recommander la rentrée en Belgique. 5 Or voilà que nous apprenons qu'à une ré cente réunion du De Keyzier Hôtel à Londres réunion où des Allemands étaient nombreux ' le secrétaire particuliér d'une haute person ^ naljté allemande d'Anvers aurait préconisé 1< ~ retour au pays ! Nous n'étions pas à cette réunion, nous n< ^ nous faisons que l'écho d'un bruit. Mais si 1< fait est exact, il tendrait à prouver que, décidé ^ ment, les " secrétaires particuliers de hautes s personnalités allemandes d'Anvers " jouen j. dans l'histoire de notre ville pendant la guern g un rôle prépondérant. r C'est, en effet, le secrétaire particulier d'une haute personnalité allemande qui écrivi naguère dans la ".Gazette de Cologne " un< série de mensonges quant à l'attitude des An a versois au moment de la déclaration d< j guerre. D'après ce personnage, nous aurions traîné dans les rues et par les cheveux de: 1 Allemandes nues qu'on aurait éventré à coup; ^ de sabre place de Meir. ^ Cela paraît être du roman, on croit rêvei _ quand on vous rappelle ces choses-là. C'esl pourtant par crainte des représailles de h 5 soldatesque allemande excitée par ces men x songes que tout Anvers à fui. Maintenant qu'ils ne savent ni rançonne] j. personne, ni envoyer au mur d'exécution quel . ques Anversois par jour, les Allemands de-j mandent qu'on rentre. 1 Comptent-ils donc pour rein l'exécration que t, le seul nom allemand soutere et le dégoût pro fond qu'on a de leur contact? 3 lis ont osé écrire que la presse belge excitée j par la presse anglaise avait inventé les atrocités t allemandes ! Et que les populations d'An 2 vers et des Flandres remarquaient que toul t .avait été exagéré! C'est de l'aberration. Il y avait pour les accueillir à Anvers quanc } ils défilèrent dans les rues, la boutonnière i fleurie, exactement cent cinquante personnes 5 Comme signification c'est réussi! Qu'ils aillenl r dire eu Allemagne la légitime terreur que leui » seule vue provoque, car ce ne sont pas des , soldats que ces brutes épaisses, ce sont des assassins et de voleurs ! Le jour de leur en-b trée à, Anvers, les soldats allemands se bat-i taient à coup de revolver devant un magasir i de fromages et de conserves de l'avenue de ï Keyzer! Qui veut leur préparer à manger! . Ils donnent chaque jour, il est vrai, un cK>ncer1 devant l'hôtel Weber mais l'attrait (?) de cette i fête doit être singulièrement mitigé paT les - quatre mitrailleuses placées sur la gare Cen-s traie et prêtes à balayer les benêts auditeurs. , Nous ne voulons, toutefois, pas encourir le reproche d'ériger en système le conseil de ne 3 pas retourner au pays. Notre opinion est qu'i ne faut pas retourner et nous la tenons poui - bonne jusqu'à plus ample informé, mais nous b donnerons, à titre d'indication, les nouvelles - que nous recevrons à ce sujet en faisant re-i marquer toutefois qu'en Hollande on met une î grande insistance à nous faire rentrer. 5 On mande de Bergen-op-Zoom que le cardi i nal Mercier a ordonné aux prêtres de ramene] î leurs paroissiens. On mande de Middelburg qu'un eïomite <3omposé de MM. Royers, député; Meerbergen i conseiller provincial ; Beuckeleers, membre de • la commission d'émigration ; de Mey, rédacteui 5 au " Handelsblad " ; van Heufrck, des Watei 5 Works ; Peeters, industriel à Duffel et Colum r bien, négociant à Bruxelles, engage les bou langers, les bouchers, les épiciers et tous les i artisans à rentrer. i Aux autres le même conseil est donné mais z i condition de rentrer " Sans leur famille." b ! LE CARDINAL MERCIER A MALINES. ROME, 22 octobre.—Le cardinal Mercier s ; télégraphié au Pape pour lui annoncer sor ' retour à Malines. Son Eminence occupe de ^ nouveau son ancienne résidence, mais elle dit > que tout ce qui l'entoure remplit son cœur de tristesse et de pitié.—Reuter. i •— AVANCES SUR TITRES. | La Légation de Belgique a l'honneur de porter à la connaissance des intéressés que Messrs. Roney et Cie., banquiers, 42-43, New Broad-street, E.C., agissant au nom di "Belgian Finance Committee," sont disposés à consentir, contre garanties sérieuses, telles , que dépôt de titres, etc., des avances de fonds ; aux Belges réfugiés en Angleterre. ' —Le War Office demande immédiatement 1000 chauffeurs d'autos et de tracteurs auto-1 mobiles et 50 mécaniciens de tracteurs pour ' servir sur le continent. [ —L'auto du colonel John Seely, ancien | secretaire d'état à la guerre, en ce moment sur le front avec l'armée britannique, a été [ atteinte par un shapneil. Une des roues a [ été pulvérisée, mais le colonel en a été quitte . pour une vive émotion. — Notre excellent confrère, " L'Indépen-i dance belge," a reparu à Londres également depuis deux jours. LES BELGES A LONDRES. LE REGISTRE DES REFUGIES. 1 Le Press Bureau nous envoie la commTlflf- ■ cation suivante:— Le Registrar Général, Somerset Ho use, à 1 Londres, a été prié par le président du local Government Board, d'établir un régistre central des réfugiés belges et autres. ! Ce régistre concentrera tous les régis très qui ont été formés jusqu'ici par le Comité des . Réfugiés et les différentes institutions où des réfugiés ont été hospitalisés avant d'être répartis dans les diverses maisons hospitalières du pays. La plupart des destinations vers lesquelles des réfugiés sont partis sont déjà ! inscrites au exmiité général, mais pour rendre le régistre œntral aussi complet que possible le Registrar General fait appel à tous les œmités loeïaux de réfugiés ainsi qu'à toutes les personnes privées abritant des réfugiés pour qu'elles s'adressent à lui le plus tôt pos- • sible, afin d'y remplir des fiches, très simples, ■ sur lesquelles elles inscriront les renseigne-' ments indispensables pour la rédaction du • régistre central, tels que le nom, l'âge, le sexe, : la nationalité, le métier des réfugiés avant la guérre, l'aeiresse postale dans leur pays et ! en Grande Bretagne. > Les comités et personnes en questiem sont • priés d'exiger ces fiches et de les faire rem-i plir, qu'elles soient déjà enregistrées ou non. ^ Tous les futurs changements d'adresse ! doivent être renseignés au Registrar General autant qu'au Comité des Réfugiés. ; Comme la constitution d'un Index unique i et complet est essentielle dans l'intérêt- même ! des réfugiés, pour retrouver des parents égarés, par exemple, le Registrar General es-; père que cet appel sera entendu et que les per- > sonnes que la chose concerne voudront bieD i s'y conformer. i General Registrar Office, Somerset House, Londres, 20 octobre, 1914. UN COMITE MEDICAL ANGLO-BELGE. Un comité • médical anglo-belge vient d© «e constituer sous la présidence du docteur Phil-pot et sous les auspices du " War .Refugees Committee," en vue de venir en aide gratuitement aux réfugiés malades. - Les médecins et spécialistes belges qui dé-sirent collaborer à eïette œuvre de bienfaisance sont priés de s'adresser à l'Hôpital Dispensaire des Réfugiés à Aldwych, W.C., ou au Docteur Clément, Hyde Park-street, Londres. POUR LES ETUDIANTS BELGES. Le " Council of Légal Education," qui dirige les cours et examens aux Inns of Court, vient de permettre, gratuitement', aux étudiants des universités belges se trouvant à Lonelres, l'accès aux conférences qui sont actuellement données à Gray's Inns. Les étudiants qui désirent assister aux conférences sont priés de s'adresser au Director of Légal Studies, M. le Dr. Blake Odgers, K.C., 15, Old-square, Lincoln's Inn, W.C. LES AVOCATS BELGES A LONDRES. Les avocats belges réfugiés à Londres peuvent avoir accès au Gray's Inn Hall pour les lunchs, de même qu'à la bibliothèque et à la salle commune de la Société du Barreau de Gray's Inn, à condition de se faire présenter par un membre de la Société. Les avocats belges qui désirent se faire présenter sont priés de s'a,dresser au sous-trésorier, Gray'a Inn. — Le Home Office a donné ordre à la police, hier, de prohiber la côte orientale anglaise aux Allemands, aux Autrichiens, et aux Hongrois. De nombreux sujets ennemis ont en consé-quemee été arrêtés et dirigés sur des camps de concentration. A NOS AMIS. ABONNEZ-VOUS \ AU Stanbarîi. VOUS RENDREZ SERVICE À LA " MÉTROPOLE" et a la cause de la Belgique libre et indépendante. 3sh. 3 pour Londres. 4 sh. 4 pour l'Etranger. V / LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS. ^DRIEU, E., Denb ig h - sùreet, 30, London. » /^ALLEWAERT, RODOLPHE, avocat près la • Cour d'appel. Van Brugh CSactlc, Blackheath, S.E. CASTELEIN, ERNEST, 52a, Cronwell-road, S.W., London. GRISAR, ARMAND, 15, Hanington-court, à South Kensington. JjUTH^ CH., et famille, Ingleside-grove, Black- M DE WILDE, notaire, Woburn-square, Lon-jt don, W.E. PARMENTIER, Madame EDMOND (de Woluweî prévient familles Cxcrez, Devaux, Bulke et Gaillard qu'elle quittera Goring Hôtel, Londres, Samedi, 24 Octobre, pour St. Malo en France où elle donnera son adresse au Consulat do Belgique à Londires. Elle espère gagner Paris ou Bordeaux. Elle désire virement retrouver lomillos. T> ATINCKX, JACQUES, Hôtel Van Dyke, Cron. -I\ well-road, S.W., London. "VOETS, FLORENT, 116, Lexham-gardens, T London, W. REDACTION DE LA METROPOLE, 104, Shoo-lane. Bureaux ouverts de 2 à 4 heures de relevée. Pour les renseignements et les abonnements E'adretecr au siachet Bpéci*! du "Standard," Floetrstreet,

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