La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 02 Août. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 29 janvrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/n58cf9k95k/
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The Newspaptr for Belfiant. LA MÉTROPOLE I ONE PENNY i GIIQ CETTiHCt PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Swire&u* ; 45, Ghancer* Lune, W.C.2 — Telepkotse : Holborfe 212. ( 3 mois 9 «h ; Abonnements : -j 6 mou 17 sh. i 1 an 33 «h 25« ANNEE VENDREDI 2 AOUT 1918 egistered ai the G. P. O. as a Newspaper. No 214 LA GRANDE GUERRE I Les Allemands en Ukraine Le meurtre de von Eichorn Une pause entre Soissons et Reims Jeudi midi. es choses vont de mal en pis pour les Alle-L en Russie. Le meurtre politique du ite Mirbach, ambassadeur du Kaiser à scou le 6 juillet dernier, a été suivi exacte-nt à trois semaines d'intervalle par l'assas-,t d'un autre des envoyés de l'Empire en ;covie, le feld-maréchal von Eichocn, com-ndant'en chef des troupes allemandes en •aine, tué à coups de bombe à Kieff, mar- près-midi. l'après des télégrammes de source alleman-le crime a été commis dans des conditions ctement semblables à celles qui entourèrent "suppression" de Mirbach, c est-à-dire il est le résultat de l'activité terroriste con-■ée du parti des socialistes révolutionnaires àauche dont le quartier-général se trouve à iscou. Le meurtrier, Boris Danski, âge de ans, serait un agent de ce parti. Il serait agent de ce crime, muni d'une bombe, d un river et d'argent. _ ,'attentat a été commis avec 1 habileté cou-tière aux terroristes qui sont passer maî-. dès longtemps avant la révolution dans ce ire d'exercices. Danski s'arrangea pour ser en fiacre devant la maison de von :horn au moment où celui-ci revenait de évitable " Casino " que les officiers alle-nds établissent à l'usage de leurs petites et ndes orgies dans tous les lieux où ils sont nis pendant quelque temps. Le meurtrier ça sa bombe, le général fut grièvement ssé et, comme son adjudant, le capitaine 1 Dressler, il expira avant la fin du jour suites de ses blessures. ,e meurtre de von Eichorn est plus impor-it encore, peut-être, que celui de Mirbach, tul-ci n'était qu'un civil, l'autre est un mi-ire, et l'un des meilleurs généraux de l'Em-e qui s'était distingué dans la campagne Russie et connaissait ce pays à fond. Mir-ch n'était qu'un complice des Bolchévistes leur grand soudoyeur, Eichorn était un véri- ! )le dictateur militaire qui régnait exclusive- 1 fnt par la force et s'était attiré la haine in-icable de toute la population. On connaît son rôle en Ukraine. Les Alle-inds pénétrèrent soi-disant pour rétablir l'or-ï dans le pays livré aux excès des gardes j pges et furent d'abord accueillis assez favo-blement. Mais les Ukrainiens s'aperçurent întôt qu'ils n'avaient pas gagné au change, i lieu d'avoir affaire à des bandes de pillards nt les déprédations n'étaient que locales et nporaires, ils devinrent bientôt l'objet d'un gandage systématique et organisé sous les jiors de la légalité. Les Allemands, après avoir occupé tout le |)S émirent la prétention, non seulement de iuisitionner le grain, mais encore de forcer ■paysans à ensemencer leurs champs à l'usa. |de l'occupant et comme les représentants lainiens faisaient mine de protester, il fit poudre la Rada par la force et installa à sa 'ce un corps de gros propriétaires à sa sol-dirigé par un de ses instruments, l'hetman oropodski. Comme certains députés du fichstag s'étaient permis de protester contre Jtte intervention violente dans les affaires in-, rieure, de l'Ukraine, tout à fait contraire au lité de paix de Brest, le vice-chancelier la le 4 mai par la nécessité de protéger la ' des soldats allemands menacée par des ppres siciliennes"! Ces " Vêprse " ne Jt pas venues, mais l'auteur de l'excuse !nt d'être victime de ses propres méthodes. J'est à remarquer que les socialistes révo-jionnaires de gauche n'ont jamais accepté le Rime imposé à l'Ukraine. Ils se sont solida-Ie* avec l'ancienne Rada et ont toujours in-Pé auprès du Soviet pour qu'il prît les ar-p en faveur des paysans du sud. Il est à pei-Ibesoin de dire que Lénine ne les a pas écou-t. Loin de montrer la moindre sympathie à Kard de la Rada, il engagea des pourparlers ■ paix avec Skoropodski, faisant comme iabitude le jeu des Allemands qui le paient. f*es Allemands sont évidemment impuis-[ts devant le terrorisme. Tout ce qu'ils peu-Ijt faire c'est d'ordonner à Trotsky une nou-Pe hécatombe de socialistes révolutionnaires Ptegue à celle qui suivit Le meurtre de Mir-j". Mais ces exécutions en masse n'ont au-I1 ''ffet sur les terroristes, dont elles enflam-lnt le fanatisme ; la meilleure preuve en est P dans le fait que les récentes fusillades ont I directement suivies de la " suppression " ■von Eichorn. res terroristes frapent toujours à la tête; Bavent bien que les représailles les plus san-PteQ ne diminuent pas la portée intrinsèque lueurs coups, et à la place, de M. Hellferich |Kr|J la garde allemande dont il s'est entou-|nous ne serions pas tout à fait à notre aise. ■Point de vue purement ukrainien, le meur-| e von Eichorn, en faisant disparaître par la bombe le dictateur étranger, ne pourra que renforcer la résistance des paysans et intensifier la guerre de guérillas qu'ils ont entreprise. De toute façon, les Allemands auront à se garder de ce côté et à renforcer leurs garnisons sur la mer Noire. C'est autant de gagné pour nous. La journée de mercredi a été la plus calme de toutes celles qui se sont suivies depuis le 15 juillet sur le front Soissons-Reims et il semble bien qu'une pause se manifeste dans les opérations de part et d'àutre. Mardi soir, les Allemands avaient attaqué en force les positions des Alliés à l'est d'Oulchy-le-Château, sans doute dans l'espoir de reprendre la ville. Ils furent cependant complètement repoussés, et les Franco-Américains maintinrent intégralement leur ligne. Des combats violents se déroulèrent aussi autour de Fère, et le village de Seringes changea plusieurs fois de mains, pour rester finalement en possession des Américains. | Pour le reste, il n'y a eu que des actions d'artillerie sur tout le front de bataille. Il semble bien que la quatrième phase de la bataille ait commencé et que les Alliés se heurtent à la ligne défensive établie par les Allemands au pied du grand plateau du Soison-nais. Partout l'ennemi est en force, retranché, barbelé et défendu par de nombreux postes de mitrailleuses. La lutte marque donc nécessairement un temps, car les Alliés doivent inévitablement perfectionner leur organisation d'arrière et notamment leurs lignes de communication. Il serait prématuré dans l'état présent des choses, de risquer aucun commentaire sur l'allure que vont prendre les opérations. Plusieurs alternatives s'ouvrent au général Foch ; il saura certainement choisir celle qui lui offre les plus grandes chances de suc- ' cès. L'essentiel — et il ne faudrait jamais perdre de vue ce résultat énorme — c'est que l'offensive allemande a complètement échoué, que les Allemands ont dû abandonner la Marne, que la menace directe contre Paris a disparu et que les Alliés ont repris l'initiative stratégique et que leurs rangs ne cessent de se grossir de l'afflux des renforts américains. A propos de ces derniers, notons que nos Alliés ont décidé d'interner leurs prisonniers aux Etats-Unis. Le fait que chaque transport américain revenant de l'Europe portera un certain nombre d'officiers et de soldats allemands attirera sans doute l'attention de l'Amirauté de Kiel. C'est ce qu'on appelle l'œil américain... Dans la nuit de mardi à mercredi, les aviateurs anglais " indépendants " ont lancé deux tonnes de bombes sur Stuttgart, la capitale du Wurtemberg, notamment sur les usines de magnétos Bosch, les fabriques de moteurs d'automobiles Daimler et la gare, où un in-, cendie éclata. -Mercredi à 7 heures et demie du matin deux escadrilles attaquèrent Coblence, mais l'observation des résultats obtenus fut rendue impos- j sible par les nuages. La gare et les usines de Sarrebrùck furent attaquées par deux escadrilles. La première perdit sept machines mais abattit un avion ennemi, la seconde effectua son travail sans encombre. La gare et les casernes d'Hagenau, la jonction de Remil-lv (Metz) et la gare de Lahr (Bade) furent également bombardées ♦ Déclaration de M. Cooreman à l'As ociated Press des Etats-Unis M. Cooreman, chef du Cabinet belge, a fait la déclaration suivante à l'Asso-ciated Press des Etats-Unis : Dès longtemps avant la guerre, les Etats-Unis d'Amérique avaient captivé l'admiration par la vitalité merveilleuse et les énergies fécondes de ce peuple du Nouveau-Monde, qui avait créé comme par enchantement un monde nouveau. A l'heure actuelle, on assiste avec non moins d'admiration à une manifestation inattendue de cette même puissance créatrice dans l'organisation prodigieuse d'une armée qui étonne à la fois par la rapidité de son improvisation et la valeur de ses contingents. Par leur intervention dans la lutte gigantesque, les Etats-Unis auront certes une influence décisive sur les destinées de l'humanité. A son admiration pour la grande nation américaine, la Belgique joint un sentiment d'ordre différent, mais non moins justifié, je veux dire une gratitude à la hauteur des bienfaits inestimables dont ses populations en pays occupé et ses réfugiés en terre d'exd ne cessent d'être comblés par la générosité magnifique des Etats-Unis. Pour une politique de guerre Les Américains au front belge Il y aura, certes, eu de la surprise chez bien des lecteurs de la Métropole à cette idée que le gouvernement n'aurait pas eu, jusqu'ici, de "politique de guerre" ! Il faut s'entendre, évidemment.Lorsque nous disons que "le gouver- j nement" ne semble pas en avoir eu jus- ' qu'ici, nous entendons signaler le sys- I tèrne adopté depuis les premiers mois de La guerre et en vertu duquel toutes les choses de l'armée échappaient en réalité au contrôle gouvernemental. Non seulement il y a, depuis octobre 1914, la distance des quelques trois cents kilomètres qui séparent Le Havre du front entre les membres du gouvernement et le commandement de l'Armée, mais le ! chef prédécesseur de M. Cooreman avait : adopté cette conception que la direction j de l'armée et des affaires de la guerre j au point de vue de la conduite de la guer- | re, n'étaient pas de la compétence de ses collègues !... Nous voici, nous l'espérons au moins, revenus à des méthodes un peu plus constitutionnelles. La conduite de la guerre, au point de vue politique surtout, est de la compétence gouvernementale. Et le ministère Cooreman se préoccupe, nous assure-t-on, de la situation militaire notamment au point de vue du sort fait à nos troupes et des possibilité de leur amalgamation avec les 1 troupes des Alliés. j Comment faire pour donner des congés et du repos si mérités à nos braves ? Nous l'avons dit — et nous apprenons avec joie que le gouvernement partage en tous points notre opinion — en mettant quelques divisions américaines sur notre front. D'aucuns, tout d'abord, avaient exprimé certaines craintes à ce sujet. Est-ce que, par le fait de l'aimai-gamation de divisions alliées aux divisions belges, nos troupes ne seraient pas amenées à aller se battre sur d'autres fronts ? Il est superflu de dire que si on sollicite l'adjonction de troupes alliées aux nôtres en vue d'alléger la charge de celles-ci, ce ne pourrait pas être pour la leur remettre sur les bras d"un autre côté. Mais, est-ce que, depuis octobre 1914, il n'y a pas eu, à tout instant, des troupes alliées combattant avec les nôtres, britanniques et françaises, en même temps ou successivement? D'autre part, y aurait-il quelqu'un pour songer à enlever les troupes belges du front qu'elles gardent jalousement depuis quatre ans ? Qui donc voudrait les priver du privilège, de la joie, de reconquérir le sol sacré qu'elles défendent, Le jour venu? Ce sont là, n'est-ce pas, monstres chinois ou songes de politiciens. Rien donc ne fait obstacle à l'arrivée de légions américaines sur notre front. "Quelle joie ce sera pour nous, Américains, me disait M. Brand-Wittlock, ce grand et cher ami de la Belgique, le jou -où nos soldats se trouveront alignés à côté des soldats de cette noble Belgique, qui, a suscité l'entrée des Etats-Unis dans la guerre ! Rien, croyez-le, ne pourra être plus sensible à mes compa- 1 triotes ! C'est pour la Belgique que nous sommes partis en guerre, c'est ! pour elle que nous nous battons ! j Alors !..." Les Américains seront enchantés, nos soldats aussi. Que veut-on de plus ! Il y a eu, cependant, des gens — oh ! pas mal intentionnés du tout, mais ne comprenant pas bien, semble-t-il — qui avaient imaginé une masse de choses I pour affirmer que le concours améri- J américain... ne nous serait pas donné!... Nous savons aujourd'hui que le chef de rétat-major général de l'Armée en est un chaleureux partisan. Au cours d'un ' récent voyage au front, j'ai entendu les chefs les plus brillants de notre armée exprimer toute la joie ■ que leur arrivée provoquerait parmi nos "jass", enthousiastes de leurs frères yankees, le réconfort que leur présence donnerait : tous, la foi dans l'avenir qu'à tous les points elle leur apporterait!... Et voici qu'un écho me vient du grand quartier général. On y affirme — et qui Le ravitaillement de la Belgique Une déclaration de M. Hoover Au cours du dîner donné à la Mansion I House par le Lord-Maire de Londres, le 23 juillet 1918, en l'honneur de M. Herbert Hoover, qui a dirigé avec taint de compétence et d'énergie le travail de la Commission for Relief in Belgium, en Belgique envahie, et qui remplit à présent, les fonctions d'administrateur aux vivres aux Etats-Unis. M. Herbert Hoover a prononcé un très intéressant discours sur la question alimentaire au point de vue des Alliés. Parlant des populations subjuguées et affamées par l'Allemagne, il a dit, notamment : Nous ne pouvons secourir ces populations qu'en un point, c'est-à-dire en Belgique et dans le Nord de la France. Malgré l'hiver que nous avons eu à passer et les difficultés que nous avons rencontrées, notre sentiment d'obligation envers ces populations, les premières à souffrir, leur a donné la première place dans la distribution de tous nos vivres. Aussi grandes que soient leurs souffrances, elles ont au moins l'espoir que les Alliés, pour les tenir en vie, feront tous les sacrifices, hormis celui de se laisser battre et de laisser s'éteindre le flambeau de la civilisation. ■w Une manifestation de Belges flamands A l'issue d'une grande assemblée flamande, réunie à Sainte-Adresse, à l'occasion de la fête nationale, le télégramme suivant a été envoyé au roi Albert : Réunis à Sainte-Adresse en une assemblée solennelle à l'occasion du 21 juillet, en présence de ministres, de sénateurs et de représentants du peuple, les Belges flamands acclament, d'un même cœur que leurs frères wallons, avec enthousiasme leur roi héroïque, jurent fidélité éternelle au prince et à la patrie et affirment leur inébranlable confiance en la victoire du Droit et en la résurrection triomphante de 'a libre et indépendante Belgique. VERWILGHEN, commissaire d'arrondissement. La réponse suivante a été envoyée par le chef du Cabinet du Roi à M. Verwil-ghen, commissaire d'arrondissement : C'est avec une profonde satisfaction que le Roi a pris connaissance de votre télégramme cordial. Sa Majesté se réjouit des sentiments d'inébranlable fidélité à notre chère patrie, qui unissent étroitement Flamands et Wallons et remercie tous ceux qui en ont été les aimables interprètes. « "Arrogance belge,, Sous le titre : "Arrogance belge", le journal Kleine Press de Francfort-sur-Mein, publie l'information suivante dans-son numéro du 3 juillet 1918 : Zweibrucken, 2 juillet.— Dans la Ding-lerschen Maschinenfabrik, les ouvriers de Belgique v occupés salissent les parois d'inscriptions hostiles aux Allemands. Un beau jour, on a pu lire: "A bas les Boches!" Comme meneur, le monteur Louis Le-chien fut dénoncé. Le tribunal l'a condamné à trois mois de prison. ▲ Les chasseurs de sous-marins On mande de Washington que le gouvernement italien termine des négociations pour la construction immédiate de douze chasseurs de sous-marins du type " Eagle donc s'en étonnera ! — que le chef de notre armée, notre roi, si vaillant, si aimé, partagerait absolument l'avis des membres du gouvernement et de nos généraux...Alors, qu'attend-on encore? Le jour où l'on vous contera que c'est une vulgaire histoire de prérogative et de commandement de la part d'un formaliste, p>eut-être vous étonnerez-vous... Ce jour là,, vous aurez tort ! E. P. P.-S.— En vous donnant la liste de nos parlementaires qui se trouvent tout désignés pour constituer le groupe des commissaires aux armées, j'ai omis, bien involontairement, les noms de deux d'entre eux : le lieutenant Valentin Brif-faut, en stage d'aviation à l'armée Gou raud, où, depuis pus d'un an, il exerce le périlleux métier d'observateur; et le Le "Conseil de Flandre,, La sehlague ou !a mort ! Le soi-disant "Conseil de Flandre" a décidé, .récemment, par un vote qui sépara cette assemblée en deux groupes, "Jeunes<-F,larnandis<" extrémistes, formant la majorité, et "Unionistes", réduits à l'opposition, d'adresser un appel au peuple allemand en faveur de la mise de la Flandre sous le protectorat de l'Allemagne. Le correspondant hollandais de l'Algemeen Handelsblad, d'Amsterdam, écrit de Bruxelles à ce sujet (3 juillet 1918, numéro du 11 juillet 1918, édition du matin), une longue lettre, dont voici les passages suggestifs : Quelles que soient la complexité des raisons d'agir, plus ou moins troubles ou claires, qui ait pu amener le " Conseil de Flandre " à faire le solennel appel au peuple allemand, une chose est hors de conteste : la majorité extrémiste ou " jeunes flamands " a voulu arracher aux dirigeants allemands, une réponse favorable à sa politique et qui, en conséquence, eut brisé l'opposition unioniste. La nature des choses veut, en effet, que le " Conseil de Flandre " a tout juste autant de signification que l'allemande " Vhmenpolitik (politique flamande) veut bien lui concéder. Il importe peu, '• en conséquence, que la majorité ou la minorité dans le Conseil soit plus ou moins grande ; il importe seulement de savoir si le gouvernement allemand se range du côté de la majorité ou de la minorité. Suivant le cas, la majorité ou la minorité est autorisée à se taire : un autre rôle, tel celui qui consiste à être pour le parti adverse la pierre d'achoppement ne lui est pas " réservé ". Il semble donc que le groupe des ''Jeunes-Flamands" ait voulu pressentir ses maîtres; il s'agissait, pour lui, en oas de succès, d'écraser définitivement les Unionistes. C'est ce qu'expose le correspondant hollandais ; Si la réponse était favorable, c'était la fin de la forte opposition, car seul le groupe appuyé par l'Allemagne peut être persuadé de pouvoir, dans les meilleures conditions, réaliser quelque chose. L'autre doit renoncer à la lutte. Mais voilà, la reponse n'est pas favorable ! C'est ce qjjie disent les feuilles " activistes . En effet, la majorité, dont le programme veut que la Flandre devienne un Etat com-! plètement indépendant, entièrement séparé de la Wallonie, n'a pas obtenu gain de cause, mais bien, envisagé du point de vue le meilleur (d'après les dires du Nieuwe Gentsche Courant, plus ou moins) la minorité unioniste, opposée a la proclamation, qui voudrait pousser, dans une Belgique suffisamment restaurée, à une séparation administrative menée très loin, mais qui, par contre, ne veut pas, en fait, d'une réelle séparation politique. D'après la réponse publiée par la Kœl-nische Zeitung, et fait sienne par le gouverneur général allemand, l'Allemagne voudrait introduire en Belgique un régime calqué sur celui de l'Autriche-Hongrie. Le but ainsi poursuivi est défini par le passage suivant, traduit du hollandais d'après l'article de la Kœlnische Zeitung : . Pour l'Allemagne, il résulterait de l'adoption d'un arrangement de l'espèce une garantie réelle que l'influence française, telle qu'elle s'est fait sentir jusqu'ici en Belgique, serait eliminée. Par la aussi l'Allemagne obtiendrait ce que visait le comte Hertling dans son discours du 25 février 1918 : la garantie et l'assurance que la Belgique ne sera plus une marche pour les ennemis de l'Allemagne. Il est donc clairement établi, pour tous ceux qui pouvaient conserver le moindre doute, que les "activistes", qu il se disent "Jeunes-Flamands" ou "Unionistes", sont des fantoches aux mains de l'Allemagne. Il est évident que leur but ultime etst d'assurer aux pangermaraistes des satisfactions telles que l'Allemagne, désormais prédominante en Belgique, pourra transformer le pays en une marche militaire d'où partira, dans la future guerre, l'offensive contre la France et l'Angleterre. Jamais trahison ne fut plus nettement avérée. Il résulte aussi de ces faits que le chancelier von Hertling a abandonné l'idée d'un royaume de Flandre, caressée par Bethmann et Michaeiiis. La sainte Allemagne Les Hamburg Nachrichten annoncent qu'il n'a pu être donné suite au désir exprimé par le Pape à la requête du cardinal Mercier de ne pas enlever les cloches des églises, le ministre de la Guerre ayant déclaré que les cloches étaient nécessaires. pour la fabrication des mun; tiens. Au surplus, la demande arrive trop tard.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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