La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1914, 25 Octobre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 23 fevrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/qf8jd4qr29/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 21ME ANNEE. DIMANCHE 25 ET LUNDI 26 OCTOBRE 1914. Nos. 298 — 299. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. AVANCE TRES APPRECIABLE AUTOUR DE NIEUPORT. PROGRES AILLEURS. PARIS, 24 octobre.—Communiqué officiel de 15 heures:— A notre aile gauche, la bataille continue. L'ennemi a progressé vers le Nord de Dix-mude et autour de La Bassée. Nous avons fait une avance très appréciable vers l'Est de Nieûport, dans la région de Langerai a rck et dans la contrée située entre Armentières et Lille. Il y à eu des fluctuations inévitables dans la ligne de combat qui, dans son entier, est maintenue. Sur le reste du front plusieurs attaques de jour et de nuit par les Allemands ont été repoussées. Sur plusieurs points nous avons fait de légers progrès. Dans la région de la Wœvre notre avance a continué dans la direction de la forêt de Mont-mare, au sud de Thiaucourt, et dans la forêt de Le Prêtre, au nord de Pont-à-Mousson. ATTAQUES REPOUSSEES. PRISE DE MEZICOURT. PARIS, '24 octobre.—Communiqué officiel de 23 heures :— De la mer jusqu'à la région.au sud d'Arras de violentes attaques de l'ennemi ont étié repoussées partout. A l'ouest de l'Argonnc nous avons pris le village de Mézicourt, qui commande les routes conduisait de Varennes vers la vallée de l'Aisne. Il n'y a rien à dire pour le reste du front. PEU DE CHANGEMENT. TROIS BATTERIES ALLEMANDES DETRUITES. PARIS, 25 octobre.—Communiqué officiel de 15 heures:— Il n'y a aucun changement à signaler entre la mer et la région d'Arras. Dans l'Argon ne, nous maintenons nos positions dans les conditions indiquées hier. Sur les hauts de la Meuse, notre artillerie de campagne a détruit trois nouvelles batteries allemandes, dont une comprenait des canons de gros calibre. Note.—On peut inférer de ce communiqué que le point Stratégique important de Mézicourt reste acquis aux Allies. IMPORTANTS SUCCES RUSSES. CAPTURE DE NOMBREUX PRISONNIERS ET DE CANONS. LONDRES, 25 octobre.—D'importants succès russes sont annoncés dans un communiqué officiel de l'état-major généra} des armées du Tsar, reçu dimanche matin. Au nord de la rivière Pilitza les Allemands ont été rejetés eu arrière jusqu'au Skèrhevitzé, à environ 80 milles à l'est de Varsovie. Au sud de la rivière les Allemands et les Autrichiens en retraite ont été forcés d'accepter la bataille. Une lutte désespérée continue sur la rivière San, l'avantage restant aux Russes, qui ont capturé des milliers de prisonniers. Au sud de Przemvsl un nombre plus grand encoré de prisonniers ont été capturés, en même temps que des canons et des munitions. 4000 BLESSES ALLEMANDS. AMSTERDAM, 23 octobre—Un télégramme de l'Ecluse au "Telegraaf" annonce qu'un groupe de prisonniers a passé à travers Bruges. Quatre mille blessés allemands sont arrivés à Bruges. Près de Th-çurout la lutte a dû avoir été très meurtrière. Des centaines de cadavres allemands sont couchés sur le champ de bataille entre Gits et Cortemarck, au nord-ouest de Roulers; INNOMBRABLES TRAINS DE BLESSES AMSTERDAM. 24 octobre—Des télégrammes de l'Ecluse rapportent que d'innombrables et énormes trains transportant des blessés allemands arrivent à Bruges. Il est absolument impossible de trouver place pour tous ces malheureux. Le nombre de docteurs et les. approvisionnements pharmaceutiques sont tout à fait insuffisants pour faire face aux besoins.—Reuter. FORMIDABLES PERTES ALLEMANDES AUTOUR DE DUNKERQUE. PARIS. 25 octobre—D'après des avis de source non officielle les Allemands seraient en recul sur leur aile droite. Douze cents blessés et sept cents prisonniers allemands auraient été débarqués dans un port français vendredi. Les digues ont été enfoncées par le génie français dans les terres basses au sud-est, de Dunkerque, et une force allemande importante aurait été noyée ou encerclée. On parle de 30,000 hommes de pertes. Sur l'Yser la sanglante histoire de la Nèthe se serait répétée. Des Allemands auraient passé le fleuve sur un pont formé par leurs propres morts. Les Belges se sont battus admirablement, chargeant souvent à l'arme blanche. LA BATAILLE DES DUNES. TERRIBLE CARNAGE EN • FLANDRE. ' HEROÏSME DES BELGES. AMSTERDAM, 24 octobre.—Un message de l'Ecluse annonce que la bat-aiiie entre Ostende et Nieûport, ainsi que près de Thourout, Thielt et Deynze, continue. Le canal de l'Yser est défendu avec obstination par les Belges, qui se battent héroïquement. Le bombardement a continué toute la nuit, mais a été interrompu ce matin. A midi il a repris avec violence, et le sort de la bataille est toujours indécis. Leîs Allemands gardent le phare de Knocke et les dunes environnantes, dans la crainte d'un débarquement possible de forces anglaises.Des marins allemands ont.occupé Heyst, et les villages entre l'Ecluse et Bruges. De grands mouvements de troupes ont eu lieu de Bruges vers un point central, et un corps d'armée est arrivé d'Anvers, Bruges et Gand, en route pour Thourout et Westende, d'où de nombreux blessés sont évacués. La. plus grande partie ont été envoyés à Bruges pendant la nuit, et ceux légèrement atteints à Gand. La bataille est de,s plus sanglantes. Un soldat allemand raconte que sur un point situé entre Ostende et Nieûport quinze cents de ses camarades ont été enterrés dans le même champ! En entendant parler les soldats allemands ou a l'impression qu'ils ont hâte de rentrer chez eux Jeudi soir quelques prisonniers belges sont arrivés à Bruges, occupée par des troupes ba1-varoises et des marins.—Reuter. LA FLOTTE ANGLAISE A L'ŒUVRE DEVANT OSTENDE. FURIEUX BOMBARDEMENT DES TRANCHEES ALLEMANDES. T/ONDRES, 25 octobre.-—L'amirauté anglaise a fait samedi soir, par Pintermédaire du Press Bureau', la communication officielle suivante:— Pendant toute la journée d'hier les moiii-tors et autres navires de la flotte britannique de bombardement ont tiré sur la droite allemande, qu'ils ont fouillée à fond et effectivement, de concert avec les opérations de l'armée belge. Toutes les attaques allemandes sur Nieûport ont été repoussées. De grandes pertes ont été infligées à l'ennemi par les canons des navires anglais, qui fauchent les lignes allemandes, et le nombre de soldats ennemis qui ont été faits prisonniers hier et avant-hier prouve les fortes pertes que les Allemands ont subies de ce chef. Dans l'après-midi le feu a également été ouvert sur les batteries allemandes près d'Ostende. L'amiral Hood possède maintenant une belle flotille de navires qui conviennent très bien à cette besogne, mais qui en même temps n'ont pas une grande valeur navale. Durant la journée nos navires ont été attaqués avec persistance par un sous-maTin ennemi, et des torpilles furent lancées sans succès sur le " Wildfire " 'et le " Myrmidon." D'autres navires anglais attaquèrent à leur tour le sous-marin. Les aéroplanes navals et des ballons contribuèrent à la direction du tir. Le temps reste beau et favorable. La flottille n'a subi hier aucune perte. BOMBARDEMENT D'OSTENDE. LE SORT DE LA POPULATION. AMSTERDAM, 24 octobre.—Un correspondant anglais a assisté samedi du haut des dunes de Mariakerke à la bataille qui se poursuit sur la côte belge entre Nieûport et Mid-delkerke.La canonnade s'est continuée pendant toute la journée. Trois cuirassés anglais bombardaient les troupes allemandes, qui avaient cherché un abri dans les dunes. Leur tir était extrêmement précis, et leurs shrapnels tombaient avec une admirable précision au milieu des lignes ennemies, vers Westende. L'artillerie allemande répondait, mais ses projectiles tombaient à 300 et 400 mètres des navires anglais. Les Allemands se retranchent en hâte près de Middelkerke. Us sont en force près de Wetteren. Un autre correspondant annonce que les cuirassés anglais ont bombardé les batteries d'Ostende. Le correspondant du "Telegraaf" à l'Ecluse télégraphie qu'une bombe est tombée sur l'hôtel Majestic, où l'état-majoi allemand était en train de dîner. De nombreux Ostendais ont quitté leur ville, mais la fuite devient de plus en plus difficile. Sur l'ordre dés Allemands, en effet, les tramways pour BlankenbeTghe, Heyst et Knocke ont été arrêtés, pour conserver le plus de monde dans la ville et se sauvegarder ainsi contre un bombardement des maisons par les Anglais. Un train spécial a amené à l'Ecluse, sur le midi, les Anglais auxquels on a permis de quitter le littoral. Il a été escorté jusqu'à Gapenburg par vingt soldats allemands et un officier. L'ennemi fait un effort désespéré sur Dix-mude pour briser la ligne des Alliés et s'éloigner de la côte, afin d'éviter l'effet destructeur des obus anglais. —Un télégramme de Berlin arrivé à Rome annonce la capture du colonel Grey, qui pilotait un aéroplane anglais forcé d'atterrir près de Francfort. Le colonel Grey a été fait prisonnier et transféré à Darmstadt. UN S0US-MAR1N ALLEMAND COULE. BRILLANT FAIT D'ARMES DU "BADGER." LONDRES, 24 octobre.—Le secrétaire de l'Amirauté annonce qu'un sous-marin allemand a été attaqué et coulé par le destroyer " Badgèr " (commandant Charles Fremantle, R.N.) au large de la côte hollandaise. •Le " Badger " a eu l'étrave légèrement endommagée.Note.—Le " Badger " est un contre-torpilleur de 800 tonnes, et fait partie de la première flotille de destroyers. Il à été construit en 1911, et se trouvait sous les ordres du commandant Charles A. Fremantle. Sa vitesse est de 33 nœuds. Le sous-marin coulé est. un de ceux qui avaient essayé d'attaquer, mais sans aucun succès, les navires anglais bombardant les tranchées allemandes sur la côte belge. FELICITATIONS. Le télégramme suivant a été envoyé au " Badger": " L'Amirauté est très heureuse de vos bons services." LE P1ER DE ZEEBRUGGE DETRUIT ? CONTRE UN DEBARQUEMENT. AMSTERDAM, 24 octobre.—Un télégramme de Flessingue au " Nieuwe Rotterdamsche Courant " - .confirme que les Allemands évacuent Anvers. Les femmes des officiers allemands résident à Bruxelles ont reçu ordre de quitter cette ville dans les quarante-huit heures. Pendant toute la journée on a entendu une ! violente canonnade dans la direction d'Ostende. Hier soir, à 7 heures 33, une terrible explosion a été entendue à Flessingue et la lumière électrique s'est éteinte tout d'un coup. lies gardes-côte croient que le grand pier de Zeebrugge a été détruit (par les Allemands). A 8 heures 5 il y a eu une seconde détonation. —Reuter. LES ALLEMANDS A OSTENDE. (De notre envoye spécial.) T/ECLUSE, 21 octobre (par courrier).—Les Allemands se sont assez bien comportés jusqu'ici à Ostende. De nombreux hôtels ont rouvert leurs portes et permettent aux Herr Leutnant de se pavaner à leur aise. Aucune contribution de guerre n'a été imposée par les Allemands à la ville, mais le samedi matin après leur arrivée les Allemands ont ouvert de force plusieurs maisons fermées, surtout dans le nouveau quartier, comme l'avenue de la Reine, le square Stéphanie, et le quartier du Vélodrome. Us ont réquisitionné 45,000 pains par jour; la viande est fournie par les bouchers, qui sont payés en bons remboursables à l'hôtel de Ville. Dans la ville de nombreux hôtels et magasins ont rouvert. Le mark^qu'on avait voulu écouler à raison de 'lfr.20,, vaut maintenant lfr.25. Le 20 il est arrivé à Ostende de nombreux artilleurs de marine, pourvus de petits canons. De nombreux navires de guerre anglais et français sillonnent la mer devant Ostende, mais les Allemands ont défendu l'accès de la digue et du quartier du Phare. Les réverbères de la digue sont éteints et en ville les lumières ne peuvent plus brûler après 9 heures du soir. COMMENT LES ALLEMANDS SALISSENT NOS HEROS. AMSTERDAM, 24 octobre.— Le " Handels-blad " publie un télégramme d'une agence d'informations de Berlin dans lequel il est dit que d'après des nouvelles reçues de Halle, des recherches sont faites pour savoir si le général Léman, fait prisonnier à Liège, ne serait pas un sergent allemand, Heinrich Lehmann, de Herzberg, dans lé district de Merseburg, qui après la guerre de 1870 aurait déserté l'armée allemande. Une sentinelle, parent de la famille Lehmann, qui a vu le général Léman, avait été si frappée de la ressemblance du général avec des.membres de la famille que des recherches furent aussitôt commencées.—Reuter. Note.—Nous pouvons tranquilliser nos lecteurs. Le général Georges Léman est né à Liège. L'ARMEMENT DES SOLDATS BELGES. Un journal suédois avait fait la remarque que les soldats belges qui combattent actuellement dans les rangs des Alliés, ne pourraient rendre de grands services aux Français ou Anglais, puisque leur fusil était d'un autre calibre que celui des Allies. Cette objection tombe à néant quand on songe que les soldats belges-seront très certainement munis du fusil français Lebel, que, du reste, beaucoup de soldats belges possédaient déjà, à cause du manque de Mausers. Des hommes exercés s'habituent très vite à un nouveau fusil, comme on l'a constaté lors de la guerre Anglo-Boer, quand les Boers, voyant les munitions s'épuiser, firent usage des fusils anglais Lee-Metford dont ils s'étaient emparés. UN NOUVEAU PRINCE ESPAGNOL. MADRID, 24 octobre.—La reine d'Espagne a donné le jour aujourd'hui à un fils. Le nouveau prince recevra le nom de Gonzalo, dit le Central News. Suivant la coutume, les membres du gouvernement et du corps diplomatique étaient présents à la cérémonie de présentation. Le baptême du royal infant se fera aujourd'hui lundi. ANVERS-LA-MORTE. ENCORE LES DEGATS. (De notre envoye spécial.) ROOSENDAEL, 24 octobre (par courrier). La rue des Peignes a été affreusemen atteinte par l'incendie. A partir du 57 (h Métropole portait le No. 59) jusqu'à la rin Everdy, ainsi que quelques maisons de cett rue, tout est détruit. La belle maison di pharmacien Van Langendonck, avenue d\ Sud, a été détruite par deux bombes, et le habitants n'ont pu se sauver qu'à grand'peine LES JOURNAUX. Avec l'autorisation des autorités allemande un nouveau" journal vient de paraître le mer credi, 21 octobre. Il s'intitule " Antwerpsch Tijdingen," et ses parrains sont MM. Weyler conseiller communal; Louis Mauw, rédactea à la "Gazet van Antwerpen," et Raphaël Ver hulst, qui dans le premier numéro publie ui leading intitulé " Vaderlandsche plicht," oi il rend hommage au comité intercommunal. Ce journal engage, évidemment, les Anvei sois à rentrer! Nous regrettons qu'il se soit trouvé de Belges pour travailler au profit de l'ennem excécré. On nous dit aussi que les Allemands s seraient emparé des presses de la " Nieuw Gazet," mais le directeur de ce journal, M FI or. Burton, qui est à Londres, n'est pou rien dans cette main-mise. LE TYPHUS. Quarante cas de typhus viennent d'être coc statés à Anvers. La police a été autorisée à garder ses armes Elle est aidée par des volontaires munis d'u brassard; parmi eux se trouve même un curé. A Bergen-op-Zoom, il y a 1500 malades parai les réfugiés. Dans les bois de Calmpthout on a trouv plusieurs cadavres de gens tombés d'inanitio- Un incident caractéristique: rue d l'Aqueduc le café Rubens (allemand) s'ec rouvert. Un camelot wallon s'y étant présent pour vendre des cartes postales, le patron 1 chassa en disant : Vous m'avez chassé autrefois à mon tour, maintenant. Le café " Flora et évidemment, d'autre cafés allemands rouvrent! Le cjrapeau américain flotte sur quelque tanks à pétrole restés intacts. ANVERS PAVOISE. LA HAYE, 24 oetobre.—Des gens de Rooser dael qui viennent de rentrer d'Anvers fâconter qu'il n'y a plus que 300 marins allemands dan la ville. Le reste de la garnison est allée Nieûport, où l'on avait grandement besoin d renforts. Ce matin, la ville était couverte d drapeaux belges!.—Exchange. Note.—Qu'on_ n'oublie pas que l'évacuatio d'Anvers peut être toute temporaire et qu l'ennemi peut y rentrer en force s'il est batt sur le littoral. L'exemple d'Ostende montre qu dans ce cas les Allemands n'hésiteraient pas soumettre au bombardement la population civil* et ne lui permettraient pas de quitter la ville. LA PRISE D'HERENTHALS. LES ALLEMANDS TIRENT SUR LES CIVILS! (De notre envoye spécial.) ROOSENDAEL, 24 octobre (par courrier).-Voici, d'après des témoins oculaires, commet s'est accomplie l'entrée des Allemands dans 1 placé d'Herenthals, qui venait d'être évacue par les vplontaires belges devant des force supérieures, et dont 30 soldats avaient proté^ la retraite. Après que ces derniers, encore au nombi de 12, se furent retirés par de la gare, h Allemands, au nombre de 5 à 600, cavaliers < cyclistes, appuyés par une batterie d'artiller de 4 canons après avoir au préalable bombarc la ville, firent leur entrée par la porte c Gheel-Déja trois semaines auparavant d< Ulilans avaient fait fuir«une partie de la popi lation. Devant l'attaque nouvelle et le bor bardement, toute la population qui était rest< prenait la fuite. Les troupes Allemandes firent feu sur li fuyards, et on compte parmi les victimes: MjN Denis Janssens, facteur des postes pensionn père de onze enfants, et M. Joseph Guis et s femme, qui venaient, il y a trois mois, c fêter leurs noces d'or. Les derniers furent tui sur le chemin dte halage du canal de Campine. A Heiligenberg il y eut quatre civils tués. Le fils du receveur des contributions: Mertens fut blessé à la jambe en fuyai également. Deux heures, après l'entrée des Allemanc en ville, il n'y avait plùs personne, sauf Mm 'De Wolf et sa servante. Les soldats l'obi gèrent à rentrer avec eux chez elle avec £ servante Mme. De Wolf, leur prépara mauger. Le lendemain les Allemands lui pe mirent également de fuir, et lui promirent c laisser tout en ordre dans l'établissemei fermé. Elle alait se retirer lorsque les Allemanc remarquèrent qu'elle avait caché dans se corsage tous ses bijoux et une somme de 35( francs, produit du payement de son auto, qi avait été réquisitionnée trois jours avant pî les Belges. Les Allemands trouvèrent ce butin bon prendre, et continuèrent leur bombardement NOMBREUX DESERTEURS ALLEMAND! ROTTERDAM, 24 octobre.—Le nomb: d'Allemands déserteurs des armées de Be gique augmente de jour en jour. I s'échappent en traversant à la nage le can; de la Meuse. La garde frontière allemande fait un service de surveillance sévère ces de niers jours. Six déserteurs ont été captur< aujourd'hui près de Lanklaer. Ils seront pr . bablement fusillés. LES REFUGIES BELGES Ef> FRANCE. ON EN PLACERA 150,000. 1 LA ROCHELLE, 24 octobre—Les Téfugié 1 belges qui arriveront à La Pal-lice par la voi 3 de mer sertrat distribués comme suit:— Hautes-Pyrénées Haute-Vienne.. 2,00* 1 100,000 Charente 2,00 i Basses-Pyrénées 5,000 Dordogne ... 2,00 = Tarn 5,000 Haute-Garonne 2,00 Ariége 4,000 Landes 2,00 Deux-Sèvres ... :$,000 Lot-et-Garonne. 2,00 Tarn-et-Garonne :;,000 Gers 1,00 Vendée 15,000 Gironde 1,00 5 Vienne 2,000 Deux mille réfugiés arrivés hier soir d 3 Calais sont partis d'ici, 1000 pour Cahors € > 1000 pour Mont de Marsan.—Reuter. [ LES SECOURS AUX FAMILLES DES î SOLDATS BELGES. 1 BORDEAUX, 21 octobre.—Un décret sign par M. Poincaré, accorde les mêmes secoui - qu'aux familles françaises aux familles ind gentes belges dont un parent est appelé, o 5 rappelé ou engagé sous le drapeau belge. POUR LES ENFANTS. Dans sa séance de lundi soir, le' Conse 2 municipal de Dieppe a décidé de fournir gr< tuitement des livres aux enfants des familk r belges actuellement installées à Dieppe, < suivant les cours du collège. ARRIVEE DE RECRUES BELGES. Un nouveau contingent de recrues belge une centaine environ, est arrivé, hier aprè midi, à Dieppe. De la gare, ces jeunes ger ont gagné immédiatement le quartier Di 1 quesne, où ils ont rejoint les 250 camaradï qui y sont depuis mardi. DES VIVRES POUR LA BELGIQUE e t é UN ARRANGEMENT INTER-c; NATIONAL. ; En vue de parer au besoin urgent de vivre s qui se fait sentir de plus en plus en Belgi'qu les puissances neutres, d'accord avec les bell s gérants, ont conclu un arrangement pour l'ei voi de vivres en Belgique. Les autorités allemandes se sont engagé* à ne pas y toucher. De son côté l'Angleten a permis l'importation en Hollande des vivre ~ destinés à être distribués en Belgique à coi ^ dition qu'ils soient envoyés en consignatio ® aux ambassadeurs d'Amérique et d'Espagr a à Bruxelles. e Les vivres seront provisoirement achetés e e Angleterre, et plus tard les achats seront effe. •tués en Amérique. Le comité belge estin 1 qu'il faudra une importation d'une valei e minimum de cinq millions de francs par mo g en vue de parer aux besoins les plus criants ! à — : BRUXELLES MEURT DE FAI2V (De notre envoye spécial.) MAESTRICHT, 22 octobre (par courrier) .-Il paraît que les habitants de la capitale qi mouraient littéralement de faim sont actue lement ravitaillés; ils reçoivent un pain pî . famille et pour deux jours. LES FUSILLADES DE LIEG] _ ET L'IMPOT DE GUERRE. it a MAESTRICHT, 22 octobre (par courrier e —Liège dès l'occupation, avait été exonérée .( ;s tout impôt de guerre, les Allemands ayant ét é parait-il, contents de l'attitude de la ville. I province par contre avait été frappée d'u e impôt de guerre de cinquante millions. Ma :s la grande partie de la province avait é' ;t brûlée et saccagée et les Prussiens ne purei e recueillir cette imposition. Il s'agissait de é récupérer ailleurs, et Liège fut tout désigné e Une nuit, quelques autos chargées de solda ;s aillemands pénétrèrent brusquement en vil i- en divers points et bientôt l'on entendit < i- vives fusillades. C'est alors que se pr je duisirent les incendies, notamment place < l'Université. îs Man hat geschossen, r. wo ist die Kasse? é, Le lendemain Je général commandant Lié: ;a prit prétexte de ces faits pour frapper la vil le de 10 millions d'abord, de 20 autres millio: ;s ensuite. a Les Liégeois vivent absolument séparés c reste du monde. Toute correspondance e interdite sous peine de mort. Les habitan r. de la malheureuse cité étouffent sous la bot prussienne. Is LE DIRECTEUR DU "BIEN PUBLIC r PRISONNIER. ^ Le " Maa^bode " du 20 octobre dernier a r_ nonce que M. A. de Moor, directeur du " Bk e Public " de Gand., a été fait prisonnier pi . les Allemands à la suite d'un article pai 1 dans ce journal quinze jours auparavant, ê sujet d'atrocités commises par les Allemand s Toutefois il a été remis en liberté le 19. n / '1 LE QUARTIER-GENERAL DU KAISER. a PETROGRADE, 24 octobre.—On annonce ( source semi-officielle que le quartier-génér ^ du Kaiser se trouve de nouveau en Franc . La suite de l'Empereur est tellement noi ■e bréuse qu'elle ressemble à un petit villag 1- Son personnel comprend environ 1500 indi\ Is dus, non compris un convoi et de nombrei il domestiques. a Près des maisons occupées par le Kaiser r- sa suite sont stationnés les membres du cal :s net de la guerre et le grand état-major ail )- mand, dirigé par le général von Moltke.-Exchanse. I LES BELGES A LONDRES. Notre directeur, M. Jules Claes, a été élu membre du " Royal Societies Club " pour la durée de la guerre. C'est là une de ces manifestations particu-3 lièrement délicates par lesquelles s'affirme â l'hospitalité anglaise. La rédaction de la Métropole est particulère-) ment heureuse de l'honneur fait à son dis-) tingué directeur. ) D'autre part, le " Press Club " de Londres a ^ reçu de la façon la plus charmante le per-;) sonnel de la rédaction de notre journal pré-sents à Londres et a élu membres honoraires e pendant leur séjour en Angleterre MM. Jules t Claes, Félix de Roy, Pedro Maernoudt, et François Hagaerts. Faut^il ajouter que nous apprécions tout particulièrement le beau geste de nos confrères é anglais, et que nous les remercions de tout s cœur? i- 1 u POUR ECRIRE AUX PRISONNIERS DE GUERRE. ^ Il ressort d'une circulaire du ministre des ~ Postes en Allemagne, datée du 29 septembre, , qu'à partir de cette date les envois postaux de et vers les prisonniers de guerre ont été autorisés à l'intérieur de l'Allemagne, vers l'Autriche-Hongrie et les pays neutres, de 3, même que vers la Belgique, l'Angleterre, la ^ France et la Russie. Les mandats-postaux s sont acceptés dans les mêmes limites territo-i- ri aies à l'exception de la Belgique, de l'Angle-s terre et de la Russie. Les soldats acceptés et internés dans un état neutre sont assimilés aux prisonniers de • guerre. Les envois doivent être revêtus par l'expéditeur de la mention manuscrite ou im-i» primée " Kriegsgefangenensendung." Toutes les lettres doivent rester ouvertes. LE "BELGIAN DAY " A WIMBLEDON. Le samedi 1.7 octobre dernier a eu lieu, sur la grand'place de Wimbledon. sous la présidence cte ,G Mme la Duchesse de Vendôme, sœur a'e la Teine l- des Belges, une manifestation en faveur des i- réfugiés belges, suivie d'une " salutation x»f the Relgian flag." A cette manifestation assistaient s le duc de Vendôme, la princesse Marie-Louis* et la princesse Geneviève d'Orléans, M. Ixie Strachéy, High Sheriff du comté, les maires de ;S Wimbledon et de Waudsworth, les membres du i- comité des réfugiés, le ,R. P. Fraser, MM. Henry n Chaplin et T. P. O'Connor, membres du Parle-e ment, Sir Arthur Holland, ainsi que de nombreuses autres autorités. Après le salut au drapeau belge et l'exécution de cantates par les n écoliers de Wômbledon, des discours, vigoureuse--- ment applaudis, furent prononcés par MM. Chap-e lin et O'Connor. M. Mollaerts, au nom des refu-ir giés belges, remercia en un speech vibrant. » L'ENSEIGNEMENT POUR LES ENFANTS BELGES. L, Nous sommes heureux de pouvoir signaler aux parents belges qu'un bureau de renseignements concernant les internats et les externats a été _ organisé au War Refugees Committee ((Jeneral Buildings, Aldwych, W.C., 1er étage), sous la j1 direction de l'abbé A. Michiels. ir AUX POMPIERS BELGES ET FRANÇAIS. ^ Les familles de pompiers belges ou français 7 sans abri sont priées de s'adresser avant tout a La "National Frre Brigades Union," 22, Northum-berland-avenue, Londres, W.C., tout près de la gare de Cliaring Cross. -Tout ce qu'il sera possible de faire pour elles sera fait. ). le —L'économiste allemand Wolf estime que la g guerre a coûté à l'Allemagne en août et septem-' bre 4 milliards 375 millions de francs, plus 8 milliards 750 millions de pertes économiques, n soit au total plus de 13 milliards. is .é " = it { "N A NOS LECTEURS. ts le Nous prions instamment les personnes le qui souscrivent un abonnement au Standard, 0- de nous en adresser le montant afin de nous le éviter des écritures. Même recommandation pour ce qui concerne les annonces dans le "Livre d'adresses des exilés." le ^ J IS ■' LE LIVRE D'ADRESSES f DES EXILÉS. ts te «AjRON G. de TURCK, The Lodge, Baylea-road, M&iden kcad. C^HOME, major 8e de ligne, Hôpital royal y naval do llaslar, Gosport, demande adresse do s femme lAnrersoise). DANNCEL, PAUL, et famille, Greeba Hôtel, tFi loonajdb-od-sca. 1VHEER, ALFRED, de Maliues, the Prince oi 1_ ■*-' Wales's General Jlospital, ToLtenham, N. n JONGHE, E., 30, Quaxry-road~Hastings 1 r o/Sea. u DE MAHÏEU, J., Paragou 3, Ramsgatè. s. RIDDEIt, ALBERIC, Bonington Hôtel, Southajnpton-row, London, W.C. ^J_INARD, G. fils, Shaftesbury Hôtel, Londres^ TEAN FRANCQU1 est prié donner sou adresse actuelle à E. do Cartier, 4, West Ha-ltin-street, Londres. LUNDEN, PHILIPPE, 253,* Cromwell-road, London, 3.W. jyjAUS, FREDERIC. 33, Bury-street, London, le T>ARMENTIER, MmerEDMOND, de Woluwe, A prévient famille Sacrez, Bulke et Gaillard, qu'elle quittera Gorinc Hotol, Londres, Bajnedi 24 pour hôtel Loutois, e. place Louvois, Paris. n- AN DESSEL. HENRI, agent de change à g. Malinos, Crwyfield. St. Pauls Cray, Kent. 1- "^yATERKEYN, Lansdowne Hoied, Ea^tboarne. WYGAERTS, EMILE, b', W oburn-aq u ar e, Qj. London, W.C. l'_ "REDACTION DE LA METROPOLE, e" JLV '04, Shoe-lanc. ' — Bureaux ouverts de 2 à 4 heures de relevcc. Pour !e« renseignements s'adresser au guichet spécial du "Standard," Fleet-streot»

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