La nation belge: journal quotidien d'union nationale

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s.n. 1918, 13 Novembre. La nation belge: journal quotidien d'union nationale. Accès à 14 août 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/9w08w38s9c/
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JOURNAL QUOTIDIEN D'UNION NATIONALE TAR,FDES~r™„ FONDATEUR France 2 fr. SO 7 fr. 50 «TERNAND NEURAY • Rédaction et Administration : 28, Bue du. Quatre-Septembre (Vlacc de l'Opéra) PARIS (2e). s"o sfna# Téléphone : C'S \TRA. 03-04 Publicité aux Bureaux du Journal LES ALLIÉS FÊTENT LA VICTOIRE Baod délivré ut tout i fa Jiie. - Lis Eiuiiîitiois I Parii, à Londres, an Etats-Unis La cité des Â.t veîds fête la iibbrié reconquise Gand, 12 novembre. {De notre correspondant particulier) Une heure et demie d'auto à travers des routes éventrées par des obus, mais que déjà le génie beige a réparées et voici Gand. Les ministres Borrique, Sege-rs, Helle putte, Vandevyvere et Vandervelde, s'y bont rendus aussitôt après sa libération, pour étudier diverses questions et notamment se rendre compte de l'état du ravitaillement.Une pluie drue tombe sans relâche. Dès Maldeghem, on a la sensation de la victoire : Le drapeau belge flotte partout. A Garnd il apparaît à toutes les fenêtres. Dans la ville, les rues et les maisons disparaissent sous nos couleurs nationales. Une foule innombrable entrave la circulation. Toute la population est dehors, vraiment ivre de joie. L'allégresse déborde : on se croirait un de ces jours de carnaval où Ton voit des groupes.circuler en chantant et en jouant des musiques tour à tour gaies ou infernales, sur des flûtes, des ocarinas et des instruments improvisés. A un moment donné la voiture des ministres est coincée dans les masses humaines. On crie : « Vive la Belgique », on acclame sans fin. Il faut avoir vécu cette heure de joie collective pour s'en faire une idée. Enfants, vieillards, femmes, tous semblaient emportés dans ce tourbillon de frénésie patriotique. C'est du délire ; mais dans ce délire il y a une émotion profonde et eommunicative qui a ses sources dans les profondeurs de l'âme nationale. PénibLemeoit, l'auto gagne l'hôtel de ville. Une foule compacte se preçse devant lé perron. Sur l'escalier d'honneur nous retrouvons des visages connus : c'est Me-ohelynok, député ; Goppieters. échevin et sénateur ; Carpentier et Fravs. conseillera tXnïl^iU'iiU'CiA. Que j'obl-îl u'TiO ptESSé j oo>urs de oes quatre années ? Que s'est-il • passé aujourd'hui ? Ces questions se confondent, tant est grand et multiple ce bonheur de se revoir. A.vanWhiier les Allemand® ont appelé Anseele. Le bourgmestre boche Kunze allait, en même temps que les échevins activistes, quitter la ville et il voulait, disait-il, remettre les pouvoirs. Anseele protesta, estimant que le pouvoir revenait et appartenait a.ux ancien^, y compris les échevins et le bourgmestre encore prisonniers en Allemagne. Il demanda que le conseil put • élire lui-même ses échevins et le conseil confirma les anciens mandats. Nous questionnons et voici ce que nous apprenons : cette nuit de lundi, à une heure du matin, les Allemands ont enlevé leur drapeau de l'hôtel de ville. A cinq heures, la ville était libre. Les Allemands tirèrent jusqu'à onze heures sur nos troupes. Avant de partir. il»s mit fait sauter les voies du chemin de fer et les gares ; ils ont barré la Lys et l'Escaut, calant les écluses afin d'inonder la région, résultat qu'ils ont obtenu. Us ont mémo enlevé des hommes en âge de milice ét d'autres beaucoup plus âgés pour les conduire on ne «ait où, sans doute pour en faire des boucliers. La vie des Gantois fut une vie de martyres ; quant aux aktjvistes, ils se sont enfuis, excepté deux d'entre eux. Fabrv et Spellers, avec les Allemands. L'événement qui semble avoir particulièrement ému les Gantois eist la visite mi'ils ont reçue ce matin de Paul-Emile Janson et dé Saura, secrétaire de la Légation d'Eapagnq, qui étaient parvenus a franahir les lignes allemandes. Ils se rendaient auprès du roi Albert. Aijoutons quB Anseele a quitté Gand ce matin se remdant au grand quartier général et chez le roi. Les ministres, après cette réunion à l'hôted de ville, se rendirent chez Mgr Seghers, évêquè de Gand. Celui-ci déclara à M. Berryer qui Tinter rogeait que le moral de la population n'avait jamais ce^sé d'être excellent. Le lova-lisme des habitants le dispute au royalisme et c'est un orgueil de pouvoir le constater après ces quatre terribles années. M. Vandervelde harangua la fouléi, du perron de l'hôtel de ville et fut acclamé. "■ ■ 1 VWW». ■ . I ■ Un nouveau gouvernsmen\ ? La Nation Belge écrivait lundi matin : « Il faut, et le plus tôt possible, un nouveau gouvernement où voisineront des hommes politiques de tous les partis. CïeÊt le vœu du pays. C'est son intérêt aussi. » Tel est bien le sentiment général drs Belges à en juger par les lettres que nous avons reçues ces jourê-ci, tant de lecteurs du pays libéré que de nos compatriotes ré-fuigiés en France. Quelques-unes écrites après la publication de notre article de ; lundi l'approuvent chaudement. Les au- i très soulignent avec non moins de force ; la nécessité de remplacer 1* cabinet. actuel i par un gouvernement d'union et de com- : péterices qui réponde mieux à !a feitUîiti"'n nouvelle du pays et soit plus capable d:.-pourvoir à ses besoins. Les événements en se précipitant vorî engager pour de nombreu-Mavenir de notre pays. U faut quo Vn-qui ont mission-de parler et d'agir en >n nom aient pleine -autorité et joui;•• or. d'une entière confin.nnÂ. A Le président W.lsoa au congrès dd Washington Washington, 11 novembre. Le Président Wilson, au milieu deo acclamations de la fouie, s'est rendu aujourd'hui au Capitole ou il a donné lecture des conditions de l'armistice, à la séance commune du congrès. New-York, 1] novembre. Cette journée de victoire a été une grande manifestaion populaire et nationale.Dès le matin, les bureaux et les ateliers ont fermé et une fouie immense s'est répandue dans la vilie qui était toute pavoi-sée aux couleurs alliées. L'animation est sans précédent. Encore que le piquant ae l'humour populaire se montre à chaque instant, la fête a revêtu un caractère de grande dignité. Les corporations diverses groupant de nombreux ouvriers ont défilé en bon ordre avec leurs bannières,en un cortège imposant.L'adresse du Président Wilson au Congrès a produit une grande sensation ; dès qu'elle a été connue dans le public, elle a augmenté encore l'enthousiasme popu-1 laire. La foule énorme qui parcourt les rues à pied, en automobile, dans des camions, est munie d'instruments de musique qui font un bruit étourdissant. Les restaurants sont bondés. La ioie est partout exubérante et c'est un cri unanime oui célèbre la capitulation de l'Allemagne- ARRET DE LA MOBILISATION Washington, 12 novembre. — La mobilisation est arrêtée. Les derniers appels sous les drapeaux ont été annulés. M. Daniels, secrétaire de la marine, a annoncé qu'aucune mesure immédiate ne sera prisé pour démobiliser un© partie quelconque des forces nava'es. NOS GOWSPATRIOTMS MANIFESTENT A LA HAYE La Hayei, 12 novembre. La conclusion de l'armistice a causé une grande joie à La Haye. Une foule nombreuse a parcouru les rues ; quelques drapeaux ont été arborés ; les Belges portaient les couleurs nationales. Dans l'après-midi, un groupe) de soldats belges précédés du drapeau belge et chantant les hymnes nationaux se sont rendus en cortègé à l'hôtel du ministre de Belgique, le baron FaLlon, où ils ont chanté la « Brabançonne la « Marseillaise » et « De Leeuw van Vlaanderein ». Le ministre a prononcé une allocution patriotique. L'ENTHOUSIASME A LONDRES Londres, 12 novembre. — Une foule immense a continué hier soir et jusqu'à une heure très avancée de la nuit a manifester la joie qu'elle a éprouvée en apprenant la fin des hostilités. De nombreuses musiques militaires ont parcouru les principales rues acclamées par les Londoniens dont l'enthousiasme grandit d'instant en instant. (Information). A PARIS C'est la jeunesse, mardi, qui fêta la Victoire. Les écoles, les bureaux, les grands magasins sont fermés. Des cortèges improvisés promènent, par les rué® et les boulevards, des drapeaux de tous les pays de l'Entente et des écriteaux à la gloire des soldats. Les poilus, acclamés, fleuris, embrassés, sont les héros du îôur. Place de la Concorde, un monôme interminable fait ; défiler les élèves de-s écoles et des lycées parisiens ; à la place d'honneur, s'avance un soixante-quinze, enlevé aux trophées qui décorent la place. Les statues de Strasbourg et de Lille disparaissent sous les drapeaux et sous les fleurs ; elles viennent d'être couronnées de lauriers dorés. La statue de Jeanne cFArc, place des Pyramides, est aussi pavoisée ; des gerbes blanches s'amoncellent à ses pieds : derrière, la façade de l'Hôtel Régina est tendue de bannières étoilées. Sur le» étendards et sur la statue dorée, le soleil se décide enfin à déolover son ravois. II y a juste ce qu'il faut de vent pour agiter les drapeaux ; et il en pousse à toutes les fènêtres. Dans les quartiers populaires, il s'y joint d<ep lampions, des guirlandes de papier découpé. Et il y a toujours une cloche qui tinté, un coup de canon que n'étouffe pas le roulement des voilures ou le tumulte joyeux de la rue, un gosse à un balcon ou sur un toit, ti qui brandit quelques oriflammes. Nos couleurs sont partout, et, dans la brise qui !es gonfla, elles ont l'air l'une grande flamme. L'nllé'gressc grandit, déferle, déborde ; élb envahit la chaussée, immobilise lés voifuros, les autos, es tramways, qui cornent et sonnent désespérément Des sol, Yafs' belles passent, acclamés, derrière un drapeau qui porte le mot « Yser » et qui floU-ait, cé matin, sur une charrette de légumes retour des Halles ; au coin du boulevard, un pivtte eniame un solo de grosse caisse. Du haut des escaliers de la Madeleine, noirs d:; monde, un opérateur tourne. inlassablement, la maniveil"- d'on np- j pîiraif r-inémato^raphique : « El» «Jonc, la j mitrailleuse ! cric un poilu, Des canons pavoises sont traînes dans ' les rues par une jeunesse ivre de joie et de ! victoire. Un i co.non court de 150 fut transporté d"* -a sorte jusqu'à Vitry. Sur un autre est ju^hé un de nos permission.! naires agitant 1p drapeau belge ovàtionn- i frénétiquement, sut- tout le parcoure du! corfècro. Les soldats à î'bnneu? Un ordre du jour de Pékin Le général Pétain vient d'adresser aux années firançaises l'ordre du iour suivant : Aux armées françaises, Pendant de longs mois vous avez lutté. U histoire célébrera la ténacité et la fière énergie déployées pendant ces quatre an* nées par notre Patrie qui devait vaincre pour ne pas mourir. \Tous allons demain, pour mieux dicter la paix, porter nos armées jusqu'au Rhin. Sur cette terre £ Alsace-Lorraine qui nous f-st chère, r.ous pénétrerez en libérateurs. Vous irez plus loin, en pays allemand, occuper des territoires qui sont le gage nécessaire de justes réparations, La France a souffert dans ses campagnes ravagées, dans ses villes ruïnéos ; elle a des deuils nombreux et truels. ,1 es provinces délivrées ont eu à supporter .'es vexations intolérables et des outrages odieux. Mais vous ne répondrez pas aux r rimes commis par des violences qui pourraient vous sembler légitimes dans l'excès dr. vos i ressentiments. Vous resterez disciplinés, ' respeatueux des personnes et des biens ; 1 après avoir battu votre adversaire paxA.es armes, vous lui en imposerez encore par la dignité de votr^e attitude et le mon-âl ne saura ce qu'il doit le plus admirer de «î Ire . tenue dans le succès ou de votre kéroilme dans les combats. r J'adresse avec vous un souvenir é?im à nos morts ,clont le sacrifice nous a dimné la victoire ; j'envoie un salut plein d'ai/ec. tion attristée aux pères et aux mèfes, nn.r veuves et aux orphelins de France toi/i ressent un instant de pleurer dan $ jours d'allégresse nationale povr apd.au-dir au triomphe de nos armes. ' Jr m'incline devant vos dravyai .r j nn-gnifiques. t L y*V' 'r: F rare? ! ■ -4 —«A -- .PETAI N. — vvww L—r- IMF M S3<V EîîT'f M i VOiïlSftti lUÙSil LE Une note publiée mardi à Paris dit 'crue les présidents du Conseil des puissances alliées vont se réuniT très prochainement à Versailles pour examiner los divers problèmes qui se rattachent à la conclusion de la paix. ——— ~VWW* 1 "« ' . - —^ Hommage de Paris Sur la proposition de M. Rousseile, le Conseil municipal de Paris a décidé de faire apposer dans la salle des séances la plaque commémorative suivante dont, le texte ne manquera pas d'impressionner vivement nos compatriotes. A la Belgique martyre, A la noble Anqlelerre, Aux armées russes des heures tragiques de la ruée germanique, Aux héros obscurs et splendides des premiers jours de la grande guerre, Aux familles des morts pour la patrie, Au général Joffre, vainqueur de la Marne, A ses lieutenants : Gallieni, Maunoury, Foch, Sarrail, Bubajl, be Castel\'au, bons artisans de la victoire gui sauva l'Ile-de-France et libéra le monde, HOMMAGE EMU DE PARIS, LA GRAND'VILLE 11 novembre 1018. (Jour do la victoire.) LES ALLEMANDS DANS LA DÉFAITE i îf&M il i Lip, les seliats se lotinent i srimit !§ irapii rouge • i • Les mutins s'assemblent au Palais de la Nation A Gand reconquis, le 12 novembre. M. de Saura, secrétaire de la légation d'Espagne, à Bruxelles, et M. >aul-iimilf Janson, qui ont réussi à traverser les lignes allemandes et se trouvent actuellement en territoire libéré, ont apporté des nouvelles très intéressantes sur /état d'esprit de l'armée allemande, pa:ticuaère-aie.nl de la garnison de Bruxelles. Les soldats a-leinands cantonnés à Bru-xelles, à la nouvelle de la révolution succédant à la défaite de leur pays, se sont mutinés dimanche dernier liu se sont rendus maîtres des officiers qui tentaient de rétablir la discipline, les ont désarmée et leur ont enlevé leurs insignes impériaux. Puis ils se sont désarmés eux-mêmes en cédant à vil prix, à qui voulait les ache ter, leurs armes et leurs accessoires d'équipement.Ils ont pris possession du Palais de la Nation, désert depuis le départ du gouvernement civil, et ont hiseé au grand mât, le drapeau rouge de la révolution Puis, ayant constitué une espèce de So-' viet, ils ont tenu séance dans une salle du Palais. Cette séance fut de trè3 courte durée), car nos compatriotes, s'étant massés sui la Place de la Nation, commençait de ma n if ester. Les soldats prirent peur, cessé rent brusquement la réunion et se disper sèrent. . . Au dehors, la foule les huait et criait « Vive le Roi ! Vive la Belgique ! » SJM COMBAT KNTÎ'.E SOLDATS K0NASCKÎSTE3 ET REPUSLiCAINS AU CAMP ES BEVERLOO .Vrasterdam, 11 novembre. -- Une révolte a éclaté au camp de Beverloo. Deux camps se sont formés composé», l'un des "~(?afusans du Kaiser, 1 autre dej -paxtisaïts de la République. Les premiers ayant été bat! us, ont fui en Hollande, se sont pré-seintée dans la nuit, avec leurs armes çt leur artillerie au poste-frontière de Kemipe entre Lnczen et Weerrt. Ils sont passés en Hollande ce matin et ont été désarmas. (Radio.) A LiECE, LE PRINCE RUPPRECM7 ET LE GOUVERNEMENT GSViL FUIENT DEVANT L'EMEUTE Antsterdam, 10 novembre. (Retardé en transmission). On apprend de Maestricht que la garnison allemande de Liège a désarmé ses officiers et constitué d&i comités de soldats. Il n'y a plus de chefs. Le drapeau rouge a été hissé en divers endroits, notamment à la gare des GuiUemins, aux usines En glebért. , . ,, La ville ec.t dans la plus vive eiferves-cence- Des drapeaux belges sont arborés à de nombreuses fenêtres. Le prince Tîupprechl et. le gouverna ment général allemand sont en fuite. La joie de la population est indescriptible.A ANVERS AUSSI... Amsterdam, 11 novembre. Le « Telegraaf » annonce crue de graves désordres ont éclaté parmi les troupes de la garnison allemande à Anvers. LES GAREES-FRONTIF*'ES DESERTENT DES OFFICl'SS FUIENT EN HOLLANDE Amsterdam, 12 novembre. Les soldats allemands, préposés à la garde des frontières, ont partout jeté bas les armes. La frontière est ouverte. De nombreux officiers allemands fuient dans la direction de la frontière hollandaise. — flsias de m:p is ponr sa lâcheté, â:s sellais d'escorte i'anraîeat tué dans le train qui le menait eu HJlan,e a ^ I Amsterdam, 12 novembre. 3 s Les journaux néerlandais annoncent d'a- i près des télégrammes venus d Allemagne, i et qui n'ont pu tire juseju'à présent con-s trô.és, que des tO.dats allemands auraient - arrêté le Kronprinz au moment où ii von-la t franc-fur la frontière liai landaise et ; l'auraient fusillé. (Information). LA NQUVELLS SE CONFIRME NOUVEAUX DETAILS i i La Hay», 12 B6v*rebre. ' La nouvol!» d» la mort du Kronprinz pa-e rait se confirmer. Le prince heriiier, raconte-t-on, ne se _ sentant pas eh sécurité dans une Alljaia- - gnô en pleine rëvô!'j;;ôû, au milieu de i | troupes qu'il n'avait guère menaces, ava.t ' léeohi tic suivre son père dar.s sa fuite si T'n train spécial avait été mis a satdis-e j position pour le conduire en Hollande. La II vavage devait s'effectuer jusqu'à la fror.-r t.ière néerlandaise, sais la garde d'un cer. ! iain nombre de soldats appartenant à un régiment passant pour tout dévoué aux i ! Huhenzollern. Eh cours de route, cepen daht. par un revirement soudain, ses sol dats, peut-être sous l'effet du mépris que " leur inspirait l'attitude de leur ancien ' chef, l'auraient tué à couds rie fusil et de baïonnette, puis auraient sauté à terre et r se seraient enfuis. £ Cs n est qu'à la gare-frontière, quand le " train eut stopé, qu'on aurait découvert le n cadavra du Kronprinz. (Radio). j- *'■ 11 — WA/VW » ■■■••»'■ J. Un soulèvement J dtî I Aîsace-Lcrrame? « r < Ls haut c:-rr.rr.ar.d»m9m a re<ru du haut commandement allemafïti, mardi a « 13 h. 12, le message suivant par T S.F. : 6 La popu rat: on française a A!?ace-Lorrainî prenJ sur certains pc:nî.$ une- attitu<tè hostile a 1 égard dei troupes allemandes en mairie M'; n f éviter das collisions rep roi tables, nrière d'exhorter au calme par T.S.F. ia pop-jiatùcn } d'AJsace-Lorra.ne. * £ -■ >-'VV\A/V% , . ■ J" — Mme Sara h Bernftardt est ren' r^e en 1 France des KtatB-l'nià. c — M. OrianUo. retour de France, est rentré à Borne où,ri a été s-.iiyê par les aecîamaUôn$- \ de !a fouie. Ip Objeetioas ailem.ndes ! aux conventions acceptées La déclaration suivante a été faite par , les plénipotentaii*es allemands au moment de la signature de l'armistice : Le gouvernement allemand s'efforcera na-, i tuireUenieni d'aider de toutes ses forces à ; , l'eoctoution des obligations imposées. Les plénipotentiaires soussignés reconnais, sont que, sur quelques points, on a. sur leur ; proposition, fait preuve d'un esprit conciliant. lis peuvent en conséquence considérer les observations qu ils ont renhsfes le 9 novembre, relatives aux conditions de l'armis- , tice avec 1 Allemagne et la rtpunse qui leur , a été remise le lu novembre comme faisant, partie intégrale de la convention. Ils ne peuvent cependant laisser aucun 1 doute sur le fait que notamment la breveté du délai fixé pour l'évacuation ainsi que la livraison de moyens de transport indispensables menacent de provoquer un état de choses qui, sans qu'il y ait faute du gouvernement allemand ni du peuple allemand, peut rendre impossible de poursuivre l'exécution des conditions. Les plénipotentiaires soussignés estiment en out-re de leur devoir, en se référant à leurs déclarations réitérées verbales et écrites, de signaler encore une fois avec la plus grande nergi^. que l'exécution <le c*%tte convention , loit jeter le peuple a lie m an ri dans l'anarchie lit 1a famine. Après les manifestations puhli- 1 que s qui ont prélude rannistice. on devait s'attendre à des conditions nui. tout en dou-nant à no? adversa'res pleine sécurité nili-taire, auraient mis" fin. aux souffrances des non combattants, des femmes et des enfants. Le peuple allemand qui, 50 mois durant-, a tenu contre un monde d'ennemis, maintiendra sa liberté et son unito en dépit de toute violence. mr ■ • Un -peuple de 70 millions souffre, mais il j ne meurt pas. , NOS PRÏS0WNI2RS REVIENDRONT PAR LA HOLLANDE BMe, 11 novembre. — On mande de Berlin : , Le gouWîrnement hollandais a consenti ; à ce que le rapat^ic-rn-ent des prisonniers alliés internés en Allemagne ?e fasse, par la Hollande, ce qui déchargera dans une grande mesure, les moyejns de transnort ; alilemands- j LES REVOLUTIONNAIRES BAVAROIS PROTESTENT DE LEUR INNOCENCE Bàle, 12 novembre. Le nouveiau gouvernement de Bavière a c envoyé jp.u président de la Confédération i suisse, avec prière de le transmettre aux î pays de l'Ententei, un manifeste dans le-r quel il se p.l-aint (pie les conditions de T armistice soient de nature à empêcher lq rétablissement rapide de Tordre et du bien-être) dans le nouvel Etat démocrati- * que de Bavière qui n'est pas responsable 5 des fautes de l'ancien récime.. FUITE SIGNIFICATIVE Les ak ivistes se ré/ugisot es Allemagne (Services particuliers de la Nation Beige) f Amsterdam, 12 novembre. Les journaux allemands des derniers jours avant la Révolution apportent des ' détails édifiants sur la fuite éperdue des 1 meneurs aktivistes qui n'ont pas osé res- 1 ter en Belgique de crainte du traitement que leur réservait la population. La 'i Rheiriische Westtaelische Zeitung » des Krupp dit que ia plupart des aktivis- ' ; tes ont cru devoir quitter ia Belgique, en même temps que kis familles allemandes, 1 auxquelles le gouverneur . général avait fixé un délai dé 21 jVjurs pouf rentrer en Allemagne Certains d'entre eux se sont rendus en Hollande, mais la plupart ont préféré venir se , fixer en Allemagne Parmi ces derniers . e trouvent le Dr Aug. Corme et son collègue du Coii: cil des Flandres, le Dr Stocke qui ont clé logés provisoirement « iant bien que mal » dans les environs d'Essen ; par contre, le directeur du Théâtre flamand, à Bruxelles, Ciauwaevt, s'est rendu à la station tnermala de Salzu- lien. • ■ Journellement, de nouveaux réfugiés, dénués de rnovens d'existence, et n apportant , avec eux que le strict, nécessaire arrivent en ' Allemagne.' La « Rheinische Westfaelisc'ne Zeitung » rappelle les services qu ils ont rendus à la causa allemande, ét estime, qu'en de-. hors de 1 administration allemande, qui S .i accordé une certaine somme pour sub-ver.ir aux premiers besoins de ces « mal-hejisux », il est du devoir du gouverne-nient do s'occuper au plus tôt de ce» ré-fug «s flamands et dfi leur trouver une oeeupation permanente. Il es' psrmis (la croire que le gouverne-na»nt ai:»ir.ar.d a ir.&:nt»ï.ànt d autre* *ou-«»..» — -— ■ »/WWV ■ .1 ; La fête du R©5 à Sainte-Adresse , A l'occasion Or la fête patrcr.fti? Sa i Majesté le Roi, 't- au I.-ra;?eiu > aura lieu le verïdrâcJ '.*> j-.ovoir.Lrc, •>. il heures du matir. -ians la cour du mtr.is-tere dos Affaires rtra:3C*éres. ( a Musique 1 des Invalides y assis1, "r.?. Un « Te Deum »• solerr.:--'; - .• • lanté ; la même jour à midi en i r.:.. ; aro---1 si aie .de Samte-Adi î yre. Le nouveau pouvoir est solidaire du préeédeot Bàle. 12 novembrl. On mande de Berlin à la date du 11 novembre que les secrétaires d'Etat et les eheAs de service de l'Empire ont été chargés par le gouvernement de l'Empire da continuer provisoirement la conduite des affaires. Quel qu'il soit, le nouveau Directoire reste donc solidaire de l'ancien gou. vernc-nent. Le gouvernement provisoire a transmis aux années une adresse de Hindenhrurg demandant que la discipline soit observé» et que l'ordre soit maintenu iusau'â. la démobilisation.[Cette dépêche explique pourquoi c'est 18 Dr Soif qui a signé 1 appel à M. Lansing en vue du -ravitaillement de l'Allemagne.] . . KINDENBURG ACCEPTE LE NOUVEAU POUVOIR Bâle, 11 novembre. — On mande de C». logne : On apprend de source sûre que le marè. chai Hindenburg a télégraphié au nouveau gouvernement qu'il se mettait lui et l'armée à sa disposition afin d'éviter le chaos. FUSION DES DEUX FRACTIONS SOCIALISTES Berne, 12 novembre. Le service allemand de propagande an; nonce que le résultat des négociations qui' ont eu lieu dimanche 10 novembre, entra les deux'partis socialistes, a été une union basée sur de nouvelles propositions des t.acialis.tes indépendants. A la suite de cet accord, le nouveau gouvernement du peuple s'est réuni ; il comprend les socialiste* majoritaires Ebert, Scheidemann, Landsberg et les socialistes indépendants Haase, Dittmann et Barth. (Information). La « Gazette de Francfort » dit que Je groupe Liebknecht dit « Spartakus » ne participa pas aux négociations pour la formation du rtouveau gouvernement. ARRESTATION Cil GKAÏS3-D15G DE HESSE Amsterdam, 12 novnmbre. — On mand# de Darmstadt aux « Dusseldorfer Nacii-richten » que le grand-duc de Hesse a été arrêté. UN NOUVEAU PARLEMENT DE FRANCFORT ? Bâle, 11 novembre. — La ville de Francfort invite la Constituante allemande à se réunir à Francfort. EERLIN FETE L'ABDICATION QU KAISER. — LES REVOLUTIONNAIRES TIENNENT UNE SEANCE AU REICHSTAC Amsterdam, 111 novembre. La « Gazette de Cologne » dit que l'ai» dioation du Kaiser et du prince héritier & été connue à Berlin samedi vers midi. DôS grèves et des manifestations monstres auxquelles a participé une foule immense en titrent les caractéristiques. Plusieurs centaines de soldats ont occupé le Reichstag au cours de l'après-midi. Scheidemann, des marches du Reic.hstag et d'une voix de stentor a proclamé la République allemande et a informé la population de rester calme et de ne pas gâter par deis desordres la liberté ainsi acquise. . Au palais du Kaiser et du prince héritier, flotte maintenant le drapeau rouge. La première réunion deis révolutionnaires de Berlin a eu lieu hier soir dimanche dans la grande salle du Reichstag. Les révolutionnaires possèdent une presse à eux. Le point de vue socialiste est représenté par le « Vorvvaerts ». Lé groupq Spartacus s'est emparé du « LokaI An-zeiger » qui paraît maintenant sous le nom de « Drapeau Rouge » et de l'ex-officieuse « Gazette de l'Allemagne du Noïà » • rebaptisée 1' « Internationale ». LA REVOLUTION DANS LA FLOTTE ET DANS LES ETATS Stockholm, 11 novembre. — Les Journaux publient ur.ei dépêche de Brêfhe art-nonçant que les flottes de la mer du Nord et Héligoland sont entièrement aux mains des révolutionnaires. Bà'o, 9 novembre. — Le grand-doc de Mecklentbourg-ScOîeverin n'a pas abdiqué mais a constitué un ministère da gauche avec un programme très accentué.B«rrte, 1? nevémbm — La « Gszètté de Francfort » apprend de Wsimer que la révolution dans le Grand-Duché s'est ac-cemplu sar.s troubles ni effusion Clfj sang. Le grar.d-duc a déclaré, renoncer au trône pour lui-et pour ses descendants, sous la condition que la sécurité de sa personne et de ?a famille serait garantie. (Êadio.) B»rne, 12 novembre — D'après certains rer.seisrnemer.ts, ie travail aurait reprie dans Tes usines Krupp, à Esstn, dès le 11 novem.br">. Lo socialiste indépendant Wil-hc-lm Karlc à qui avait, é'é confié, au dé-tmi de la révolution, le contrôle de l'Agen-V iîf, vient ri être remplacé par le Dr Er? Le- directeur de l'Agence sera le socialiste majoritaire Rossmar.n. F. ,-t. et Haase ont présidé le Cabinet politique qui s'est constitué comme Conseil J, r mandataires du peuple. Les négocia :io\- concernant les nominations aux ml-t- techniques sont encore en coura^ PREMIERE ANNEE. — N° 235 Le Numéro ! 10 GentilïieS MERCREDI 13 NOVEMBRE 1918

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Cet article est une édition du titre La nation belge: journal quotidien d'union nationale appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1918 au 1956.

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