Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 17 Fevrier. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 23 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/9882j69t59/
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Dans certains secteurs, action d'artillerie, qui 4 été renforcée le soir en Champagne entre Ta-kure et Ripant, Des entreprises p>eu importantes 4-t notre infantme en Flandre et à l'est de St-hîihieL furent couronnées de succès. Des autres théâtres de ta guerre nen de nouveau. BERLIN, 15 février (Officiel du so.r); Rien de nouveau des théâtres de la guerre. Sur mer; BERLIN, 16 février (Officiel): Nos soÛs-tnarins ont coulé teeenitnent dans la Manche, malgré une vigoureuse garde et contre-action, 19,.000 tonnes de cale ennemie. Parmi les ravires coules dont la plupart étaient lourdement chargés, figuraient deux grands vapeurs de 6,00j tonnes, dont l'un était un vapeur-tank. BERLIN, 16 février (Officiel): Pendant la nuit au 14 au là février, nos torpilleurs, sous le commandement du capitaine de corvette Hetnecke, ont attaqué par surprise la vigoureuse surveillance du canal anglais entre Calais, Douvres et h olkestone. lin grand navire de garde, de nombreux vapeurs de pêche armes et plusieurs barcasses à moteur ont dû accepter le combat et ont ete détruits pour la plus grande partie. A os torpilleurs n'ont pas subi de pertes tii dégâts à cette occasion. Ils sont tvn\ rentrés indemnes. AUTRICHIEN VIENNE, 15 fevrier (Officiel): Pas d'événements particuliers. communiqués oes armees D£ L'iiïiïËWTE FRANÇAIS PARIS, 15 lévrier (Officiel), 3 h. P.M.: Nos de tac hem mis ont pénétré dans les lignes tnnemies au nord-est de Cburcy et ont ramené une douzaine ae -prisonniers et une mitrailleuse. En Champagne la lutte d'artillerie s'est maintenue asscg vive toute, la nuit notamment sur le secteur de la LivUc-du-Mesnil. Le chiffre total des prisonniers vue nous avons faits sur ce point au cours de nos opérations du 13 est de 177. Sur la rive droite de la Meuse et en ri œvre nuit tnarqvée par de violents bombardements. En Haute-Alsace nous avons arrêté une tentative de coup de maxn ennemi dans ta région au sud de Sepfois Nuit calme partout ailleurs. —Aviation ; Dans la nuit du Î2 au 13 février nos escadrilles ont lancé 4,iG0 kilos de projectiles sur les gares de Thionville, Conflans, CJiambley, Mels-Sablon. Des incendies et des explosions ont clé constatés dans les gares de C humble y et de M etz-Sablon. PARIS, lo février (Officiel), 11 h. P.M.: Actions d'art lient asses violentes dans quelques secteurs sur la rive droite de la Meuse, en Vvavre et en Haute-Alsace. Deux détachements ennemis qui tentaient d'aborder nos lignes sur le front au bois de Chaume ont été arrêtés par nos feux. Rien a signaler sur le leste du front. Communiqué de l'armée d'Orient; A l Ouest au bardai deux coup* de main tentés par les Bulgmes-Anemands *;ir ws positions ont échoué complètement. A l'Oiicst d'Ochrida une ae nos 'reconnaissances a dispersé un detache-rnent autrichien et ramené trots prisonniers. Activité d'artillerie réciproque su? le Dubicpoldje et au nord de Monastrr. ll'ALIEN ROME, 14 féviter (Officiel): Un violent feu ae destruct-on des deux artilleries dans la vallee en fudicarie, dans la partie est du plateau d'Asiago et le long du l'iave moyen. Entre le lac de Garde et iAdige, nos hardis soldats ont traversé plusieurs reseaux de fils de fer de l'ennemi, et ont atteint par surprise sur deux points la ligne ennemie la plus avancée; ils ont tue quelques postes avances et ramené plusieurs prisonniers. A l'est de la tête du pont de Capo Sile, nous avons détruit par une mine un poste ennemi avancé, dont la garnison tut tuée par l'explosion. Nous avons capturé quelques fusils. anglais LONDRES, 14 février (Officiel) : Hier, en dehors d'une certaine activité de l'artillerie ennemie au sud-est d'Epehy et dans les environs de Bullecourt, rien d'important à I signaler. Aujourd'hui, à l'aube, des troupes canadiennes ont de nouveau attaqué efficacement des positions allemandes établ es près de Lens. Un certain nombre de soldats ennemis ont été tues; nous avons en outre fait quelques prisonniers et capturé 2 mitrailleuses. Notre détachement d'at a/ue est rent é indemne dans nos lignes. Dans la. Tournée, nos patrouilles ont encore fait un certain nombre de prisonniers dans la partie méridionale de notre front. L'artillerie allemande a été en action autour-d'hui à proximité dit ruisseau de Souches. Dernières Dépêchés La duré® probable d» la guerre. M. Hervé écrit dans la « Victoire » que la direction de l'armée britannique en France, n'a ïenonveM qpe povr nm terme de rix moi* les contrats de louage qui avaient été conclus a début de la gueire pour un terme de trois an: Elle serait persuadée que la guerre pourra: prendre fin d'un semestre à l'autre. Gustave Hervé poursuivi pour âiîiamatîc Paris, 16 fév. — M. Gustave Hervé écrit dai la « Victoire » qu'il a été cité à comparaître I 3 mars devant le tribunal de première instant de la Sarthe, afin de répondre de ses accusatior contre M. Caiilaux. Le ravitaillement de la France. Paris, 16 fév. — Par suite de l'insuffisant des stocks de farine, la préfecture de Pau a o: donné la réduction de la ration de pain à 2C grammes pat jour et par tête. Le maréchal Joiire membre de 1 Ae&démiî L'» Handelsblad » d'Amsterdam, apprend qr l'Académie française a porte à l'unanimité df suffrages le maréchal J offre au fauteuil vacai par la mort de M. Jules Claretie, Incendie d'ua navLe hôpital à Toulon. Paris, 16 fév. — Le navire-hôpital « Asie mouillé dans le port de Toulon, a pris feu. L'ii cendie s'est communiqué à un hangar oontena; des marchandises inflammables. Lloyd G-eoige e'„ Bspirigton. Berne ,14 fév. — Du rapport Repir.gton si la Conférence .-le Versailles, au sujet des asse ttons de Lloyd George : « Le bruit court qi Lfoyd George aurait demandé une séance su] piémentaire à la Conférence, mais sans succè Outre cela, il n'ainait d^.nné qu'une réponse év; sive aux questions soulevées quant à la puissai ce effective de l'armée britannique, et aura éludé 1a discussion relative à la nécessité c renforts; ses paroles ne laisseraient aucun e poir aux Allié». Enfin, concernant les opération militaires au front Ouest, il aurait en queiq1: sorte éliminé le général chef de l'état-major, . aurait privé le maréchal Haig d'un de ses moyei d'action les plus indispensables. Kepington r quiert le gouvernement de démentir ces brui s'ils sont erroués, et engage le Parlement, dai l'intérêt de l'armée et de la cause anglaise, discuter immédiatement et à fond les travav du cabinet de guerre. 11 poursuit, d'un ton tri sarcastique,qu'il s'agissait pour la nouvelle séai ce supplémentaue en question, de porter uà co^. à la Turquie, projet peu compréhensible à toi esprit sensé qui envisagerait la situation cré< par l'accumulation de troupes lallemandes a front Ouest. On dit que Lloyd George se sera d'ailleurs heurté a l'opposition de Clerneaceai quoi qu'il en soit, il serait bon que le Parleme; obtînt de Lloyd George la promesse catégoriq-de renoncer â cette conception ou à d'autri extravagances. Kepington biâme vertement, au sujet de l'o ganisation défectueuse des opérations de guerr Lloyd George qui a dit au Parlement qu'il i lui est possible de taire ni la guerre ni la pai qu'il n'a pas le pouvoir de discuter avec des d légations étrangères les aspirations à la paix c l'ouvrier britannique. Assuremer.t celui-ci .dés te la paix, mais en même temps (à preuve manifeste relatif aux buts de guerre) il tient ce qu'on abatte le militarisme allemand. Ui question se pose : Lloyd George lui a-t-il ouve les yeux quant à la situation de l'aimée angla se? Qu'il commence par le faire; il pourra parli des désirs de paix de la nation quand, après u exposé de 1a situai ion réelle, il aura reçu missic bien arrêtée de combatire ou de négocier. Entr temps, qu'il ne vienne pas conclure de sa prop: frayeur à celle d'autres. Repington affiime avoir d'ailleurs entenc formuler en Fiance, des critiques on ne pei plus acerbes à charge de Lloyd George;'-Sus demande-t-il que le Parlement soumette question des renforts à une assemblée publiqv en présente du haut commandement de l'arm< à une dscussion définitive. Les Français luttei comme un "Seul homme pour la bonne cause, c rrt'me que ics Etats Unis. Seule?, les troup; britanniques ne font que baisser du fait c l'hésitation de Lloyd George. Pour finir, Kepington affirme qu'à la Conf rence de Versailles, contrairement aux décl rations précédentes de Lloyd George, un pouvo exécutif très étendu a été conféré au Conse de guerre interallié; ce qui n'a pas sa raisc d'être eu égard à l'obligation d'une défensii prochaine contre le grand assaut prévu, puisq' le commandement de l'armée anglaise ne pou rail en quelque soite plus disposer lui même < ses réserves. De plus, le nouveau command ment supérieur, oonfié au général Foch et ai généraux anglais adjoints à celui-ci de par giâce de Lloyd George, correspond pratiqueme à une élimination de l'état-major de Londrc En fait, Lloyd George substitue son pouvoir celui de Haig et de Rcbertson; il assume d < toute la responsabilité, mince consolation da: le cas où les choses prendraient un toumu fâcheuse Somme toute, dit Repington, Lloyd Georj démontre définitivement son inaptitude à dirig l'Angleterre dans ce grand conflit. Au Parleme à agir comme il le jugera nécessaire. Lss kuts de giicire de l'Italie. D'aprè» une nouvelle officieuse du « G'~,vna d'Italia », M. Sonnino portera à la connaissait de la Chambre une modificition dos buta < guerre italiens. ï«w inéîaits doj mines flottantes on Hoiiland Flessingue, 15 fév. — Le bâteau-pilote q était à la recherche d'une mine flottante, sign lée par un bateau de pfcche, a sauté dan« 1 eaux de l'Escaut oriental. Une petite chalou; de pêche, qui naviguait de concert avec le b teau-pilote, s'est également perdue. Le capital de ca dernier est mort, cinq hommes de l'éqi paga sont portés manquants, de même que tn matelots de la chaloupe de pêche u Troubles ssnslants à Athènes. h «> La Feuille » de Genève ai prer.d -de Rome que certains cercles politiques de l'Entente au t aient teçu la nouvelle que des troubles san a glants ont éclaté à Athènes. On compterait déj; 1S de nombreux morts et blessés. e l)écia. aàon d'un ambasiaduttr maxLna&ste La Haye, 16 fév. — M. Kameneff, le nouve ,s ambassadeur bolschéviste, qui était de passagf à Stockholm, a été interviewé par le correspon dant du « Nieuwe Rotierdamsche Courant ». Il e lui a répondu sur le point de savoir « si l'idé< de convoquer l'Assemblée Constituante avait été ^ entièrement abandonnée », par ces mots : « Nous avons en ce moment en Russie une dictature du prolétariat, qui ne voit pas quelle utilité une I Assemblée constituante pourrait avoir pour elle.) e La guerre sous-marine. :s Berlin. 16 fév. — Les débats au Parlement an glais sur la guerre sous-marine, appellent l'attention sur la dévialion prise par la navigation anglaise, qui, vu l'insécurité croissante, se trans-» fère de plus en plus de la côte Est de l'Angle-i_ terre à la côte Ouest et à l'Irlande. A l'embou-it chure de la Tamise, le danger prend des proportions telles que la presse se hasarde à annoncer catégoriquement la nouvelle (officiellement démentie) d'une fermeture du port de Lon-t dres. Le «Journal of Commerce» du 31 janviei r- aff.rme qu'on vient encore de constater une aug-e mentation de 25 p. c. dans le3 arrivages de eo >- mestibles pour i Angleterre que l'on doit dé-». baïquer en ports irlandais, quitte à les trans-i- boider ensuite sur des bateaux côtiers qui les i- dirigent à destination plus au sud. Au sujet d« it la fréquence des torpillages, le journal critiquc le vivement M. Money, chef du service de la navi »- gation anglaise, lequel a déclaré que, grâce i is l'efficacité des convois d'escorte des navires e chargés de comestibles, la perte totale de décem :t bre 1 yî7 en cargaisons de froment ne dépasst is pas 3,3 pour cent. Il attribue cette déclaratior î- si erronée, en contradiction avec les chiffres d« ls pertes réelles et la pénurie de vivres dans 1< is pays, au fait que les convois d'escorte ne fonc-à tiennent que pour les trajets transatlantiques x non pas pour le trafic avec l'Irlr.nde et les côtes is Voilà qui donne encore une idée de la valeui i- qu'il faut attacher aux rapports officiels anglais. P Stockholm, 15 fév. — De Gothembourg ai II « Stockholmer Dagbladet » ; Le vapeur « Italia > e du Lloyd suédois, jaugeant 1,700 tonnes, a som u bié devant Peterhead. t ; D É p È C H î: S ;s {Reproduites de l'idiifori pricidente.) [' Présages d'ofieaslvo imminent.j des AUeniandi Lé à l'ouest, c, Copenhague, 15 févi. (Havas). — Les indi ». ce? de mauvais augure s'accumulent au froat le Les attaques répétées des Allemands et la fré i- qucnce plus grande des raids aériens fortifien' ie le; milieux compétents dans leur opinion q-ie 1; à grande offensive allemaude au front de loues ie est imminente. a Les combats à l'ouest. _r Berlin, 15 févr. — Reconnaissance de mate n lots allemands au front belge le 14 février ^ Après un bref mais violent coup de main d'artillerie, des troupes d'assaut appartenant à ur ,g régiment de marins allemands ont pénétré ra pidement et par surprise à travers le terrait raviné dans les tranchées belges au sud-oucs de Mannekensvere. Des deux côtés, ils enlevé rent un large'élément de tranchée belge, en bri sant toute résistance ennemie et en se servan a de grenades à main. Continuant leur attaque et ' groupe serré, ils pressèrent de droite et de gau che san» cesse davantage la garnison belge si défendant avec l'énergie du désespoir et qui su " bit de lourdes pertes sanglantes sous la plui* ^ des grenades. Ceux qui ne parvinrent pas à s'en 'fuir au plus vite vers l'arrière furent faits pri sonnieis. Toute l'entreprise s'effectua avec uni ^ 'apidité incroyable, et après peu de temps, le: 1_ matelots legagnèient leur point de départ avp< !r 2 officiers belges et 20 soldats, de nombreuse) *' pièces de butin et d'importants résultats de re 'n connaissance, •e !8 ArcejtaUon du colonel Repingt-ca r- Londres, 15 fcv. — Le colonel. Repington, cri le t;que militaire du n Morning l'ost », a été arrêti e- du chef de publicité illégalement donnée aux dé ix cisions, prétendûment secrètes, du Conseil di la guerre de Versailles. Le fait a produit une viv U sensation; on pense y entrevoir l'influence ca s- chée, le prestige non apparent de Lord North à ciiffe sur Lloyd George et sur le Gouvernement ie 'lant que Repington fut collaborateur du « Ti is mes », on ne l'inquiétait pas. Sitôt passé ai re « Morning Post », ou l'arrête re La cris# politique en Angleterre. 'r Rotterdam, 15 fév. — Le «Nieuwe Rotterdam jjt sche Courant » nous apprend que certains jour naux anglais, surtout le « Star r qui est d'opinioi radicale, représentent comme fortement ébranlé la situation du cabinet et conclue que le prestig 1« de Llovd George a-urait subi un rude assaut à 1 :e séance d'avant-hier h la Chambre des Commu le nés. Amsterdam, 15 fév. Le correspondant Ion donien du « Handelsblad » annonce que le « Ti ui mes » publie une lettre de Lord Hugh Ceril, le a- quel, au sujet de l'échange d'explications surve es nu à la Chambre des Communes entre Asquit 3e et Lloyd George, engage les politiciens à ne pa û- laisser dégénérer la situation en scission de pari ie afin de conjurer le désastre d'une impre^sio li- trop pénible sur la nation. Cecil félicite Asquii ils do sa critique, il la trouve empreinte d'honnetf té, non pas de tendances pacifistes exagéré» Seulement, comme il pense que ni Lloyd George ni Asquit h ne peuvent réunir à la Chambre des Communes, une majorité permettant d'arriver à l'accord complet si nécessaire, il conviendrait de transformer le cabinet actuel en un ministère dirigé par ces deux hommes d'Etat, travaillant de paît. Le rédacteur du « Handelsblad » est d'avis que l Lord Robert Cecil serait peut-être appelé à participer à cette direction nouvelle; ce dernier s'est occupé en détail de la constitution d'une L;gue des Peuples et a élaboré un programme dans cet : oidre d'idées. Londres, 15 fév. (Reuter). — A la séance d'a-vaut-hier à la Chambie des Communes, lors des débuts qui suivirent le discours du Trône, M. Balfour a prononcé un discours faisant contre-1 partie au blâme de plusieurs députés à l'adresse du Conseil supérieur de Versailles. 11 reprisai"» ce Conseil de guerre comme étant destiné avant tout à délibérer sur les grandes questions militaires; or, si des conclusions y turent tirées des discours du chancelier von Hertling et du comte Czemm, il n'y fut pas question des buts de gx'erre; le Conseil ne trouve aucune tendance pacifiste dans les discours de Hertling et Czernin. Il faudrait s'abstenir, â ce sujet, de blâmer le Gouvernement de ne pas recourir aux moyens diplomatiques : ceux-ci sera:ent tout indiqués si l'on se trouvait en présence de pays décidés à donner leur accord; et les Puissances centrales montrent bien que telle n'est pas leur intention; surtout si l'on examine le discours du chancelier allemand, dans lequel on ne peut voir aucun indice précurseur d'un prochain accotd. PcuiQuai l'Amérique entra en gusrie, d'après un Japonais. Du «Japan Weekly Clironicle » cet article de l'ancien directeur au ministère des finances et sénateur japonais Sugahara Mitschitaka, au sujet des buts de guerre égoïstes de l'Amérique. « Les motifs ethniques invoqués par l'Amérique en faveur de son entrée dans la guerre mondiale ne sont pas «réellement suffisants. Cinq points de vue ont joué un rôle effectif dans sa décision : 1°) La guerre a transformé les Etats-Unis en un pays fabuleusement riche. Le peuple a pris l'habitude de vivre d'une façon tellement dispendieuse que peu à peu son activité caracténs-, tique commença a disparaître. Afin de remédier à ces peiiciiants, il était nécessane de disposer des fortunes qui s'accroissaient colossalement, soit en augmentant les impôts amortissant les emprunts, =o>t pat des placements de capitaux à 1 '• tranger. Eti participant à la guerre, l'on put attester à des emprunts accordés à la France, à 1 Angleterre, à la Russie et à l'Italie, les énormes valeurs di .^ombles, ou les employer à la construction de navires ou à d'autres buts militai! es. U") Comme phénomène concomitant de la guerre, on put exciter les sentiments déjà hos-tiies de la population, insuffler au peuple américain du patriotisme et exciter en lui des sentiments m.Htaires. Simultanément, la guerre rendit possible l'introduction du service personnel obligatoire, la création de plus grandes armées et l'extension de la flotte. La participation a la guerre a ainsi créé de très favorables conditions pour la prise en considération d'une question depuis longtemps déjà flottante. 3°) La popu'ation des Etats-Unis se compose i d'une foule de races qui manquent d unité nationale. La guerre devait contribuer à réaliser i cette unité, en excitant la conscience du sentiment national américain, afin de constituer une unité devant l'ennemi. 4») Depuis longtemps déjà, les-hommes d'Etat • américains avaient reconnu la nécessité d'une 1 neutralisation. Les 4S Etats autonomes qui composent l'Union disposaient encore de tous droits ; d aînesse absolus, de même que nos provinces jadis, au temps de notre fédéralisme, et se sous-! tiayaient à un contrôle judicieux du gouvernement central, d'où de grandes difficultés diplomatiques et militaires. Comme en temps de ! paix, on n'aurait jamais pu constituer un pou-' voir central, les hommes d'Etat américains dé-: cidèrent d'utiliser la guerre pour atteindre leur ' but. 5°) L'Amérique a transformé la doctrine de Monroë en militarisme à tendances impérialistes. En tait, elle a assujetti l'Amérique centmle e: l'Amérique du sud et s'efforce de s'assurer 5 une extens.on ra Chine et en Russie. Les Etats-Unis srant à ce point saturés du désir de faire de la politique mondiale qu'ils se voient forces avant tout d'assurer leur extension à l'étranger. Qu'on ne perde point de vue que l'Amérique collabore partiellement à la guene pour satisfaire son impérialisme et son développement ex-térieur que rien ne peut arrêter, en se basant sjr j la reconnaissance que lui doivent les l'uissaa-ces, pour les services qu'elle leur a rendus. » « îîaîie soinmo ns pourrait remplaçât i'3 tannage. » Berlin, 15 fév. — C'est ce q&e vient de conclure sir F. Green. au cours de l'assemblée pr:n- \ cipale de >'« Oiient bteam Navigation » à ptopos du torpillage de deux navires, notamment l'«Ora-ma » et i'« Ostivay » jaugeant brut chacun plus de 12,000 tonnes. £>ir t. Green déclare avoir traité du remplacement de ces navires avec le gouvernement, mais qu'aucun dédommagement en espèces ne pourrait compenser la perte de ces deux navires,~ pour la Compagnie, attendu qu'ils - avaient été spécialement construits et avaient - prouvé leur utilité péremptoire au point de vue i commercial. On estime que pendant de longues s années encore, ces navires représenteront pour i la Compagnie un précieux capital perdu. Du-n rant la guerre il est naturellement impossible h de remplacer des navires de ce genre et après la i- guerre, les prix testeront, de l'avis de . Sir F. u Green, encore longtemps très élevés. Cea re marques émanant d'un homme d'affaires prou» vent une fois de plus clairement que la guerre sous-marmq constitue non seulement une menace lour l'Angleterre, pendant la guerre, mais en-coie une cùarjfi pour tout le commerce anglaii après la gu La situation générale à l'Est. Berlin, 15 févr. — Paix avec l'Ukiame, lia de l'état de guerra avec la Giande-Russie, situation stratégique forcée de la Roumanie, telle est en peu de mots la caiacténstique de la situation militaire à l'Est. Que faut-il en conclure! La paix est un fait accompli à la frontière occidentale de l'Ukraine, qui s'étend le long jes frontières austro-hongrcises jusqu'à la Bucovine et la Galicie et une partie de la Pologne. D'ici quelque temps, la couverture mil.taire s'y tera par aes garnisons de trontièrw comme en temps de r ix. Voilà c i tront de combat libéré. Gecr y représente pour nous et surtout pour l'Autriche uue décharge et une épargne ae forces colossales, pour d'autres fronts de combat. En ce qui concerne la Grande-Russie, r.otre situation mi-lita-re n'a pour ainsi due peint changé, surtout en ce qui concerne les troupes allemandes. La paix n'est pas encore conclue. La fin cie l'état de guerre constitue plutôt pour nous une continuation de l'armistice; n'cmpèche que la ^ouverture stratégique actuelle leste subsister jusqu'à contre-orure. Si réellement la dcmoi>.lisdt.on russe s'etfectue, la situation a ce front s'eclair-cira peu à peu et la couverture stratégique pour-îa peu à peu être diminuée, mais poui l'instant nous devons rester prêts à toute éventualité et ne point la.sser mouiller notre poudie. La situation1" stratégique de la Roumanie esi devenue par le fait une situation stratégique lorcée. Elle a dans ie dos un Etat qui a conclu la paix et qui est disposé à observer la neutralité vis-à-v.s d elle. Dans Sun flanc septentrional, elle a ua Etat qui a déclaré la guerre terminée, tandis que son flanc gauche est représenté par l'écrasante supériorité numérique des Puissances Cen-ttaies. La reconnaissance de ces faits mûrit en Roumanie; attendons-en calmement les eîfets qui aboutiront à la paix, i-a situation de la guerre s'est modifiée davantage en notre taveui, elle fortifie notre force militaire ei nous fait prévoir des renforts ultérieurs. L'importance des événements de ces derniers jours est la meilleure réponse aux ^riailieries Belliqueuses ae Versailles.La feUoattoa stratégique îoxeâd da la Soumaïue. Berlin, 15 févr. — Pai la conclusion de la paix avec l'Ukraine et la déclaration de i'rouki annonçant la fin do l'état de guetie, la Rouma me se tiouve du;i3 une situation désesperee qu elle doit de même q.^e ta berbic, la Grèce, le Monténégio et la Russie, purement er simplement aux pioiongateurs de la guerre que sont Clemenceau et Lu»d George. A diverses icpri-ses, le gouvernement allemand avait offert à tous ses ennemis une paix honorable. Mais dans leurs propres intérêts impérialistes, Clemenceau et Lloyd George, ce dernier avec des expressions indigne d'un homme d'Etat, refusèrent sans cesse et sans merci la ma.n pacifique ae l'Allemagne, et sans se soucier du sort des petites nations qu'ils avaient poussées dans cette guerre meurtrière par la force et par l'aigent. Le proverbe se continue une fois de plus : « Qui mange du pain anglais en meurt. » La responsabilité de la catastrophe qui a atteint la Roumanie retombe sur ces deux hommes d'Etat qui s'efforcent par tous les moyens possibles d'em--pêcher la paix des peuples. KiichiBOw au pouvoir d&3 Eournani. Berlin, 15 fév. — Une dépêche envoyée de Pô-tiograd à la « Gazette de \ oss » annonce l'occupation de Kischmew pai les troupes roumaines. k !?-.> : -- Si . O i ÊjVt'o iil iS'JV--'i Hambourg, 15 févr. — Du « Hamburger Frem-denblatt » : La Roumanie aurait chargé ses ambassadeurs d'informations importantes. Aussitôt celles-ci reçues, le Conseil des ministres a tenu une oonféience dont on publiera les résultats après mûre délibération entre les Aillés. Dé ibéraiioji a.i grand quartier général Berlin, 15 févr. — Il se confirme que les pourparlers qui ont eu heu au grand quartier générai, entre ,'e chancelier et M. von Kiihlm^nn d'une part, le maréchal von Hindenburg .d'autre part, ont abouti à un accord complet tant ait pomt de vue politique que militaire : ce qui satisfait à toutes les questions soulevées par les événements aux fronts d'Est et d'Ouest. Avant la clôture définitive des négociations, il faut toutefois attendre l'exposé dei décisions; on peut compter sur une information officielle à très bref délai. Octre les personnalités précitées, les délégués de la marine, von Holzendorf et von Ca-pell, ont également participa aux négociations. Scission daas lo gouvernement rusce, Pétrograd, 15 fév. — La « Nowaja Shisn » annonce que le Conseil des mandataires du peuple avait, en séance secrète, délibéré sur la situation politique intérieure, et serait arrivé à la conclu* sion que les affaires gouvernementales et la geî-tion ne peuvent être confiées à une personne * unique; il conclut en outre que le gouvernement doit être confié à un cabinet émanant des conseillers du peuple. Lorsque Lenine insista pour poursuivre la politique, d.ns la même orientation que précédemment, plusieurs membres du Comité consultatif objectèrent ne plus pouvoir s'y ral-l.er, et se déclarèrent près à démissionner. A l'Institut Smolny, l'opposition est constituée dej mandataires du Peuple pour le commerce et l'ia~ dustrie, les affaiies intérieures, l'agriculture, le ravitaillement et les travaux publics. Les corn* missaires du Peuple ayant dans leurs attributions les affaires de presse et les imprimés de l'Etat se rallièrent à la déclaration des cinq ministres, sans toutefois formuler de conclusions quant à leur attitude et sans velléité démissionner également, e— innèo. • N* 1215 - Ed. B DIX CENTIMES Dimanche 17 Février 1

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