La nation belge: journal quotidien d'union nationale

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s.n. 1918, 01 Juin. La nation belge: journal quotidien d'union nationale. Accès à 14 août 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/3f4kk94z1j/
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LA NATION BELGE JOURNAL QUOTIDIEN D'UNION NATIONALE ■FONDATEUR FERNAND NEURAY Rédaction et Adminîstiatioû . 3, £-. des Deux-heus, 3. - PARIS (1" Ait') Téléphone : Ci titrai 33-04 TARIF DES ABONNEMENTS t:n mois trois Mors France S-ft SO 1 fr. SO Angleterre. ... 2 sh. 6 7 sh. 6 Autres pays . . . 3 fr. OO 9 fr. GO ■Publicité aux Bureaux du Journal LA FLANDRE ET L'IRLANDE On causait de la question flamande : — Ne croyez-vous pas, dit quelqu'un, qu'elle se rattache à un phénomène général 7 Voyez : nous assistons partout à une sorte d'insurrection des nationalités contre les nations. Quand ils se sont constitués entre le XV* et le XIX* siècles, les Etats-nations, tels qu'ils existent en Europe, ont commis contre les nationalités quelques injustices, gnéra-lement parce qu'ils les ignoraient, les nationalités quelques injustices, généra-sent des moyens d'exprimer leurs aspirations.Ils ont commis des injustices parce qu'ils se sont formés autour d'une nationalité plus puissante que les autres, qui a englobé ou réduit des nationalités parentes. Aujourd'hui, grâce au déve-loppémeat de la démocratie, foiites les nationalités se sont réveillées, et. dans l'espèce de liquidation générale à laquelle l'humanité seule semble vouloir procéder, elles réclament plus ou moins violemment leur place au soleil. Celles qui manquent d'une élite capahle d-3 leur donner un esprit politique suffisamment développé poussent leurs revendications jusqu'à la ruina de l'Etat national, sans comprendre que, tout imparfait qu'il soit, cet Etat est la condition nécessaire d'une société organisée. C'est ce que nous avons vu en Russie. c'est ce que nous voyons en Irlande. N'est-ce pas ce que nous voyons en Flandre ?...• » Celui qui parlait ainsi était un Anglais, un Anglais très patriote, très soucieux de ménager la grandeur de la nation, mais un' Anglais catholique qui, par tradition religieuse autant que par libéralisme d'esprit, éprouve une grande sympathie pour les revendications irlandaises. Il ajouta : — Nous avons commis de grandes injustices envers l'Irlande, et c'est ce que nous payons aujourd'hui. Mais je regrette pour la cause irlandaise qu'elle ait choisi ce momènt-ci pour pousser jusqu'au bout ses revendications, et, comme catholique, je regrette surtout de voir l'Eglise d'Irlande se compromettre comme elle le fait dans le mouvement des Sinn Peinars. En Flandre, n'est-ce pas la même chose ? S'il est des Flamands qui se dressent aujourd'hui contre l'Etat Belge, n'est-ce pas parce qu'ils se souviennent à ce moment-ci danciennes injustices commises à leur égard ?... >, Ici, j'arrêtai cet ami anglais : — Il y a en effet, lui dis-je, quelque* analogies entre les revendications irlandaises et les revendications flamingantes : les nationaliste? irlandais et les Flamingants emploient la même terminologie, teintée de romantisme : l'appel de la race, la langue et l'âme du peuple... note voulons être nous-mêmes... Comme les Irlandais, certains Flamingants ont une tendance à perdre de vue Ta situation générale de l'Europe, et à s'enferrer dans une /question qui les passionne. Ils se plaignent en effet d'anciennes injustices, ot le fait est que jusqu'aux environs de 1S7Û, l'Etat belge a méconnu les droits de la langue flamande, ce dont il était d'ailleurs bien excusable, car, lorsqu'il se constitua, la langue flamande semblait destinée à une dôcéâence irrémédiable. Ce sont les Flamands eux-mêmes qui, par de patients efforts, ont rendu à leur idiâme la dignité d'une langue ayant aujourd'hui aes droite incontestables. Par ce trait sussi, les Flamingants se rapprochent des nationalistes irlandais, mais là s'arrête l'analogie. Parmi les Flamands, ceux qui, dans la crise actuelle, se sont dressés contre l'Etat belge, ne sont qu'une infime minorité dont les Allemands s'efforcent en vain de gonfler l'importance. Toute l'élite sociale et intellectuelle s'est empressée, au contraire, de protester de son attachement à la nation belge. Au péril de leur liberté, les leaders flamingants qui passaient pour . les plus intransigeants ont refusé courageusement et dédaigneusement les faveurs et les avantages que l'ennemi de la Belgique leur offrait. La nationalité flamande qui avait pris conscience d'elle-même avant la guerre, n'entend pas y renoncer, mai3 elle ne s'insurge pas contre la nation. — .l'en suis heureux pour la Belgique, répondit l'Anglais, j'en suis heureux aussi pour l'Europe ocoidentale, car l'existence d'une Belgique fortement constituée est nécessaire à l'Europe occidentale, à l'Angleterre aussi bien ^u'à la France. J'en suis heureux enfin pour la Flandre elle-même, car cette attitude prouve qu'elle possédé cet esprit politique qui manque encore à l'Irlande, parce que ce malheureux pays a été privé de son élite. Le mouvement dss Sinn Feiners est dirigé par des instituteurs, des curés de carhpagne, des artistes, des petits bouregois. qui ne connaissent rien de l'Europe ni du monde, et qui sont faits pour être les victimes de tous-les traîtres que l'Allemagne a soudoyés chez nous. On peut dire que les chefs .flamands oui ont résisté à la tentation i LA NOUVELLE OFFENSIVE ALLEMANDE La bataille se prolonge jusqu'à l'Oise i Au sud de Soissons, l'ennemi progrise vers l'Ouest , L'ennemi arrive à la Marne près ce Château-Thierry j i Communiqués français 14 heures. L'ENNEMI A PROLONGE SON EFFORT SUR SA DROITE JUSQU'A L'OISE J PAR DE VIOLENTES ATTAQUES DANS LA REGION DE VAILETTE. NOS TROU- ^ PES SE SONT REPLIEES EN COMBATTANT SUR DES POSITIONS AU NORD ^ DE LA LIGNE BLERAUCOl RT-EPAGNY. Dans la région de Soissons et -plus au Sud, les attaques ennemies se sont brisées-,yA contre la résistance héroïque de nos troupe.* qui ont m a.' p <:n r. leurs- postliorm débouché Ouest de la ville et le long de la route de Chdteau-Thierry. AU CENTRE, L'ENNEMI A REUSSI A EFFECTUER UNE LEGERE AVANCE \ DANS LA REGION AU NORD DE LA MARNE. Plus à VEst, ainsi qu'au Nord-Ouest et au Nord de Reims, tous les efforts de < l'ennemi ont été vains. Une contre-attaque énerffiqitement menée par nos troupes ( nous a permis de reprendre Thillois. 23 heures. A notre gauche dans la région de la Basse-Ailette, les Allemands ont continué ^ leur pression au cours de la journée. Nos troupes ont bnisé toute les attaques enne- ! mies dans la région de Blérancourt et à VOuest de cette localité. Une attaque enne- j mie qui avait réussi à franchir l'Oise d VEst de Sempigny, a été rejette sur la rive j droite. i | L'effort de l'ennemi s'est porté principalement dans le secteur de Soissons et plus g au Sud en direction de Neuilly-Saint-Front. ■ | A VOuest de Soissons, nos troupes ont. mené des contre-attaque s rigoureuses et arfêté toutes les tentatives de l'ennemi qui a subi de très Lourdes pertes et n'a pu effee- ( tuer., aucune progression de ce côté. PAR CONTRE, IL A PU GAGNER QUELOUE TERRAIN A L'OUEST DE LA ; ROUTE DE SOISSONS A CHATEAU-THIERRY ET EN DIRECTION DE CETTE \ VILLE, DEPASSANT OU LC H Y-LA-VILLE ET OULCHY-LE-CHATEAU. AU CENTRE, DES ELEMENTS LEGERS ALLEMANDS ONT ATTEINT LA } RIVE NORD DE LA MARNE ENTRE CHARTEVES ET JAULGONNE. Sur noire droite, situation sans changement ainsi qu'au Nord-Ouest et au Nord ] de Reims. ( AU FRONT BtU 1ANNI0I •: Après-midi. Pendant la nuit, un détachement de <ios troupes a enlevé un poste allemand au sud-est d'Arras et a tait quelques prisonniers. Des rencontres de patrouilles, au nord-est d'Ypres, nous ont valu également quel-ques prisonniers et une mitrailleuse. L'ennemi a attaqué un de nos postes au nord-est de Robecq. Quelques-uns de nos hommes manquent. L'artillerie ennemie a été active dans les secteurs de Villers-Bretonneu* et d'Albert et entre Festubert et la rivière Oiarence. Soir. Rien de particulièrement intéressant à signaler sur le front britannique. COMMUNIQUE AMERICAIN 30 mai, 21 heures. Au coure d'attaques contre nos nouvelles positions près de Gantigny, l'ennemi a été de nouveau complètement repoussé lîar notre artillerie et notre infanterie. La lutîe d'artillerie continue dans cette région ainsi qu'en Lorraine où il a été fait usage d'obus à gaï. Rien d'autre à signaler. LIRE EN V PAGE : Un témoignage nouveau du DT Muel-hon.LIRE EN DERNIERE HEURE : L'armée grecque attaque; 1,500 prisonniers.ont sauvé leur pays et leur petite nationalité ; car si les nationalités ont des droits qu'il faudra sauvegarder, c'est tout de même l'Etat-nation qui finira par l'emporter partout. Les nationalités ont des droits, mais une nationalité qui ne s'exprime pas sous la forme d'un Etat, une nationalité qui manque de support politique et économique, ce n'est que de la poussière... » A J'ai cru utile, particulièrement en ce moment-ci, de rapporter ce propos parce qu'il fixe avec une certaine précision l'attitude d'un témoin bienveillant et désintéressé à l'égard de la question flamande. Tous les amis étrangers de-la Belgique, tant Anglais que Français, aont du même avis- ils comprennent qu'on puisse dans un certain sens parler de l'existence de deux « nationalités » en Belgique et ils admettent très bien que chacune d'elles ait des droits linguistiques ou même culturaux. pour employer un barbarisme pédantesque qui, Mas ! est à la mode, mais ils ne comprendraient pas qu'on élevât en leur nom des revendications qui iraient au delà de ce qui est compatible avec l'intérêt de la nation belge. La nation d'abord I Tel doit être notre mot d'ordre. Nous verrrons ensuite, quand la nation sera rétablie dans la pleine souveraineté, à chercher entre nous la bonne formulé qui accordera les nécessités de sa défense et de sa grandeur avec les exigences des nationalités- Il est possible, il est probable, qu'il soit nécessaire de réformer l'Etat, mais il faut avant totit le sauver. i L. DUMONT-WILDEN La guerre aérieace j L'ACTIVITÉ DES AVIATEURS BRITAN- : NIQUES. — ENCORE UN RAID SUR METZ « Communiqué britannique d'aviation : 30 liai. — Le 29 courant, en raison des £ nuages à faible hauteur et de la mauvaise visibilité, nos aéroplanes n'ont pu travail- < 1er efficacement que tard dans la journée, quand le temps s'est éclairci. Dans les combats aériens, cinq appa- i reils allemands ont été abattus et un au- , tre forcé d atterrir désemparé. Nous n'a-vons perdu aucun appareil. Nous avons jeté cinq tonnes de bombes : pendant la journée sur les dépôts de mu- 1 nitions et les cantonnements dans le voi- 1 sinage d'Armentières et de Bapaume. Les bombardements ont continué pen- i dant la nuit du 20 ai< 30 courant. Nous ' avons lancé, sati3 perte pour nous, seize , tonnes de bombes sur les gares, dont celles de Valenciehnes et de Busigny, les villes et les routes derrière les lignes ennemies et sur les docks de Bruges. En plus des raids signalés le 20 courant, i nos appareils ont violemment bombardé le ' triangle du chemin de fer de Metz-Sablons i dans la nuit du 28 au 20. Un seul de nos ; appareils n'est pas rentré. -i LA PARTICIPATION DES AVIATEURS ITALIENS AUX OPERATIONS AERIENNES DU FRONT FRANÇAIS ' Home, 30 mai. — L'agence Stefani publie ' le communiqué suivant : L'aviation italienne a pris nne part ac- j tive aux expéditions françaises de ces derniers jours. Pendant la journée du 2fi et la nuit sui-vante, les escadrilles françaises de bom- ' bardement ont lancé 17 tonnes de projec- 1 tiles sur la région de Saint-Quentin, Novon, ) Tergnier, sur la gare du chemin de fer de ! Péronne, Rosières, Nesle et Je terrain d'à- i viation de Villeselve. Deux grands incen- ( dies, suivis par une explosion,' ont été cons- . tatée à Saint-Quentin et à Nesle. Pendant la journée du 21 mai et la nuit ' > du 22 mai, les avions ont lancé jO tonnes de bombes sur cos mêmes régions, provo- ' quant de nouveaux incendies. Les cantonnements et. la gare dans la région de Ville-au-Bois, Hirson, Le Cateau, Aulnoye, ont reçu dans la même période 11 tonnes d'explosifs, i Les équipages de l'aviation italienne ont ] pris part à ces expéditions au cours des- ' quelles ont été lancées en total, sur des 1 cantonnements et des gares ennemies, 58 tonnes de projectiles. —————— wvviv —— : LE COMTE BURIAN A BERLIN . " < Berne, 31 mai. — D'après le correspon- 1 dant viennois de la Kalional Zeitung, le comte Burian partira le 7 juin pour Berlin. Les conférences dureront probablement quatre jours. I.es représentants polonais n'y prendront pas part. Il s'agit d'abord de trouver une solution sur laquelle l'accord puisse s'établir. En I attendant, on cherche à liquider les pro-; blêmes en litige. Le contact est établi entre i les gouvernements de Kiew et de Varsovie. v En même temps, les négociations ont re-i pris entre les Polonais et les Kuthènes par l'intermédiaire de l'ancien ministre Barn- j reinther et le comte SEeptycki, archevêque " de Lemberg. On espère aboutir à la forma- i 1 tion d'un solide bloc allemand, hongrois, ! - polonais et ruthène, qui amènera dans peu : t de .temps une union des Etats de l'Alterna- I gne, de l'Autriche, de la Pologne et de j l'Ukraine. •'"> La Situation Samedi, 3 heures du matin, jl |L'ennemi vient de trahir ses intentions, iprès avoir emporté les lignes de l'Aisne I 1 de la Vesles, après avoir envoyé ses j SMfcgarttet jusqu'à la Maine:, il fait tête te et amorce une marché sur Paris. 'Ole est bien la signification de l'attaque g|iîrale qu'il a dessinée hier de l'Oise à la Viarne, le long d'une grande ligne corpe occupée par les armées françaises et' <|i coiffe les deux massifs forestiers de Conpiègne et de Villers-Cotterets, défen-seVâvancées de la capitale. ■SjÇÎ front se décompose en trois secteurs. premier, qui va de Soissons à l'Oise, av:t échappé jusiqu'à présent à l'embra-sonjnt. Là, les attaques de l'ennemi ont prooqué un recul très léger des forces fïlijCaises sur de fortes positions jalon-nSEj par les localités de Blérancourt et d^Ekgny, où de nouveaux assauts se sont b»As. Sempigny, où l'ennemi a tenté le pB'jjage de l'Oise de l'ouest à l'est, est à un jilométre au sud de Noyon. M deuxième secteur comprend les col-lifleiqui dominent Soissons du sud-ouest. II . été le théâtre d'une lutte très violent qui n'a pas permis le moindre gain de ttritoire à l'ennemi. ~ . Lelroisième secteur est constitué par la p'iài.i ondulée qui sépare l'Aisne de la M , ■ .4 ' e front de bataille coïncide sen- » L if'sSfssons sur l'Aisne, conduit ù Châ-:ctu-Thierry sur la Marne, suivant une rection nord-sud. A mi-chemin, entre ces eux collines, se trouve Oulcliy-le-Cbâteau, i les Allemands sont entrés. Neuillp-iinl-Front, qui paraît être leur objectif amédiat, est à dix kilomètres ouest-sud-îest d'Oulchy. 11 est certain que les progrès réalisés ^ns cette direction sont impressionnants, u'ils s'accentuent encore un peu, et c'est \ *ut le secteur de Soissons qui, menacé line prise à revers, devra être abandon-i. Du coup, l'ennemi arriverait en vue de ; illers-Cotterets : il est vrai qu'en cet en- ' folt il rencontrerait une résistance plus pie que dans la plaine où nul accident 1 terrain ne permettait, jusqu'à présent, 'inproviser une défense. Tmt ceci n'est d'ailleurs qu'hypothèse, i a ésistance est énergique et victorieuse 1 pissons ; au, sud de la ville, rien n'est -rçu parce que Oulchy a succombé. Les ? ja5-v.es du général Foch sont à, pied { ■'pivre, prêtes à intervenir, et déjà plu-ih-s prononcent le mot de contre-offe.n- ' T «a A i 1,1 communiqué français indique très l ru-taient, d'un mot, que la ville de Reims 1 est iuvée .- il parle des positions tenues 1 au in! de la ville. Dans le recul qui a ' maijé les deux premières journées de la batile, les troupes britanniques ■ avaient , été i igées en effet de se retirer derrière i le c xl de l'Aisne à la Marne. L'ennemi enle t bientôt les faubourgs de Bétheny et ilî Neuvillette, tandis qu'il dessinait a par jhiîlois un mouvement débordant. 1 Peniht 24 heures, le sort de la ville fut ince in. et des patrouilles s'y rencon- ? trèiv Mais une contre-attaque française ( a rtis Thillois ; des hauteurs méridionale [le Reims la défense fut reportée aux ières septentrionales de la ville, où il n'a plus à l'heure qu'il est le moindre « te rau ». A * T Il t clair que dans de3 circonstances *'• aus: sérieuses les Alliés ne doivent rien 1 nég r de ce qui peut détourner l'atten- 1 t'on l'ennemi de son objectif principal, L 1 en:-lier d'accumuler toutes ses forces C dev lui. pré\fenir ses diversions au ? loini théâtre de la lutte décisive. C'est é pou £-la que les troupes italiennes ont u proicé ces jours derniers, à l'ouest du a .las Garde et sur le bas Piave, deux ita/tes heureuses qui créent des soucis uvàutrichienls à la veiUe de leur often-y/ C'est pour cela aussi que les troupes ^ques viennent tout à coup i ? monter • assaut, des positions bulgares de Ma-Jine et d'y enlever,'dans la régnn de nnitza, douze kilomètres de la .'.ouile lie .ternis par des forces germano-bul- ^ es, et de capturer 1500 prisonniers kt le corps d'armée delà d'Iense natie- ti {s, constitué par Venizelos quar.-î il gou-pui des troupes françaises, ce coup d'é- l£ t, promesse de victoire pour I armée s joque tout entière jua id etlo prendra e, front de Macédoine la place, dont la nison a longtemps r*.u*s< à la frustrer. " is les objectifs fiixés ont été atteints, l'aviation franco-gr.jcqus 3 est Lriiism- ^ ht distinguée. ? ORMONT. n 'LA FÊTE-DIEU DE^BOCHES Elle rappelle le Congrès eucharistique de Cologne... Tandis que les aviateurs britanniques, déférant au vœu du Pape mal.erré les néces-^ sités d'une situation militaire très grave, s'abstenaient d'aller bombarder Cologne le jour de la Fête-Dieu, les Boches ont tiré sur Paris matin et soir, tuant ou blessant dix-huit personnes et frappant d'un de leurs obus dans une des grandes églises parisiennes un reposoir dressé pour la procession du Saint-Sacrement. Toute l'Allemagne est lù-dedans et ce trait donne une saveur amère aux souvenirs du Congrès eucharistique de Cologne, C'était aux premiers jours d'août 1909. Aux Allemands et Autrichiens venus en rangs serrés, se mêlaient de nombreux Belges et aussi des Français qui avaient fait taire leurs susceptibilités nationales pour grouper autour du cardinal Amette, dU; cardinal Dubois alors évêque de Verdun i et d'autres évêques une délégation imposante. Le3 autorités allemandes prodiguaient les attentions au président du Congrès Mgr Heyleii, évêque de Nanmr et il me souvient encore des acclamations qui accueillirent le cardinal Mercier à son entrée dans la cathédrale de Cologne, au cours d'une des séances du Congres, pendant un discours du sénateur Orban do Xivry. Cinq ans après, quasi jour pour jour, les régiments de Cologne violaient notre frontière et les catholiques de Cologne, archevêque en tête, applaudissaient. L'évêque de Namur était emprisonné et menacé de mort avec son secrétaire le chanoine Tar-cisius dont je revois encore la haute silhouette blanche sur l'estrade du Congrès, et que le gouverneur général allemand expulsait l'autre jour de Belgique. Le cardinal Mercier était emprisonné dans son palais et la maison du sénateur Orban de Xivry pillée au milieu de Louvain en flammes. Des deux compagnons de voyage avec qui je suivis les cérémonies du Congrès, l'un, le curé Schloegel, a été fusillé sans l'ombre d'un prétexte dans sa paroisse d'Hastière-paivdelà et l'autre a été jeté dans une prison allemande après avoir tout perdu dans le sac de Dinant^j. T/Âlïema&ne de 1914, l'Allemagne de 1918, c'est cependant aussi l'Allemagne de 1909, c'est l'Allemagne de toujours. Si nous l'avions bien regardée alors, nous n'aurions pas eu de surprise. Pendant ces journées du Congrès eucharistique, arriva à Cologne le comte Zeppelin qui faisait son premier voyage cri dirigeable au-dessus du Rhin. Tout Cologne était sur les toits pour le voir évoluer et, sous le soleil d'août ce fut vraiment un accueil triomphai. Etrangers, nous y assistâmes en spectateurs émerveillés/biais lorsque nous complimentâmes nos hôtes de ce succès de l'industrie allemande, dans toutes leurs réponses sonna le mot de « Krieg ». Ce .dirigeable . où nous voyions un ohef-d'œuvre de virtuosité, c'était à Ifurs veux, l'arme suprême pour la prochaine guerre. Français ou Belges, nous ne comprenions guère plus les uns que .les autres. Aujourd'hui, nous Comprenons et je me permets de dire au nom des Bedges que nous ne sommes pas près d'oublier. Loyauté ou sentiment religieux, l'Allemagne ne voit là que faiblesse à exploiter pour le succès de ses armes. ï.e Pape l'avait déjà, éprouvé lorsque le comte Hert-ling lui avait solennellement promis la fin des déportations d'ouvriers belges... aujourd'hui réduits en esclavage sur le front de bataille au lieu d'être t-mmen's en Allemagne-, Il vient d'en faire une autre expérience avec le bombardement de la Fête-Dieu. Nous ne doutons pas que ce nouvel outrage soit profondément ressenti à Rome. STYLO. ■ 1 —www LE BOMBARDEMENT0£ PARIS Encore quelques obus dans 3a journée de vendredi. Voici la nôte officielle publiée < le soir : Le bombardement de la région parisienne . par pièce à longue portée a repris aujour- ■ d'hui. m- ■■■ WWW ■ -■ . - TOUJOURS LES GOTHAS ! Alerte habituelle à Paris dans la nuit de : vendredi à samedi. Tout le monde s'y ha- 3 bitue, et d'un geste automatique l'on des- i cend dans les caves sans même regarder 3 l'heure. Pas de tirs de barrage, pas de < bruits de moteurs sur Paris. Après trois « quarts d'heure, on remonte vers minuit au t son de la berloque, quand tout à coup la ( voix harmonieuse des sirènes, dominant les éclats du clairon, convie îa population à 1 un mivel ensevelissement. Une demi-heure < après, nouvelle berloque, la vraie cette fois. ( i LES PERTES AMÉRICAINES j ( i Washington, 31 mai. ( Les pertes de guerre des Etals-Unis jus- f îu'ici sont les suivantes : j 900 hommes tués en combattant ; 261 c :uts accidentellement ; 1,122 morts de ma- f adie. En outre, 291 hommes ont trouvé *\ !a mort en mer et 84 ont succombé par î suite de oauses diverses. ! On compte 3.398 blessés, 99 prisonniers î :t 208 manquants. (Radio. ) 1 — WWW ' ' ■ j — Le 30 mai, ii Leguano. a eu lieu là fêle c lommèmorative de la défaite infligée à Fie- s déric Barberoussé par les Communes lom- 't bardes. Un grand cortège s'est rendu au mo- e lument qui rappelle la bataille liistoriciue. I ITALIE ET BELGIQUE UNE LETTRE CHALEUREUSE DE 1. SONNINO (Services particuliers de la Nation Belge), Rome, SI mai. Lo baron Sonnino, ministre des affaires étrangères, vient d'envoyer au marquis Vittorio de La Tour, président de la Ligue It-alo-Belge, la lettre suivante : .)'ai le plaisir de répondre à la lettre par laquelle vous me donnez communication de ia constitution définitive en Rome de la Ligue Italo-Belge dans la noble but de resserrer de plus eu plus /es hens d amitié entre les deux peuples, d'en augmenter les rapports cordiaux e' de promouvoir la réeiproqtte connais* sanee des deux pays. Je n-a piMS que louer l'opportune constitution de l'association susdite et il m est agréable de vous assurer que de, la part de ce ministère ne manquera jamais à la jeune institution l'appui moral je plus simple pour l'aider à atteindre les buts qu'elle se propose. On a beaucoup remarqué ici le ton cha- , Ieureux de celte lettre, particulièrement1 significatif pour qui connaît la réserva; habituelle de M. Sydney Sonnino. — Bruzia Romcaw. Jf1r" ' - L déportés Le Havre. 31 mai. On apprend que l'abbé Englebea-t, de Camblain-au-Pont, vient d'être déporté on 0n igrnore le motif de cetto arrestation. ^pprend d'autre part, l'arrivée à' vers l'échevin Strauss d'An- "~ 1—■www-y ———im L'Allemagne et !a guerre économique « La Ligae des Nalioas doit garantir e milaiilemeatdfis Puissances Centrales» ECRIT UN ECONOMISTE BOCHE Les Allemands nous renseignent eux-memes sur 1 importance des représailles économiques dont les menacent les Alliés !^!flt°,U30Urs mtéressant d'entendre leurs Kptestations : pour convaincre les récalcitrants de 1 Entente — s'il en reste — U n est pas de meilleurs arguments. L'ex-se-:retaiie d Etat aux affaires coloniales allemandes. Demburg, nous en fournit, une nouvelle et copieuse série dans un article que publie la Noue Frète Presse de Vienne Les réflexions de l'économiste allemand ont pour but, sans doute, de rallier les dissidents autrichiens à Ja politique économique allemande. 11 y a là une nouvelle raison pour que les Alliés persistent dans leur-résolution, la précisent même ie plus tôt et le plus efficacement possible. il. Demburg démontre que la paix obtenue dans 1 Est par l'Allemagne ne peut suffire. Les trois quarts du monde restent hostiles aux Puissances centrales : l'Allemagne perd non seulement ses débouchés comrner--iaux niais toutes les possibilités d'être ra~ l'itaiLie en matières premières. Puis vient te couplet régulier sur la « liberté des infrs » indispensable aux Puissances cen-,raies et enfin celui sur îa nécessité du retour des colonies allemandes avec en sus, « une large tranche de 1 Afrique »., Mais la conclusion de l'économiste aile-, nand est la partie typique de l'article. Le monde entier, dit-il, nous est actuel-cment hostile. Même une paix dictée par es armes allemandes ne pourrait forcer es peuples de l'Entente à commercer avec 'Allemagne. Il faut donc créer chez l'En-' ente un état d'esprit favorable à la consti-ution d'une « Ligue des Nations » dont' 'objet serait de répartir également les ma-:eres premières du globe entre les peuples' lui en sont dépourvus. Comprenons : « le» ournir à l'Allemagne », puisque celle-ci 'st do toutes la nation la plus mal lotie sous ce rapport. Les Empires centraux ont toujours été, jartisans de cette Ligue des Nations. On ie s'en douterait pas, mais pour M. IJern-lurg le fait est évident. La réponse de Allemagne à la note du Pape le prouve, lit-il. La violation de la neutralité belge t mille antres crimes allemands, cela ne mnpte pour rien,, dans les raisonnement!! l'un boclie. Aii>si, à cause de cette extraordinaire ionne volonté allemande, la paix futuro loit créer entre belligérants une sorte do onsortiuin économique. Les matières pre-nières seront rares et les Alliés eux-mêmes eront réduits à la. portion congrue. Raison1 te plus, dit Dernburg, pour que l'Allemagne intervienne et diminue encore la part les autres. C'est ainsi au'on raisonne lerli.il, parait-il. Pour empêcher le boycottage par les par-iculiers, M. Dernburg a trouvé que pen-, anl quelques années, le commerce des m», ières premières et même des articles dru onsommation générale devra être mono- • olisé par lep divers Etals. ,< La situation ' xige, dit-il, que la répartition mondiale oit assurée et garantie par des accords nternationaux ; ceux-ci lieront les Etats et e laisseront aucune liberté aux particu-: iers. » On ne s'attendait sûrement pas à voir un npérialiste allemand se faire l'aprttre du, ommunisme socialiste et de la nationali-ation des ressourcese économiques. La eur de la ruine opère de ces conversions n Allemagne. PEllCï. premîere annee. - N» 79 Le Numéro î lO CentimeS samedi r- juin loié- , . i . . . .. . ■■ ié»i' i . , .i ■ m..,.,. . ,,, - . .

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Cet article est une édition du titre La nation belge: journal quotidien d'union nationale appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1918 au 1956.

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