La métropole: journal quotidien du matin

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s.n. 1918, 09 Decembre. La métropole: journal quotidien du matin. Accès à 19 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ms3jw87q1n/
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LA MÉTROPOLE le misiéro JOURNAL QUOTIDIEN BU MATIN 54. RUE NATIONALE. 54. ANVERS Lundi S décembre 1818 H Journal admis par ta censure PAGES VECUES VII Un anniversaire des Eperons d Juillet 19, ■11 est dans la nature des reI^f ^ commoder leur trahison tories do détail, dans celles-ci finiront par v oiler celie-ia. Lie gesMÇ&jÇJ lise et ciu'aux youx (lu public, plus eu. voyant qu'ils no 1o voudraient, leurs pe fidies s'éclairent et se complètent les un lea autres. ? I Etre Bolgo on Belgique, en 1 an do grâ 1916 ; y jouir des faveurs et des privil "es qu'y dispensent souverainement et c f olusivement les Allemands voues depu | près do deux ans à 1 oppression de nol f pays ot à la destruction, do ses riche ses ; avoir célébré et couronné bruyai mont le misérable qui revendique pour I t Flamands le droit à la félonie; avoir ca brassé le parti du cambrioleur et être ù vonu ainsi le traitrè couvert pas l'oimej | contro sas compatriotes indignés mais ii puissants; et enfin, comme tel, célèbr •} pompeusoment un des exploits les pl I héroïquos qu'ait inspirés la passion de liberté et l'amour du eol natal, la bâtai! des Eporons d'Or; n'est-ce pas que c 9 choses qui so heurtent à premièro v sont bien la logique fatale de la tral son ? C'est ce que nous devons subir ici. Adelfona Konderickx et Aug.~~Bor.ir deux des fîmes damnées de la "collaboi tion avec l'occupant", viennent en o£ do célébrer l'anniversaire des Epero d'or dans la gelagzaal du Théâtre ly que. Et ils ont la bonne fortune de v< : encenser et glorifier leurs discours, do io "Nior.wo Rotterdamsclio Courant", du juillet, devinez-vous par qui ? Par Emr nuel do Bom, lo bibliothécaire en chef la ville d'Anvers ! Sa relation et ses co mentairea sont d'ailleurs aussi échevel et aussi parfaitement fourbes que lc3 d cours mêmes. ill débute en rappelant le Cri do raU ment du roi Albert, le 3 août 1914: "FI manda, souvenez-vous des Eperons d'or Pour vous et moi, cela veut dire : FI mands, souvenez-vous de l'exemple de v aïeux et prenez les armes pour défend vos foyers ! Eh bien, non ; d'après Bom cela veut dire : Flamands, organis dos parloltes dans un gelagzaal quelco quo ot discourez sur la bataille do Coi trai ! I Et apr£s tout, quand on parle la bataille des Eperons d'or, c'est qu' s'en souvient : c'e<st littéralement co q lo roi Albert demande de nous I Ce fièro et valeureuse interprétation de parole royale a été aussi reprise p 'Adelfons llenderickx, co qui fait 03 d mander qui en est lo père, de l'oratei ou de son historiographo ? Toutes les e volées oratoires des illustrations flamb ches sont cousues de ficelles do ce geni * * * ïlcnderickx, s'il faut en croire de Boi à parlé devant un auditoire de 700 p( > sonnes. Je conclus qu'il y on aura peut être 300 et que c'est grâce à la £ norité d'uuo salle à moitié vide quo ! 'acclamations de l'auditoire enivré sont all<! a'éteindro on grondements prolongés da les bosquets de3 Geuzenhofkens do place do la Commune. De Bom a onte du cela du fond de la gelagzaal qu'il n évidemment pas quittée. Il est seuleme édifiant et concluant do constater que, 1 réunions publiques étant interdites, à to lo mondo do la façon la plus absolue^ Flambochcs ont copendant le droit de s'e octroyer quand et comme ils lo veulen Henderickx s'est du reste montré très crài vis-à-vis du pouvoir occupant, on affirmai qu'il no veut devenir ni français ni a lemand mais rester flamand. On lui ait accordé sans aucune peine la permissio d'aller jusque là. Empruntons lui encore cette protestatio topique : " De> gens ultraprudenta nou , donneront peut-être tort do parlor cornm nous le faisons ici. Nous devrions maii tenant être passifs. A tous les soufflet qu'on nous prodiguait si générousemen nous dovons nous résignor à no répondr qu'on soumission. Mais notre résignatio à dos bornes. Nous ne voulons plus nou tairo. Jusqu'à ce quo nous ayons obfcn l notro plein droit à une "administratio a.utonomo", on 110 nous fera plus tair jamais. " Bref, avant les Boches, Hend< . rickx croupissait dans une résignation 6 lencieuso ; depuis la venue des Boches, vont et peut s'en donner à orcur joie. Ci homme est enfin libéré. Et de Bom.biblic U théca ro en chef de la ville d'Anvers,coi Tonne do lauriers "notre représentant d peuple qui, en réalité, mérite co noi . Pomme peu le méritent". On no lui fa pas dire Malg soudain 61 élèvent do nouvelles eh meurs d'enthousiasme : Borms ! Borms Et en effet, constate de Bom, bibliotln cairo on t -chef de la ville d'Anvers, " venait d'entrer, arrivant de Merxeni où avait déjà pris la parole. Et la plus co dialo sympathie affluait vers lui, lo grai fâilomnié; une des figures les plus pur quo jo connais. Lui aussi dut monter la tribune. Et l'homme qui relève d'ui Igravo maladie, dont la voix trahit onco: l'ancienno souffrance ; l'homme qui n passé une heure de sa vie sans une ai tion au profit de son peuple, le voilà di bout, pâle et beau, devant tous ses am: si désireux d'entendre sa voix I " On serait, morbleu, rent fois biblioth< cairo en chef de la ville d'Anvers, on r peut comprimer toujours la flamme cl 1 enthousiasme. Et quant au discours qu Bonus finit par débiter, il contient olfe< tiyement des choses capables d'émouvoi mémo un bibliothécaire en chef de la vil] d'Anvers. Ecoutez plutôt. Il adresse se adjurations aux Flamands dans les trai chées : " C'est surtout pour vous, les gars quo nous n'oublions pas le 11 iuil'.et.Xou no pouvons pas vouloir que votre san flamand soit versé contro vous-m&mof Nous veillons qu'à vôtre retour ici, dan vos foyers auprès des vôtres, voua puis eioz trouver une patrie plus belle, rnei: leurc, plus libre ! " i ! C'est vraiment admirable; et l'on con pyond qu'un bibliothécaire en chef de 1 Ville d'Anvers en trépigne. Nos soldat flamands vofit retrouver ici souillés, d( Vasts, détruits par les Allemands, no seulement des villes et villages wallon yont Ïlcnderickx, Borms et do Boni n so soucient pas, maie Aerscliot, Louvair Lierre, Dufiel, Termonde, Ypres,Dixmudc tout de jolis villages à pignons blanc çu Veurnambacht et du littoral... Cornm ils vont dès lors trouver la patrie plu: belle, meilleure, plus libre î ! Mais com bien faudrait-il que vos complices et ami; les Boches on dévastent et en détruisen encore, o homme pâle et beau, figure 1 plus puro quo connaisse lo bibliothécair en chef de la bibliothèque communal d'Anvers, combien encore, dites le donc pour qu'enfin la patrio soit tout-à-fai belle, bonne et libre ? '*** Ixî bibliothécaire en chef n'a trouvé, 6] «ctto BovrOo resplendissante, qu'un chovei dans son chemin. U nous lo dévoile dans sa conclusion non dénuée d'un vague éclair de lucidité fugitive et dont je veu: garder ici le texte suggestif : " Il étai onze heures quand la réunion prit fin.Le température y était devenue tout douce ment très élovéo. Mais aussi, quel entliou Biasme ! " Seulement, au comptoir du golagzaa' PC trouvaient à tituber une pairo do figurct aux yeux égarés qui, en bredouillant, pla goaiont l'ivrogne du 4e acte do 1' "Enne i11** du peuple", do Ibsen. Tous Aile mands (Amol deuteehe)... grommela m ces benêtsj. Qui sa't 6i cet individua — . ^ ^ ^ liste n'ost pas celui qui, hors de ces mur; a auprès d'un certain publlo, aurait cncoi lo plus de succ.fi ? ' Eh oui, bibliothécaire en chef de la vil' d'Anvers,' qui le sait ? Mais soyez trai ouille, tout le mondo vous fixera clair uont 'à cet égard quand tout le inond pourra parler et écrire aussi libromei quo lo peut aujourd'hui toute seule la p< r/? tito clique activiste. Sera-ce au printomp £ prochain ou plus tôt encore ? Attendor c. patiemment, mais croyez-moi: lo jour viei r- ara, plus tôt que vous n'y avez int'-rc ie où vous serez amplement et clalremei ir fixé. le * * * a- Que siH une fois pour toutes, on veut £ r- remémorer ù l'avenir de quelle façon < r- dans quelle mesure les traitros et leu action so trouvaient ici protégés conti leurs propres compatriotes par le3 Boc1k ce lu'ils servaient, je consigno l'arrel è- du 4 septembro 1915, concernant l'a r x- pression des ABUS COMMIS AU PR1 is JUD1CÊ DES PERSONNES GEÎtMANC re PHILESî a. »' Art.' 1. Quiconque tente de nuire d'autres personnes en co qui concerr q. leur situation pécuniaire ou leurs ressou e. ces économiques (p. ex. leur gagno-pain ni on les inscrivant sur des listes noire?, e u. les menaçant do certains préjuellces ou c 3r recourant à d'autres moyons du môn genre, parce quo ces personnes sont c la nationalité allemande, entretiennent dos r l'0 lations avec des Allemands ou font prein cs de sentiments germahopliires, est passih JC d'une peine d'emprisonnement de 2 ans a plus ou d'une amende pouvant aller ju: qu'à 10,000 marcs. Les deux peines pou; ront êtro réunies. " Est passible de la môme peine tout qi ' offense ou maltraite une autre porsoni aJ pour une des raisons susmentionn',e3 c tout qui, en menaçant do cortains préji n.° dioea ou en recourant à d'autres procédé r.i" analogues, tente d'empêcher une autre pe ) 1 sonne do fairo montre de sentiments £è manophiles. m. " Si un des actes r ''préhensibles pr vus aux lor et 2o alinéas est cor ra_ mis on commun par plusieurs personni /,s qui so sont entendues à cetto fin, chaqi [g. membre d'un tel groupement sera cona déré comme contrevenant. Dans ce ca: lo maximum de la peino à appliquer poui ^ ra ôtro porté à 5 ans d'emprisonnemen f » " Art. 2. — Les infractions au présent ai a_ rêté seront jugées par les tribunaux m 33 litaires. ic Bruxelles, le 4 septembre 1915. le Le Gouverneur général en Belgiqu< Baron von Bissing, j. Colonel-Général. [^e Voilà par quelles menaces lea homrw J pAIea et beaux, les figures les plus pi to ras, les représentants du peupla plus d .çnes do 02 nom qu'aucun autre, voire 1< lT bibliothécaires on chef do l'activisme poi e voient se promener, à Anvers, au mille ~ do " leur peuple ", en l'an de grAce 191< sans s'attirer des crachats dans la figui ot des volées do bottes ou de 6abot3.. e" ailleurs I Un Occupé. n, ï L'ACTUALITE es k/wvv' 03 A la veille de la conférence. — I î® société internationale n- -Les évécoaien'ô actuels donnent u 'a caractère spécial d'actualité aux quostior se rapportant aux relations internationî ;s les, d'ordre économique, politique, soci{ Llt ou intellectuel, au point do vue de leur 0 modalités, de leurs tendances permanente n ou passagèros, des résultats auxquels e j les aboutissent ou tendent à aboutir. e A la veille d'un Qongrès dont les déci sions s'annoncent comme devant avoi l_ une influence sans précédent sur les raj a ports entre nations, on nous pormetti* n de consacrer quelques ligues àunequef tion aux aspects si multiples et si variég S'il y a une vie de société pour les ic ' dividus, il y a aussi une viedesociét pour les sociétés, c'est-à-diro pour le nations ou Etats. Pour coux-ci, la aociît l' est un fait aussi naturel, aussi néces3aïr que pour ceux-là. ' A la faveur de leur position géogrnph: que (Japon, Indos) ou da frontières ai n tificielles (Ciiino), combinées avec de, 5 mesures législatives ( Indes, Thibet) cei JJ tains peuples peuvent, uiûmo durant de siècles, s'isoler du monde extérieur; mai 0 pareille attitude devient impossible dtj qu'ils veulent entrer dans la voie di j progrès _ La vie de relation, dans ce domaine )l engendre des droits ot des dovoirs mu tuels : un commerce incassant d'influence réciproques, d'ordre économique, psychi a que, moral et juridique ; la lutte pou: 1 l existence et pour la prépondérance ; de: 1 transformations et des adaptations mu tuolles, semblables à celles que l'on con state d'individu à individu, do gToupe ■- ment à groupement, do citoyen à, Etat ! d Etat à citoyen. .Comme colle de l'êtro Individuel, l'aclï [1 vite do l'être collectif se heurte à de* il limites d'espèces diverses. Comme le* r- d-roits et les intérêts individuels,!es droiu tL- lntèrôts collectifs sont relatifs. Le: t 110 Peu,vent s'^orer les unes de drj,ifa pasj P us dans 10 (loroaino de: 18 "S",ls .<lue da°s celui des Intérêts. ï droH' iSpo^anco f"3 rCaC°ntre ,„Lu-fr°" d'ind«P8nanneo ee lieurto & de d ïp !»c3 Trœ/ICSl0nS et d0 contraintes in 3 drectes. Le droit do chaque Etatdofairi sur son territoire co que bon lui semble trouve sa limite nécessaire, indépendant 0 ment do toute convention, dans l0 droi e de conversation des Etats voisins. Tou ô naturellement lo voisin amèno des restric uons : il en existe on droit des gene r comme en droit privé. e II p y a des servitudes internationales B aussi compatibles avec le droit d'indé pendance que les servitudes de droit privi 1, ®ont ^,ec la propriété : servitudes s d ordre militaire, administratif, judiciaire , ou 3uridique, fiscal, eic. ^ n~* drolt,d'indépendance se heurte en-3 nof,? *UX 1018 étrangères qu'un Etat n€ ' îini 1®nJ0rer' LEtat qui prétendrait n'en " ^5JUl,C°?Pt°, d,en Interdire sur son terntoifre toute application, s'atti^crail, ion-médiateanent des mesures do rétorsion,qui animeraient bientôt uae véritable anarchie v 3uridique. ,^e 1103 _ jours, l'ancien "devoir de sim-u n,i co"rîoisie" 3 «et une obligation juridi-que, et les codes récents fixent les prin-e S£°î •qu\,dT?ivGût régler les conflits entre ? !f. f18 d ®ats différents, comme prind krilf » , Batl0?al- Lo ™«no droit est limité enfin par le devoir de protection > S?1!» ,8 int^rêts matériels et intellec-) !!îr ,?ar' conséquences juridiques dos obligations en droit des gens, comme en ûroit privé, tout comme les contrats et les t délits, par lo droit de passage inoffensif. t raco à la vapeur ot à l'électricité, aux 3 Progrès des communications, il s'est for-j m?' & côté do ce droit anciea et coutu-nner, un droit nouveau, conventionnel, ' tonde sur une baso plus large et sur d'innombrables actes internationaux. En vertu de ce droit nouveau, les communications sont de plus en plus internationales, la circulation est cosmopolite, le service des ] transports tend à devenir universel .Dé jè 1 l'universalité est presqu'ontièrenient acqui 1 so au service postal ; ello tond h l'être f au télégraphe, peut-être au téléphone aup : si. Pour quelques matières importantes,! t existe déjà un droit général des chemin: , do fer. Le droit d'égalité so lieurto à de nom breuses inégalités do fait : la dislinctioi entre grands Etats et petits Etats est _ ui faotcur liistorique insuppressible. Oesiné 1 galités effectives ont leur répercussioi . sur la liberté cffeclive, sur celle des pe . tits Etats en premier Heu, On a beau dir< . avec Rivier que l'égalité des Etats sou t verains est la conséquence nécessaire d< . leur indépendance 1 qu'ils sont tout éga lement souvorains, qu'ils n'ont aucui 0 puissance au-dessus d'eux ; quo l'orgue national, lo chauvinisme sont une sur\ e vanco d'idées anciennes, notamment _ c 1- dédain des Grecs et des peuples do l'a )- tiquité en général pour l03 "Barbares". 0 Entre les Etats comme entre les boj tt inc3, il existe oa fait et nccesisairemc: !- des inégalitia do situation, d'influence, * 3 force, do richesse. Toujours, parlanatu s des choses, les Etats forts ont exercé* ui l- action prépondérante ; c'est contre 1 abi t, de la force qu'a été créé l'équilibre p it litique. A l'hégémonie des grandes puissa-ces ?... n'est-il point dérogé par ail au principe do l'égalité ? Lorsqu'il s as J de prendre des résolutions dans un c:: grès, une grande puissance n'a pas plus c voix qu'une petite, enseigne la doctrin , Sans doute, mais par leur puissance, h 1 Etats de "première grandeur" sont à m ^ m,e d'imprimer à l'histoire dans une dire « tion nouvelle, do créer de3 situations c J" faits nouvelles, et qui ne pout qu'afi'octj lo droit. L'inégalité des Etats, obsr-Tarde avec raison, est do plus en ^ remarquéo et prise e.i considération.Ent: le les grands Etats do l'Europe et les p ._ tits Etats, l'abtmo va eo creusant ( v" siècle en sièclo : lo "concort" europée ^ — comano dirait la cour des pairs imti naux — n'admet qu'un nombre limité < nations, qui règlent souvoraineiment 1< affaires du monde. T ^ droit do libre développement e ce .recarré par la concurrence des ar 0 bitions, la politlquo do l'équilibre 0.1 e c l'équivalence des forces, destinéo t\ eti " remplacée par l'action modératrico d'ui ' police des nations. Dans le domaine des Intérêts, les Eta ont beaoin les uns des autres. Nul paj â'ne produit tout co qu'il consomme, n e pays no consomme tout ce qu'il produi u Ici également, l'isolement tend à deven 1_ une impossibilité do plus en plus grain s ot à fairo place à un véritable cosmop litisme, dans lequel les apctro3 du pa< L'" fismo n'ont pas manqué do trouver 1 puissant argument on faveur do lei 5- thèse, tout en rogrettant quo lo dôvelo: i- pement des relations économiques favori; îs la multiplication des occasions de confli 0 Et quand un conflit éclate. Il éclabous-i- jusqu'aux Etats le3 plus étrangers à î, querello. Le»3 décisions do la conférence de la paj t. affectoront-elles tous les peuples du gl be ? Espérons-le. I- Spectofor vw LA CHASSE AUX ACTIVISTES Messieurs, finissez-en I 3 Nous voulons rendre à 110s magi }' trats communaux le sorvico do leur dt i- nettement que la population cesse d'enco ® rien comprendre aux formalités dont i L" entourent certaines exécutions nécessairi ^ et désormais inévitables. ». Qu'ils fassent des enquêtes et des in e trudtiona au sujet d'employés ohscui dont le cas n'est pas claircmenlrétabli, so; Mais que, depuis longtemps, n'aient é révoqués des personnages en vue dont . cas n'est pas discutable parce qu'ils £ sont ouvertement manifestés comme acl vis tes, tels Mélis, do Bom, Denucé, F{ delsheira, Baelçelmans, etc.; voilà co qi dépasso touto compréhension ot tend « l'excès les nerfs du public. On peut s'être compromis plus ou moin cela n'a rien i\ faire aveo l'action du m n gistrat communal. C'est lo magistrat juc s ciairo qui déterminera la "ino3ure" d peines à infliger. .1 Mais la compromission, si lointaine se 3 elle, impose au magistrat communal, a s solimont et sans tempérament, la révcc .. tion immédiate, pure et simple. C'est di: que nous no comprenons pas, pour lu - 1 application d'une échelle dej peines. I r condition première h oxiger d un fonctio: - naire public c'est qu'il ait au moins * sons de la fidélité patriotique. S'il 1 - l'a pas, qu'il disparaisse et fasse pla< , à d'autres. Or, cela n'est plus à juger pour I 1 individus que nous citons plus haut j peut-êtro pour d'autres oncore. Ils o; i prouvé par leurs actes quo lo sons p a triotique leur fait totalement défaut. Di lora, qu'on les renvoie tout do suite av< .. lo regret trop légitime de 110 los avo - pas mis à la porte dans les 24 heuri 3 qui obt suivi la disparition des Ail - mands. Ceux-ci, on effet, nous lo savoi 3 parfaitement, n'auraient jamais tolér 5 quand ils étaient les maîtres, qu'on to' 5 cMt à un cheveu de leur tête, d'est m i me pour cela quo nous avons eu la p tience d'attendro leur départ. Mais c'o , non moins pour cela que, les Allomanc . partis, il eût fallu justice immédiate 5 non les retards actuels qui tournent c . scandale. : .. Faudrait-il conclure que l'atmosphère e * L'hôtel de ville est contaminée et qu'c s'y est trop familiarisé avec le voisina* ' des traîtres ? Oïl serait tenté de la crai: cire, quand on songo qu'il a fallu d< injonctions catégoriques pour écarter A , brecht et Melis lo jour de la réception c ' nos souverains. Et encore so trouvait là le pacifiste Va , Pe'borgh,se démenant comme un des organ sateurs de la récoption royale et faisai l'important. On a même laissé prononce , et promener son nom à propos des noi veaux cchevins à nommer. • Vraiment, c'est du propre. Voilà un monsieur qui, sous prétexl de pacifisme, a prêché ici la paix all< mande, dont la nation ello-même no voi ' lait à aucun prix. - Il l'a prêchée dans la "Belgique" "bocln ! un journal vendu, qui l'a aussitôt couve: de fleura et enivré d'encens, toute 1 presse activiste aversoiso lui faisar écho et exaltant Van Peborgh, à la hont des"patriotards" que nous sommes ro3té | tous. i Van Peborgh a donc été le collabora leur do la fourberie allemande en pre chant la paix avec et comme elle.- Il été le collaborateur des journaux boche ot activistes on prcohant cette paix dab leurs colonnes. Les éloges de ces joui naux ne peuvent correspondre qu'à no malédictions. Bien plus : aucun des personnages d la suite du lloi et de la Reine n'eût p: consentir à serrer la main de ce pacifiste sachant do quelle façon il s'était distin gué dans le concert do nos onnexmis..,. Est-ce qu'il y a beaucoup d'hôtels d villo en Belgique où do pareils scandale, demeurent possibles ? Et si non, est-c quo nous allons continuer encore long temps, à Anvers ? Messieurs, finissez-en ! Nous recevons la lettre suivante : " Il me semble quo dans certains mi lieux 011 n'agit par contro les activiste et contre ceux qui leur ont prêté aido c assistance dans leur perfide campagne. " Il en est ainsi dans la commune d Marxem où l'on sembla vouloir fermer le yeux. Que ceux qui ont quelque chos à dire, aillent un peu consulter los pre grammo8 des fêtes et réunions que le traîtres avaient organisées, tout récem , ment encore, et ils y trouveront les nom de ceux qui — même parmi le personnel ce soignant -—■ marchaient de pair avec le t vendus. Que l'on fasse justice sans crier gare L Veuillez y appeler l'attention de qu , de droit, et agréez, etc. " Voilà qui est fait. ; i Révocations à Ixelles 1 Lo Conseil d'administration de l'Athén^ d'Ixelles vient do révoquer quelques ai 1 tivistes qui faisaient partie du personne [ de cet établissement. ; VSA- - u En avon3-nous connu des types do Bo-1- ches pendant les mille et je 11e sais plus combien de jours (voir "Belgique") que i- nous avons dû supporter leur présence U parmi nous ! 'c La catégorie dos embusqués, les fils à r papa qui payaient x marks par mois i: pour ctro douillettement tenus à l'écart du is front, loin des bals, comme disait un d- loustic" —1 offre naturellement le plus de spécimens do l'espèce des profiteurs sans 1- vergogne, soignant avec délices leur pe-tito santé en même temps que leur3 pe-tites affaires, arrondissant leur ventro avec leur fortune, le tout au détriment c de nos compatriotes, à grand renfort de j. vols, d'exactions et d'infamies do tous gen->3 res* ^ Parmi ceux-ci figure comme un type C des plus représentatifs un appelé Brey-ç ninck, qui naturellement —» cela ne peut , manquer à sa gloire ! —. faisait déjà \ partie de la colonie allemande royalement installée et hospilalièrcment traitée en Bel-' gique avant la guerre : représentant à J3ruxclles d'une maison allemande de ra-î5' diologie, Breyninck était en outre, avant [e 1914, employé dans la maison Droslen, n fort connue dans la capitale. 1' Quand éclata la guerre, cet individu le rejoignit aussitôt son régiment, comme s ses compatriotes que notro bienveillance laissait libres do tout faire chez nous. Peu do temps après, il reparaissait en haUptmaun arrogant, et c'est à Liège 10 qu'il alla s'embusquer, en qualité de feld->0 ingénieur. te Quoiqu'il n'eût jamais assisté à un combat, il ne tarda pas à exhiber sur son ta torse la croix de fer. Et comme il par-s tagoait l'inconsciente impudence do ses 11 congénères, il 110 se gênait nullement t. pour déclarer à ceux qui l'interrogeaient ir sur cette distinction : le — Le3 técorations, c'est au front qu'on 0- les caguc, mais c'ost Ici qu'on les tonne! 1- Et il riait d'un rire épais qui faisait n ballotter sa bedaine et sa ferblanterie. ir Pour un fcMlazaret do Dusseldorf qui 3. était venu 6'établir en Belgique occupéo, 5c Jîreyninck fut chargé de réquisitionner t. les appareils de radiograpliie du Val 10 Saint-Lambert. Or plus lard, le lazaret la fut renvoyé outre-Rhin après avoir, pour ne rien faire, coûté un argent fou a,u x gouvernement boche. Quelque peu cf-y_ frayé de la note à payer, l'Etat allemand déclara ne pas reconnaître les dettes des organisateurs du lazaret, et contraignit ceux-ci à solder eux-mêmes leurs - réquisitions. Voujez-vous savoir ce que fit alors ce renard doBreyntnck? Il connaissait à merveille le prix des appareils du Val, car c'était lui-mêmo qui les avait fournis ot installés avant la guerre, et c'était lui qui, do sa grosse patte,en avait alors écrit la facture, d'un import de 6000 3" marks. Eli bien ! au Heu de réclamer à ■0 ses compatriotes du lazaret boche cette ■0 même sommo de G000 marks à verser en •s pa3rement aux victimes de la réquisition, -s il. élabora un compte de 'iBOO marks "bien comptés" afin, déclara-t-il naïvement,"quo 3- mes clients belges soient contents et que à j'entre dans leurs bonnes gTûces pour t. faire encore des affaires avec eux après té la guerre ! " le Voilà qui peut s'appeler damer le pion ie à un juif ! Et parions dix contre un i- qu'il no s'écoulera pas deux mois avant 1- que Brcyninck ne nous revienne sous la 11 forme d'un Suisse ou d'un Norvégien à pour placer sa marchandise en Belgique! Si le hauptmann pensait ainsi prudem-gt ment à se ménager lea profits do l'avenir, a,', il no négligeait pas de s'assurer aussi is. ceux du présent- ^ 33~ Un médecin liégeois, qui avait ' avec lui des relations forcées pour lo service, lui demanda un jour s'il ne fierait pas pos-^ sible de recevoir quotidiennement le , "Temps" do Paris. * —. Oli ! répondit le Boche, o'est^ tiffl-j cile. L'aponnement mensuel coûte pien 25 ' marks en Allemagne. 1 — Qu'à cela no tienne, répliqua notre j1" compatriote. J'en veux bien donner cent." ...Et depuis lors il out son " Temps " tous les jours. La petite affairo était trop 50 lucrative pour cpio notre Breyninck s'en désintéressât ! ^ Eii même temps que ce commerce ? de e; "prohibés" le hauptmann en avait d'au-^ très à la main. Naturellement, en parfait l~ accapareur, il faisait surtout dans les den-s réas alimentaires. Racontant un jour — ■o car il avait la naïveté de tout raconter ir — une femme a qui il venait de von->s dre do la farine, avaij; été ensuito victi- 0- me d'une saisio de sa marohandj,so, iil 0jouis tait d'un ton do bon apôtre : 3, —1 Du reste, co n'était pas là pour moi 1- une pien ponne affaire : j'achetais cette £- farine à 6 frs, et je la revendais à 9. Maintenant c'est mieux : j'en achète... et 5t je 11c la paye pas. " [s Et il expliquait, le vaurien, que^ lors-st qu'il avait découvert, à foTCo d'offres u alléchantes, un commerçant belge disposé à lui vendre une denrée interdite, il convenait du marché, puis, une heure après, au lieu de prondre livraison en payant le prix, il faisait saisir lo tout par un ic "polizei" avec lequel il partageait généreu-n sèment le bénéfice do l'opération... ;e Nous ignorons si le "Soldatenrat" aura 1- laissé ce délicieux compère achever en >3 "paix" ses années de "guerre". I- Il est probable que oui, car son rc-.0 marqulable courage l'aura incité à arborer l'un des premiers la cocarde rouge: n Breyninck était trop adroit pour risquer i_ des ennuis après avoir si bien arrondi !t sa pelote pendant l'occupation. ,r Attendons-nous donc à sa visite. II aura [. relégué sa croix do fer dans sa poche et il nous scmblo déjà l'entendre dire d'un ton do chattemitc, pour s'excuser ets'in-e troduire : t —.Moi, jo suis l'ami des pelclies. Je n en " ai sûr pas tué un seul. J'ai horreur du sang. " Et sur ce dernier point vraiment, il n y [\ aura pas moyen de le contredire... Vc*. t "Wv : maigri: ! La fuite de Guillaume le dernier ^ Un employé do la Cour d'Allemagne a a communiqué au "Vorwarts" cpielques ren-seignements au sujet de la fuite de Guil-3 laume lo dernier. Lo 29 octobre, à 3 h, ly2 " do l'après-midi, Guillaume fut avisé à Ber-3 Un do so tenir prêt à partir avec le train royal pour Spa. Guillaumo prit les vivre3 e nécessaires dans le magasin do guerre du 1 palais où étaient entassées des quantités > énormes, et les chargea dans le train. ^ Lo 30 octobre, à 4 heures do l'après-midi le train arriva à Spa. L'empereur, 2 sa suite comprenant 16 personnes, et 45 5 employés, demeurèrent dans le train. Le 2 3 novombro l'empereur entreprit un voyage " à Alost. Il revint en auto, mais quelques minutes après son départ, la gare d'Alost fut détruito par six aviateurs français qui étaient probablement au courant de la présence elo l'empereur. Le lendemain «on songea do retourner à " Berlin, sur les ' instances de l'état-major 3 général. Il no fut pas donné suite à eu projet. L'empereur s'installa à la villa Fromeuso. Lo samedi eoir, 9 novembre, 2 l'employé de la cour reçut l'ordre de pré- 3 paren lo déjeûner élu lendemain pour 5 2 heures, lo voyage devant avoir lieu en ^ auto. Alors commença la fuite vers la ' Hollande. 3 L'employé allemand ajouta qu'à chaque . gare que traversa le train du kaiser, en 3 route vers Amerongen, so pressait une foule considérable; chacun rivalisait d'ar-j deur pour conspuer le kaiser, on sifflait, i on tirait la langue, on l'insultait comme le plus vulgaire des criminels. L'extradition Un radiotélégramme do Lyon au 1 Nieuwe Rotterdamsche Courant" dit que lo gouvernement allemand décida do ^ no pas p s'oppos er aux exigences des allies qui de-mandent que l'ex-kaiser ot 1 ex-kronpnnz soient traduits devant uno cour suprême internationale. , .... Le gouvernement allemand a déjà coan-• ' muniqué sa décifWn ÛU gouvernement néerlandais* HOLLANDE et BELGIQUE Du "Nieuwe Roltardamscho Courant" " Quoique jusqu'ici l'état d'esprit or Belgique 110 nous apparaisse guère com me un danger immédiat, il n'est pas moins indêniablo quo la propagande à laquell so livrent nos voisins du Sud nous sem blo pou propre à créer entre les deu: pays ces rapports amicaux, vers lesquel on tendait avant la guerro, ct^ qui _ 01 tout cas dans l'avenir seront nécessaire: à l'évolution do la Hollande comme à ce'.l de la Belgique. " O3 qui surtout nous frappe, à la lec ture do la presse belge, annexionniste e hollandophobe, c'est son manque do pré voyance. — Si I03 précurseurs ne noui trompent pas, la Hollande et^ la Bolgi que auront à se compléter économique ment et moralement et cela dans l'avcni: lo pj'lua proche comme dans la longuo pé riodo qui suivra. " Lo sort de l'Allemagne aura proba blement un contre-coup semblable sur h sort des deux pays, c'est-à-dir^ qu'auss bien ici que là une époque u.Sicile vj s'ouvrir, do telle sorte qu'il sera do l'in térêt de la Belgique et do la Hollande d' so seconder au lieu do s'écraser par um lutte jalouse. Une franoho amitié,uno aid< cordiale no devront pas uniquement ca ractériser les relations diplomatiques,m ai tous les rapports sociaux ou particulier si l'on veut atteindre un heureux résul tat positif. " D'est pour cette raison, que de par et d'autre au lieu de tendre à détruire 1: lionne entente, 011 doit la réveiller. Nou; no devons pas rechercher co qui nou. séparo, mais ce qui nous réunit. A ce égard les quatre années de guerro ni doivent pas avoir fait de tort. Si noui no nous trompons, plus d'un Belge, qu au cours de ces dernières années a ha bitd nos régions doit avoir acquis de idées tout autres sur l'état d'âme de nota peuple, quo celles qui lui avaient ét inspirées superficiellement par une press 1 mal développée. " De notre côté nous avons ou l'occa sion d'ôtro en contact avec des personna lités marquantes do la vie politique o morale belge et nous avons appris à le admirer. La baso d'un rapprochement es donc dovenuo plus solide quo jamais.Unis sons nos efforts pour empêcher qu'elle n soit minéo et que les deux peuples no s désunissent. Toute imitié ne peut caitra ner quo le malheur de3 deux pays. " Que l'avenir do notre pays soit lié 1 celui de la Hollande, voilà qui est fai pour nous surprendre, cher confrère. vw La " famine „ en Allemagne D'un correspondant aux armées du jour nal lo "Matin" de Paris, l'intéressant ré cit suivant : Etaient-ils matériellement aussi inalhou roux et affamés- qu'ils l'ont fait dire ? J Aix-la-Chapelle, certainement non : au: devantures des boutiques, l'étalage C3t plu tôt maigre, mais enfin, il y a do quo manger, boire et mémo so payer le lux df galeaux, glaces et bonbons. Los prix à^ peu près doubles do ceux epie nous su bissons à Paris, sont encore très infé rieurs à ceux do la Belgique. En parti culier, les lingeries et soiorics qui valent à Bruxelles, les yeux do la tête, sont trèi abordables. Lea chaussures do cuir son introuvables à n'importe quel prix ; o: lea remplace par des espèces de brode quins faits avec des lattes de bois soupl enroulées sur une empoigne- aViuffo. Au restaurant, nous mangeons mal mai suffisamment. Les légumes, dans le po tage, sont bien filamenteux ï jo no serai pas surpris qu7il y entrât quelques tige d'orties ; lo jambon fumé do Mayence es excellent, mais lo rôti nous inquiète, il es mou et rose ot son odeur est singulière Un de nous . qui a pratiqué les cuisine: asiatiques nous assure que c'est du chien Lo pudding à la semoule, parfumé avei un ersatz de rhum, est très mangeable 10 café est navrant, de l'eau noiro su: laquelle nage uno espèce d'huile ; lo paii est uno pâte brune do seigle et- de riz cello que nous avons mangée à Pari; l'année dernière. Somme toute, on ne mourait pas de fain à Aix-la-Chapelle, 163 gens Tiy' ont pa: mauvaise mino et je ne vois pas, comme ei Belgique, des Cous amaigris flottant dam le3 faux cols ! L'Allemagne nous aurait elle joué la comédie do la famine comm< elle noua joue celle de la révolution ? vV Libérer la Belgique, jamais ! On sait qu'à diverses reprises î'Allema gno a tenté de conclure une paix sépa rée avec la France. Parmi les agent: employés par l'Allemagne dans ses ma nceuvres secrètes se trouvait un nomim D'Adda, un aventurier italien,aujourd'hu poursuivi en Italie pour trahison. D'Adda était reçu par le prince Henr de Prusse, Hindenburg et Jagow. Ces do ce dernier qu'il relevait avant d< quitter Berlin. D'Adda se rendit chez le leader du cen tre catholique, Erzberger, et celui-ci lu dit : Je vous parle en mon nom et au non de mes amis. Vous savez quo nous tra vaillons activement à faciliter la pab avec la France. Jagow suit nos efforts avec sympathie, mais ïl doit rester dam l'ombre. Vous comprendrez pourquoi.Voi ci ce dont il s'agit : Vous allez à Paris; vous avez là beaucoup de connaissanceî dans les milieux politiques : ministres anciens ministres, etc, etc. Eh bien! de mandez-leur s'ils sont disposés à entamea des négociations secrètes pour cherche] et préparer un terrain propice sur le quel on puisse plus tard discuter officiel lement les premières conditions de paix Vous no pouvez pas nous refuser votre coopération ; il s'agit d'un but noble ei saint. D'Adda déclara accepter avec grand plaisir, mais vouloir connaître auparavant les bases sur lesquelles l'Allemagne serait d'accord pour traiter. Vous pouvez dire, en lignos générales, répondit Erzberger, que nous sommes disposés à donnor à la France l'Alsace-Lorraine, et que nous ne demandons aucune indemnité de guerre.:Par contre, la France doit reconnaître nedro souveraineté sur la Belgique. D'Adda faisant remarquer que la domination de la Belgique constituait un formidable obstacle à la conclusion de la paix, Erzberger répliqua : "Ecoutez.nous pourrions donner Berlin à ncs ennemis mais libérer le territoire belge, jamais ! 11 nous faut la Belgique contré) l'Angleterre. Nous pensons à l'avenir," Et c'est l'homme qui a prononcé ces paroles qui continue à jouer les premiers rôles au ministère de Berlin. ~ ^ vV Les Adresses au Roi A Sa Majesté lé Roi, La Chambre d'Industrie d'Anvers est heureuse et Hère do pouvoir exprimer ù Votre Majesté à l'occasion do la libération do la Belgique par son armée héroïque et victorieuse, sa profonde admiration et sa vive reconnaissance. 'L'industrie belge a particulièrement souffert durant les quatre années d'épreuves. La Chambre d'Industrie d'Anvers prend l'engagement d'honneur vis-à-vis do Votro Majesté de contribuer do tout son pouvoir à^ la restauration industrielle et économique du paûys. • Enfin, t\ cette occasion elle désire renouveler l'assuranco <le Ra fidélité inébranlable à. Votre Majesté et i\ la dynastie, do son indissoluble attachement aux institutions belges et surtout de son inlassable dévouement à la reine Elisabeth, la mère do nos soldats. Lo Président, |(S.) M. Van don Abeele. -■ ,,i. "... --v ^—a——d- ma—1 L'HORAIREDES TRAINS Donnons une fois de plus, car nou ■ avons rencontré encoro bien des person > nés qui l'ignorent, l'horairo des train > directs -n quoiquo lents, puisqu'ils me1 ■ tent tous 2 n. 40 pour faire lo trajet -: entre Bruxelles et Anvors : > Départs d'Anvers centre : 8 h., 8 h. 4( 1 14 h., 14 h. 40. 1 Départs de BruxeUos-Nord : 8 h. 20, 3 heures, 16 h. 20, 17 h. Outre les quatre trains déjà signalé - dans la diroction d'Esschen, il y aura, t partir do ce lundi, six convois supplé - mentaires sur cette ligne : ce sont le j trains retournant vers ^ lo nord aprè • avoir ramené les réfugiés do Hollande • L'horairo de ces départs est le suivant < 5 h. 50, 9 h. 25, 12 h. 2, 14 h. 25, 16 h. 45 ■ 20 h. 15. Lea voyageurs qui désirent se rondi ■ dans la zone frontière, c'est-à-dire à Wil i dert et à Easchen, no peuvent recevoi i leur coupon ejuo s'ils sont munis d'un pas i seport régulier visé par l'autorité mi • taire. i A la garo centralo d'Anvers, l'entré î se fait actuellement pour les^ militaires pa ) la porto près do la Zoologie, et pour le. - civils par la seconde porto du même côté 5 cello utilisée du temps des Boches. Quar î à la sortie, elle a lieu, comme avant 1 - guerre, par le côté do la rue du Pélicar L'encombrement au départ des trains t considérablement diminué. Aussi peut-o 1 sans trop grande peino trouver à se caseï 5 Aux voyageurs qui doivent se rendre ï Liégo et au-delà, signalons qu'outre 1 t train do 7 h. 10 du matin, un sscond trai; ) quitte maintenant Bruxelles v«r3 Liège 1 16 h. 10. Il y a aussi deux départe pa i jour entre Liégo et Pepinster, mais nou - on ignorons l'heure exacte. 3 ** * i A ce propos nous nous permettons un à rensarquo à l'adresso de l'administratio > des chemins de for. Nous avons reproduit il y a peu d . jours un horaire des trains existants, aj . parammont communiqué aux journaux bri t xollcis d'une manière officielle, j Or, nous avons pu relever dans celt t liste plusieurs Inexactitudes en ce qui coi . came los trains d'Anvers, — inexactitude > quo nous avons évidemment corrigées. ; Do plus,, depuis lors„ do nombreux train i nouveaux ont été mis en circulation, et 1 public n'en est pas informé. i Comme il n'pst pas possible actuelle t ment do publier un " guido des chemin de fer " à cause des modifications conti nuelles du service, pourquoi l'administra tion ne communique-t-ello pas à tous le journaux — également à ceux de pre vince —. par un télégramme quotidiei envoyé soit directement, soit par l'inler . médiaire de l'agcnco Havas, la liste de . nouveaux trains avec leur horaire "exact et la mention s'ils sont accessibles au: . civils. A l'heure actuelle les gares de provin ce, même les plus importantes, cornm ' Anvers, ne sont pas elles-mêmes tenue I au courant jour par jour des modifiée 3 lions d'horaire des diverses lignes d pays. N'est-ce pas une lacune profondé | ment regrettable ? A quoi servent don ' le télégraphe ot le téléphone mis à la dis [ position des administrations et des sei vices publics ? • Il existe à Malines une "commisrion rc | gulatrice'- qui a pour fonction d'établi 1 les différents horaires selon les deman 1 des et le3 indications provenant des dil ' férents centres. Pourquoi cette commis 3 sion ne se chargerait-elle pas do préve lllX" VÎKStJUV. jvyu» 1- - A'rt ' - ' — o- - 3 principales du pays et la presse (y com - pris celle de province) des modification 3 successives auxquelles elle donne son aj: 9 probation ? i Nous soumettons cette idée à l'autorit t oompéfcente, en émettant l'espoir qu'eli . ne sera pas trouvée trop simple pou j être appliquée î Lo Coureur ; VW Mise au point ; Nous lisons dans la "Gazelte" : 3 On se souvient du tapage que fit na guère la presse allemande, et la press 1 embochée à sa suite, autour du voyag 5 qu'entreprirent los ministres d'Espagne c 1 de Hollande et M. Van Brée, dans le ! régions de la ligne de feu. A la séance que vient de tenir le Ce î mité National, M. Franqui adonne iectu re d'uno noto qui remet lc3 choses a: point. Nous no pourrions mieux fair que de la reproduiro : " Lo 18 octobre dernier, les ministre d'Espagne et des Pays-Bas ont elïectu un voyage vers les régions du Nord cl - la France et de la Belgique qui se trou - vaient dans la ligne de feu.Les minis > 1res s'étaient fait accompagner par ui ; délégué du Comité National,M.Van Brée i qui s'occupait spécialement du ravitaille i ment du Nord oc la France et pouvail à ce titre, leur donner des indication i Irès utiles. Les commentaires auxquels c t voyage donna lieu dans la presse aile ; mande, provoquèrent une certaine éme tion en Belgique. " En yue de dissiper l'équivoque sut i venue, et le Comité National ayant ét mis en cause, il no, sera peut-être pa 1 inutile de rétablir les faits. " Dans leur visite, les ministres pro : tecteurs • n'ont vu que la possibilité d i venir en aide, dans la mesure de leur i l oyons, aux malheureuses population: ■ évacuées ou menacées d'évacuation. Le assertions émises du côté allemand à c i propos sont complètement erronées. 11 n'j nullemant été constitué de Commissioi neutre, qui eût eu pour mission de fair une enquête sur les dévastations commi ses; l'on n'y a, du reste, jamais pansé " D'autre part, ni les ministres M Van Brée n'ont signé aucun protocole i la suite de leur voyage. " Nous croyons savoir, pourtant, qu< les ministres ont élaboré une noie des tinée à leur gouvernement, dans laquell< ils ont fait, avec une relation de leui voyage, un exposé purement objectif de? déclarations recueillies sut place, princi paiement des fonctionnaires et olïiciers allemands, ainsi que de leurs observations personnelles, Certains passages de celte note ont été publiés dans la presse allemande, mais il ne sera pas inutile de faire ressortir quo les parties défavora blés aux intérêts allemands ent été laia sées dans l'ombre. " Il nous est permis d'ajouter égale ment que les ministres sont revenus de leur voyage avec la conviction quo le.-nouvelles évacuations projetées par les autorités militaires no s'imposa»ient nullement .et qu'il était, de loin, préférable de laisser les habitants dans leur foyer plutôt que do les exposer aux dangers inliérents à des évacuations faites dans les conditions que l'on sait. " Grâce à l'attitude résolue et courageuse des populations, ainsi qu'à l'intervention énergique des directeurs du Comité Hispano-Néerlandais, les démarches des ministres, à co sujet, ne sont pas restées vaines. Les faits parlent par eux-mêmes. L'évacuation de la population civile de Tournai était imminente; de nouvelles affiches des autorités militaires prévoyant cette évacuation étaient impri mées, elles devaient être placardées le lendemain de la visite des ministres,so:.' lo 10. Or, ces affiches ne furent pas apposées et le projet conçu par les autorités militaires fut abandonné. La popu lation put ainsi rester dans les murs de la ville. Dans toutes les autres parties du front également, les évacuations for cées furent aussi complètement suspendues, pour ainsi dire; d'importantes colonnes d'évacués, qui avaient été annoncées vers ccsrtaincs provinces, no tarifent dans les provinces <lo Namur et do Luxembourg1, ne sont pnn arrivées, les populations dont il s agit ayant Otô laissées dans lours foyers. , M Une fois do plus, l'intervention des ministres d'Espagne et des Pays-Bas, et des membres du Comité Plispano--Néerlandais, en faveur des populations belges et ' françaises aura eu poux celles-ci, les heureux résultats," ECHOS 3_ Programme de la journée : 3 CONCERTS POPULAIRES: . Place St-Jean. — A 2 h. concert par la musique du 15° de ligne. ' SPECTACLES 3 Scala. — * Op Manœuvers», 3 Dominicale ^ La journée d'hier, favorisée d'uno te©. - pêraturo printanière, a été superbe s d'animation. Lea gens do la campagne, 3 nos "bons paysans", étaient accouruseô foulo do leurs productives campagnes, e( : jetaient, parmi les Anvorsois en ballade, » la note spéciale do leurs us et couùumco. Ils avaient tous lo sourire do gonssa* e tisfaits d'eux... et do nous, car il n'y q - pas à dire, ils nous ont tenu sous leurs r fourches caud'Mcs ; nous y avons toua -1 passé, on rechignant, c'est vrai, mais ils 1- étaient, sont et seront longtemps encor# los maîtres de l'heure. î Et leur sourire, donc, ost de saison. - Que Dieu les garde. Nous aussi I. . Nos souverains à Paris 1 II est impossible de ne pas être frapp5 1 du ton de sincérité, de cordialité réello dos * toasts échanges, au banquet de l'Elysée, 1 entre lo roi de3 Belges et M. Poincaré. a Co n'est point là de l'éloquence offi- ; oielle, do la rhétorique de circonstance, de 1 la politesse diplomatique banale. On y sent e tout autre choso : l'expression d'une es< ^ limo sincère et profonde entro deux chefs d'Etat qui ont pu 6'apprécier pendant dea 1 éprouves terribles, qui représentent l'opl-3 nion do deux nations franchement amies, qui tiennent à se dire, bien ouvertement, les sentiments ^ qu'ils ont conçus l'un pour a l'autre. Et l'on éprouve, à en liro loa comptes rendus, uno bienfaisante émotion, Lo retour des Belges de Hollande Nous avons déjà dit que les Belges réfugiés en Angleterre, commenceront à ren- 2 trer au pays à partir de mardi. Il est probable que dès aujourd'hui se 5 fera le rapatriement do nos compatriotes réfugiés en Hollande. 3 Pour les ramener, six trains par joui e arriveront à la gare Centrale de la direction d'Esschen : à 8 h. 30, 10 h., 13 - h. 20, 16 h. 10, 18 h. 20, 22 h. 10. 3 Les réfugiés qui devront continuer leur - voyage au delà d'Anvers, _ seront cnibar- - qués dans les trains réguliers, et il sera s en outre éventuellement mis en niarcho - trois trains supplémentaires dans la direc-1 tion de Bruxelles, soit, selon les besoins, - à 10 h. 40, 16 h. 40 et 19 h. 3 Comme on lo voit, les mesures sonl 1 prises pour assurer la prompte évacua- N'allons plus chez eux J Nombre do gens réclament des ehâti. 3 meïits terribles contre certains négociants, ' charcutiers ou autres, qui ce sont notoi rement distingués comme accapareurs,spé-culateurs ot exploiteurs, qui ont fait de gros bénéfices en ee distinguant comme fournisseurs de la clientèle allemande. Copendant Ioï magasins do ces individus no désemplissent pas. La foulo con-L, tinue à le* fréquenter comme si do rien . n'était et à verser, malgré les prix exor-_ bitants encore de co qui s'y vend, le tri . but do ses emplettes. La première choso raisonnable à faire, . méritent, no serait-elle pas de ne plus 3 aller chez eux ? Les traitements arriérés 3 Le gouvernement a décidé de faire payei 3 immédiaïtcfment aux fonctionnaires, etm-r ployés et ouvriers de l'Etat les traitements et salaires arriérés dopuis aoCJ iOld. L?s places dans les ministères Enormément do gens en quête ae plaça font de3 démarches pour en obtenir danfl tel ou tel ministère. Il est bon quo l'on sache que tous les - ministres ont décidé do choisir de pr.'fé-3 rence les mutilés do guerre, les an iens 3 militaires ayant fait la guerre, ou les fils 1 do militaires tués à la guerre. La 7. S. F. Nos concitoyens qui vont se promener ! aux bords de l'Escaut ont pu apercevoir 2 d^'jà, sur. le ponton une petito instillation do télégraphie sans 151. C'est un peste vex 3 lant établi par l'arméo en vue de remô* i dier à l'absence du téléphone pour la trans-3 mission des ordres du Grand Quartier G6- - nérai. - C03 postes volants de • T.S.F. ont étj 1 d'une utilité rehiarcpiablo pendant la guerro , et ils n'ont pas médiocrement contribué - au succès de la dernière offensive. Au début de la campagne, les batteries 3 d'artillerie étaient desservies par le télé-e phone, nais les obus et les schrappncla - sillonnant continuellement l'air, rompaient - à chaque instant les fils. C'est pourquoi lo haut commandement décida l'adopition * de la T.S.F. JuaiUe dans les batteries 3 les plus avancées, un poste-volant lut éta«; 3 bli, qui donnait, heure par heure, les in< dications nécessaires au pointage des piè- * ces conformément à la situation des buta et à l'état de la température. On comprendra l'importance do cetto précision quand on saura qu'à elles soûles bs modifications elo la densité elo l'atmosphèro peuvent fairo dévier les obus jusqu'à 50 mètres et mémo davaulnge. Grâce au service do la T.S.F. appli. quée aux batteries, l'artillerie belge o acquis une grande réputation pour la jus> te^.6o merveilleuse do son tir. Une proclamation du Cjmitô provincial Le QonJUé provincial vieint do faire afficher on villo uno proclama tion,où,après un hommage aux ministres étrangers qui furent les protecteurs de noire ravitaillement, un tribut do reconnaissance est payé aux personnes qui so dévouèrent gratuitement à l'œuvre d'edimeniation et do secours, "besogne difficile et ingrate pour lo plus grand bien do la Patrie, trompée par une misérable presse, qui avait grandi sous la censure allemande, . et contre los calomnies do laquelle ou no pouvait réagir", La proclamation fait ensuite ressoriir quo los services "du Comité furent indispensables à la populatyn quo guettaient la famino et la misère, et termine en cli. sant quo pour la s mie province d'An-vors,_ la somme do 350 millions fut disv tribueo en secours. Nous regrettons do no pouvoir publier le texto intégral do celb affiche, aucun exemulaire no. jious en ayant été envoyé par le Comité. „ Nous profilons cependant do l'occasion pour feliciter à noire four de leur eruvr< patriotique tous ceux de nos. concitoyens qui ont généreusement et pendant si longtemps dcxnné leur collaboration active et désintéressée au soulagement, des souffrances, elo la popu lation. La pross'e calomniatrice est maintenant nuiselée.Lcg iournaiix patriotiques n'ont quo le dêsie d'apporter oux-anssi, eii toute franchise ot sans marchander, leur contribution toutes les œuvres de restauration cl d< relèvement. L'expulsion des Allemands T1 semble acquis quo tous ' ,^R' Allemands installés en Belgique soto^t sans retard, reconduits à la fronti-re. Los ôv.icuôs français demandant outra chcsa que cJas prorïtcsscu ■Le* organismes prâjmsôs uu i i.pnti-lo-"' mont des évacuas jfraDçnls nous envoient Jioto sur J:ioto pour informer Jos hôte-i* provisoires do nos réglons qu'ils ont à' prendre cncoro un pou do patience avant d'être renvoyés chez eux, et que cela no tardera plus. Evidemment, co n'est uas la naliciict}

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Cet article est une édition du titre La métropole: journal quotidien du matin appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Anvers du 1894 au 1974.

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