La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 25 Mai. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 06 août 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6q1sf2n60t/
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The Newsoaper for Beiefans LA MÉTROPOLE IONE PENNY .JT!i „ CIHQ CEHTimt iffifeKTr t VIJF CEUX jSmnltlLN DIXOKHTUIO gS1" ANNEE PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43. Chancerv Lane. W.C.2 — Teleohoae : Holbora 212. T 3 mois 9 sh; Abonnements : -j 6 mois 17 sh. ( 1 an 32 «h. SAMEDI 25 MAI 1918 No. 145 WuA C3KRAJSmBjaiTBIl-XUEl Situation grave en Ukraine LES BARBARES A L'OEUVRE "Pas de pitié !" pour les Allemands Vendredi midi. Le communiqué belge a signalé que dans la mit du 15 au 16 mai des aviateurs allemands tt bombardé l'hôpital militaire d'Hoogstae-k et les établissements de la Croix-Rouge si-iiés entre ce village et Calais, faisant plu-ieurs victimes parmi nos blessés et notre personnel ambulancier. 11 semble que ce glorieux fait d'armes qui a Kgitimement ému l'opinion belge, n'ait été nu'un avant-goût ou un essai destiné aux bandits boches à se "faire la main" en vue d'une ipération plus ambitieuse entreprise cette fois contre les hôpitaux britanniques de la zone J'arriére et qui met en fureur ce matin les ga-itttes anglaises. L'attaque eut lieu dimanche soir contre un "grand groupe " d'hôpitaux de campagne " itué " loin de la zone de combat " et consti-tué par une "vaste enceinte" où s'élèvent des [entes-hôpital. Les Allemands connaissent parfaitement le caractère de cette zone qui est si lien marquée qu'il faudrait être aveugle pour ne pas la reconnaître. Le raid eut lieu entre 10 heures et minuit et la façon dont il se déroula indique clairement qu'il s'agissait bien d'une attaque à objectif défini et parfaitement préméditée. Vers n heures et demie il y eut même un court répit dans le bombardement, montrant que les " aviateurs " (il faudrait plutôt les appeler des " assassins ") travaillaient en deux équipes comprenant au total plus de vingt machines. Les bombes comprenaient un tertain nombre de projectiles du plus gros calibre, dont l'explosion creusa des cratères Je 5 à 6 mètres de diamètre. Certains des avions ennemis descendirent très bas et firent marcher leurs mitrailleuses ! " Les scènes qui se déroulèrent à l'intérieur des tentes furent pitoyables et les pertes totales parmi les patients, les " sœurs ", les méde-dns et leurs assistants doivent avoir dépassé "<fe loin " ceux de " n'importe quel raid sur Londres " (Le dernier raid a fait, on le sait, 223 victimes). L'héroïsme du personnel médical fut admirable et quoique des abris eussent été construits à son intention, aucune des sis- ters n'abandonna les malheureux blessés,, > Un des raiders, un gotha avec un équipage <le trois Boches, fut descendu par l'artillerie <le défense. Son capitaine, blessé et soigné maintenant dans l'hôpital même qu'il bombarda, faisait partie, avant la guerre, du service diplomatique allemand ! Pressé de questions, il essaya d'abord de s'excuser en disant qu'il n'avait pas vu de Croix-Rouge. Mais comme on lui disait qu'il devait savoir qu'il atteignait des hôpitaux, il déclara que les hôpitaux ne devaient pas être établis près de chemins de fer et que, s'ils l'étaient, il fallait en accepter les conséquences.C'est évidemment là une misérable excuse. Les hôpitaux doivent évidemment être reliés au front par le rail, et tous les hôpitaux allemands le sont ; d'autre part, il n'y a pas le moindre doute • que les raiders n'attaquaient pas le chemin de fer, mais étaient venus expressément pour bombarder l'hôpital, et savaient parfaitement £e qu'ils faisaient. L'indignation anglaise est extrême et fort justifiée, mais nous craignons fort que, comme toujours, elle ne soit qu'un feu de paille, rar trop d'influences s'occupent continuellement dans ce pays à essayer de blanchir le Bo-che. Dans un éditorial publié sous le titre de ' Pas de pitié ! " le Times fait à ce sujet d'ex-®llentes réflexions. Les Allemands, dit-il, "paraissent s'efforcer d'apprendre au monde que 'a classification de l'humanité en "êtres humains — et en Allemands " tentée par M. Kipling — est scientifiquement exacte... A des outrages de ce genre on ne peut faire qu'une seule réponse. Guerre furieuse et sans relâche aux Allemands et à leur espèce jusqu'à ce ?u'ils soient complètement vaincus, et ensuite "^racisme de la société des nations civilisées. Lord Denbigh insiste puissamment dans nos colonnes ce matin pour qu'on mette fin à la ■aible folie de notre gouvernement qui néglige de faire connaître à notre peuple le véritable sens des crimes atroces de nos ennemis. on projet doit être suivi, non spasmodique-l51ent, mais délibéremment et de façon persistante jusqu'à ce que chaque homme, femme et enfant dans notre pays comprenne que le ""•t " Allemand " est synonyme de tout ce y a de lâche sur la terre. Qu'il y ait par- 011 les Alliés contre les félons " scientifiques" 1,ui ne connaissent ni la compassion ni le sentent chevaleresque un ban qui dépasse en urée et en intensité jusqu'au souvenir du bâtiment que les nations alliées sont plus ,obligées que jamais de leur infliger." j critique du Times contre le gouvernement britannique est fort juste. Lorsque M. Lloyd George arriva au pouvoir, on crut qu on allait assister enfin à l'abandon de la politique craintive et dilatoire de M. Asquith contre les influences allemandes., L'homme d'Etat gallois avait certes d'excellentes intentions, mais il semble ne pas avoir pu vaincre l'inertie ou la sourde opposition des fonctionnaires. Aussi le scandale des Allemands non internés est-il plus flagrant que jamais ; certains d'entre eux ne sont pas même enregistrés ! Les évêques anglicans, les quakers, les bolchévis-tes socialistes poursuivent inlassablement, chacun dans leur sphère, leur propagande dont le point de contact reste cette distinction équivoque entre le " peuple " allemand et ses chefs. Miss Hobhouse et tel autre dignitaire ecclésiastique peuvent aller se promener en Belgique et venir " démentir " ici les atrocités allemandes. Le Dr. Sanday (d'Oxford) se préoccupe dès à présent de renouer les relations scientifiques avec les Boches. Nous en passons, et des meilleurs. Que peuvent devant une telle propagande l'action des marins anglais et une lettre de Lord Denbirgh? Tant qu'on ne prendra pas des mesures sérieuses pour contre-carrer cette propagande, il ne faut pas s'attendre à voir se modifier l'incompréhension générale du public anglais qui, sauf quelques raids sur l'immense étendue de'Londres, ne souffre pas directement de la guerre. Et puis, qu'est-ce que cet esprit chevaleresque que dépensent les Anglais — margaritas ante porcos — en faveur d'ennemis incapables de le comptyndre? Quand l'aviation britannique enterra von Richthofen comme un héros, cela empêrha-t-il les comparses de ce noble " as " de venir, un mois plus tard, assassiner froidement des blessés sur leur lit de douleur? Les Allemands, tous les Allemands, sont des brutes. Il faut donc les traiter en brutes. Toute marque de déférence à leur égard est interprétée par eux comme une faiblesse, comme un hommage à leur " supériorité ", comme l'indice de la peur et ne sert qu'à les rendre plus. audacieux et plus arrogants dans leur criminelle barbarie. Pas de pitié pour les bêtes féroces ! Quoique puisse en dire, le Camille Huysmans, mangeons du boche. Tout le monde, en vérité, ne peut pas dîner avec Schei-demann ! Les événements de la guerre proprement dite sont peu importants. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les avions britanniques ont de nouveau attaqué la ville de Mannheim, jetant 24 lourdes bombes sur l'usine à chlore, où deux grands incendies éclatèrent. Les traverses noircies du bâtiment détruit par les incendies provoqués la veille, étaient nettement visibles dans le clair de lune. La même nuit, quatre tonnes de bombes furént jetées sur la "très improtante" station génératrice électrique de Kreusewald, à l'est de Sarrebriick. Jeudi à 11 heures du matin, la gare de Metz-Sablon fuHortement bombardée. Mercredi, les zones militaires allemandes derrière le front reçurent 29 tonnes de bombes. Les objectifs visés comprenaient de nouveau les bas.sins de Bruges. Deux contre-tor-pilleurs furent touchés, et l'un d'eux a sombré. Les avions de combat descendirent 13 appareils allemands, et en forcèrent deux autres à la descente ; en outre un aviatik fut abattu par l'artillerie de défense. Lundi et mardi l'aviation française lança 58 tonnes d'explosifs, principalement des gares. Entre le 15 et le 21 elle détruisit dix avions ennemis. Mercredi, l'aviation britannique en Italie bombarda la station d'hydroplanes et la base sous-marine à Cattaro. Les combats sur le front occidental conservent le caractère de raids isolés. Au nord-est de Kief, des combats ont éclaté entre les troupes allemandes et les partisan' de l'ancienne Rada. On attend des renfort; prussiens. Le cabinet ukrainien aurait décidt d'annexer la Crimée. La Diète de Finlande se décidera dans quin. ze jours au sujet de la forme du gouvernement-république ou monarchie. La questior doit être établie par une majorité de deux tien des voix qu-aucun des deux partis ne parai pouvoir atteindre. Le général Mannerheim ; donné sa démission. o o L'affaire du "Bonnet rouge" Les procédures contre le capitaine Mathieu et le sergent Paix-Séailles se rapportant à l'affaire du Bonnet rouge s< sont continuées jeudi à huis clos. L< prononcé du jugement aura probable ment lieu aujourd'hui samedi. Les représailles aériennes Pas de pitié ! Les nouvelles qui arrivent de la frontièn allemande prouvent que le dernier raid sur Co logne fut le plus formidable qui ait été tenta jusqu'à ce jour contre une cité rhénane. Le: dernières nouvelles apprennent qu'il y eut 3' tués et 87 blessés. Ce fut une véritable surprise pour les auto rités qui ne firent donner l'alarme qu'au mo ment où les aviateurs se trouvaient déjà au dessus de Cologne. Il y eut dans la population une panique in descriptible. Les gens se précipitaient affolé: pour trouver un refuge et l'on vit les fameux Polizei allemands, oubliant le plus élémentai re de leurs devoirs, être les premiers à se met tre à l'abri. Depuis le raid précédent, l'idée d'une nou velle incursion des aviateurs britanniques con statuait un véritable épouvantail pour les ha bitants de Cologne et des pétitions signées pa les personnalités les plus marquantes de 1: bourgeoisie furent adressées à Berlin ains qu'aux autorités militaires pour les avertir di danger qu'offraient les raids sur Londres qu étaient suivis de représailles contre les cité allemandes. Herr Kuckhoff, député* se propose de pose au Reichstag, au comte Hertling les question suivantes : " N'est-il pas possible d'organiser une pro tection plus efficace de Cologne contre le raids aériens, la population étant restée près que sans avertissement au cours du raid d samedi?" "Ne peut-on apporter aucun remède à 1; situation actuelle?. "Ne pourrait-on, avant tout, entrer e\ pourparlers avec les gouvernements ennemi pour mettre une fin à cette boucherie insensé de femmes et d'enfants?" Nous espérons bien que les Alliés n'enter dront pas de cette oreille-là. M. Lloyd Georg nous l'a promis : We shall give them hell, faut que les Boches y passent ! Il est comique vraiment de constater corr ment le sens " moral "(germanique varie se Ion les circonstances. Tant que c'étaient le Allemands, inventeurs "dè ces procédés not veaux de " guerre ", qui bombardaient les vi les alliées, la " boucherie insensée de femme et d'enfants " (ennemis) laissait les All( mands, les Colonais, Herr Kuckhoff et la, "ci tholique " Gazette populaire de Cologne pai faitement froids. M. Kuckhoff et les autre ne vivent pas à Londres. Leur famille et leui amis n'y résident pas. Dans ces conditions, 1 fait que les zepps et le gothas y semaient 1 mort leur parait parfaitement " légitime ' Bien mieux, ils applaudissaient à ces exploit; ils en demandaient l'intensification et un de bons amis de la Koeltiische, le député " cathc lique " Erzberger, écrivait que si l'on pouva détruire d'un seul coup Londres et ses hab tants, il ne fallait pas hésiter à le faire. Mais dès qu'il s'agit de Cologne, c'est ur autre paire de manches! Tout à coup les foi gueux guerriers deviennent des brebis bêlantes M. Kuckhoff se mue en humanitaire et fa appel au droit international ! Le diable deven vieux pense à se faire moine ! Nous n'allons pas nous laisser prendr n'est-ce pas, à ces simagrées? Les Alliés n'oi jamais voulu ni désiré la mort aérienne. C'e: l'Allemagne qui a commencé les raids aérier qui faisaient partie de sa politique " milita re ". Pendant trois ans, elle en a tiré des aval tages appréciables. Et maintenant gue les A liés, enfin, sont prêts à lui rendre la monna de sa pièce, il lui suffirait de crier Iiamarad pour obtenir la tranquillité? Vraiment, ce serait trop bête ! Sans compter que, même au point de vi strictement militaire, une convention avec li Allemands ne pourrait que couvrir l'ennem Nous ne pouvons accorder la moindre coi fiance aux scraps of paper signés par les B< ! ches. Nous savons qu'ils n'hésitent jamais briser leurs engagemen-ts les plus solennel Les connaissant, nous ne pourrions distrai: un seul canon et un seul aéroplane de n< défenses, alors que le Boche, qui sait que parole des Alliés vaut son pesant d'or, s'en presseraient d'envoyer toutes ses machines si le front. Le Boche n'a qu'à s'en prendre à lui-mên de la foudre qu'il a attirée sur sa tête. 7 l'as voulu, Georges Dandinl * * * Ils attendaient des propositions Amsterdam, 23 mai.— Un télégramme c Berlin apprend que le chancelier impéri a donné la réponse suivante à une questic qui lui fut posée au sujet de la protectic ! contre les attaques aériennes. | "Des méthodes parfaitement efficao pour prévenir les raids aériens n'existe] guère. Il y a, en premier lieu, une boni défense aérienne et, aussi, les menaces ( représailles contre les capitales ennemies. "L'administration de l'armée est acti' dans les deux sens. "Suivant les articles des journaux, d-voix autorisées (?) se sont élevées à • Chambre française et principalement au co ■ seil municipal de Paris en faveur d'un a cord entre les belligérants pour faire cess les attaques aériennes contre les villes i Bonmot & Cie Une critique norvégienne e On sait que les Allemands vendent en pays ineutres des objets qu'ils ont enle-é vés des pays envahis. s Le Times (17 mai 1918) signale que certains organes de la presse norvégienne continuent de commenter avec indignation la vente par les Allemands d'ameublements français et belge en Norvège. Dains les Tidens Tegn, quelqu'un demande : s s Pourquoi des marchands ne font-ils pas en même temps une annonce ainsi conçue : Esclaves, enfants et délicieuses jeunes femmes de France et de Belgique à vendre publiquement.o——o— ~ La dernière prière a M. Jules Reinach (Polybe) publie dans le Figaro (20 mai) une émouvante lettre s d'un notable commerçant die Moscou, avouant qu' "une poignée de malfai-r teurs'* a perdu la Russie et suppliant les s Français de ne pas livrer ce beau et noble pays à l'Allemagne. M. Reinach ajoute oes paroles pres-;s santés dont on se demande, pour le salut de l'Entente, combien de temps il faudra pour qu'elles soient enfin écoutées a à Washington : " Ne nous livrez pas à l'Allemagne ", nous " disent tous ceux des Russes qui ont gardé le :s sens de l'honneur, ceux de là-bas dont les let-e très nous parviennent, ceux d'ici dont beaucoup sont au front, se battant aux côtés de la division marocaine, ont été cités comme exem-:.® pies par un chef qui se connaît en bravoure et qui, se sachant menacés, depuis la paix infâme de Brest-Litovsk, de ne pas bénéficier 1_ sous leur uniforme du traitement des combat-5" tants réguliers, se refusent à en changer et à :s revêtir le nôtre. — J'ai eu les documents sous les yeux. Il faut pourtant qu'on ne connaisse pas seulement les côtés d'ombre ! La terre ïs noire et la steppe n'ont pas produit seulement 5" des bolcheviks, agents ou instruments de l'Al-lemagne, avec qui des démagogues et des r- snobs s'entêtent à vouloir traiter. ;s Le salut, faut-il le redire une centième fois? "s c'est le Japon, l'intervention du Japon, au nom 'e de toute l'Entente. Que ne puis-je écrire ici , tout ce que je sais! Je crois bien que que les dernières objections ont été vaincues, et que s> l'on s'est rendu compte là où il le fallait îs qv?attendre l'appel de Lénine et de Trotsky, ?" autant attendre celui de Hindenburg et de Lu-'1' dendorff. Mais le temps presse terriblement. La Finlande est aux Allemands. La Crimée est aux Allemands. Sur ces champs de bataille ie qui ont été arrosés, eux aussi, de tant de sang, l'Aima, Balaklava, Inkermann, les Allemands ® ' sont allés en promenade. Il n'y a plus une 11 faute à commettre. Il n'y a plus une heure à lu perdre. e, Commettra-t-on cette faute? Perdrait t-on cette heure décisive? st Et que font les Belges, que fait le gou-1.s vernement belge, armé de toute l'autori-ll~ té morale qui lui donne le droit de se faire entendre, pour éviter un faute qui ;e peut peser lourdement sur l'avenir—un î! avenir qui nous intéresse aussi, nous? o o - ue Réflexions pessimistes d'nn Boche es Le député socialiste David écrit dans 1 0~ la Schwœbische Tagwacht : à Si l'Allemagne ne réussit pas, lors de la s- conclusion de la paix, à dissoudre la coalition re mondiale, la guerre sera perdue pour elle, car, os on en saurait parler de véritable paix. Ce sera 'a seulement un armistice dont les charges, pro-n" voquées par les armements, nous mèneront à tlr un épuisement complet. Nous ne pouvons pas tenir, éternellement, le monde entier sous no. tre domination. u La situation de notre pays demeure des plus sérieuses, malgré les succès que nous avons remportés et ceux que nous remporterons à l'avenir. Il est impossible de s'y tromper lorsqu'on juge froidement les ressources dont dis-posent les adversaires en présence. La paix a' dictée par les militaires a été conclue à l'Est 311 et on commence déjà à en ressentir les effets. 3n O O es — Les funérailles de James Gordon Ben-nt nett, propriétaire du New York Herald ont ne eu lieu jeudi au cimetière de Passy, près de de Paris. Le deuil était conduit par Mme Gordon Bennett. ve u 1 es trouvant en dehors de la zone des opérations, la "Jusqu'ici, des propositions formelles a n- cet égard n'ont pas été faites par l'ennemi ic- et si ceci se produisait, les autorités militai-:er res seraient chargées de l'examen de la prose position." =— Reuter. Ces dames ! Le chevalier Ernest de Laminne, engagé volontaire du 3 août 1914, fait prisonnier le 23 du mêmie mois, enfermé à Munsterlager et à Soltau pendant trois ans, aujourd'hui interné en pays neutre, commence dans l'excellente Revue belge (15 mai 1918) l'histoire de sa captivité, qui projette un jour nécessaire sur le sort des malheureux soldats qui tombent aux mains de nos ennemis. M. de Laminne se plaint avec raison des imprudences commises par certains prisonniers favorisés qui font l'éloge du régime allemand. "Que dire, par exemple, écrit-il, de telle lettre publiée récemment et où un prisonnier très haut gradé donna aux médecins qui l'ont soigné un témoignage éclatant de sa reconnaissance pour les soins intelligents et dévoués dont i-1 a été l'objet ! Quand je pense au traitement qui fut infligé aux simples soldats dans les hôpitaux du Hanovre, à ces pleurétiquies, par exemple, qui moururent étouffés dans leur pus, à Munster, pendant le premier hiver, parce que le Dr. Janssen refusait de leur faire une ponction... iet quand je songe à cette lettre, mon sang, malgré moi, se retourne." Le chevalier de Laminne fait un tableau véou, réaliste et, faut-il le dire, strictement authentique, du régime infligé à nos prisonniers par leurs bourreaux. Son récit est à lire par tous les Belges. Doninons-en seulement ici cet échantillon typique. L'auteur est au camp de Munster : A partir du sixième jour, on nous mena dans la plaine,par bande de deux cents,arracher des souches. J'y fus trois fois. Deux fois, je vis arriver le Herr Major. Il s'avançait la mâchoire serrée, ouvrant et fermant nerveusement les mains et aussitôt il se mettait à crier, prétendait que la besogne était mal faite, traitait les sentinelles d'imbéciles, et nous autres de cochons et de francs-tireurs. L'après-midi du 7 septembre (1914), il s'amena avec des dames. Faisant siffler une badine qu'il tenait à la main, il nous menaça de mort à plusieurs reprises et nous traita de porcs, de voyous, de bandits. Il était avec des dames, c'était sa façon sans doute de se montrer galant. Cet officier était le major Freiherr (baron) von Valentini. Son frère était le chef dit cabinet civil de l'Empereur. Quant aux dames que l'occampagnaient, femmes et filles d'officiers, elle semblaient apprécier grandement la scène du haut goût qui leur était offerte, car elles ne cessèrent de sourire de la façon la plus agréable du monde, et leur jouissance paraissait extrême. Ces mêmes dames, disons-le en passant, aimaient à se promener à travers le camp principal, armées de kodaks. A certain endroit, la tente longeait les latrines constituées par une simple perche. Le plaisir de ces dames était de prendre des clichés : les prisonniers seuls étaient honteux. O O Les "affaires" en Italie Les autorités italiennes ont ordonné la fermeture de la fabrique d'acier de Ponte-Deci-mo. Le directeur de l'usine, M. Roccataglinta, ainsi que plusieurs sociétaires influents, ont été arrêtés. On garde le plus profond silence sur les raisons qui ont motivé ces arrestations et la fermeture de l'usine. O o L'emprunt de la Liberté atteint près de 24 milliards Le département du Trésor annonce définitivement que les souscriptions au troisième emprunt de la Liberté ont atteint 4.170.000.000 dollars (au cours 23.86g.000.000 francs). o o La Gard* républicaine de Paris à New-York Un grand cortège à travers New-York a inauguré la campagne de huit jours organisée par la Croix-Rouge pour obtenir 100 millions de dollars. - - . î La musique de la Garde républicaine et les matelots de la marine française ont défilé dans le cortège. Ils ont été très chaleureusement applaudis. o o Ligue des Patriotes (Union Nationale Belge) A dater de ce jour le Secrétariat est transféré. 32, GROSVENOR PLACE. - Bureaux de 2 à 3 h. niRiiinisiiiii

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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