Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 24 Août. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 06 août 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/p843r0rn68/
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4"** Année N. 1042 Ed. B CINQ CENTIMES Vendredi 24 Août 1917 ABONNEMENT POSTAL, ÉD. B Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3£Q tes bureaux de poste en Belgique et à l'Etranger n'acceptent que de» abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les IJanv. I Avril 1 Juillet ! Octob. On peuts'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois 1 Mois Fr. 3.00 - Mk.2.40 Fr 1.50 - Mk.l .20 TIRAGE slfO.OOO PAR JOUR Rédacteur en Chef : Hené Journal Qaetlâicn fttâépenitisnt S Rédaction, Administration, Publieité, Vente : g BRUXELLES, ANNONCES — La ligne Faits divers et Echos . h. 5.00 Nécrologie 3.00 Annonces commerciales . 1.50 » financières. . . 1.00 PETITES ANNONCES La petite ligne 0.50 La grande ligne 1.00 TIRAGE ° UO.OOO PAR JOUR Les basreaasx ci as « BRUXELLOIS » s s trouvent ESUE DE LA CASERNE, 83 et 35, à Bruxelles (près ds 3a plase Assrseessests}. .7 PROPOS LIBRES ET VARIÉS Les Souffrances du Peuple Tous les belligérants, toutes les classes de la société, à l'exception, peut-être, des très riches, et certainement des commerçants et des paysaùs accapareurs et exploiteurs, souffrent horriblement de la prolongation indéfinie de la guerre. Nous, Belges, sommes dans une situation plus pénible, encore que les Anglais et les Français, plus ou moins librement ravitaillés de partout, ou que les Allemands cent fois mieux organisés. L'Amérique nous soutient, mais seulement dans les limites insuffisantes imposées par l'Angleterre, férocement acharnée à affamer la population civile allemande, et qui, dans l'espoir, d'ailleurs vain, d'arriver à son but, ne craint pas de nous faire subir à nous Belges, ses alliés et ses protégés, tout.es sortes de privations débilitantes. A cela s'ajoute l'inaction de nos autorités communales, qui nous livrant sans aucune défense à certains de nos compatriotes, tristes exploiteurs de nos souffrances. Faut-il rappeler que le beurre, les œufs, les légumes, dont le prix pouvait légitimement avoir doublé, vu la hausse des semences, engrais, etc., et la difficulté de® transports, ont jusqu'à quadruplé et décuplé. Ces derniers prix sont sans excuse et crient vengeance au ciel pour tant d'enfants, de jeunes gens et de jeune fiHes, de vieillards &t die travailleurs anémiés et que la maladie guette. Au lieu de 3 à 4 fr. avant la guerre, le kilo de beurre se vend à présent 18 et 20 francs. Pour le meilleur cuir, le patron-cordonnier payait jadis 5 à 6 fr. au kilo. Maintenant, les tanneurs et marchands en gros exigent 70 à 80 francs, toujours au ki'o. Même exagération dans le prix du charbon : 60 à 70 fr. les 1,000 kilos rétribueraient convenablement les marchands; or, ceux-ci demandent de 160 à 200 francs. Scandale et honte ! Et il en est, ainsi de presque tous les articles les plus nécessaires à la vie. Certes, Il y a des responsabilités de détail. Mais les plus coupables sont encore ceux — ministres, parlementaires, journalistes — qui poussent à la guerre jusqu'au bout. Passe encore, si la paix était inconciliable avec l'honneur ou les intérêts de tel eu tel belligérant. On peut affirmer qu'il nén est rien et d'ailleurs, les Alliés, en se refusant, en décembre 1916, même à entrer ein pourparlers, se sent enlevé tout droit de prétendre le contraire et d'accuser l'Allemagne de prétentions exorbitantes. Chose aussi' qui vous ferait pleurer et ricaner de la soi-disante démocratie : ©n France, le peuple est tenu systématiquement dans l'ignorance de tout ce qui pourrait l'éclairer ; la censure interdit aux journaux de publier, non seulement les communiqués allemands, autrichiens, etc., mais encore certains documents pacifistes et autres émanant de la Russie ou des Neutres. N'est-ce pas, dès lors, avec raison que l'être entier se révolte cortre tant de souffrances inutiles imposées aux peuples par l'orgueil des gouvernants et l'intransigeance de vils jouisseurs, aussi égoïstes que haineux. Humanus. lFguerrè foiïtMsaif ils iiMiSi ALLEMANDS BERLIN, 23 août. — Officiel de midi : Tùe&iLù Us ta guerre a Vouest. Groupe d'armée du feld-maréc&al générai prince héritier Buppreent do Bavière : Après les attaques partielles infructueuses de la dernière journéet les Anglais ont recouru de nouveau hier entre Langemarck et Hollebeke à de grandes attaques concentréesj qui ont perduré toute la journée jusque loin dans la nuit et qui ont abouti à d'âpres combats. En beaucoup d'endroits, à l'intervention de nouvelles forces, ils ont attaqué nos lignes jusqu'à six reprises; toujours dff nouveau, ils ont été rejetés par nos vaillantes troupes dans de tenaces corps-à-corps.Des nombreuses automobile< blindées, qui devaient faciliter à l'ennemi le percement de notre position, la plupart ont été détruites par notre jeu. A l'exception de deux endroits, à l'est de Sl-]ulien et sur la toute Ypres-M ssines, nos tranchées les plus avancées ont été toutes maintenues sur un front de combat de 15 kilomètres de largeur. Des détachements ennemis qui, après un bref feu roulant, se sont avancés contre Lens, ce matin, à la pointe du jour, ont été repoussés. D'autres combats y sont en cours. Le vif bombardement de l'intérieur de la ville de St-Quentin continue. Groupe d'armée da prince impérial allemand : Dans le combat acharné près de Verdun, un répit est intervenu hier au cours de la journée. Vers le soir seulement, l'action d'artillerie sur les deux rives de la Meuse a atteint de nouveau une intensité considérable. Cette préparation d'artillerie fut suivie d'attaques des deux côtés de la route Va cherauville-Beaumont. Au cours d'une âpre lutte, les Français ne réussirent à prendre pied dans noire tranchée la plus avancée qu'à l'ouest de la route sur un front étroit; à pari cela, ils fuient partout repoussés de façon sanglante. Plusieurs fois ces poussées ne purent se développer sous notre feu de destruction. Aviation : Au cours de l'attaque aérienne contre la côte anglaise, les installations ni litaires de Margate, de Ramsgate et de Douvres ont été bombardées avec succès. Au cours de nombreux combats, l'ennemi a perdu 3 avions. Deux des nôtres rie sont vas rentrés. I Théâtre de la guerre à l'Est. Groupe d'armée du ïeid-maréchai général S Grince Léopold de Bavière: Après avoir incendié les'villages, les Russes ont évacué jusqu'à la ligne Odiny-Biganu. La région abandonnée a été occupée sans lutte par nous. Freat d'armée du générai colonei archiduc Josepfc: Entre le Pruth et la Moldawà l'activité combert-tive a été plus vive par endroits. Au nord de Gro-cesci, dans la voilée de la Susita et près de Sovefa, de nouvelles attaques partielles ennemies engagées après une préparation d'artillerie intense, sont restées infructueuses. Groupe ci armée du feidmaréchal général von IfiaskeBsen : La situation est inchangée. Front en Macédoine: Par près de 60 degrés Celsius au soleilt l'activité combattive est restée minime. Ce n'est que dans la boucle de la Czerrui que le feu d'artillerie s'est ranimé de temps à autre. Sur mer. Plus de 63,000 tonnes coulées. BERLIN, 23 août. — Officiel. — A l'ouest du détroit de Gibraltar, nos sous-marins ont de nouveau efficacement entravé le trafic de la Méditerranée. Six vapeurs, jaugeant brut environ 20,000 tonnes, ont été coulés, et aussi 24,000 tonnes de charbon, principalement destinées à l'Italiet ont été anéanties. Parmi les navires coulés figuraient : le vapeur armé anglais « Manchester Commerce », jaugeant brut 4,144 tonnes, et « G anges », jaugeant brut 4,177 tonnes, ainsi que le vapeur armé italien « Carlo », jaugeant brut 5,572 tonnes. Un nombre considérable de vapeurs et de voiliers d'un tonnage total de 43,000 tonms ont de nouveau été coulés; parmi ceux-ci figuraient ; le vapeur armé italien « Lealta » (4,021 tonnes), chargé de munitions; « Genova », jaugeant 3,486 tonnes, et « lza-bran » (3,892 tonnes), chargé de 6,000 tonnes de céréales, et plusieurs vapeurs qui ont été torpillés dans la région de Baranowitschi. .Evénements aériens. BERLIN, 22 août ; Dans la nuit du 21 au 22 une de nos escadrilles de dirigeables de marine, sous la direction éprouvée du capitaine de frégate Strasser, a de nouveau attaqué avec un succès visible les localités fortfiées et installations militaires de l'Humber et dans le comté de Lincoln, ainsi que les forces de combat de surveillance à la côte anglaise. Malgré la défense de l'ennemi, tous nos dirigeables sont rentrés indemnes et sans pertes. AUTHiCH&gfS VIENNE, 22 août : ÏHéâtre de la guerre à l'Est. Près de Sc/vejn, d'Ocna et à l'ouest de Dulia, l'ennemi a entrepris de violentes, mais vaines attaques; à part cela, rien d'intéressant à signaler. Théâtre de la guerre italien. Le 21 août jut une des plus chaudes journées de combat dans l'histoire de 'l'armée de l'isonzo. A l'est de Canale, nous avons dû abandonner à l'ennemi le village de Vrh. Tous les ejforts des Italiens, pour porter leur choc au delà de la hauteur au sud de cette tonalité, restèrent vains. Des attaques de l'adversaire prononcées avec des forces considérables, et au cours desquelles le régiment n. 25 de la lands'urra de Moravie se distingua tout particulièrement, échouèrent au sud de Descla. Victorieux comme les jours précédents, les vaillants défenseurs maintinrent leurs premières tranchées à l'est de Gorizia et près de Biglia contre de nouvelles attaques répétées. Les lourdes pertes et le complet épuisement de l'ennemi, l'obligèrent à laisser intervenir durant toute la journée une pause de combat en cet endroit. C'est sur le haut plateau du Carso que l'on s'est battu avec le plus d'acharnement. Appuyé par le feu d'artillerie qui a donné iout ce qu'il pouvait donner, l'ennemi a lancé de l'aube jusque tard dans la soirée, division sur division contre nos positions. Le plus violent assaut fut dirigé confie les deux ailes du secteur et contre la rég on de Faïti-Hrib-Costagnevica, où depuis l'été de 1915 les régiments honved 39 et 46 combattant au Carso, ont récolté une nouvelle gloire de hérosi ainsi que contre Medeazza et San Giovanni.Le résultat de la journée a répondu à la brillante attitude de nos troupes et de leurs chefs. Si de petits reculs ont eu Heu au cows de la défense, le succès de la journée resta incontestablement de notre côté. Aujourd'hui depuis le lever du jour, des masses italiennes ont de nouveau ass-oilli notre position du Carso. Près du groupe d'armées du feld-maréchal baron von. Conrad, l'activité combattive a fréquemment augmente d'intensité.Dans la vallée de la Su-gana nos détachements de reconnaissance ont ramené 70 prisonniers. Au cours des entreprises mentionnées hier au nord-ouest d'Arsiew, 2 officiers, 150 soldats et 3 mitrailleuses restèrent entre nos mains. A l'ouest d.n lac de Garde, nos troupes se sont emparées après un violent combat, d'un point d'appui enn"mi. CONSTANTINQPLE, 21 août : A l'est de la Diala, nous avons repoussé dans Dehebel Hamrin deux détachements anglais, qui avaient attaqué nos troupes.Au jront du Caucase vive activité de patrouilles en notre faveur. BULGARES SOFIA, 21 doût. — Officiel; Front en Macédoine : Au nord de Bitolia, dans la boucle de la CzCrna et dans la vallée du Vardar, activité d'artillerie. Dans la région de la Moglena, feu destructeur. A la Strouma inférieure canonnades isolées et combats de patrouilles. Une escadrille d'avions alle mands a jeté des bombes derrière nos positions et sur la ville de Prilep. Dans la région de Bitolia un avion français a été abattu en combat aérien. Il tomba derrière nos positions, où un autre avion fut abattu par le lieuenant Eîchwege. Près de l'île de Thasos, un avion tomba dans la mer. FRANGAft» PARIS, 22 août. — Officiel de 3 h. p. m. : Au cours de la nuit, l'artillerie ennemie a violemment bombardé nos premières lignes en différents points du front de l'Aisne. L'ennemi a, à plusieurs reprises, lancé de fortes attaques dans la région de la ferme MennejeBn, à l'est de Braye, au sur de La Bovelle, entre Ailles et le monument d'Hurtebise et sur le plateau de Californie. Per-tout, nous avons maintenu Utlégralement nos positions et fait des prisonniers. §ur la rive gauche de la Meuse, nous avons repoussé hier en fin de journée une violente contre-attaque ennemie dirigée entre la côte 304 et le Mort-Homme .Quelques éléments ennemis, qui avaient réussi à prendre pied dans notre nouvelle tranchée de première ligne, en ont été rejetés par un brillant retour ojjensif de nos troupes qui nous a donné S0 prisonniers. Nos reconnaissances ont poussé jusqu'aux abords du village de Forges. Sur la rive droite, l'ennemi a également tenté, à plusieurs reprises, de nous refouler des positions que nous avions acquises, notamment au nord de la ferme Moront et à la côte 344. Nos feux ont infligé des pertes très élevées aux assaillants et ont brisé les vagues d'assaut qui n'ont réussi, en aucun point, à aborder nos lignes. Au nord du bois des Caurières, des attaques accompagnées de jets de liquides enflammés n'ont pas eu plus de succès; l'ennemi n'a réussi qu'à accroître ses pet tes. Le chiffre des prisonniers valides que nous avons faits depuis le 20 août, atteint à l'heure actuelle 6,116, dont 174 officiers. De nouveaux prisonniers capturés dans les abris ail cours de la journée d'hier n'ont pu être encore recensés. En outre, 600 prisonniers blessés sont soignés dans nos ambulances. D'après des renseignements nouveaux, nous an>ons ramassé un butin important, en particulier dans les trois tunnels du Mort-Homm», où se trouvaient aménagés des postes de secours et des installations électriques intactes. Sur ce point, nous avons fait prisonniers un état-major complet de régiment avec un%hej de corps et un officier ingénieur. Rien à signaler sur te reste du iront. PARIS, 22 août. — Officiel de 11 h. p. m.: Lutte d'artillerie assez viol»n£ • dans les régions de Braye et de Cerny. En Champagnet nos batteries ont exécuté des tirs efficaces et détruit de nouveaux réservoirs à gaz. Sur le front de Verdun, l'ennemi a réagi au cours de la fournée par son artilleriet notamment sur la rive gauche de la Meuse. Il n'a fait aucune tentative d'attaque sur nos nouvelles pos'tions. Une de nos pièces lourdes a cibattu le pylône observatoire de Romagne-sous-les-Côtes. Journée calme sur le reste du froiU. RU&Sg PETROGRAD, 21 août. Front à l'Ouest: Au nord-ouest de Vladimir-Wolynslc, la fusillade a augmenté. Après avoir projeté des nuées de gaz, l'ennemi a passé à l'attaque> mais il fui tenu en respect par notre feu. Front en Roumanie : Dans la région de Bey, nos attaques ont été re-poussées. A l'ouest de la ligne de chemin de fer vers Focsani, les Roumains ont repoussé des attaques ennemies. A l'est de- la voie ferrée vers Ka-zan, les Roumains ont forcé l'ennemi à quitter ses tranchées, qu'ils ont occupées, de sorte que leurs anciennes positions furent rétablies. Sur le restent du frontt feu d'infanterie. Front de la, Baltique: Plusieurs avions ennemis ont jeté des bombes dans la région d...e Barancwitschi. Front du Caucase : Situa'ion inchangée. ITALIE!* ' ROME, 21. août ; La bataille au jront dns Alpes juliennes continue sans interruption. Avec une opiniâtreté admirable et en action uniforme, nos troupes appuyées efficacement sur l'aile droite par des batteries fixes et mobiles, marchent vers le succès qui s'affirme en dépit da la résistance non diminué de l'ennemi. Tandis que le combat se développait directement sur l'aile septentrionale du large front, la ligne ennemie commença à céder sur le haut plateau du Carso et dans la région du littoral sous la forte pression de la 3me armée et à reculer en plus d'un point. La vailhnie infanterie du 23e corps d'armée s'est de nouveau couverte de gloire, les brigades dn grenadiers ( > et 2), de Bari (139 et 140), de La-zio (233 et 234), de Pieeno (235 et 233), de Co-senzo (243 et 244), ont rivalisé de bravoure. Elles réussirent à fianchir les puissantes installations de défense ennemies entre Conte et Selo dans la direction de la forte position de Starilowka. Nos aidons ont survolé le champ de bataille. Entre Selo et Corneno ainsi que sur les versants orientaux de la Herrnada, des masses de troupes ont été fauchées. Nous avons lancé cinq tonnes de bombes d'une grande puissance explosive sur les installations du point de jonction de chemin de fer de TcvAs et sur les forts mouvements de troupes signalés en cet endroit. Un de nos avions de poursuite n'est pas rentré au camp; un avion ennemi a été abattu. Dans la nuit du 20 août et la nuit suivante, l'ennemi a entretenu un feu concentrique de dégagement et a entrepris une série de contre-attaques en divers points des fronts du Trenlin et de Carniole. Il fut repoussé partout. Un de ses détachements d'assaut fut anéanti dans la vallée de hi-garina, une antre qui avait réussi à prendre pied dans un de nos postes avancés au sud-est du Monte Majo. en a été de nouveau chassée par une rapide contre-attaque. En Albanie un avion ennemi atteint le 20 août par notre jeu d'infanterie a été obligé d'atterrir derrière ses lignes. ANGLAIS LONDRES, 21 août ; Ce malin de bonne heure l'ennemi a fait une troisième tentative pour reconquérir le terrain au sud-est d'Epehy. Bien qu'appuyée par des lance-flammes elle fui complètement repoussée. Nous maintenons toutes nos positions. A l'est d'Epehy nous avons attaqué les lignes allemandes sur un large front dans le voisinage du canal de St-Quentin et à celte occasion nons avons fait un certain nombre de prisonniers. Durant la nuit, nous avons légèrement amélioré nos positions au lujrd de la roule d'Ypres-Menin, Depuis la matinée nous avons attaqué une série de tranchées allemandes, à la lisière ouest et nord-ouest de Lens et nous sommes emparés des positions de l'ennemi sur une largeur de front de 2000 yards (1,800 mètres). Les lourds combats continuent. Vers midi, deux fortes contre-attaques au nord-ouest de Lens ont été repoussées par nos troupes, nous avons fait échouer une troisième contre-attaque au sud de la ville, au moyen de notre artillerie, et avons fait bon nombre de prisonniers. Ce matin dès l'aube une irruption de l'ennemi au nord-esi de Messines fut >-epoussée après un violent corn, bal. Hier la forts activité des deux partis continua dans les airs. Nos avions ont brillamment continué leurs exploits habiiuels. Les forces de combat aériennes ennemies ont procédé à l'attaque. Au cours de combats aériens, 9 avions allemands ont été abattus et 7 obligés d'atterrir désemparés. Dernières Dépêches La bataille de Verdun- Paris, 22 août. — Comme l'annoncent les journaux de Paris, le général Guillaumat commande au front de Verdun. Les ministres Thomas et Psinlevé sont partis pour ce front et séjournent au quartier-géné-ral du général Guillaumat. Ils ont assisté aux combats. Les mensonges français. — Une réfiita-tion. Berlin, 22 août. (Officiel'.) — L'empoisonnement de l'opinion publique du monde et son excitation contre l'Allemagne constituent un des moyens de combat que le gouvernement français emploie de plus en plus fréquemment et avec un manque de loyauté croissant. La dernière information relative, à l'incendie de la cathédrale de St-Quentin par les Allemands représenta l'apogée de la campagne de mensonges français qui a commencé au début de la guerre par l'invention et la propagation des atrocités allemandes. Depuis quatre mois, St-Quîntin a été réduit en ruines par le bombardement des Français et des Anglais. Le 15 août, la célèbre cathédrale est tombée victime du violent bomba-rdemeint de la ville, après avoir reçu 3,000 coups d'obus. Le matériel dç preuves dont disposent les Allemands pour prouver la destruction de St-Quentin et de sa cathédrale par les Anglais et lîs Français est écrasant. Le début, le processus du bombardement et les dévastations ont été établis protocolairement. Des o&rvespoilctettts neutres de guerre ont vu les destructions de la Ville. De nombreux clichés photographiques existent, qui laissent voir nettement qu© les ravages causés proviennent du feu d'artillerie ennemi. Des films même ont été pris durant le bombardement, d'après lesquels co aperçoit distinctement les shrapnels et les grenades éclatant dsns les rues de la ville, ainsi que sur la cathédrale. Toute la ville est plein? d'éclats d'obust et bombes non éclatées d'origine française e? anglaise. Tout neutre paut, d'après les destructions et les points atteints, : établir aisément que les batteries anglaises et françaises ont bombardé la ville où les environs d.e la cathédrale, en fait d'opérations militaires,servaient uniquement d'abri aux troupes.Les Français n'ont pas invoqué davantage le prétexte de la nécessité militaire; ils trouvent plus simple de nier ■ carrément le bombardement, pour endosser ultérieurement aux Allemands les ravages die leur feu d'artillerie et pour les représenter comme autant de destructions intentionnelles et volontaires. Vis-à-vis du matériel écrasant de preuves que nous possédons de la faute criminel le des Français en ce qui concerne la destruction, qui n'est metivée par aucune nécessité militaire, d'un d«s plus remarquables monuments de la civilisation du monde entier, le service officiel français de propagande, qui prétend servir la cause de la civilisation et de l'humanité, a l'audace de répandre daais le monde un mensonge aussi effronté ; sans même essayer de fournir l'ombre d'une preuve de pareille esss-y tian. Los combats à l'Est. Vienne, 22 août. — On annonce du quartier die la press.; de guerre : La bataille continue jour et : nuit avec, la même violence à partir d'Auzza jus-j qu'à la mer. Nos lignes, depuis le Mrzli Vrh jus-! qu'à Tolmein ont été prises pendant toute la journée sous un feu de gros calibre qui s'est particulièrement renforcé le soir contre la tête de pont de Tolmein. Deux attaqua ennemies contre nos positions du Krn, ainsi qu'une vigoureuse poussée contre le Mrzli Vrh, ont été repoussées. Au sud d'Auzza et à l'est de Canah, nous avens c&i^o'idë nos nouvelles positions. Dsns ces combats, le régiment de tiraiPeurs n. 7 a repoussé vingt attaque^ ennemies, fait 400 prisonniers et prix sept mitrailleuses. Le testant du front jusqu'à la mer est* pris constamment sous le feu le plus violent de l'artillerie et des mines. Au sud dis Descla, l'ennemi envahissant a été repoussé par une contre-attaque. Après un bref feu roulant, des bataillons ennemis entreprirent l'assaut contre Votlioe, te Monte Saswo et San Gabrrele. Notre feu les a anéantis. Le combat faisait rage également près de Salcano, Grazi- gna, San Marco, Verîob'a, Biglia. Les masses assaillantes ennemies subirieint dans notre feu les pertes les p'-us considérables sans atteindre un résultat quelconque. Au sud de Grazigna seulement,, elles parvinrent à pénétrer dans nos premières lignes. Après un corps-à-corps nocturne d'une heure, elles y ont été culbutées également. La glorieuse première brigade de la Landsturm s'est particulièrement distinguée dans ce combat. L'ennemi a continué hier et dans la nuit ses violentes attaques ininterrompues contre nos positions du Car so depuis Wippach jusqu'à la mer et principalement contre Costanjevica et à l'ouest <fe Mcdiaza. No® troupes héroïques qui y combattent ont de nouveau nettement repoussé tous les assauts contre nos positions. Seul Selo est resté entre les mains des Italiens dans un combat ayant eu dta nombreuses alternatives. De violentes attaques renouvelées de l'ennemi ont été repoussées près de Flondar et de San Giovanni. De nombreux combats aériens ont eu lieu pendant toute la journée ; nous avons abattu cinq aéroplanes ennemis. Dœns le combat de Demaaeh entre nos hydroplanes et les moniteurs erawinis, qui bombardaient Trfeste, nos hydroplanes sont restés vainqueurs. Les moniteurs furent obligés d'arrêter leur feu. Nous avons à regretter la perte d'un Kydroplame. Nos positions dans le massif de Romban ont été prises également hier sous le feu de l'artillerie die gros calibre. Les attaques de l'infanterie ennemie qui y ont été prononcées dans la matinée, ont été repoussées par notre feu. L'épilogue des troubles en Espagne. Paris, 23 août. — Le « Petit Parisien » apprend que le gouverneur de Barcelone, 1© général Marina, a ordonné l'arrestation du député Lerroux, qui est considéré comme le fauteur des troubles. M. Lerroux a pu se mettre on sûreté en France ; il trouve à Perpignan. Un grand nombre; die dirigeants réformistes ont été arrêtés. Augm&ntaiâcà da pi'ix des journaux ùaliens. Berne, 23 août. — A partir du 1er septembre, le prix des journaux italiens sera porté à 10 centimes; de même, le prix des abonnements subira une augmentation de 50 p.c. Meuve! emprunt japonais. Londres, 20 août. — Le Japon émettra prochaine-' ment un emprunt de 100 millions de yen 5 p.c. Les trois quarts de cette somme sont destinés à renouveler l'emprunt russe à échoir, et un quart servira à stabiliser le cours du change. Maxime Gorki contre le gouvernement russe, Stockholm, 22 août. — Le « Novoja Shissa », l'organe de Maxime Gorki, résume comme suit les mesures « réactionnaires » prisas dans ces derniers temps par le gouvernement russe : « La peine da mert est rétablie; les journaux des partis de gauche interdits; les groupes politiques de gauche sont poursuivis; les dirigeants des Maximslistes sont sous le coup de l'accusation grave et invraisemblable de haute trahison et la façon dont cette accusation est lancée trahit la tendance politique, la conférence pacifiste de Stockholm, qui a été convoquée par le Soviet, est qualifiée ma internant d'entreprise particulière de partis politiques, et en même temps on proclame la guerre jusqu'au bout, c'est-à-dire s?ns fin. Par contre, on a des complaisances pour la contre-révolution et l'audace des contre-révolutionnaires s'accroît en proportion. On n'entend plus parler de réformes, la convocation de la Constituante est ajournée. A sa place on convoque à Moscou une « conférence » d'élé-metnts en majeure partie contre-révolr:itîonna;t,ea e; conservateurs, » Le sort du général G&urko, Londres, 2 3ao«t. — D'après l'Ag.encj Ksvas, la « Gaze .te de la Bourse » de Pétrograd annonce que le gouvernement provisoire va destituer le générai Gourko et le condamner au bannissement. Gourko a déclaré qu'il ne démissionnerait que contraint ©é forcé et Qu'il demandera de passer en jugement. LA QXS'S&im SQITS-MAKI&E. Vienne, 22 août. — De l'Agence « S<-faai » ; Le 18 août, un hydro-avion Italien a atteint en plein un sous-marin ennemi au moyen de bombes et l'a coulé, (De source autorisés, nous pouvons faire rcmar.. quer qu'il ne s'fgit en l'occurrence ni d'un sous- marin autrichien, ni d'un sous-marin allemand.) —— DÉPÊCHES (Reproduites ae l édition précédente.) Les combats à l'ouest. Berlin, 22 août. — L'activité ccmbattive a été extraordinairement vive en un grand nombre de sîcteurs du front. Aux foyers d» combat du front de Flandre, il y eut de violen^fe combats d'artillerie. Le feu a été particulièrement violent depuis la côt<$ jusqu'au lac Blankaert jusqu'à la Deule et dsns la région d'Ypres. L'ennemi a fait fréquemment usage de prcjecti'es obnubilants. Le matin une attaque partielle ennemie dans la région de Hollebeka échoua. Une forte patrouille ennemie qui fit irruption dans le même secteur, vers 3 heures die t'après, midi fut également repoussée. Des tanks aperçus à grande distance. L'après-midi le chenal d'Ostend.a a été bombardé sans le moindre succès par un mo-niior ennemi qui fut rapidement chassé par notre feu. Au front d'Arras il y eut des combats extrêmement violents, le 21 à l'ouest de la colonie St-Atigusie, jusqu'à la route de Lïévin-L&ns, où l'adversaire engagea des forces fraîches. Vers 11 h. du matin les Anglais renouvelèrent leurs attaques au moyen de forces fraîches rapidement amenées « à diverses reprises et sous la collaboration incessante de leur artillerie. Après des combats oscilliants de la plus grande sauvagerie, l'adversaire se vit de nouveau enlever son succès de début à l'exception d'un nid d'Anglais à la lisière nord-ouest de Lens. .Dans la région de St-Quentin^ divers combats s©

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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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