Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 14 Mai. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 15 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ff3kw5961n/
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ABONNEMENT «l Bruxelles • Prntne* • Etranger L«» akMBsmmti M»» r»$o« crjctlntlrewent f*r te»» tes BIÎMUUX BE TOUTm. T*t rAsltma*!»*» Crto«a*ut ts* *l>s*no p ■erts totract' ttr» adrwwi®» «salMir»»?v.t «» fc bureau ("le peatw « ai y délivré l'n.brtn»f«e*C. PRIX DES ABONNEMENTS : J 3 »o<b : 2 • 1 *»U : ÇÏS&C Fr. 9.00 S"r. 6.00 Fr. 3.00 T! ps»«<:i « ior nnn «»? Smn* Le Bruxel lois ! JOURNAL QUOTIDIEN I Kff ® £» 1$ WT^D A. JJjf TP DIX CENTIMES Mardi 14 Mai 1818. ANNONCES Faits divers et Eck»s U liane fr. t 01 ^ iféerolojie . i 00 Annonças commerciales ? 00 Annonces flna*oières 8 00 PETITES ASSONCES : la grande li«u» 2 00 | Rédacteur e* chef KaxÉ ARMAND. P.élieWon, Administration, PabliciM, Temts BRUXELLES, 33-33, rue de la Caserne, Tsrags s 125,000 par jous* tmn et !ss appétits lirais Au Comité du Commerce anglo-beîgc Au comité au commerce angi«-»c3ge à Londres. Reuter nous transmet le discours prononcé par lord Inchape, directeur de la> « Penkiaular and Oriental Co » et d'autres puissantes sociétés de nav-^^-'on au banquet organisé par le Goiri-' du commerce anglo-belge. Dès l'abord, l'orateur expose que la reconstitution do la Belgique dévaçt^e par la guerre sera une tâche gigantesque. Passant de cette prenvère idée à celle de l'influence qu'exerçait à Anvers 1» -"^nmer-ce maritime allemand qui s'efforçait d'en évincer le trafic anglais, l'orateur expose de la manière suivante les vues, rin^lp.ise-i sur cette question si vitale pour nous. « Après la guerre, tout cela sera changé, espère-t-il. Les armateur* V~1—- »r anglais doivent travailler ensemble; à cet effet, les Anglais assureront s-'t 1-1-1 tout l'appui désirable: Anvers doit devenir u'i port d'importation et d'exportation anglo-belge (Appl.) « Quand la -jix sera signée, il ne sera pas possible d'expulser rad'"'w,1"~,pnt la navigation marif-'m» ■•IVmatKle d'Anvers — 4 ce serait une cause de guerr» -~~pétuelle — mais les commerces anglo-belges, pour leur bien-être mutuel, dfr>:v";r* ~'-vari=er, car . ils ont versé leur sang pour la tau»? mune. Durant 4 ans, ils ont lutté côte à côte et si c'est nécessaire, i1- -«H durant 14 et " ' ,n -ne (Appl. prolongés). Une paix allemande est mad missible, le monde ne pouvant vivre sous la domination (sic) allemande. Nous com battrons aussi longtemps que l'Angleterre aura un bateau à flot et même — ce qui ni se produira pas — si les "'"lemands nous trepou-saient hors de France, les flottes des alliés ne cesseront de cerner l'Allemagne de plus en plus étroitement ». Toute l'éloquence de lord Incliape ne changera pas la situation géographique d'Anvers d'abord; la prospérit économique de l'Allemagne, ensuite; les intérêts' vraiment belges par surcroît. Par leur situation géographique, Anvers, et la Belgique entière, placés au croise ment du chemin que parcourent trois civilisations qui se complètent, sont aussi nécessaires au bie^-èt-e de l'Angleterre que de la France, de l'Allemagne que de ia Hollande. Si la Belgique ne peut vivre sans l'Europe, l'Europe ne peut se concevoir sans une Belgique indépendante, politiquement et économiquement surtout. L'absorption de la Belgique par l'un de ses trois grands voisins compromettrait l'équilibre et la stabilité -de l'Europe occidentale. La disparition oe la Belgique serait, elle aus-gj, une cause de guerre perpetuelle. Les Allemands ont évincé le commerce maritime anglais d'Anvers, assure lord Inchape. S'ils l'ont évince et vaincu, c'est dans une lutte courtoise. Tant pis pour Albion si l'avantage est demeuré aux "lus actifs et aux plus entreprenants. Les Allemands ont ils employé pour réussir les procédés déloyaux, telle l'affaire de Fa-choda, par exemple, qu'Albion a toujours pratiqués ? Non, répond l'Histoire. Alors, quoi? Pourquoi l'Angleterre n'a-t-elle pu défendre ses positions ? Parce que sénile, elle n'a pu résister au travail d'un peuple plus jeune et plus actif, plus èntreprenrnt et plus audacieux. Dans la '' t+e inégale qui est enga gée, l'Angleterre sera vaincue par l'Allemagne, comme Carthage le fut jadis par Rome. C'est l'éternelle loi du Destin q îi ne s'achète pas avec un sac de liv. st.: l'Angleterre,- quoi qu'elle fasse ou qu'elle dise, sera vaincue par sa rivale. Les vieux doi vent faire place aux jeunes, c'est la loi de la vie. Lord Inchape précopse-t-il l'emploi des méthodes allemandes ? Aucunement. Il se borne à dire qu'Anvers doit devenir un port anglo-belge, anglais surtout, cela va sans dire, en expulsant les Allemands de la place dont le travail pacifique des enfants d'une Allemagne trop puissante pour les intérêts anglais a fait la fortune. Détail symptomatique: ces gourdes de Belges, qui prétendent représenter à Londres nos intérêts nationaux, d'applaudir à tout rompre sans connaître, semble-t-il les enseignements de l'histoire entière de l'Angleterre, tissée de déloyauté, de félonie et de parjure,'abreuvée des larmes et du sang des peuples asservis et soumis, et sans se rendre compte que le sort des Boers, des Egyptiens et d'autres peuples «protégés)) nous attend si nous devons subir la loi d'une Angleterre victorieuse. Ce noble farceur de lord Inchape veut bien reconnaître, en sa sérénité olympienne, qu'il ne sera possible d'expulser radicalement la navigation allemande de ce port d'Auvers que ses compatriotes n'ont pas su efficacement défendre contre les armées de von Bcseleer, Ne sait-il donc pas, ce pair d'Angleterre, qu'il y a dans la vie des peuples comme dans celle des hommes, des événements dont il ne faut jamais réveiller le souvenir? Même réflexion pour les quatre années 'de lutte à l'Yser où le sang belge a coulé, coule et coulera encore à flots pour garder Calais à. l'Angleterre. En 1914, après la chute d'Anvers, nous avons lâché la proie pour l'ombre et, en continuant la lutte, nous avons tiré, à notre détriment, les marrons du feu anglo-français pour la plus grande gloire des intérêts d'Albion. Et de ,jnouveau, nos bons compatriotes, la raison pans doute obscurcie par les fumées de ,vins trop généreux, d'applaudir à tout rompre à l'idée de voir se prolonger durant 14 ou 40 ans la lutte stérile qui ruine notre pays, dévaste nos plus belles régions, anémie et tue notre population entière. Qu'im • porte à ces braveis geais, réunis autour de la table d'un banquet, que les autres crè-ivent de faim! N'ont-ils pas, eux, le ventre 8 Et quand nous entendons un humain parler de l'éventualité de faire durer ia guerre 14 ou 40 ans encore pour assurer la suprématie, commerciale et industrielle de l'Angleterre sur terre et sur mer, nous es-timons que la place de ce malheureux est a' à Ghârerton et il nous semble voir la terie ® se soulever ?ous la poussée de la fermen-1_ tation putride de ces millions de cadavres, ;e sacrifiés à la fleur de l'âge en pu" perte à l'ambition de quelques hommes d'Etat, et fauchés s.ir lo; chpmps de bataille. lT II y a, dans la vie d«s newHes'; un moment où la conscience des hommes, des na-c tions, de Dieu lui-même se révolte oontr<. r_ l'injustice, l'iniquité et la barbarie. Pensez n au festin de Balthazar, où une main mvsté-16 rieuse traça en lettres de l'-'i—é-"»/—'*-'» s sentence de l'étemelle iuet'ce. Le jour de l'expiation n'est nas ékrtcué pour l'Anglc-terre. L'Inde et l'Australie, le Cap et l'E-CTPte, lo Canada et l'Irlande même secoue ront le joug d'Albion et c'est l'Allemagne victorieuse, parce que r>lus plu.s «în- 'l cère et plus inste, qui aem la? verçe ven-h geresse dont Dieu se servira pour dompter ■et châtier l'Angleterre ' a IA GUEPRP tî -e -m -* Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, 13 mai: î'hé^'r - «'<• f choïtp h i'Onent. 5 Dans la région du Kemtncl, vive et j>br sistante activité à'artillerie *■; connexion , avec des combats locaux r!':-',4'i"teric. Da> les autres secteurs de combat, elle s'est ; également ravivée frcqv.e~iv.tr. :nt vers le soir, Dana la vallée de l'Ancre, au sud-ouest il'Albert-, une attaque farf:elle anglaise a été refoussée. En de votrtbre:'X c—J^nifs d'< • front, l'ennemi a continué ses attaques if . reconnaissance. En les r?-noirsr/rttt, nom avons fait de multiples ■prisaiiincrs. Les pertes des forces ie combat ennemies a.: front allemand vendant l" mois d'avril s'i-; lèvent à 15 ballons captifs r* S7Î avions, dont 122 sont tombés, co^'me nous avons pu l'observer, derrière nos lignes, les autres en deçà des positions adverses. Nov.s avons perdu 123 avions et. H ballons captifs. BERLIN, 13 mai: Rien de nouveau des théâtres de la guerre La guerre sosîs-niarine. BERLIN, 13 mai (Officiel): U n de nos sous-marins de Flandre, commandé par le premier lieutenant de marine Walter Sc':<nita, a cauli, dans la partie orientale de la Manche, les vapeurs armés vHttngerford», jaugeant brut 5,SU tonnes, uBrodcrick», jaugeant brut 4,321 tonnes, et un autre grand vapeur armé, d'environ 15,000 tonnes de jauge. Ces beaux succès du sous-marin qui est rentré à Zecbrugge, en dépit des tentatives répétées de barrage, démontrent mieux que des paroles, que l'ennemi se berce de, faux espoirs en répandant sans cesse la nouvelle qu'il a réussi à blo quer nos points d'appui en Flandre et à fia ralyser nos sous-marins stationnant en ces parages. D'après les informations reçues, nos sous-marins ont coulé un total ds 18,000 toi ne.s de jauge brute. AUTRICHIEN VIENNE, 13 mai (Officiel): Avant-hier, l'ennemi a attaqué nos troupes de couverture dans la région du Pasu-bio et réussit à pénétrer dans nos avant-po sitions du Monte Corno. Notre contre-attaJ que engagée hier en rejeta de nouveau le;> Italiens. Dans les autres secteurs du front des montagnes, nous avons repoussé des détachements de reconnaissance italiens. Le premier lieutenant Linke-Crawford, pilote de campagne, a abattu le 11 mai deux avions anglais et a ainsi remporté sa 22e et sa 23e victoires aériennes. Eu Albanie, activité combattive plus ani-mee par et droits. TURC Front eu PaJesliac : CONSTANTINOPLE, U mai: Entre la côte et le Jourdain, i iolents combats d'artillerie de temps à autre. A part cela, rien d'essentiel.. FRANÇAIS PARIS, 12 mai (Officiel, S h. P. M.): Bombardements assez violents dans la région à l'ouest de Mailly-Raincval, Une attaque ennemie sur nos nouvelles positions au nord-est d'Orvillers-Sorel a subi un échec complet. Nos feux ont inflides pertes sc-rieuses à l'ennemi qui a laissé des prisonniers entre nos mains. La lutte d'artillerie a été très vive sur la rive droite de la Meuse, dans le secteur bois des Caurières-les Chambrettes. Nuit calme partout ailleurs. PARIS, 12 mai (Officiel, 11 h. P. M.): fournée marquée par une lutte d'artillerie assez vive dans la région au sud de l'Avre. Pas d'action d'infanterie. Rien à signaler sur le reste du front. ITALIEN ROME, 11 mai: Dans la Vallarsa, nos détachements d'infanterie et d'assaut ont arraché à l'ennemi, petidant la nuit du 10 mai, à la suite d'un combat animé exécuté avec beaucoup d'en train, la ci ne abrupte et solidement fortifiée du Monte Corno. Outre 100 prisonniers, ils capturèrent deux canons, i mitrailleuses et un nombreux matériel de guerre. Dans le bassin de Laghi, dans la vallée de la Fren-sela et dans la vallée de VOrniOj des combats de patrouille se sont également développés et nous ont valu quelques prisonniers. Sut le haut-plateau d'Asiago et dans la région au sud-est de Montello, l'artillerie ennemie à laquelle la nôtre a activement riposté, s'est montrée plus active. L'activité - aérienne a.étû.asses cansidérable, Un M.WS ' " ï ' i dirigeables a jrté environ une tonne ie bom-i bes sur la gare de Mctyfrelle.' Des aviateurs l anglais ont obligé un ctyiaifnr ennemi à al ■ terril■ et ont incendié vn ballon captif au sud de Cor.egliano. AnVront de Macédoine, un coup de main teniMéar l'ennemi contre » - nos positions sur la kmleur 1015 a échoué sous notre feu. ; AWG'kïS LONDRES, 11 mai: Les troupes françaises ont avancé hier soir leur ligne au vt4:-.t Locre et ont fait quelques prîsonnûJr. P-rtmf. la nuit, nous avons prontncé des attaques couronnées de succès au nord-rst de Merville, et ramené quelques prisonniers -■■elçues mi-trail/eus's. Ur rawp de t •■ain tenté Par Vennemi à l'est d'Y près a é ' ' ç-ivpé par notre feu. Après une très violente préparation d'artillerie, les Allemands ont attaaué ce matin nos posi':a-* ' ' 11\ 7 ^ J » r.ou^e. au sud-ouest de \fiillv-PMne°"al, avec des troupes spéciales /Tassant. L'ennemi qui pr'&ee au brouillard, arrr'' 1 ~énçsi à prendre pied l» nn-H la forêt, fut repoussé au cours d'une pr'??-""'' rn~*rr-at taque ie nos troupes qui ont retp^'i leur l'"ne intacte. Les AU"'nmd* ont nubî de lourd's partes et l ai <■ <■***.'v* 1P0 '-ison^ric~s non blessés, 15 mit'oVlc%tr.f et >7 ' matériel ent'e nos mains. Cornant (T.irtiflerie assez animé dans la région d'Orvillers-Sorel. Sur le restant du front, la inurnée a été calme. Peroièr^s IMpêches ju vuoiics au généra!. Vâeaa», 10 mai. — L'Empereur Charles s'osit rendu le 10 ma.i a-u so'r au grand quArti'sr-général allemand. Font partie d© la suite du premi&r grand-maît-re d-e la cour : Comte Hunyady, Le ministre d<3s affarreis étrangères Burian et le chef de l'éta'i major baron von Arz. Berlin, 12 mai. — Du grand quartier général l'Empereur so rendrait à Buda- 1 pest pour s'y entretenir aveo les chefs : parlementaires et entreprendra ensu:te le voyage à Sofia et à ConEiiantinople, qu'il projette depuis longtemps. La participation du sécréta're d'Etali von Ktihi-ma.nn et du comte. Burian, ministre des affaires ©tramstères, semble indiquer que « des décisions importantes y seront prises ». Les journaux allemands annoncent qu'elles ont trait à tout le complex des questions non ré&Oliiias dé l'Est, notamment à la question polonaise qui est devenue mûre pour la d:9cuss:on dans l'intervalle. Les pourparlers préliminaires ont déjà eu lieu sans engagement en!tre les deux ministres à Bucarest, de sorte qu'une solution définitive interviendra, maintenant, en présence des deux monarques coalisés et dû Chancelier de l'Empire. Ou ne peut toutefois affirmer encore si une communioaibion officielle des résultats des pourparlers au grand quartier général suivra immédiaitement ceux-ci. Munich (Ag. Hoîmann, officiel). — S. M. Le Boi est parti ce soir pour le grand quartier-général et de là pour 1© front. Le ministre d'Etat de la maison royale et des affaires étrangères DaudI accompagne Sa Majesté, Les combats en Palestine. Berlin, 12 mai. — Tandis que sur le théâtre de la guerre à l'Ouest, les armées ennemies subissaient les plus lourdes pertes sous l'attaque aLomande, nos alliés turcs unis à des fractions de troupes allemandes combattant en Palestine, ont infligé aux Anglais deux défaites •oonsdiérabias. Le 22 mars Les Anglais franchirent le Jourdain, à l'est de Jéricho, et s'avancèrent vers la route de l'Hedjaz, viâ Es-Salb, près de la gare d'Amman. Lo but des attaques angla-ses était de détruire la routa .de l'Heajaz et en même temps de rompre le front- des troupes t-urqivas campées au Sud et~3® reprendre la communication aveo las troupes arabes habitant la vallée à l'est du Jourdain e6 à l'est de la mer Morte qui, en ©as derniers temps, avaient donné à diverses reprises des s.gnes de mécontentement. Les faibles postes turcs furent culbutés et la petite garnison d'Amman eut à soutenir de fortes attaques des Anglais; heureusement, elle put se pro-curier à temps cle.s renforts. Entretemps, des renforts étaient également survenus ©n temps utile du Nord, qui menaçaient de couper la retraite aux Anglais en marchant sur El-Sait. De sanglants combats e© déchaînèrent au nord d'El-Sait, sur le mont Qscha et les Anglais furent obligés d'évaicuer La territoire conquis. Le 7 avril, ils furent refoulés dans leurs positions de départ du Jourdain en abandonnant un butin considérable de matériel et des prisonniers aux mains des vainqueurs. Le 30 avril, ils tentèrent la même entreprise. Par une attaque simultané© contre la position de Tell-iNimria, d© fortes troupes de cavalerie anglaise débouchèrent entre cette position et le Jourdain eti tentèrent de prendre de dos la position turque opiniâtrement défendue, en décrivant une courbe vers l'Est, au-delà d'El-Salt. D© nouveau les troupes amenées concentriquement réussirent à déjouer les plans anglais. La 24© division turque, adjointe aux forces alle-CiaimLas^_i4a distingua ternit, -na.rfai.enlière. . ij- ment. 10 canons et un grand nombre de rs mitrailleuses, ainsi qu'un nombreux ma. t térkii c3e guerre furent-xn'evés aux An-gjl&is ba'Aant en retraite, ainsi que de *' nombreux prisonniers. Après cinq jours 'e, ds vioîeato oombats, les Anglais étaient r-ftfouléa dans 'eiir position de tête de I>on'i au Jourdain. Les portes sang!arabes <le l'enoemi ornt été très lourdes lors de chacuno des deux entreprises. 'r Les élections danoises. Copenhague, 11 mai, — Au cours des t' 'Mer-tions pour le Landthi.ng, qui ont eif ,t lieu aujourd'hui, ont été élus : 19 roenn-j br®3 do la gauche, 14 sowal-démocrates, 10 rajdi«w.ix et 10 conserrateurs. La noiv ■e v»elle Charpbro se oompose donc de 27 n gouvéïrriementaux ©t de 44 oppos'tion-•e nels. Ou ia-non» encore lo résultat du scrutin des îles Feroë. ■ Les financer françaises. à Berni^, 12 mai. —• D'après le «Temps» d le résultat des impôts indirects et mo-' nopolos nour le nw:s d'avril 1918 s'élève t r à my> P95.70D francs. A l'eooontre des e pnéviaions, il y a un déficit de 35.25 mil-^ l'-ons et compara*'vement aux réeu^ats d'avril 1017. un déf'cit d- 5.107,000 francs ,r nui doit surtout être «Attribué au bilan largement inférieur des revenus douaniers.Les combats flftrant Amiens. Berlin, 12 mai (officieux). — Eatï© le ruiisseau de Luoe ©t l'Oise les Français r ont déployé une activité extrêmement animée. Après que Les tentatives désespérées et riches en pe-rtes, en vue d'in-j curver en arrière le front allemand dans ? la région de Ha.nga.rd, eurent toutes B échoué sous d© lourdes pertes, Les Fran-a çais montrèrent de nouveau des velléités 3 d'attaque de plus grand style contre la tête do pont allemande, excessivement gênante et menaçante, sur la rive occidentale de l'Avre. D© plus en plus on s'aperçoit que la poussée française, près 3 d© Grivesnes, était conçue comme une ajtaque d'une assez grande envergure et ' effectuée avec de forts contingents. La résistance extrêmement tenace que la garnison .allemande opposa dans le parc 3 ds Grivesnes, au oorps-à-corps qui s'esit 3 prolongé jusqu'à minuit, ainsi qu© l'ha-bioté avec laquelle les compagnies qui s'y rattachaient, barraient leurs tran-9 ohées, a roSMeiat r.invaâion française sur la partie du parc d© Grivesnes, tenue auparavant par les Allemands. Toutes ^ les tentatives des Français d'élargir leur a maigre succès du début et de progresser ^ à travers le plateau uni et sans ©ouverture d© Ralpart, ont échoué sous 1© feu ' d'artilleri© et de mitrailleuses allemand. ' Le parc de Grivesnes qui, jusqu'à pré-sent, n'a pas été canonné des deux antagonistes, à cause de la difficulté de re-1 connaître dans le bois touffu les lignes amias ét enaemies est, dès à présent, ex-f posé au feu de destruction allemand du plus gros calibre. Plus loin, vers le Nord, dans la région d'Aubervillers, une a,ti-3 taque française, déclanchée Le 11 mai, » entr© 5 et 6 heures du main, s'est écrou-i lée dans le feu de défense allemand. I Dans Le bo:s d'Augus'ta un© poussée allemande a fait avorter des velléités d'attaque françaises. Après Jin© vigoureuse préparation d'artillerie, nous nous som-' mes éla/ncés dans le bois et avons fait plus de 30 prisonniers. A l'est de l'Avre également, jusqu'à l'Oise, les Français 3 ont fait des reconnaissances en maints endroits pour observer les positions allev-' mandes. Toutes ces tentatives de tâter ! le terrain ont été repoussées sous les 3 plus grandes pertes pour l'ennemi, déjà par les troupes d© couverture les plus ' avancées. Au nord de Maucamp, les 3 Français ont tenté, dans la nuit du 10 au 3 11 mai, de franchir l'OiE© avec de fortes patrouilles. Cette tentative de passer le' 3 fleuve échoua sous notre fa» d© miirail-3 le uses et de lance-mines, sans que l'atta-3 que française ait pu se développer à une. k action plus importante. L'intention seul© ; d'incurver les positions alietnandes sur ' l'Avre et l'Oise a coûté aux Français des pertes considérables, vu que le feu alle-t mand do destruction a fait des brèches 1 dans les rassemblements massés de l'eiv-s nemi. Les Américains en France. La Haye, 13 mai. — La revue anglaise ! «British News» annonce qu'en réponse à une demande, la direction de la gueire a 1 dit qu'elle préfère tenir le front occidental avec des troupes britanniques ju&où'à l'ar-> rivée duoe grande armée américaine, plu-b tôt que d'incorporer parmi les troupes brt-tanniques des petits détachements a me n-3 cains médiocrement exercés. Evénements militaires de la semaine itôturÇe au 8 mai. 3 Berlin, 10 mai. — Au front ouest, vai-1 nés contre-attaques anglo-françaises opérées par les troupes françaises en contingents , plus nomhreux et à des endroits plus im-) portants que leurs frères d'armes anglais. ;; Le but capital a été de reconquérir le mont ' Kemmel, et le résultat, un accroissement des pertes sanglantes, déjà fort lourdes, plus 300 prisonniers tombés aux mains des ' Allemands. Les Anglais firent intervenir à Bailleul une division, à laquelle le feu al-t lemand ne laissa même pas la possibilité de se déployer; échec des alliés le 5 mai au sud de Locre, et le lendemain 6, sur la rive nord de la Lys, ainai ay'una attaaus nocturne des_ Australiens entre l'Ancre et la, l- Somme. Actions peu considérables aux au-i- très" parties du front ouest. e En Finlande, les Allemands et Finlandais •s tnaîtrisent l'ennemi après cinq jours de ba-taille et le cernent de toutes parts; forcé e rendre, il v perd 20 O00 prisonniers, a 50 canons, 200 mitrailleuses, des chevaux s et véhicules par milliers. V ictoire allemande à Sébastopol, prise de cette ville, marche progressive d:.ns la zone du Don et occupation all-mande de a Taganrog sur la mer d'Azow. rf En Palestine, échec de la violente pous-,. sée ■d'"110 brigade anglaise de Jéricho vers , le nord et ^e nord-est; rejetée à ses posî-'■ tions de départ par les trouves germano-J turques, elle laisse à celles-ci un riche butin; au sud de la route Jéricho-Tell Nimrin, - poursuite des Anglais par la cavalerie tur-u que jusqu'au delà du Jourdain «t à la région de Gebi Musa. La situation en Finlande. » Stockholm, 12 mai. — On mande d'Hel-singf-ors aux «Stockholms Tidningen» que 3 le consul d'Angleterre en cette ville aurait s soumis au Sénat finlandais une proposition concernant les relations diplomatiques en-8 tre l'Angleterre et la Finlande. Le règle-s ment définitif devra, à vrai dire, être xé-a sorvé au congrès de la paix; entreteaip.s, la reconnaissance provisoire de l'autonomifl finlandaise aurait été promise sous condition que la Finlande offre das garanties de sa neutralité, qu'elle assure aux sujets g britanniques le libre pa-sage dans leur tra-g jet vers la Russie via territoire finlandais, j. ainsi que la libre utilisation des eaux territoriales finlandaises. Dès que la Finlan-de aurait acquiescé à ces points, le gouvernement anglais serait prêt à lui envoyer son s chargé d'affaires. S t Libérations de détenus politiques russes. s Moscou, 12 mai (P. T. A.). — En vertu j, de l'amnistie générale proclamée le 1er mai, ^ un grand nombre de détenus politiques oit été libérés. C'est- ainsi qu'à Pétrograd les ex-ministres du régime Romanow et Ke-1 renski sont sortis de prison; exception a été s faite pour les condamnés pour délits de 3 tromperie et pour crimes de haute trahi-t son. L'ex-ministre de la guerre Souchomli. 3, novr a eu connaissance de ce -c crit de libé-j, ration le jour où il devait sortir de sa pri< B son. Puriskowitsch et les autres ^articiJ t. pants au coup dirigé contre les Sowjets, entre autres le commandant Grinberg, le? . officiers Chowena et Duschkin, le lieutenant Zelinsky, l'ingénieur civil Parseaofl et_ bien d'autres ont, été remis en liberté, 1 soit un total de 200 personnes, condamnées 3 pour délits de politique et de transgression 3 aux* ordonnances officielles, qui ont quitté r le jour même les casemates do Kresti. r Les cîîets de la guerre sous-mariuc. Berlin, 13 mai. — Les journaux étrangers t ainsi que quelques feuilles du pays, tout en relatant le nombreux butin capturé par les troupes allemandes, lors de leur dernière offensive victorieuse au front ouest, y ajoutent erronément que la guerre sous-manne 3 n'aurait pas entièrement exercé sur la vio économique des Etats ennemis, l'effet mentionné par nos comptes rendus car autrement, disent-ils, lo butin capturé à cette of- > fensive n'aurait pu atteindre un tel chiffre. On peut rétorquer, à cette manière de voir, > que, bien entendu, les conséquences de la guerre opérée par les sous-marins allemands ne peuvent être ressenties en première ligne, ni au front ni dans l'étape, mais, tout d'abord, plus à l'intérieur du j hinterland des pays ainsi préjudiciés. Chacun des hauts commandements d'arm'e ac-t cumule ses approvisionnements derrière le s front, afin de pouvoir en disposer le plu,s ; promptement possible en cas de besoin. 3 Ainsi, les Italiens disposaient, le long de 3 l'Isonzo, de greniers bondés de grains, jusqu'au jour où ceux-ci tombèrent aux mains r des Allemands en marche progressive. 3 C'est pourquoi, dans le même ordre d'i-t dées, une victoire de l'Entente au front 3 ouest ferait arriver les troupes alliées aux 3 approvisionnements allemands, en suppo-} sant cette victoire non vouée à l'état de chimère anglaise. Mais on aura une idée 1, du degré auquel les îles Britanniques doi-'' vent souffrir de la guerre sous-marine par la phrase que voici, répétée par Churchill dans son discours du 25 avril à la Cham-î' bre des Communes; <t II eût fo"u fabriquer, ï cette année, 30 pour cent en plus d'obus et r de canons, si l'on eût disposé du tonnage , suffisant ». - Les difficultés du ravitaillement français 3 Genève, 13 mai. — Le «Progrès» de T "n publie des détails sur la séance mouvementée de vendredi à la Chambre. Le député Lafont a déclaré qu'une ration de 200 gr, de pain pour leo ouvriers était insuffisan-? te. Le cheptel français a perdu 39 p. ç. en à nombre et 18 p. c. en poids, en comparai-1 son avec l'année 1913. L'activité des sous-1 marins empêche tout arrivage de viande congelée et l'Angleterre ne peut en fernir que 80,000 tonnes. La situation du ravitaillement français est très difficile pour ce motif. Nouvelle émission de billets de banque américains. Washington, 11 mai (Reuter). — La trésorerie a approuvé l'émission de billets de s banque d'un et de deux dollars, à mettre s en circulation au commencement de juillet, pour remplacer les pièces en argent de • cet import dont on a, aux termes de la ^ nouvelle loi fiduciaire, retiré 30 millions 1 de dollars destinés à la fonte en barres d'ar- > gent. ? La pacification de la Finlande. Zurich, 13 mai. — La «Nouvelle Corres-e pondante» apprend d'Helsinsfors que le a nombre de gardes rouges faits prisonniers à s'élève à 80,000. Des négociations ont lioa a eu tre la Finlande et l'Allemagne, nour fair i

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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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