La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 20 Mars. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 12 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/4b2x34nj5n/
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The Newspaper for Belgians LA MÉTROPOLE | 0NE PENNY ■ .... CINQ CENTIME* ■ffîrôs: VUF CEIrT ■'Si: DIX CENTIME» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné: Holbora 212. ABONNEMENT | 1 mois, 3 sh. ; 3 moia, 9 «ta. 25" ANNEE MERCREDI 20 MARS 1918 No. 79 LA GRANDE GUERRE ILa Hollande met les pouces Les Allemands a Nicolaieff Une note alliée sur la Russie 0„ lira d'autre part en détail le commum-i beige relatif aux événements de lundi sur t front. Les Allemands.attaquèrent simulaient à l'aube, en " nombre considérable par le moyen de troupes de choc spéciales, k trois secteurs différents. Ls celui de Nieuport, que nous avons récemment aux Français, l'ennemi pn ed dans quelques éléments avances, dont il naturellement " refoulé. Dans la direction de Merckem le barrag nos canons empêcha complètement 1 atta- e de déboucher. ^ , , (Dans celui de Dixmude, le plus délicat et le L difficile, sous le couvert d'un violent bom-rdement, les détachements allemands enle-rent des postes belges avancés à 1 est de Lrsvliet et au sud de Stuyvekenskerke [ qui est plus important cependant, c est L grâce à l'emploi de feu liquide, ils reus-Ut à traverser l'Yser sur un point et à établir dans une tranchée belge sur la rive Euche de l'Yser. Des contre-attaques immédiatement déclan-lées en plein jour malgré le feu violent de artillerie allemande sur les lignes de commutation belges, rétablirent cependant aussi-|t— et complètement — la situation. Tous g postes et les éléments de tranchée occupés ir l'ennemi lui furent brillamment repris avec ipture de prisonniers et de mitrailleuses et s Allemands durent se retirer une fois de plus [ns les ruines de Dixmude. _ _ Jusqu'ici, le communiqué de Berlin ne fait «mention de ces événements, ce qui permet ! supposer que nos pertes en prisonniers sont gères. Il faut évidemment considérer ces actions nme purement locales. Les Allemands tatent ujours le terrain et recherchent sur tout le ont les points faibles de la ligne alliée. S ils sont imaginés qu'ils en auraient rencontre i sur le front belge, ils auront été déçus une is de plus, car la rapidité et le succès cornet de notre contre-attaque leur auront mon-: que nos dispositions sont bien prises et ec quelle bravoure nos merveilleux jus saut se battre. Il v a lieu pourtant de tirer îe leçon de l'attaque de lundi devant Dix-ude. Elle prouve que, dans certaines condi->ns, l'Yser n'est pas inviolable et que la fense de notre ligne d'eau mérité l'atten->n la plus soutenue. Nul doute que notre lut commandement ne soit pleinement con-ient de ces réalités et qu'il soit prêt à rece-ir, s'il y a lieu, des chocs plus rudes encore. Sur le front franco-britanniqué, la journée lundi a été plus calme. Le maréchal Haig >nale cependant de nouveau l'activité de irtillerie allemande dans le secteur de Cam-ai et dit que le bombardement des zones avant et d'arrière dans les secteurs d'Ypres d'Armentières est de nouveau plus actif. Les itanniques ont effectué un raid à Acheville imy) et en ont repoussé deux au nord-est Poelcapelle (Ypres). Il y a eu de nombreu-' rencontres de patrouilles. L'artillerie allemande reste très active sur la 'e droite de la Meuse et en Lorraine. Les ançais ont repoussé des coups de main dans lecteurs de Reims et de l'Aisne. La Gazette de Voss annonce que le général irtillerie von Gallwitz, qui s'est distingué ns la campagne de Russie, a été nommé ^mandant supérieur d'un nouveau groupe innées distinct sur le front occidental. Dimanche, les aviateurs britanniques ont 'fuit 18 aéroplanes allemands et un ballon Aservation et descendu 8 autres machines nemies en ne perdant que 4 appareils. Ils t lancé quinze tonnes et demi de bombes ns la zone de guerre. k communiqué allemand annonce l'occu-tion par les troupes du Kaiser de la ville Nicolaïeff (100.000 habitants) située à 110 '"mètres au nord-est d'Odessa et qui renfermes principaux chantiers navals de la mer 31re I la plupart des gros navires de la flotte sse du Sud y furent construits, y compris ' trois superdreadnoughts de 22.500 tonnes 'a classe Imparatritsa Maria. Nicolaïeff mprend des installations maritimes et des PÛts très bien compris pour l'exporta-)n <ks grains dont les Allemands ne manant évidemment pas de tirer tout le parti lss'Me. La ville était défendue par plusieurs r,s; mais elle avait été évacuée par les Bol-, ^ depuis la semaine dernière et aucune ne fut offerte aux soldats du Kaiser, pVrp.rs paysans comme nous n Finlande, d'après un télégramme de ?at ntre gouvernement " blanc ") à la [an'°n finlandaise de Stockholm, le général ,]s "cim, chef de la garde nationale, s'est es »jl mouvement, probablement avec l'aide f'mands et aurait déjà remporté des suc- ces sur les tsoicnevisies. 11 iaui s aucuuic « ce que ceux-ci concluent bientôt un arrangement avec les Finlando-Allemands, qui laissent déjà entendre que leurs prétentions comprendront la possession de la côte Mourmane, destinée à isoler tout'à fait la Russie par mer. La situation de la Russie a fait l'objet des délibérations des premiers ministres et ministres des Affaires étrangères de l'Angleterre, de la France et de l'Italie, réunis à Londres qui, à la suite de leur réunion, ont publié une note assez verbeuse sur les crimes allemands contre le peuple russe. La note montre comment la Russie fut incitée à donner dans le piège de la paix et comment l'Allemagne, sans prononcer le mot, poursuit une politique d'annexions à l'Est. " Nous aie reconnaissons pas et nous ne pouvons reconnaître des traités de paix de cette espèce, dit ce document. Nos propres buts sont très différents ; nous luttons et nous prétendons continuer à nous battre pour en finir une fois pour toutes avec cette politique de pillage, et pour établir à sa place le règne pacifique de justice organisée." La Hollande a accepté avec certaines réserves les conditions présentées par les gouvernements américain et alliés pour l'usage par eux des navires hollandais se trouvant dans leurs ports (il y en a 700.000 tonnes aux Etats-Unis). Le ministre hollandais des Affaires étrangères a donné pour raison de son acceptation le fait que, comme l'Allemagne n'a pu s'engager à fournir aux Pays-Bas, endéans les deux mois, 200.000 tonnes de blé, le gouvernement hollandais s'est vu obligé d'accepter la demande de faire naviguer les navires hollandais à travers la " zone de guerre " contre 100.000 tonnes de blé à fournir avant le 15 avril. Une des " réserves " faites par la Hollande est que les navires hollandais traversant la " zone de guerre " ne transporteront ni troupes ni matériel de guerre, et que tout navire détruit sera remplacé par d'autres immédiatement après la cessation des hostilités. La presse allemande se montre moins hostile à cet arrangement. La Gazette de Cologne publie une interview du général commandant l'aviation allemande reconnaissant franchement que les derniers raids sur Paris n'avaient pas de but militaire, que les attaques aériennes sur les villes allemandes avaient infligé de " lourds sacrifices " à la population et laissant entendre que si ces attaques cessaient les Allemands renonceraient à leurs bombardements. A la Chambre japonaise, le ministre de la Guerre a déclaré qu'il y avait 94.000 prison- j niers allemands en Sibérie à l'est du lac Baï-kal et qu'ils cherchent à s'armer, créant une menace sérieuse. Cependant, la question de I intervention japonaise paraît plus que jamais pendante... O o L'aviation belge Nouvelle victoire de Demeulemeester Dimanche à 11 heures du matin, cinq avions belges patrouillaient à 3.500 mètres de hauteur entre Dixmude et la forêt de Houthulst. Ils aperçurent à 1.500 mètres environ un biplan allemand allant dans la direction de Dixmude. Les cinq piquèrent vers l'adversaire. | L adjudant De Meulemeester arriva le premier à une dizaine de mètres derrière l'avion ennemi et l'attaqua aussitôt. Aux premières balles, le pilote fut atteint et tomba sur sa commande, tandis que l'appareil piquait du nez, laissant échapper une traînée de flammes et do fumée. Le biplan se redressa automatiquement, mais ce mouvement brusque lui brisa les ailes. L'observateur allemand tomba dans le vide et alla se fracasser derrière Dixmude en même temps que l'avion tombait sur l'e sol à une vitesse vertigineuse.SBBBSBSSBBBBEBSEBSBBaaaBBBBBEE i ® Abonnements ! LA METROPOLE sera 1 | servie gratuitement, jusqu'au | 1 1er avril prochain, à toute | 1 personne souscrivant un | | abonnement de six mois. i a s B w BsasasaBaasBBasBBssBBSBBBBSEBE La conférence des parlementaires supprimée ? On nous assure que les parlementaires qui devaient partir incessamment pour Paris ont été avisés par le gouvernement que celui-ci ne serait pas représenté à leur assemblée. Si la nouvelle est exacte, elle ne manquera pas de faire sur cet événement des commentaires nombreux dont le moindre aura trait à la désinvolture avec laquelle le gouvernement se moque des parlementaires arrivés de Hollande en Angleterre. o o L'extension du front belge L'armée belge, dit le Figaro, vient de fournir un nouvel effort en étendant ses lignes depuis la mer du Nord jusqu'aux environs de Bixschoote. Sans bruit, sans même qu'aucun "communiqué en ait fait mention, l'armée belge occupe, au nord1, tout le secteur de Nieuport, tandis qu'elle a pris au sud tout le secteur de Merkem, précédemment garni par l'armée française du général Anthoine. Ce surcroît d'effort, l'armée belge le supporte vaillamment; et seule, désormais, sur une étendue de plus d'une quarantaine de kilomètres, dans une des régions les plus difficiles et les plus dangereuses du front occidental, elle oppose aux furieux et constants assauts des hordes germaniques une infranchissable barrière.o o La guerre aérieane Une intervention papale ? Le Corriere d'Italia a annoncé le 14 mars que le Pape étudie un projet d'entente entre les divers belligérants pour mettre fin aux bombardements des villes ouvertes et des populations civiles. On montre très sceptique quant à la réussite de ce projet. Les Austro-Boches ne renonceront pas si facilement à leurs abominables systèmes de guerre. La preuve en est que, malgré les protestations et les. appels réitérés de Benoît XV, leurs aviateurs ont pris spécialement comme point de mire les églises et les édifices artistiques, en multipliant les victimes parmi les populations sans défense. o o Une proclamation aux Alsaciens " Vous resterez Allemands," leur dit le Statthalter Zurich, 12 mars. Je vous ai signalé qu'en réponse à la manifestation qui eut lieu récemment à la Sorbonne à propos de l'Alsace-Lorraine, le statthalter impérial avait adressé au peuple alsacien-lorrain une proclamation l'invitant à exprimer des sentiments bien allemands. Cette proclamation, dont nous avons actuellement le texte complet sous les yeux, est un monument d'impudence germanique, En effet, après avoir cité divers passages du discours de Bethmann, de Hertling, de Mi-, chaelis sur l'Alsace-Lorraine " qui doit rester allemande ", après avoir reproduit le " non jamais " de von Kuhlmann, après avoir rappelé que tant que le poing allemand pourra tenir un fusil, selon les propres paroles de Kuhlmann, " jamais l'Alsace-Lorraine ne fera l'objet de négociations ou de concessions par l'Allemagne ", cette proclamation conclut : " Malgré que notre pays endure du fait de la guerre les pires souffrances, la volonté du peuple allemand de ne pas autoriser qu'on porte atteinte à l'intégrité de l'empire en abandonnant l'Alsace-Lorraine est inébranlable et dure comme le fer. " Alsaciens-Lorrains, votre race est allemande, votre langue, vos mœurs, vos coutumes sont allemandes. L'incorporation de parties de l'Alsace-Lorraine à la France au dix-septième et au dix-huitième siècles fut un vol de territoire allemand. L'Alsace-Lorraine a toujours appartenu à l'Allemagne qui, en 1871, l'a reconquise. C'est un mensonge de prétendre qu'à cette époque l'Alsace-Lorraine fut arrachée à la mère patrie. " L'épée allemande, l'amour de la paix allemand ont fait la paix à l'est. A l'ouest aussi, la paix sera imposée à nos ennemis. Nos troupes victorieuses sont en pays ennemi. Votre pays est en bonne garde. Jamais, jamais ! vos ennemis ne réussiront à le séparer de l'empire allemand." — Matin. Un nouveau journal La "Nation belge" Nous avons annoncé que le XXe Siècle se muait en la Nation belge. C'est une erreur en se sens que le XXe Siècle devient hebdomadaire (dominical) et est remplacé comme journal quotidien par la Nation belge. Le programme du nouveau journal répond trop aux idées que nous défendons dans la Métropole depuis le début de la guerre pour que nous n'y applaudissions de tout cœur. Voici la partie du manifeste de la Nation belge, qui justifie pleinement une nouvelle orientation de la politque belge : Il n'y a pas dians le monde entier de peuple plus fier, plus vaillant, plus rebelle au joug, plus capable de sacrifice que le peuple belge. Il possède à un degré éminent toutes les qualités de la plus riche matière première. La guerre l'a cependant surpris sans Etat et presque sans armée et il n'a pas fait à l'ennemi, malgré le courage de ses soldats, tout le mal qu'une nation de huit millions d'hommes aurait dû pouvoir lui faire. Quel changement dans le sort de la Belgique et dans le destin de l'Europe, si le sens national avait été, chez nous, à la hauteur du courage, de l'héroïsme et de l'abnégation des citoyens! Proches voisins de l'AHeliia-gne surpeuplée et belliqueuse, nous aurions surveillé sa fièvre, nous nous serions précautionnés contre les mouvements de son humeur et les menaces de son appétit. Nous aurions cru, pendant la paix, à la possibilité de la guerre et nous l'aurions préparée, dans le seul temps où elle se peut préparer comme il faut, ainsi que M. Clemenceau adjurait l'autre jour la France de la faire totalement, intégralement, de toutes nos forces, avec notre cerveau autant qu'avec notre cœur. Nous n'aurions pas vécu dans le pays le plus heureux de la terre comme les enfants vivent dans l'abondance, sans savoir de quels efforts elle est le prix et à quels périls elle est sans cesse exposée. Ce n'est pas que les avertissements nous aient manqué. Nos pilotes royaux n'ont jamais failli au devoir essentiel de leur état. Ils ont eu tous les trois l'intelligence des dangers qui menaçaient notre existence nationale et le courage de risquer leur popularité en les signalant au pays. Leurs cris d'alarme, hélas ! ont retenti dans le désert. Depuis 1830, un trop grand nombre de Belges ont été, du reste, de la meilleure foi du monde, plus de leur parti que de leur pays. Dans notre presse et dans nos assemblées législatives, les questions les plus spécifiquement nationales, militaires, coloniales et financières ont été trop souvent débattues en fonction des intérêts des partis, ceux-ci y cherchant d'ordinaire, même sans s'en rendre compte, une plateforme ou un tremplin en vue des batailles électorales, les seules dont nous croyions, dans notre candeur, que le pays serait jamais le champ clos. O trésors d'activité et d'éloquence follement gaspillés ! Employés exclusivement au service de la nation, ils nous auraient donné une armée puissante, une solide frontière, une politique extérieure digne de ce nom et une diplomatie à la mesure de notre valeur et de nos besoins. Il est permis de douter que les malheurs de la patrie aient opéré, au moins de oe côté-ci de l'Yser, toutes les guérisons nécessaires. Après quatre ans de calamités sans exemple dans l'Histoire, toutes les-factions n'ont pas désarmé, tous les partisans n'ont pas perdu l'habitude de régler leurs opinions sur leurs passions et sur leurs intérêts. Le vieil homme reparaît chez beaucoup de miraculés de la première heure. Des hommes qui avaient sincèrement abjuré, le 3 août 1914, 1 des erreurs dont le souvenir leur déchirait le • cœur, retournent insensiblement aux idoles d'avant la guerre. D'aucuns agissent comme s'ils ne voyaient dans les calamités publiques qu'une semenoe de moissons électorales. On voit, çà et là, des enseignements politiques s'accrocher aux ruines de la Patrie.Il faut qu'un irrésistible courant d'opinion porte et soutienne, en même temps que notre chef héréditaire, tous les Belges enfin persuadés que la persistance de cette maladie risque de stériliser la victoire et de rendre inutiles les ruines amoncelées et le sang répandu.Ce ne peut-être que l'œuvre d'une presse nationale, libre dans ses jugements, indépendante de tout groupement politique, prête à les soutenir comme à les contrecarrer tous, selon leur position vis-à-vis de l'intérêt de la nation, libre aussi de toute dévotion comme de toute inimitié personnelles. O o Le premier anniversaire de la révolution russe Le premier anniversaire de la Révolution bien que de grandes solennités avaient été projetées, a passé à Pétrograde et à Moscou, à la suite de la gravité du moment, sans grande animation. La journée n'a été marquée que par une série de meetings. | Comment Bruxelles se gausse de l'activisme La Marolle autonome et indépendante Nous avons signalé d'après une dépêche la bonne blague de la "proclamation" de l'autonomie du quartier des Ma-rolles à Bruxelles. Il appert aujourd'hui que cette "proclamation" est un "document"—évidemment — rédigé par un joyeux mystificateur qu'on se passe en ce moment de main en main en Belgique où il a provoqué un rire homérique et où il a peut être plus fait pour discréditer l'activisme que les protestations les plus solennelles. C'est que, sous son apparence de "zwanze" bien bruxelloise, il constitue une sanglante critique des quelques traîtres et de leurs rares dupes qui se sont imaginés que des "actes" d'une minorité se constituant proprio motu à la faveur des bayonnettes, juge souverain des destinées d'un groupe linguistique, pouvait exercer la moindre influence sur les "faits". Les dépêches. Wolff qui représentent le "Conseil des Flandres" comme une entité "légale", tout l'effort de la propagande germanique, se brisent sur l'écueil des réalités. La proclamation intitulée "La Marolle autonome et indépendante" est comme une démonstration par l'absurde de la folie activiste. A ce titre, nous croyons devoir passer sur les quelques vulgarités de ce document imbu du "réalisme" bon enfant de la rue Haute, et le reproduire d'après notre confrère Les Nouvelles (5 mars) : Les 800.000 z'habitants du Grand-Bruxelles, ça est un tas de stoeffers franskillons et de wallebake flamands. Nous autres, poteverdoeme, on est des tas de Marolliens pur sang, nés natifs de la rue aux Laines, del Vosseplein et de l'impasse Perle d'Amour, et l'ont sait, Janvermille, ce qu'on veut. Ils sont là-bas des tas de milliards d'hommes qui se battent pour l'indépendance belge. Il y a des Englisch, des Français, des Italiens, des Portugais, des Serbes, des Monténégrins, des Américains, des Russes, des Brésiliens, des Chinois, des Japonais, des Mexicains, des Colombiens, des Indiens, des Canadiens, des Australiens, les trois quarts du monde, allo. Tous ces gens, ils ont une visse lâchée dans leur cabosse ; ils sont stapelzot. La Belgique, ça est une flauske ! Il n'y a plus de Belgique ! ! ! René de Clercq l'a dit sur le grand théâtre de l'Alhambra et se slume cadeï, il le sait bien mieux que les autres, puisqu'il a son fils qui studée sur l'université flamande de Gand dans un bocal. Plus de Belgique, plus rien que la Flandre Zonotome, la Wallonie découpée en Kip-Kap et la Marollie libre et indépendante ! C'est pour ça que nous autres Marolliens on a convoqué nos compatriotes à un meeting de monstres, dans les salons de l'a Dikke Luis, rue Haute, et on a voté à l'ulalimité moins les voix de ceux qui sont contre la résolution suivante : Deux cent quarante-sept zonnekloppers, tonneklinkers, veurvechters, Hoogstrategaste, Natalesmokeleers et autres gardes civiques, représentants autorisés de la populateion bruxelloise, avons pris le décret suivant r 1. La Marollie est constituée en Etat autonome et indépendant. 2. Ses limites définitives seront établies par la conférence de Brest-Lillekezot. 3. Le roi Albert, le Gouvernement du Havre, le Collège échevinal de Bruxelles et tous les gros bonnets del Stadhuis sont foutus à la porte. 4. L'emploi du marollien devient obligatoire et gratuit. 5. Plus aucune gazette ne sera imprimée en français ; cette mesure ne vise ni la Belgique ni le Bruxellois qui continueront comme par le passé à paraître en pur marollien. 6. Tous les caberdouches seront fermés à 8 heures (heure des montres déposées chez Ma Tante, rue St-Ghislain) sauf ceux qui sont fréquentés par les membres du Gouvernement marollien et les Zattekuls du Conseil des Flandres ( Verraad van Vlaanderen). 7. Tous les Brusseleers étant qu'à mêmes ruinés coucheront désormais sur la paille (en vente 20 francs le kilo à la Scherreweg Zen-trale, Chambre n. 100). 8. Tous les réverbères, lanternes et autres vettepottekes seront allumés de 8 heures du matin à 8 heures du soir pour empêcher les aéroplanes de voir la lune en plein jour. Pendant la nuit ils seront peints en blanc clair et transparent. 9. La Marollie se considère en état de guerre avec la principauté de Monaco, l'état neutre de Moresnet et son ennemi séculaire : le marquisat de Molenbeek. 10. Tous les sabres en bois du Grand Bazar et les canons de zinc de chez Tietz sont confisqués et fondus pour faire de la monnaie pour la Marollie libre et indépendante. 11. Toutes les libertés sont supprimées. (Voir suite 3ème page, 3ème colonne)

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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