Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 29 Septembre. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 12 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/t727942q60/
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ï"* Année N. 1076 ■ Ed. 8 CIHQ CENTIMES Samedi 29 Septembre 191? ABONNEMENT POSTAL, ËO. B Bruxelles - Province - Etranger 8 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.60 Les bureaux de poste en Belgique et à l'Etranger n'acceptent que des abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les JJanv. 1 Avuit t Juillet 1 Octob. 1 ^ On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois 1 Mots ïr S.00-Mk.2.40 Fr1.50-Mkl.20 TIRAGE MIO.OOO PAR JOUR Le Bruxellois Rédacteur en Chef : Kené Armand JmfhI Quotidien laiipaisni S Rédaction, Administration, Publicité, Vente : 3 j BRUXELLES, | ANNONCES — La ligna Faits divers et Echos . fr. Nécrologie Annonces commerciales . » financières . . . PETITES ANNONCES» La petite ligne La grande ligne. . . . » . Ti^ÂGEsSIO.OOO PAR JOUR Les bureaux du « BRUXELLOIS » se trouvent RUE DE LÂ CASERNE, 33 et 35, à Bruxelles (près de Sa place ifhneessens). Bruxelles Port ie Mer LE LONG DES BERGES DU CANAL MARITIME. Lo spectacle du port de Bruxelles est familier aux Bruxellois. L'Allée-Verte était déjà leur promenade favorite en 1830, et les historiens de la Ville nous ont laissé plus d'une esquisse de ces rives pittoresques à proximité desquelles an inaugura en 1334 le premier chemin jde fer belge. Où sont les vertes prairies, les saules mirant leurs branchages dans l'eau dormante? La nature et les folles frondaisons ont disparu. Oe sont maintenant, dans toute cette languette que Bruxelles s'est a-nnxée, de hauts mura en pierres de taille, puis l'immense bassin Vergote, puis les ponts de Laken : le pou» idu tram, le pont du charriage, le pont rail tournant — qui ne tourne jamais, — puis encore d'énormes murs qui contiennent les eaux tiourfc le long du domaine royal à gauche ; et, à droite, 16b installations industrielles de l'électricité, du gaz, des usines Godin et autres. Puis l'immânse gare de Schaarbeek, une des plus vastes du monde. A partir d'ici, que de changements dans un avenir prochain, quel botip de baguette magique transformera ce coin 'du pays. Les bâtiments de la gare de Schaarbeek doivent être agrandis dans des proportions énormes, et eu face se trouvera l'avant-port. C'est ici qu'arriveront et seronft amarrés la plupart des grands bateaux destinés à la capitale. Les curieux accoudée à la berge,qui voient arriver ou partir les trains de bateaux si allègrement traînés par nos robustes remorqueurs i découvrent assez aisément le tournage du bateau, d'habitude peint assez distinctement à icôté du nom du bateau et de son lieu d'origine ; 400, 500, 600 tonnes et plus; on en a déjà yu de 700, mais non complètement chargés, car l'ancienne écluse du vieux oanal, encore en service près du Ruppel, ne permet pas l'entrée : de plus grandis bateaux. Dès la percée de la digue du Ruppel et la ïnise en service de la grande écluse de Wintham ce seront des bateaux de 4,000 tonnes qui pourront arriver jusqu'à Schaarbeek ! Quel changement cela va nous faire, quel ' bouleversement dans notre monde de bateliers " qui ne seront plus seulement des riverains du Rhin, de l'Escaut, de la Meuse, mais dont la variété de races sera celle qu'on remarque dans les grands ports. Quel bouleversement aussi au 2>oint de vue économique ! On calculait — avant la guerre — , surtout grâce aux réductions des droits de na~ ! jvigation promise» par te Conseil d'admin'stra-, !tkm de la Société des Installations Maritimes, sur un développement considérable de la navigation.En 1893, les recettes générales étaient de , '471,213 fr. 21; en 1910, elles atteignaient 1 million! 515,304 fr., peur passer en 1913 à près de 2 millions de francs. Dès l'ouverture du canal, il est bien convenu que les bateaux chargés ne payeront plus que 0.0075 par tonne-kilomètre, et les bateaux vides 0.0025; et cependant, on escompte pour ' alors des recettes de quatre et cinq millions. Aucun doute que la nouvelle artère serve à 'des transporte nombreux avec toutes les parties du monde et permette un développement considérable de notre vie économique. La plus récente carte industrielle de la région est surchargée do* points noirs indiquant de nouvelles us;nes, des installations du gros commerce. En amont et en aval de Bruxelles, plus aucun terrain disponible. Entre Schaarbeek et Vilvorde, ces points noirs indiquent d'importantes minoteries, ds dépôts d'ess • .-c'y de vernis, des tuileries, que sais-je encore. Vilvorde même devient déjà une cité industrielle qui n'attend pour prendre son plein développement que les transports par eau à bon marché.Après Vilvorde, ce mouvement s'apaise; il ne se remarqua plus que le long des petits villages qui viennent se mirer dans les eaux tranquilles du canal. Il ne faut plus être grand-clerc pourtant pour prévoir qu'à partir de Pont-Brûlé, puis à Biombeek, Thieselt, Capelle-au-Bois et sur les berges sablonneuses qui s'échelonnent le long de ces villages essentiellement agricoles, .viendront s'installer peu à peu "tes industries Iles plus diverses. Déjà les t;rrains acquièrent partout une plus-value énorme, et il n'y a pas jusqu'à oes lopins de terre qu'infectent les dépôts du service des vidanges de Bruxelles et de Sdhaarbeek-Laken qui ne soient, passé Cap I_ le-au-Bois, convoités -par des propriétaires ou ides spéculateurs avisés. A Willebroeck, cm sent bouillonner mainte-iiant déjà une v:e économique intense. C'est 1q point de jonction d'une importante voie de Chemin de fer, c'est, ici que passera le boulevard Anvers-Bruxelles, sur le pont prestigieux 'qu'il va falloir rebâtir. Ici, les usines De N-aeyeir occupOat déjà une fourmilière nombreuse d'ouvrier3 et d'ouvrières, et par delà les (frondaisons qui arrêtent tant bien que mal les (émanations des briqueteries, on devine Boom et ses industrieux faubourgs, L'énorme chantier de la 4e section des travaux de Bruxelles-Maritime si jalousement gardé, actuellement, des regards indiscrets, va être, lui aussi, transformé comme sous l'effet d'un coup de baguette magique. Là où il y a quelques années on savait à j>eine vivre dans l'air méphitique des marais; là où il faut à l'heure actuelle des prodiges d'équilibre pour ne pas dévaler en bas des talus ï>rovisoires,s'embourber dans de méchants ruis-eclete, se perdre dans les ajoncs fous emmelés d'une flore brillante, la vie industrielle va, à 'défaut de pittoresque sauvage, amener là régularité, l'ordre, l'hygiène. : La propriété Dumon, à laquelle on accède jttxaintenamit, en venant de Petit-Willebroeok, par une languette de quelque cent mètres de terre qui sépare l'ancien du nouveau canal, sera bientôt complètement isolée, car la languette de terre va être mangée par les suçeuses et te excavateurs électriques. Elle se j>résen-tera en un promontoire livré à l'activité économique de ce canal, que le laborieux entrepreneur a construit. Avant la guerre, il avait caressé bien des projets pour cet endroit qu'il affectcnîiait -beaucoup. Il n'allait pas abandonner son œuvre; lui, ses fils, s'y fixeraient. Ses rêves le portaient vers les constructions navales; déjà il avait des cales sèches immenses de 114 mètres de longueur, pour les réparations des bateaux ; il ferait des constructions, du remorquage ! La maudite guerre, qui a tant bouleversé de choses, a-t-elle aussi fait évanouir ces rêves ? Nous l'ignorons.Victor Dumon est parti depu's trois ans « sans laisser d'adresse ». On sait qu'un de ses fils est au front, que le cadet est mort à Londres en, mamianifc maladroitement une arme à feu. Le jovial et si actif entrepreneur, que fies intimes furent très surpris de voir suivie les a cou ion vil lard s », a-t-il conservé ses facultés débordantes d'activité, le goût du neuf et du grand ? Nul doute, en tout cas, que son chantier actuel soit exploité par lui ou par d'autres, car sa. situation est unique a-u point de vue industriel.La Société du Canal Maritime possède, elle aussi, d'immenses terrains à proximité du Ruppel et des pourparlers a^ec des importateurs anversois, avec de gros industriels, permettront certainement à la Société de récupérer là une partie de son capital. Il est question de construire un vaste bassin de flottage pour poutre® et bois du Nord, des dépôts de briquettes de charbon ; il y aura un raccordement indus-triel avec la gare de Boom, sans compter les constructions privées de tout genre qui seront-certainement nécessaires d'ici peu pour ravitailler et loger la population qui aura tout intérêt à se fixer au terminus du grand canal maritime qni sera, l'artère principale de tout le futur réseau de canaux du pays. Par le oanal de Gha-rleroi, nous sommes reliés avec Paris — dans des conditions malheureusement trep mesquines encore. Mais vers l'Est, il y a des projets bien mûris déjà qui, dans un avenir prochain, doivent donner dang le oanal maritime des débouchés aux voies navigables à grande section vers Louvain, Liège, la Campine charbonnière, le Rhin. Le trafic entra Anvers et le Rhin s'est élevé en 1913 à 8,530,000 tonnes. Une bonne parfc de ce trafic profitera évidemment à Bruxelles. Et qu'en sera-t-il si les projets de jonction directs dont on continue à s'occuper activement, même pendant la guerre, se réalisent : un nouveau canal raccourcissant le chemin de 175 kilomètres, permettant le trafic de bateaux de 2,000 tonnes? Une revue allemande- donnait récemment d'intéressantes indications à cet égard. Le capital de cent millions tle francs était, fait ou presque, et on prévoyait un trafic intense entre Crefeld, Dusseldorf, toute l'industrieuse région rhénane, et Ie centre de notre pays. Tout cela, traité méthodiquement avec plans à l'appui, l'esprit de suite qui distingue nos voisins, ne permet même pas de douter de la réalisation de ce projet per fas et nefas. Ici il n'est, dans ncs milieux, question de rien de pareil; l'actif et entreprenant « petit Belge », qui, diantre! lui. aussi pourtant, a établi sa capacité de travail et d'initiative, ne peut même songer à pareille chose. Une seui.e politique est permise : ronfler; une seule attitude te'érable : se croiser les bras, s'enkyloser le cerveau... Triste! Triste. Par bonheur, tout cela n'aura qu'un temps et bientôt, espérons-le, nous pourrons redevenir nous-mêmes. Hubert. LA GUERRE (hhmMéi Sfisiels Allemands BERLIN, 28 septembre. (Officiel de midi.) Théâtre de ia guerre à l'Ouest. Groupe d'armée du ïsld-marécïiàl général prince héritier Eupprecht de Bavière: Sur le champ de bataille en Flandre, la lutte d'artillerie, s'est accentuée de nouvauà partir de midi. Dans la so rée, un feu de destruction était dirigé sur le terrain à l'est d'Y près. Les Anglais y passèrent à de vigoureuses attaques partielles au nord-est de Frezenl/erg et à lu route vers Menin. Sur les deux champs d'action, ils ont été repoussés par notre canonnade et en corps-à-corps. Au chemin Ypres-Pas-schendaele, l'ennemi occuj>e encore quelques ntonnoirs de notre ligne de front. Au littoral, l'action d'artillerie a été vive dans la soii'ée. Dans plu ieurs secteurs du front d'Arto s égaler,ijxt, elle s'est accentué a p ■.ssagèrement. Groupe d'armes ciu P £ 131GQ impérial allemand : Au nord de l'Aisne et en Champagne, le temps peu clair et des averses ont limité toute la journée l'activité combafPtve. Dans la soirée, die s'est rallumée. Nos reconnaissances Ont eu un bon résultat en plusieurs endroits. Devant Verdun, la lutte d'artillerie a été vigoureuse l'après^/ridi. Aviation : Au cours de combats aériens couronnés de succès ces demi rs jours, le prCm er-lieut nant Jierihôîd abattit son 25e adversaire; le lieutenant Wùesthoff son 22a, et le lieutenant» von Btilow son 21e. Le premier-lieutenant Wàld-hausen a réussi hier a abattre -un avion et deux ballons captifs. ïfceawe <3e la guerre à l'Est. L'activité d'artillerie réciproque n'a dépassé la mesure habituelle qu'en peu de secteurs entre la Baltique et la mer Noire.. Front en Macédoine: Engagements de reconnaissance dans les voilées de Skumbi et de la Strouma. Feu assez intense, seulement dans le bassin de Monastir et au sud-ouest du lac de Doiran. BERLIN, 27 septembre. — Officiel du soir : En Flandre, le combat d'artillerie a de nouveau augmenté d'intensité. Des autres fronts on ne signale rjen d'essen-gur mer. BERLIN, 27 septembre. (Officiel.) Dans la Manche et dans la mer du Nord, 4 vapeurs, 2 voiliers èt 1 navire de pêche ont de nouveau été coulés. Parmi eux figurent 3 vapeurs anglais, dont 2 ont étc torpillés au sein d'une escorte; en ou're, le voilier anglais ùHinemca» (2,203 tonnes) et le navire de pêche «Famliys-Bratae». Les autres voiliers cov~ lés et une grande barque de plus de 2,w0 t. étaient chargés de marchandises adverses à destination du Havre. AUTRICHIEN, VIENNE, 27 septembre. — Officiel ; Théâtre ds ia guerre à l'est : Dans la région à l'est de Radautz, le feu d'artillerie ennemie s'est ravivé temporairement. Théâtre de ia guerre italien : Auprès du groupe d'armée Borovic, trois a-vions ennemis ont été abattus par nos aviateurs et par notre feu de défense, Ltans la région de Tonaale des patrouilles de haute montagne ont réussi à pénétrer derrière le front ennemi où elles ont fait sauter deux stations de chemin de fer à câbles, détruit plusieurs magasins et sont rentrés indemnes en ramenant des jirisonniers. ïlieâtre de la guerre au sud-est : Pas de grandes opérations de combat. TURCS CONSTA NTINOPLE, 28 sept. — Officiel ; Front au uaucase: /• p'Hts détachements ennemis ont exécuté des c de main qui ont échoué. Pour le restet engagements entre patrouilles. Front du S in ai : Une de nos patrouilles a pénétré dans une tranchée ennemie et s'est emparée de matériel. Front de l'Euphrate : Un escadron de cavalerie qui approchait de nos positions s'est retiré sous notre feu et a subi des pertes. Sur les autres fronts, pas d'événement particulier à signaler. BULGARES SOFIA,- 26 si'-wtrptcm-bra. Officiel : Sur le Dobropnljei l'artillerie a été plus active. Sur le reste du front, faible canonnade. A l'est de Dobropolje, un détachement de reconnaissance ennemi a été mis en fuite par notre feu. Il a été établi qu'une de nos escadrilles aériennes a efficacement bombardé, à Eoritza, des concentrations de troupes ennemies. Dans la vallée du Vardar et sur la Strouma, activité habituelle de l'artillerie. Sur le front en Roumanie, près de Tuhea et d'Is ccea, fvdtlades. FRANÇAIS PARIS, 27 septembre.(Officiel de 3 h.p.m.) Sur le front de l'Aisne, l'ennemi a manifesté dans la soirée d'hier et au cours d-e la nuit une particulière activité. Ajirès un violent bombardement de nos positions depuis les Vauxmérons jusqu à l'ouest de Cerny, l'ennemi a attaqué au sud ele l arbre de Cerny,mais il a dû, sous nos feux, regagner ses lignes non sans avoir subi de lourdes pertes. Une seconde attaque déclanchêe ce matin à l'aube entre le plateau des Casemates et le plateau de Californie a été également repoussée. Une opération■ de ditail effectuée par nous à l'est de la ferme Froidmont nous a permis de ramener des prisonniers. Deux coups de main ennemis l'un sur la rive droite de la Meuse dans la région de Beaumont, l'autre en Alsace clans la région de llingé, ont complètement échoué. Ilien à signaler sur le reste du front. PARlSf-27 |||ttembre.fOff'del de 11 h.p.m.) Actions d'artillerie intermittentes sur la plus grande partie du front,'us vives dans le secteur au sud d'Ailles et dans la région au nord de Douciumont. Un coup de fnain ennemi dans la région de Beaumont, nve droite de la Meuse, a échoué sous nos feux. ITALIEN1 ROME, 26 septembre. Officiel : Hier, nos hard.es patrouilles ont harcelé l'ennemi et occasionné des dégâts tout le long du front. Vans le Concei Laghi (Posinaj, nous a-vons fait des prisonniers près de Flondar (C'ar-soj; nous nous sommes emparés d'armes et~dè munitions. Des aviateurs italiens ont bombardé dans la' matinée les installations du chemin de fer de Podbcrda (vallée se Bazza), et à midi les installations du chemin de Jer de Pr>secco qui court le long de la côte. Au total, nos aviateurs ont efficacement lancé 5 tonnes d'explosifs. ANGLAIS LONDRES,-26 septembre. (Officiel.) Ce matin, à 5 h. 50, nous avons attaqué sur un front étendu à l'ouest et au nord-est d'Y-pr'es. Nos troupes ont bien marché de l'evant. En d.'pit de la résistance de l'ennemi, nos troupes de Suffolk ont obtenu au succès.Des coups de main furent exécutés dans le courant de la nuit à l'est de Gouzeaucourt. D, s abris ennemis furent détruits dans le courant de la nuit. De nombreux ennemis furent tués à coups de bayonnette. Nous avons capturé quelques prisonniers et des mitrailleuses. Nos attaques ae ce matin se sont développées sur un front de 9,5 kilomètres au sud de Tower Hamlet, à l est de Si-Julien. Elles obtinrent un plein succès. Durant toute la journée, l'ennemi procéda à de puissantes contre-attaques contre notre nouveau front. De Violents combats durent encore sur plusieurs points au md de la route Ypres-Menin. Nos attaques nous otit permis de conquérir le saillanj ï'ouer Hamlet et d'&cuper la solide installation défensive sur ses versants qui constituait notre but d'attaque. Une forte contre-attaque ennemie - venan t de Ghelur velel fut reportsêée sur l'aile droite de notre front d'attaque, au nord de In route Ypre»-Menin. Nos troupes ont rencontré de la résistance. Il y eut de violents combats, dans la région, où l'ennemi avait entrepris hier une contre-atlaque. Durant la plus grande 'partie de la journée, le combat s'est poursuivi avec violence. Finalement, les bataillons anglais et écossais chassèrent l'ennemi hors de ses jjosi-tions et remplirent leur mission qui consistait à couvrir le flanc de notre attaque principale. Dans leur progression, nos troupes ont délivré deux compagnies de Ilighlanders d'Argyl et Southerland qui avaient tenu bon pendant toute la nuit avec le plus grand courage dans une ■position avancée, où ils avaient été isolés par l'attaque ennemie d'hier matin. Dans l'a-près-midi, l'ennemi entreprit sur ce secteur une nouvelle contre-attaque, avéc des contingents considérables. Le combat continue avec ficharvement. Plus au nord, les Australiens ont pris le reste du bois Polygone et se sont' emparés du système de tranchées e&tt&mits à l'est de ce bois, lequel était le but d'attaqua de cette journée. Sur leur aile gauche, les bataillons anglais, écossais et gallois ont pénétré jusqu'à environ 1,600 mètres de profondeur dans diverses lignes ennemies, ont pris Zownebeke d'assaut, et ont atteint tous leurs objectifs. Dans l'après-midi, une contre-attaque sur nos nouvelles positions à l'est du bois Polygone a été repoussée. Sur l'aile gauche de notre front d'attaque, les troupes territoriales du Midland et de Londres ont attaqué depuis Wieltje jusqu'à Grafenstafel et depuis St-Julien jusqu'à Grafgnstafel. Elles ont atteint leurs buts et ont repoussé une contre-attaque. Sur ce secteur, nos lignes ont été avancées de 2,400 m. Le terrain y était défendu par de nombreuses fermes fortifiées et des redoutes bétonnées.Av commencement de l'après-micli, l'ennemi a dé-elanché, à deux reprises, urne contre-attaque dans cette région avec des effectifs considérables, et il a réussi à enfoncer légèrement notre front sur une largeur de front peu étendue, bne contre-attaque déclanchêe aussitôt nous a permis de reprendre la plus grande partie du terrain perdu. Au cours de cette opération, plus de 1,030 prisonniers ont été faits. Nous avons trouvé un grand nombre d'ennemis tués sur le terrain conquis par nos troupes, et les pertes ennemies au cours d,e nos attaques et des contre-attaques ennemies sont très élevées. LONDRES, 28 septembre. (Officiel de l'A-«mirait té.) La semaine dernière, 13 navires anglais de plus de 1,600 tonnes, 2 d,e moins de 1,600 tonnes et 2 navires de pèche ont été coulés; 10 navires ont été attaqués sans résultat. Dernières Pépêsfees La bataille en Flandre. Zurich, 28 sept. — De Paris au « Secolo » ; Au front de Flandre, plus de 6,000 bouches à feu ssont en activité. C'est la plus colossale prestation d'artillerie que les Anglais aient mis en ligne dans la lutte pour la Flandre et La côte flamande. Les combats à l'Iscnso. Vienne, 27 sept. — Au front de l'Isonzo, le secteur du Monte San Gabriel© et de l'hmter. land sont constamment- exposés à un feu d'artillerie légor et lourd. D?s patrouilles qui cherchaient à s'avancer au sud de ce secteur, ont été r^poussées à coups de grenades à main. L'activité aérienne ennemie a été également très vive hier. Il y eut plusieurs combats aérions, à l'occasion desquels les Italiens subirent de lourdes pertes. C'est ainsi qu'une de leurs escadrilles perdit deux appareils pair le fait de nos aviateurs de combat et par nos batteries de défense; un troisième Caprcmi s'abattit dans la région de Madonie. Un de nos hydro-avions a jeté de nombreuses bombes sur les installations de la gare de Cervignano ©t at> teint plusieurs buts, ainsi que le prouve un incendie que nous avons constaté. Auprès du groupe d'armée du général feld-maréoh&l baron von Konrad, il y a de nouveau plusieurs entreprises heureuses de patrouilles à signaler. Au sud du défilé de Mondczzo,uhe patrouille d'officies a ramené 15 prisonniers d'une tranchée ennemie. L'entreprise cô patrouilles que nous avons signalée daiis la région de Tonale, s'affirme comme un exploit d'une bravoure toute particulière. Le 24 septembre, la patrouille en question pénétra dans le Val di Visa, resta tout le jour suivant derrière le front'italien, fit sauter durant la nuit deux stations da chemin de fer à câble, incend;a plusieurs dépôts et rentra indemne en ramenant dix prisonniers. Les combats à l'Est. Vienne, 27 sept. — Au front d'armée du co-lonel-général archiduc Joseph, l'artillerie ennemie s'est montrée plus active contre certaing secteurs de notre front et d'une façon plus ani-niéa en Bucovine. Auprès du front d'armée du colonel-général von Boelim-Ermolli, il y eut plusieurs rencontres avec d's patrouilles ennemies, qui furent dispensées. Près de Czaparewsk, à l'ouest d'Husiatyn, un aviateur ennemi fut abattu en-déans ncs lignes. Sur tout le front, fréquent feu d'artillerie, un peu plus int-nse en certains endroits. UiLe au sein, du commandement suprême en France; La Haye, 27 sept. — On annonce du Havre que des différends se sont de nouveau produits au sein de la direction suprême de l'armée en France. Entre le chef d'état-major Foch et le général Pétain, de grandes divergences de^vues se sont produites immédiatement après l'échec de la bataille de Verdun. On croit dans les ,cercles bien informés qu'un travail fertile d'ensemble des deux généraux paraît très douteux. On ne peut arriver à une 'solution que par la révocation du chef de i'ébat-major ^Com me successeurs probabl s, on cite les généraux; Franchet et Guillemont. A ia Chambre française. Berne, -27 sept. — On mande de Paris aux; journaux de Lyon : Au cours de la séance* d'hier,lors de la discussion des douzièmes provisoires du budget, M. Brizon provoqua une inquiétude générale par la question de savoir; si les ouvriers de chemin de fer américains viendraient en France afin de libérer de cette façon les ouvriers français pour le service au front.. MM. Brake et Montet regrettent la- forma de ces déclarations. M. Brizon déclara toutefois que la queetioa est tellement importante, que le G-ouvCriiejnOnt devrait y répondre. Au cas où le Gouvernement ne répondrait pas, M. Montet déposerait una interpellation. M. Montet dit ensuite : On croirait que les socialistes ne sont pas d'accord concernant lei travail d'ensemble des Alliés avec le Gouvernement. Il attire l'attention 6Ur le fait que des bruits circulent d'après lesquels l'aide des Etals-Un s consisterait en réalité seulement à libérer des hommes en France pour les amener à la boucherie; d'autres bruits disent queues généraux français détestent de commander des troupes étrangères; il devrait, en rapport à ceci, eiemander s'il est'exact que des rechnieieaia américains pour les chomins de fer viendraient en France, libérant ainsi un certain nombie d'ouvriers de chemin do fer français pour le service au front; les socialistes ne peuvent ad-'1 mettre un tel procédé. Le ministre des travaux publics Claveille répliqua qu'il devrait laisser la réponse à la ques-, tion de M. Montet au président du Conseil eu au min.ctre des Affaires étrangères. Le député Constatât demanda ensuite que les dépenses secrètes émanant, du ministère des Affaires étrangères fussent approuvées par les ministres d'Etat, par le Comité de guerre et par; le prés.dent du Conseil, Le projet a été accep. té. La value lutte coatre les soHS-matrias, Berlin, 27 sept. — Sur l'inspiration des autorités de marine anglaises, Renter répand la nouvelle qu'on pourrait s'attendre à une diminution des pertes occasionnées par la guerre sous-marine par l'emploi de moyens propres à tlévelopper de la fumée et du brouillard. Si l'opinion publique savait, dit-on à l'Amirauté — suivant Reuter — ce que nous savons, elle nei" s'inquiét-rait pas de certains bruiie. On «tpéri-mente ce système depuis plusieurs mois, et actuellement une grande partie de la mariue anglaise en est pourvue. Naturellement, ce syss-tème n'est pas inconnu de nos sous-nrwtns.tî quici, il n'a influencé en rien leurs succès. Une seule fois, un vapeur a pu se soustraire à l'attaque par la. production de fumée et de brouillard artificiel. Les chiffres cités par l'A--mirauté anglaise sont également une preuve à l'encontre de 1!efficacité des bombes obnubilantes et fumigatoireë. D'après les données de l'Amirauté, ont été attaqués sans succès par nos sous-marins : en juin, 105 navires anglais; en juillet, 55; en août., 49. Eu ce qui concerne la total hebdomadaire de septembre, ie correspondant du «Times» déclare que le nombre des navires attaques sans succès décroît constamment. Le 13 septembre, ie journal en question dépose une conclus.on établissant la nécessité de fournir des données plus exactes concerne,idj la guerre sous-manne, conçue en ces termes : « Actuellement, i] n'existe encore aucun indice, qui puisse donner lieu à quelqu'un d'admettre qu'on se trouve sur u meiiieuré voie pour se rendre efficacement maître des sous-marins. » Une série d'opinions émanant d'autres journaux ahgiais arrivent à la même conclusion en ce qui concerne le danger des sous-marins et la» lutte contre ces derniers. Les pestes navale-s des i-ii.-s, dtira.at les trois presmàres a;a. - clé ..vsrro. Berlin. 27 sept. — Les pertes t&tal-aa de l'Angleterre s'élèvent à environ 631,300 tonn s, dénombrées comme suit : 3 vaisseaux di ligne, 215,200 tonnes; 17 croiseurs-cuirassés, 253,600 tannes; 26 croiseurs protégés et croiseurs dé défense pour sous-marins, 107,800 tonnes; grandes canonnière®, 3,400 tonnes; 74 torpilleurs, 60,000 tonnes; 29 sous-marms, 21,300 tonnes; en outre, p liseurs petites canonnières et 33 croiseurs auxiliaires.Pertes françaises (101,000 tonnes environ) : 4 vaisseaux de ligne, 54,400 tonnes; 3 croiseurs cuirassés, 25,100 tonnes; croiseurs de défense peur sous-marins, dont un de 1,800 tenues; 25 torpilleurs, 12,000 tonnes; 12 sous marins, 6,400 bonnes; en outre, 12 croiseurs auxiliaires. „ Pertes russes (71,810 tonnes) : 2 vaies. aux de ligne, 35,300 tonnes; cro.seurs cuirassés, dont un de 3,180 tonnes; 4 canonnières, 4,380 tonnes; 13 torpilleurs, 9,700 tonnes; 6 sous-marins, 3,000 tonnes; 2 vaisseaux poseurs de mines, 3,250 tonnes. Pertes italiennes (76,450 tonnes) : 3 vaisseaux de ligne, 49,300 tonnes; 2 croiseurs cuirassés, 17,750 tonnes; 11 torpilleurs, 59,000 tonnes; en-jputre, 3 croiseurs auxiliaires. Pertes japonaises (24,825 tonnes) : 1 croiseur cuirassé, 14,000 tonnes; 2 croiseurs protégés, 8,600 tonnes; 3 torp.llcurs, 1,100 tonnes; un sous-marin 1,125 tonnes. Pertes des Etats-Unis : le croiseur ouiraesél «Olympia», 6,600 tonnes; le sous-marin «A-7», 125 tonnes. Pertes portugaises : une canonnière fluviala et un vaisseau pêcheur de mines. Pertes roumaines ; une canonnière et un torpilleur.La situation critique en Bussi®. DMissicn de Kart&khcS. Copenhague, 27 sept. — Le ministre russe d°a cultes Kareakhoff a démissionné en_allcguanfe que l'influence dès socialistes au sein du gouvernement est toute-puissante, de telle sortei' que toute possibilité de constituer un minis^èrei de coalition est exclue. La décision de Kar-takhoff aurait produit une profonde impres-i sion dans les milieux gouvernementaux.. > •A Moscou, un congrès des associations pan-i, russes a été ouvert et a adopté une motion dé< ' montrant la nécessité de la» formation d'un mU v nistère de coalition. /

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