Le courrier de l'armée

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s.n. 1916, 14 Novembre. Le courrier de l'armée. Accès à 19 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/kp7tm72r2q/
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LE COURRIER DE L'ARMÉE paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix: ou quinze exemplaires français et flamands. • Le Travail forcé et les Déportatioss EN BELGIQUE (Suite) TJne personne qui a pu s'échapper de Belgique et dont le témoignage est indiscutable fait en ces termes le récit de l'entreprise de « traite des blancs » à laquelle l'administration allemande se livre actuellement en Belgique occupée : — Depuis quelques semaines, — dit ce témoin, — une foule de petits faits parvenus à la connaissance du public révélaient de la part des autorités allemandes une insistance singulière à rassembler des renseignements sur les chômeurs. Le public qui lit fut bieniôt éclairé sur ce qui se tramait par la déclaration de Hellferich au Reichstag ^ur l'organisation du travail forcé dans les territoi es occupés. Vers le 'but d'ociobre, on afficha dans toutes Jes communes des Flandres un avis significatif « concernant la restriction des charges publiques de secours et l'aide à porter en cas de calamité publique ». Cet avis, tout en disant que « les personnes capables de travailler peuvent être contraintes de force au travail, même en dehors de leur domicile, dans le cas où pour cause de jeu, d'ivrognerie, d'oisiveté, de manque d'ouvrage ou de paresse, elles seraient forcées de recourir à l'assistance d'autrui pour leur entretien ou pour l'entretien des personnes qui sont à leur charge », cet avis était en réalité l'institution du travail forcé, de l'esclavage. Ras drames poignants allaient se produire dans toutes les parties de notre pauvre pays ! Le témoin cite l'exemple de ce qui s'est passé dans la petite ville d'Aiost. En exécution de l'affiche en question, les hommes en état de porter les armes furent convoqués le jeudi 12 octobre pour se présenter le lendemain. Environ 1,700 jeunes hommes de 18 à 35 ans furent réunis. On les examina comme du bétail ou des esclaves ; les moins forts furent écartés ; 1,300 furent retenus à Àlost ; un nouvel examen en fit éliminer encore 300. Les 1,000 restants furent enfermés et le bourgmestre, par ordre de l'autorité militaire, dut leur déclarer qu'ils n'avaient rien à craindre et qu'ils seraient utilisés à des travaux de chemin de fer. Ils furent alors relâchés et invités à se représenter le 16. munis d'un trousseau décrit dans un imprimé, dont voici copie : NOB. ETAPP.-KOMMDTR. 9 XVIII N. O. Le 13/14 octobre 1916 Commune d'Alost N° Le 16 octobre 1916, M doit se présenter à huit heures du matin à Alost (école des pupilles), muni de : i 1 couvre-chef, ï manteau, I i mouchoir de cou, 1 paire de gants en drap, 3 1 silet 1 couverture imperméable Èf . ® , (pouvant servir de vête- I 1 pantalon, ment imperméable), 1 paire de souliers ou de | essuie-mains, B bottes, i écuelle pour manger, jf 2 chemises, j cuiller, couteau et four- ï 2 paires de chaussettes, chetle, * 2 caleçons, 2 couvertures de nuit. S On peut se munir d'argent. La uon comparution sera punie d'emprisonnement g ainsi que de privation de la liberté pendant trois ans M au maximum et d'une amende pouvant aller jusque ¥■' 10,000 M., ou d'une de ces peines. La Kommandantur. On remarquera ce qu'il y a de stunide et de barbare à la fois dans les prescriptions de cet avis. Le travail forcé est institué prétendument pour préserver de la misère de malheureux chômeurs sans ressources. Or, on les oblige à se munir d'un trousseau qui, au prix actuel des marchandises, vaut certainement plus de cent francs. En plus, on leur dit — est-ce ironie ? — qu'ils peuvent se munir d'argent ! Enfin, les récalcitrants sont déclarés passibles d'une amende de 40,000 marks. C'est vraiment ajouter la dérision à la cruauté. Mais cela met aussi en lumière l'hypocrisie et la fausseté des prétextes philanthropiques mis en avant par l'arrêté du 3 octobre 1916 pour fournir un semblant de justification à la traite des blancs instituée officiellement par l'Allemagne. Le hndi 16. sur les 1,000 malheureux convoques. o00 a 600seulement se présentèrent. Onécarta les hommes mariés ; il eu restait aiors 400. A ces victimes réservées finalement pour le sacrifice, on voulait imposer de signer un imprimé allemand dont on refusa d'ailleurs de leur expliquer le contenu. Tous opposèrent un refus héroïque : sur quoi on les retint comme prisonniers. Que sont-ils devenus ? On l'ignore. Mais on peut le deviner. On a vu, en effet, venant de la région des étapes, deux trains remplis de jeunes gens et allant dans la direction de l'Allemagne. Les jeunes gens chantaient la Brabançonne et De Vlaamsche Leeuw (le Lion de Flandre). On a vu aussi à la limite de la région d'étapes des bandes de jeunes gens chargés de leur paquet d'effets ; on présume qu'ils se dirigeaient vers le point inconnu qui leur était assigné. A Terrnonde. le 16 octobre, environ 300 jeunes gens ont été embarqués pour une destination ignorée.A Gand, 2.500 ouvriers étaient, à la fin d'octobre, retenus prisonniers pour refus de signer les papiers allem'"^s dont il était question ; on use envers v jus les moyens de pression : inti-midati. îes, privation de nourriture, etc. Aux deihu ,s de renseignements allemandes, les administrations communales ont, en général, opposé la résistance passive. Elles pressentaient, sans doute, les plans sinistres des Allemands. En plusieurs endroits, l'autorité allemande s'est emparée de force des listes de chômeurs. En possession des renseignements qu'elle a pu recueillir vaille que vaille sur la population, l'autorité allemande a exigé que ceux qui lui étaient ainsi connus, chômeurs ou non, se présentassent pour un examen analogue à celui des conseils de révision. A cet examen, on écarte les impotents ou les estropiés : le reste est désigné pour aller exécuter des travaux dans un endroit inconnu. Il paraît que dans la région de Courtrai seule, 4,000 personnes ont ainsi été déportées. — Je sais — déclare 'le témoin — qu'on a enlevé à Ninove les célibataires de 18 à 35 ans, en CiS-J— 1 ' ..lU-S-1—LUi-j ' — i !L—!-!- JJ J... J JJ'.UJJU» IM:. "V ^LisriDEîa"viï]i-.xDEi survole ie Pas-de-Calais Jeudi, au moment où le steamer de Folkestone s'apprêtait à lever l'ancre, contre-ordre survint: le bateau ne pouvait pas partir. A bord avaient pris place des passagers civils et de nombreux officiers et soldats permissionnaires qui, leur congé expiré,venaient reprendre leur poste sur le front belge. M. Vandervelde, retour d'une conférence donnée . l'avant-veille à Londres, se trouvait également à bord. Or, le lendemain vendredi devait se tenir, sous la présidence du baron de Broqueville, une réunion du Conseil. M, Vandervelde allait rater sou rendez-vous ; le sentiment du devoir professionnel lui suggéra une idée simple, mais lumineuse. — Voici, dit-il, au commandant belge de la sûreté militaire ; je suis attendu au Havre et je voudrais partir tout de suite. —■ Je conçois;... mais comment faire? — C'est bien simple : Demandez à un aviateur de me transporter de l'autre côté du détroit, où doit m'attendre mon auto. L'officier s'empressa de communiquer le désir exprimé par le ministre belge, et bientôt un grand oiseau britannique, de l'aérodrome de X..., venait prendre M. Vandervelde pour lui permettre d'effectuer, par la voie aérienne, cette audacieuse randonnée.Au moment de démarrer, le ministre offrit de transmettre au Roi Albert le courrier que le défaut momentané de communications allait singulièrement retarder. Puis les ronronnements du moteur se firent entendre et tout de suite l'avion s'élança dans l'espace.Le voyage s'accomplit en moins de trente mi-nu.'es. L'oiseau vola à une altitude d'environ 800 métrés. Le jour tombait et le ciel était clément. A l'horizon empourpré disparaissait le soleil, tandis que déjà la lune argentait les nuages et rendait scintillante la mer calme comme un lac. M.Vandervelde atterrit à Calais, où une auto l'attendait. Le ministre arrivait à Sainte-Adresse à l'heure même où le Conseil allait délibérer. i. B. premier lieu les ouvriers : > Moorsel, près d'Alost, les célibataires de 18 à 30 't été envoyés 1© 19 octobre en Allemagne et y sont arrivés le lendemain.Que deviennent les déportés? Diverses version! et informations circulent. Quelques-uns affirment qu'un certain nombre d'hommes réquisitionnés sont employés pour achever la récolte et faire les semailles d'automne en Allemagne et aussi dans le Nord de la France. Mais on sait, d'autre part, que la plupart sinop tous • sont employés à des travaux d'ordre ou d'importance militaire. Par exemple, des travailleurs belges, aiix environs de Bruges, sont employés de force au creusement d'une tranchée destinée à protéger une routa de 30 mètres de large, construite entre Knooke et Anvers : on dit que cette route doit servir à l'éva-cuation du matériel allemand de la côte belge de manière à ne pas encombrer les autres routes nécessaires pour le reste de l'armée. Enfin, il y a les déportations en Allemagne, dont la proportion parmi les enlèvements n'est pas exactement connue. L'attitude des hommes enlevés est admirable. Ils doivent certainement impressionner leurs bourreaux par leur énergie. Nous avons parlé des convois, d'où l'on entendait s'élever nos chants nationaux. Quelques communications indirectes venues d^Allemagne permettent d'affirmer que ce® sentiments patriotiques persistent. Un ouvrier dé-' porté du pays lïamaud a pu faire savoir à sa famille ceci:' • i « Voor den Duitsch werken, nooit : en nog veeï min onze naam op papier zetten. » C'est-à-dire : « Travailler pour loe Allomande. jamais ; «t «iionr» beaucoup moins mettre notre signature au t>a9 d'un papier (engagement) ». Il ajoutait: « Vive le Roi Albert 1 » Les mesures d'embauchage forcé et d'enlèvement prises~ainsi par les Allemands sont d'aut int plus odieuses que l'autorité allemande de la Belgique occupée avait promis 8e ne pas se servir de l'organisation nationale de secours pour forcer lï population belge à s'employer au service de l'armée allemande, contrairement aux Conventions de La Ilaye. Le maréchal von der Goltz et le général vott Bissing avaient.aussi promis avec 'solennité, que l'autorité allemande n'exigerait, de la population belge rien de contraire à ses sentiments patriotiques. Cela avait été affiché . i'rtout. Une fois de plus, on voit que la parole d'un Aile» mand ne sert réellement qta'à trompe, autrui : et que les Conventions de L& Haye, solennellement contresignées par l'empereur d'Allemagne, n'ont pas plus de valeur qu'un w chiffon de papier ». *** Le baron Beyens, notre ministre des affaires étrangères, dans une déclaration faite à Y Associai e& Press le 9 courant, proteste énergiquement, au nom du gouvernement belge, contre les déportations de nos compatriotes en Allemagne. Après avoir constaté « que le travail ne ferait pas défaut en Belgique, si les Allemands n'avaient pas raflé dans les usines les matières premières, le cui vre, les huiles, comme ils rafleront peat demain les courroies de transmission, que dès à présent on est obligé de déclarer en déiau ; s'ils n'avaient pas réquisitionné un grand nonaore de machines, de pièces de machines et de machines* outils ; si enfin, ils n'avaient pas frappé de droits de sortie prohibitifs les produits métallurgiques exportés en Hollande, pour écarter de ce marché, le seul qui restât ouvert aux Belges, un concurrent gênant pour l'industrie allemande, » le baron Beyens conclut : « La vérité est que l'AJSlemagne, par ces rafles de Belges, entend libérer un nombre équivalent d'ouvriers allemands pour les enrégimenter et combler les vides de ses armées. « Le gouvernement belge dénonce aux nations civilisées, parmi lesquelles le peuple américain s'est signalé par son amour du droit et de la justice, son horreur de l'oppression et son empressement pour secourir les nombreuses victimes de la guerre, ces violations du droit deo gens et des règlements conventionnels de La K»ye. « Il proteste de toute son énergie contre la traite des blancs organisée en Be!g:<(iv: ,ui mépris des principes d'humanité et des voulions interna-tioualçs. * ARCHIV E S , i Camiiie HUYSMANS j I Antwerp - Selglum ! i I 1 i-1 -j ± - 1A Novembre 1910 Numéro 343

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Cet article est une édition du titre Le courrier de l'armée appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Anvers du 1914 au 1940.

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