Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1918, 15 Mai. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Accès à 27 janvrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/9p2w37nd94/
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gme année. - N° I2S9 * E » m. ABONNEMENT BruxeHca - Provînoe • Etranger Lqs fl.b<muerr.*F:ts sont reçns exclusivement par tous les SUREAUX DE POSTES. Les réclamations concernant les abonne-doiveai être adressées exclusivement au ' jiiffîxu de peste qui a délivré l'abonnement, PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2 mois : l mois : Pr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 Tirags : 125,000 par jour DIX CENTIMES Le Bruxellois JOURNAL QUOTIDIDN INDEPENDANT Mercredi 15 Mai 1913. ANNONCES Faits divera et EeUoa la ligne fr, 5 ( Nécrologie . SI Hf Annonças commerciales 2 < Annonces financières 2 ' PETITES ANNONCES : la frrande ligno 2 0 gffip Rédacteur en chef Ekné ATIMAïTD. Jpr .Rédaction, Administration, Publicité, Venta BRUXELLES, 33-33, rue de la Caserni TirSfflfi ! 195-OfjD ns»r i«isi La France et l'Angleterre ±i ■ y a rien ae pi us intéressant que de parcourir tes revues et les journaux étrangers parus quelques années avant IJe déelanebemenb de l'horrible guerre dont nous sommes, hélas ! les premières victimes. Ce qui est particulièrement amusant à ce point de vue, c'esit de relire les articles publiés à Paris vers 1905 et d'étudier l'esprit qui animait le peuple français à cette époque. Voici une perle que nous avons eu le bonheur de découvrir dans un amas de vieilles brochures: c'est une chronique publiée, le 7 maii 1905,par tin grand périodique parisien, sous le tii-tre alléchant de « Lettre ouverte à M. Delcassé » : « N'ayant pas l'avantage de vous connaître autrement que par vos actes publies, je n'ai aucun motif de ne pas vous croire animé des meilleures intentions envers votre pays. Je suppose donc que ei vous aviez conscience un jour d'avoir causé le malheur de la France, votre cœur en éprouverait du chagrin ou du remords. Que diriez-vous, par exemple, si, conduit par la main devant un champ (de bataille comparable à celui de Liao-Yang, le spectacle de milliers et de milliers de cadavres français s'offrait à votre vue ?Et si, à ce moment,vous étiez contraint de vous avouer que cette œuvre de la mort fut votre œuvre à vous, que se passerait-il en votre âme ? Ma question n'est pas aussi saugrenue que vous pourriez être tenté de le supposer. L'impulsion particulière que vous donnez à notre politique extérieure peut, en effet, vous conduire au lamentable résultai que je rapprochais tout à l'heure d'un Liao Yang. » Après avoir esquissé la façon de former un ministère en France, le chroniqueur continue : « En France, personne ne se soucie des affaires étrangères. On n'aime à s'occuper que de ce qui se passe à l'intérieur. La question du trusit des théâtres ou un crime savoureux nous intéresse mille fois plus que nos relations avec les autres pays. Aussi le ministre cles affaires étrangères est-il, en France, une sorte de- monarque absolu, dans les limites de son département. Il dirige, sans contrôle sér.eux, La politique extérieure de la France. Il vous a plu d'orienter vos sympathies vers l'Angleterre, alors que vos prédécesseurs avaient recherché l'at-mitié de la Russie et une détente avec l'Allemagne. Personne, parmi vos collègues, ne vous a même demandé compte de ce changement de direct:on dans notre politique étrangère. Et pourtant l'avenir de la France est en jeu ! Etrange conséquence de notre étroit-parlementarisme! Eh bien ! puisqu'auou-iio voix autorisée ne s'élève pour vous montrer l'écueil vers lequel vous cinglez à pleines voiles, qu'il soit permis à un simple profane de vous s'gnaler le danger. On se rappelle encore les sentiments de la France à l'égard de l'Angleterre, avant, pendant et* après la guerre du Transvaal. Le cri de «Vivent les Boers !» errait sur toutes les lèvres et se confondait dans tous les cœurs avec un sentiment d'hostilité contre l'ennemi héréditaire de la France. "Or, un beau jour, changement à vue. Albion s'était prise d'une soudaine amitié pour notre pays. Et à son premier sourire, sans méfiance, vous vous êtes jeté dans ses bras. Très bonne fille, la France, sur votre ordre, s'est mise à crier : « Vive l'Angleterre l » comme ©lie avait crié «Vivent les Boers !» Evidemment, le sentiment national n'y est pas, et c'est du bout des lèvres qu'elle prononce cette formule, mais les questions extérieures la touchant si peu qu'elle n'y a pas mis d'entêtement. Quant à vous qui croyez pouvoir vous glorifier de oât avatar comme d'une victoire, vous êtes, en réalité, tombé dans 3e piège du Foreign Office qui se garde bien., lui, de manifester aussi bruyamment son triomphe. On peut dire _ de l'Angleterre ce que Laocoon disait des Grecs : « Timeo Oanaos et dona feren-tes. » Pour peu que vous ayez étudié nos voisins d'outre-Manche, vous devez savoir, en effet, que, dans aucun pays du* monde, le sentiment national n'est aussi développé que chez eux. Pour l'Anglais, il n'exicte que deux sortes d'êtres humains : les Anglais d'une part et, d'aur tre part, les étrangers confondus « tous » dans un même sentiment de dédain. Cela est si vrai qu'en Angleterre le 'Eiot « étranger » (foreigner) est un terme de mépris. Pour que le lion britannique condescende à des avances envers une de ces nations étrangères, il faut qu'il y soit poussé par unie pensée égoïste. Et cette pensée est bien facile à découvrir ici. L'Angleterre ne connaît que deux obstacles à son extension coloniale : la Russie qui la menace aux Indes, et la France qui la gêne en Afrique et en 'Asie. Avec la géniale clairvoyance qu'elle met au service de sa politique extérieure, elle s'est appliquée à résoudre le problème qui la préoccupe depuis si longtemps. Alors que l'Europe ne voyait dans le Japon qu'une nation à demi civilisée, tell© seule a compris tout la parti qu'elle ■—————^—»■■ en pourrait tirer. Elle a capté sa confiance, a conclu une alliance avec lui, et, le moment venu, l'a lancé contre la Rus-u€ sic. L'anéantissement des force® russes ux eist une victoire pour l'Angleterre, une -n^ garainltie de tranquillité pour ses coloi-"r,e nies. Sur deux adversaires, l'un a donc 005 mordu la poussière et oela sans qu'il eii ait coûté à l'Angleterre ni un homme ni ^ une livre sterling. Bien mieux, elle en a M" retiré le profit d'importantes commandes ^u" die la part des Japonais. ln" Et maintenant, c'est au tour de la [ue France. Ici encore, elle met en act.'or rir toutes les ruses subtiles de sa politique c«st extérieure. Affaiblir notre pays par une >a.r lutte directe seralit courir un risque qu: t*- n'entre pas dans ses plans habituels, •M- Aussi n'ai'ts-elle qu'un désir désormais, c'esit de jeter l'unie contre l'autre les deuj puissances militaires de l'Europe : l'Ai >u~ lemagne et la France. Les incidents di: ,us Maroc sont la première conséquence d< )I1S cotite habile politique. C'est elle qui vous lue a poussé, Monsieur le Ministre, à vous oir immiscer dans les affaires d'un, pays qui L'r0 ne nous conosrae en rien. C'est elle qu: c'u attise en même temps l'antagonisme de 1®> l'Allemagne. Et si elle ne réussit pas er oa%e occasion, soyez tranquille, elle sau. VP~ ra faire naître de nouvelles occasions qu: finiront, elle l'espère, par une conflagra-t'on. Et, de son île, elle nous regarders >n- nous entreituer, comme elle contemple ei 1,1X3 ce moment les Russes ©t1 les Japonais. lue Voilà, Monsieur Deleassé, à quoi abou tira votre bonne politique ! Il n'y a vrai lU,8 nient pas de quoi en être fier ! » i10- Voilà ce qu'écrivaient les « bons pa-)US triâtes » français en 1905 ! Nous laissons u;'> aux lecteurs du «Bruxellois» le soin de re_ t'rer la conclusion. Ils avoueront toute ire fois que nous avons eu la main heureuse et que le dexjument mérite l'affichage. or- Crin. Milo. n;i_ LA GUERRE Communiqués Officiels c- VA^ftxaï SI HSs» ©s Communiqués Officiels S ALLEMANDS ui- BERLIN, li mai: r- Théâlre do la guerre à l'Ouest. es Aux fronts de combat^ l'activité d'artil-n- lerie\ Qui avait, augpieiité d'intensité aux ie premières heures du jour, diminua dans Le os courant de la matinée. At>rès line, violente ie action d'artillerie au nord du canal de La at. Bassée, les Anglais tentèrent, vers le soir, so de fortes attaques partielles contre nos po sitions au nord et au sud de Givenchv. Ils . furent repoussés avec des pertes considéra bles. L'activité de reconnaissance est restée °~ vive. Rien de nouveau des autres théâtres a~ de la guerre. BERLIN, 13 mai (Officiel du soir): ut Rien de nouveau des théâtres de la guerre. u- La guerre sous-marine. Lls BERLIN, U mai (Officiel): Un de nos sovs-marins, stationné en Flan m die, sous le commandement du premier n- lieutenant naval LoIiSj a coulé nouvelle-ts ment, au cours d'u-ie randonnée de 10U heu-e, res, dans la partie orientale de la Manche, lu 7nalgré une contre-action ennemie des plus [». vigoureuse 7 l'apeurs armés, jaugeant en-u_ semble 22/iCÛ tonnes, dont deux précieux va-peurs de 5J000 tonnesj artnés de plusieurs ;!■" canons. Tous les vapeurSj excepté un seul, étaient lourdement chargés, et comme on r' peut conclure avec certitude d'après le lieu se où eurent lieu les torpillages, les cargaisons 's- consistaient e >. grande partie en matériel de e, guerre. Le raid du commandant qui s'est de-ès jà si souvent distingué, représente un tra-e, vail éminent. AUTRICHIEN ,!>) VIENNE, 13 mai (Officiel): y Au front de montagne italien, l'activité es combattive continue d'être vive. es TURC 3U CONSTANTINOPLE, U mai (Officiel): us Front eu l'alcstine : Opérations peu actives de part et d'au-ns tre. Nous avons dispersé un escadron enne-ije mi Qui cherchait à tâter nos lignes sur la rive occidentale du Jourdain. Pour le restej rien d'important à signaler. es FRANÇAIS n- PARISt 13 mai (Olficielj 3 h. P. M.): os Activité des deux artilleries en quelque? a_ points du front, au nord et au $itd de l'A- iu vre. En Lorrainenos détachements ont pé _iSj nétré dans les lignes ennemies au nord de Nomeny et ramené une vingtaine de prison- ~s' nier s. Dans la région de Saint-Dié, un cou-p u" de main ennemi a échoué sous nos feux U|" Nuit calme ■partout ailleurs. ' PARIS, 13 mai (Officiel, 11 h. P. M.): , Aucun événement important à signaler en dehors de bombardements assez vifs de part De et d'autre, notamment sur les deux rives u® de l'Avre. de ITALIEN rZ ROME, 13 mai: Après une préparation à fond d'artillerie. 11 l'ennemi a attaqué durant la nuit du 12 mai nos nouvelles positions au Monte Corno. Maintenu en échec par notre feu et par nos la contre-attaquesj il dut se retirer avec de en lourdes pertes. Sur le restant du front, ac-H0 tivite habituelle d'artillerie et de patrouilles. e, ANGLAIS '°~ LONDRES, 12 mai: Au cours d'une entreprise locale fructueu-ns se exécutée hier soir, des troupes françaises tS> ont amélioré leurs positions au nord de la lie localité de ICetnmel et ont fait plus de 100 1——BBW—BW—W—— » 1 in- prisonniers. Une troupe de patrouille ennt ;t, mie a été repoussée hier, de bonne heurt is- près du canal d'Yprès à Comines. Nou ;©,s avons fait quelques prisonniers à cette occa n0 sion. Au cours de rencontres entre patrout' les, près de Meteren, nous avons fait plu sieurs prisonniers et capturé une mitrail leuse. L'artillerie ennemie a déployé, la nu; €IÏ passée et aujourd'hui, son activité dans l 311 sectew de l'Ancreau sud d'Albert, contr ■ 'a nos positions avancées à l'est de Loos et a les sud de VoSrmœseele. Sauf l'activité iïarliï lerie réciproque, rien à signaler. la LONDRES, 13 mai (Officiel): on Le 6 mai, le vaisseau poseur de mines ar, ue glais uStoop» a été coulé par un sous-nu iiq rin allemand. S officiers et 13 homme mannuetit à l'aiiel,. Dernières Dépêches e-:£> v? uw «-* 1- Les combats au Jourdain. 'u Bâle, 14 mai. — Du «Basler Anzei-le g^r>> . La défaite des Anglais en Pales-ls tine est encore plus grande et plus com-plètei qu'on ne l'avait oru d'abord. D'a-u'.1 près de nouvelles informations reçues 111 êtes troupes de cavalerie turque ont 'e franchi le Jourdain au sud de la route ?n de Jéricho à Tell-Nimrin. Elles ont ain-L1; si pénétré dans 1© dos du front anglais 111 principal dirigé vers le Nord. Au cas où a'~ l'opération acquerrait une plus grande ra importance, il existe des chances pour ;n que les Anglais reperdent Jérusalem. Les frais de guerre italiens. . Lugano, 13 mai. — Les frais extraordinaires de guerre italiens s'élèvent,d'a-a_ près le Trésor Italien, à environ 40,237 1S millions de iire jusqu'au 31 mars 1918. je Depuis le début de la première année de e__ guerre, les dépenses mensuelles se sont ^ élevées ©n moyenne de 228 à 1530 millions de lire. On compte que pour fiin 1918 les frais die guerre extraordinaires de l'Italie lie atteindront le total de 55 milliards environ. a Les combats devant Amiens. ® Berlin, 13 mai (officieux). — Dans le secteur d'Avre et Oise, la vive activité 5 d,e paitrouilies et d'artillerie a d.minué le 13 mai, contrariée qu'elle était encore plus par le feu de destruction allemand, dirigé avec une grande violence contre les campements, voies de marche eb con-il- oentraùons de l'armée française, que ux pa.r la pluip ci-- l'horizon trouble; Des at- . le taques de patrouilles exécutées par les 'te Français à Montdid'ieir et dams le eec-r-ra teur de l'Oise furent!) âisémeiEit repous-lrsées. Une entreprise de troupes d'as-saut allemandes dans la région de Sueoy , fut couronnée d'un plein succès, en dé-ce pilt de l'énergique defense des Français. ■cs Nous avons ramené de nombreux prisonniers et mitrailleuses des positions françaises, tout en n'éprouvant nous->•{?. mêmes qu© des pertes minimes. Le3 succès aériens allemands en avril. Berlin, 13 mai (officieux). — Dans le ■.n courant du mois d'avril, nos adversai-'er res ont perdu en combattant un total ■e- de 271 avions eb 15 ballons captifs. Par 'u' suit© des mesures belliqueuses ennemies, nous avons perdu 123 avions, dont 87 us sont restés au delà de notre ligne et 14 "~x. ballons captifs. 223 avions ennemis ont \rs été abattus en combait aérien, 42 par nos canons do défense et 6 à coups de on fusil. 122 avions ennemis sont restés en eu notre possession. En outre, 20 avions en-ns nemis ont été obligés d'atterrir avec de de graves avar.es, niais non du fait de nos aviateurs, au delà de nos lignes ; 12 ont *a~ été obligés d'atterrir par suite de nos canons de défense. Les combats en Fiaudre. Berlin, 12 mai. ■— L© 12 mai, le feu iti d'artillerie animé a persisté, à part de courts intervalles, contre le froint qui s'étend du canal cl'Ypres jusqu'à l'ouest iy de Dranoultre. Vers le soir, il atteignit une assez grande intensité entre le ca-lu nal de l'Yiser et la région de Bailleul, IC_ pour acquérir de nouveau, le lendemain la matin, une force considérable dans la te direction de la hauteur du Kemmel. Au nord du canal de La Bassée, une entreprise de patrouilles ennemies a échoué ; elle nous ai valu des prisonniers. Nous : , avons bombardé les puits de mines de Rœux, à lourd calibre. Les déclarations ^ d'un officier américain fait prisonnier \le en compagnie de 2 autres soldaJts amé-,;t. ricainis lors d'une atta.queNïie pati-ouilles up contre nos lignas,jettent une lumière si-ix gniiicaitàve sur le moral des troupes américaines. Ses déclarations, qui con-. statent- la « lassitude absolue de la guer-en re » qui règne dans le cercle de ses ca-irt marades,®ont contenues dana cette phrai-'es ®e : « Je suis convaincu que élans tou,b mon régiment, il n'est personne qui désire continuer la guerre. » On peut juger combien l'arme des ie, sous-marins, à cause de laquelle l'Amé-iai rique aussi doit coînpter avec chaque io. tonne de jauge, est branchante, par une ios lettre claire et nette qui a été prise sur de la, personne d'un prisonnier américain. 7C~ La lettre a été expédiée de Rochester lp es- 13 mars 1918 et informe le destinataire quej les colis adressés à des membres de l'expédition ne sont acceptés par la tu- poste qi'e moyennant une attestation du ses commandant de régiment qui affirme la la nécessité v-raiant© de. tous les. objets ex-'■QO}. cédiés me- A propos des lettres de l'Empereur r ire, Charles. ous Rotterdam, 11 mai. — Du correspondant cca~ parisien du ((Manchester Guardian»: « La M!' seconde lettre de l'Empereur Charles sem-fi'u~ bl.e avoir plus d'importance nue la premiè-■ait- re. l'Empereur y expiime sa conviction de luit ce qu'il pourrait amener l'Allemagne à con-s ve sentir à la paix, bien entendu sous condi-l^re tion que les alliés évacuent les territoires ! au occupés et que l'indépendante comme la souveraineté de la Belgique soient rétablies; il ajoute qu'il a déjà l'acquiescement de la Belgique à ce programme, il s'est efforcé an- de s'en tenir au caractère mrivé de la cor-ma respondance; d'ailleurs, le gouvernement mes français se serait engage sur parole à ne pas la divulguer. Au cours des pourparlers, Poincaré aurait proposé que la monarchie » austro-hongroise cédât Trieste et le Tren-v tin à l'Italie, pour recevoir en échange la Silésie; à quoi l'Empereur au'-iit opposé de graves objections, puisque si, d'une part zei- la monarchie avait occupé ces territoires, les- d'autre part, la France n'svn't pas occupé jm- la Silésie; Ribot aurait répondu, aux ques-)'a- lions posées par la commission pour les ue,a affairas étrangères, qu'il y avait à choisir onit entre le Tejet de la pro-"-'tion austro-hon-groise et la rupture ave '■>: il aurait, de plus, avoué que Lloyd George hésita j-11?'" longtemps avant de se rallier à la réponse a\s négative demandée par Sonnino; Lloyci ou George aurait, apparemment, fait ressortir nde à diverses reprises l'importance des propo-our sitions austro-hongroises, et aurait approuvé le vœu de ne pas laisser passer une aussi belle occasion de conclure la paix; seulement, Poincaré aurait opposé des objection-* fjT~ constitutionnelles à touis pourparlers de * a" paix, en déclarant que la guerre ne pou-|287 vait se terminer sinon par une victoire com-318. plète de l'Entente. Le correspondant du de «Manchester Guardian» ajoute que, l'été ont dernier, il y aurait encore eu des proposions faons, lesquelles auraient été soumi - à les Briand; il répète l'information déjà con-aije nue, suivant laquelle Ribot aurait réuni ,j une conférence de tous les Etats alliés. Les 11 ° gouvernements de la Roumanie et deis Etats-Unis n'auraient toutefois reçu l'information qu'au jour où les propositions avaient déjà ; le été repoussées. » sdté L'Ag\ Wolf y ajoute c nué « Le bureau, télégr. royal-impérial de ore Vienne apprend, de source autorisée, qu n nd n'existe aucune l"++rp o™-ie celle men-[trè tionnée, prétendument écrite par l'Empe-!Qn reur Charles, et qu'on encore avoir af-" faire ici à des manigances ententistes ». Le <(Berliner Lokal Anzeiger» dit que les ~ enjnemis"<le i'Alleiï)"ne -1 ' "t. à xiiri-'0S ger l'attention sur cette idée d'un relâche-52C- ment dans la fidélité des Cent-aux à l'é->us- gard l'un de l'autre et aue ■=-"il y eut un fac-'a9- teur favorable à rendre inefficace cette spé-exiy culation, ce fut bien la rencontre du 12 dé- entre les deux monarques; il s'ensuivit une ai3. digne réplique aux manigances de Clémen-D1,j_ ceau, à ses fameuses lettres impériales fal-ons sifiées, ou forgées de toutes pièces. L'entrevue des deux Empereux--, à laquelle st 'us joignit le roi de Baviè'r <-Vf du second des Etats de la confédération germanique, 'il. constitua un événement politique da tout 3 le premier rang, et, eu égard à la mi- saj_ litaire actuellement ressentie à l'Ouest, il ~fa] e?t permis d'envisager avec confiance les par nouveaux 6uccès du glaive allemand. ec. Le raid anglais devant Ostende. g7 Berlin, 14 mai. — Un prisonnier récem-u ment rentré de France, lors des échanges on(. de prisonniers, relate, concernant la nou velle d'une perte de deux bateaux d'avant-postes à l'ouest d'Ostende, que ceux-ci ont été torpillés; il ajoute que les Anglais de-1 cn meurèreno témoins impassibles de la pert> en- <ie ieurs équipages qui en majeure partie ; d© se noyaient; seul, un petit croiseur français nos se donna la peine de recueill*v u"'t r-->|ins: ont conduite d'autant plus méprisable de' la E0S part des Anglais, que ces marins nageaient en groupe compact; il ne pouvait donc y avoir de difficulté à les recueillir, j Les combats au Kemmel. Berlin, 13 mai. — La nuit passée, l'ennc-; mi s'est efforcé par des attaques continuel-. le& de reconquérir le terrain perdu et de les7 gagner le Kemmel lui-même. En dépit d'un = gaspillage inouï de munitions d'artillerie ca" avant chaque attaque et en dépit d'un en-aul, gagement fans merci de nouveUes et nom-laji breuses forces, il a manqué son but. Le 11 la mai, à 6 h. du matin, après une violente Au préparation d'artillerie contre le front de tre- Voormezecle-Kemmel, l'ennemi attaqua de 1U<4 • nouveau avec des forces anglaises et fran-' çaises considérables, sans toutefois éten-1 dre son attaque sur toute la ligne susdite. • Il exécuta son attaque contre le terrain de L0.I1S hauteurs que nous avons conquis le 8 mai Qle,r et notamment contre la ferme de Vrouwe-me- Hjk. Après des combats acharnés qui ont illes duré toute la journée et une partie de la i si- nuit, la ferme est restée aux mains des Al->e>s lemarvds. Aprèi? de violents combats, les xm- troupes d'assaut ennemies, décimées par nouer tre feu, réussirent à prendre pied sur le L versant de la crête de hauteurs située immé-,n diatement à l'est du ruisseau d'Yore et d a-lrar mener quelques postes sur la hauteur' 64. "°/r Par une contre-attaj ie fie tl-mc partant dr, de- ja I0Ute de Vierstraat à Hollebeke, il fut refoulé davantage, tandis que dans la re-des gion de la ferme de Vrouweiijk, une grau mé- de partie des nids de sentinelles les plus que avancées furent enlevés par nos troupes une de déblaiement marchant de l'avant, con-sur scientes de leur but. Les combats en vue a;n de quelques nids de Français ne sont pas % ' encore terminés. Des fractions d'une com-r- pagnie allemande coupée avaient dû reste. ai^° longtemps derrière le front ennemi où elles 5 , s'étaient opiniâtrement défendues et avaient r la occasionné à l'ennemi les plus lourdes per-l du tes. Par suite de cette incurvation en ar-3 la rière de l'ennemi, elles purent enfin rejoin-ex- dre leur corps; d'ailleurs la jonction avait J4ià cté constatée préalablement par un Tirage ! 125,000 par jour» aviateur allemand planant à une faibl« hauteur. Les vaillants soldats délivrés an-mt noncent que l'infanterie ennemie a été cons-La tamment exposée au lourd feu d'artillerifl ;m- allemand et a perdu des floïrç de sang. La iiè- 13 mai, vers le lever du jour, le feu enne-de m; acquit soidaim une violence telle que an- nos troi^pes s'attendaient à une nouvelle di- attaque. Néanmoins, celle-ci ne se déclan-res cha point sous la contre-action de notr."' feu la d'artillerie. De nombreux Anglais et Frai-» es; çais appartenant aux fractions de troupe la les plus diverses ont été amenés prisonniers rcé dans le courant de la nuit. Us avaient été or- complètement déroutés lors de l'attaqua ;nt ainsi que pair l'arrivée de nos renforts et sas combattaient sans appui mutuel. Après rs, coup, ils s'endosrèrent comme d'habitude ta* hie ciproquement le fait de leur capture et l'é-en- chec de l'attaque. La surexcitation parmi la les prisorniers était tellement grande à ce de suiet qu'ils s'injuriaient réciproquement ea art présence des soldats allemands et mena-es, çaient même d'ea venir aux mains; c'est ipé pourquoi ils furent transportés en colonnes es- séparées Tous étaient d'accord sur ce no:nt les que la- peites Mnglantes des Anglais &ussi lair bien que des Français, hier et durant la on- TiiTit, d'hier ainsi 5^"—■"*»-; avaient de lit, ' ""veau été terriblement élevées, ita La triierre aérienne. nse Vienne, 13 mai. — On mande du quartier de la presse au front: « L'après-midi du U, ' L* six avions anglais ont lancé sur le port da D0" guerre du golfe Cattaro des bombes qui D_u" n'ont causé ni pertes humaines ni dégâts matériels; l'un des avions est tombé et se* 1 e~ occupants, non blessés, ont été faits pri-i sonniers. ou_ Troubles dans un village italien, im- La Presse télégraphique sirss© ap-du prend de Rome qu'il résulte d'un profité ces qui vient de se terminer à Arizano, )st" qu'au mois de mar3 de cette année des a émeutes, causces par la faim, se somlt1 ^1 produites dans le village abruzzien Lui-co Dei Mara.i, qui a été dévasté par le dernier tremblement de terre. Pendant ion trois jours, l'état de siège a été proela-éjà mé au village, parce que des bandes do femmes vo"~'~'©nfc s'opposer à l'enlèvement de blé chez les cultli vafaeurs du vil-<je lage, qui e.n étaient eux-mêmes très u n pauvrement pourvus. On a procédé à da en- nombreuses arresltations et 41 femmes pe- ont eu à répondre d'entraves à lai réquiv af- sition, de résistanc© à la police, d'at-• troupements et de dommages causés aux *es bâtinnonts publics. Les prévenues ont été --j'ç" défendues par un socialiste, qui a pu Pé" obtenir l'acquittement de toutes, nonob-ac. stant que le ministère public avait ré-pé- clamé des peines d'emprisonnement. 12 Les inondations en France. ine Berlin, 14 mai. — De Genève au «Ber. Çl" liner Lokal Anze'gor» D'après des in-cn" formations concordantes de Bordeaux et d'autres départements, l'inondation des )u<j terrains de culture les plus productifs de ue, la France continue par suit© des chu'tes out de pluies persistantes. Les dégâts maté-mi- riels sont extraordinairemenit élevés. Pas d'ultimatum allemand à la liussie.: Berlin, 13 mai. — Reuter est prétendument informé de Motcou: le comte Mir-bach, ambassadeur d'Allemagne, aurait re-:m- mis au commissaire du Peuple un ultana-ges tum du gouvernement allemand, stipulant ou une telle série d'exigences que son accep-, .nt- tation par la Russie assimilerait cette tier-. ont nière à une possession allemande. Or, nous; de- sommes en droit d'affirmer que ce canard srt.1 est tout à fait dénué de fondement; le,** rtie pourparlers qui ont eu lieu avec le commis-jais saire du Peuple n'ont pas dévié de la base ns: du traité de Brest-Litoivsk, ils concernaient la tout simplement la technique des moyensj ent d'exécution des clauses de ce traite- kuq y ton a constamment été celui de la recon-, ciliation, et absolument rien ne revêt eq eux le caractère d'un ultimatum. Il est ma-jjg, nifesta que l'Ag. Reuter, en répandant ceg mensonges, cherche à susciter une impres-sion détavorable pour effacer celle qui fut ;iu^ produite sur le gouvernement russe par la lne menace des 'alliés relativement à la Sibé-cn_ rie; on se rappelle que cette menace en-jm_ t-raina même le rappel de l'ambacsadeur ^ français ainsi que de plusieurs consuls da nte l'Entente. de La famine à Pécrograd. de Paris, 14 mai. — Les journaux pa.ri-an" siens annonoenit que la disette s'accen-tu© de plus en plus à Pctrograd. La ^ ration de pain ne serait plus que de 51 ,nal grammes par jour. La viande et les lé-we- gumes fonit presqu'entièrement dé'fauti. ont La foule a plusieurs fois assiégé le® rna-la gasâns de vivres, mails la Gard© Rouge ai Ai- chaque fois rétabli l'ordre par une in-les tervention sanglante. Les ouvriers des no_ fabriques d© munitions, surtout ceux des \e usines Poutiiofx, refusenlt de reprendra le travail. Dans plusieurs petites Iocai-lités situées près de Petrograd, la po-<j'f' pulatlon n'a pas reçu de pain pendanlL fut quatre jours consécutifs. Dos révoltes re- ont éclalté. Les Soviets locaux n'ont pu ■an procurer qu'un peu d'avoine à la popu->lus lation affamée,, l>es Ia\s pourparlers rnsso-onkrainiens. Kiew, 13 mai. — Le gouvernement d'Où,, kraine s'est mis d'accord avec le gouverne', ment russe pour décider que 1er, négociai tions de paix entre eux auraient lieu, norj lies 13as ^ Koursk, mais à Kiow, où les deuj( [ellt délégations arriveront à bref délai. 3er- La situation en Finlande, ar- Berlin, 14 mai. — On mande de Stock, 3in- holm au «Lokal Anzeiger»: Les télégramj vait mes reçus d'Helsingfors signalent un butii; un déDassant toute attente (d'une valeur évaJ

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