Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 13 Mai. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 11 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/k649p2xz3p/
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Le Bruxellois JOURNAL QUOTIDIEN INDEPENDANT im* onaïawtum —' *mr cxBHBBHaasaKanaal A«0{tmCUHRT Bruxatle» - Pr»vfeic» - Etranger «inJ^uTSMRLir? JPÇk^JP4™-"* Ix» nUhnmt1s»« HHMnt 1rs «*»«*?• ■eals Mtw) êtreaérawAwaectMiYwewt-*,* kwut <l» «I» a MkhroS Pafti«*(raio«ti PRIX »ES ABONNEMENTS : S m MO : 8 m *'r* : 1 ***i» : Er. 8.00 Fe. è.OO Fr. 3.00 Tlraga : 125,000 par jour AUNOîlCEi Fut» «vers et- ÉMm UHgit Ir. 5 0# r!Téc*»i»j(i» 3 00 Aftm*nc«* C»nMierfi*Je« 2 00 Ajuioace» Sm*«cl«res . 2 00 |k PETCTJUi AJCrOÎTCES : 1» munît lim» S 00 $$ Rédactcar ea chef Bas* AEUXXV. W JWiactton, A4*i*l«tr*ti»*, ITrtUciM, Toute BRUXELLES, 33-33, ru» de la Caserne» Tifsg© s 125,000 psr jour LA GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, IZ mai (Officiel, midi): Tbs^Sifs'e de la ffiierre ii l'Osent. Aux fronts de bataille, l'action est restée limitée à des opérations localisées. Au nord du Kemvtei et à la rive méridionale de la Lys, Vennemi a attaqué après une violente préparation £ artillerie. En plutteurs endroits, il s'est avancé peur de vigoureuses reconnaissances. Au nord de Kemmel, mous vivons fait échouer en corps-à-corps l'attaque ettttemie dans nos lignes. Au reste, ses troupes d'assaut se sont écroulées déjà dans notre feu. A Im rive occidentale de VAvre, è la pérît? de notre attsejve., au sud-ouest de Utillj, de violents combats s: sont développés qui nous rapportèrent plus de SO prisonniers! Entre l'Avre et l'Oise, fréquents engagements db reconnaissance. Sur le reste du front, rien de saillant. En combat aérien, ces deux derniers jours, 19 tirons ennemis Ont été abattus. 1% d'entre eux furent abattus par l'escadrille de chasse, commandée naguère par le capitaine iaroit von Richtkofen. Le lieutenant Loe-xenhart remporta sa tOe et sa ile victoires aériennes. BERLIN, 11 mai (Officiel du soir): Combats d'infanterie locaux sur la rive méridionale de la Lys et sur la rive orientale de VAvre. A part cela, rien d'important.La guerre soBS-ssariae. MERLIN, 11 mai (Officiel): Dans la zone de barrage autour de l'Angleterre, nos sous-matins ont de nouveau coulé 16J>0t tonnes de jauge brute de tonnage marchand ennemi. AUTRICHIEN VIENNE, 11 mai (Officiel): L'activité de reconnaissance des t. urs a été très vive hier au front italien. BULGARE l?i»n( en Macédoine : SOFIA, 0 mai: Entre les lacs d'Ockrida et de Prespa, nous avons dispersé un détachement d'infanterie française qui tentait de s'approcher de nos tranchées après une préparation d'artillerie. Dans le même secteur, un de nos détachements a pénétré dans les positions ennemies sur le Malisat et a ramené _ des prisonnier^ A<t. nord de Mitait*, a l'est i(e la Oserna, f ès dts village de Stra-bina et au sud de Huma, l'activité d'artillerie a été de temps à autre plus animée. Nos postes près du village de Sborsbo et a l'est du Vardar ont chassé par leur feu des dctachcments serbes et anglais assaillants. TURC Front de Palestine : CONSTANT IN OPLE, 10 mai:' Activité d'artillerie croissante, par endroits. A l'est de la route de Jérusalem à Nablus, un détachement d'éclaireurs ennemi a cté chassé par nos troupes. Dans le secteur de la côte, nos aviateurs ont abattu deux ballons captifs ennemis qui s'abattirent en flammes sur le sol. Sur les autres théâtres de la guerre, la situation est inchangée. FRANÇAIS PARIS, 11 mai (Officiel, (5 h. P. M.): Au cours de la nuit, la lutte dartillerie s'est maintenue très vive dans la t""jon de Grivesne-, et de Mailly-Raineval. Nos tro'i-pes ont exécute au nord de Crivesnes un coup de main qui leur a donné une quinzaine de prisonniers, line opération de détail au nord-ouest de Orvillers-Sorel nous a. valu un gain de terrain appréciable. SO prisonniers et plusieurs mitrailleuses sont tombes entre nos mains. Une contre-attaque ennemie a échoué complètement sous nos feux. Nos détachements ont effectué en outre plusieurs incursions dans les lignes ennemies au sud-est de Montdidier, au nord de Thiescourt, dans le secteur de S api 'rneul et en Woevre. Nous avons fait des prisonniers et ramené du matériel. Rien à signaler sur le teste du front. PARIS, 12 mai (Officiel, 1 h. 50 A. M.): Apres une préparation d'artillerie très violente, l'ennemi a attaque ce matin avec des troupes spéciales d'assaut, nos positions -du. bois de la G aune, au sud-ouest de Mailly-Raineval. Après avoir réussi d'abord, à la faveur du brouillard, à prendre pied dans la partie nord du bois, ils en furent chasses par une brillante contre-attaque de nos troupes Qui ont intégralement rétabli leurs lignes. L'ennemi a subi des perles très lourdes et a laissé entre nos mains une centaine de prisonniers valides, 15 mitrailleuses cl du matériel. Lutte d'artillerie asses vive dans la région Orvillers-Sorel. }oui ni e calme sur le reste du front. ANGLAIS LONDRES, 10 mai (Officiel de l'Amirauté):Au cours du premier semestre de 1918, la construction des nouveaux navires marchands s'est élevée à 320,280 tonnes de jau® ge bri/fe] dans le Royaume-Uni, et à 5.; ; 'es de jauge brute dans les pays aliiL ares. En avril 1918, 111,533 ton nes de range brute ont été mises en service dans le Royaume-Uni, contre 161,674 en mars 1917. Le total poy.r 1917 s'élevait â 1,470,SIS tonnes de jauge brute. La construction annuelle pour l'année finissant le SO avril, i'élevait au total de 1,272,527 tonnes de jauge brute et indiquait un accroissement progressif et régulier vers le printemps, époque à laquelle ont été construites. un total de 749,SU tonnes de jauge bru-ilL_ Le montait pour. le. pipis d'avril 1918 était de 60 P. c. plus élevé qu'au 1er avril 1917, sans compter le grm"„i accroissement des vaisseaux réparés et remis en service La perle de tonnage de l'Entente s'est élevé pour le 1er trimestre de 1918, d'après les communiqués officiels allemands, i §Si,000 -f 680,000 + 689,000 = t,001,000 tournes contre S20.280 -t- 540,321 = 860 60f tonnes de constructions nouvelles en Angleterre, dans les pays de l'Entente ei ch<Hi les neutres riants. La plus-value des torpillages dut mi le mime laps de temps s'exprime dette par 1,141 £07 teintes. Uime si l'on considère que dans le contmnniqxé allemand de février (632,000), le butin du uWolfn figure en partie il reste encore une plus-value considérable de torpillages à opposer i foutes les constructions nouvelles réunies, y eom-pris les nouvelles constructions neutres que les Anglais accaparent selon leur formule de «Protecteurs des petites nations». N. d. I. R.) Derniers Depeches SNf/l 5 3 LA ÏTOUYBLLE TESTATIYE DE DEBARQUEMENT ANGLAISE CONTRE OSTENDE. Version anglaise. Amsterdam (Reater). — De même que la précédente, cette attaque a été dirigé# par le commodore Lyness. Jusqu'à 1 h. 35, 1# temps fut couvert; un quart d'heure araKt que le «Vindictive» atteignît l'entrée da port, il était eic«llenfc. Ensuit*, un brouillard i» forma qui dériva jusque contre la côte, do sorte que la rue ne n'étendait pa^ à plus de 3 ou 400 mètres, ce qui rendit les opérations notablement plus difficiles. Le «Vindictive» dut croi*"r pendant 20 minute® avant de trouver le chenal, cependant que le feu ennemi nous occasionnait doj pertes'. Vsrs 2 h. 20 du matin, le croiseur se trouva tout pTès du Pier et le combat infe.'nal commença. Le capitaine conduisit la navire dans le canal et laissa donner le gouvernail du navire contre le Pier. Lorsque le «Vindictive» eût touché te:rre, le capitaine fit entrer sas hommes dans le? canots automobiles préparés à cet effet. Le» Allemands firent l'impossible pour les empêcher d'échapper; une pluie d« grenade* s'abattit sur les canots automobiles. L'un de ce ix-ci ayant à bord l'amiral Keyes atteignit le glacis vers 3 h. 15 du mat'i et débarqua deux lieutenant et 38 hommes Les marins se trouvant à bord du «Vindictive» étaient des volontaires des patrouiller de Douvres. Dans 9on rapport, le commodore Lyness dit que l'ennemi n'empCcha pas la retraite. Dçux vaisseaux automobiles avaient été désignés poux dccîia.r£Or àe= torpille ; contre le Pier. Le brouillard contraria l'activité des avion-;, pondant quelque temps même les réflecteurs restèrent invisibles, mais lorsque le ((Vindictive» arriva, le temps s'éclaircit. L'attaque recommença alors. Tout l'éciurpapie se composa-t de 52 officiers et hommes d'équipage dont 3 officiers et 40 hommes furent sauvés. Lyness dit qu'aucun vaisseau allemand n^ se hasarda à quitter le port d'O^tende pour attaquer les vaisseaux automobiles couverts par de^ navires de guerre anglais. Le feu des batteries du port était tellement violent que 200 grenades tombèrent tout près des vaisseaux automobiles, sans les toucher toutefois et sans occa-ionner de pertes. Des aviateurs oi).t observé que le «Vindictive» so trouve à 150 à 200 yards en-deçà du Pier. Aucune tentative de débirouement n'a été faite. Sur le Pier, nous n'avons pas aperçu d'Allemands. ( Nous renvoyons nos lecteurs au communiqué aUomiamd et à la constatation ré-'tér&s de l'amiral von Capelle, secrétaire d'Etat au ministère de la marine, établissant qve le «Vindictive» a sombré en dehors des eaux allemandes à la côte flamande. N, D. L. R.) Récit de tésaoin3 oculaires, Berlin, 11 mai. — Des témoins oculaires communiquant ces détails relativement à la nouvelle tentative anglaise exécutée contre Ostende : L'embouchure du canal de Bruges à ttàtende se dirige, très élargie, en droits ligne sur la mer, c'est pourquoi l'entrée y ost plus facile qu'à Zeebrugge, où le' inôje affecte une courbure. Mais aussi, il en résulte qu'à Ostende le tir de barrage peut s'opérer, sans empêchement, en vaguas .compactes. C'est le 10 mai, à 2 h. 45 du matin, que commença le violent bombardement dirigé contre Ostende do la mer et do la* terre ferme. Une* dizaine d'avions ennemis é'iant apparus au-dessus de la ville, y jetèrent des corps lumineux ainsi que d«,s bombes. En même temps il arrivait, xl& la mer, une paroi obscure provenant d'un dégagement nuageux artificiel dans la direction de la côte et on entendait, en mer, des bruits de moteur ; on signalait en même temps l'approche des navras ennemis qui, bien entendu, ne pouvaient se distinguer dans cette obscurité. L'alarme fut traiiis-mise à tout le littoral dès les premiers indices d'attaque, elt, en ooniséquenjoe,Qn dirigea les projecteurs et les projectiles lumineux sur la partie attenante de la côte. Durant quelques minutes on. ne vit rien, puis, un peu passé 3h., on vit se dessiner, devant Ostende et à proximité 'immédiate, les contours de deux grandis navires de guerre, qui furent accueillis par un feu destructeur à tel point qu'ils rue tardèrent pas à virer et à disparaître'. L'un d'eux ne fut plus revu; 00 serait, à en croire les prisonniers, le croiseur cuirassé «Sapho» ; nous ne savons pas ce qu'il en esta advenu, il a dû, pour le moins, subir de graves a^vayies et pertes humaki«.3. Le dégagiîm«ûî; nuageux était constaanmetit renouvelé par de nombreuses ba-rques lourdes aufeomoftrioes, ainsi qi'jj par les grands raiasaaux de guerre et les d#ebF»/e>rs. Tout à coup apparut un des 2 croiseurs, le «Ticdioitive», aîbsi qu'an put le consb&tsr ultérÊetiremomt, qui revint dsvajit l'outré» à Ostende. Bien qiw> criblé de trous, do b'ossuras rsosnfc&s et datant de m participation «41 raid du 23* avril au môle de Zœhru<?-£«, avaries répûfées tant bien que mal, il n* pawaiàfl.vit pas obéir au gouvernai >»i semblait vouloir se> lanosr éç»»rdum»nt dosa 1» oarnaJ d'aetréa pour â&re coulé les éoï iLic» ; aealemeat, 3 fut ha,r-oî4« d'un» grêle de proj'Setilee i tel po*at qu'il lui déviât impossible do parsévé-rar ; fcouk eu coulaittt, il dérivait du c&tA d«ss pikitk, à l'extrémité de la digue, et fans'* pw s'y fixer sur 1© sabie où il a» ferouv* «noore pour toute 1© te«p8 où 9 r« vaudra, pais la pe^œ da le reôflouier. Pou temps apr»#, nous noua re«dînss« *v»o ur» barque le long du bateau et erimpâmiss sur cclui-ei. Mwlgjré l'aspecï déjà terrible d» l'extérieur du navire, on était' plus frappé encore die la de vas; ~ feaèioH constaté» à bord ; plus ihî être ril» vscè, partout des cadavre® d&M»«m:nés, 1» plupart- en uniform-» bleu de la marine, quslques-wjs eu khafci et ooiffàe du œ<#qiid en acier. "Plus un seul «ecalW en de ùwvitc, tout Le pont joiwfe® d'é-«lsè« «t fragments divero, la roue df M-mon^rie détruite par tes projtcir'jos, 1m pswc«®esi du gouvernail diohiqtvetés, paîv ct par-là do# parties encore iMsafccîssofji-t<*». Le navire n'existait plus; n'empê-<sii« que l>as chantiers *Alsma»d» vont prendre avec sabkfr-ctioii ces gneada débris métalliques. D'après les dir^s àm prbocnli«rs, il n'y aurait pa« eu de vo-Ion-wires cette fois parmi l'équipage du «Yindictive». Las sous-ofF«sîrs dfc &&1-àettA5 de wa^rioe, toutefois, ne le «erséant pas douté, en prenant la mer, de quoi il s'«gi3»aib pour eux. Ge ne fu!t que de-mat Ostervda qu'on signifia aux chauffeurs l'instruction de sauter par dessus bord s'ils voyaient quelque événement «■normal. Les prisonniers se plaignent amère-nsarsh de ce qu'on les envoie si légère-m;ïot à la mort. Il faut que la fortune ne s»ourie guère aux An^la/s? Dour qu'iis gaspillant ainsi dea vias d'hommes et des valeurs do-.n/ivS'ec. Do 'ïiel'&a «.v^n^uros ro feront pas échapper l'Angleiterro au eort qui lui ost réservé par nos victoires à l'Ouest et par la guerre sous-marine. L'Estonie s'apprête à évacuer Ypres. Bâle, 12 mai. — Du «Daiyl Mail» : Dans- la régKMi 3'Ypros, des entreprises importantes se préparent. Il esb possible que nous évacuions passagèrement nos lignes. Les reconnaissances aériennes au-dessus de nos lignes ont atteint la même intensité qu'au mois de mars. Du «Morning Post» : Dans le see'Dcur d'Yo-roa jusqu'à la mer, des troupes américaines ont été engagées pour renforcer les lignes anglaises. Des journaux parisiens annoncent que les autorités civiles belges d'Ypneis sont arrivées à St-Onier et ont demandé l'hos-piitajité des antorités françaises jusqu'à contre-ordre. Les régions entre Amiens et Rouen sont comprises dans la zone de guerre depuis. Le 8 mai. L'évacuation d'Amiens. Zurich, 12 mai. De 1' «Associated Prese» : Jusqu'à présent, 1200 maisons sont détruites à Amiens ; 100,000 personnes environ ont dû évacuer la viLlfi. Jusqu'à présent, l'artillerie allemande a lancé 5800 projectiles sur la ville. Le monastère a été atteint en 9 endroits. Los aviateurs allemands ont lancé €80 torpilles d'aviation sur la ville. LbS coraàats devant Amiens. Berlin, 11 mai. — Au nord d'Albert, vers 10 h. du matin, le feu d'artillerie ennemi dégénéra en rafale contre les positions ennemies. A midi, l'adversaire lancà des for ces d'infanterie assez considérables, massées en plusieurs vagues contre notre position de la forêt d'Aveluy, mais ses attaques échouèrent avec les plus lourdes pertes sous notre feu de défense bien dirigé et aussitôt engagé. Dartj un ^etit endroit où l'adversaire avait réussi à pénétrer dans les postes allemands, il fut rejeté aussitôt en contre-attaque, à l'occasion de laquelle 11 laissa un assez grand nombre de prisqa-mers aux mains des Allemands. Vers 3 heures de l'après-midi, de nouveaux préparatifs de l'adversaire furent reconnus après un violent feu d'artillerie ennemi, dans les tranchées au nord de Martinsart. L'attaciue projetée ne put se développer sous le feu de destruction allemand. On annonce par la suite que l'ennemi a prononcé deux attaques contre Hangard, dans la nuit du 9 au 10 mai. Ici, notre feu de barrage décima les rangs de l'adversaire vaincu et battant en retraite, dont l'attaque était menée pair des aviateurs volant très profondément qui éclairaient le terrain de combat à l'aide de maises lumineuses et de réflecteurs.Les combats en Fiapdre. Berlin, 11 mai. — Le 10 mai, la lutte pour le Kemmelberg a continué égalemeci en Flandre. En dépit du temps embrumé, le feu d'artillerie est resté extraordlnaire-ment violent toute la journée. Aux mouvements de troupes ennemies, nous avons pu reconnaître les préparatifs d'une attaque à l'ûuast de Voormezeele. L'artillerie aile . mande a oris aussitôt sous £Qû feu les pré-, paratifs de l'ennemi et étouffa l'attaque projetée, ave>c de lourdes pour l'ennemi, avant même qu'elle eiU pu être mise à exécution. Ce ne fut que v&m 0 h^iirw du souque l'adversaire put prar;' «n» nouvelle attaque en deux vagues contre la position allemande au nord du Kemmel. Mab l'attaque s'écroula nett^^M et de façon sanglante devant les positions al'fspandes. Peu après de nouvelle, préoawations d'artillerie, una nouvelle attaque se déclancha à l'est de Lacre, oui fut «gaiement repoussée avec des pertes élevées oour l'ennemi. Les tentatives fréquemment réitéré»^ chaque jour en vue de reconquérir la rifrion du Kemmel, prouvent quelle valoir 'V*nemi attache à la possession de cette position dominante de haute""* T division* françaises et anglaises n'ont réussi jusqu'ici qu'à augmenter le pertes irwuïes en vaines attaques.Lwi eembats en L»rraine. Berlin, 11 mai. — Au front de Lorraine, les Américains ont subi des pertes excep-tionaerîl©tae«t lourdes, à la suite d'un coup de main exécuté à l'aide de mines, le 10 mai, vers 2 h. 55 du matin, par les Allemands. p^ès de Bures. A l'ouest de cette localité, oa a compté vers 9 heure-* du matin 60 brgficardiers appelés au transport des blessés. L« jféaéral Maurice mis en disponibilité. Londres, 12 mai. — Le général Maurice a été pensionné. Le procès Mougcot. Berne, 11 mai (Ag. tél. suisse). —Après • j*urg d'audience, le procès en espionnage Mougeot a été jugé »medi soir devant le tribunal militaire de la 3e division, pour haute trahison envers la Suisse et transmission d'informations en faveur d'une puissance ennemie (France). Ont été condamnés. le lieutenant de dragons français Maurice Mougeot, à 10 ans de réclusion et expulsion perpétuelle du pays; le banquier français Georgea Clairin, t 6 ans de réclusion et expulsion perpétuelle; l'industriel grossiste français Alfred Breuvar-d, à 6 ans de réclusion et expulsion perpétuelle; le procureur français Fernand Dreyfus, à 4 ans de réclusion et expulsion perpétuelle. Tous les quatre se trouvent depuis longtemps en France. Le brigadier suisse Albert Schaffroth a été condamné à 2 ans de réclusion et expulsion rie l'aimée, pour tentative dr trahison; le brigadier suisse Paul Koetschet à 4 ans de la même peine et à l'expulsioa de l'armée. Schaffroth et Koetschet avaient fourni des renseignements au chef d'espion-, nage fiarwais Mougeot, concernant la répartition de, troupe,-j suisses à la frontière de l'ouest, ainsi que sur les transports $e bétail, etc. 14 autres inculpés ont été condamnés à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à un an, pour avoir fourni des renseignements interdits en faveur de la France, notamment le Dr Bruestleib, de Berne, condamné à 3 mois de prison et 2,000 francs d'amende. Le tribunal a fixé le délai de cassation à 24 heures. DÉPÊCHES U I_i !T JU V i 11U La paix roumaine commentée par ; M. vou Kiihimann. Budapest, 10 mai. — Le traité de paix préliminaire datant du 5 mars, il s'est donc s écoulé plus de deux mois avant l'a^nosi-; tion des signatures à l'acte définitif. C'est qu'indépendamment des discussions entre alliés centraux, il y avait le fait que cette J conclusion de la paix devait démarquer les ' traits fondamentaux de leur politique futu-1 re dans les Balkans, où il s'agit d'accomplir une oeuvre pacificatrice. Pour les Centraux, il 11e s'agissait pas uniquem_nt de retirer de la Roumanie ce qu'elle pouvait | procurer; les Centraux n'avaient aucun avantage à imposer aux Roumains une paix par la force brutale, il y avait lieu, au contraire, de réaliser pour l'avenir une Rou-'' manie suffisamment forte et capable de joindre 6es efforts au travail des Centraux. > C'est pourquoi ceux-ci, tout eu s'assurant les avantages qui leur revenaient, n'ont amené aucune perturbation aux affaires de Roumanie, ni à l'évolution de son développement économique; chacune des puissan-3 ces centrales a eu ses intérêts sauvegardés, 1 sans privilège pour l'une ou l'autre. L'Allemagne n'a annexé aucun territoire roumain; quant à la monarchie austro-hongroise, elle effectue les rectifications de tronticre en conformité avec sa situation géographique et son pa.-se; la Bul,T?rie c t ; particulièrement avantagée, elle récupère 1 la majeure partie de la Dobroudscha (un \ condominium . dep puissances centrales ' ayant été temporairement institué pour la J gestion de ce territoire) et elle 6C rappro-3 che du but rêvé d'assembler toutes les populations bulgares, une plus graade Bulgarie étant sur le point de se former vu la bonne marche des négociations. La nation allemande ne se fie pas vaine-3 ment à la fidélité de la Bulgarie et elle 2 attend en toute sécurité l'affermissement 1 de l'alliance avec la Turquie, car il va sans r dire que l'intérêt des puissances centrales " exige l'existence d'une Turquie puissante à l'intérieur -comme au dehors. C'est pourquoi l'Allemagne porte son attention bienveillante sur les efforts du gouvernement turc en vue de l'extension à donner à l'influence de la Sublime Porte au * Caucase. A vrai dire, la Roumanie sort de cette guerre moins puissante qu'auparavant, mais douée d'une réelle force vitale, et il lui sera d'autant plus facile de guérir rapi-; dement ses blessures en suivant la voie în-1 diquée tant par la tradition historique que , par ses intérêts. Une fois devenue partie intégrante du grand domaine économique que nous dénommons la Grande Europe 1 Centrale, elle ne tardera pas à accomplir \ son essor économique avec une grande puissance. Si, en mêipe temps, on a soin dV--. sainir je régime gouvernemental oorrompu en Roumanie, ce pays entrera dans une ère plus prospère non seulement à lui-même, mais à tout le groupe balkanique. L'Angleterre et le» ouvriers belges. On lit dans le «Socialiste belge» qu'un syndicat ouvrier de Newcastle aurait jugé bon, en protestant contre les nouvelles levées de recrues, de reprocher au gouvernement anglais de laisser dans le civil lea ouvriers belges faisant partie du personnel doj usines britanniques; une corporation ouvrière aurait même signifié, en réponse à un appel sous les drapeaux, que ses membres refuseraient le service militaire aussi longtemps que tous les Belles n'auraient pas quitté les fabriques anglaises. Le ((Socialiste belge» en arrive à conclure: « Les Anglais n'auraient qu'à goûter du régime alimentaire de nos soldats et de '«'solde dérisoire touchée par ces derniers, ils n'auraient qu'à considérer la pitoyable obole allouée aux femmes de soldats belge» pour changer de ton à notre égard. » Le grand-due Nioolas de Russie prisonnier des Allemands. Francfort s-M, 11 mai. — De la «Gazette do Francfort» : Le château du grand-duc Nioolas Nicolatewisch, situé aux environs d'Aluschka, esta tombé aux mains des troupes ge-rmano-oukrainienj-nes coalisées. Outr© 1© grand-duc, la tsarine douairière Maria Feodorowna, le frère du grand-duc, son gendre et le grand-dnc Alexandre se trouvent au châ-teau. Le grand-duc se refuse à toute visite. En sa qualité de personne privée, il n>9 vout rion dire et ne veut voir personne.Arrestation de la grand-duchesse Elisabeth de Russie. Moscou, 11 mai. •— La ci devant grande^ duchesse Elisabeth Feodorowna, supérieure d'un couvent de Moscou, et femme du grand-duc Serge Alexandrowitsch, tombé victime d'un attentat nihiliste il y a quelques années, a été arrêtée le 7 mai, sur l'ordre du gouvernement russe. Les oîfets de la guerre sous-marine. Berlin, 11 mai. — L'un des buts de la guerre sous-marine ©sa d'empêcher l'im-portaition du bois en Angleterre. En 1915, on exportait encore près de 10 millions de stères de bois, notamment des ports actuellement barrés de Norvège et de Russie, vers l'Angleterre. C'est à peine s>i le sol de la Grande-Bretagne produisait l/10e de ce total. L'Angleterre a besoin de bois de mines pour ses travaux miniers et u&3 en outre dans la guerre actuelle de beaucoup de bois de construction pour ses travaux de tranchées, pour ses dépôts de munitions, ses hangars d'aviation, ses baraquements, ses hôpitaux, etc. La guerre &ou5 marine sans merci a notablement restreint la fourniture du bois. C'est à peine si, en 1917, 1.4 million de stères sont arrivés en Angleterre. Les mines de charbon du sud du Pays de Galles n'ont été approvisionnées qu'à concurrence de la moitié de leurs besoins. Pour économiser Le tonnage dont on a encore plus besoin pour l'importation des vivres et des munitions, le ministère de la marine anglais limite l'importation de bois au strict nécessaire. Les navires qui exportent du bois de mines de France, doivent prouver qu'ils sont dans l'impossibilité d'opérer d'aulnes chargements au retour. La conséquence est que les provisions en poutres de construction et en troncs équarris sont descendues depuis mars 1817 jusqu'en mars 1918 d<5 l/5ei à l/8e dos effectifs antérieurs. On ne pourra pas attendre des plans anglais un allégement dans la situation avant quinze, ans d'ici. En outre, les pertes en navires et le manque de navires charbonniers occasionnent de l'en-combremenit, sur les chemins de fer par défaut de wagons pour le transport. ETRANGER '' FRANCE. — La crise du papier. — Un décret vient de fixer, à'partir du 1er mai, de 5 à 10 centimes, le prix du numéro du c ((Journal officiel». L'abonnement est fixé n à 40 francs par an. 11 est porté à 80 francs t pour l'édition complète. e La question de la viande. — Le minis-n tère du ravitaillement français communi-;5 que à la presse une note constatant que le a ravitaillement des armées en viande fraî-)- che devient de plus en plus difficile. « La diminution progressive de nos approvision-!.. nements en viande congelée, la nécessité a de nourrir en partie l'armée américaine et de faire face aux besoins occasionnels de ». tous nos alliés obligent le gouvernement, e dit-il, à recourir de plus en plus aux res-it sources de notre cheptel national. Or, à ls mesure que sont relevés les prix de la réqui-;s sition et le taux de la prime d'engraissé-à ment, les intermédiaires font des suroffres telles que les éleveurs sont entraînés à sous-t- traire à la réquisition leurs animaux, sjir-i- tout les animaux de bonne qualité. Le g'ou-i_ vernement est décidé à réprimer avec la u dernière énergie les manœuvres des spécule lateurs qui ont pour double effet de rendre t., difficile l'approvisionnement de l'armée et il d'augmenter hors de toute mesure le prix i- de la viande pour la population civile. Mais 1- il faut que, de son côté, la population ci-ie vile fasse un incessant effort pour restrein-le dre sa consommation de viaiide. Le minis-ie tre de l'agriculture et du ravitaillement a ie dû en conséquence rétablir les jours sans ir viande. s- RUSSIE. — L'Union libre ches les Maxi-malistes. — L'«Usimskaïa Chisn» annonce n que le Conseil des ouvriers et soldats et des d™* crante» « a» Mil 9 DIX CENTIMES (M 13 «al ISift

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