La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 19 Avril. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 04 fevrier 2023, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/610vq2t41z/
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The Newspaper for Belgiarss LA MÉTROPOLE IONE PENNY CINQ CEHTMES « :„r. VIJF CSHT SS'i DIX CENTIME PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chaneery Lane, W.C.2 —■ Téléphoné : H olbora 212. {3 mois 9 sh. 6 mois 17 sh. 1 an 32 sh.* I 25" ANNEE VENDREDI 19 AVRIL 1918 No. 109 LA GRANDE GUERRE Evacuation de Passchendaele |NE DEFAITE ALLEMANDE Les Turcs à Batoum Jeudi midi. (situation est un peu meilleure. Et elle est Iture parce que, depuis mardi, les Allées n'ont pas avancé d'un seul pouce sur amp de bataille de la Lys. Ce n'est pas [s ne se soient donné du mal pour ex-:er j fond leurs précédents succès. "Ce i„ (mercredi), dit le communiqué britan-ie un intense bombardement hostile fut ■rtpar l'ennemi sur pratiquement tout le 11 du champ de bataille de la Lys,' et delà forêt de Nieppe jusqu'à Wytschaete t-à-dire sur une étendue de 20 kilomètres) tsuivi d'attaques d'infanterie." Et main-nt le résultat de la journée : " Toutes ces ques ont été repoussées et des pertes con-rables ont été infligées à l'ennemi." 1 d'autres termes, le grand état-major im-al allemand a subi une nouvelle et san-ite défaite, car, dans les circonstances prêts, tant qu'il n'avance pas, tant qu'il use rain ses bataillons sur les positions britan-les sans parvenir à gagner du terrain, il it des échecs qui comptent d'autant plus iia le temps contre lui. e second fait important, c'est l'annonce le communiqué anglais, de l'entrée en edes renforts français. Le maréchal Haig lonne encore aucun détail sur le rôle qu'ils ait, mais il est évident que leur seule prête aura contribué à renforcer la résistan-iritannique en donnant à des troupes fati-espar de longs efforts le sentiment moral résant d'être soutenues par un appoint veau. 'ennemi espérait donner à la lutte un cake si violent que les Anglais n'auraient pu ster à l'assaut. Il a d'abord été mis en fcc par la résistance anglaise, il est conte maintenant avec les renforts français, moitié des divisions allemandes présentes le front occidental ont déjà été engagées [is la bataille, quoique celle-ci ne dure que fuis un gros mois ; à ce taux, la phase cri-iie sera passée avant la fin de mai et nous jirrons attendre avec calme le cours des évé-nents; La collaboration anglo-française n'a nais été interrompue un seul jour et les Al-lands n'ont obtenu aucun résultat décisif. * sont là des faits qui comptent. De plus 'plus, la bataille acquiert le caractère d'une le d'endurance, dans laquelle les Alliés disent d'atouts primordiaux, et qui ne saurait affaiblir sérieusement. De l'autre côté de barricade, les Allemands ont jeté dans la Baise des masses énormes sans épargner fs hommes, ils ont éprouvé des pertes san-ntes, et ils n'ont obtenu que des avanta-purement tactiques que ne justifient cer-wient pas les sacrifices qu'ils ont dû con-Jir. On peut espérer que d'ici peu de seines cette constatation s'imposera à Luden-î et qu'elle provoquera une modification ls ses procédés stratégiques. D'ici là, le t d'ordre doit rester plus que jamais : con-rcc et patience ! 'côté du résultat primordial de l'échec du "el assaut allemand de mercredi, d'autres nements peuvent être considérés comme se-daires. Parmi ceux-ci, les plus importants t 'es fluctuations de la bataille et la recti-r'ion par les Anglais de leur front -à l'est Près et leur abandon de la crête de Pas-ffldaele.jîs fluctuations de la bataille ont reconduit M soir les troupes britanniques, probant appuyées par les Français, dans les "es de Meteren et de Wytschaete, mais en sence de contre-attaques répétées, ils du-'abandonner ces positions avant mercredi ta. Mardi, dans l'après-midi et dans la soi-'fes Allemands prononcèrent de puissantes Jtpes aji nord de Bailleul, mais sans le indre succès. Tous leurs efforts se brisè-l'contre la résistance britannique et leurs 'u_es d'assaut furent moisonnées à courte ^ee avec des pertes considérables. Enfin à ''de Robecq (secteur de Merville) l'enne-concentra pour l'attaque, mais fut dis->epar l'artillerie. Tous ces combats, on le :> "'apportent aucune modification essen-.e^ia situation /■rectification du front britannique à l'est Près fut effectuée volontairement, mardi, que l'ennemi en ait été averti et sans Pût exploiter ce recul. Comme nous le Slons Prévoir hier elle est la conséquence de l'avance allemande sur le flanc sud saillant. Le communiqué britannique ne j"6 d'indications sur la nouvelle ligne, l'^celui de Berlin parle de-l'occupation des lt -p de Passchendaele, Becelaere, Ghelu-(e's oe'capelle et Langemarck, localités si-» s,Ur le flanc nord-est du saillant. Si ces ^atlons_ sont exactes, les Anglais tien-n toujours Bixschoote, la côte de Pilkem, St-Julien, Zonnebeke. et la pointe sud de la crête de Passchendaele, qui constitue une ligne de positions infiniment plus forte que la ligne originale et force les Allemands à s'établir dans une zone de cratères où leur transport éprouvera de grosses difficultés. On peut supposer que les Anglais avaient obtenu des indications sûres au sujet d'une attaque possible dans ce secteur et qu'en présence de la situation au sud, ils auront voulu la supprimer dans l'œuf par un recul volontaire. Ce résultat paraît acquis, et, à condition que les Anglais puissent défendre avec succès la ligne du mont Kemmel, la position du saillant d'Ypres semble aujourd'hui relativement sûre. Le front de la Somme est relativement calme. Les Allemands effectuèrent mardi une opération locale devant Boyelles (sud d'Arras) mais furent expulsés par une contre-attaque des tranchées où ils avaient réussi à pénétrer. L'activité de l'artillerie ennemie s'est cependant fortement accrue au sud de la Somme, ce qui peut indiquer une reprise prochaine de l'offensive allemande. Le mauvais temps restreint considérablement les opérations aériennes qui se réduisent à des observations à faible altitude et à quelques bombardements. Une action assez importante a eu lieu sur la Strouma (Macédoine) le 16 avril. Les troupes grecques se battirent bravement et recon- 1 quirent plusieurs villages cédés à la Bulgarie sous le vieux régime. Au nord de la ligne grecque, les troupes britanniques occupèrent deux villages situés au sud-ouest de Demir-Hissar.Le port caucasien de Batoum, sur la mer Noire, qui dessert l'important district pétro-lifère de Bakou, a été occupé par les Turcs le 14 avril. On se rappelle que les districts de Batoum, Kars et Ardahan avaient été cédés par les Russes à la suite du monstrueux traité de Brest. Les Arméniens et les Georgiens cependant défendirent leur pays contre l'invasion ottoman. Les Turcs disent que plusieurs forts de Batoum se défendirent bravement et que les pertes de la garnison furent élevées. Le baron Stephane Burian de Radecz, mi- 1 nistre dès Finances austro-hongrois et ancien ministre des Affaires étrangères, a pris la succession du comte Czernin. Burian est un des seconds du comte Tisza, et sa nomination est donc un triomphe de la clique germano-ma-gyare ultra-réactionnaire. Le faible cabinet hongrois du Dr. Wekerlé est démissionnaire. Des démonstrations anti-allemandes otn eu lieu à Prague (Bohême). La statistique sous-marine de la semaine dernière accuse la perte de 11 navires de plus de 1.600 tonnes (contre 6), de 4 de moindre tonnage (contre 2), d'un chalutier (contre 2) et 12 attaques repoussées (contre 11). Ces chiffres sont plus élevés que ceux des deux semaines précédentes, anormalement faibles, mais ils sont encore plus favorables que la moyenne des pertes en mars. Pour la semaine finissant le 22 avril 1917 les pertes furent de 40 gros navires et de 15 petits, avec 9 chalutiers. En Afrique Orientale portugaise, malgré les pluies, les troupes du général Northey ont été engagées avec le gros des forces allemandes dans la partie nord-est de la colonie. Les Allemands ont éprouvé de fortes pertes et sont en retraite vers le sud-ouest. o o Le gouvernement hollandais réve une médiation pour la paix Le premier ministre des Pays-Bas a déclaré, le 12 avril, à la Chambre Haute, qu'il n'accepterait pas une société des nations im- ! posée par la victoire d'un groupe quelconque j de belligérants. Une telle Société des nations j serait en contradiction avec elle-même. Il est ; vrai que la participation à la Société des na- ! tions signifie l'abandon de la neutralité, mais toute la nation doit consentir des sacrifices. Quant à la paix, le premier ministre estime qu'une offre de médiation, à l'heure actuelle, serait considérée comme une démonstration de partialité. " Mais le moment viendra, peut-être, ajoute-t-il, où les belligérants eux-mê-mes désireront une médiation que leur offriront alors les Hollandais." O o Le trône de Finlande On mande de Wasa que le candidat au trône de Finlande est non pas le prince Eitel de Prusse, mais le prince de Mecklembourg-Schwerirfc—Le Sénat finlandais en général est favorable à la candidature, mais la masse de la population reste fermement attachée aux idées républicaines. L'armée belge repousse les Allemands et leur fait 600 prisonniers Le Havre, 17 avril.— Communiqué officiel du grand quartier général : Ce matin, les Allemands ont attaqué, au moyen de forces considérables, nos postes avancés entre le lac Blankaert et le chemin de fer Ypres-Thourout. Ils réussirent à prendre pied dans certains de nos postes, mais de puissantes contre-attaques, effectuées par nos troupes, les repoussèrent complètement. Environ 600 prisonniers restèrent entre nos mains.— Reuter. o o Le général Victor Gillain Le successeur du général Rucquoy débuta dans la carrière militaire comme volontaire. Après trois ans de service, il entra à l'Ecole militaire et devint, en 1880, lieutenant dans la cavalerie. Il entra à l'Ecole de guerre en 1888 et y obtint son brevet. A son retour du Congo, le général Gillain reprit du service dans la cavalerie et devint colonel en 1913. Il fut promu1 général le 6 mars 1915; lieutenant-général, le 17 janvier 1917. Il commandait la 5e division d'armée. Le général Gillain est un de nos "vieux Afrioains"; il fut inspecteur d'Etat au Congo, prit part à la campagne arabe et fut décoré, pour action d'éclat, en 1896. Le général Gillain est porteur de_ plusieurs ordres belges et étrangers- Il est commandeur de l'ordre de St-Michel et St-Grégoire. o o WWW WWVMAiWWUV'VV'WUVWIAI Abonnez-vous d'urgence ! NOTRE VENTE PEUT ETRE SUSPENDUE PARTIELLEMENT LA SEMAINE PROCHAINEo o L'unité de commandement Les pouvoirs de Sir D. Haig Le pouvoir de Sir D. Haig, au sujet de la nomination des officiers supérieurs, fut exposé par M. Macpherson, sous-secrétaire à la Guerre, au cours de la séance de mercredi à la Chambre des Communes. Il dit que le maréchal avait dans ses attributions la nomination, soumise à la confirmation du conseil de l'armée, où le déplacement des officiers généraux jusques et y compris le grade de commandant de division. Des nominations supérieures, ajouta-t-il, doivent être approuvées par le conseil de l'armée. La nomination du général Gough avait été approuvée par le conseil de l'armée. Le général Foch n'a le pouvoir ni de nommer ni de déplacer aucun officier de l'armée britannique.M. King. — S'il en est ainsi comment vous est-il possible de dire qu'il y a unité complète de commandement? M. Macpherson. — Jamais je n'ai dit qu'il y avait unité complète dë commandement. Des précautions doivent être prises pour que les officiers anglais soient traités suivant les règlements de l'armée. o o Le Conseil de Versailles Le général Belin, qui a été nommé à la succession du général Wevgand au conseil suprême de la guerre à Versailles, y a pris possession de son poste tandis que le général-major Sackville-West, le successeur du général Rawlinson, y est attendu. 0—0 Le comité du commerce anglo-belge Les membres de la délégation du Comité du commerce anglo-belge sont arrivés à Londres hier jeudi. La première réunion plénière de cette délégation avec le Belgian Trade Committee a dû avoir lieu le même jour à Lancaster House. Les réunions se poursuivront jusqu'à lundi, date à laquelle on espère avoir terminé. Cette visite est la réponse à celle que fit au Havre, en septembre dernier, le comité anglais.II faut espérer que de i'échange de vues résultera un programme définitif. Le comité anglais est très désireux de prouver sa plus grande sympathie aux Belges et d'établir par tous les moyens des relations commerciales et économiques plus étroites. Camille Huysmans camouflé On lit dans la Liberté de Paris : Le socialiste européen Huysmans vient de s'engager dans une section de camouflage. A vrai dire, cet engagement n'est pas volontaire : c'est contraint et forcé que le citoyen Huysmans s'initie actuellement à l'art de donner aux lanternes^ l'aspect de vessies. Le secrétaire général de l'Internationale voudrait bien venir de Londres à Paris pour organiser je ne sais quelle parlote pacifiste... Mais, le tunnel sous la Manche n'existant pas encore, le citoyen Huysmans doit prendre le bateau — et le Syndicat des gens de mer anglais l'a frappé d'excommunication maritime. Le citoyen Huysmans a monté des bateaux par douzaines, mais pour franchir le pas de Calais, il n'en trouve pas un seul. — Venez en avion ! lui ont télégraphié les camarades de Paris. Mais le citoyen Huysmans, moins audacieux que Vandervelde, n'admet le progrès que dans l'ordre politique; l'avion ne lui dit rien. Heureusement, il y a le camouflage. — Huysmans viendra quand même, disent ses amisj il a plus d'une ficelle dans son sac !... C'est probable, en effet. Le Syndicat des gens de mer fera bien de surveiller, au départ des bateaux de Douvres, de Folkestone ou de Newhaven, les vieilles 1 "misses" à lunettes bleues et les clergymen qui lisent la Bible; peut-être Huysmans se dégui-sera-t-il en "barman", en cuisinier ou en dame de compagnie, à moins que ce ne soit en " nurse ", en professeur de gigue ou en joueur de banjo... Il faudra faire appel à Sherlock Holmès et user du peigne fin : Huysmans est un gaillard qui sait se grimer, donner le change, passer pour jee qu'il n'est pas, en faire accroire aux uns et aux autres. C'est un malin... Et il n'est même pas dit qu'arrivé à Paris, il se décide à enlever son masque. —0—0 Le Pape et l'Autriche L'Idea Nazionale dit savoir que l'empereur d'Autriche ne s'était pas borné à tenter de préparer des négociations de paix avec la France et qu'il a fait une autre démarche auprès d'une " haute autorité " neutre, en la priant d'intervenir dans le m.ême but. Cette " haute autorité " se serait déclarée disposée à accéder au désir du souverain, à condition toutefois que le gouvernement autrichien fournît des preuves réelles de ses bonnes intentions. L'empereur Charles aurait alors, selon toute vraisemblance, adressé à cette autorité une deuxième lettre qui aurait inspiré le message pontifical de l'été dernier. Selon un autre bruit, la seconde lettre dont parle l'Idea Nazionale aurait été écrite non par l'empereur Charles, mais par l'impératrice Zita. La Tribuna écrit à ce sujet : " Il est évident que l'Empereur a dû faire parvenir au Saint-Siège une lettre analogue à celle qui fut communiquée au Président de la République française, lettre dans laquelle il exposait ses intentions concernant l'Italie. Ceci explique que le Pape, en rédigeant sa note, en considérait non seulement les termes comme acceptables, mais comme acceptés d'avance et que la presse catholique annonça avec assurance l'adhésion des Empires centraux au m essage de Benoît XV. " La lettre au prince Sixte de Bourbon, que le gouvernement français vient de rendre publique, explique le sens de la note pontificale et montre l'unique origine des manoeuvres destinées à surprendre la bonne foi de la France et du Saint-Siège, dans le seul but de nuire à l'Italie." L'Osservatore Romano déclare de source officielle que la note du Pape du 15 août 1917 n'a aucun rapport avec la lettre de l'Empe-t reur Charles au prince Sixte de Bourbon. LesMeux premiers aviateurs américains cités Les deux premiers aviateurs américains auxquels ont été décerné la Croix des Services distingués ont reçu la nouvelle décoration militaire de l'armée américaine. Tous deux avaient attaqué des forces aériennes ennemies beaucoup plus puissantes et avaient accompli avec succès leur mission. Voici leurs citations : " James Norman Hall, capitaine de la section d'aviation. "Le 26 mars, dirigeait une patrouille de trois appareils et a attaqué un groupe de cinq aviateurs ennemis et de trois biplans. A lui-même abattu un appareil et obligé deux autres à atterrir. Ceux-oi ont probablement été détruits également." " Frank Baer, premier lieutenant de la section d'aviation. "Le 11 mars 1918, a attaqué seul un groupe de sept appareils de chasse ennemis, en détruisant un, qui est venu s'écraser sur le sol, près des lignes françaises, au nord-est de Reims. Le 16 mars, a attaqué deux biplans ennemis, dont l'un est tombé en flammes dans la même région." Le bombardement de Paris Le dévouement de nos soldats Au cours des sinistres provoqués par la dernière incursion des Gothas sur Paris, les ambulanciers belges se sont distingués par un dévouement que les autorités françaises ont tenu à reconnaître.Plusieurs journaux parisiens ont publié à ce propos la note suivante qui fait grand honneur à nos soldats : Nous tenons à signaler la belle conduite des militaires belges de l'hôpital Albert 1er, qui, sous la direction de leur chef, le lieutenant Lanckswert, furent les premiers à se rendre sur les lieux bombardés et assurèrent avec dévouement la relève des blessés. Mgr Amette et M. Clemenceau les ont du reste, vivement félicités. o o Leurs tribunaux en Belgique Dans son numéro du 16 avril, le Petit Journal de Paris publie une interview qu'il eut avec M. Carton de Wiart, ministre de la Justice en Belgique, au sujet de l'organisation des tribunaux allemands en Belgique occupée, dans le but de remplacer la justice nationale régulière.Voici les idées exprimées par M. Carton de Wiart : En se comportant ainsi, nous a déclaré M. Carton de Wiart, le gouverneur général allemand commet un véritable abus d'autorité. Pour essayer de justifier sa conduite, il invoque les dispositions de l'article 43 de la Convention de La Haye concernant les lois et usages de la guerre sur terre. Or, cet article suffit à lui seul pour caractériser et condamner le nouvel attentat au droit des gens. En effet, aux termes de cet article, le pouvoir occupant n'exerce qu'une autorité de fait; cet article dit expressément que si, dans l'intérêt des territoires occupés, l'occupant doit prendre toutes les mesures qui dépendent de lui, en vue de rétablir et d'assurer autant qu'il est possible l'ordre et la vie publics, il a le devoir de respecter, sauf empêchement absolu, les lois en vigueur dans le pays. La magistrature belge qui, depuis les premiers jours de l'invasion, n'a pas cessé de rendre la justice conserve donc le droit de l'exercer en pleine et entière indépendance. Comme l'écrivait un auteur allemand, l'ennemi qui occupe une province doit accorder protection contre toute violation du droit en maintenant l'administration de la justice dans la mesure où les circonstances de la guerre le lui permettent. Pour les tribunaux existants, il n'y a aucun motif de suspendre leur action ; la liberté de la justice doit être garantie ; un juge ne peut consentir à se faire l'instrument de l'ennemi. En suspendant, le 8 février 1918, les membres de la Cour d'appel de Bruxelles, en déportant trois de ses chefs, le gouvernement allemand a violé l'indépendance et la liberté du pouvoir judiciaire belge. La création de juridictions allemandes en Belgique constitue, en réalité, le couronnement des mesures arbitraires prises à l'égard des magistrats belges. o o Le chancelier Hertling veut des annexions La Taegliche Rundschau, organe nationaliste et pangermaniste, rapporte sous une forme sensationnelle que le gouvernement impérial a annulé définitivement la résolution de paix sans annexion ni indemnité votée par la majorité du Reichstag en juillet dernier. Le comte Hertling a informé les chefs des partis de la majorité que s'ils maintenaient leur résolution, il donnerait sa démission. Les fractions de la majorité ont alors adopté le point de vue du chancelier et déclaré formellement qu'elles acceptaient le nouveau programme du gouvernement impérial, qui comprend l'incorporation à l'Allemagne de territoires français et de la côte des Flandres, en Belgique, ainsi que le payement à l'Allemagne, par les puissances occidentales, d'une indemnité de guerre considérable. Le comte Hertling aurait rompu avec Erz-berger et aurait refusé de le recevoir. Tous ces détails ont été confirmés par le député centriste Trimborn au congrès secret du parti catholique rhénan à Cologne, le 2 avril dernier. Les socialistes majoritaires ont accepté également le programme annexionniste du gouvernement.O Q Les exigences de l'Allemagne vis-à-vis de la Suisse On assure maintenant que l'Allemagne réclamerait à la Suisse 240 francs par tonne de charbon. Les délégués allemands justifient ce prix par le fait que la Suisse n'a plus de compensations à leur faire.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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