Le bruxellois: journal quotidien indépendant

525 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1917, 02 Decembre. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 14 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/n58cf9kb37/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

LJs BRUXELLOIS cfe Russie et les membres et oliffs des diverses délégations russes ainsi que quelques journalistes, ont pris part à cetlJ manifestation. L'cx-eaïioi du mouvement maximaliste. Berlin, letr déc. — De Pé'rograd au « Mor-B.ing Post » : A l'exception do la route die Kiew, toutes les lignes de Pétrograd vers le quartier-général sont actuelfemcnit occupées par les troupes maximallstes. Arrestation "de généraux récalcitrante. Berlin, 1er déc. — Do Pétrograd au « Mor-ning Post » : S:pt généraux du front qui avaient excité leurs troupes à s'opposer au manifeste pacifiste du gouvernement révolution* inaire, ont été internés dans la forteresse Pierre et Paul. Manœuvres cousues de fil blanc. Berlin, 30 nov. — Lie radiotélégramme anglais Poldliu, du 30 novem.br©, 12 h. 30 m., annonce : Au cours d'une attaque allemand» dans la région de Baranowitsch, les Ruesfj om^ perdu un millier d'hommes. Cette affeniatimi tendancieuse est inventée de toutes pièces. En ces derniers temps, aucun combat n'a eu lieu dans cette région. y Réapparition d'un journal russe. De Stockholm : D'après la «Novoja Dehinn».-L comité militaire a autorisé la réapparition du journal « Rjetch »; depuis le 23 novembre cC journal paraît sous le.nom de « Sem-lio ». L'armée russe et l'armistice. X<e «Tûmes» apprend de Pétrograd que d'après la « Pravda- », tou'es les armé s ont accepté la proposition d'armistice, à l'exception, dies batailloins de la mort. Oe& derniers réclament l'entrée de M. Kerensiki dans le cabinet de coalition socialiste. Mandat d'arrêt contre M. Sasonofi. LiO « Petit Journal » apprend do Pétrograd qu'un mandat d'arrêt a été lancé contre l'ancien ministre des affaires étrangères, M. Sa-eonoff, après qu'on eût découvert une correspondance die celui-ci aiveic urne ambassade à Pétrograd. On ne connaît pas sa résidence. La fin de Kerenski. Le « Daily Mail » apprend d» Pétrograd que les socialistes modérés ont laissé tomber entièrement M. Keront/ki et se sont ralliés aux Bolcihévistes, de* sorte qu'il ne rea.o plus riien du gouverneraient Kerenski. Presque tous les ministres du gouvernement (c'est-à-dire du gouvernement Kerenski), sont arrêtée. La garnison de Pétrograd est presque entièrement passéj dans le camp des ma.xima.listes. Les troupes anglaises en Italie, Berlin, 1er déc. — D'après le « BerlinC-r Lo-kal-Anzeiger » : Les journaux italiens considèrent la nomination de Sir Herbert Plumer en qualité de généralissime des troupes anglaises eu. Italie, comme un signe de l'interveni-tion prochaine des Alliés au front italien. DÉPÊCHES (Reproduites de l'édition -précédente.) La Roumanie aspire à la paix. B©rlin, ley décembre. — Le « Vo&s. Ztg » tunomoe au sujet de la fatigue de la Roumanie pour continuer la guerre. La Roumanie a adressé uno note à l'Angleterre, à la France et à l'Amérique, qui expose que la Roumanie sera forcée par les événements qui se passant en Russie, d'abandonner le front sans le secours des Alliés, ou de négocier avec l'ennemi. La Roumanie espère que la conférence à Paris créera des faci ités qui mettraient la Roumanie à même de satisfaire les Alliée. Russes et Autrichiens fraternisent. Berlin, 1er décembre. — On mande de Vienne au « Rerl. Lokal Anzeiger » : Hier, une automobile est arrivée à Cernowitz avec dos officiers et soldats russes, qui ont eu un long entretien av«c le commandant de la ville. Ils ont été chaleureusement salués. Un Russe a prononcé un discours dans lequel il disait : « Camarades, nous voulons la paix ! » Ensuite les Russes sont repartis. Lord Lansdov; as et la Conférence de Paris. Amsterdam, 30 nov. — Dans une lettre de deux colonnes qu'il a donnée au « Daily Tele-graph », lord Lansdowne recommande à la Conférence de Paris de s'attacher aussi à « coordonner » les buts de guerre de l'Entente. L'agence Reutor publie entr'autres, les passages salivants de cette lettre ; « Nous ne perdrons pas cette guerre. Mais la prolongation de la lutte constituerait une catastrophe pour tout le monde civilisé. Le parti de la paix, en Allemagne, se trouverait probablement considérablement renforcé, si nous donnions à entendre : 1) Que nous n'avons pas l'intention de détruire l'Allemagne en tant que grande Puissance;2) Que nous n'avons pas l'intention d'imposer à l'Allemagne une autre forme de gouvernement que celle qu'elle désire avoir; 3) Que, — abstraction faite des mesures imposées par la guerre dans cet ordre d'idée», —1 nous n'avons pas l'intention d'exclure l'Allemagne du mouvement commercial; 4) Que nous sommes prêts, aprè9 la guerre, à examiner, de concert av'-c d'autres Puissances, les questions internationales se rattachant à la liberté des mers, etc. 5) Que nous sommes prêts à adihérer à une Ligue des Nations, qui aurait peur tâche d'aplanir pae fiquement tous les conflits. Opinions d6 la presse allemande sur le discours du chancelier. Berlin, 30 nov. — L'aocueil général fait par la presse allemande au discours du nouveau chancelier est favorable. La « Gazette de Vcss » dit : « Lorsque le nouveau chancelier se présenta au Reiolistag comme un vieux parle, inentaire, il établit aussitôt entre lui et les députés un pont que le? conservateurs eux-mêmes durent prendre en considération. » Dans la « Gazette de la Croix », il est dit : « Le discours du chancelier démontra les qualités prédominantes, dont on a eu à se réjouir déjà précédemment : belle allure générale, clarté dans l'exposé et dans la structure. » La « Germania » dit : « Le chancelier de l'Empire a trouvé la voie dans laquelle le gouvernement et le Reicthstag, — tout au moins son écrasante majorité,— peuvent marcher de concert et travailler positivement ensemble. On sent dans les déclarations formulées avec beaucoup d'habileté, que la nouvelle trêve des part s n'a pu être établie qu'au moyen de concessions réciproques. » Le « Berliner Tageblatt » rappelle que le même appel aux partis, de reléguer, à l'arrière-plan, dan,s la mesure du possible, les divergences d'opinions, a été vainement formulé déjà par les prédécesseurs du comte Hertling, mais il opine qu'il est très possible que Le chancelier actuel arrivera à atteindre ce que les autres, malgré toutes leurs objurgations, n'ont pu résister. Dans la «Poet» il est dit : « Au lieu de faire un discours politique au Reichstag, le chancelier a pu accomplir une action politique. L'offre des dirigeants de St-Pôbersbourg, d'entrer à bref délai en négociations pour un armistice et d'aplanir ainsi le chemin vers la paix, lui a fourni une occasion de renouer en quelque sorte les relations politiques de l'Empire allemand. Le point capital du discours renforce l'entière possibilité d'établir des négociations entre les doux Etats, dont les conditions économiques impliquent de toute façon une œuvre commune. Le « Vorwarts » espère, lui aussi que, sous la direction du nouveau chancelier, la compensation de points de vue plus larges prendra une plus grande extension, mais, dit-il, il faut s'attendre aussi à ce que les tendances de l'Europe d'arriver à une paix et à la possibilité d'une reconstruction économique se heurtent à des difficultés et il faut se préparer à lutter contre c s obstacles. La conférence de Stockholm revient sur l'eau. Stockholm, 30 nov. — Le groupe local des Minimalistes de Stockholm, qui représentait jusqu'ici les « Soviets » au sein de la Commission d'organisation de la Conférence de Stockholm attend ces jour-ci l'arrivée du délégué bien c nnu Goldenberg, qui doit arriver de St-Pétersbourg. D'après une déc'aration do lluys-mans, une réuni oui du Comité directeur du parti ouvrier a.ng!ais doit avoir lieu le 30 courant à Londres, pour délibérer sur une motion urgente tendant à établir les possibilités d'organiser une Conférence socialiste à Stockholm. _______ L'ARMISTICE RUSSE. Appel aux peuples belligérants. — Un radio- télégramme russe. — La réponse de l'Autriche Hongrie. Vienne, 30 nov. — Le commandement suprême austro-hongrois a reçu le radiotélégram me tronqué suivant, complété pour autant quo de besoin : « Tsarskoïé-Selo, 28 novembre, Aux peuples d.s pays belligérants, La révolution triomphante des ouvriers et des paysams en Russie a inscrit la question do la paix en tête de son programme. La période des tergiveisaticns, des remises au lendemain et du bureaucratisme a pris fin. A présent,' tous les gouvernements, toutes les classes, tous le3 partis de tous les pays belligérants sont invités à répondre catégoriquement à cette question : Veulent-ils de commun accord avec nous participer aux négociations ein vue d'un armistice immédiat et d'unie paix générale, oui ou non? De la réponse à cette question dépendra si nous devons noua attendre à une nouvelle campagne d'hiver avec toutes ses horreurs et toute sa misère ot si l'Europe continuera à être inondée de sang. Nous, qui constituons 'e Conseil des commissaires du peuple, nous adressons cette question aux gouvernements qui son1 nos alliés : la Erance, la Graude-Rreitagne, l'Italie, la Portugal, lia Suède, la Belgique, l'Amérique, la Roumanie, le Japon est la Chine. Nous leur demandons à la face de leurs peuples, à la face du monde entier, s'ils sont disposés à entamer des négociations de paix. Nous, Conseil des commissaires du Peuple, nous nous adressons aux peuples alliés et en premier lieu aux masses ouvrières pour leur demander s'ils sont d'avis de continuer ces boucheries insensées, pour aboutir à la ruine de la civilisation européenne. Nous désirons que les partis ouvriers des pays alliés répandent sans tarder à la question de savoir s'ils sont d'accord pour entamer des négociations de paix. Cette question est primordiale pour nous. La paix que nous poursuivons devra être une paix populaire, une paix d'iionmeur et d'entente qui assure à chaque peuple son libre développement au point de vue économique et att point de vue de 'la civilisation. La révolution cLs ouvriers et des paysans a déjà fait connaître son programme. Nous avens publié des traités secrets du Tsar et de la bourgeoisie avec les All.és et nous avons déclaré que ces traités ne saui aient engager le peuple russe. Noua réclamons publiquement un nouveau traité avec tous les peuples, basé sur l'entente et la collaboration réciproques. No-trv proposition aux représentants officiels et officieux des classes dirigeantes des paya alliés a reçu comme réponse l'indication de reconnaître le gouvernement des consuls et die s'entendre avec ceux-ci au sujet des négociaiioais de paix. Le gouvernement de la révolution triomphante n'a pas été reconnu par la di-plomatie, mais nous demandons aux peuples si la diplomatie réactionnaire pourra exprimer ses idées et ses aspirations, si les peuples permettront à la diplomatie de ne pas tenir compte de la grande possibili.é de paix ouverte par la révolution russe. La réponse à cette -question... (passage interrompu)... A bas la c.mpagne d'hiver! Vive la paix et la fraternisation peuples ! (s.) Le commissaire du peuple pour les Affaires étrangères, TROTZKI. Le président du Conseil des commissaires du peuple : ULIAN OFE-LENINE. En réponse à cet appel, le gouvernement impérial et royal a adressé au gouvernement russe la réponse suivante, le 29 novembre : « Au gouvernement de la république russe ! Le télégramme circulaire du Conseil des commissaires du peup e, daté du 28 novembre de l'année courante par lequel le gouvernement russe se déclare prêt à entamer des négociations en vue de la conclusion d'un armistice et d'une paix générale, est parvenu au gouvernement austro-hongrois. Les grandies li-gue.3 de l'armistice et du traité de paix communiques par le gouvernement russe, paraissent constituer pour le gouvernement austro-hongrois une base pour entamer les dites né-gcc ations. C'est pourquoi le gouvernement austro-hongrois se déc-are prêt à entamer les négociations proposées par le gouvernement russe en vue d'un armistice immédiat et d'une paix générale. (s.) Le ministre impérial et royal des Affaires étrangères : CZERNIN. La transmission de la note de Trotrln. Berne, 30 nov. (agence télégraphique suisse). — Le Conseil fédéral publie la note suivante : « Le commissaire délégué aux affaires étrangères du gouvernement .maximaliste de Saint-Pétersbourg, Trctaki, a remis aux représentants des six Puissances neutres européenir 's, ' une note, par laquelle il donne connaissance de» propositions qui furent faites aux ambassadeurs de l'Entente, relativement à la paix et à un armistice. Dans cette note, Trotzki demande que nous nous chargions de la ransmis. sion off.ciellc d<" ses propositions, aux Puissances Centrales. Le ministre de suisse à St-Pé-tersbourg accusa réception de la note, après s'être concerté avec 1 < s autres représentants des Puissances neutres. Le Conseil fédéral a pris connaissance aujourd'hui de cette communica. tion et décida de demander à son représentant diplomatique de prendre de plus amples informations et do demander communication de la teneur des prépositions faites aux ambassadeurs dos AUiés à St-Péterabourg. En comsé-qucaree, le Conseil fédéral a réservé sa décision sur la suite qu'il pourrait donner à la démarche do Trotzki. (A noter que la Suisse ne représente, en Russie, les intérêts d'aucune autre nation et qu'elle ne fut jamais sollicitée par aucun des belligérants dans ce sens.) Un succès diplomatique des Maximàlistes. Rotterdam,-30 nov. — D'après le « Nieuwe Rotterdamsche Courant », le journal de Gorki, « Nowaja Sehisn », se montre outré des propositions de Lenin, mais dit que la réponse de l'ambassadeur d'Espagne constitue, incontestablement, un succès diplomatique à l'actif des Maximalistes. La note russe aux neutres. Pétrograd, 30 novembre. ■— La, note suivante a été envoyée aux ambassadeurs des pays neutres, notamment la iNorvégales Pays-lias, l'Espagne, la Suècle, la Suisse et la Danemark : « Monsieur l'ambassadeur! « En exécution des décisions du Congrès des délégués des Conseuis des mandataires ouvriers et paysans, je me suis adresses au nom des mandataires du peuple aux ambassades ailés en leur proposant d'entamer des négociations en vue ct'un armistice immédiat -Tur tous les fronts et en vue d'une paix démocratique sans annexions ou contribution conformément au principe du libre développement des peuples. Simultanément le Conseil des mamoatan-es du peuple a chargé les commandants des années ennemies et les délégués de l'année réupublicaine en vue d'entamer des pourparlers provisoires pour un armistice immédiat sur notre front et sur tous les fronts. Comme je crois de mon devoir de vous informer de cette démarche, j'ai l'hon-c-ur, Monsieur l'ambassadeur, de vous prier de faire l'impossible pour que notre proposition d'armistice et notre invitation à entamer des pourparlers en vue de conclure la paix soient officiellement soumises à l'attention des gouvernements des pays ennemis. Enfin, j'ai l'honneur de vous exprimer mon ferme espoir, que vous prendrez toutes >es mesures possible pour soumettre au plus tôt la présente communication à 1 opinion publique du peuple que vous représentez. L03 classes ouvrières dos pays neutres soupirent dans une misère extrême qui est la suite de cette guerre criminelle, qui, si l'on n'y met fin, menace de broyer dans ses rouages les peuples qui jusqu'ici n'y ont point participe. L'exigence d'une paix ii-^né-diate est le vœu de-s classes ouvrières de tous les pays belligérants et neutres. C'est nour ces motifs que le gouvernement du Conseil des mandataires du peuple à la certitude d'être appuyé résolument par les classes ouvrières des nays neutres et je vous prie d'agréer l'assuranoe des vœux que forme la démocratie russe d'entretenir des relations fraternelles avec la démocratie de tous 'es pays, (s.) Trotzki, mandataire du peuple pour les affaires étrangères. » FAITS DIVERS UNE AFFAIRE MYSTERIEUSE A MOLEH- — Vendredi matin une personne inconnue jota dans le canal, à hauteur du Petit Ûhatoau, un paquet volumineux. Un batelier avait vu le geste; il s© jeta à l'eau et retira le colis qui contenait un enfant d'environ 2 mois, encore on vie. On avait placé sur Ja poitrine du mioch© un marteau afin de faire coulcr le petit corps au fond de l'eau. Le batelier interrogé, ne peut déclarer si le paquet a été jeté par un homme ou par une femme. Les vêtements qui «nvcloppaiant le corps sont exposés à la fenêtre du commissariat de po lice de la rue du Comte de Flandre. Les personnes qui pourraient fournir des renseigne meurt sont prié de « adresser à M. le commis saire en chef. Nouveaux détails. — L'enquête. a établ qu'au moment où l'on rcpêehart l'enfant, uni femme, vêtue de noir, la tête et le® épaule couvertes d'un châle noir, était accoudée à la balustrade du pont'en face de la rue de l'Agonir. Lorsqu'elle eût constaté I© sauvetag-lu mioche, edle s'éloigna précipitamment, rejoignant une autre femme a\ec laquelle elle disparut dans la direction de l'église de Mo Icabc'ck. On procède actuellement au recense-nu ui de tous les enfante habitant Moienbeiei et d'ici peu on connaîtra le nom do la mèr< dénaturée. L'état de l'enfant est des plus aa tVsfaisaut; on peut le considérer comme sau vé. (A.) SUICIDE A Jl MET. — Eue de la Jonction 45, habitait L... Edgard, v,trrierJ veuf et pèrt d'un enfant. Hier il s'est pendu au bras de le pompe dans sa cuisine. (M. E.) l-'AiTS ET MEFAITS AU PAYS DE CHAE-LEROI. •— De notre correspondant, 1er dés A Go'ssclics, on a volé au préjudice de M Joseph Dauchot, entrepreneur de travaux pu blics,, 12 courroies. — A Chai'leroi, chez M. Xavier Van Ysbe-pie, rue de Lodelinsart, on a volé 780 fr. — A Coui'cell'cs, au préjudice de Mlle Ai née Wauthy, négociante, îue de iteguignée deux vols consécutifs viennent d'être commis. Le 1er consiste en une romrne de 1,300 ir. e; pour 1,700 fr. de marchandises. Le 2e voit consiste; en marchandises pour une valeur di 1,000 francs. — A Srv«, chez Mme veuve Pondeur. Grund'p'laoc, on a volé du café, tabac ,/x.na ges, merceries, etc., pour 1,500 fr. ; au préju dice die la veuve François Lcvêque vol de 2; poules. EN PROVINCE AU PAYS DE LIEGE (De notre correa pondant, 1). — A Sera<ng. — Le compte communal pour l'exercice 1915 est déposé à l'Hôtel de Ville, bureau des finances, où les intéressés peuvent le consulter et, faire les observations qu'ils jugent nécessaires. L'allocation indépendante de la rémunération accordée par le bureau de bienfaisance, aux femmes de soldats, est. portée à fr. 11.20 par mo.s. A Na-IUR. — De notre correspondant, 1er Au Mont-de-piété. — Il sera procédé, sou pou, à _ i vent© ucs_ gages déposée depuis 1 1er septembre 1914 jusqu'au 1er soptfcmbr 1916. Les gages entrés avant le 1er septom bre 191-1 pourront également être vendus su demande des propriétaires, lesquels sont prié de s'adresser munis des reconnaissances a directeur du Mont-de-Piété avant le 1er jar; vier. L'attention des propriétaires do gage-sujets à détérioration eet attirée sur l'avaiilay-qu'il y aurait pour eux, à les dégager où k faire vendre le plus tôt possible. (L.) LES TRIBUNAUX A CHARLEROi TRIBUNAL CORRECTIONNEL DT CHARLEROI. — Vol au préjud'ee du rav. taillcment de Grandritux. — P. Orner Armand et Jules et Sophie P., épouse du 1er. sont poursuivis pour vol de lard, saindoux e. différentes marchandises. Les 3 premiers son' acquittés; la 4e récolte 6 mois et 200 fr. (M.E.)" TRIBUNAL COR R ECTIONN EL DL e il Ali LEROI. -— L... VietorMnei, de Nailinnés, a voie, à sa voisine, P... Jeanne, sa ration de faruu qu'elle venait d'acheter au ravitaillesient : _ mois, 50 fr. —- D... Valérie, V... Rosi!ia,de CÎàtc'1' eau aoint poursuivies pour avoir frauduleusemen. soustrait des maillons et broches de la cliain. à godets, au préjudice de la Société des char bcunnages du Gouffre on cette commune. L; montant du vol se chiffre à 102 fr. 20. V... Henriette a recelé le produit du vol. Aux deux 1res chacune 1 mois avec sursis:!' 3e. défaut, 50 fr. — W... Henri, de Carnières, a dérobé des chemises, caleçons, chaussettes et vêtement' au préjudice d'un négociant de cette cornue: (3 mois. (M. E.1 A CHARLEROI. — Le procès de Ja « Région ». — Le tribunal civil de Charleroi, 2e Chambre, vient d rendre gon jugement etn cause du procès intenté à la « Région » par le Comité provincial d'alimentation, peur articles injurieux. A l'époque où a paru 1© premier article incriminé, des troubles avaient éclaté parmi la population qui protestait contre la hausse dOti. daine et incompréhensib'e des produits ob notamment djCs légumes. 64 FEUILLETON DU BRUXELLOIS. |Vle? Ponton^ NEUF ANNEES DE CAPTIVITE / PAR Louis GARNERAY Cette triste prophétie de Dupart ne se réalisa heureusement pas. M. de Bonnefou^, qui a laissé un si beau nom dans la marine, s'est retiré plus tard du servioe avec le grade de capitaine de vaisseau. Il m'a dit tout récemment qu'il comptait publier l'histoire de sa captivité on Angleterre, et je désire vivement qu'il mette à exécution ce projet. J'avais r, pris mes travaux de peinture avec une sorte d'enthousiasme qui tenait presque de la fureur, et le généreux Smith, fidèle à nos conditions, me payait avec une grande exactitude mes tableaux au prix dont nous étions convenus, c'est-à-dire à raison de cinq livres ■ sterling pièce. L'argent ne me manquait donc pas; loin de là, jo faisais des économies assez considérables.Une seule chose, après toutefois ces idéj,s de liberté qui me revenaient sans cesse, troublait mon horizon ; c'était la frondeur do plus en plus marquée que me montrait le capitaine, et qui parfois dégénérait en véritable grossièreté. A vrai tenais assez peu à l'amitié ou aux égards de ce digne gueceaseur de R .., et je gagnais d'assez fortes sommes pour n'a voir pas besoin des douze sous quotidiens qui m'étaient alloués comme interprète; mais je craignais que la. perte de cette place, n'entraînant également, pour moi la suppression de la cabine que j'occupais sur le pont, ne me mît dans l'impossibilité de continuer ma. peinture.J'apportais donc autant de circonspection que de résignation dans mes rapports avec notre commandant; mais c'était en vain: son a-ni-mesité envers moi, animosàté dont la cause m'échappait, augmentait dé jour en jour. Vint un moment où, ne pouvant supporter I plus longtemps et ses iusultes et ses brutalités, car ma patience était à bout, je lui offris ma démission d'interprète. — Vous m'êtes utile dans V03 fonctions, que vous remplissez avec intelligence et exactitude t me répondit-il, et je r fuse votre démission.— Permettez, capitaine, voue n'en avez pas le droit. — Le droit légal, non, mais le droit moral... cui ! Et la preuve, c'est que si vous vous obstinez dans votre idée, je vous rendrai tellement malheureux, si misérable, qu^ vous-même ne tarderez pas à venir me supplier de vous réintégrer dans vos fonctions... Ce n'est pas d'Jniér que vous habitez les pontons, et vous savez ce que peut f.a're un capitaine avec le pouvoir à peu- près discrétionnaire dont il est investi ! Croyez-moi, continuez votre service, et qu'il ne soit plus question de rien... — C.pitaine, je ne. demanderais pas mieux, niais je dois vous avouer que votre conduite avec moi devient si étrange, si... — Ae&ez, monsieur; j'agis selon mon bon plaisir, voilà tout. Quel est l'homme qui peut se dire irréprochable? il n'en est pas? Vous-même, si vous jetiez un coup d'œil sur votre passé, croyez-vous que vous n'y trouveriez pas quelque mauvais procédé dont vous avez dû vous rendre coupablo?... Retournez à votre poste, et laissez-moi la paix!... A cotte réponse, il n'y avajt qu'à se soumettre, et ce fut le parti que je pris. J'espérais aussi que ce commencement d'explication ren. drait mes rapports avec le capitaine moins désagréables, et que puisqu'il reconnaissait ma capacité et l'exactitude que je déployais dans l'exercice de mes fonctions, il finirait par me traiter d'une façon plus convenable. Hélas! je me trompais. Sa mauvaise humeur, loin d>' se calmer, ne fit. que s'accroître : elle atteignit presque jusqu'à la violence. XVIII La colonel Lejeune m'honora de son amitié. — Le cantonnems-nt. — Crime d'un Anglais resté sans punition. — On veut me suborner. — Poursuites dirigées contre moi, — Mon escapade. Cependant, quinze jours plus tard le capitaine nie fit appeler et m'annonça que le Trans-port-Boârâ me désignait pour être dirigé sur le cantonnement de B;&hop-Watham ! Que le lecteur se figure la joie que me causa cette nouvelle aus i grande qu'il voudra, il n'atteindra jamais jusqu'à la vérité: quant à moi je renoncé à ta décrire; cela tenait de la* folie. Comment, il m'ai!ait être permis de respirer l'air d's champs, de me reposer sous l'ombre des arbres, de vivre de la vie de tout le monde ! Non! cela était impossible! Je ne pouvais croire à un tel bonheur'. Ah! si j'avais su alors ce que c'était qu'un cantonnement, ma joie eût été moins vive. Bien souvent j'en avais entendu parler par des officiers qui en venaient; mais je n'avais pas prêté une grande attention à li'urs récits, par l'excellente raison que mon grade inférieur me clouant à bord des pontons, il m'importait peu d ' savoir au jus'e ce que c'était qu'un cantonnement. Après tout, je dois avouer que, comparés aux pontons, les cantonnements offraient un séjour fort supportable. Lorsque j'airâvi sous escorte au petit village qui m'était assigné comme lieu de résidence, village où se trouvait le colonel Le jeune, je vis avec une certaine désillusion que plus de douze cents Franjais de tous grades n'avaient pour tout»; habitation que quelques misérables maisons délabrées, que les Anglais leur cédaient à un prix tellement exorbitant, qu'une année de loyer équivalait au moins au prix de la maison elle-mcme. Quant à moi, après avoir remercié le colonel Lcjeune, qui me reçut avec une affabilité pleine de franchise, je parvins à me procurer, à raison de dix schillings pa.r semaine, non j}as une chambre, mais le droit de mettre mon lit dans une e&pèe1 de taudis où déjà coudraient cinq officiers. N'importe, j'étais à terre! Le lendemain de mon arrivée au cantonne-nimt, j'étais dès cinq heures du matin levé, habillé et prêt à sortir ; j'avais hâte d'user de ma liberté. .Lits et ju«n, a- ux articles int.xuiea «JUfc -Coupables » et signés Maurice Robbe, parurent dans «La Région». Ces articles faisaient, comprendre vaguement que les responsabilités <i! la situation incombaient aux bourgmestres et aux chefs des organismes du ravitaillement. Le 27 juin, M. Louis Briard, directeur d' « La Région », dans un article intitulé « Les Incapables », précisait les accusations vague énoncées dans les articles d° Maurice Rcbb et non seulement précisait _ mais les dénonça:-, à la vindicte publique en désignant c\airemcr le Comité provincial d'alimentation. Il les tra-tait injur.eusement de parvenus, de prêtée tieux, do faux patriotards et les calomniai en leur reprochant de se mettre hors la lo alors qu'il devait savoir que la Cîoepérativ. provinc'al" publiait régulièrement ses bilans. Jugement : Lo tribunal civil condamne Jl Louis Briard à payer à chacun des dema.r. deurs, ils so ît. à onze, l.a gomme de 200 franc: p'us 300 fr. de publication, 2 insertions dan. « La Régic-n » et le reste en affidheg. (Me.) A LIEGE TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE LIEGE. — Le pouvoir cÇapp 'l des avoués. — Le tribunal vient de trancher une intérer-santé question de droit en matière de clro d'appel, en. décidant qué les avoués n'ont, au cune qualité peur interjeter appel d'un juge ment d" police' et qu'au surplus, si les avoue invoquaient le mandat verbal, celui-cii s'ra.i in.vuffisant, le mandat d'appel devant conte nir mandat spécial à cette fin. Cette question sera soumise "'à la Cour d k ca cation. (Jos.) Imprimerie Internationale( 9, rue Ruysdael. te Bureau Industriel Allemand à Bruxelles,!?. Mari®- à hèrèss, «S4et Bd Jamar, 39, embauche toujours tout ouvrier de métier ou sans metâer. Les ouvriers qui contractent un engagement béniiieient de: , - _ Sa lamil c touchera encore lin presiîlsr secours de famille, payable une seule Usa secours de famille à différentes reprises, payable mensuellement SItîÛ TkTHHl û TtûîlGAïmû n M A kA fn r°'s> ?!1 espèces, un ou deux jours apcês le départ de l'ouvrier, pour subvenrr aux besoins de sa famille servant ù alironter la pénurie actuelle. On donnera chaque mois pe; dant le séjour de l'ouvrier , Il lin Ulilllsi I ili I n(l il il fil I fi 11 « i ||î| Il jusqu'à ce que celui ci seia en état d'envoyer de l'argent de son gain. Le montant.de.ee secours dépend l'étranger, à ses membres de famille restant en Belgique : ^VlMVUlXVê.V UV \J\J 11. de la durée du contraMe travail et s élève a: Pour UI1 engagement de 4 Mois 6 Mois 8 Mois 1. Four la femme : fr. 10 — par mois (en espèces ou en vivres). nilA l'Alurricr rPr-Ait Inrc dp lîi QÎOTlfltnrp fin pnntfat nirauf; RfSTl K Pour ''l'omme étant parti. ..... Ir. 20.- 40.- SO.- 2. Pour cliaqre eufa.il en-ilessous de 14 ans : fr. 5 —par mpis. que i ouvrier reçoit tors ae la signature au a>ntut avant son aepart. 2- Pour sa femme 10.. 20.- 30.- 3. Pour ics mois <r*w. du charbon a une valeur de m 7.S0 par mois. 3. Pour chaque enfant. . . ~ . . . . 5.- 10.- 10.- 4. Pour les mois d'hiver, du charbon ou la somme de fr. 17, SO par mois. 923

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Périodes