La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 23 Decembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 15 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/g15t728c6t/
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*LA METROPOLE," the inSuentsaî Belgian newspaper now enjoying tlffl hospitsiity of êtMtïaîiî, was rcœoved to this coimtry after the destruction by the Gernrans of its Àntwero ofëces- Througb its appearance in coajunetion wrth this papsr thousaods jf refugees from Antwerp and other parts of Belgiiina are able to obtain the latest Beigiaa news in their own language. LA MÉTROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22mb ANNÉE JEUDI 28 DECEMBRE 1915. N°- 357. LA GRANDE GUERRE. I LES RUSSES AURAIENT DEBARQUE A I " VARNA. — AUCUNE CONFIRMATION OFFICIELLE.—LE FAIT SERAIT TRES VRAISEMBLABLE.—CALME EN SERBIE.— SUCCES FRANÇAIS EN ALSACE. -1200 PRISONNIERS ! — CONFIRMATION ALLEMANDE—LES TROUBLES EN PERSE. — LES PERTES EN MESOPOTAMIE.—LE RESULTAT DU "DERBY SCHEME." ! Les Eusses, dont on avait, tant de fois, mais I en vain, annoncé l'intervention active dans la I csfflpagtte des Balkans, sont-ils enfin entrés I d2B= li sphère d'action, on ne saurait encore ■ ]e dire avec certitude. Jj y a quelque temps Varna, le port bulgare, ■ avait été bombardé par une escadre russe. I iuais c'était tout. Plus tard les journaux I allemands avaient annoncé la présence dans I la mer Noire d'une imposante flotte russe, I escortant un nombre considérable de trans-I ports chargés de troupes ; peu de temps après ■ on signalait la concentration des troupes du K Tsar en Bessarabie, et en particulier à Keni, I un. port du Danube. Les troupes avaient été I passées en revue par l'Empereur et le Tsare-I witch, et l'on s'attendait à une action immé- ■ diate. Mais malgré tout Sœur Anne de Serbie I ne voyait rien venir. Voici enfin des nouvelles plus précises, mais ■ qui ne sont malheureusement pas encore con-I firmées, et qui sont communiquées par le cor-I respondant particulier du " Daily Chronicle," 1 qui est seul à avoir la nouvelle. Voici ce qu'il ■ écrit:— La nouvelle est arrivée à Athènes, d'une source autorisée, qu'une expédition russe des-K tinée à la Bulgarie a débarqué lundi à Varna. I Cette ville a été bombardée par la flotte russe ■ et réduite en ruines, et l'artillerie fut réduite ■ au silence. Les pertes de la garnison Jurent ■ lourdes. La résistance étant brisée, des transports, ■ sous le couvert des. canons navals, firent leur ■ entrée dans le fort, débarquant do l'infanterie ■ et de l'artillerie sans subir de pertes. Suivant I une information télégraphiée par un consul ■ neutre à Varna, les Eusses sont en nombre ■ suffisant pour défendre la ville contre tout ■ retour offensif possible des Bulgares. [ A la légation russe de Londres, hier matin, If aucune confirmation ne put être donnée, niais II la nouvelle était acceptée comme vraisem-II friable, parce que, paraît-il, les cables officiels 11 n'arrivent souvent qu'après les dépêches par-11 ticulières. i Etant donné que, d'après la " Tribuna " de ■ Home, Varna avait été choisi par les Eusses ■ comme une base d'opérations contre les Bul- ■ sates, on peut accepter le débarquement ■ comme probable. I 11 n'y a donc, en cette occasion, qu'à attendre ■ que des télégrammes officiels viennent con- ■ limer cette excellente nouvelle. Mais l'on ■ nous permettra d'observer que ce débarque-I ment, s'il s'est produit, suivant de près l'a-I bandon de la campagne de Gallipoli et le re- H trait des troupes britanniques indique, netteJ I meot.une action coneertée des Alliés qui pré-I parent de la " besogne " pour l'ennemi à Salo-B nique et lui ménagent une petite surprise à [ Sur le front serbo-grec le calme règne. ■ En France une attaque en force a permis ■ aux troupes d'étendTe de façon considérable ■-leurs positions sur la pente est de la hauteur ■ «l'Armanvilkr, en Alsace; 1200 Allemands, ■ dont 21 officiers, appartenant à six régiments ■ différents, furent faits prisonniers. Ce succès ■ «st confirmé par le bulletin de Berlin, qui. ■ ajoute que le sommet de la hauteur"SÛ ?iu,es- ' * ■ été capturé par les Français, ainsi I Wune portion de tranchée sur le Hilsenfixst. K ^ Sa Flandre la canonnade continue avec vio-RwMl»lag Allemands sont très actifs devant ■ et devant l'Yser; suivant des soldats ■ Jim sont rentrés à Bruges, revenant de l'Yser, V ' Jrfcie des Alliés et les canons des moni- ■ tai5 ont détruit de nombreuses positions alle- ■ Mandes, ainsi que des hangars servant de I ont'''? d'hiver. Les attaques d'infanterie ■ ™Perse le calme sembûe rétabli; les Russes ■ »e sont rendu maîtres de Ivum, après une vio-I bataille. Les révoltés, soùs la conduite ■ chefs persans, ont été dispersés. I rl Pertes subies par l'expédition anglaise I 'M,^soPotam^e s'élèvent au total à 1127, dont I sJ'fa^W8res officiels du " group system " ne I Parfe' P^Wiés Qu'après l'ajournement du ■ d(;^-e ?a^5er s'est fait porter malade. Le sang ■ '"ener des Hohenzoilern lui jouerait de nou- ■ •auun mauvais tour, et il serait ateint d'une I du tissu cellulaire " qui lui I liw'a 'a corvée d'aller passer la Noël sur le ■ t03t occidental. NOS ALSACIENS. ■ laJ,)ire confrère Louis Piérard a eu entre les ■ l ,"?s damiers numéros des deux journaux B, û°rnadaires de Malmédy qui continuent à ■ ^ f en fTanÇais sous la censure allemande ■fie les articles politiques, bien entendu, R'nf011' autorisés qu'à célébrer I3. gloire de sPe €t traîner dans la boue les puis-Kes 1 Entente. La ''Semaine" et 1' HLp1?® Malmédy," feuille d'annonces et hebdomadaire du Cercle de Malmédy, H ae touchants journaux comme il en pa-fond des lointaines provinces. ' a dans chacun -des numéros cinq à six ^■ftces de décès de soldats. C'est beaucoup une petite ville comme Malmédy qui peut-être 2000 habitants. Cela vous Une idée des pertes effroyables subies ■R. 18 armées allemandes. Tous ces soldats parmi les boues de la Wolhynie on de la ont tous des noms bien wallons. ^^^Uppellent : Pierre Limbourg, Henri Lau-^^^■Joseph Noëll, Louis Michel, Jean DandrifosSe, Armand Laloire. Joseph Victor Bragard, Armand Warbomont, Joseph Thomas. ^^■ïufiejice, sans doute, on ne les envoie ^^Kfront oriental, comme les Alsaciens- LA GUERRE DE DEMAIN. LES TRANSPORTS MARITIMES A LA CONCLUSION DE LA PAIX. Nous avons dit et nous répétons qu'il y a une urgence extrême pour les gouvernements alliés à se préoccuper des questions économiques dès à présent s'ils ne veulent pas que l'Allemagne, battue militairement, remporte une grande victoire économique. Il y a urgence parce que le problème est complexe. On peut diye, à priori, que, industriellement parlant, Anglais, Français, Italiens, Eusses et Belges surtout, nous sommes tous affaiblis par la guerre. Nous avons nos hommes valides sous les armes, nous sommes dans l'impossibilité matérielle de donner aux industries menacées par la concurrence allemande l'essor qu'il faudrait leur donner ; nous sommes empêchés de créer les industries nouvelles qui pourraient lutter avec l'industrie allemande. En Angleterre, l'industrie est handicapée par les gros salaires; en Belgique elle est morte si pas partiellement ruinée par des destructions systématiques et la réquisition savamment organisée suivant les directions de l'espionnage commercial allemand. En Allemagne, au contraire, où la conduite de la guerre ne rencontre pas les mêmes difficultés que chez les Alliés, puisque les troupes se meuvent entre les différents fronts, on a songé depuis longtemps à la préparation de la guerre de demain. On y accumule des stocks de marchandis-es qui seront jetées à vil prix sur tous les marchés et particulièrement dans les pays alliés où les besoins seront énormes. Le but poursuivi est d'amasser sans coup férir de grand capitaux qui permettront à l'industrie allemande de continuer sa dévorante activité et de bloquer par la même occasion l'industrie adverse. En dehors des industries de la guerre qui auront fait des progrès considérables les Alliés sont, du fait des difficultés de la guerre, mis en infériorité. Ces difficultés de la guerre proviennent de la nécessité des transports maritimes pour une très large part. Ces transports prennent en effet une large part de l'activité militaire et de 'la main d'œuvre des Alliés. Or à la conclusion de la paix—et ceci n'est qu'une des faces du problème qui en montre la complexité—les Alliés devront rapatrier les troupes qui se trouvent aux quatre ooins du monde. La Grande-Bretagne devra ramener ses troupes, d'Egypte, de Salonique, ramener les Indiens, les Australiens, les Canadiens chez eux; la France et l'Italie, dans une mesure moindre devront faire de même. Il faudra aussi rapatrier 'les prisonniers internés en Angleterre et dans le nord de l'Afrique. Pendant que de nombreux navires seront employés à cet effet, la marine marchande allemande chargera en toute hâte les stocks de marchandises accumulés et las transportera partout. La rentrée des troupes congestionnera nos marchés du travail. Il y aura beaucoup d'offres et peu de demandes de main d'oeuvre. Tandis que les Alliés seront amenés par là même à ne libérer les trouipes que progressivement, l'Allemagne, dont les ateliers sont restés en activité, pourra employer immédiatement. sa main d'oeuvre. Nous serons donc pendant une périede assez longue hors d'état, non pas même de fabriquer pour concurrencer l'industrie allemande, mais même de répondre à nos propres besoins. Disone-le, c'est la défaite écrasante après la victoire. Or, la guerre a pour cause indirecte la domination économique du monde par l'Allemagne; cette domination devant préparer la conquête définitive Dès lors il faut prévoir après la conclusion de la paix une période longue assez pour empêcher l'Allemagne de-réaliser ses desseins. Il 'faut ïrfercSrlrï accès d«Pports alliés aux: navires allemands pendant au moins un an. Il faut veiller à ce que les marchandises allemandes ne pénètrent chez nous par l'intermédiaire des neutres. " Caveant oonsuies." UN AMI DE LEOPOLD II. On annonce la mort de M. Meyers, ancien député, sénateur provincial du Limbourg, ancien bourgmestre de Tongres. M. Meyers était le père de l'avocat général près la Cour d'appel de Liège; de M. Meyers, attaché au ministère de la justice; de M. G. Meyers, conseiller provincial de Tongres, et de Mme De Renne, de Namur. C'est une noble et sympathique figure qui disparaît. M. Meyers, qui n'avait guère moins de 80 ans, était un petit, homme seo èt nerveux, d'une résistance, d'une combativité remarquable.Parlementaire avisé, il était un des assidus du Sénat. C'était aussi un vrai patriote qui voyait clair. L'ancien bourgmestre de Tongres fréquentait le Palais de Bruxelles; il était fréquemment l'hôte du Eoi Léopold, qui le tenait en estime. Au temps' de la jeunesse du souverain défunt, il fit, en sa compagnie, de fréquentes parties de chasse... où l'on ne chassait pas du tout. — Lorsque, nous confessait naguère M. Meyers, Léopold II caressait un gros projet, il avait tout de suite sous la main une partie de ! chasse... ou un déjeuner. On arrivait en plaine; là, on trouvait quelque fonctionnaire qui vous priait de venir prendre un cordial 1 dans quelque chalet avant d'affronter les la- | bourés. On s'y rendait et l'on trouvait le roi penché sur des plans ou la tête enfouie dans quelque volumineux dossier. Narquois et souriant, Léopold y allait de ses petits compliments ; ensuite, il abordait l'objet principal de l'invitation: quelque travail gigantesque auquel il songeait et dont les études lui paraissaient mûres. %n COMMUNICATIONS. Plusieurs lecteurs nous demandent encore quelle est la voie à suivre pour envoyer à des soldats en campagne les paquets d'une valeur de 2 sh., dont nous avons parlé il y a quelques jours. Us doivent s'adresser au bureau de correspondance belge, Sardinia House, Kings-way, Landon, W.C. le cas du p. m0rin, o.s.b. UNE RECIDIVE. Après les protestations justement motivés qu'avait provoqués d'ans les pays alliés et ailleurs même le premier article du Père Morin contre l'œuvre entreprise par Mgr Bau-drillart-, après le désaveu public que l'abbé de Maredsous avait donné dans sa lettre au directeur du " XXe Siècle," lettre reproduite par la plupart des journaux, D. Morin a cru de son devoir et de son honneur de répondre à toutes ces attaques en publiant, dans les colonnes de 1' " Information de Bruxelles," journal à la solde de l'Allemagne, un nouvel article pour justifier son attitude. Loin de se justifier, il s'opiniâtre dans ses idées et entre autres, il va même jusqu'à énoncer cfu'au point de vue théologique, les Belges doivent reconnaître l'autorité de l'envahisseur, autorité qui dans la circonstance présente, " si provisoire qu'elle puisse paraître, n'en est pas moins, dit-il, ordonnée par Dieu." Par sa première lettre pastorale, " Patriotisme et endurance," Son Eminence le cardinal Mercier a condamné à l'avance la thèse du savant bénédictin, qui eût mieux fait certainement de demeurer dans le domaine des ses études patriotiques. Qu'il le veuille ou non,, son attitude ouvertement germanophile, du moins pour le public mal informé, est de nature à jeter le discrédit sur les sentiments patriotiques des moines de l'abbaye de Ma#edsous. Et pourtant, tous, sans exception, sont Belges de cœur et d'âme; tous, à la suite de leur abbé, sont unanimes à déplorer et à blâmer l'attitude de leur confrère, dont le trop long séjour en Allemagne, loin de son abbaye, a oblitéré le sentiment vrai du droit et de la justice. Mais voici où éclate une fois de plus la fourberie teutonne: 1' "Information" a imprimé en tiré à part le second article de D. Morin. Sur la couverture on peut lire le titre suivant: "La guerre et le catholicisme. Appel à la foi et au bon sens des catholiques belges, par Dom Germain Morin, O.S.B., de l'Abbaye de Maredsous. Prix: 15 centimes. Au profit des pauvres des environs de Maredsous." Cette dernière note, sans aucune doute, pour jeter la suspicion sur le patriotisme des moines de Maredsous, et, la brochure a été envoyée en stocks aux bourgmestres des localités avoisi-nant l'abbaye. Devant cette infamie, à laquelle D. Morin lui-même est sans aucun doute étranger, le R. Père Prieur de Maredsous devait protester publiquement, et il en avait l'intention en faisant insérer une lettre dans 1' "Ami de l'Ordre." dé Namur, organe officiel allemand en Belgique. Le censeur s'est refusé à la laisser imprimer. Le Père Prieur eut beau relever tout ce que cette conduite avait de déloyal et de déshonnête, puisqu'elle trompait le public et jetait les soupçons les plus odieux sur_ ses confrères, il n'obtint qu'un refus plus catégorique et cette réponse vraiment digne d'un Allemand: "A l'heure actuelle, tous les moyens sont bons, pourvu que nous arrivons à nos fins." Diins une église de Bruxelles, il y a quelques semaines, on a lu du haut de la chaire de vérité une contradiction nette et apodictique de la thèse de D. Morin. Quant à la manœuvre traîtreuse de 1' " Information," puisque les moines de Maredsous ne peuvent se justifier chez eux. en la dénonçant dans les journaux belges-allemands, ce qui ne serait d'ailleurs qu'un droit de stricte justice, qu'ils aient au moins la satisfaction d'apprendre qu'au dehors, on a eu à cœur de dévoiler la nouvelle fourberie teutonne et de proclamer la vérité de leur sincère et ardent patriotisme. UN AMI DE MAREDSOUS. LA BAISSE DU MARK. Toute la presse allemande, le " Lokal An-zeiger," le Berliner Tageblatt," la "Gazette de Francfort," en tête, enrage de voir les cours du change se tourner contre l'Allemagne. Aussi s efforce-t-elle de pallier la ma^yaise impression produite à la Bourse de Francfort et Bénin par la. baisse du mark, en se livrant à des attaques contre le crédit des puissances alliées. Les journaux allemands ne se gênent pas,, à cette occasion, pour énoncer des affirmations absolument fausses. Ils déclarent, notamment, que l'emprunt anglo-français, conclu récemment à New-York, a été un échec. Or, il est de notoriété publique que le syndicat de l'emprunt a été constitué avec une extrême facilité par les délégués financiers de la France et de l'Angleterre. En ce qui touche l'emprunt de la Victoire, la presse allemande prétend que " le résultat, de la souscription n'a pas donné pleine satisfaction, puisque des voix s'élèvent en faveur d'une prolongation du délai de souscription."Cette interprétation est manifestement inexacte. Si d'aucuns ont suggéré une prolongation du délai de souscription jusau'aux premiers jours de janvier, c'est uniquement pour permettre le remploi des arrérages et coupons échéant au début de janvier en titres du nouvel emprunt. Mais la proposition faite n'avait pas d'autre objet. En réalité, la presse allemande est extrêmement inquiète de la chute rapide du mark en Hollande, en Suisse, aux Etats-Unis, partout, en un mot, où l'Allemagne peut effectuer quelques achats. Elle ne sait, par suite, qu'inventer pour calmer les esprits.' Mais elle ne trompera personne.. M. SCHRODER RELACHE. On mande d'Amsterdam que le tribunal de cette ville a acquitté M. Schrôder, le vaillant rédacteur-en-chef du " Telegraaf." On se rappelle que le ministre public avait exigé un emprisonnement de six mois pour la publication des articles disant: Un certain nombre de bandits en Europe Centrale sont la cause de cette guerre. M. Schrôder n'avait pas été relâché encore, par suite d'une seconde accusation qui pesait sur lui. La libération a été enfin accordée mardi soir. — Un de nos grands confrères de Londres apprend de Paris que Madame Sarah Bern-hardt serait à la mort. DES BOMBES ALLEMANDES SUR LA RESIDENCE DES SOUVERAINS BELGES. Pour la cinquième fois depuis la bataille de l'Yser, ..., résidence des souverains belges, a reçu la visite d'aviateurs allemands, écrit un correspondant du " Petit Journal." Comme toujours, c'est la population civile qui a souffert de.ee raid d'autant plus criminel que ... est un village des bords de la mer qu'aucune défense militaire ne met à l'abri des incursions de l'espèce. Une fois encore, c'est donc en contravention de la Convention de la Haye que les Allemands ont tenté de semer la mort et la ruine dan^ cette bouTga-de de pêcheurs. Ce qui donne du relief à .... c'est la résidence actuelle du roi Albert et de la reine Elisabeth. Or, cela n'est douteux pour personne, c'est à la vie des princes vaillants, exilés sur leur propre territoire, que les barbares teutons veulent attenter. La population, à laquelle le Roi et la Reine s'étaient mêlés, sortait de la messe qui se dit à 10 h. du matin, lorsque des bruits de moteurs aériens se firent entendre. On reconnut immédiatement des avions allemands. C'était une escadrille de six; ils volaient assez bas et, détail curieux, venaient de la mer; ce qui permet de supposer que leur départ avait dû s'effectuer d'un parc d'aviation situé à proximité d'Ostende. Leur allure était vertigineuse. Lorsqu'il furent à proximité de la petite église, ils jetèrent plusieurs bombes; la plupart éclatèrent. Elles causèrent des dégâts matériels peu importants; en revanche, elles tuèrent beaucoup de civils; le chiffre des morts est supérieur à cent. En voyant s'approcher les avions, le Roi fit signe à la population de s'éloigner d'urgence; mais le nombre des avions qui sillonnaient le ciel et leur rapidité extraordinaire ne permirent pas à ces braves gens de s'abriter assez vite; de là le chiffre considérable des victimes. Leur coup fait, les misérables aviateurs prirent de la hauteur en se dirigeant au-dessus de la mer; puis, par un crochet, traversèrent la région et gagnèrent les lignes allemandes. Deux bombes étaient tombées à quelques mètres des souverains, dans un terrain heureusement à l'écart; c'est à cette circonstance qu'ils doivent, fort, probablement, d'avoir échappé aux actes criminels des Allemands. Il est à noter que tous les efforts des aviateurs allemands ont tendu, au cours des bombardements, à détruire les hôpitaux et les établissements publics et écoles où sont évacués les soldats alliés bléssés à proximité de ..., ainsi que les malheureux petits enfants des Flandres que la guerre a privés de famille et de foyer. La personne de la Reine est donc particulièrement visée au cours de ces incursions ignobles et bien dignes de gens dépourvus de tous scrupules de droit et de tout sentiment d'humanité. Et ce qui ajoute encore au caractère sanguinaire de ces raids, c'est qu'e les troupes allemandes qui se trouvent en face des lignes belges de l'autre côté de l'Yser sont placées sous le eommandemnt du due de Wurtemberg; or, attention particulièrement délicate, ce duc de AVurtemberg est le cousin germain de la reine Elisabeth ! Ce nouvel attentat, le moment de stupeur passé, a permis de retrouver une population rassérénée et plus »que jamais confiante dans la victoire. A peine rentrés dans la modeste villa qui leur sert de palais, lès souverains se sont préoccupés du sort des familles des infortunés: hommes, femmes, enfants tombés sous les coups impitoyables, monstrueux et injustes de ces aviateurs éternellement voués à l'exécration.A LA COLONIE BELGE DE LYON. L'œuvre catholique patriotique belge que dirige avec autant d'autorité que de dévou-ment le R. P. Philippe délégué à Lypn par Son Em. le cardinal Mercier, avait organisé dimanche dans la salle des Lazaristes, une fête intime à l'occasion de la St.-Nicqlas. Une assistance de plus de deux mille personnes, composée on grande partie de réfugiés 1 belges, avait répondu à l'appel du R. P. Philippe. Parmi eux 011 remarquait M. le 1 consul de Belgique et Mme Mulatier, le 1 colonel Marcin, de l'armée belge, et Mme Marcin. ~ , Rien n'était plus émouvant que de contempler ces enfants et ces femmes, se laissant aller à la libre joie de leur ame nationale, oubliant pour un jour qu'ils sont en terre d'exil et qu'un ennemi farouche occupe leurs , demeures et détruit leurs foyers ! Ce n'était pas le spectacle, pourtant si heureusement exécuté qui les réjouissait et mettait dans leur regard un rayon d'allégresse; c'était la satisfaction de se retrouver dans la communauté de leurs sentiments patriotiques . et religieux. La St-Nicolas de 1915 a.ura été pour la colo- ! nie belge de Lyon une fête de famille, de la grande famille des Flandres, qu'évoqua en termes si pénétrants le R. P. Philippe, unie malgré la guerre, sans distinction de classe ou de parti autour de son roi, de sen drapeau et de sa foi ; une fête religieuse aussi, l'accessoire des œuvres pieuses et généreuses que l'émi-nent aumônier des réfugiés belges soutient de son zèle apostolique; une fête de la .charité, enfin, et de la meilleure celle qui, s'adresse à l'enfance et procure à de pauvres petits êtres î sans foyer, l'occasion de sourire. Après le concert où se firent entendre tour à tour, en leurs talents divers, Mmes Bittard, , professeur de chant, Pa.illron et Teppas, et , le bon artiste lyonnais Benoist Mary, Saint- . Nicolas apparut sur la scène et en français, '< puis en flamand, donna à ses fidèles des con- , seils et des vœux, avant de leur distribuer les j jôuets et les vêtements qu'avaient mis à sa î disposition de généreux amis des petits en- < fants de Belgique. . — On annonce de la frontière belgo-hollan- : daise que 30,000 Turcs retirés de leur front 1 sont arrivés à Bruges. < --D'après une estimation des souscriptions à l'emprunt français de la victoire, ce dernier 1 s'élèverait a quatorze milliards de francs. les vacances du soldat. APPEL AUX BELGES. Le Comité " Les Vacances du Soldat Belge," sous le haut patronage de Son Altesse Royale Madame la duchesse de Vendôme la présidence d'honneur de MM. de Broqueville, ministre de. la guerre, Hymanis, ministre de Belgique à Londres, et Emile Vandervelde, ministr . I Et at, fait un pressant appel au public belge en vue de réunir-des fonds pour assurer à 'nos vaillants combattants, séparés de leurs familles et dépourvus de ressources personnelles, un congé bien mérité. Le comité a installé, 20, Manchester-square, un home, où il reçoit actuellement cinquante soldats par semaine. A dater de ce jour une souscription est ouverte pour couvrir les frais d'établissement et d'entretien de plusieurs homes semblables. Il importe que pas un de nos défenseurs ne soit privé d'un repos nécessaire. Pour ceux qui défendent nos libertés au prix de leur sang personne ne voudra refuser le sacrifice d'un peu d'argent au prix de son bien-être, si relatif qu'il soit en ces temps d'épreuves. C'est un devoir de solidarité pour les Belges fortunés et pour ceux auxquels leur travail procure actuellement des ressources assurées, de contribuer à adoucir le sort de leurs frères au front. On est prié d'adresser les dons à M. War-nant, sénateur suppléant, président des " Vacances du Soldat Belge," Hôtel Cecil, Strand, Londres, W.C. Une première liste de souscriptions a déjà produit le joli total de £194 15s." 6d. r NOUVELLES DU PAYS. Un drame s'est déroulé à Saffelaere (Flandre orientale). La veuve Van Pottelberghe, qui dirige avec ses fils une ferme importante, avait éljé condamnée par les Allemands à une amende pour " irrégularité dans la livraison d'orge " et les autorités communales avaient été chargées d'en obtenir le paiemejt. La " police militaire," puis le garde-chamoêtre et enfin le bourgmestre de Saffelaere en personne n'avaient pas réussi à faire*payer les paysans. — Nous ne payerons rien aux " Mofïen " (Boches), avait déclaré le fils Van Pottel-berghe. Devant cette résistance, le maréchal des logis et une gendarme (?) de la gendarmerie (?) d'Ertvelde se présentèrent le 8 décembre dans l'après-midi à la ferme et menacèrent de fouiller les armoires, ce à quoi les fils s'opposèrent en se plaçant devant. Comme ils refusaient fermement de bouger, le maréchal-de.s-logis arma son révolver et froidement en tira deux coups dans la direction d'un des fils —Jean Baptiste—qui fut touché. Cependant, quoiqu'il perdît du sang, il ne voulut pas céder malgré tout. C'est alors que le gendarme s'approcha de lui et lui tira un troisième coup dans la nuque, qui l'abattit raide. Après cela, toute la famille fut arrêtée et transférée à la prison de Saffelaere. C'est' ainsi qu'en Flandre les Prussiens et leurs satellites "matent" nos paysans. # * * Les Allemands souffrent du mal d'élever des statues à tout le monde, pourvu que ce " tout le monde " soit boche. Après von Emmieh, statufié à Liège, ils vont élever à Visé une sorte d'obélisque à la mémoire des premiers incendiaires qui ont foulé le sol belg» 11 y a des chances pour qu'il n'y reste pas longtemps. # # * L'autorité allemande a demandé, il y a quelque temps, à tous les constructeurs de matériel de chemin de fer dé réparer un certain nombre de locomotives, et aussi de lui fournir des wagons destinés " au service posi> tal." Les industriels viennent de répondre in-iividuélleinent. Ils refusent tous de travailler contre la Patrie. L'autorité allemande a 3ru les intimider en annonçant des peines sévères pour ceux qui leur refuseraient 1. ur joi^cour's; elle se heurte aujourd'hui $, a résistance têtue de tous les chefs d'indiiswSe.' * * * A Saint-André, près de Bruges, les Boches, lepuis un mois, obligeaient les ouvriers à travailler à la construction d'un grand bâtiment ?n briques, édifié près cle la villa Dreyfus. Dette construction est terminée; elle soutient me plate-forme bétonnée pour gros canons et sert' aussi à loger nombre d'officiers. * # * Le " Courrier de l'Escaut " de Tournai vient le faire reparaître sous la censure allemande son " bulletin régional " et s'excuse somme suit:— Les journaux tournaisiens ont cessé de pa-:aîtpe au début d'ootobre 1914, par suite d'é-rénements militaires encore présents à toutes es mémoires comme s'ils dataient d'hier. Jusqu'en juillet dernier, le maintien do nos régions dans l'étendue de l'étape de Valen-ïiennes avait rendu impossible toute publica-;ion, quelle qu'elle fut. Aujourd'hui que l'arrondissement de Tour-îai a été rattaché à l'administration du gou-/ernq^pent général allemand en Belgique, il t'y a plus pour les journaux interdiction de paraître. Se rendant compte des intérêts mult iples que a presse peut servir, au point de leur être nécessaire, le " Courrier de l'Escaut," cédant lux sollicitations de très nombreuses personnes, a cru rendre service au bien général en oubliant un "Bulletin régional du Courrier de ,'Escaut." Notre programme est tout tracé par les ■vénements. Servir la religion que ce temps l'épreuves et de sacrifices ravive dans les Lmes et les cœurs. Aider dans la région au léveioppement de la vie sociale, commerciale >t industrielle, si bouleversée en ce moment, soutenir les œuvres nombreuses et admirables lui parent aux misères et aux nécessités issues le la guerre. Donner satisfaction dans la meure du possible au besoin de lire et de savoir. £11 un mot, prêter notre appui à toutes les ;randes filées, à tous les dévouements, à toutes es souffrances, à tous les besoins, voilà notie lésir. Un organe local peut, mieux que d'autres, éaliser cet idéal sur le terrain-régional... Et le Teste est à l'avenant! On les connaît. echos. Chez les reformes de Birmingham. La réunion qui devait avoir lieu le 1er janvier à l'occasion de l'inauguration de la sec« tion de Birmingham de l'Association des combattants réformés est remise au lendemain, dimanche, 2 janvier. M. Emile Royer, député, et le secrétaire-général de l'association, prendront la parole, au cours de cette cérémonie organisée sous ies auspices de la " Belgian Workmen's Association," qui fêtera ce joux-là son. premier anniversaire.Au Club Albert de Tunbridçe Wells. Le comité du " Club Albert " a fait à Tun-bridge Wells une " house collect " au profit de l'œuvre de l'alimentation des nombreux Belges restés au pays. M. C. W. Einson, maire de Tunbridge Wells, avait bien voulu prendre sous son haut patronage cette collecte, qui rapporta £36 3s. 3d., et pour laquelle se dévouèrent MM. E. Kumps, de Bruxelles, Fl. Coosemans et Mme Raes, d'Anvers, R. J. Davely, d'Ostende, G. Gautillon, sergent réformé, de Bruxelles, et Ch. Groven, sergenfc réformé, d'Ostende. Le comité du "Club Albert" remercie sin-cèrement les nombreux souscripteurs anglais et belges, ainsi que la population de Tunbridga Wells, pour l'empressement qu'ils ont mis à répondre à l'appe'l de leur maire. British Gifts to* Se gian Saldiwrs. Nous apprenons que le total des souscriptions reçues en espèces pour la Noël du soldat belge par les " British Gifts for Belgian Soldiers " s'élève au 18 décembre inclus à la somme de £4858 17s. 82d., tandis que les dons en nature se chiffrent par un bon millier de livres. Les B.G.B.S. fint envoyé a ce faire pour plus de 100,000 frârvcs de chocolat et de cigarettes ainsi que les doîii» ?;;«nature à S.M. la Reine qui s'est gracieusement cliargée de distribuer tout "cela a nos vÊsjllants troupiers. I La Bel gique et ies Belges. ™ Mardi notre confrère W. Layton a fait à Wivelsfjeld, Sussex, une conférence su ' "La Belgique et les Belges." Comme M. i^ayton fut pendant plus de vingt ans professeur à l'Institut Supérieur de Commerce d'hivers, il avait bien le droit de dire qu'il paijjit en connaissance de cause. II a commécé en esquissant les rapports commerciauxrquiÏKis-tent entre l'Angleterre et les Flamands les temps les plus reculés, et il a rappelt^^ma auditeurs que l'Angleterre était redevabH BmÉ Flamands même de quelques unes de selH près industries. Il leur a rappelé aussi mot anglais "sterling," qui signifie actB ment " de tout premier ordre," tTouv;^B origine dans la correction à propos de leJTriH ments, des Oosterlings (négociants flajnanW lorsqu'ils sont venus faire des affaires I Angleterre. Le conférencier rappela e.dH ment que la première Bible en languô anglIW fut imprimée par la maison Plantin, à Auffl _ M. Layton a fait connaître ensuite les^B férentes attractions que la Belgique ofi'i^B avant l'invasion des Huns, au touristeJ|jH fait ressortir le charme de quelques uru!H anciennes villes du pays, ainsi que les i'éH pittoresques—les Dunes au nord et le^ nés au midi. Comme difc-il, "j'ai jouH dant un quart de siècle de l'hospital^B Belges, je suis à même de parler d^| bonnes qualités, et je n'ai pour eux de^| les plus sincères." M. Layton termina en exposant d^| photographiques prises Técemn:ent théâtre dë la guerre. La somme produite par la vente des ticlSH sera versée à la caisse de l'une ou Taut^B société avant pour but de venir en aide al orphelins belges. H T - -, 1 . - , * H — Le Belgisch Dagblad, d'AmsterdÊM annonce que " les Allemands ont hermétiqlH ment fermé la frontière franea-be'=e- " Les peines les plus sévèies sont ediciêffl^^^ contre le§ soldats qui laisseraient franchir la frontière. tout commerce et dans les villages .limitrophes de la frontière règne une très grande misère." ■ — ■ 1 ——' ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board oî Trade Labour Exchanges " (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique d-: présenter des ouvriers belges aux patrons anglais) ont un grand nombre d'emplois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse, se renseigner au bureau dea postes de la localité. Des Belges se trouvant dans les asiles da réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans cea asiles: d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail à 6, Catheriue-street, Strand. _____ ANNONCES. S pencp la lîgrne.—Joindre le montant anx ^res, Prière do s'adresser dnectement a nos Du.eaux, lu», ano» la-ne, au piemiei. A SiSOCIATIO.N DTïiS COMBATTANTS /-% .REFCHÏjVi ES. ...... ,j J r» sec-étaire-eénéral de l'Association aetient une excellente ptoâ "11m gmSe <)e salfc réformé, oUKm,ere et do mneTJmrteï deTonï «>»» "baisser tout de suite 4 M. Charles Goebel, Beigten Offices. Hôtel Ceci}, Strand, Londres, W.iU — _ "T> ELG-1QÙK-—'Transactions cle banque. Coin- J> do tout çeuro B^'rioute^S'uè-M puces cd Angfeterrc. Oorreapoadan» en E-ff 'il Vreede-Rotterdaro, Hondiusstraat, 57h. . .l.plionc lillvL_ DENT1STBY.—VICTOR OOT.lL>, <1, Anvers (rue Quollin).—Commutions tour Là 6 henS-oXrd-stre^'351^ Méph.->ue,_a76_2 Maytor. _ DLLE be'pe bonne éducation, parlant bien fïincSi* connaissant couture, deroaidfi pi*» dame da compagnSïSs.' V S-^Ospringe . fjl VENEPOEL"FRANÇOIS, A.1-1, 2e bat., .Je oie, S j j., ç^rt-t Victor A.39, 3/1, et Oi-tav" Viclice V» wée Wce en oami-aEne demandent marraine. "X3B3E flKS SOLDATS INVALIDES BELGES. GSOLDAT reformé, bon dactylographe-, est ae-^mandé.—S'adresser,^ av.'c rùcronccs, au directeur: 1S. Widrr.ore road, Bromiey. Kent. — T- AILLÈUSE belge demande ouvrage cbea eU« ou à la journée: M Blançkaert. Garrod CoUage, 3, Green-tane, East Molesey, Surrey

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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