Le courrier de Bruxelles

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s.n. 1914, 03 Juin. Le courrier de Bruxelles. Accès à 22 octobre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/kd1qf8ks40/
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Mercredi 3 juin 1914, ABONNEMENTS t mi» m sets tiBitiro BELGIQUE . ft 10.00 S 00 2.60 HOLLANDE. . | 19 20 9 6(J) #.aO LUX KMBOORO S UNION POSTALE 30.00 16 00 7 60 5 CENTIMES t»6s tuseJaiwent* ne sont qh> «Il w TÉLÉPHONE SABLOH 1764 LE COURRIER DE BRUXELLES Pro aris et fods 53* anaSs. -V 153. ■■■■■- " 1 1 BUREAUXi « BRUXELLES i 52, rue de la Montagne A PARIS < JO, rue Salnt-Stilpfce. 30 5 CENTIMES l>M cuDOiémonts ne sont ga» mil an «ant* TÉLÉPHONÉ SABLON 176» Le sabotage de la loi scolaire, La libre-pensée beige a mis à 1 ordre d\ Jour de son prochain congrès, l'étude de: moyens de sabotage de la nouvelle loi sco iaire. Nous lisons dans « La Pensée », son or gane officiel : « Défendons les écoles communales qu nous restent. Aux administrations commu nales anticléricales, uous laissons le soin d trouver les moyens de tourner, de « sabc ter » la loi. Ils sont nombreux et ce n'es pas ici qu'il convient de les examiner ». Nos libres-penseurs comptent par tro sur la tolérance habituelle et souvent ex cessive des catholiques. Nous sommes convaincus que le gouvei nement saura tenir la main à l'applicatio des dispositions de la nouvelle loi scolaire Il aura suffisamment d'énergie pour raj peler à la légalité les administrations ante cléricales qui tenteraient d'organiser 1 « sabotage ». Cette loi ne nous accorde que le strk minimum et nous saurons veiller à ce qu l'on respecte les droits sacrés des hurr bles, auxquels elle accorde un peu plus d justice. Le socialisme défini, dan; une feuille libérale, pas un échevin anversois. Intéressant article dans la « Chronique du 27 mai de M. Strauss, échevin libéra d' Anvers, sur le « Socialisme communal » C'est un formidable réquisitoire contre l'ap plication des principes socialistes dans l'ad ministration de la chose publique. Voici le fait à propos duquel M. Straus élève de remarquables considérations, don nous allons citer quelques-unes : « L'administration communale, écrit l'é chevin libéral, a dépensé des millions d' francs pour l'achat d'élévateurs destinés ai déchargement des céréales. Si les rensei gnements qu'on me donne sont exacts, li système ne tardera pas à être démodé. Aujourd'hui, une compagnie demande ; pouvoir installer, sur le quai, des engin pour la manutention cîes charbons, des mi nerais, etc.; elle n'exige pas de monopoli et consent à payer des redevances. Naturel lement, les socialisants veulent que la com mune assume la direction de ce nouveai service. Ils ignorent, sans doute, le verdie de l'expérience faite à l'étranger. Indifférents aux expériences, continue t-il, beaucoup de politiciens veulent conti nuer la municipalisation des services, alor que les faits ont prouvé qu'elle n'a pa pour but de favoriser l'ensemble des habi tants de la ville, mais uniquement les ou vriers et les employés des services aux ap pétits desquels on livre les finances commu nales... C'est un des motifs pour lesquels les so cialistes demandent les régies communales en attendant mieux. Ils les considèrent com me une aide puissante pour la propagande de la doctrine collectiviste. Ils pourront ; 'héberger, en paix, les employés et les ou .vriers communaux. Les socialistes veulent supprimer les en treprises privées, les sociétés parce qu'elle sont capitalistes. La régie est le ccmmen cernent de l'expropriation générale. C'est 1; fin de la concurrence, c'est la mort de tout-initiative. La liberté du travail, la libert du commerce, la liberté de l'industrie, 1, liberté politique sont de plus en plus me nacées par l'extension des services commu naux. Le jour où les villes deviendront de organismes industriels puissants, le socialis me sera pour ainsi dire maître do la société Il aura brisé les ressorts des énergies, tin la dignité morale, anéanti le progrès so ciaJ. La régie, avec monopole, c'est le privi lège absolu, exclusif. Avec elle l'adminis tration publique est maîtresse, sans contrô le. L'exploitation, très onéreuse, abouti aux faveurs, à la corruption, à la dilapida tion, à la spoliation. Le personnel veut di riger, de subordonné il cherche à devenir I maître. Les syndicats en font un instrumen de concurrence politique. Le public peut s plaindre, ses doléances restent vaines. » Sévère, mais combien juste! M. Strauss, élu à Anvers sur la liste du cartel, a enfin le courage de dire leur fait i aux socialistes, ses allies d'hier, qui n'hé- . sitent pas, par amour de leurs soi-disant L principes, à livrer notre métropole commer- ' ciale aux régies, c'est-à-dire à vouer la ville ' et le port d'Anvers à la paralysie et à la . mort. Quel dommage qu'il s'en soit aperçu trop tard ou que, convaincu dès avant le i cartel du mal qu'il dénonce aujourd'hui, il - n'ait pu ou n'ait pas osé élever la voix quand il était temps encore!... Détail savoureux et comique : dans le * même numéro où elle publie, en première . page, le réquisitoire antisocialiste de M. - l'échevin Strauss, la « Chronique » célèbre ,v avec des accents de triomphe la « majorité antigouvernementale » révélée, d'après elle, ■ par les élections de dimanche!... t Dans cette « majorité antigouvernementale », la « Chronique » range, bien entendu, tous les partisans de ce socialisme qui, 0 d'après son collaborateur, « brise les ressorts des énergies, tue la dignité morale, anéantit le progrès social. » Il consacre le régime de « la faveur, de la corruption, de la dilapidation, de la spoliation. » Et, allez donc! nous ne vous l'avons pas 1 fait dire ! ê FMiS FÉCÈ-SOÉliSiSS. Les libéraux-unis, à Liège, ont battu les ^ socialistes, mais déjà les voilà en bisbille, à propos du S. U, — De leur côté, les socia-e listes, aile gauche de l'opposition, tapent _ dur sur les radicaux. Pour recommander son hochepot radicalo-e doctrinaire, l'a Express » avait traité sans irdulgence la marmelade socialiste, c'est-à-dire la liste socialiste. Le député Troclet lui répond : Chose curieuse, c'est le « Journal de Liège», ) qui fut le plus grossier pendant la campagne électorale, qui, lentement, îevient à plus de te- * nue.Il est viia qu'ayant épuisé le vocabulaire de la grossièreté il est à bout de souffle et qu'il ne sait plus que dire. Il se borne à ramasser maintenant les ragots que les progressistes encadrent aujourd hui dans leurs mamours aux so- u cialistes oui, bénévolement, forment le gros, de l la clientèle de leur journal a L'Express ». Il ne faudrait pourtant pas que 1' « Express » _ s'imagine qu'il va s'en tirer à si bon compte. . Ce n'est point parce que M. Masset s'exténue à faire moiisser M. Journez, comme si celui-ci avait besoin du talent perdu du journaliste émi- * gré à Bruxelles, que le socialisme liégeois s'en c portera plus mal. Evidemment, le directeur à distance du joux- * nal a L'Express » éprouve pour le Parti ou-3 vrier liégeois le superbe dédain du ga^etier par-1 venu grâce aux petits sous des ouvriers qui ■ achètent son journal. C'est dans l'ordre bour-î geois. Lorsque, il y a quinze ou vingt ans, les doc-i trinaires n'avaient pour lui que mépris et que 5 les hommes du progressisme liégeois lui signifiè-_ rent que le journaliste qu'il était manquait sou-> ' vent de sens politique, M. Masset se montra ' 1 moins fier. Il atténua la ligne de conduite de " i son journal et le réduisit pendant un certain temps à un journal de sport et d:information. 1 On y mangea évidemment du curé de temps en t temps II paraît que ce plat peu ragoûtant fait encore les délices de certains anticléricaux de - pacotille qui ne peuvent avoir le moindre évé- - nement dans leur famille sans aller humble-5 ment s'agenouiller aux pieds des autels, aux . pieds du curé... Grand bien vous fasse, messieurs! Mais ce . que nous ne laisserons point passer sans vous obliger à vous expliquer, ce sont les brevets d'incapacité que le hautain M. Van Hoegaer-den, le superbe M. Masset et le ronchonnant M. Lorand adressent chaque jour à nos militants socialistes liégeois qui, presque tous — nous en » sommes heureux — sont -ortis de la classe ou- - vrière. ? Le député Dejardin ajoute : De l'avis de M. Masset, un grand journaliste _ liégeois, bruxellois, namurois, etc.. etc., qui re-g crute parfois ses collaborateurs parmi nos amis et dont le journal ne vit que grâce aux lecteurs socialistes, notre liste « était lamentable »,l'on 1 conclura certainement avec nous que le Parti 3 ouvrier est seul à grandir dans l'estime des élec-3 teurs liégeois... 1 Un mot particulier maintenant: M. Masset - serait-il assez aimable de nous dire pourquoi - notre liste était lamentable? 3 Sera-t-il assez franc pour déshabiller nos can- - didats et ne pas leur jeter l'opprobre en bloc? Voudra-t-il nous dire lequel a failli à ses de-» voirs?... En tout cas, nous espérons que M. Masset voudra bien justifier ses accusations, sans quoi _ il sera dit qu'il n'est qu'un vulgaire hâbleur, doublé d'un jésuite. " Le plus joli, c'est que les députés socia- D listes de Liège ne peuvent répondre à l'« Ex- - press » que dans l'édition liégeoise du - « Peuple ». L'édition bruxelloise et géné- * raie ne souffle mot. Comme l'indique le J député Dejardin, le « Peuple » fournit des 3 collaborateurs à l'Express », ce bourgeois. a IblA I'.vW,'V*. -W T-J. ' ; Un médecin qui a vu. M. René Gaell écrit dans la « Croix de lourdes » l'émouvant récit qu'on va lire et jui est. relatif à l'un des plus impression-lants miracles obtenus par la Vierge en 1013. Le mardi 5 mai 1914, comme l j pèlerina- 1 çe de Moulins venait d'arriver, je me rendis à l'Asile Notre-Dame, pour me documenter sur les guérisons de l'année derrière.Une surtout me préoccupait, dont le sou- , /enir m'était resté, très précis, cliché dans non esprit, presque obsédant : celle de Madame Ducros, de Vichy. Je me rappelais les itonnements stupéfaits des médecins, devant ce cas déconcertant et aussi du premier :émoignage si net qu'ils en avaient donné. Mme Ducros était de ces malades qui portent des tares exceptionnelles et dont les certificats médicaux équivalent à un arrêt de mort. Je n'avais pu oublier la réponse que me cit un docteur auprès de qui ;e m'informais de son état : « qu'est-ce qu'elle avait? » A quoi, très gravement, il me répondit : — J'aurais plus vite fait de vous dire oe qu'elle n'avait pas. En effet, la malheureuse portait en son pauvre corps douloureux de quoi la tuer trois fois ; des affections incurables, rebelles aux efforts réitérés de la science, d'une évolution rapide et fatale. Je ne fais pas ici une description de fantaisie. Je traduis l'opinion des médecins. L'observation du Dr Chaix, qui la soigna pendant quatre ans, exprime la vérité, en des mots d'une précision tragique. La voici, dans sa simplicité navrante : « Mme Ducros a été atteinte et souffre encore de : Bacillose pulmonaire, d'une inarche très torpide; D'ulcère stomacal avec périgastrite considérable, ayant fait songer à la possibilité d'une dégénérescence maligne de l'ulcère ; De métro-salpingite double suppurée; D'œdème cachectique des membres inférieurs compliqué de purpura et d'abcès du dos du pied gauche ». C'était daté du 19 juillet 1913. Le 18 janvier de la même année, le Dr Chaix écrivait au directeur du Pèlerinage : « Cette pauvre femme, très malheureuse, est atteinte d'affections multiples et graves : c'est un vérita.ble musée pathologique, si vous voulez bien me permettre de m'exprimer ainsi. Je la soigne depuis longtemps et sa vie seule est un miracle. » Voilà le verdict. Quatre confrères du médecin traitant l'avaient confirmé. Mme Ducros n'avait plus de recours possible contre cette_ condamnation. Deux alternatives lui restaient, inéluctables, entre lesquelles aucune solution ne pouvait trouver place : ou se résigner au sort implacable fixé par la nature : ou bien réclamer la guérison d'une puissance victorieuse des impossibilité humaines et plus forte que la mort. Elle se tourna vers ce suprême espoir. Au commencement du mois d'août 1913, la malade arrivait à Lourdes, couchée, presque mourante, torturée par les puissances multiples réunies en une seule, immense, qui lui arrachait des plaintes continuelles st rongeait, sans relâche, sa chair vivante que réclamait la tombe. Comprenant qu'il ne pourrait vaincre cette volonté obstinée, le Dr Chaix la laissa partir en songeant : « Qu'importe qu'elle meure là-bas, puisqu'elle y tient ». Mais il ajouta, enveloppant son doute d'une nuance d'ironie : — Si vous guérissez à Lourdes, je m'y rendrai avec vous, l'année prochaine! A cette heure, l'engagement lui semblait aisé à prendre et la promesse facile à tenir. Une ^seule pensée demeurait en son esprit, impérieuse comme une certitude : i Elle va mourir ! » Car, si au fond, il croyait en Dieu, le Dr Chaix n'admettait point qu'il eut jamais ?uéri personne à Lourdes. Le 6 août 1913, la, mourante laissa toutes ses maladies au fond do la piscine. Toutes, sans en conserver seulement l'apparence d'une seule. Et c'est pourquoi, il y a deux semaines, le médecin loyal qui fut le témoin des longues souffrances et le défenseur impuissant de cette condamnée, accompagnait Mme Ducros, dans sa visite d'actions de grâces.Avec slle, il venait se réjouir et triompher de cette victoire étonnante, proclamer l'impuissance de la science humaine et reconnaître publiquement que la main de la Vierge avait répare l'irréparable. Aussi bien, ce n'est pas de la guérison extraordinaire que j'entends parler ici, mais du magnifique témoignage qui en fut donné publiquement par le docteur et l'acte de foi solennel qu'il vint faire au Bureau des Constatations. Acte de foi où le nom de Dieu ne fut pas prononcé, mais dans lequel, k travers les termes de l'observation médicale, le surnaturel jaillissait en rayons, comme jaillit la clarté du soleil sous les auées qui l'enveloppent d'ombre légère,sans voiler son éclat. (A suivre.) Le GfspsGiils ne l'anticléricalisme an Hollande. On nous écrit de Hollande: Les libéraux démocrates composant l'un les trois groupes de la concentration libé- ; [•aie, se sont réunis en congrès l'avant-der- < lier dimanche. Dans le discours d'ouverture, le prési-ient constata avec satisfaction que tous les ; délégués étaient d'accord pour répudier • me fusion quelconque avec les autres grou- ' :>es libéraux, non seulement dans l'intérêt les idées démocratiques mais aussi des principes du vrai libéralisme. « Cette fusion, dit-il, aurait pour effet de i produire une confusion inextricable _ et " :ious espérons que les membres de l'Union < ibérale partisans de la fusion ne s'amuseront plus à lancer leurs bulles de savon, . tort inconsidérément ». M. Bos, chef du groupe libéral-démocra- ; te, après avoir fait l'éloge de M. Cort van -der Linden, s'exprima en ces termes : « Cependant, nous n'avons aucun motif ' pour cacher que le ministère actuel nous a : réservé bien des désillusions. Nous nous ^ étions imaginé que l'enseignement popu ! [aire pouvait attendre des améliorations et que les salaires' des instituteurs auraient " été augmentés, nous avons été déçus. « Les projets du gouvernement concernait le nouveau drea-ghtnouth ont égale- : ment mécontenté les libéraux démocrates. > On ne pourrait soutenir que ces projets découlent logiquement des élections législatives de l'an passé. Et je crains bien qu'on ne finisse par ' nous proposer la construction non pas de un, mais de trois navires'de guerre ». M. Bos critique le projet de loi du minis- , tre de l'Industrie et de l'Agriculture, relatif aux assurances ; puis il ajoute : « Les trois partis libéraux ne se font pas faute de se disputer fréquemment. Entre les libéraux libres et nous, les froissements sont, il est vrai, assez rares. Nous sommes d'accord sur ce point : que notre programme est diamétralement opposé au leur. Quant à l'Union libérale, elle voudrait fusionner les divers groupes libéraux. Mais nous ne pouvons no as rallier à cette ma nière de voir. Cette idée de fusion est la cause de la sympathie dont jouit l'Union libérale chez d'aucuns, c'est-à-dire chez ceux qui ne comprennent pas la raison de nos divergences et qui pensent que le parti libéral , ne doit être que le parti d'un anticléricalisme farouche. Cette tendance ne représente . pas les idées de l'avenir mais celles du passé, et voilà pourquoi les efforts de M. Cort f van der Linden en vue de l'établissement de la paix scolaire ont rencontré dans le ' pays un appui général. Aussi me suis-je ral- ; lié de tout cœur à cette politique. ...Les libéraux démocrates combattront toujours les socialistes quand ceux-ci prô- i n.ent la lutte des classes. La société n'est ■ pas faite pour la bataille, mais pour la collaboration dans tous les domaines.Nous savons que l'intervention du législateur est ' indispensable pour aider les faibles, mais pour obtenir ce résultat, il n'est pas nécessaire que tous les moyens de production de- i viennent la propriété de la collectivité ». < rTouvollss de Home, j Notes de 1\< Osservatore Bomano ». L'a Osservatore Romano s publie l'importante note suivante : a Nous avons vu que quelques journaux ■ commentant le discours adressé mercredi dernier par le Saint-Père aux nouveaux cardinaux, ont insinué, ou pour confondre les idées et troubler les esprits, ou pour d'autres buts, que Sa Sainteté, parlant de domageables exemptions ou dispenses qui lui sont demandées avec insistance, aurait visé le serment antimoderniste en Allemagne. Cela est complètement faux, et il nous semble que l'équivoque, à ce sujet, ne doive 1 pas être possible. L'unique passage de ce \ discours qui se rapporte d'une façon spé- 1 ciale à l'Allemagne, bien qu'il m se rappor- } te pas exclusivemnet à elle, est celui sur j les Associations mixtes, et le Souverain < Pontife n'a fait qu'y confirmer encore une ! Fois les principes développés par lui dans l'Encyclique « Singulari quadam ». Nous « croyons ainsi couper court à toute possibi- 1 lité d'interprétation erronée sur ce point. » < Eevu.3 de la Fresse Encore une perle pour la chrcstomathi' mticléricale.— Le nouveau pontife de la li are-pensée, vient de publier dans le moni :eur officiel de la libre-pensée un discour qu'il a prononcé sur la tombe d'un libre >enseur. Tous nos remerciements; il eû îté regrettable çjue cette parole fût perdu; pour la postérité. Nous la signalons au ci >oyen littérateur (!) Robyn pour sa chresto nathie.Voici quelques extraits de ce patho ^our prouver quelles bêtises, quels non >ens ces citoyens émancipés doivent débite ?n essayant de se passer de Dieu : « Après tant et tant d'autres, X... a pay< 'inéluctable tribut. Il dort, à présent, loii le la vie, de ses joies si rares, de ses inévi ;a.b!es douleurs, dans l'infini des monde ît de la Matière ! > En lui bouillonnait la volonté de pense ib rement. U Payait senti et courageusement, virile lient, il avait entamé la lutte contre ce evains des vieilles croyances mystique nie l'hérédité et l'ambiance déposent ei ihacun de nous. Sa forme est rentrée dans la substanci nfinie de la vie universelle, car la Vie naî le la Mort; mais son être agissant, se: censées et ses actes ont conquis, dans 1< >ouvenir de ceux près de qui il vécut, lî seule vie réelle et durable. Et nous nous in binons devant cette tomb%... « Sa forme est rentrée dans la substanc< nfinie de la vie universelle, car la vie naî le la mort _». Comprenne qui peut... «Omm /ivum ex vivo » disait Pasteur. Mais qu'es Pasteur à côté de l'illustre et grandilo plient orateur, pontife au « cerveau éman ïipé » ? Cet agent d'assurances qui discut a philosophie, la théologie, l'histoire ecclé siastique, du haut de sa suffisance et trait rl ignorants les savants, les théologiens, n< :omprend pas le latin. Ces libres-penseurs qui débitent des dis cours bourrés d'inepties, d'inexactitude scientifiques et de mots dont ils ne com prennent pas le sens, n'ont décidémen plus le sens du ridicule... La Laine des socialistes liégeois pour M Van Hocgacrden, s'épanche à flots dans 1< journal de F.*. Vandervelde : Que fait donc M. Van Boegaerden au Hor loz? Ce pauvre diable possède à Tilleur quelqu< ïhose comme 600 à 700 maisons. Rien que oela. Il les loue à a ses » ouvriers. — A perte? — Vous n'y pensez pas. Mais il impose à ses locataires des condition: Iraconiennes qui rappellent les temps les plu lurs du moyen âge. Non seulement ceux-ci ne peuvent tenir quel ]ue commerce que ce soit, mais outre qu'ils son ^enus eux-mêmes de travailler au Rorloz, ib .ont obligés d'y embaucher leurs enfants. Ils ne peuvent héberger personne sans le con lentement de la direction du charbonnage e ;ans que les personnes hébergées soient occupééi vu.ssi au HoHoz. Est-ce tout? Non. Ceux qui quittent le charbonnage, soi" le plein gré, soit à la suite d'un renvoi doiven" léoamper de leurs maisons dans les quinze jours Y a-t-il grève? Immédiatement, ceux qui y prennent par loi vent faire leurs malles et partir. Tout droit de coalition se trouve ainsi annihilé C'est le régime du servage en plein. Et M. Van Hoegaerden et les libéraux ave< ui ont encore l'audace de so prétendre le! champions de la liberté et de la tolérance! L' « Etoile » des Loges qui caquette ave< e moniteur socialiste sur l'opportunité l'organiser une révolution est sans voh )our exprimer une opinion sur ce portraii m pied du premier élu libéral de Liège Serait-ce que l'indignation l'étouffé ou que a consigne maçonnique est toujours de ne 'ien dire de déplaisant aux socios? Petite Chronique Le 1er régiment des guides se rendrr irochainement au camp de Beverloo. Il sera remplacé à Bruxelles, temporairement, pal le 2e régiment des lanciers, de la garnison de Namur. -*■ Les dangers du eiuéma. Les bons spectacles cinématographiques ne nanquent certes pas. Il n'en est pas moins vrai lue l'on exhibe souvent des films sinon immo-aux, du moins au plus haut point funestes >oair la jeunesse. Ces jours-ci. un film de provenance étrangè-e, retraçait la vie d'une jeune fille, laquelle iprès quelques mécomptes,mettait fin à ses jours ;n se noyant. Même la scène du suicide, représenté comme un acte de courage, était mise ivec force détails, sous les yeux du spectateur Des représentations de l'espèce produisent né-lessairement des effets déplorables sur l'imagi-îation des enfants et des adolescents, que l'or •encontre toujours en grand nombre' dans cet lalles. LA VILLE Le retour du Roi. — Le Roi, revenant d< - Valmont où il est allé installer la Reine, 14 - 27 mai, rentre à Bruxelles ce lundi. t Le Hoi à la iète militaire du 1 juin an î Cinquantenaire. — Le Roi, accompagné - d'une suite nombreuse, assistera, jeudi prochain dans le grand hall du Cinquante- 5 naire, à la fête militaire organisée à l'occa-< sion de l'arrivée des quanrante-cinq recon-: naissances d'officiers. 4 j Le Roi et le jeu de balle. — Le Roi vient de temoigner son intérêt au sport national, , (lu jeu de balle en faisant don d'une coupe au challenge militaire de jeu de balle dû à . l initiative ^du Cercle Royal l'« Avenir » des St-Gilles. Sa M. a doté ce tournoi, où s© rencontrent, chaque année, les équipes de . Qos divers régiments, d'une superbe coupe | en argent ornée du chiffre ro^a.1. | Ce trophée constituera le prix (l'honneur du championnat militaire de jeu de balle. 5 ♦ ■ A la Fédération des Cercles Catholiques. . — Une réunion de la Commission des Asso-i ciations et des Cercles Catholiques aura - lieu à Bruxelles, le mercredi 3 juin à 2 h., à Patria », rue du Marais, 23. Voici l'ordre 5 du jour : » 1. Exécution des décisions prises à la session t Mons ; 2. examen de la situation politique. ~n "res à .P1'®11^1"? î.3- Application de la nouvelle loi scolaire; 4.législation des classes moyen- - nés. — Crédit professionnel. — Contrat d'eiu» î ploi. — Habitations à bon marché. La distribution des prix du concours - r'0>rd*re et de pr°preté. — Lundi a eu lieu, , a. l'hôtel de ville de Bruxelles, la distribu-' tion des prix du concours d'orare et de pro-^ prete, institué par le comité de patronage des habitations ouvrières et des institutions ae prévoyance de la ville. Au bureau pren-< nent place MM. Lagasse de Locht, direc-» jeur général des ponts et chaussées, président du comité* Jacqmain, échevin, Bos-che, secrétaire au comité; Brunner Mous- - set, Wilmart, Laneau, Delecourt, Lauters, ) Vinette, Janssens, membres. Après une « Brabançonne », M. le président donne lecture de plusieurs lettres d'excuses de personnalités empêchées d'as-, sister à la réunion, notamment MM. les mi-. nistres de la Justice et de l'Intérieur ;Beco, gouverneur du Brabant. M. le président annonce ensuite qu'une ; lettre de condoléances a été envoyée au ; nom du comité, à la famille de M. Monville l'un des vice-présidents de la société. IÎ ; congratule M. Simon, membre du comité, J qui vient d'être nommé officier de l'ordre de la Couronne d'Italie. Le comité sera représenté au congrès in-; ternational des habitations ouvrières qui se ; tiendra cette année à La Haye. L'orateur se félicite du vote de la loi sur les habitations ouvrières, et insiste sur ' l'importance de cotte question. Il rappelle cette phrase de l'écrivain anglais Dickens : « Nous n'aurons rien fait pour la classe des , travailleurs aussi longtemps qu'ils ne goû-! teront pas l'agrément d'un home convenable ». M. Lagasse de Locht, en terminant, re-' jnercie les protecteurs, les vice-présidents, ; es membres du comité, les Chambres légis-: Jatives, les souscripteurs, etc., de l'appui ; accordé à l'œuvre. Les paroles de l'honorable président sont accueillies par de vifs ! applaudissements. M. Jacqmain, échevin de la ville de Bruxelles, rend hommage au dévouement des membres du comité de patronage des habitations ouvrières et aux services rendus par ce comité. L'administration communale se fera toujours un devoir, dit-il, de seconder les efforts de ce comité, dont le but est d améliorer la condition des travailleurs et aussi d'en faire des citoyens dévoués à 'eur , patrie et à leur cité. L'orateur rappelle oe que la ville a fait en vue de l'assainissement des impasses qui existent à Bruxelles. Le secrétaire donna ensuite lecture du palmarès. Le prix fondé par S. M. le Roi — une obligation de la ville de Bruxelles avec diplôme et médaille — est décerné à Mme Oeyen, rue du Vautour, 54. Les sept prix d honneur qui consistent également chacun en une obligation, diplôme et médaille sont attribués à Mme Cibels rue Blaes; Mme Denuit, cité Courbet; Mme De Timmermans, rue Blaes; Mme Vanhoure, rue aux laines ; Mme Cléris, rue Biaes ; Mme Caille, rue du Vautour et Mme De Vleminckx,^ rue Montserrat. Sont décernés en outre 33 premiers prix (un livret d'épargne< de 25 francs, diplôme et médaille) ; 48 troisièmes prix (livret do ; 15 francs, diplôme et médaille). La séance est levée à midi. FEUILLETON DU 3 JUIN 19U. lO La Folle de Virmont PAR •Tean BARANCY (Roman couronné par l'Académie Française) de temps écoulé depuis cette époque! tendre Marosselle avait maintenant vingt vingt-et-un bientôt et c'était un solide gaillard, travailleur et intelligent, que plus o une villageoise aurait désiré pour gendre 'Mais le meunier devait déjà avoir son idée" car ^1 n accordait point d'attention aux avances qu on lui faisait, ce qui étonnait bien des gens et l'on cherchait laquelle à tVirmont, pouvait bien attirer ei garder sa pensée. Ou cherchait mais on ne trouvait pas. Certains disaient bien que ça devait être Claudine Faverolle, parce qu'on les avait vus. un dimanche, retourner chez eux côte à côte; d'autres affirmaient qu'il en tenait pour Nizelle Jossin, la nièce de monsieur le curé. Mais, naturellement, on ne pouvait rien affirmer et les racontars al-iaient leur train. Cesette, nui écoutait tout et qui n'était point causeuse, avait comme une idée que ni Claudine ni la petite Jossin ne trottaient par la tete ''a meunier, et, dans le fond de sa pensee, elle en nommait une autre qui, peut-être bien, était la bonne celle-là. Seulement elle n'en parlait à personne, et ceux JU' la questionnaient perdaient leur temps. — Comment voulez-vous que je sache noi? répondait-elle; la Favorolle a des écus :t André pourrait bien s'y prendre, encore juo ça m'étonnerait, car il n'est point inté-■essé. Quant à Nizelle, elle est jouette, ave-îante et pieuse comme une petite sainte... \lais ce que nous, qui sommes d'âge,voyons l'une manière, la jeunesse la voit d'une au-.re ; et puis il n'y a point que ces deus-lir îans le pays, il a de quoi enoisir, mon An-Iré.Elle disait r mon André, parce ou'elle l'a-"ait vu tout petit, encore dans ses langes, 01-sque sa mère le "romenait au village, et :11s l'aimait beaucoup,surtout depuis qu'elle s reconnaissait un des plus travailleurs et les plus intelligents du pays. Depuis trois ans, c'est-à-dire depuis la nort du grand-père, c'était lui qui faisait tiarcher le moulin aidé seulement de sa mé », comme il continuait à l'appeler dans 'intimité, et il marchait bien vraiment. 5'aucun autre moulin il ne sortait une aus-i fine et blanche farine; il gagnait gros et es économies augmentaient au logis d'au-ant qu'il n'était point dépensier, mais soi-;neux et rangé comme une fille. Césette ouriait lorsqu'elle pensait à celle que, sans loute il aimait, à qui il ne l'a7ait jamais lit, mais qu'elle devinait tout de même,rien u à la façon dont il arrêtait les yeux sur lie quand il venait à l'auberge. En ce moment qu'il regardait la flamme lonter et descendre capricieusement dans ati-e, sans rien dire, elle devinait encore u ,s,® Passait quelque chose de nouveau ans l'âme du jeune homme, et lorsqu'elle eut pose sur la table deux verres et une bou- le j teille d'eau-de-vie, elle lui frappa familiè- elle rement sur l'épaule. exp — Puisque tu n'es point malade, fit-elle, bon qu'as-tu donc, mon fieu ? Te voilà tout em- con barrassé et l'on dirait quasi que tu trem- C bles. . soa — C est que... c est que... répondit-il, je se i suis rudement emotionné... C'est la vérité, rait Baste ! répliqua Guy Cressent d'un air de étonne, qu'y a-t-il donc, mon garçon. Est-ce but qu il serait arrivé malheur chez toi? — — Non, heureusement; ma grand-mère se et £ porte comme vous et moi, on ne lui donne- mai rait point £ >n âge pour la vaillantise, et rait meme elle, voulait venir jusqu'ici... — — Je sais, répondit l'aubergiste, qu'elle ahu est encore joliment alerte, mais c'est égal, dire tu as bien fait de venir seul, il y a par là, biei de trop mauvais chemins pour ses vieilles tou jambes... Peut-être cependant, avait-elle U quelque chose à me dire ? £ — C'est ça même réplique vivement An- ave dre* . sait — Eh bien j'irai au moulin, moi, si ça sail presse. Pe n est point la peine puisque... puis- qu'; que je suis la! e n ^ — Comme tu voudras mon garçon, com- E me tu voudras; parle donc, je t'écoute. gar< bans doute devait être difficile à dire, tillf cette chose, car André Maroselle bien qu'il — passât pour le moins en peine de ses paro- don les, André Marosselle dont on affirmait je 1 qu'il parlait comme un livre ouvert, res- m'a tait là comme... un livre fermé. Il dut, pour soyc se donner dii courage, faire honneur à l'eau- ça f de-vie va ntee par l'aubergiste après quoi il nais iria de nouveau d'excuser la meunière si po n'était point venue et ai commença une pa lication si belle et si embrouillée, que le or homme, peu perspicace, u'ailleurs, n'y lei iprit absolument rien. gn ésette, qui avait tranquillement repris ouvrage, et devant laquelle André ne lai fênait pas pour parler, car il la considé- ga comme de la famille, n'eût pas besoin ne ce long discours elle, pour en-saisir le ap ca: - Voilà ce que c'est dit-elle résolument les ans plus de façon, notre André vous de-ide maître Cressent, si ça ne vous fâche-de l'accepter pour gendre? De l'accepter pour gendre? répéta-t-il ri, vrai mon garçon, c'est... c'est pour 1 ça que tu débites tant de choses? Ah mt t,en voilà-t-il des mots inutiles pour cette do ;e petite phrase I pe se leva, fit deux ou trois fois le tour de l'a aile à grand pas, et André remarqua 1 3 inquiétude la fide qui soudain se creu- lai entre ses deux sourcils taillés en brous- vn les. dr< Eh bien ? demanda-t-il timidement lors- toi 1 revient^ s'asseoir, qu'est-ce que vous nii pensez, père Cressent? soi b comme il ne répondait pas et qu'il re- va lait opiniâtrement la flamme qui pé- au it, il reprit d'une voix émue : ( Vous savez que, si vous voulez bien me sei ner Marceline, je la rendrai heureuse... rai 'aime tant! Et peut-être bien qu'elle me ime aussi, encore que nous ne nous le tio »ns jamais dit. Ces choses là, voyez-vous, un e devine assez ! Et puis, vous me con- i sez je ne suis point un fainéant, j'ai la ter iqne solide et je traville dur. Ce n'est s tout; j'ai des économies, de beaux écus i nous mettront à l'abri du besoin. D'ail- ; irs le moulin est de rapport, vous ne l'i-orez point... -1 parla, il parla. Maintenant qu'il était îcé il ne s'arrêtait plus, et Cesette le re-rdait a.vec admiration, tandis que Fausti-, fort curieuse de sa nature, écoutait, en parence très occupée avec le chat qu'elle *essait dans un coin, ces paroles nouvel-pour clic. X ..'aubergiste aussi écoutait ; il ne songeait me pas à l'interrompre. La perspective cette union à laquelle il n'avait jamais isé, ouvrait trop brusquement devant lui venir qu'il croyait si loin encore. 5h quoi! c'était vrai pourtant qu'il fal-t songer au mariage de Marceline, c'était Li qu'il faudrait se séparer, ne plus enten-î son pas trottiner du matin au soir dans lté la maison, ne plus la voir aller et ve-avec sa gravité qui n'excluait point le irire de ses lèvres; c'était vrai qu'elle de-t créer une autre famille et vivre d'une tre vie. ^a le navrait, le pauvre homme de pen-à ces choses-là, et pourtant quoi de plus sonnable, quoi de plus juste? Certaine-nt, c'était triste de songer à la sépara-n mais il faudrait bien un peu plus tôt, peu plus tard, en arriver là. dors pourquoi n'accepterait-il pas main-| ant André Maroselle? Un bou parti àl coup sûr, que le meunier! Du cœur, de l'argent, de l'intelligence et de la santé... Oui, mais voila, c était si inopiné cette demande; et puis ( Marceline ne voudrait peut-être pas... D ailleurs, quel couple de gamins ça ferait. Cette raison, la seule qui semblait plausible pour retarder la réponse, la seule der-riere laquelle il cherchait à se retrancher, ne tenait pas debout cependant, car dans certaines campagnes, et Virmont est du nombre, les jeunes gens qui ne mènent pas la vie accidentée des villes, se marient très jeunes. Ils se créent de bonne heure, un intérieur et une famille : et, sai 3 chercher plus loin, lui-même n'était pas plus âgé qu'André, lorsqu'il épousa sa première femme. Voilà à quelles réflexions il se livrait lorsqu'une idée lumineuse traversa eon esprit. — Ecoute, mon garçon, dit-il soudain, ta demande me flatte, pour ce qui est de moi, j'accepte bien volontiers, reste à savoir ce qu'en pensera Marceline. — Oh! Marceline... — Ce n'est point tout, avant de rien décider il faut bien que tu tires a i sort, pas vrai? Car enfin, continua-t-il en riant, ça ne serait point drôle que tu quittes ton chez toi pour t'en aller à la caserne dans je ne sais quelle ville. — Ça n'est point à craindre, répondit lo meunier, dont le visage rayonna. — On ne sait pas, le sort peut être mauvais, il faut voir avant que de parler. (A suivre.)

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Cet article est une édition du titre Le courrier de Bruxelles appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Bruxelles du 1861 au 1914.

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