Le courrier de la Meuse: quotidien belge

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s.n. 1915, 08 Avril. Le courrier de la Meuse: quotidien belge. Accès à 14 août 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6q1sf2n197/
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Jeudi 8 Avril 915 Le N# 5 cents. 1* ânnée, N° 176 Le Courrier de la Meuse Ornait* «guotiiiftii, littéraire et d'informations. Mmatrtelrixch* Soek- «m %%p««nstir»it 14-16 Maastricht, Tëlêph, ïnterc, 814. Aboo.fflMB»sjt par $ snoîa'fh S, pavr po«te fl. 2.S0 pour l'Etranger fl. 4.25. Annonces et abonnsments : imprimerie Maestrichtoise, Kapoenstraat, 14-16, Maestrichv Téléph, Interc. 614. L'Anniversaire Ce jour est un grand jour. Tous les Belges le vivront avec une émotion profonde et grave, avec une tristesse digne, avec un espoir tenace, avec une ardeur renouvelée, avec reconnaissance, avec foi, avec ferveur, avec fierté... Leur roi à quarante ans. Quarante ans, l'âge des réalisations, l'âge des pensées mûres au service de la pleine volonté, l'âge des vues généreuses, l'âge des épanouissements. Leur roi a quarante ans. 11 va fêter ce grand anniversaire avec cette simplicité sans apprêt qui lui a conquis tous les cœurs, sur ce coin infime où vibre l'âme du pays, le seul qui compte encore, celui où l'élite de la jeunesse belge expose sa vie et voit couler son sang sous les plis d'un drapeau invaincu.Il fera, ce jour-là, ce qu'il a fait toujours depuis l'heure solennelle où les siens ont culbuté dans la terrible épreuve parce que l'honneur est le plus grand des biens et que rien sous le ciel ne vaut s'il est sali, il passera parmi ses troupes, tranquillement în5- 1*»pj^.£$£■*int*.Vf. ait tic.-, surveillant la manœuvre, penchant sur les plans, sur les rapports, sur les projets son front pensif et soucieux, son front que l'Histoire ceindra du vert laurier. 11 sera un exemple, le grand exem-î. -le bravoure et de ténacité qui en-in «es courages, inspire la vaillance, 3V« afin tous le fassent, tous les .-eunes hommes qui ont compris que était venue d être indignes ou cl 5raver la mort en allant combattre av., lui- Il sera le réconfort, k symbole, le soutien. 11 sera celui qu\q rescecte, qu'on aime, qu'on admire nU'on suit. M Découvrons nous devant cetvimme sur qui l'Avenir portera ce jugvment qui consacre les héros de la plus ^ure essence : " Il était humb'e dans l'opulence, il fut grand dans l'adversité.,, Qui que nous soyons, découvrons-nous devant Celui qui a créé vraiment notre Patrie et scellé l'union des races, des croyances et des partis; devant Celui qui a fait ce miracle de transformer en une heure, en un instant, un peuple jouisseur de marchands enrichis en une pléiade de braves, en une cohorte de héros. Si sept millions d'êtres humains sont aujourd'hui fiers d'être belges, c'est à lui qu'ils le doivent; s'ils sentent en leur cœur frémissant bondir un immense et vivifiant orgueil, si leurs yeux se mouillent qu?nd passent les ♦rois couleurs, si leurs poings se ferment et si leurs chairs frissonnent quand la Brabançonne leur frappe les oreilles, c'est parce que ce roi fut vraiment un grand Roi, c'eft parce aue ce chef fut vraiment un grand Chef. Quelle que soit l'issue de cette lutte, j quel que soit le destin des Armes et les décrets du Sort, rien n'empêchera ï plus que " cela „ ait été. On pourrait I lui prendre ses provinces; on ne lui prendra pas sa gloire et l'éclat de cette gloire qui rejaillit sur son pays. Cela sera ressenti aujourd'hui avec une intensité particulière partout où bat un cœur belge, partout où des exilés vivent, souffrent, attendent et espèrent.Et là-bas, par delà la frontière que garde l'envahisseur, sur le sol humilié par la botte ennemie, dans les villes mutilées, dans les bourgs écrasés, dans les villages détruits, que de gens de- ALBERT 1« ROI DES BELGES. vront se cacher pour fleurir le portrait d'Albert le Valeureux des premières pâquerettes, cueillies sur les tombes anonymes des premiers martyrs de la grande épopée, des premiers dt tenseurs d. funts du sol sacré de la Pairie. Ah ! plus que jamais, il faut le proclamer, malgré la disette qui commence, malgré la faim qui rôde, malgré la misère qui harcèle, malgré les deuils qui grandissent, malgré l'attente qui sç prolonge et la calomnie qui salit, cetx "du dedans* comme ceux "du dehors, qu'étreint la nostalgie, en ce jo^r de fête assombrie par les noirs nuages du présent, tous l'approuve ront de nouveau, Celui qui les haussa au-dessus de l'ambiante, au-dessus d'eux- mêmes, au dessus de tout. Aucun ne reniera l'Acte de Loyauté suprême qui déchaîna l'immense et salutaire souffrance d'où nos races sortirent unies, régénérées, dignes des aïeux. Du fond de notre misère si grande, que l'Univers — l'Etendue et le Temps — n'en connut point de pire, un seul cri, en ce jour, montera, unanime : Vive la Belgique ! Vive son Roi ! Hachel. AU ROI-CHEVALIER. En ce jour-anniversaire de notre roi bien aimé, il n'est pas un cœur belge qui ne tressaille d'allégresse. L'âme la plus meurtrie par les privations, par les souffrances morales ou physiques, par les séparations cruelles, retrouve en ce moment un élan qu'elle ne connaissait pas. Ses aspirations vont vers cet homme, dont les lèvres ne prononcent le nom qu'avec respect, vers ce Roi que le monde entier admire, que les nations envient, que son peuple vénère ; vers ce chef, la fierté et la gloire de son armée dont il incarne les admirab'es qualités de vaillance, d'endurance et de ténacité. C'est aux heures difficiles que se révèlent les grands caractères. La guerre a révélé au monde comme à son peuple d'ailleurs, le roi Albert. Sauf Paris, Londres, Berlin qui levaient acclamé — cette dernière dans le secret espoir d'en faire le complice de son rêve insensé et criminel de domination européenne — le monde le connaissait à peine de nom. Sauf ses familiers et les hommes d'Etat qui avaient l'occasion d'approcher le souverain et avaient pu apprécier sa force de caractère et ses éminentes qualités, le peuple qui aimait son Roi par tradition, l'estimait pour sa bonté dont on contait de nombreux traits édifiants. Il voyait en lui en même temps que le chef de l'Etat, le chef d'unfoyer modèle. Pour le peu pie il avait été le "bon prince,, il fut le "bon roi„. Mais les nuages s'amoncellent à l'horizon, l'orage gronde aux frontières... Le peuple inquiet tourne les yeux vers Bruxelles. Se trouvera t il quelqu'un à cette heure grave pour tenir tête à l'orage ?... Le flot va t-il déferler en tempête sur notre sol ?... Questions angoissantes qui serrent le cœur de tous les Belges conscients de la gravité de l'heure... Et voilà qu'un homme se lève calme et résolu. Il se présente devant les Chambres législatives. En termes énergiques, il dénonce le péril, revendique fièrement les droits de la Belgique à l'indépendance et à la liberté. "Mais, ajoute-t-il, s'il nous faut résister à l'invasion de notre sol et défendre nos foyers menacés, ce devoir, si dur soit-il, nous trouvera armés et décidés aux plus grands sacrifices... Si l'étranger, au mépris de la neutralité, dont nous avons toujours scrupuleusement observé les exigences, viole le territoire, il trouvera tous les Belges groupés autour du Souverain, qui ne trahira jamais son serment constitutionnel, et du Gouvernement investi de la confiance absolue de la nation tout entière.» Les représentants du peuple font au Roi — car c'est un vrai Roi qui se révèle à leurs yeux, une ovation indescriptible. Puis dans un élan d'enthousiasme et en ces termes vraiment tBoUVeraSi oit sa confiance dans l'avenir: "J'ai foi dans nos destinées ; un pays qui se défend s'impose au respect de tous : ce pays ne périt pas I Dieu sera avec nous dans cette cause juste. Vive la Belgique indépendante !„ Le lendemain, le crime allemand étant consommé, le Roi Albert adressait à son armée, une proclamation vibrante qu'il terminait par ces paroles : "Soldats ! Je pars de Bruxelles pour me mettre à votre tête.» Depuis cet instant, le Roi est à la tête de son armée dont il est l'orgueil. Il en partage les gloires et les privations, les souffrances et les dangers. Il veille sur chacun de ses hommes comme sur autant d'enfants aimés que la Patrie lui a confiés. Des anecdotes touchantes nous montrent le Souverain descendant de nuit dans les tranchées, s'informant des conditions de couchage des soldats et leur distribuant de ses mains des friandises. Des récits nombreux et concordants qui figureront demain dans le livre d'^r de l'armée, signalent les actes de bravoure, les traits d'heroïsme du Roi-Chevalier, chef et premier soldat de son armée. Le monde émerveillé de la noblesse de ce roi sans royaume, de sa grandeur d'âme, de ses vertus, le désigne comme le symbole vivant de l'honneur. D'un geste, d'une parole, il eut pu garder son royaume et ses palais... Il a préféré perdre tout et affronter " la plus redoutable puissance militaire du monde, „ plutôt que de sacrifier l'honneur du nom belge. C'est cette force incomparable qui pèse plus dans les destinées de l'Europe que la lourde et brutale épée d'un prince ambitieux qui a valu à la Belgique ces témoignages d'universelle sympathie qui font aujourd'hui de notre Pairie le pays le plus connu, 'le plus respecté, et de son roi, le prince le plus envié de l'univers. Ainsi se vérifie la parole d'Albert I: "Un pays qui se défend s'impose au respect de tous, „ comme se vérifiera l'autre : "Ce pays ne périt pas!..., Belqa.

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Cet article est une édition du titre Le courrier de la Meuse: quotidien belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Maestricht du 1914 au 1919.

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