La nation

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s.n. 1914, 01 Juillet. La nation. Accès à 14 juillet 2024, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/c824b2z026/
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4 e ANNEE. N ° 22. - - Le Numéro : 5 centimes. Affilié à 1' inion de la presse périodique Belge. Mercredi 1" Juillet 1914 LA NATION « Pour la Culture Française. » Journal hebdomadaire paraissant le mercredi. « Pour la Cuiltare française. » ABONNEMENTS : Belgique : 3.50 francs ; France : 5 francs; Étranger : 7 francs. BUREAUX DU JOURNAL : 106B, Rue de l'Arbre-Bénit, Bruxelles Téléphone B 1848. Les manuscrits non insérés ne seront pas rendus. Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la rédaction. ANNONCES : On traite à forfait. Les Etudes classiques en France La Commission de réforme de l'enseignement moyen, cette commission qui s'est assignée pour mission de peser les avantages respectifs des études classiques et des études purement utilitaires, continue dans l'ombre son œuvre de haine à l'égard des langues latines. Faut-il s'en étonner? Nous avons, à maintes reprises, dit ici-même le peu de confiance que nous inspirait sa composition et le choix de son président, un flamingant de la pire espèce, une germanisant sectaire, tristement célèbre par son attitude vis-à-vis de deux de nos meilleurs écrivains, jadis professeurs à l'Ecole normale de jeunes filles, aujourd'hui démissionnaires parce que reconnues coupables, par le personnage en question, d'avoir cité Madame Bovary dans leur cours de littérature française et, au fond, d'avoir pris trop à cœur la mission qu'elles s'étaient assignées de faire aimer par leurs élèves les lettres françaises.La prétendue impartialité du président de la Commission ne nous dit donc rien qui vaille. A vrai dire, je ne crois pas que dans cette Commission les adversaires des humanités classiques, c'est-à-dire des seules vraies « humanités » soient majorité. Ce que je crains c'est qu'avec l'esprit de moyenne mesure qui caractérise toutes les manifestations de notre activité nationale, nous ne soyons amenés à adopter un compromis dont, en fin de compte, les études classiques feraient les frais. Nous devons, à mon avis, rester intransigeants et ce serait jouer un jeu de dupes que de concéder une diminution du nombre d'heures consacré à l'étude des langues anciennes ou d'admettre que l'on pourrait ne faire commencer l'étude du latin qu'en 5me et celle du grec en 4me. Il nous parait, au cours de cette lutte entre « latinistes » et « modernistes » qui met aux prises les pédagogues depuis 1870 surtout, c'est-à-dire depuis la vogue de la science allemande, de la culture allemande, de la civilisation allemande, partant deslangues et des cultures germaniques, il nous paraît utile, pensons-nous, d'examiner, sans parti pris, les résultats de l'expérience tentée en 1902 par notre voisine du sud. Plusieurs circonstances nous en offrent précisément l'occasion : c'est d'abord, il y a quelques mois, le dépôt sur le bureau du Sénat d'un très remarquable rapport de M. Lintilhac sur l'enseignement moyen ; c'est ensuite l'enquête ouverte par la Commission parlementaire de l'enseignement et dans cette enquête, l'opinion des associations des parents d'élèves et celle de la « Ligue pour la Culture française ». Cet organisme fondé il y a près de trois ans par M. Jean Riche-pin a longuement discuté les questions posées par la Commission parlementaire et le rapport que son président a adressé à cette commission il y a quelques mois nous paraît des plus remarquable tant par sa clarté et sa précision que par sa parfaite impartialité. Qu'est-ce tout d'abord que cette réforme de 1902 dont les résultats ont motivé une enquête parlementaire? Le principal objet de la loi de 1902 était d'établir entre les différents baccalauréats qu'elle créait une égalité complète au point de vue de l'accès aux facultés universitaires. Ces baccalauréats sont au nombre de quatre correspondant aux quatre sections des établissements d'enseignement moyen créées par la loi : la section A (latin-grec) ; B (latin-langues •vivantes) ; C (latin-sciences); D (sciences-langues vivantes). La réforme consacrait en outre une innovation dont certains escomptaient des résultats mirifiques : les cycles, qui divisent les études moyennes en deux phases; la première allant jusqu'à l'issue de -la 3me et que sanctionne le « certificat d'études secondaires » ; la seconde,'de la troisième jusqu'en rhétorique et que couronne l'épreuve « du baccalauréat ». Les résultats de la spécialisation consacrée par la loi n'allaient pas tarder à se faire connaître. L'on pourrait objecter qu'il est au moins téméraire de juger des effets de pareille réforme, onze ans seulement après sa mise en vigueur. La Commission parlementaire de l'enseignement a prévu l'objection. Aussi a-t-elle eu soin, au seuil de son enquête, de poser la question de savoir si la réforme a assez duré pour que l'on puisse en apprécier les résultats.A l'unanimité les associations des parents d'élèves ont répondu par l'affirmative. C'est également l'avis de la «Ligue pour la Culture française ». 11 importe d'ailleurs de remarquer que ce djlai est sensiblement pareil à celui qui s'est écoulé entre la réforme de 1890 et la loi de 1902. Une génération a passé : l'on a constaté qu'elle n- savait plus du tout le latin, qu'elle n'écrivait plus qu'un français informe et que le niveau de sa_ culture générale était étrangement abaissé. A cet égard, aucune note discordante n'apparaît dans l'enquête. Les questions suivantes de l'enquête ont trait aux cycles. Là aussi il y a unanimité parmi les pères de famille pour déclarer que cette division des études en deux cycles, que cette idée d'un enseignement secondaire au rabais comme disait spirituellement Agathon, dans « l'Opinion », ne répondent à aucune nécessité. Il n'y a, paraît-il, pas plus de départs à l'issue de la 3IQe qu'il n'y en a à celle des autres classes. L'innovation de la loi de 1902 est donc au moins inutile. Ce serait sortir du cadre que nous nous sommes tracé dans cet article que de nous attacher à prouver qu'elle est, en outre dangereuse et qu'elle introduit l'incohérence et le désordre dans les programmes. Aussi bien la question qui nous intéresse plus particulièrement est évidemment celle de connaître les résultats de la subdivision de l'enseignement moyen en quatre sections, et de comparer la valeur éducative de chacune d'entre elles. Une remarque préliminaire s'impose : c'est qu'il est évidemment peu logique de mettre sur le même pied, au point de vue de l'accès à toutes les carrières universitaires, les différents baccalauréats. Cette égalité de sanctions fait que, comme le remarque très judicieusement M. Jean Richepin dans son rapport, l'on voit aujourd'hui à l'agréation d'histoire des candidats incapables de déchiffrer le moindre texte de cette antiquité latine qu'ils seront peut-être amenés un jour à devoir enseigner. Au surplus, il saute aux yeux, que c'est un véritable leurre que de s'obstiner davantage à accorder aux sections B (latin-langues) et D (scien-ces-Iangues) la même valeur'éducative qu'aux autres. La section B est considérée comme le refuge des cancres et des paresseux que rebutent à la fois l'étude du grec et celle des sciences. Il n'est pas sérieusement contesté que les jeunes gens qui ont suivi les cours de cette' section ne possèdent, à la fin de leurs études, qu'une culture générale absolument insuffisante. C'est là une vérité sur laquelle sont d'accord et les pères de famille et M. Lintilhac et la Ligue pour la culture française et Henri Poincaré et Berthelot. Je me rappelais en parcourant le rapport de M. Richepin qui entre celles de tant d'autres savants, de médecins, d'ingénieurs, d'hommes d'affaires évoque l'opinion des deux illustres savants français sur la supériorité des études greco-latines, je me rappelais, dis-je, un entretien que j'avais eu il y a, quelque temps aupa ravant avec le professeur de mathématiques d'un de nos athénées. Ne me disait-il pas qu'en général les élèves des sections greco-latines s'assimilaient plus facilement que les autres les éléments des mathématiques. Il ajoutait que cette facilité d'assimilation était en raison directe du degré d'avancement de leurs études classiques et que les résultats des concours généraux de l'enseignement moyen confirmaient pleinement cette opinion. Il y a donc unanimité en France pour reconnaître et proclamer l'incontestable infériorité de la section B | latin-langues] . C'est là une considération importante, étant donné ce fait que l'enseignement n'y est pas entièrement « modernisé ». Mais que dire de la section D [sciences-langues] ? Déjà le professeur Grasset a dénoncé le péril que font courir aux hautes études médicales les sections B et D. En général les jeunes gens qui sortent de la section D se destinent au commerce ou à l'industrie. Or, les établissements industriels se plaignent de l'insuffisance des candidats qui ont suivi les cours de cette section : une double crise sévit parmi ces jeunes gens : crise de la culture générale au même titre que crise du français et surtout de l'orthographe française. Aussi les Chambres de commerce, consultées, ont-elles, à une importante majorité, reclame le maintien de l'enseignement classique. Toute autre est la situation pour les sections C [ latin-sciences | et A | latin-grec]. Les cours de la première sont suivis par ceux qui ne veulent sacrifier ni les connaissances littéraires ni les connaissances scientifiques. Le programme est très chargé, peut-être même l'est-il trop. Pourtant, encore que les résultats obtenus chez les élèves de la section C soient des plus satisfaisants, c'est incontestablement, au point de vue de la formation générale de l'esprit, la section A qui l'emporte. Ce n'est d'ailleurs là que la confirmation éclatante de l'avis de Berthelot et de Henri Poincaré, que nous rappelions plus haut. La conclusion qui se dégage de l'enquête ouverte en France par la Commission de l'enseignement — nous devons savoir nous en inspirer — est donc que seules les humanités classiques peuvent donner aux jeunes gens cette culture générale qui est et doit rester la fin essentielle des études moyennes. Fernand PAVARD. ÉCHOS Nous apprenons avec le plus vif plaisir que notre distingué collaborateur M. Gérard Harry, membre du Conseil général de la Ligue Nationale pour la Défense de la Langue française vient de se voir décerner par l'Académie française la part principale du prix Furtado pour son livre admirable : " Le Miracle des Hommes " dans lequel M. Harry a exposé de façon magistrale l'œuvre de l'éducation des aveugles-muets. Nous présentons nos plus sincères félicitations à notre éminent ami. » * A Versailles! Grosse émotion il y a quelques jours à Paris. La Chambre allait, disait-on, se transporter à Versailles. Et ce pour la prestation d'un nouveau serment du Jeu de Paume? Ou bien le peuple de Paris allait-il proclamer derechef la Commune et le Gouvernement prenait-il ses précautions? Renseignements pris, il s'agissait tout simplement pour MM. les députés d'aller siéger à Versailles pour permettre l'exécution de certains travaux d'agrandissement du Palais Bourbon. C'est égal, nous avons passé par une rude émotion... La mode est aux Romains. Décidément la mode est aux Romains. Sans parler de nos femmes qui se drapent dans des péplums bien plus romains que grecs (et pour cause) ni de nos cigares qui portent tous des noms latins (ce n'est pas toujours du latin de Tite-Live), nos cinémas ne connaissent pas de plus grands succès que lorsqu'ils n passent n des films romains: Quo Vadis, Titus et Bérénice, Marc-Antoine et Cléopâtre, Britanicus et Néron, Néron et Agrippine, Spartacus ou la révolte des esclaves, etc. Il y a certainement plus dans cette mode qu'une vaine curiosité à l'égard de la reconstitution d'une civilisation disparue. Et pourtant c'est déjà beaucoup. Il y a semble-t-il, comme le sentiment de l'affinité entre notre civilisation et celle de Rome. Il y a anssi comme l'aveu que nous nous sentons tributaires de la culture latine. Est-ce qu'aujourd'hui toutes les grandes nations ne s'efforcent pas de réaliser la " Pax Romana n ? Dans tout cœur latin, n'y a-t-il pas un Scipion qui sommeille? Enfin les Gracches feraient-ils mauvaise tigure dans un de nos Parlements? Il y aurait à propos de cette dernière observation un curieux rapprochement à faire sous le titre : " Des Gracches à M. Jaurès en passant par Van Artevelde ". ♦ * Bruges-la-Morte. . Réjouissons-nous : le bons sens n'a pas encore perdu ses droits même en Belgique, même en Flandre, même à Bruges. Nos lecteurs savent en effet — la " Nation " l'a annoncé dans son dernier numéro — que le Conseil communal de Bruges a, à une énorme majorité, repoussé la proposition flamingante qui tendait à la suppression des noms français des rues sur les plaques indicatrices. r- «•- ' ,~s raisons invoque* pour le maintien du statu-quo par M. l'échevin de Schepper sont excellentes. Pourtant il en est une que le distingué magistrat communal a omis d'indiquer : c'est que Bruges doit en grande partie sa réputation dans le monde à Geoges Rodenbach, à un écrivain de langue française, et qu'il n'est que juste que la langue dans laquelle Bruges a été chantée et immortalisée n'y soit pas considérée comme une langue étrangère, voire ennemie. Seulement voilà... M. de Schepper n'a peut-être pas eu tort de n'en pas parler, car, au fond, vous pensez bien que nos bons flamingants restent insensibles — et pour cause — à ces raisons. * ♦ * Les beautés de la moedertaal. Notre ami Derche, qui signalait encore ici, dernièrement, quelques traductions fantaisistes et ridicules de mots français en moedertaal, est un fervent collectionneur de ces hérésies linguistiques. Soumettons-lui ces quelques-unes : A Malines, au Bruel, il existe deux commerçants flamands : l'un débite de la « crème de glace met vanille » ; l'autre est marchand de " fouiruren, hermine, martre en peluchen Plus près d'ici, face à la gare de Schaer-beek, s'élève une usine dont le fronton s'adorne de l'inscription triomphale : « Fa-briek van aile soorten van mouluren 11 » Quand nous serons à la millionième... Parallèle On a dit que le régime parlementaire est un foyer de corruption. C'est tout à fait juste. N'est ce pas à Auteuil que des gendarmes acceptaient des pots-de-vin de bookmakers? Pardon Ic'étaità Grilnewald !... Cependant il est bien vrai que l'usine Schneider a corrompu des officiers et fonctionnaires français ? Eh oui I c est exact, si l'on traduit Schneider par Krupp et français par allemands. Mais enfin il est avéré qu'un général s'est bien livré au trafic des décorations?... N'était-ce pa,s à Nancy?... Le fait est exact, mais ce général habitait Trêves, et il s'ap-et il s'appelait von Lindenau. Ces lignes ne sont pas extraites d'un journal français mais du " Vorwaerts " de Berlin... parfaitement. Cela en bouche un coin aux Von der Golz et autres sous-Bismarck. Garde à nous! Samedi dernier, raconte 1' " Indépendance luxembourgeoise ", un train de réservistes allemands a traversé le Grand-Duché, de Trois-Vierges à Bettembourg. Ces réservistes allaient fêter à Metz le jubilé du Dc régiment rhénan d'artillerie non montée. Il est évident que les autorités allemandes La NÉ-fiim élraigère en France A une séance de la Chambre française, la semaine dernière, M. Pugliesi Conti a invité le gouvernement à déposer un projet de loi frappant d'une taxe les employeurs de main-d'œuvre étrangère. Se plaçant à un point de vue étroitement nationaliste, M. Pugliesi Conti a exposé que la France a le devoir de se préoccuper de défendre jalousement son travail national surtout au moment où elle va faire un sacrifice considérable pour satisfaire aux nouvelles exigences de la loi militaire. L'orateur a constaté que six cent mille étrangers travaillent en France et que la main-d'œuvre étrangère a envahi toutes les industries. Il estime qu'il ne serait pas juste que le privilège dont jouissent les étrangers en France fut encore étendu par suite de l'application de la loi de trois ans et que dans toutes les industries, les étrangers prissent la place des nationaux retenus une année de plus sous les drapeaux. Et comme remède, M. Pugliesi Conti propose une taxe frappant les employeurs d'ouvriers étrangers. Cette proposition n'est pas nouvelle et d'autres députés (M. Ceccaldi notamment), proposèrent à différentes reprises de frapper d'un impôt assez lourd non pas les employeurs, mais les ouvriers étrangers eux-mêmes venant travailler en France. La question intéresse vivement nos nationaux, car des milliers d'ouvriers belges (les aoùtiers) vont chaque année travailler pendant plusieurs mois en France à l'époque de la moisson et il en est de même d'un grand nombre d'ouvriers briquetiers. M. Pugliesi Conti a été, certes, inspiré par un sentiment honorable en présentant sa motion, mais il a oublié de démontrer que les six cent mille ouvriers étrangers travatUajit...£n_. Erarice prennent la. place d'ouvriers français qui seraient sans travail par suite de cette concurrence. En ce qui concerne les moissonneurs, par exemple, il a été démontré que la main-d'œuvre des ouvriers agricoles français fait absolument défaut et c'est parce que l'offre de main-d'œuvre française est sensiblement inférieure à la demande, que la plupart des fermiers français du Nord cherchent des ouvriers en Belgique et mettent même à cet effet des annonces dans les journaux agricoles. Et ce serait une erreur de croire que les aoûtiers belges vont travailler en France pour des salaires notoirement inférieurs : la de mande étant plus considérable que l'offre, en vertu de la loi économique bien con. nue, les salaires ont plutôt une tendance à augmenter. D'ailleurs, nos aoûtiers ne se rendent en France que parce qu'ils y sont attirés par des salaires beaucoup plus élevés que ceux qu'ils reçoivent en Belgique. Les nécessités de la loi de trois ans vont encore raréfier davantage l'offre de main-d'œuvre française dans les campagnes. Est-ce vraiment le moment d'établir des taxes qui décourageraient l'offre de main-d'œuvre étrangère? D'ailleurs, une taxe frappant l'industriel français qui fait appel au concours d'ouvriers étrangers, frapperait indirectement les ouvriers français eux-mêmes. Que ferait, en effet, l'industriel? Il diminuerait les salaires de tous ses ouvriers, proportionnellement à la taxe nouvelle et il en résulterait une diminution générale des salaires, diminution qui atteindrait les ouvriers français comme les autres. Très sagement, le ministre du travail a demandé l'ajournement de la motion Pugliesi jusqu'à ce que la question ait été étudiée. Si l'examen auquel il va être procédé démontre la nécessité d'établir des mesures de protection en faveur des ouvriers français de certaines industries, nous espérons qu'il sera reconnu que ces mesures ne sont pas utiles en ce qui concerne les aoûtiers et les briquetiers beiges. Nous déplorerions profondément toute mesure qui serait de nature à diminuer nos relations économiques avec la France et qui appellerait d'ailleurs inévitablement des mesures de représailles dont se réjouiraient beaueoup les apôtres de la « plus grande Allemagne ». Nous l'avons dit et écrit bien souvent : puisque de.*' "cottnmfrtiona- d cttnJc» 'nu! lando-belges étudient les moyens de rapprocher économiquement Hollande et Belgique, pourquoi nos amis, gallophiles, ne créent-ils pas enfin une association franco-belge qui aurait pour but d'étudier les questions économiques si nombreuses et si importantes qui intéressent les deux pays? Voilà de la bonne besogne pratique à accomplir. Espérons que grâce à d'intelligentes initiatives on l'entreprendra bientôt.SIMON SASSERATH, Président de la Ligue nationale pour la Défense de la langue française aaaBaBHHOHEi>»aROBnamiB3nBBBnD n'enfreignirent littéralement aucune convention. On peut néanmoins se demander si le procédé était bien correct, pour économiser quelques kilomètres, de faire traverser un pays neutre à un train de réservistes se rendant officiellement à une fête militaire, sans que l'avis préalable de ce pays neutre eut été sollicité. En tout cas, nous avons une leçon à tirer de cet incident : c'est qu'il prouve avec quelle facilité, en cas de guerre, l'Allemagne, qui dispose de toute l'organisation, de tout le personnel et de tout le matériel de nos voies ferrées, pourrait envoyer des régiments à Luxembourg occuper les points dangereux des lignes, tunnels, ponts et viaducs, avant même que personne ici se doute de leur présence à la frontière. Nous aussi avons une leçon à tirer de cet incident. Seulement, les luxembourgeois eux tiennent compte des enseignements du passé, tandis que nous... pourvu que les affaires aillent et que la Bourse ne soit pas trop mauvaise... Lire en deuxième page notre lettre de Vienne sur l'attentat. Autour de l'Officîeel Treinboek Dans le dernier numéro du Bulletin officiel du Touring Club de Belgique a paru, sous la signature de M. Georges Leroy, un article sur « Les Guides horaires des trains en Belgique ». L'auteur fait une étude rétrospective des différentes publications destinées à renseigner le public sur les heures de départ et d'arrivée des trains. C'est ainsi que nous apprenons que depuis le début des chemins de fer jusqu'à 1879, les différents indicateurs qui se succédèrent furent rédigés en français, exclusivement. En 1879, premier et timide essai de guide bilingue. La couverture est partagée en deux parties, avec textes français et flamand. La partie administrative, par quoi débute le guide, est en deux langues, la page de gauche étant française, celle de ' droite flamande. Les tableaux horaires sont uniquement en français. Cette tentative ne dura pas deux ans. Pendant quelques années, deux éditions distinctes, l'une française, l'autre flamande, furent mises en vente. En octobre 1909, sous le ministère Helleputte, parut le guide bilingue actuel, dont la création fut due au peu de succès de l'édition flamande. Il résulte, en effet, d'une statistique incontestable, que si l'édition française était tirée à 150.000 exemplaires, on ne tirait l'édition flamande qu'à 12.000. Et c'était encore trop, car une grande partie de ces exemplaires, ne trouvant pas d'acheteurs, était distribuée aux écoles I On arriva, par un procédé cher aux flamingants, à imposer à tout le monde un guide peu pratique et encombrant, dont la grande masse des voyageurs ne veut pas. C'est pour donner satisfaction au public, que la Ligue Nationale pour la Défense de la langue française édite, depuis 1912, le guide français qui est connu dans tout le pays, et dont la clarté et le format commode ont rapidement conquis la faveur des voyageurs. M. Georges Leroy ne se fait pas faute d'indiquer les inconvénients du Treinboek et, après avoir signalé les avantages de notre horaire, il termine en exprimant le vœu de voir l'administration en revenir aux deux éditions distinctes d'autrefois, ce qui serait, dit-il, le meilleur et même le seul moyen de donner satisfaction à tous les gens raisonnables. Si M. Leroy a jamais nourri l'espoir que les flamingants se rallieraient à sa proposition, la lecture des journaux flamands a dû le désillusionner cruellement. La solution qu'il préconise devrait pourtant réunir tous leurs suffrages, en vertu de la divise « In Vlaanderen Vlaamsch » qui leur était chère entre toutes. Comment, voilà le moyen de doter ce pauvre peuple flamand d'un indicateur exclusivement dans sa langue, sans que celle-ci soit soumise au voisinage humiliant du français, et ils n'en veulent point! Ils estiment que les pla-

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