Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 25 Decembre. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 23 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/vx05x2794w/
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4*« année. - N* 1164 g Ed. B ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger Le* abonnements sont icçtlK exdustvètMcat par tous les BUREAUX DR POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées eftefusiveftiâiit au bureau de poste qui a délivré l'abonnement PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois 2 mois 1 mois • Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 TIRAGE : 125,000 par jour DIX CENTIMES Mardi 25 Décembre 1917 ANNONCES Faits divers et Echo» Li lifnf, fr. 50» .... 300 Annonces commerciales 2.0Û Annonces financières 2.0t PETITES ANNONCES. . • La grande ligne. Rédacteur en chef : Rrwé ARMAND-Rédaction, Administration, Publicité. Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de ia Caserne TIRAGE : 125,000 par jour Le Bruxellois JOURNAL QUOTIDIEN IJVIïBPElVlD ANT A l'occasion de la Noël et pour, accorder â cotre personnel le traditionnel congé largement mérité, « Le Bruxellois » ne paraîtra pas nuadi ni mercredi.'La prochains édition sortira de presse jeudi vers *1 heure. NOEL 1917 Voici le quatrième hiver que nos soldats passent dans les tranchées, eu proie aiix intempéries, au froid, et à la mort. A l'est de l'Europe, tout là-bi.s, à Biest-Lotowsk, Ici p.lénLpoteutiaii'cs austi'o-allcaïKûds' et russes ont entamé, apri s la ^conclusion de l'armis-tioe, las nésocuiLuns de paix, rendant que dp ce côté pointe une lueur c'ccpoir, le fer-oehé Lloyd U'eotge onltkué des i'anfajes belliqueuses 'et eoniuiue à prédire l'écrasement dus puissance® v'iifciaroa J£d.&-oe roi»»été eu hypocrisie do sa part ï Ou n oa.e &-> si oubli or. Mais ni lui, ni M. Asquith no peuvent se bercer d'iilusiiiqn® sur la valeur ut tinta-maire verbal à l'aide duquel ils comptent donner Le change à i opinion. La France se tait, vont autant à servir d'holocauste à cotte sanguinaire ohe. Clemenceau est aux prisas avec son mortel ennenii Caillaux, lAdophe Thiere de demain. De ce côté on peut s'attendre à un uuei épique. S'il le veut, Cailloux désarçonnera son adversaire, Il hii suifira d'étaler les forfaits, les fautes lourdes, l'impéritie et les machinations secrète® des mauvais bcirgeits qui ont commit leur pairie à l'abîme. Le voudra-t-il l Ne seora-t-il pas retenu par la crainte de faire s'effondrer avec Clemenceau tout le régime radical dont lui-même est le leader e.'avenir ï Quoiqu il en so n, si la Fiancé en ,a assez de la guerre, il ne semb-e pas eaioore que ses dirigeants aient les yeux assez dessillés pour comprendre qite leur devoir o&t de pi\>îucer lo salut de' la 1- ranee martyre au suicide éventuel de leur politique d'aventure. Au Ilâvre l'on se tait toujours intensément. Caudataire rampant et servièe du cabinet de St-'Jameis,— dont le présidant rosteledeus es machina et le chef d'orchestre du concert d'horreurs sanglantes qui assourdit, désole et décime l'humanité depuis tantôt quarante mou'S—notre gouvernement, n'oae, lui le pauvre instrument secondaire t. méprisé,élever la vois pour réclamer «si timidement que ce soit, la fin du massacre de nos frères et de nos fils. Alors que la douma,nie, lo Monténégro, ia Serbie, par-tics en guerre de propos délibéré, et-consciemment coupables de Leur faute, s'en viennent à rescipisccnce et pfOviaïit. ht carrément- leur volonté <.w se retirer de'la lutte en acceptant de traiter chacun pour soi avec les puissances centrales, que lion jusqu ici n a pu ébranler ctoins leur résistance victorieuse à 1a plus formidable coalition que le monde ait vu se dresser contre ollos, la malheureuse petite Belgique et son roi-pantin n'osent esquisser le moindre geste, révélant enfin à l'univers La satiété extrême allant jusqu'à la nausée et- au dégoût qui emplit le cœut des Belges vis-à-vis de la continuation d nue guerre non voulue par nous, et qui ne peut que tourner au p*us irrémédiable désastre sinon à 1a- eatastropne tonale où sombrerait notre indépendance. Et dire que parmi ia c iqiic d'arrivistes et d'émiiionccs grises qui gravitent dans l'orbite de M. de Broquevi.ie, d no se trouve personne ayant le courage de crier caste cou; el d exprimer tout haut le vœu unanime cie la nation belge qui veut la paix, une >mix honorable encore si 1 on ne tarde point trop à eu parler, mais qui peut devenir une paix de malédiction si les forcenés jusqu'aubou-tistes s'entêtent a tergiverser et a attendre la marché inéluctable des offensives foudroyâmes qui s'annoncent à l'ouest. Aiil que la-bàs dans les' tranchées de i ï-ser nos soldats, sont à pla.ndre, eux qui ont conscience aujourd'hui d'être les mercenaires méprisés de l'insatiable Albion h Quelles doivent être leurs réflexions pessimistes, car, malgré tout, ia vérité filtre jusqu'à eux. Au lieu d un retoui j tyeux au foyer familial où eux rentrée est escomptée avec tant d'anxiété et depuis si longtemps, c'est un quatrième Noël, hélas! qu'ils devront pas. ci sous la pluie de balles et d'obus, les pieds dans la glace des marais sanglants, l'œil mor ne et le cœur formé à l'espoir de la paix que tout le inonde autour d'eux souhaite ot discute,- mais dont la perspective leur est encore, interdite, parce que les intérêts anglais exigent que notre faible gouvernement -on tiaue à les faire massacrer. Et pourtant l'exemple de la Russie est il qui a montré à l'univers étonné que le to.-dat reste malgré tout un être coiiscictnt, îmn dépouiiilé de ia spontanéité volontaire qui fait les ctios libres, qu'on un mot, il est et demeure citoyen et élec'eur, cest-à-d.re capable et ayant pour devoir saeré de faire en-tendre sa voix quand il .estime que ceux qui ic mènent à l'abatloir sont devenais inicli-gaea de régii désormais sos de>i,tinecs. Ah le pauvre et décevant .Noël 1017 que pis seront là-bas, le cœur sérié et l'âme en peine, nos infortunés garçons, leurs vivantes do lu patrie en deuil, martyrs ignorés et inutiles de l'ego Line britannique, dolentes victimes du criminel entêtement et de l'impéritié navrante de la bande d'imbéciles et d'exploiteurs qui se font appeler irnmcdestemcnt nos grands liommce d'Etat. Marc de Saint. Lisez LE BRUXELLOïS ! «. toujours tt «lieu» IctwmâS «. WnagwaaiM—Kmwwri *wmnr LA GUERRE Eomisiutiqués Officiels ALLEMANDS BE11L1N, 24 décembre (midi): Tnéâtre de la guerre à l'Ouest. En liaison avec des engagements de reconnaissance, l'action d artillerie s'est ranimée dans quelques secteurs isolés. Un feu d aiMlLrie renforcé a p rsisié touts la journée sur la r. ve onen. titCe de la Meuse, Tbéat-8 de la guerre à l'Est. liion de nouveau. £tont en Macédoine. Une agression ennemie contre les positions bulgares av, nord du lac de Doiran a échoué. Dans là plaine de la Sirouina, action aminée aux avant-postes. Théâtre ce la guerre italien : Enire Asiugo et la lirentat les troupes du feidmaréchai Conrad ont pris d'assaut le col dei Ilosso a les hauteurs attenantes à l'ouest et à l'tsl. Jusqu'ici, plus de 6,000 prisonniers ont été ramenés. AUTRICHIEN TIENNE, 23 décembre : Théâtre de la guerre à l'Estt. — Armistice. Les négocia.tons de paix uni été ouvertes le 22 courant, à 4 h°urCs de l'après-midi, à Bre-st-Litoxvsh.Théâtre de la guerre ita. ien. — Par suite du temps défavorable et des circonstances visuel es l'activité combattue est r-sté généralement minime. Des at.aqiies ennemies ont échoué. SULQAKES SOFIA, 2-2 décembre. — Officiel: Front de ïvi'acédoine : Dan® la-bouciie ae la ueriia et à l'est de Doiran, le ieu d'artillerie a été un peu plus vif. Sur le restant du front, action d'artdie-r\e modérée. Au lac "cie Buikovo, une compagnie anglaise tenta d'attaquer nos troupes ue défense, mars eilie fut repoussée par notre canonnade. Le long de la fcjtrouma inférieures, reconnaissances. Front de !a Dobroudja: Armistice. FRANÇAIS PAEIS, 23 décembre. (Officiel) 3 h. p. m.: Entre Oise et Aisne assez grande activité de patrouilles. Dans la région de Juvincoart l'ennemi a tenté un coup de main sur nos petits postes. L'ennemi a été repoussé avec des pertes sensibles. D'autres tentatives ennemies dans le seetcur du Godât, au nord de Courcy et au nord de Bezonvaux n'ont donné d'autre résultat que de laisser des prisonniers entre nos mains. En Lorraine nos reconnaissances ont capturé quelques ennemis vers l.r-mey. Nuit caime ailleurs. PARIS, 23 décembre. (Officiel) 11 h. p. m.: Activité réciproque des deux artilleries sur la rivo droite de la Met.se et dans la région du Mort-Homme. L'ennemi a tenté sans succès un coup de main au bois des Caurières. Bien à signaler sur le reste du front. Dans la soirée du 22 e.écembre des avions ennemis ont lancé une quarantaine de bombes sur Dunkerque et sa banlieuo. une personne de la population civile a été tuée, trois autres blessées dont une femme et un enfant. Armée en Orient: Journée calme en raison du mauvais temps. Chute de neige importante dans les régions montagneuses. ITALIEN ROME, 22 décembre (Officiel; : Danî~ le secteur du monte Asolone, maigri le liuiuvais temps, nos vaillants détachements ont con.inué à se battre hier et ont légèrement progrct é. Une cuntrC-aitaque ennemie a été immédiatement enrayée. Vers l'oue^; dans a direction de VOsteria di Lèpre, un ciïétacke-ment ennemi a tenté de pénétrer dans nos positions à la faveur du brouillard ; il a été arrêté devant nos obstac'es en fil de fer barbelé et repoussé par notre ' violente fusil ader. Près du monte Solarolo, une attaque ennt-mic exécutée par surprise a été nettement enrayée par un combat acharné livré à t oujts dé grenades à main. Par ad'.ettrs, t artiner,t esj seule intervenue V.vur .c haut plat ait d'Asiago. Nous avons tj-ftcac- ment bombarda des troupes ennemies et, à l'est de Ponte Pruila, réduit au silence des ba:tcr.es enn ui es. AftGLAiS J,ON DUES, 22 décimbre (Officie); Près de la roule Bapaunie-Cambra',, à l'est (t<- Monchy-^c-J'rcux ci au sud-est d Arme litières, n-jus vivons icpounsê des uètachements ennemis.La nuit, engagement» entre patrouilles au sud de Cambrai; l'enm mi a wbi des pertes L'artillerie allemande a cte plus ac-ivt aujourd'hui sur un certain nombre de ponts du secteur Armentièt es- Longe mardi. LONDUES 22 fiée nibre (Ojficel de i'A-n irait é) : Le vapeur armé « S.ejthen Furness» (l,7i4 lutines;, cOinmandê pat M. Th.-M. Winston, a été torpil é dans ie canal d'Irlande par un sous-marin alienutnd et a coulé. Six officiers et '!5 matelots parmi esqttels Véquipage commercial, ont péri, - Nouveaux Discours DE , Lloyd George et d'Asqimh M. Lloyd G-orgo a prononcé un discours à la Chambre d'-s Communes dont nous extrayons ce qui suit : « L; défait: italienne, ainsi que les événements en Russie, augmentent nos sou is et nous ont imposé de grandes obligations envers les autres pays belligérants. C'eut pourquoi i! est absolument née saaire d'ans, l'intérêt de la sécurité de notre armée, de- notre pays et d© la défense de ncs Alliés que> TAngle.eire s'impose encore de plus grands sacrifices et renforce son a.rmée dans le courant de l'annije à vernir. Les promesses faites aux ouvriers en 1916 étaient désirables dans l'intérêt du pays. Elles deviennent toutefois nécessaires, si le gouvernement soumet des propositions dont l'acceptation ,1e met.ra en mesure de proclamer les hommes qui ont travaillé lucqu'kni dans un autre milieu de travail pouir la défense du pays. Afin d'obtçnir de la Chambre des Comnmneg l'agréation nécessaire pour la réalisation ds nos propositions et afin d'être en même temps dégagé de s"s obUgaf.atis, le gouvernement propose la réunion projetée pour la semaine prochaine, du ministre pour 1© service auxiliaire, avec, les chefs des un ons professionnelles, afin de fournir un, rapport concernant les détails plus prédis. « Il est çncore une circonstai^cC qui oblige le gouvernement à mettre à nouveau à contribution les ressources en hommes, du pays. Dans les conjonctures ac-tiuell .s, le gouvernement a é;é force, à plus'icuirs reprises,. de renvoyer au front, des blessés. Il n'est ni équitable, ni juste, que d s hommes qui ont été plusieurs fois b'ee&ési, soient renvoyés sur le front de combat, tandis que d'auti\6, se trouvant au pays, n'ont jamais vu le front. > » En ce qui concerne les perspectives pour l'avenir, il n'y a aucun doute, que les mois-à venir seront les p us durs de foute la guerre, attendu .qu'une des grandes puissances ne se trouve plus en gueirre et qu'ujte au.re grande puissance ne s'y trouve plus tout à fait. Quelles sont les perspectives? La France s'est trouvée mêlée à la guerre, depuis e* dès le début. Ses ' portes sont incontestablement lourdes. Malgré îa réaction qui s'est produite eii Italie, les pertes de ce pays ne sont de Loin pas au si importantes que celles des Autriehieps, de même leg pertes continuelles d-' l'armée britannique n'at-t ignent pas plus d'jrn quart ou'd'un cinquième d-6 pertes totales de l'Allemagfcfe. Si nous additionnons les réserves en homrnçs dont disposent les. nations qui sont alliées de façon active avec nous contre l'Allemagne, on les trouve doux foia aussi fortes qui' celles de l'AUoiJiagne, de l'Autriche et de leurs alliés pris ensemble. » Parlant des buts de guerre, jle premier mi-nJsfcrc anglais dit : « Après que ja Russie a entamé des négociations séparées,, iî lui fa.ut naturellement défeedre maintenant elle-même ses propres possessions. A ce point de vue, la question de Confrfantîrople est une affaire définitivement réglée. » Lloyd George répète, ecau'teiçfis exposés antérieurs sua- les bute de guerre,, jxmr démontrer qu'il s'était, en d.vfeiOs t«iofîJSBUj», amplement étendu cur ces' buts-'à. Au sujet des colonies allemandes Lloyd George dit : « La conférence de la paix aura à délibérer en s,} basent sur les désirs des populations de dée der elles-mêmes de leur sort. Nous aveng toujours considéré cala comme une question de principe et nous agirons donc eh conséquence. Nous n'avons pas entrepris cette guene pour sacrifier dis millions d'ê.res humains, dans le s-ul but d't r.ncx-'r les colonies allemandes. Nous n'avons pr-s nod plus ol)timi|'nié cette guerre pour nous approprier un pouce de territoire...» L'oyd George &ë îa'sea ail r ensuite à ees lia-b tueiles vitupérations contre le mili.arisime allemand 6t conc'ut : « Ce que nous prétendons, c'est que la victoire doilt être une condition essentielle, non [xvur satisfaire les inctinefs lâches et vindicatifs de la nature humaine,• ou peur punir, mais parce que nous savons que li victoire et la seule chose qui puisse entraîner la réalisa.ion des projets de paix. « Une L:gue des Nations, dans laquelle l'AL lemagne serait représentée par la Carte militaire v'ctorLeuso, ne serait qu'une vanité. Il faut que la Peuple allemand y roJT représente, et c'est pour cela que, d;ns son propre intérêt, la victoire est plus importance que de simples propositions. C'est 'à la raison pour laquelle îe gouvernement, av.c mûre réflexion, a décidé de demander des pouvoirs plus étendus, pour réunir ka ressources nécessaires. » Lloyd George s'ért.dit ensuite longuement saules préparatifs qu'aurait faits, depuis'de longues années, l'Allemagne, pour entreprendre une guerre offensive. A plusieurs îeprisea l'Allemagne aurait essayé de foroer la Russ.e et la France à faire îa guerre, &t ics deux psys se se-raiont vus Contraints de maint.aiir la paix au prix d humiliations, tn prix que l'Angleterre n'aurait pas assumé. Lloyd George di: que le c.raotère de la Carte militaire allemande était groosi-er, brutal, violent et avec cela protégé par la loi militaire allemande et l'Allemagne a voulu reporter cela sur le droit des g ns, comme l'indique l'a". tud3 de l'Allemagne à l'égard des nitions. civiiiieées, comme par exemple à l'endroit de la Belgique. Il faut que la Carte mili-aire soit réduito à merci par la guerre, sans exila la paix n'est pas possible. C'est pour œlia que la victoire doit être une condition Cs-ecn ielle. Discours do Asqjsith Après Lloyd George, Asqu'.th parla des butx de guerre qui, selon lui, tendaient à obtenir et à maint nir, par une L'gua libre dos grandes et d.s p^ti.cs nations, la Liberté ot la Justice pour le monde entier, Asquith at.ribue les évo-ntinCintf; de Ilu sie à la corruption allemande et à l'œuvre de propagande foi-t habilement menée par rAl'emagne dans les pays neutres et en Italie : « Tous les Itucs, au point de vue littéraire et rhétorique, ont été c/mployés 'pour liraircir rxs actions et pour défigurer notre but e; la- cause des Alliés, e* la faire apparaître commi un e.fet de l'hypocrisie tt de l'esprit impérialiste. Comme effet partiel de ce.te campagne de mersonges, par suite aussi de l'igno-ranc> existent dans lès démocraties d'Europe et non seulement dans les pays neutres, il s'rot répandu une conception tout à fait fausse et parfois honnêtement sincère de notre domination et de nos buts future. Et cependant les Alliés avaient, depuis le début de la guerre, fait à plusieurs reprise», d'es dérlarattons précises;, qui auraient dû écarter tous les doute® et tous les aiupçons. Déjà, éin septembre 1914, j'ai moi- même déclaré que les Alliés voulaient transplanter l'idée du droit des gens, du domain» idéal dans celui des réalités et mettre à la place de la violence des heurts.et dPs chocs et des tendances ambitieus s entre deg groupes et des alliances, et à la place de l'équilibre chancelant, une véritable 00m munira nié européenne ,siur la base de droits égaux et de volontés communes. C'est là la Ligue des Peuples, après ''adhésion des Etats-Unis. Depuis le début, l'Angleterre a été résolue de conduire, dans œ but, la guerre jusqu'à la fin finale et voulue. Il faut espérer que l'on réussira à convaincre dans c© sans, tous les peuples, les Alliés comme les Neutres. » Reproduisant c®s discours, le « Belgisehe Kurier » écrit: « On a souvent montré que -le® statistique® anglaises des pertes causées par ia guerre des tous-marins "n'étaient an fond que de fallacieux artifices. Un faux tout aussi grossier est l'indication fournie par M. Lloyd Goorge concernant la proportion des pertes des divers pays dans la guerre sur terre. Ne croyant pas possible de ne pas avouer une partie de la vérité, il annonce qu'il a faire au profit de l'armée de gros prélèv-ments parmi les ouvriers qui sont encore on ce moment exempts du service militaire: nous ferons observer qu'à notre point de vue c est absolument la même chose que le® hommes manquent sur le front ou qu'ils ; janquent dan® les fabriques anglaises de 1 unitious. .M. Asquith, de son côté, est forcé cie faire un aveu intéressant, d© reconnaître que ie mensonge anglais concernant la cause de la guerre et les buts de la guerre commence à perdre du crédit dans le monde, ot il attrr-bue ce phénomène au travail de la propagande alemanie." Bornons-nous à enregistrer ' son aveu et à dire que c'était la chose ia plus naturelle de voir tomber à plat lo mensonge anglais, tant il contredisait effrontément la réalité des faits. » Dernières Dépêches A la Chambre italienne. Bsrue, 23 déc. — Les journaux milanais &n-tio oeni que La Chambre italienne, après une discussion très orageuse qui a duré onze hernies, a accordé par 345 voix contre 50 son vote de confianod et s'est ajournée ensuite jusqu'au 6 février 1918. Au cours de la séance, presque tous les ministres fmt pris la parole. D'après le « O'jrrieire délia Sera », la fraction de la défense nationale a décidé ds donner à son organisation un caractère durable. Un complot américain en Rusais. Pétrograd, 23 déc. — De nombreux sujets de., Eta'ca-Unis sont compromis dans la conjurât on" de Kaledine. Sous le couvert de trains de la Croix-Rouge destinés au front du sud-cuest, leg officiers américains Jasa, Andersen et Parlons ainsi que leurs complices les oéfi-ciCiis russes itolpa.chnikcff et Terbluseki ont tenté d'expédier vers le Don, à la d-sposition da Kaledine, environ 20 automobiles et de nombreux autres objets. Le colonel Klolpachnikcff et ses acolytes ont été arrêtés. On a trouvé sur eux d'es papiers très importants. Un télégramme de la commission dei la Croix-Rouge de Roumanie au colonel Andersen fuj. trouvé où l'ordre était donné de payer de la part de l'ain-b isaad'ur américain, la somme de 100,000 roubles au colonel Ko'.paehnikaff pour l'expé-d ion d'un train à Rcsioff. On trouva en outre une lettre du colonel Kol-paclmikoff où And - rson déclare que 35 wagons de chemin de fer à charge complète se trouvaient prêts, mais 11e pouvaient momentanément pas p rtîr par cadre du colonel Rabin-soff.Les Siats Unis et le ravitaillement de la Finlande. De La Ilaye. — L'agence Reuter apiprend de Washington qiu le département des vivres et celui de la guerre coït do .né l';-u orioation d'exporter 40,000 tonne® de maïs degt iné à la population de- la Finlande, qui souffre de la directe. LïîS ÏÏVSHÏ!11'ES1mTS E'M BUSS3S. LES SEGOOIAÏIONS DS PAIX A BEEST-LIÏO WSK. •Vienne, 24 déc. — Les jouirnaUx annoncent de source autorisée, que le comte Czernin, ministre des affaires érangères, est "arrivé le 20 décembre ,dans ie courant de l'aprèi-midi, avec sa suite, à Br.si-LKowstk. Il fut reçu à Sa gare par le chef d'éta*-ma.jor du commandement suprême de l'Est. Da première r-ncontre avec les plénipotentiaires russes a eu lieu au souper eit a revêtu un caractère excessivement amical. Les négociatiod'6 formelles commenceront au début de 1a semaine prochaine, attendu que les délégués allemands, turcs et bulg res arrivent à Brest-Litcwsk, vendredi ou saœ di, et que des pourparlers s' ns engagent nt s"ront d'abord entames. L'attitude da ia Serbie et du Monténégro. Berne-, 24 déc. — De Genève au « Journal de Berne » . Le bruit court dans la colonie serbe à laquelle appartiennent également pla&ir'ura députés s«ibfo, que les rois d; Serbie et du Monté égro ont man feeté l'intention de vouloir entrer en relations directes avec Pétrograd, aus-itôt l'armistice conclu, .d'ire le but d'enta-^ mer simultanément des négociât ons de paix avec les Puissààees Centrales. Le gouvernement français se serait refusé -à donner son consentement à des négociations daecioa entre le roi Pierre et la Ruesie, On a retiré au courrier du Roi l'autorisiation de se rendre à Pétrograd. (La Ruseie et la Roumanie vont c neiure la paix, la Serbie et le Monénégro c» manifestent le, dée r, le Portugal cet- suspecté de tendances pacifistes, en Italie et en Franc© même im for.ft courant pacifiste règne, au point qu'un changement de ministère équivaudrait peut-être à la paix. La. paix est-elle eu marche, oui ou non? N. d. 1. R.) La situation en Ukraine. Rome, 23 déc. — I.e bureau d© ia presse ukrainienne annonce de Kiew à la date du 22 : Yimitsehenko, président du gouvernement ukrainien a déclaré à la Rada d'Ukraine qu'i_ avait informé les Alliés du début des négociations de paix. La France et l'Angleterre ont déjà décidé d'envoyer des délégués en Ukraine poair y représenter leurs intérêts. Le « Matin » apprend que d'après des nou. velles de source sérieuse, Odessa a été prises par la flotte de la mer Noire, qui est bolckléviste. Le conseil des députés ulcra:nieos a fui la ville, le® maisons de commerce d'Odessa et de l'Ukraine commeinotnt à faire revenir letir personnel allemand. Les élections à la Constituante russe. De S.ockholm. — D'après les résultats des élections à la Constituante connus jusqu'à pré-sent, les Bolchévistcs disposent de 400 sièges et les socialistes révolutionnaires de 200; le restant s© répartit sur les partis bourgeois et le3 nationalités. A la chaise d& Eerenski et de Milioukoiï. On mande de Stockholm qu'en ce moment les voyageurs arrivant à Pétrograd ou quittan cette ville sont étroitement survediés. La Garde Rouge recherche spécialement Ker'nski et Mi-lioukoff qui semblent se cacher à Pétrograd, Les ouvriers et les soldats déclarent que les membres du parti des cadets qui ont été arrêtée, seraient lynchés si Miiioukoff et Ivftron.-.ki n-j donnaient pas suite à la sommation qui leur a été faite de se présenter volontairement à l'insti, tut Smolnv. DÉPÊCHES (Reproduites de l'édition précédente.) ;-.c. nce tumidjisu_e a la Chambre Berne, 22 déc. —- La séance d'hier à la Chambre frança.se qui s'est prolongée jusquq tard dans la nuit a été consacrée à La discussion du budget provisoire. La séance de nuit a donné lieu à de vifs incidents. Le ministre dei» finances Xlotz tt les socialistes sa sont népandua en diocours violents et en attaques personnelle®. Le socialiste Ded^uce a déclaré que les nouveaux impôts ét^i mt la ruine de la Franc©. L: séance de nu't dont on ne possède pas enror-cl® nouvelles a duré fort avant dans lanuit an milieu d'un grand tumulte. Paris, 23 déc. — La Chambre a adopté p-si 519 voix contre 4 le total des douzièmes provi aoiree pour le premier trimestre de jjMS.y c r m pris les nouveaux impôts. La situation poitique en Italie. Rome, 22 déc. -— A la Chambre, ; . début do ia séance orageuse de jeudi, quelques'dé-put es ont protesté contre t agression eont a o.é vic^une Ji» Modigliani, cie-pute socialiste, qui mercredi soir, dans un restaurant a été .•!« e tranr,.N par un jeune homme. Le dépoté ayant vouiu jchâtier lo coupable a été 01 l-.UO u- coups. Le président de ia Chambre ot le président du Conseil ont exprimé leur profond regret e3e cet incident. M. Oriando a déchiré qu ri avait prescrit dois mesuras rigoureuses pour assurer ia sécurité des paritmentaires. u. 'i'urati ii etéc.aré enstuic, au nom des socialistes, que ces actes cie violence sont cftis à la campagne immora/.' m née etepuis deux- ens-et demi et que lo gouvcrnemeuit a favorisée au kern de réprimer. La situation j air rai t devenir grave, car lea sociahstos no sont pas siposés a se laisesi- moiesler. L s journaux italiens donnent des détail® sur la séance d'hier de la Chambre. Au cours de la discussion des déclarations du gouvOrni> ru-nt, M. Pietruvalia déc'are qu'une des eau. ses de i'extension du «défaitisme» e&t l'attitude d s soc alistee offic.els, qui oat, même in, ccmci-mnien:, exercé une laction dissolvanto sui le moral des troupes; le Vatican y a aussi ccatr-bué, sa poétique étant en opposition avea les Bei.Uments patriatiqueu- de toute la nation. M. Ci i5pi ticUte les que^ticns économiques qui se rap|x>r.eii!t à la guerre. Au cours de son séjour à Londres, il a obtenu que l'Angle, terre expédiât en Italie une partie d«s stocks da far ne dont dirpose l'armée britannique en Fiance'. M. Morgira dép se l'ordre du jour suivant: — La Chambre invite le gouvernement à fa.rc une proposition do paix générale aux puissances cle l'Entente, à la Quadruplke ©t aux E.ats neutres. Elle l'invite, en outré, à leur pioposor la revision des accords mtornationa.ux, qui devraient êire désormais basés sur l'abolition du droit de déclarer la gu-rre tel qu'il exia. te aujourd'hui. L'orateur ajoute qu'd espère que M. Wilson i'vdev.endra 1< verab.e aux propositions de paix de l'Alièmague et proteste contre tes accusations dont les eooiaiieiSs tient t'objet depuis trois ans. Après ds scenes tumultueuses, M. Oriando décl re que M. Morgara a tenté de démontrer que la paix G'imposa..t, mais ee.ns réfléchir aux conséquences d'une paix sans victoire. Eu ou-tie, il nous a montré les Puissances Centrales dans la éiiîuatioo d'une ville assiégée, dont la gnrn'oon effectue d'heureuses sorties, telle l'cccupit on de la Véuétie. A eût égard, le président du Conseil s'en rapporte à cê qui a étô dit en séance secrète. Intervenant dons la discussion, M. Sonnino d t qu'on ne lui arrachera aucune déclaration pouvant être utile &• l'ennemi. M. Morgara lui a crié, au mili u de jprcteêfiaMons : « II est ind epensable de conclure un armistice ». M. Borelli, vice-président, a ajouté que la Chambre ne partag.ait p s les idées de M. Morgara.Les combr.ts en Italie. Vienne, 23 déc. — Hier plusieurs attaques italiennes locales, dirigées contre les positions conquise®, par nos troupes et situées ^rés dc-Pedasehalia et antre Mont Asakuie et ia fer me et Lppra. La preuve que rien ne peut para

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Cet article est une édition du titre Le bruxellois: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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