L'avenir: journal quotidien d'Anvers

163 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1915, 05 Janvrier. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/057cr5p16c/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Mardi 5 Janvier i915. Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 18 REDACTION et ADMINISTRATION: 44, RUE ROUGE, 44 ANVERS Pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux : 2», RUE LEON FREDERIC, 21 L'AVENIR Journal Quotidien d'Anvers BUREAUX OUVERTS de 10 à midi et de 14 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS Responsabilités féminines Depuis le commencement de la guerr les femmes belges, comme d'ailleurs le . femmes françaises, allemandes ou an glaises, s'emploient de mille façons pallier, atténuer les horreurs des champ de bataille ainsi qu'à remédier à la tel rible misère qui règne parmi la popula tion civile. Sans distinguer la nationalité ou le opinions de ceux qu'elles assistent, elle leur distribuent généreusement soins aumônes et consolations. Nul ne song à contester l'utilité sociale des femme en temps de guerre, et chacun les ad mire dans leur double rôle d'infirmière et de bienfaitrices, peut-être parc qu'ainsi elles ne s'affirment pas connn volonté ou personnalité, niais que, pas ; sives et résignées, devant le fait accom > pli, elles soignent, elles aident... C'est déjà fort beau, je m'incline de t vant ces courages féminins, ces héroïs f mes même, qui se manifestent depui | ces longs, ces interminables mois d I guerre. La bonté et la pitié ne sont-elle [ pas les plus belles, les plus hautes quE lités de l'être humain ? Cependant je me permettrai de crit. quer la façon dont cette bonté et cett pitié s'exercent, je les voudrais moin | passives, plus conscientes. C'est adm f rable de corriger les fautes, les cruauté des hommes, mais ce serait plus admire t ble encore de les prévenir. Le rôle de la femme aurait dû con: meucer bien avant la guerre, ainsi il ai rait été d'une toute autre utilité et con; bien plus efficace. Certes, la femm n'aurait pu empêcher cette atroce guei re, résultat de toute la politique eurc : péenne d'accaparement. Mais elle au rait pu la restreindre à des proportion tout autres, elle aurait pu la reudr moins barbare, moins meurtrière, et cel aurait été d'une efficacité plus grand que de panser les plaies, ensevelir le morts et nourrir les affamés. Mais 1 ' femme ne s'attaque jamais aux causes être de passivité et d'obéissance, ell s'activera simplement à servir l'homm dans les-effets de ses actcs, si barbare et contraires à tout sentiment d'human: té qu'ils soient. Je sais que quelques femmes — mai i cé sont des exceptions, on peut le compter — firent des conférences contr [ la guerre, assistèrent à des congrès pou la paix; je sais que quelques mères dor nèrent à leurs fils la haine de la guerr< « la haine de la haine ». Mais que firer i les autres ? Que firent-elles en temps de paix poi: prévenir la guerre, ces femmes qui d> puis cinq mois pleurent les absents o les morts et que la pitié fait se peiich< sur les couches des mourants, vers 1 misère du peuple? Comment en temps de paix rempli: setit-elles leur rôle de mère,d'éducatric< et que font-elles pour inspirer à leurs er fants l'horreur des massacres? Dès que son enfant balbutie quelque mots, la mère de famille lui donne un boîte de soldats en plomb. Plus tard, c sera un sabre ou un fusil, puis un co< tume de général... Quand un régimet passe sous ses fenêtres, la mère appei lera son fils et lui fera aelmirer ces hon mes qui se préparent à la guerre. Admiratrice de la guerre et de la foi ce brutale, elle dirigera son fils vers u idéal patriotique et guerrier copié sur c< lui des siècles passés, car la femme, ir ! capable de modeler l'avenir sur ses pre ! près plans, vit dans le passé. N'est-ell i pas responsable du développement mon i de son fils, cette femme qui lui fait ac mirer les préparatifs de la guerre au lie de lui en inspirer le dégoût? Qui lùi 1: les faits d'armes du passé comme de versets tirés de l'Evangile? Ceci en temps de paix. Mais en terni de guerre qu'avons-nous vu et entendu Les mêmes femmes qui soignent le blessés et assistent les pauvres n'avaiei: ; i^et n'ont jusqu'à présent que des parole §de haine contre l'ennemi, à conditio qu'il ne soit pas confié à ses soins d'ir firmière. f Elles encouragèrent mari, fils ou frèr à se battre. Au lieu de calmer les es prits, de prêcher la clémence, elles fv j. rent, elles sont encore les plus achai nées à vouloir la mort, la destruction d l'ennemi. Elles excitèrent les passion; elles ne conseillèrent pas a ceux qui a i laient au combat d'avoir pitié. Il n'y ei: pas un cri, une protestation de femm contre cette chose atroce. Toutes crit rent : Vive la guerre ! Elle aurait eu lieu, cette guerre, sar l'assentiment des femmes, malgré leui ; protestations, mais elle aurait été moir barbare, moins impitoyable, si l'éduc; i tion donnée par la femme à son enfai avait été autre. Que de drames barbare et inutiles auraient été évités... Maintenant, femmes courageuses a t cœur de bonté et de pitié soignez le I blessés, secourez les pauvres... répare un peu le mal dont vous avez été les ir conscientes complices par votre faibless de caractère, par votre paresse à pense et à progresser. Vous êtes héroïques ( admirables, mais j'aurais préféré que v< _tr« bonté «t votre pitié «'exerçasse! plus efficacement, plus humainement, présent il est.trop tard... il fallait prév nir, il fallait protester, il fallait déploya tout votre courage de femmes, à faii e de vos enfants des êtres civilisés, enn s mis de la destruction, de la guerre, il r " fallait pas jeter de l'huile sur le feu a début des hostilités en ne prononçai s que des paroles de haine. U fallait pli tôt, lorsqu'il était temps encore, avo de la bonté, avoir de la pitié... il falla servir la cause de la paix, et non cel s de la guerre, dont vous avez votre pa s de responsabilité. NIKOLAWITZ. • Echos t AVI «L'Avenir» est envoyé graïuitemen à titre d'essai, pendant quinze jours, , toute personne qui en iera la demande. s - e Calendri s 5 janvier. — Lever du soleil, 7 h. 5( coucher, 4 h. 15. — Saint-Télesphore. e Tolérance inattendi s Nos lecteurs auront vu, dans notre a ~ ticulet d'hier intitulé «A la cathédrale que M. De Vos, bourgmestre de la vil d'Anvers, et M. Van der Molen, sén teur libéral, ont assisté à la cérémon purement religieuse de la consécratic de l'année 1915 au Sacré-Cœur de Jésu .La présence de ces deux élus libérai: à cette solennité nous étonnerait, nou catholiques, si nous n'y voyions ui marque de tolérance que nous n'aurioi , jamais osé soupçonner en temps de pai: Il ne convient nullement de discuter geste, il vaut mieux en retenir la sige ^ fication, ainsi qu'émettre l'espoir qu'< des temps meilleurs une même pena animera les partis en présence : celle c . respect de toutes les croyances, celle < ^ la bonté magnanime, — puisque no-n'aurons pas trop d'une trêve généra dans nos divergences politiques pour a précier une paix que nous aurons pér blement conquise. Voilà pour la ville. D'autre part, lecteur verra dans nos dépêches de guerre que les députés suppléants de municipalité de Rome, Giovenale et B nucci, du parti catholique, ont assisté là réception du Quirinal. ! C'est plus significatif encore, ma cela prouve dé même que, si la guer crée une animosité entre les nations, el rapproche les adversaires de jadis en V. u même pensée d'union. :r a Réorganisation du service post à Anvers ' Un confrère annonce que le servi ' postal sera bientôt réorganisé à Anvéi LTn directeur allemand a été charj par son administration de réorganiser service postal à Anvers. A cet effet s'est mis en rapport avec les hauts fon tionnaires de notre service postal qui o 't convoqué leurs employés et facteurs. Il a eu plusieurs réunions où la situation été exposée. Nos facteurs travailleraient pour to te la population et seraient pay par le produit de la vente de timbres par d'autres ressources pécuniaires. Les facteurs se sont mis en rappo avec M. L. Franck, président de Commission intercommunale. Celui-j leur donna le conseil de demander bonnes conditions aux autorités. 1 Chambre de commerce ■ est. égaleme t d'avis que le service postal est absol ment nécessaire à Anvers et qu'il d vrait être organisé. Après négociations avec les autorit , allemandes, les employés de la poste les facteurs ont accepté le travail. C ^ pendant tous ne pourront pas reprend le travail. On commencera par le B reau central (place Verte), où tout e mis en ordre. Ceux qui travailleront c deront 25 % de leur salaire pour ceux q ne travaillent pas, L U est probable que tout sera prêt po: le 15 courant, date à laquelle on pour faire des envois. Jusqu'à nouvel ordre et au commenc ment on ne pourra expédier que d journaux, des cartes postales et des lf t très ouvertes, et encore toutes les desl e nations ne seront pas admises. Histoire des Belg s Nous continuerons demain la public s tion des articles si intéressants sur s « Première génération historique des B* i- ges ». t Trajet bri u Comme nous l'avons déjà dit, le po s de la porte de Kiel est de nouveau r z construit et les voitures du tram éleeti - que peuvent y passer sans encombi e Seulement, ce n'est que le matin, pr r mière heure, et le soir, dernière heur :t que les voitures peuvent passer le po i- « à vide » venant du garage et y retou it nant. Une fois le nombre de véhicul (\ nécessaires pour le tronçon porte d' 5. Kiel-Hoboken passé, on ferme la clôtur ,r et pour le service de la journée le e trams bondés de monde par ces superbe temps de pluie héroïque, s'arrêtent de ie vant la porte et on peut descendre et pa u tauger -en passant le pont, puis attendri un quart d'heure la voiture qui vient ei !_ sens opposé et qui est prise d'assaut pa jr les plus forts. Les autres peuvent atten jt dre dans la pluie et le froid. [e Par suite de cette mesure vexante, 1 et tram doit s'arrêter au bassin de nata tion, rétrograder pour reprendre un' autre voie, si bien que de la frontièr Kiel-Hoboken à la place Verte, oi prend le joli temps de 15 minutes ! Le soir, il y a bataille à la place Vert pour avoir une place. A quoi serven donc les voitures remorques? Songe, donc un peu aux «uécropolitains», mes S sieurs de l'administration, car les mort t, peuvent parler ! à L'argent sauveu Dans la plaie profonde de la cuiss er d'un soldat blessé on a trouvé plusieur j. pièces de monnaie défoncées par la balle ' Celle-ci a été arrêtée par ces pièces dan son cours et c'est grâce à elles que l'o de la jambe n'a pas été brisé. ie Si l'on vous donnait un portemonnai-r_ vide avant de partir pour la guerre, vou „ vous diriez : Voilà qui me fait une bell |e jambe vraiment ! j. Vous n'auriez pas tort, car uue bours ;e vide est la plus déplaisante des choses (11 même sur une jambe de bois ! Ayez don s soin, avant d'aller au feu, d'être biei x muni de .monnaie, de grosse monnaie s des pièces de cinq... balles, car une bail le ne peut rien contre cinq balles T îs Naïvetés... guerrière i- Une mère, affectueuse voyait parti ■n son fils, un officier frais émoulu, pou ïe la guerre. Elle raconte son départ et in lu génument elle ajoute qu'après avoi le réussi à le prendre à part, elle lui a re is commandé, lorsqu'il était « tout petit » le « Mon chéri, vous ne vous approchere [)- nos trop près du feu » !... i- Les Turcs à Jérusalem ont « durci je sucht » des souterrains aux comble ja d'une église anglaise. Un domestique ir digène avait été renvoyé et pour se ven e" ger il alla rapporter aux autorités mil: tair.es qu'il avait entendu dire que deu: « canons » étaient arrivés à l'église ! D ls là tout le remue-ménage. « Two canons » veut dire « deux chî noines », et l'indigène ne connaissait pa le la différence entre canon (chanoine) t eannon (canon). al Les Belges en Angleterr Que des masses de Belges se sont r< -e tirés en Angleterre, effrayés des acc: s; dents et des horreurs réels ou même sei: >e lement possibles de la guerre, tout 1 ™ monde le sait. Que pas mal de personne sont dans le cas de devoir demander hos c" pitalité et entretien là-bas, la guerre leu lt: ayant brusquement coupé les ressources y on le sait également. a Mais dans cette foule on en compt qui, n'étant nullement dans le besoir ?" disposant même de ressources connue: profitent de l'occasion pour se mettre et leurs aises dans l'une ou l'autre vill< l'une ou l'autre ferme en Angleterre, e J* sont gratifiés en outre de mensualité . largement mises à leur disposition pa î? les comités de secours anglais et autres "e Cela ne les empêche pas de crier su leurs compatriotes qui sont restés o I rentrés sur le sol de la patrie pour y tri u" vailler, y souffrir et aider dans leui e" souffrances la foule de malheureux qi 4 en ont vraiment besoin. Que ces personnes ne croient cepei: e dant pas que les Anglais lie se render c~ pas compte de ce jeu et qu'ils ne le leu 10 feront pas sentir dans l'occurrence. Nous en avons pour preuve un pet: ? article que nous trouvons dans ! e" « Truth », journal hebdomadaire publi 111 à Londres. Un Anglais donne dans c périodique son impression sur les Belge II qui ont passé le Canal : « Comme Aî ra glais, dit-il, je connais mon peuple e mon pays. Ayant été consul pendai: ^' vingt-cinq ans en Belgique, je connai "s également ce pays. Dans le premier er ." thousiasme, tout le monde en Anglt 1_ terre voulait ouvrir son cœur et sa ma: son aux malheureux sans-foyers, vict mes de la guerre. es « Après une semaine de fréquentatioi: a. nous entendons déjà que la culture belg la retarde de plusieurs générations sur 1 .]_ nôtre. La façon de vivre de nos classe moyennes n'est pas beaucoup inférieur à celle des classes élevées en Belgiqus , La culture du home anglais discret mar se que totalement en Belgique. » Le coi ut respondant du « Truth » continue sur c e- ton en prônant les Anglais comme exen i- pies d'une civilisation vraiment polies e. et il prémunit les Anglais contre l'appÉ e- des' servantes belges immorales et qi e, mettent la corruption dans bien des mi ut nages. r- » Hier, raconte pour finir le mêm es correspondant, j'ai causé un ouvrier be : ge de mes compatriotes vivant en Angle-: ge et il me dit : Je vois que des milliers à terre. J'espère que les Belges se rendent s compte maintenant combien leur culture . est en retard. Nous, Belges, nous avons . appris beaucoup, c'est vrai, mais nous ; avons encore beaucoup plus à apprendre i et cela nous le pouvons maintenant le r mieux au contact des convenances an-. glaises qui policent et relèvent. » Dans un journal américain imprimé en ; Europe, le «Continental Times», un . Américain analyse le dit article du ; «Truth» contre lequel il proteste com-; me faisant preuve de peu de sincérité. ! n Je connais, moi aussi, la Belgique, dit ce correspondant, et je puis assurer sans ; réserve que les Belges dans leur culture, t leur façon de vivre, leur instruction et , leur éducation artistique dépassent de _ loin les Anglais. Qui oserait nier que les ; Belges sont les pionniers de l'industrie? » Les Belges, proclame-t-il, sont un peuple plus industrieux et plus travailleur que les Anglais. Qu'ils ne jouent r pas autant de football, cela est tout à , leur avantage. Mais dans les branches j qu'ils travaillent, ils ne le cèdent en rien aux Anglais. Ceux-ci auraient -mieux j fait de tenir les promesses faites au dé-j but de la guerre de ne pas abandonner Anvers à son sort et de ne pas laisser les . Belges au front recevoir les premières , balles. » 'Voilà de quoi on discute en terre d'ou-tre-mer. Ceux de nos compatriotes qui , lisent ces choses là-bas auront à cœur de ne pas abuser d'une hospitalité qui ne ' peut certes s'éterniser et doit inévitable-j meut provoquer des critiques, et qu'ils se souviennent de notre beau proverbe : ' Oost, West, 't huis best ! Plus de guerres La « Revue » donne un article d'un diplomate signant M. J. S., qui parle de r la paix de demain. Il faut en finir, dit-il, r avec l'état anarchique des grandes puis- - sances. Le droit du plus fort ne doit plus r être la seule ressource. Tout cela doit • changer. Les nations doivent jouir de la î même sécurité que les individus. Il n'y a & qu'un moyen d'atteindre ce but, c'est de ciéer une force qui garai,tisse les droits • de chacun des Etats et qui règle leurs - conflits mutuels par des sentences juri-s diques... Mais mon brave M. J. S., qui sera - cette force? Sera-ce la France, l'Allema- - gne, la Russie ou l'Angleterre. C'est la î raison d'être du conflit actuel. Ce que e vous appelez force, s'appelle en politique : hégémonie. Chacune des nations - en guerre veut la posséder. La Russie, s par exemple, possède cette force et elle t la fait valoir sur une vingtaine de peuples qui n'en sont pas contents de loin. Le problème n'est pas si simple que cela. Et ce n'est certes pas avec des for-e mules comme celles de la conférence de :- la Paix qu'on parviendra à le résoudre. - La guerre actuelle en est la preuve la - plus évidente. e — La flotte hydro-aérienne anglaise r Le « Temps » donne des renseigne- r> ments sur la flotte hydro-aérienne anglaise dont l'organisation est relative- e ment nouvelle, puisqu'elle n'existe encore que depuis quelques mois. Ce n'est }■ que lorsque M. Churchill a fait admet- à tre ce département au budget de l'Etat . qu'il a pris un grand développement, t D'après le u Temps » l'Angleterre dis- s pose actuellement de 103 appareils aéro- r nautiques, dont 62 hydroplanes, et 120 i pilotes, dont 20 officiers spéciaux. Sur r les côtes il a été construit cinq stations L1 pour aéroplanes. On assure que fin dé-_ cembre la flotte aérienne anglaise dispo-■s sait de 180 officiers et 1,500 aviateurs. ;; Pour l'équipement des aviateurs seul il a fallu cinq millions de francs, pour la _ construction et l'entretien des appareils t il a fallu neuf millions de francs. f Garde civique e Hier matin au cours de l'appel des e gardes du lr Régiment, il a été donné e connaissance de ce que dorénavant cet s appel ne se fera plus que tous les 15 l- jours, soit, pour la prochaine fois, le t lundi 18 janvier et ainsi de suite, t Vol d'oiseaux Ne craignez rien, lecteurs ! On n'a pas volé la grande cage des i- oiseaux exotiques de la Zoologie ou les deux perroquets vert et gris de Mme ., Kronnneneus, rue des Babillardes, n. ? e — mettons X... U s'agit du retour des a étourneaux dont on a pu à nouveau re-s marquer un « vol » immense, chez M. e Baudet, rue Van Boendale, où l'immen-se lierre qui recouvre l'arrière du maga-i- sin est un de leurs gîtes favoris. Ce n'est •- pas étour...diment ' que les étourneaux e ou sansonnets s'y fourrent en masses ; il i- y fait bon et chaud et ils peuvent y tenir e leurs longs gazouillis tout à leur aise, t Quel ramage inouï, que de battements ii d'ailes joyeux, que de visites rendues :- d'une place à l'autre ! U faut aller voir et entendre cett'e « étournade ». Vrai-e ment l'étourileau n'est pas « sans son-i- net », Un point, c'est tout. NOUVELLES DE LA GUERRE En Flandre La flotte anglaise recommence sur le littoral belge Oostburg-, 2 janv. — Ce midi, la flotte anglaise a de nou venu commencé à bombarder Zcebrugge. Â part les coups de canon, on pouvait entendre le bruit des fusillades et des mitrailleuses. , Attaques repoussées Paris, 2 jan. (Reuter.) — Le communiqué officiel de cet après-midi dit : Les attaques faites par l'ennemi dans la nuit du 31 décembre, sur différents points de notre front, ont été facilement repoussées. Dans les dunes k Nieuport, il a été livré un fort duel d'artillerie. A l'Yzer Fumes, 2 janv. — Depuis cinq jours, les Allemands font des tentatives énergiques pour reprendre l'offensive. Nuit et jour, mais surtout la nuit, on travaille pour approprier des ruisseaux et des chemins de travers au moyen de ponts en bois. Les écluses de Zeebrugge Copenhague, 3 janvier. — Le journal « Nationaltidende » apprend de Paris que les écluses de Zeebrugge ont été remises en état. Des sous-marins allemands sont sortis par là en mer et retournèrent avec grande facilité. En France Avance lente Paris, 2 janv. — Entre Beaumetz et Achicourt, l'ennemi a détruit deux de nos caissons. Nous avons pu établir nos positions sur les hauteurs de Nouvion. Toutes les contre-attaques des Allemands ont été repoussées. La région de Reims a été fortement bombardée par l'ennemi. A.Perthes, nous avons pris un bois. Dans l'Argonne, nous avons repris une partie du terrain perdu. A Bois-le-Prêtre, nous avons avancé quelque peu. Dans les Vosges, nous avons repoussé une attaque des Allemands à Bremenil. Les bombes sur Nancy ont été jetées par mesure stratégique Berlin, 3 janv. — L'Agence Havas a annoncé de Paris, le 29 décembre, que le jet de bombes sur Nancy a été de la part des Allemands un acte de représailles pour répondre aux attaques des Français sur Freiburg et Inor, oe qui. n'est pas exact. Les bombes allemandes ont été jetées uniquement par mesure stratégique jet n'ont touché que des bâtiments militaires.Par contre, les bombes des aviateurs français à Freiburg soint tombées sur des maisons privées, sur une maison d'aliénés (St-Vincentius Haus), puis dans les environs du musée. A Inor,. les bombes françaises tombèrent exclusivement sur des bâtiments de lazarets, ce qui a donné lieu à une panique parmi les malades, dont plusieurs ont été blessés. La perte du « Formidable » Paris, 4 janv. — La perte du croiseur « Formidable » a fait sensation en France. On dit que le navire était vieux et qu'il a été touché par une torpille allemande.L'« Echo de Paris» espère que l'Angleterre prendra bientôt sa revanche. Le « Temps » déclare que les sous-marins allemands ont accompli un exploil très audacieux, mais il rappelle la. parole de Churchill que l'Angleterre peul perdre un superdreadnought chaquc mois sans perdre sa supériorité navale. La « Liberté » dit: La flotte anglaise est assez puissante pour nettoyer les mers de ces sous-marins allemands. En Pologne Sur le champ de bataille Le correspondant du « Times » à Varsovie télégraphie, en date .du 29 déc. : On se bat fèrme depuis jeudi .dans les environs de Sochatsjef, où les Allemands prirent position le jour de Noël. Le plus fort de la bataille a eu lieu à l'Est de Schiernevietsj qui, chaque fois, changeai) de mains. Les nouvelles de Shiernovietsj sonl différentes. Suivant les uns, la ville serait totalement détruite, suivant d'autres elle ne serait que brûlée en partie. Ce qu en est proprement dit, personne ne le sasi quoique la ville soit située tout près de nos positions. La température reste exceptionnelle, ment douce. Les chemins sont boueux l'état des terrains en dehors des routes rend l'emploi de l'artillerie absolument impossible. Seulement dans les petites ri , vières il y a de la glace. Il est probable que la température est la cause de l'inactivité des Allemands. Mais cela peut: changer à tout mcxment quand viendra la gelée, car alors on peut~ s'attendre à la reprise des opérations. Entretemps on est assez optimiste dans les hautes sphères de Varsovie. Déplacement de six corps d'armée allemands Londres, 2 janv. (Keuter.) — Le « Times » apprend de Varsovie que tout d'un coup six .corps d'armées allemands, ont disparu uu ÏN ord de ia Pologne. Un se uemande si ces armées ont eié reprises pour iaire une attaque sur l'aile gauene russe (près de ivawa, oU le Iront russe 11'est pas couvert par une nvierej. uepeenes aiverses U6S aepuîes aatnoiiques au yuinnai KOnie, 2 janv. (OiiicicUXJ. — nu ejul" final a eu lieu la réception liabituelie des lohçtionnairês a l'occasion ou nouvel an. j_a Keine n était pas présente, il n'y a pas eu de discours, u après les journaux, le Roi s est entretenu avec le député Libertini sur 1a guerre actuelle et oes ccuîséquences dépioraoles. i^es journaux font ressortir que les aépuies suppléants de la municipalité de nome, Uiuvtnaie et iienucci, au parti ca-iiioiique, ont assisté a ia reception au sf uiruiai. C'est la première fois depuis 1870 que le lait s'est passé. Le « Giornale d'ita-lia » croit que le Vatican a donné son autorisation dans l'occurrence. La situation générale des armées Berne, 2 janv. (Woltt). — On a établi que la Russie a maintenant depuis cinq mois mis en campagne toute son armée y compris tous les corps asiatiques et les réserves disponibles ae la première et de ia deuxième ligne; que la France à mis en campagne tout ce qu'elle peut, à quatre cent mille hommes près; que l'Angleterre également a donné tout ce qu'elle peut, par contre qu'elle mettra encore en ligne de nouvelles troupes au printemps, troupes qui manqeuront évidemment de ia routine et d'éaue^ation militaires. On est donc d'avis que la Triple-Alliance a déjà dépassé son contingent militaire, pour autant que le Japon n'intervienne pas. L'Autriche-Hongrie se maintiennent bien, sa force n'est pas encore usée. L'Allemagne étonne ses adversaires par ie nombre de ses réserves. L'armée de campagne à elle seule a porté le fardeau de toute la guerre. Aujourd'hui des troupes considérables tiennent la campagne, ces troupes qui sont prises dans le Landwehr et dans la réserve.Quant au matériel de guerre, il n'en manque pas. Les officiers manquants sont remplacés par des officiers de cavalerie et des sous-officiers qui sont depuis longtemps en service. - Sur le front de l'Ouest Berlin, 4 jànvv—On annonce officiellement du quartier général : A part les duels d'artillerie, il règne sur ce front un calme général. Seulement près de Thann, en Haute-Alsace, l'ennemi a montré une grande activité. Après une vive bataille, il a réussi à prendre le village de Steinbach. Les hauteurs furent reprises par nous dans la nuit. Autour de Steinbach on . continue à se battre. Sur le front de l'Est^ Sur le front de l'Est tout reste inchangé. Notre offensive en Pologne continue à l'est de Rawka. Le Prince héritier et l'œuvre du génie allemand Le Prince héritier d'Allemagne a fait un ordre du jour à l'armée dans lequel il fait l'éloge du génie allemand. L'appel fait par toutes les armes aux soldats du génie, dit le Prince héritier, démontre que leur concours est d'une signification décisive dans la guerre actuelle de positions et de forteresses contre un ennemi qui donne des preuves de grand savoir en technique de guerre. Je demande aux généraux-commandants ele faire connaître ma satisfaction à toutes les troupes du génie se trouvant sous leurs ordres. Baie, 4 janv. — Les « Baseler N>ch-richten » annoncent que le conseil des ninistres russe a accepté la demande du gouvernement français pour la livraison de 25 millions de pouds de céréales et 6 millions de sucre russes. Quoique la livraison soit répartie sur plusieurs mois, la France a crédité la Russie de toute la somme et a payé d'avance les frais de transport et d'assurance. Nominations dans l'armée allemande Berlin, 3 janv. — Officiellement 011 ; annonce les changements suivants dans

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre L'avenir: journal quotidien d'Anvers appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Anvers du 1914 au 1915.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes