La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 24 Octobre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 20 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/cf9j38mf80/
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LA METROPOLE iONEfPENNY CINQ CERTUHE» EMIÎDKI VIJF CEBT Kti DIX CENTIME! PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES * Bureaux : 43, Chaneery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holbora 212. ABONNEMENTS lgmois 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. ANNIuJîj MERCREDI 24 OCTOBRE 1917 No. 297 LA. GUERRE Nouvelle bataille en Flandre Débarquement allemand en Esthonie Un aveu allemand [L'attaque combinée que les troupes Loaises et britanniques ont faite en Lire n'est pas tant une offensive Lue opération d'ajustement du front L eavirons de la forêt d'Houthulst. L front de ces opérations mineures s'é-Eiddu voisinage de Poelcapelle jusqu au |d de la forêt d'Houthulst. A Poelca-L le front britannique se recourbe hisquement vers l'est et c'est cette este de saillant que les troupes de Sir biglas Haig ont encore étendu en Emparant, sur une longueur de plus de 500 mètres, des divers objectifs : fer-k et redoutes bétonnées, qui leur a-[ient été assignés sur la colline se trou-Là l'est du village; d'autres troupes, prant au sud-est du village, ^e rendi-l maîtresses aussi d'une série d'ob-ttifs et les dépassèrent à certains en-Lits. "Plus au nord, les troupes britan-Lues, agissant de concert avec 1 ex-Ime droite du contingent français, at-huèrent sur un front de plus de trois lomètres entre la voie ferrée d'Ypres [Staden et un point situé au nord t Mangelaere. Après des combats opi-jâtres, nos alliés , purent se rendre mails des défenses au sud de la forêt iHouthulst, ainsi que de plusieurs fer-p et d'abris bétonnés. jj.es Alliés se sont établis fermement irla limite sud de la forêt d'Houthulst. [s Français se sont assuré des posions solides au nord de Veldhoek, [En somme, cette opération, faite dans te conditions de terrain et de tempéra-ire détestables, a réussi au delà de tou-! espérance. Dès que le temps se re-iettra au beau, que les pluies cesseront i que le terrain se raffermira, nous as-jsterons à des opérations d'une nature (itrement étendue. La direction de ces pérations sera probablement Passchen-jtele, où la crête empêche encore les [oupes britanniques de dominer complètent les lignes allemandes. Il est frfaitement clair que l'armée- anglaise jtout intérêt à s'emparer de Passchen-«ele et à progresser ensuite vers le prd, en tenant les hauteurs dans la diction de Westroosebeke. Il faut' re-(arquer que, dans cette partie, l'orien-ition du front d'attaque n'est plus patte à celle de fa zone élevée, comme Ile l'était de Passchendaele à Gheluvelt. es deux directions sont au contraire à pu près perpendiculaires l'une à l'au-:t Mais, de la partie culminante se 'tachent des positions transversales, 'parées par des vallons. Les Allemands Kupent celles qui de Passchendaele foutissent à l'éperon de Keiberg, vers :sud-est. D'autre part, entre Passchendaele et Iforêt d'Houthulst, ils tiennent, sur les Mes, un terrain un peu plus élevé et ®r conséquent moins détrempé que ce-occupé par les Anglais en avant de ^'capelle. Il n'en est pas moins vrai ïe la direction de la ligne culminante st maintenant fichante par rapport au font anglais et par conséquent moins jllre à enlever que les positions précédés, dès que la pluie cessera de ren-le sol si difficilement praticable. Une 0IS à Passchendaele, le reste de la crête jui s'étend au nord jusqu'à l'est de Sta-tn ne pourra résister longtemps, sur-s> le saillant de Poelcapelle est en-Pre poussé en avant. De cette façon, 1 |°rteresse formidable que constitue la rct d'Houthulst sera prise de flanc et la!ra par être évacuée automatiquement. J* résultat de la nouvelle bataille des Wres se chiffre du côté britannique r 2oo prisonniers, sans compter les 'es très fortes que les Allemands ont 'es au cours de combats opiniâtres. 1 Dans le secteur de l'Aisne, les combats arMlerie continuent avec violence. Ce ^teur, avec celui des Flandres, consti-actuellement le grand pivot des opé-!J)ns du front français. Jusqu'ici, nos [ ants alliés n'ont pas pris possession a crête militaire du plateau nord de 1 Aisne, dans la portion comprise entre le village d'Allemant et la ferme du Panthéon. L'ennemi est toujours maître de toute la partie du plateau traversée, depuis le moulin de Laffaux jusqu'à la retombée sur la vallée de l'Ailette, par la route de Soissons à Laon. Dans cet intervalle, large de 7 kilomètres nos alliés ne possèdent ni le haut dej^ pentes, ni les vues sur l'Ailette. C'est là que se trouve l'épanouissement du plateau qui porte les points principaux de la ferme de l'Ange Gardien et de celle de la Malmaison, avec les ruines de l'ancien fort. Les Français y exécutent des préparations d'artillerie, à la suite desquelles les reconnaissances opèrent des destructions dans les lignes ennemies et en ramènent des prisonniers. Ceci peut être le commencement d'actions plus importantes, si le temps et l'état du terrain permettent de les entreprendre. Dans la région de Riga, les Allemands ont exécuté une nouvelle manœuvre en débarquant des troupes sur la péninsule de Verder (sur terre ferme, en Esthonie), située en face et à l'est de l'île de Moon. Cette opération se fit sous la protection des contre-torpilleurs, qui bombardèrent les détachements russes qui protégeaient la côte. Simultanément, des barges ennemies furent observées à l'entrée de la baie de Matzal, au nord-est de l'île de Moon* à 12 kilomètres au nord de Verder, naviguant dans la direction de la côte. Deux compagnies d'infanterie débarquées sur la péninsule avancèrent dans la direction de l'intérieur sous la protection d'un barrage d'artillerie effectué par la flotte et refoula les détachements 'russes. Un communiqué russe, daté de dimanche, reconnaît l'occupation complète par l'ennemi des îles d'Oesel et de Dago. Malgré les conditions très difficiles de combat contre des forces supérieures et les efforts de l'ennemi pour empêcher la flotte, embouteillée dans la passe de Moon, de sortir, l'escadre russe réussit à se retirer de cette situation difficile en ordre parfait et sans subir de pertes-Tous les accessoires de la flotte, comme les barges, transports, radeaux, .cutters furent également sauvés. Un communiqué officiel allemand, daté du 22 courant, reconnaît que l'escadrille de zeppelins, sous la direction du baron Preusch von Buttler-Brandenfels, après avoir bombardé Londres, Manchester, Nottingham, Derby, Lowestoft, Hull, Grimsby, Norwich et Mappleton, quatre navires aériens, commandés par les capitaines Habbert, Koolle, Hans Geyer et Schwander, se perdirent au-dessus du territoire français. Quant aux autres qui se sont perdus, le bulletin allemand n'en fait pas mention.——o—o L'enseignement belge en Hollande 11.437 élèves à la fin de 1916 En Hollande, comme dans tous les pays étrangers où l'invasion teutonne a poussé les Belges, le gouvernement belge s'est occupé de mettre les enfants à même de faire ou continuer leurs études. A la fin de l'année 1916, 420 instituteurs et institutrices donnaient l'enseignement à 11.437 élèves, dont 8.951 d'origine flamande, 2.085 d'origine wallonne et 401 (105 enfants juifs compris) pour lesquels on ne possédait pas d'indications. o—o Pour l'après-guerre Dans les écoles belges de Rotterdam Le Conseil d'administration des écoles belges de Rotterdam a décidé d'organiser, dans les classes supérieures de l'Athénée, des cours conférences sur la restauration économique de la Belgique. Ces cours spéciaux concerneront l'armement maritime, les sciences navales, la marine marchande, la batellerie, la navigation fluviale, les ports, le commerce extérieur de la Belgique, le libre-échange, le protectionnisme, etc. I Le double but des réquisitions > allemandes en Belgique Les deux extraits ci-dessous de journaux allemands mettent bien en lumière le double but des réquisitions allemandes en Belgique : Il y a eu de grandes difficultés à maintenir l'exploitation des usines allemandes de construction de machines-outils en ce qui concerne les matières premières, cuivre, étain, etc. Grâce aux saisies, l'administration de l'armée est assurée de ne pas manquer des métaux nécessaires pour la durée de la guerre (Der Prak-tische Machinenkonstrukter, 21 octobre 1915). Après la guerre, la concurrence française et belge ne sera plus à craindre, par suite des destructions occasionnées par la guerre. Export, 28 décembre 1915.) On rapprochera de ce dernier aveu celui fait par un officier allemand à un des directeurs des usines de la Providence (Charleroi) qui protestait contre le bris de l'outillage non enlevé : "C'est regrettable, mais j'ai l'ordre de Berlin. Il faut que la Belgique soit vidée éconimique-ment et hors d'état de produire 1" _• o—o Egypte et Belgique A l'occasion de la mort du khédive Hussein Kemal et de l'avènement du khédive Fouad, les télégrammes suivants ont été échangés entre le grand quartier général belge et le Caire : Son Altesse le khédive d'Egypte, Le Caire, Ayant appris avec une peine très vive la mort du khédive Hussein Kemal, je prie Votre Altesse d'agréer l'expression de mes condoléances les plus'sincères. Que Votre Altesse me permette d'y joindre de chaleureuses félicitations à l'occasion de Son avènement et tous les vœux que je forme pour Son bonheur et pour la prospérité de l'Egypte. ALBERT. Sa Majesté le roi des Belges, grand quartier général belge, Je suis vivement touché de la part que Votre Majesté a bien voulu prendre du deuil qui vient de frapper ma famille et mon pays par la mort de mon frère bien-aimé le sultan Hussein. J'ai été aussi profondément sensible aux condoléances que Votre Majesté a bien voulu m'adresser à cette occasion ainsi qu'aux félicitations et vœux qu'Elle a gracieusement formulés pour mon bonheur et la prospérité de l'Egypte. J'en remercie de tout cœur Votre Majesté et la prie d'agréer mes plus sincères souhaits pour le triomphe final de la cause de la Belgique ainsi que pour son bonheur et celui de Sa Majesté la Reine, dont le dévouement aux œuvres de soulagement pour les victimes de la guerre fait l'admiration universelle.FOUAD. o—o L'affaire Bolo Pacha Bolo et von Jagow L'Agence Wolff prétend que le télégramme de von Jagow, ex-ministre des Affaires étrangères, à Bernstorff, ex-ambassadeur à Washington, lui demandant s'il avait des nouvelles de Bolo, n'a jamais existé, pour la bonne raison que le gouvernement allemand ignorait l'existence de Bolo. La National Zeitung donne à cette information un cinglant démenti en écrivant textuellement : "On ne savait pas à ce moment, dans les milieux compétents, que Bolo avait allongé ses antennes (fuehler) également (sic) en Amérique." Si donc le gouvernement ignorait que Bolo eût également allongé ses antennes jusqu'aux Etats-Unis, il est "également" certain qu'il était, par contre, parfaitement au courant des manœuvres de Bolo dans d'autres pays de l'Entente. Les démentis de Cavallini Cavallini, dans une nouvelle lettre au journal Italia, dément encore une fois les informations secondaires qui ont été publiées sur son compte. Il évite soigneusement de nier les accusations plus graves-"Il n'y a rien de vrai, dit-il, dans les racontars d'une concierge parisienne que j'ai poursuivie devant les tribunaux pour coups et blessures. Je n'ai jamais fait commerce d'armes, de poudre, de canons ou de bombes.' Je ne connais aucun sujet turc. Je ne me fais pas à moi-même l'injure de démentir les bruits d'après lesquels j'aurais eu l'intention d'ouvrir une pension de famille." Les trois membres de la commission d'enquête qui se trouvent à Rome vont procéder incessamment à l'interrogatoire de personnes mêlées à cette affaire. Dans l'Armée belge Un important mouvement de promotions Le Roi vient de signer un important mouvement de promotions dans les cadres de l'armée : Dans l'Infanterie. Sont promus capitaines-commandants : Les capitaines en second : Nicaise, Coutu-rieaux (colonie) ; Dendauw, Kindt, Sthouse, Vandevelde, Carion, Menzel, Stellingwerff [aviation) ; Bal (colonie) ; Raucroix. Lieutenants : les sous-lieutenants De Brier, Vander Mensbrugghe, Reding (rés.) ; Delmot-te (rés. colonie) ; baron de 't Serclaes de Wom-mersom (rés.) ; Ninitte (rés.) ; Rousseau, Fla-riaut, Lacoppe (rés.) ; Puylaert, comte'de Mé-'ode (rés.) ; Denys, Rousseuw.Libert, De Key-îer, J., jhek, Laval, Hanquet, baron de Stein l'Altenstein, Vandendorpe (rés.), Toussaint rés. colonie) ; Ghilain (colonie) ; Van Casteele rés. colonie) ; Attout (rés. colonie) ; Devaux rés.) ; Leurquin, Ghesquière, Rombouts, De Rycke, Vincke, Musette, Swennen (réserve). ' Dans la Cavalerie. Sont promus : Lieutenant-colonel : le major Jooris. Major : le capitaine-commandant D'Houst. Capitaine en second : le lieutenant comte i'Oultremont. Lieutenants : les sous-lieutenants Wynen, joethals, Lints, Gilleman, Lindeman, Haege-man, Van Overbeke, Goffinet, Smolders, de Biolley, Cogels, baron Buffin, Moeremans i'Emaus, de Schietere de Lophem,, Delrue, 3gy (rés.); Oldenhove (rés.); W.M.P.G. 'rés.); Lamarche (rés.); Wolfers (rés.). Dans l'Artillerie. Sont promus : Lieutenants-colonels : Majors Uytterhoven [adjoint d'état-major) ; Van Crombrugge (adj. d'état-major). Majors : les capitaines-commandants Van der Eycken, Triest, Lebrun, Lefèvre, Vinçotte (adjoint d'état-major) ; Denis (adj. d'état-major) ; De Jonghe (adj. d'état-major). Capitaines en second : les lieutenants Au-rousseau, Couturieaux (colonie) ; Van Re-moortere, Jaco, Mignon, Rongé (aviation) ; Rosa, Plisnier (colonie) ; Resimont, Cosse, Lebrun, Van Sprang. Lieutenants : les sous-lieutants Ghys (rés.) ; Thomas (rés.) ; Flanneau (rés. colonie) ; Du-puis, Génicot, Goethals, Hermans de Heel, Dever, Fremont, Didier, Faidherbe (rés.) ; Heymans (rés.) ; Aerts (rés.) ; Van der Best (rés.) ; Rolin (rés.) ; Depage (rés. aviation) ; Levie (rés.) ; Buchet (rés.) ; Latinis (rés.) ; Peltzer (rés.). Dans la Génie. Sont promus : Majors : les capitaines-commandants Huv-ghe, Badoux J. Lieutenants : les sous-lieutenants Mathieu (réserve) ; Régnier (rés.) ; Calberg (rés.) ; Ge-rain (rés.) ; Semai (rés.) ; Begasse (rés.) ; Tim-mermans (rés.) ; Vander Ghote (rés.) ; Bouty, Defforitaine, Van Ghendt, Houben (rés.) ; Jahn (rés.) ; Plisnier (rés.) ; Gillain (rés.) ; baron de Cartier d'Yves (rés.) ; Brabant (rés.) ; Vander Cruyssen (rés.) ; Burgeon (rés.). Dans le Corps des transports Sont promus : Lieutenant-colonel : le major Coppejans. Lieutenants : les sous-lieutenants baron Osy de Zegwaart (rés.) ; Van Overbeke (rés.) ; Tyd-gadt (rés.) ; Langlet (rés.) ; Descamps (rés.) ; Mathieu (rés.) ; Le Tellier (rés.) ; de Hemp-tinne (rés.) ; Solvyns (rés.) ; Nols (rés.) ; Lip-pens (rés.) ; Clyans (rés.) ; Dans la Gendarmerie. Lieutenant : le sous-lieutenant L'Hoir. o—o Les "as" belges Sont nommés chevaliers de l'ordre de Léo-pold : Thieffry, Edmond, sous-lieutenant auxiliaire, aviateur militaire : Pilote de chasse d'une audace, d'un allant et d'un sang-froid remarquables. A abattu les 16, 22 et 26 août 1917, respectivement ses 7e, 8e et ge avions ennemis.Demeulemeester, André, adjudant, aviateur militaire : Pilote de chasse de première valeur ; par son courage et son habileté, a abattu le 21 août 1917 son 5e avion ennemi. A été assez grièvement blessé au cours du combat. o—o Les manoeuvres de paix Une note de l'Agence Reuter émanant de milieux bien informés répond ainsi aux récentes manœuvres de paix de l'ennemi : " Les efforts apparents qu'a faits l'ennemi pour créer une atmosphère de paix lors de la réception de la note du Pape sont maintenant suivis d'une nouvelle tentative tendant évidemment à un but similaire. " Il est fastidieux et presque inutile d'insister sur ce que tous les Alliés considèrent comme le seul moyen capable de mettre fin à la guerre et qui sera seulement praticable quand l'Allemagne et ses associés comprendront que les déclarations des peuples et des gouvernements alliés ne sont pas de simples paroles en l'air. Ceux-ci poursuivent d'ailleurs inlassablement cette fin par l'épée, le seul arrangement à l'aide duquel le militarisme allemand soit à même de comprendre la situation." Lettre d'un Jas La boue La bataille des Flandres déconcerte les stratèges en chambre. Elle déconcerte même ceux qui en sont les spectateurs, les acteurs immédiats- Depuis que sur certains points les troupes françaises et anglaises ont relevé de sa faction de trois ans la garde de l'Yser—-l'armée belge — nous avons assisté à tant de marches et de contre-marches, à tant d'arrivées et de mises en position de batteries et de pièces isolées, à tant de départs de canons, nous avons vu tant d'attaques commence, réussir, s'enchaîner, maïs nous avons aussi tant de fois vu changer les points offensifs que vraiment, nous autres, soldats, nous sommes moins bien renseignés que les g-ens de l'arrière. Aussi ne faut-il pas croire que, dans cette lettre, soient envisagées les conditions de la bataille actuelle.Le soldat est fataliste : ce qui doit arriver, arrive- On attend les ordres, tout ;n les discutant âprement avant de les connaître, puis, les ordres donnés, on se hâte de les exécuter. Cependant, tout en $tant fataliste, "on" ne s'habitue guère aux intempéries de la nature flamande. Voilà trois ans que nous vivons dans ['eau et que nous recevons deux jours sur trois les averses intarissables du beau pays de Flandre. Nous en serions las, sans aucun doute, si les Alliés n'étaient venus, au début de la quatrième année, partager un peu notre sort. Tous les Français, tous les Anglais sont d'accord avec nous pour médire de la singulière et mauvaise température des Flandres. Et ceci, en nous rendant justice — finalement — nous console de bien des souffrances.Cependant, la Flandre n'a jamais été le cloaque qu'elle est actuellement. On peut dire que la boue y règne en absolue-maîtresse. Il a plu pour ainsi dire sans discontinuer pendant les quinze premiers jours d'octobre; il a plu une pluie furieuse, cinglante, déchaînée. Les prairies sont transformées en une suite d'étangs, de lacs, de marais, de ruisseaux, de mares, de flaques liquides. Les routes sont tapissées d'une couche épaisse et mobile, et gluante et glissante, de boue. Les automobiles, les charrettes attelées et tout ce qui constitue à l'heure actuelle le formidable charroi de la Flandre y patine et y patauge; des pâtés de fange éclaboussent les façades des maisons, les capotes des hommes; la boue envahit tout, s'insinue dans les villages, pénètre dans les maisons, gagne les baraquements et les paillasses où, dans l'humide et malodorante atmosphère, les hommes, tout habillés, dorment pesamment. Et les contingents qu'on relève des tranchées et qui reviennent n'ont plus l'air d'être des hommes comme les autres. A force d'avoir vécu dans la "mélasse" des tranchées, des boyaux, de s'être enlisés dans la terre pétrie d'eau, les soldats sont habillés de terre. On dirait des blocs de glèbe sculptés par les mains inhabiles de sculpteurs naïfs. Ce sont des hommes de terre, des hommes de boue qui défilent, chantent et rient. La terre de Flandre elle-même semble avoir pris les armes. C'est elle qui se déplace de tranchées en petits postes; c'est elle qui va se faire panser aux postes de secours, dans les hôpitaux... Les soldats de la Somme, de la Champagne, de Verdun, les artilleurs de Lens, de l'Isonzo ont apporté, à leurs semelles, aux roues de leurs canons, de la boue de toutes les régions alliées- Ces différentes boues se sont mêlées à celle de la Flandre et il y a là une sorte d'union épique et grandiose. La boue est en marche autour du pivot central que représentent, là-bas, dans la fumée des éclatements et la brume d'automne, les ruines de Dixmude. MAURICE GAUCHEZ. 0—o Mission belge en Italie Le ministre de la Justice belge, M. Carton de Wiart, et le général belge Morel, sont arrivés et ont été reçus au Palazzo Vecchio par le maire et la municipalité. En présence du garde des sceaux Sacchi, ils ont inauguré l'exposition photographique de Belgique installée au siège de la Société Léonard de Vinci.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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