La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 18 Août. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 21 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ff3kw58h26/
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Tht Ntwtpapar for Belgians LA METROPOLE IONEi PENNY ^n, en* chtikii iSIilD»! toi omt (MTOMM DIX OMTOIfc PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lame, W.C.2 — Telephoae : Holkorn 212. (j mois 9 <hi 6 moU 17 ih, 1 an ja ih( 26MB ANNEE DIMANCHE 18 ET LUNDI 19 AOUT 1918 °- No 230-231 LA GRANDE GUERRE I L'Espagne bouge LES ALLIES DEVANT ROYE I Une ligue des nations austro-hongroises ? Samedi îrudi. Pendant ces derniers jours,_ tes efforts (les «jupes françaises ont été dirigés principale-Dent contre le massif de Lassignv, dont elles «u conquis la plus grande partie à la suite le vives attaques locales. Hier, l'avance s'est narquée plus au nord et principalement dans a région de Roye. Les Canadiens, qui étaient parvenus la mit précédente dans le voisinage de Parvil-iers, au nord de l'Avre, sont entrés hier dans e village et ont aussi pris possession de Da-nery, un peu au sud. Sur leur droite, les tançais ont également gagné du terrain. Ls igné française, qui passait par Villers-les-îove et Armancourt, est maintenant mar-uée par Goyancourt, St-Mard-les-Triot, e1 Laucourt, formant une ligne parfaitement Iroite allant du nord au sud à une distance Je deux kilomètres seulement à l'ouest de ioye. .... Cette avance de près de trois kilométrés en irofondeur sur un front de six kilomètres rend a position des Allemands dans la ville for1 ïitique. Plus au sud encore, les troupes du général lumbert ont capturé la plus grande partie lu Bois des Loges, la seule barrière au nord-mest qui les sépare encore de Lassigny, Le :ommuniqué français annonce que dans cette égion, les Français ont réoccupé les lignes qu'ils tenaient avant l'offensive du ier juillel 1916, ce qui veut dire que les gains de terrain |ue les Allemands obtinrent sur cette partie lu front à la suite de leur attaque-surprise de nars dernier ont été entièrement neutralisés it que la situation a été rétablie en faveui le nos Alliés. Au nord de la Somme, les Franco-Améri-ains ont avancé leur ligne au nord-est de lorlancourt. Des combats locaux ont égale-nent eu lieu sur la lisière nord-est du bois de Thiepval (à 8 kilomètres au nord-est d'Albert, ù les patrouilles britanniques ont passé sut a rive gauche de l'Ancre. Plus au nord, ces nêmes patrouilles ont progressé entre Beau-flurt-sur-Ancre et Puisieux-au-Mont, dans les lecteurs récemment évacués par les troupes lu prince héritier de Bavière. Une forte con-re-attaque allemande contre les nouvelles positions canadiennes à Damery (s kilomètres au nord-ouest de Roye) a été une fort mauvai-e affaire pour von Boehn. Au lieu d'arrêter l'avance, il fut repoussé partout avec de fores pertes, dont 250 prisonniers et un grand lombre de mitrailleuses. Notons, encore que l'artillerie allemande st toujours active entre le canal de la Bassée :t d'Ypres. Les grandes lignes de la situation ont cependant indiquées par la menace alliée contre Albert, Roye et Lassigny et par l'absence persistante de toute réaction allemande un peu vive. Les journaux français publient des statisti-|ues fort soignées sur les pertes allemandes lepuis le début de la guerre jusqu'à la fin uillet 1918. Il en résulte qu'à cette date les ^rtes totales des seuls Allemands attei-jnaient le chiffre impressionnant de six mil-ions, dont 1 million 400.000 morts jusqu'à 'offensive allemande de mars 1918 et cela ;ans compter les pertes navales. Entre le 27 nars et le 17 juin les Allemands ont perdu '20.000 hommes en tués seulement ét il sem->'e que leurs pertes pendant ces huit dernières 'Waines dépasseraient considérablement ce lernier chiffre. A côté de cela il faut noter lu au cours d'un banquet offert vendredi aux Pénalistes coloniaux, Lord Northclifîe a estimé " les pertes britanniques totales en , s à 900.000 et que les pertes totales britan-Uques de 1917, tués, blessés, prisonniers, fu-rent de 800.000. Lord Northcliffe a fait une ■"nere critique de la censure. Aux Etats-Unis, 'lit, la guerre est une guerre publique, Br ï10us> c'est une guerre privée, dont les f tes ne sont connues que de quelques ini- [Le bulletin allemand avoue la capture par h ";inÇais de la ferme d'Attiche, point cul-P'iant du massif de Lassigny, mais, sans oute pour consoler les populations, Luden-i r affirme que les attaques alliées contre LuK ','8nes devant Lassigny, six foit répétées, •c "uerient "après dix heures de combats icharnés " ?îuerre aérienne n'a pas été très active F 1 Les Anglais détruisirent quatre aéropla-l ^'deux ballons et forcèrent cinq machines !or' | cente- Mercredi, les Français mirent p'6 combat quinze avions ennemis et in-uin i'ent 'lu't saucisses. Entre le 8 et le 15 1( es hydroplanes anglais lancèrent 60 ton-L 1 r" bombes sur Zeebrugge, les bassins fsin en?e' ''a^roc'rorne de Varssenaere, les ISrii'i.ti " Brugeoise " et les bassins de F "'ankenberghe — bombardé, croyons- nous, pour la premiere tois — et iviiuueiKerKe. Un contre-torpilleur fut touché et endommagé. Pendant ces opérations seize machines enne- | mies furent détruites, un ballon captif incendié et 15 avions forcés à la descente. Le général Otani, commandant en chef de l'armée expéditionnaire internationale de Vla-divostock, a quitté Tokio dimanche pour prendre la direction des opérations. Les détachements américains attendus sont arrivés. Le général March, chef de l'état-major américain, a exprimé sa conviction que 4 millions de troupes américaines en France, opérant en conjonction avec les Alliés, et sous un commandement unique, pourraient " nous permet-etre " de traverser les lignes allemandes lorsqu'il nous plaira Les Etats-Unis ont rompu toute — communication avec le gouvernement bolcheviste en Russie. Litvinoff, l'agent de Lénine à Londres, recevra ses passeports et pourra quitter l'Angleterre dès que le consul-général britannique sera arrivé à Stockholm. D'après des nouvelles de cette dernière ville, le journal maximaliste Pravda annonce que " la Russie est en état de guerre avec les Anglais et les Français " mars que " la république des Soviets n'acceptera jamais officiellement (sic) l'aide de l'Allemagne". D'après des bruits non vérifiés venus de Finlande, Trotsky serait arrivé mardi à Helsingfors et Lénine se trouverait à bord d'un navire (de guerre?) allemand à ; Helsigfors ou à Reval. Le gouvernement espagnol paraît enfin vouloir montrer les dents à l'Allemagne. Sa dernière note à Berlin annoncerait qu'il se compensera lui-même pour tout torpillage futur en confisquant un tonnage égal de navires allemands internés dans les ports iberiques qui sont au nombre de quatre-vingt-dix et constituent autant de centres d'espionnage. Le roi Ferdinand de Bulagrie, en traitement à Neuheim serait fort malade et son état serait critique. D'après une télégramme de Vienne à la Weserseitung de Brème, le nouveau premier ministre autrichien, le baron Hussarek, appuyé par l'Empereur, préparerait un projet de révision de la Constitution ayant pour but de transformer l'empire en une " ligue " de toutes les naions austro-hongroises qui garantirait à chacune d'elles l'accomplissemnt de leurs aspirations " légitimes ". Une commission serait nommée prochainement pour préparer ce projet. Il faut voir sans doute dans cette nouvelle une manœuvre destinée à calmer la fermentation nationaliste, car il est bien évident que tant que Vienne sera le vassal de Potsdam, rien de semblable ne pourra s'accomplir. -♦ Le commandant en chef japonais Le général Oshima, ministre de la Guerre, s'est rendu à Nikko, où il a soumis à la signature de l'empereur la nomination du général Kikouzo-Outani comme commandant en chef du corps expéditionnaire à Vladivostok. Le lieutenant-général Mitsouvé-Youhi est nommé chef de l'état-major. Le lieutenant-général Takéoutchi accompagnera l'expédition sans qu'on déclare à quel titre. La plus grande activité règne au ministère de la Guerre et dans les différents départements militaires à Tokio. Le conseil des ministres discutera aujourd'hui la question du ravitaillement alimentaire de la Sibérie, qui souffrira beaucoup de l'hiver. L'organisation des mesures de secours est confiée au ministère des Affaires étrangères. Le général Nakajima, actuellement à Vladivostok, s'efforce de réaliser l'accord entre le général Horvat et les différents gouvernements rivaux. ♦ La lettre pastorale de Mgr Mercier Nous avons la satisfaction de faire savoir à nos lecteurs que l'admirable dernière lettre pastorale de notre grand cardinal a été reproduite en deux éditions, l'une française, l'autre flamande, et que l'on peut l'obtenir à raison de trois pence l'exemplaire aux bureaux de La Métropole Prière à ceux de nos lecteurs qu: s'étaient inscrits de vouloir bien nou^ faire parvenir le montant de leur co; mande, avec les frais de poste. Le Pape et les prisonniers de guerre Amsterdam, 16 août.— Suivant la Frem-denblatt, de Vienne, le Pape aurait proposé aux gouvernements austro-hongrois et ita lien l'échange des prisonniers se trouvan depuis un an en captivité. La propositior pontificale fut agréée par l'Autriche-Hon grie, mais on attend la réponse du gouver nement italien.— Central News. ♦ L'Allemagne et les bolcheviks Le Berner Tageblatt résume l'opinior de la presse allemande sur les rapports de l'Allemagne avec les Bolchevistes : Le départ de Moscou du docteur Helffe-rich revêt le caractère d'une fuite. D'après les journaux berlinois, l'ambassadeur d'Allemagne en Russie a rapporté une très mauvaise impression de son court séjour à Moscou. Il n'osait pas se montrer dans les rues et le gouvernement bolcheviste lui-même l'aurait prié de renoncer à la visite traditionnelle au Kremlin. M. Tchitcherine serait allé trois fois, en personne, chez le docteur Helfferich, pour le demander de s'\ rendre. En outre, la garde lettonne qui avait éti commandée pour surveiller l'ambassadf d'Allemagne, depuis la mort du comte Mir-bach, avait été envoyée au front pour luttei contre les Tchéco-Slovaques et remplacée par des gardes rouges n'inspirant à l'ambassadeur allemand qu'une médiocre confiance.Le départ de Moscou de toutes les ambas sades et légations étrangères a fait le vide autour du gouvernement des Soviets. Cependant, le docteur Helfferich estime que les relations entre l'Allemagne et la Russie si elles ne sont pas coupées, n'en sont pas moins rendues très difficiles. Les journauj allemands déclarent que l'Allemagne se tiendra à l'écart pour éviter qu'on ne vienne à lui reprocher de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Russie. L'Aile magne ne songe pas non plus, et sous aucun prétexte, à entrer en campagne en faveur des Bolchevistes, mais le momem pourrait venir où, de son rôle de spectatrice, elle serait obligée de passer à celui d'actrice, si elle ne veut pas laisser l'Entente ei ses complices s'emparer de la Russie. C< qui est certain, avant toutes choses, c'esi que le destin du gouvernement des Soviets est en train de s'accomplir. ♦ Un exemple de paix allemande On publie un Livre blanc contenant les observations faites par les ministres alliés à Jas-sy relativement aux conditions de paix imposées à la Roumanie. Les ministres disent : " Ces conditions font le mieux ressortir l'in. satiable voracité et l'hypocrisie de l'impérialis. me germanique." Ils énumèrent les détails-des mesuœs terribles d'oppression imposées à la Roumanie par l'Allemagne, telles que le monopole de l'ex-ploitation des forêts, la fixation de la quantité de céréales exportées ; divers autres attentats à la souveraineté de la Roumanie, par exemple l'obligation du travail imposée aux deux tiers de la population avec des pénalités allant jusqu'à la déportation. Les ministres concluent ainsi : " L'Allemagne, par le traité imposé à la Roumanie, donne un cynique démenti à ses déclarations. Le traité comporte la spoliation des domaines publics, l'annexion à peine dissimulée de tout le pays et, après la paix, une exploitation barbare et épuisante au profit des vainqueurs. Il fait de la Roumanie un véritable bagne, où toute la population est condamnée aux travaux forcés pour le compte des vainqueurs. Voilà un exemple de paix alleman. de. Nous devons le méditer d'autant plus attentivement que, devant la stupeur des délégués roumains mis en demeure d'accepter ces conditions, ies délégués allemands leur déclarèrent qu'ils en apprécieraient la modération lorsqu'ils connaîtraient celles qui seraient imposées aux puissances occidentales après la victoire des empires centraux. 4 La première pierre de l'Université israélite à Jérusalem L'agence Reuter apprend que la cérémonie de la pose de la première pierre de l'Université israélite de Mont-Scopus à Jérusalem a eu lieu le mercredi 24 juillet, en présence des membres de la commission sioniste, du général en chef, du gouverneur militaire de Jérusalem et des représentants des contingents militaires français et italiens en Palestine. Le mufti musulman, l'évêque anglican de Jérusalem et les représentants des églises arménienne et grecque ainsi que le maire et l'adjoint au maire de Jérusalem et d'autres notabilités y ont également participé. Une foule de six mille personnes a assisté à cette cérémonie. L'action tripartite des activistes AU FRONT, A L'ARRIERE, DANS LES TRANCHEES BOCHES . Le9 agents de l'Allemagne en Angleterre ont organisé, depuis longtemps déjà, une propagande qui caidre trop bien avec les agissements de certaines personnes et catégorie de personnes pour que l'on n'établisse au détriment de ces dernières un rapport avec cette propagande.Celle-ci est faite au moyen de circulaires écrites à la machine et multico-piées. Presque chaque soldat flamand qui arrive en congé en Angleterre reçoit une ou plusieurs de ces circulairesi inspirées, sous prétexte de flamingantisme, d'une haine forcenée de la France- C'est, évidemment, tout profit pour l'Allemagne.Au front, sous couvert d'antipathie à l'ancienne politique antireligieuse de la France et, accessoirement, de flamingantisme, on mène la même campagne. Chose pour le moins singulière, de l'autre côté du front, du côté boche..., il I y a coïncidence. La Nation belge confirme à ce sujet ce que tout le monde sait, même le gouver-1 nement : Il ne se passe guère de jour où on ne reçoive dans nos tranchées quelque paquet d'imprimés invitant les soldats belges à comprendre que leurs vrais amis sont les Allemands et non ces méchants Français ou Anglais et ces affreux Américains. Le plus souvent c'est le thème activiste qui est exploité et les journaux rédigés à Bruxelles, à Anvers et à Gand par les gens à la solde des Boches sont jetés à profusion sur notre front. Et notre confrère ajoute ce détail : D'autres fois, des placards renforcent les feuilles K.K. C'est ainsi que le 1er août, , ces bons boches ont lancé près de Dixmude une affiche portant en lettres vertes de 20 centimètres de haut le titre sensationnel : "Premier triomphe". Il ne s'agissait pas, on va le voir, de la victoire de la Marne. Voici le texte de ce factum : "Broqueville( en gros caractères noirs), l'oiseau de maiheur de notre pays, avait juré d'anéantir la Flandre et les Flamands. "Lui qui est marié avec une Française et qui possède de gigantesques domaines et intérêts autour de Saint-Quentin. "Lui qui, par amour aveugle pour la France, nous poussa dans la guerre et fît couler à flots le sang flamand. "Lui qui s'opposait opiniâtrement à la création de régiments flamands et wallons et qui, par là, a sur la conscience la mort de milliers de nos pauvres garçons. Ensuite, en très gros caractères : "Lui qui se lia à l'Angleterre par un scandaleux traité de commerce pour nous lier entièrement à l'Entente après la guerre. "L'exterminateur de la langue flamande, du droit flamand et de la démocratie flamande, etc. etc." Nous sommes donc tout à fait en drJt de conclure à une unité et une concordance d'action en trois points, tant pis si la complicité des uns n'est qu'inconsciente. Nous sommes surpris de voir les activistes se réjouir de la chute de M. de Broqueville, mais, à la réflexion, leur satisfaction s'explique assez par du haine qu'ils ont vouée à l'ancien chef du Cabinet à cause de son attitude du 3 août 1914. Cela, ils ne le 1-i pardonneront jamais. Souvenons-nous des terribles journées d'angoisse du début de la guerre. Souvenons-nous du siège d'Anvers. Souvenons-nous de ce qu'à peine Anvers "libéré" de l'armée belge, le député activiste Adelfons Henderickx lançait à ses compatriotes cette énormité qu'explique seule le fanatisme rageur de cet impuissant : '.'Ils (les patriotes) ne songeaient qu'à la France, en accablant l'Allemagne... !" C'est énorme et bête, mais cela donne la mesure exacte de l'acti.visme. Comprenez, dès lors, que ce qui constitue à M. de Broqueville m titre impérissable à la reconnaissance des Belges, est un crime. Ceux qui n'ont pas été d'accord avec la politique hésitante et tiraillée de M. de Broqueville dans les derniers mois de son "règne" ne peuvent lui méconnaître cet immense mérite d'avoir pris la seule attitude qui put sauver la Belgique, ni ce qu'il a fait pour la défense nationale avant et après l'ultimatum.Mais, en sauvant l'honneur de la Belgique, M. de Broqueville a rendu indirectement et sans y penser, service à la F raince. Voilà le crime inexpiable ! Les activistes), eux, opposent à M. de Broqueville leur attachement à une politique néfaste et périmée et qui se résume en trois grands points : ANTIMILITARISME, FLAMINGANTISME ANTI-FRAN-CAIS.OPPOSITION A L'INSTRUCTION OBLIGATOIRE. A la clarté des terribles événements que nous subissons, qui donc ne voit que ces trois points concordaient admirablement avec les intérêts de l'Allemagne? L'antimiïitairisme invitait à l'invasion, le flamingantisme était dévié contre la France, l'ignorance enrayait le développement de oet enseignement professionnel qui a aidé si puissamment l'Allemagne à nous dominer sur le terrain économique.Il faudrait être aveugle pour ne pas voir l'intérêt immense que l'Allemagne avait à soutenir cette politique-là. Cela lui valait gros. Et c'est parce que nous voyons clair, enfin, parce que nous ne voulons plus de cette sottise que nous avons été mis à l'index par certains de nos amis, que l'on nous a fait cent avanies.Uni des reproches que nous adressons à M. de Broqueville est de n'avoir pas vu que, dans l'hostilité marquée de son entourage à la Métropole, il y avait surtout le regret de ce que ce journal osât être national d'abord et abandonnât, enfin, une politique devenue indéfendable depuis longtemps avant la guerre. 4, Les reliques de saint Remi Au cours de l'allocution prononcée lors de la cérémonie du 4 août par Mgr Landrieux, évê-que de Dijon, qui fut, on le sait, curé de la cathédrale de Reims, le prélat annonça que, lorsque le cardinal Luçon dut quitter la ville ravagée, le trésor de la cathédrale avait été enlevé et transporté, d'abord à Châtillon-sur-Marne, puis à Champaubert, d'où il avait été apporté à Dijon. Dans ce trésor se trouvent les reliques de saint Remi, dont la châsse est restée à Châtillon, et cinquante autres châsse9 et reliquaires. Les cendres de saint Remi ont été déposése dans une châsse improvisée et placées dans l'oratoire de Mgr Landrieux. Les autres reliques ont été déposées au couvent du Carmel, où, dans la patrie de sainte Clo-tilde, elles attendront le jour prochain où la victoire leur permettra de reprendre le chemin de la vieille et noble cité martyre. ♦- Un milliard de livres sterling M. Bonar Law, chancelier de l'échiquier en Angleterre, a annoncé hier que la somme formidable d'un milliard de livres sterling — vingt cinq milliards de francs -— vient d'être souscrite pour les bons nationaux de guerre. 4 Le huitième emprunt de guerre allemand et les écoles de Berlin Le 8e emprunt de guerre allemand a eu moins de succès que le précédent dans les écoles de Berlin. C'est la Paedagogische Zeitung qui nous l'apprend par les chiffres suivants : Il y a eu, en effet, 58.909 souscriptions pour le 8e emprunt au lieu de 96.989 pour le 7e, soit une diminution de 39 0/0 ; le total des sommes souscrites a été, au 8e emprunt, de 5.033.529 marks, au lieu de 6.914.952 marks au 7e, soit une diminution de 27 0/0. Les fonds sont en baisse —- comme la confiance.♦ Rome va fêter à Annunzio La ville de Rome s'apprête à recevoir solennellement Gabriele d'Annunzio, qui est attendu le 18 courant, date anniversaire du supplice de Nazario Saure, le martyre de Trieste. De nombreuses requêtes ont été adressées à la municipalité demandant que, lors de la réception au Capitole, une couronne de laurier et une épée d'honneur lui soient offertes selon la tradition romaine.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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